Yvetot

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Yvetot
Le manoir du Fay.
Le manoir du Fay.
Blason de Yvetot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Yvetot (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la région d'Yvetot
Maire
Mandat
Émile Canu
2014-2020
Code postal 76190
Code commune 76758
Démographie
Gentilé Yvetotais
Population
municipale
11 725 hab. (2011)
Densité 1 570 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 04″ N 0° 45′ 15″ E / 49.6177777778, 0.754166666667 ()49° 37′ 04″ Nord 0° 45′ 15″ Est / 49.6177777778, 0.754166666667 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 157 m
Superficie 7,47 km2
Localisation

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Yvetot
Liens
Site web www.mairie-yvetot.fr

Yvetot est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Yvetotais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Yvetot est une commune et la capitale du pays de Caux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Yvetot est desservie par la route départementale 6015 (ancienne route nationale 15) reliant Rouen au Havre en passant par le pays de Caux. Elle est également proche de la route départementale 929 (ancienne route nationale 29), qui la relie à Amiens, et de l'autoroute A150 (tronçon nord), raccordée à l'autoroute A29.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare d'Yvetot est desservie par les trains TER Haute-Normandie (ligne de Rouen-Rive-Droite au Havre).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Des correspondances par car pour Saint-Valery-en-Caux sont possibles à certaines heures.

Depuis le 15 mai 2007, le Vikibus dessert le réseau de la ville d'Yvetot. Il est composé de 17 arrêts. Depuis 2009 un deuxième vikibus serpente dans la ville afin de répondre au maximum aux attentes des habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Ivetoht (cacographie pour *Ivetoth) en 1025-1026, Ivetot en 1046-1048[1].

Nom en -tot, issu de l'appellatif toponymique d'origine norroise topt, signifiant « emplacement, endroit constructible », dont on compte plus de 300 exemples en Normandie.

Le premier élément est le nom de personne Ivo, anthroponyme d'origine franque et qui a donné les prénoms Yves Page d'aide sur l'homonymie (cas sujet) et Yvon Page d'aide sur l'homonymie (cas régime) en français. Pourtant, il est possible qu'il s'agisse d'un propriétaire anglo-scandinave, les colons ayant souvent adopté, surtout au moment de leur baptême, des anthroponymes germaniques ou autres (cf. Hrolfr > Rou(f) / Rollon, baptisé Robert).

François de Beaurepaire[2] estime qu'un seul et même personnage pourrait se retrouver dans Ismesnil (Yvemesnil XIIe siècle), hameau sur la commune voisine d'Allouville-Bellefosse et Yvecrique « l'église d'Yves » à 10 km de là.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Yvetot-la-Montagne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines d'Yvetot, et plus particulièrement du royaume, restent obscures et de nombreuses hypothèses ont été avancées. Une chose est certaine, aux XIVe et XVe siècles, des actes officiels mentionnent effectivement la qualification de "roi d'Yvetot". Plus loin dans le temps, la Chronique de Fontenelle du IXe siècle ne cite pas ce lieu. Le nom d'Yvetot est cité pour la première fois dans une charte de donation du duc de Normandie Richard II, en 1021, aux religieux de l'abbaye de Saint-Wandrille. Une chose est certaine, il exista une famille portant le nom d'Yvetot et dont il existe une généalogie jusqu'au XVe siècle.

Ses seigneurs portent souvent le titre de roi, bénéficiant de tous les privilèges de souveraineté jusqu'en 1551. Ce titre de noblesse est attesté en 1024. Détaché de tout hommage, au moins depuis 1203, ce territoire reste une principauté jusqu'en 1789. Le territoire correspondant à cette principauté dépassait les limites actuelles de la ville d'Yvetot puisqu'il comprenait aussi les anciennes paroisses de Saint-Clair-sur-les-Monts et Sainte-Marie-des-Champs.

En octobre 1464, par ses lettres patentes, le roi Louis XI (1423-1483) confirme les droits de la seigneurie d'Yvetot[4].

Le royaume d'Yvetot est mentionné dans le testament de Jean Meslier, qui dit de lui qu'il est le seul royaume de la Terre qui puisse se voir du haut d'une montagne.

La prospérité de la ville est liée à un commerce fort développé dès le XVIIe siècle, grâce à son statut de paradis fiscal, et à des filatures de coton en pleine expansion après 1794. Au XIXe siècle, la ville développe une production de tissu.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Pratiquement rasée en 1940 par les Allemands, elle est reconstruite dans un style classique. Elle reprend de l'ampleur au milieu du XXe siècle, bien qu'elle ait perdu son statut de sous-préfecture en 1926.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Yvetot

Les armes de la commune de Yvetot se blasonnent ainsi :

de gueules à deux gerbes de blé en chef et deux navettes passées en sautoir en pointe, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune d'Yvetot a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[5].

La ville d'Yvetot est le chef-lieu du canton.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal d'Yvetot (mandature 2008-2014)
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Yvetot Autre Avenir » Union de la gauche Émile Canu 27 Majorité
« Ville aux Couleurs Vie » Divers droite Philippe Décultot 6 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1798 1830 Charles Delalandre    
1902   Lechevallier    
1936 1959 Richard   Médecin
1959 1995 Pierre Bobée MRG Médecin
1995 2008 Philippe Décultot DVD Médecin
2008 en cours Émile Canu PS Docteur ès lettres, proviseur de lycée retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales :

Élections municipales :

Référendums :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1926, Yvetot a été chef-lieu de l'ancien arrondissement d'Yvetot, supprimé à cette occasion et jamais reconstitué. Elle était donc siège d'une sous-préfecture.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1957, date de la création de la Communauté économique européenne, les échanges internationaux figurent parmi les vecteurs essentiels de la communication entre les peuples. Les favoriser permet d'aider à mieux connaître et comprendre les autres.

La Ville d'Yvetot s'y emploie depuis de nombreuses années avec le Comité de jumelage.

Ainsi, la Ville est jumelée depuis 1967 avec Hemmingen en Allemagne, depuis 1975 avec Lanark en Écosse, et elle a souhaité s'ouvrir sur les ays de l'Est en signant officiellement une charte de jumelage avec Kyjov, ville de Moravie en République tchèque le 9 mai 1998 Ce jumelage tripartite a tissé des liens très forts entre les populations et les différentes générations de ces trois villes. Des échanges sont régulièrement organisés entre les établissements scolaires, les sapeurs pompiers, les employés de la Poste, les clubs sportifs, les écoles de musique...

En 2007, un protocole de coopération décentralisée entre le département de Seine-Maritime, la Ville d'Yvetot, la province de Bam (Burkina) et la ville de Bourzanga (Burkina Faso) a été signé.

Un futur jumelage est enfin prévu avec la ville polonaise de Murowana-Goslina. Une délégation des habitants et élus de cette ville a été récemment reçue par la Municipalité et le Comité des Échanges.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 800 9 500 9 418 9 758 9 021 9 020 9 083 9 183 8 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 604 8 921 8 873 8 282 8 444 8 397 7 972 7 617 7 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 352 7 133 7 126 7 010 7 134 7 162 7 214 6 804 6 885
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 932 9 510 10 433 10 605 10 807 10 770 10 943 11 725 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école Saint-Michel est la plus vieille école maternelle et primaire (306 ans). Elle a été ouverte le 3 mai 1707[réf. nécessaire]. Elle était auparavant une école mixte et une pensionnat pour filles. Il existe également une école maternelle et primaire publique, un collège public, un collège privé, un lycée polyvalent public, un lycée privé, et un lycée agricole.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Yvetot abrite de nombreux clubs sportifs, souvent d'assez haut niveau, comme par exemple celui de handball. On y trouve également le football, le basket, le rugby, la gymnastique, l'athlétisme, le VTT, le tennis, la pétanque, le judo, le karaté, le full contact, le tennis de table et l'escrime et le hockey sur gazon. L'équipe féminine d'Yvetot de hockey sur gazon entraînée par Hubert Verrier est montée en nationale 1 en 2009, soit la première division française.

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs d'Yvetot :

Y ont passé leur enfance ou leur adolescence :

Y est mort :

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Son vitrail (considéré comme le plus grand d'Europe avec 1 046 m2) achevé en 1956 par Max Ingrand est un puzzle minutieux d'une douzaine de pièces en verre qui présente des saints, avec un large volet consacré aux Normands du diocèse de Rouen.

Musée municipal des ivoires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée des ivoires d'Yvetot.

Manoir du Fay[modifier | modifier le code]

Un manoir typiquement cauchois construit en 1612, d'une exceptionnelle qualité architecturale, en pierre calcaire et briques à motif de losanges dans le style Henri IV ; depuis à l'abandon[8].

L'abbesse de Sainte-Austreberthe[modifier | modifier le code]

Plus loin, sainte Austreberthe, abbesse de Pavilly, rappelle une légende. Celle du loup vert de Jumièges. « L'animal était chargé de porter les paniers de linge entre deux abbayes, parce qu'il avait dévoré leur âne ».

L'Institution ecclésiastique[modifier | modifier le code]

L'Institution ecclésiastique, fondée en 1826, a eu comme élèves l'écrivain Guy de Maupassant (de 1863 à 1868), l'évêque de Soissons, Mgr Jean-Baptiste Théodore Duval, l'évêque d'Arras, Mgr Eugène Julien, Edward Montier, Raymond Mensire et Léonard-Auguste Beaucousin.

En littérature[modifier | modifier le code]

À l'entrée « Yvetot » du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, on trouve l'article suivant : « YVETOT : Voir Yvetot et mourir ! (v. Naples et Séville) ».

Citée dans une chanson de Béranger: le Roi d'Yvetot[9].

film tourné à Yvetot[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 167
  2. François de Beaurepaire, op. cit.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=271 Lettres patentes de Louis XI, Rouen, octobre 1464
  5. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  6. Résultats des élections municipales 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 avril 2014
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Pierre Jamme et Jean-François Dupont-Danican, Gentilhommes et gentilhommières en pays de Caux, Éditions de la Morande, 1996, pages 300 et 301.
  9. http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_jean_de_b_ranger/le_roi_d_yvetot.html