Hervé Kempf

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Hervé Kempf lors d'une séance de signature à la Maison du Livre de Rodez (octobre 2009).

Hervé Kempf (né en 1957) est un journaliste et écrivain français.

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Biographie [modifier]

D'abord associé à Radio Cocktail, à Paris, puis co-fondateur de Je t'aime FM, il travaille comme journaliste à Radio Alligator, à Montpellier, puis entre en 1985 à Science et Vie Micro. Le choc de la catastrophe de Tchernobyl le pousse à se consacrer aux questions écologiques. Après avoir fondé Reporterre, le magazine de l'environnement en 1989, il travaille à l'émission télévisée Sauve qui Veut (France 2) au sein de l'Agence Capa (1991-1992), puis assure la rubrique « Sciences » de Courrier international (1992-1995), et les rubriques « Technologie » et « Écologie » dans le magazine La Recherche (1995-1998). Il entre en 1998 au quotidien Le Monde pour couvrir le domaine environnemental. Il y a notamment couvert les sujets relatifs aux négociations climatiques et aux organismes génétiquement modifiés. Il s'est défini en 2009 comme « objecteur de croissance »[1].

Au moment de la crise suscitée en 2003 dans ce quotidien par la parution du livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, il a considéré cette attaque comme un symptôme de la crise d'une presse détachée des intérêts du peuple[2]. Il a alors été élu au conseil de gérance de la Société des rédacteurs du Monde entre 2003 et 2006 (SRM)[3], sur la base d'une position critique à l'égard de la direction de l'époque. Il assure depuis sa création en janvier 2009 la rédaction de la chronique hebdomadaire « Écologie » du quotidien du soir.

Dans Comment les riches détruisent la planète, Hervé Kempf explique l'articulation entre l'actuelle crise sociale et la crise écologique en s'appuyant sur la théorie de la rivalité ostentatoire de l'économiste Thorstein Veblen. Selon lui, l'absence de réelle solution à la crise écologique découle de la profonde inégalité qui règne dans la période actuelle, et du comportement de la classe oligarchique. Ce livre a été recommandé par Hugo Chávez lors de la séance plénière de COP15 du 16 décembre 2009[4],[5].

À la suite du succès de cet ouvrage traduit en plusieurs langues (anglais, espagnol, italien, coréen, japonais, grec, portugais), il a approfondi sa réflexion dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Estimant que le capitalisme a adopté depuis 1980 un régime nouveau par rapport à la période antérieure, il considère que l'exacerbation de l'individualisme a transformé la culture collective. Dans cette optique, la solution à la crise écologique passe par un retour du sentiment collectif, et donc par la sortie de la culture capitaliste. Ce livre a rencontré lui aussi le succès et a été traduit en italien, en japonais, en espagnol et en portugais. Il a reçu le prix du Livre Environnement 2009, décerné par la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère et la FNAC Grenoble[6].

En 2011, il a publié L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie, dans lequel il décrit la dérive des sociétés démocratiques occidentales vers des régimes oligarchiques, c'est-à-dire dans lesquels un petit nombre de personnes détient les pouvoirs politique, économique et médiatique.

En 2012, il a reçu le prix Reporters d'espoir, catégorie Environnement, pour une enquête sur les économies d'énergie (article « À Rochefort, le principe de modération » paru dans Le Monde du 8 avril 2011)[7].

Prises de position [modifier]

À propos de l'étude sur les OGM et le Roundup menée par Gilles-Éric Séralini [modifier]

À la suite du débat provoqué par l'étude de Gilles-Éric Séralini publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology, Hervé Kempf décrit Gilles-Éric Séralini dans le journal Le Monde,[8], comme un « scientifique engagé » et « un chercheur de qualité ». Dans la chronique Ecologie[9], il insiste : soulignant qu'il « est essentiel et normal » que l'examen de l'étude de Séralini « se déroule avec rigueur », il estime qu'« une question essentielle est de savoir pourquoi (...) les autorités publiques n'ont pas demandé à des chercheurs publics des études approfondies et neutres sur la nocivité des OGM. Le Centre national de la recherche scientifique, l'Institut national de la recherche agronomique sont-ils dénués à ce point de biologistes et d'expérimentateurs (...) ? »

Parutions et apparitions [modifier]

Ouvrages [modifier]

Vidéographie [modifier]

  • Les Fins du monde. 4, Les colères de la terre, VHS, Arcueil : Sciences frontières, 1992

Apparitions [modifier]

Hervé Kempf est représenté dans une interview de la bande dessinée Saison brune, parue en 2012.

Notes et références [modifier]

Liens externes [modifier]

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