Chambéry

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Chambéry
Vue panoramique de Chambéry depuis les Monts.
Vue panoramique de Chambéry depuis les Monts.
Blason de Chambéry
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie (préfecture)
Arrondissement Chambéry
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons :
Chambéry-Nord
Chambéry-Sud
Chambéry-Sud-Ouest
Chambéry-Est
Intercommunalité Chambéry métropole
Maire
Mandat
Michel Dantin (UMP)
2014-2020
Code postal 73000
Code commune 73065
Démographie
Gentilé Chambériens
Population
municipale
58 437 hab. (2011)
Densité 2 784 hab./km2
Population
aire urbaine
210 130 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 12″ N 5° 54′ 42″ E / 45.57, 5.911845° 34′ 12″ Nord 5° 54′ 42″ Est / 45.57, 5.9118  
Altitude Min. 245 m – Max. 560 m
Superficie 20,99 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chambery.fr

Chambéry (prononcé [ ʃɑ̃.be.ˈʁi ]; en arpitan Chambèri[1]) est une commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Installée dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bauges et de la Chartreuse, aux confluents de la Leysse et de l'Albanne puis de l'Hyères, la ville est l'actuelle préfecture de la Savoie, ainsi que le siège d'une cour d'appel et d'un archevêché. Avec une population municipale de 58 437 habitants en 2011, Chambéry se classe au 88e rang national[2].

La ville est surnommée la « Cité des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l'achat du château et de l'établissement officiel du Conseil résident[3] jusqu'à son transfert à Turin en 1562[4]. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Grâce à la maîtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1718, ont exercé une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un véritable laboratoire de l'« absolutisme éclairé ». De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit lors des bombardements de mai 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années 1950 et 1960, Chambéry connaît un fort accroissement démographique. La présence de l'université de Savoie, implantée en 1979, a également apporté à Chambéry une importante population universitaire. La présence d'un grand nombre de résidents étrangers, notamment italiens, confère par ailleurs à la ville un caractère cosmopolite.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La presque totalité de la commune de Chambéry devant la chaîne de Belledonne encore enneigée.

La ville de Chambéry se situe dans le sud-est de la France à environ 520 km de Paris, 330 km de Marseille, 210 km de Turin, 100 km de Lyon et à 85 km de Genève, ce qui lui vaut le qualificatif de « carrefour naturel européen » et explique son essor historique. Elle fait partie du sillon alpin et se situe pratiquement à mi-chemin entre Grenoble (55 km) et Annecy (50 km).

Son centre est enserré au niveau de la partie la plus étroite de la cluse éponyme de Chambéry, large vallée délimitée à l'est par le massif des Bauges (dominé par le Nivolet et la croix du Nivolet), au sud par le mont Granier (Chartreuse) et la chaîne de Belledonne, à l'ouest par la chaîne de l'Épine (montagne la plus méridionale du Jura) et au nord par le lac du Bourget.

La Leysse dans le centre de Chambéry.

Avant la fondation de la ville à l'époque romaine, de vastes marais résultant des dernières glaciations s'étendaient à cet emplacement. La majeure partie de la ville se situe en terrain plat mais marqué par plusieurs côtes et collines : Les Monts, Montjay, la Boisse, Bellevue ou Chamoux, auxquelles s'ajoute le plateau de la Croix-Rouge sur les Hauts-de-Chambéry et Chambéry-le-Vieux. Le reste du paysage se compose de moyennes montagnes des massifs alentours. Chacune des côtes, qu'il s'agisse des Monts du côté des Bauges, ou de Bellevue du côté de la Chartreuse, débute à quelques centaines de mètres du centre-ville de la commune, à proximité de la gare pour la première et du château pour la seconde. Chambéry compte également le vallon des Charmettes au pied de la Chartreuse, et un petit vallon moins marqué entre les Monts et le plateau de la Croix-Rouge au nord de la commune.

Enfin, en matière d'hydrographie, la commune est baignée par la Leysse, l'Albanne et l'Hyères[5], rivières alimentant le lac du Bourget. Les zones péri-urbaines de la commune sont également arrosées par quelques menus cours d'eau tels le ruisseau des Charmettes, la fontaine Saint-Martin ou le Merderet sous la colline de Chamoux. En outre, le ruisseau de l’Eau Blanche, considéré comme la source du Tillet, prend sa source près du col de Saint-Saturnin, au niveau des limites communales de Chambéry et de Sonnaz. Enfin s'ajoute également à Chambéry la présence d'une fontaine souterraine d'eau ferrugineuse au pied de la colline de la Boisse

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Chambery metropole decoupage communal.jpg
Chambéry
La commune Chambéry
La Motte-Servolex
La commune La Motte-Servolex
Cognin
La commune Cognin
St-Sulpice
La commune St-Sulpice
Voglans
La commune Voglans
Sonnaz
La commune Sonnaz
St Alban-Leysse
La commune St Alban-Leysse
Bassens
La commune Bassens
Barberaz
La commune Barberaz
Jacob-B.
La commune Jacob-B.

La commune de Chambéry est limitrophe de 9 communes. La plus longue limite est partagée avec la Motte-Servolex à l'ouest, de l'aéroport jusqu'aux hauts de Bissy le long du mont Chamoux.

En continuant vers le sud, Chambéry possède une courte limite commune avec Saint-Sulpice, puis avec Cognin, dont un « bras » s'enfonce dans la commune entre Bissy et les rives de l'Hyères (marquant une partie de cette limite entre les deux communes).

Le sud de la commune, des berges de l'Hyères dans le quartier du Biollay jusqu'aux Charmettes, est ensuite limitrophe avec Jacob-Bellecombette, puis de Barberaz en longeant le quartier du Laurier jusqu'à la Leysse au niveau de la sortie 18 de la voie rapide urbaine à l'est de Chambéry.

De l’autre rive de la Leysse débute la séparation avec la commune de Bassens en longeant et remontant vers le nord le plateau des Monts au niveau du quartier de Mérande. Une courte limite s'effectue ensuite avec Saint-Alban-Leysse au niveau du col de Saint-Saturnin.

Puis se poursuit une limite beaucoup plus longue avec Sonnaz sur une grande partie nord de Chambéry, de la route du col à l'A41. Enfin, c'est la commune de Voglans qui jouxte Chambéry de l’autoroute jusqu’à l'aéroport et donc la Motte-Servolex.

Toutes les communes appartiennent à la communauté d'agglomération de Chambéry métropole à l'exception de Voglans, membre de la Communauté d'agglomération du Lac du Bourget.

Climat[modifier | modifier le code]

Bien que rarement abondantes et durables, des chutes de neige surviennent durant la plupart des hivers à Chambéry.

Le climat à Chambéry est en partie de type montagnard en raison de la présence proche de la chaîne de l'Épine (Jura) et des massif des Bauges, de la Chartreuse et de Belledonne (Alpes).

Pour autant, son climat demeure relativement tempéré et se caractérise par des étés souvent secs et chauds mais ponctués d'orages assez réguliers. Les automnes sont généralement pluvieux, bien que de belles arrière-saisons y soient aussi fréquentes. Les hivers se présentent avec peu de gel ou alors de manière faible à modérée. Les printemps sont normaux, sans anomalies particulières et varient d'une année à l'autre. La neige survient la plupart des hivers mais est la plupart du temps peu abondante et ne se maintient pas dans la durée.

L'ensoleillement est bon et le brouillard est peu fréquent (bien que certaines zones humides y soient soumises plus régulièrement). Les températures quant à elles sont fluctuantes, pouvant se montrer caniculaires l'été. Chambéry est une ville qui se trouve en région plaine d’où le bon fonctionnement des piste cyclables (voir article en bas de page)

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Chambéry[6] 2 050 h/an 1 136 mm/an 12 j/an 30 j/an 27 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2011 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures moyennes minimales (°C) -0,9 -0,6 2,8 6,5 10,2 13,3 12,7 13,8 12,1 7,8 2,4 1,3 6,7
Températures moyennes maximales (°C) 6,6 9,4 14,4 21,4 25,0 24,2 24,6 27,6 24,2 17,5 12,9 8,5 18,0
Précipitations (hauteur en mm) 47 21 57 20 97 134 178 81 97 59 18 271 1079
Ensoleillement (en heures) 94 112 166 255 283 208 213 259 207 141 118 58 2114
Source: Météo France et Météociel[7]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 17,9 20,5 24,6 27,7 31,4 36,1 38,3 38,8 32 29 23,3 22,7
Années des températures maximales     2003 2001 1981 2005 2001 2003 1984 2003 1987 1985 1997 1989
Températures minimales records (°C) -19 -14,4 -10,3 -4,6 -1,4 2,8 5,4 5 1 -4,3 -10 -13,5
Années des températures minimales      1985 2012 2005 1986 1979 1975 1978 1986 1995 1997 1973 1976
Source: Météo France et Lameteo.org[8]

Voici les normales mensuelles de températures et de précipitations de 1971 à 2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (°C) 5,7 7,9 12,3 15,4 20,2 23,7 26,7 26,3 21,9 16,1 9,8 6,6
Températures minimales (°C) -1,3 -0,5 1,9 4,5 9 12 14,2 13,8 10,7 6,8 2,1 -0.3
Précipitations (hauteur en mm) 106 107,2 99,6 95,9 109,3 104,4 98,4 82,7 125,2 127,7 111,4 129
Nombre de jours avec précipitations 10 9 11 11 12 10 8 8 9 11 10 11
Source: Météo France et Météociel[7]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Chambéry est un carrefour européen des voies de communication alpines (« Carrefour alpin de l'Europe », peut-on lire à l'approche de la ville), avec un fort trafic de transit à destination des vallées. Déjà évoquée dans les années 1970, la création d'un contournement autoroutier est de nouveau envisagée.

L'importance du trafic routier a une nette incidence sur la qualité de l'air (5 jours d'alerte à l'ozone en 2006 par exemple)[9].

Chambéry est une agglomération dotée d'un réseau dense de bus, et au point de convergence de plusieurs lignes ferroviaires.

Voies routières[modifier | modifier le code]

VRU à l'entrée nord du tunnel des Monts.

Chambéry est traversée du nord au sud par une voie rapide urbaine (VRU)[10], la Route nationale 201 (ou E712). Elle débute à la sortie des autoroutes A43 et A41[11] venant de Lyon et d'Annecy/Genève au niveau de la zone des Landiers et de l'Érier. Elle s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A43 aux alentours de Saint-Baldoph, en direction d'Albertville, de Grenoble, de Turin et de Bourg-Saint-Maurice. Cette VRU traverse la colline de Lemenc et des Monts au travers du tunnel des Monts, inauguré en 1982.

Depuis près de vingt ans, un projet de contournement de Chambéry est souhaité par des élus[12] et par les services de l'équipement, mais aucune décision n'a été prise pour l'heure. Alors que le trafic sur la VRU augmentait sans cesse, il a décru dans les années 2000 (la réouverture du tunnel du Mont-Blanc a détourné une partie du trafic du tunnel du Fréjus). Si l'élargissement de l'Union européenne fait basculer son centre de gravité vers l'est, en augmentant l'importance de l'axe routier et ferroviaire franco-italien, la création d'un contournement routier n'aura pas d'impact sur le trafic local, qui représente 80 % du trafic[12].

La ville est également traversée par l'ancienne route nationale 6 de Lyon à l'Italie par le col du Mont-Cenis. Aujourd'hui déclassée sur cette portion en départementale 1006, la route entre à Chambéry par Cognin après traversée de l'Hyères, rejoint le Carré Curial en longeant le château de Chambéry (sous le nom d'Avenue de Lyon), puis traverse l'Albanne et longe alors la Leysse jusqu'à la commune de Barberaz.

Sur un axe nord-sud, Chambéry est traversée par l'ancienne Route nationale 512 (aujourd'hui route départementale 912) venant de Grenoble par la Chartreuse et rejoignant les Bauges. C'est également Chambéry que commence l'ancienne Route nationale 491 (actuelle RD 991) reliant le département du Jura en passant par Aix-les-Bains et Bellegarde-sur-Valserine.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Vue de la rotonde ferroviaire de Chambéry
Le bâtiment circulaire de la Rotonde qui abrite les locomotives est unique en France.
Vue des voies desservant la zone industrielle de Bissy
Desserte de la zone industrielle de Bissy.

La gare de Chambéry - Challes-les-Eaux, inaugurée en 1856[13], est le siège de la région SNCF « Alpes » (Ain, Isère, Savoie et Haute-Savoie) et sert de dépôt aux locomotives, au sein de la rotonde construite en 1906, un bâtiment circulaire unique, classée aux monuments historiques.

Cette gare gère également le système de ferroutage Modalohr, soit l'autoroute ferroviaire alpine, qui permet de désengorger la vallée de la Maurienne d'une partie des poids-lourds entre Aiton (aux portes de la Maurienne) et Orbassano (dans la vallée de Suse en Italie).

La gare est desservie par la ligne de Culoz à Modane (frontière) (dite « ligne de la Maurienne ») et par la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry. De nos jours la gare de Chambéry relie :

Concernant ce dernier axe, lors de la saison hivernale, la gare de Chambéry est traversée les week-ends par de très nombreux TGV à destination des vallées alpines, et notamment Bourg-Saint-Maurice. Des dessertes supplémentaires sont ajoutées, par exemple Lille, Bruxelles et Amsterdam en Thalys, ou encore Nantes et Rennes.

La liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin[14] passera par Chambéry. Un agrandissement de la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux est prévu à moyen terme, avec notamment une passerelle pour les piétons entre les quartiers du centre et de la Cassine. Le retard du projet « Lyon-Turin » (notamment la part du financement français des travaux, qu'attendent l'Italie et la Commission européenne[14]) a retardé la réalisation de ce projet. De plus, l'augmentation de la fréquence des trains demeure limitée en raison de la voie unique entre Saint-André-le-Gaz et Chambéry.

La commune compte également des lignes de desserte locale des industries environnantes, dont les embranchements sont tous situés sur la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry. Il s'agit notamment des voies mères A et B de la zone industrielle de Chambéry-Bissy (selon la nomenclature de Réseau ferré de France) auxquelles s'ajoute une ligne ayant à une époque desservi la cimenterie Vicat de la Revériaz qui possédait sa propre locomotive[15]. À Bissy, une voie se poursuit sur quelques mètres sur la commune de la Motte-Servolex, une autre dessert la société Placoplatre et la dernière dessert le site d'Alpina Savoie, puis l'usine de l'ancien groupe Saint-Gobain-Vétrotex située à la confluence Leysse-Hyères bien que les voies y aient été déposées.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La ville de Chambéry est desservie par l'aéroport de Chambéry - Savoie (anciennement Chambéry-Aix-les-Bains[16]), le principal aéroport de Savoie[17].

L'aéroport, géré par le conseil général de la Savoie et Vinci Airports, assure des liaisons régulières vers la Grande-Bretagne (Londres, Manchester, Birmingham, entre autres) et les Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam) et Paris Orly depuis 2013. Il assure également de nombreuses liaisons charter spécialisées dans les vacances de ski avec la Russie (Moscou), le Danemark (Copenhague, Billund), l'Irlande (Dublin) et une dizaine d'aéroports britanniques. L’aviation d'affaires, avec plus de 10 000 passagers par an, place l'aéroport de Chambéry au premier rang de la région Rhône-Alpes[18]. Lors de l'année 2008, l'aéroport bat son record de fréquentation avec 270 632 passagers[19].

À proximité, l'aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux se spécialise dans la pratique du planeur. Il fête en 2013 son centenaire.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Centre d'échange des bus du STAC, boulevard de la Colonne, à Chambéry.

On dénombre 28,9 % de ménages chambériens sans voiture, 51,2 % avec une voiture et 19,9 % avec deux voitures ou plus[20]. En 2007, l'utilisation des bus urbains est à Chambéry un peu plus élevée que la moyenne française, avec 74,4 voyages par an et par habitants (65 en France)[21].

Le transport en commun urbain est assuré au sein de la communauté d'agglomération par le Service de transport de l'agglomération chambérienne (STAC). La majorité des bus transite par un grand centre de correspondance, situé boulevard de la Colonne, en face de la fontaine des éléphants, ce qui sous-entend que presque toutes les lignes desservent le centre-ville.

L'année 2010 marque la création des premiers aménagements de transport en commun en site propre, ceux-ci laissant plus de place et donnant la priorité aux bus de manière à offrir des temps de trajets réduits et un accès aux centre ville plus rapide. Depuis 2009, la ville et son agglomération se sont également dotées de quais de bus facilitant l'accessibilité aux bus et garantissant la sécurité aux abords des arrêts. Elle dispose également de trois parcs relais au portes de la ville qui permettent de stationner sa voiture gratuitement, et de prendre le bus ou le vélo pour rejoindre le centre ville. Les trois parcs relais totalisent 325 places de parkings et sont équipés d'abris à vélos sécurisés. L'exploitation du réseau STAC est confiée par Chambéry métropole à une société privée (Connex Chambéry, filiale de Veolia Transport) dans le cadre d'un contrat de délégation de service public opérationnel depuis le 1er janvier 2005[22].

Par ailleurs, le volontarisme pour une mise en œuvre de transports en commun plus propres, d'abord avec de l'émulsion eau gazole, puis avec les nouveaux autobus Irisbus fonctionnant au GNV[23] fait de Chambéry, depuis 1995[24], une des villes utilisant ce carburant de substitution.

De plus, Chambéry est une ville impliquée dans la prévention routière et qui conduit une politique performante en faveur de la protection des piétons et des cyclistes[25]. Cet investissement fait figurer la ville parmi les meilleurs résultats au niveau national. En 25 ans, le nombre de tués a été divisé par treize[26].

Enfin la politique de prévention routière s'est accompagnée d'une promotion de l'usage des « modes doux », ce qui s'est traduit par la piétonnisation du centre historique au début des années 1980.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

L'Avenue verte nord (à droite) et la passerelle joignant la zone du Grand Verger.

La communauté d'agglomération et la ville ont développé en quelques années un réseau de pistes cyclables, destinées aux trajets domicile-travail et fréquentées avant tout pour le loisir[réf. nécessaire].

Chaque grande avenue possède une piste cyclable entre la route et le trottoir, et deux « avenues vertes » ont été mises en place pour relier le centre-ville à Savoie Technolac, site de l'université de Savoie et à la plage des Mottets via Le Bourget-du-Lac (« Avenue verte nord ») et les villages de Saint-Jeoire-Prieuré et de Myans (« Avenue verte sud »)[27]. L'Avenue verte nord mène par ailleurs au-delà des Mottets jusqu’à Aix-les-Bains par les berges du lac.

Mais la commune dispose d'autres aménagements (pistes et bandes) cyclables en divers quartiers, notamment le long de l’axe de la Leysse et au-delà vers la Boisse et les Landiers, ou le long des avenues d'Aix-les-Bains ou de Lyon. En distance cumulée, l'agglomération dispose par ailleurs d'environ 80 km de pistes cyclables en 2013[28] mais Chambéry étant trop petite pour que puisse être créé un système de vélos en libre-service, la ville a mis en place une agence de location de bicyclettes, la Vélostation, au début des années 2000.

En 2011, Chambéry métropole se voit délivrer le guidon d'or par la Fédération française des usagers de la bicyclette, pour la construction d'une passerelle permettant une meilleure circulation des piétons et cyclistes dans la commune de La Ravoire[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

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Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan et limites de la commune (2014).
Place St-Léger, principale rue piétonne.

La ville de Chambéry[30] s'est développée au creux d'une cluse encaissée entre les massifs des Bauges et de Chartreuse. L'histoire de la ville a fait d'elle une capitale durant plusieurs siècles. Les souverains des États de Savoie ont souhaité, sous l'ère féodale, installer leur capitale dans cette vallée. Les premiers points de peuplement à l'époque romaine furent les hauteurs sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum, à l'est au pied des Bauges.

D'un point de vue géologique, la ville actuelle de Chambéry se trouve dans une cuvette naturelle occupée autrefois par des zones humides (marais), laissées par le retrait du lac du Bourget. La raison de cet établissement en ce lieu étant la présence de rivières (l'Albanne et la Leysse) constituant un rempart naturel contre les invasions, et l'emplacement, stratégique car situé sur des axes économiques de l'époque. La cité s'est développée et a pris forme autour des établissements administratifs pendant l'époque féodale. Les rues et les boulevards se sont développés à partir du château et du sénat (le cœur administratif et judiciaire du duché de Savoie). Chambéry s'est ensuite agrandie autour des remparts (qui ont disparu depuis), le long de la Leysse et de l'Albanne puis sur les collines (Nézin, Lémenc, Montjay…). Le faubourg Montmélian, le faubourg Reclus-Nézin et le faubourg Maché, autrefois aux portes de la cité, occupés essentiellement par des auberges et des artisans, sont aujourd'hui totalement intégrés dans la ville[31]. La Leysse a été couverte sur plusieurs centaines de mètres, d'abord au début des années 1900, puis des années 1950 aux années 1970, pour créer une grande artère routière, l'avenue des Ducs de Savoie.

Quartier résidentiel sur la colline de Montjay, à proximité du centre-ville.

Au cœur de la vieille ville se trouvent de nombreuses allées, véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certaines donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces. Les allées sont la résultante de l'habitat construit en lanières au XIVe siècle, où seules les façades étaient taxées par le droit de toisage.

Toits du centre ancien au premier plan, puis immeubles d'après-guerre et au loin la tour du Nivolet sur les Hauts-de-Chambéry.

La ville est desservie par plusieurs grands axes de circulation, soit des artères médiévales, comme la place Saint-Léger et la rue Croix d'Or (qui étaient une portion de la route de Lyon à Turin), faubourgs Reclus (vers Aix-les-Bains) ou Montmélian (vers l'Italie), soit des rues qui entouraient les remparts (avenue de Lyon, rue Jean-Pierre Veyrat, boulevards de la Colonne et du Théâtre…) La circulation automobile a entraîné la création de l'avenue des Ducs de Savoie et de plusieurs places.

L'architecture du centre ancien a été en partie bouleversée après le bombardement allié du 26 mai 1944 qui en a détruit 4 hectares, dont le quartier Saint-Antoine (actuelles rue du Général-de-Gaulle et rue Favre). La reconstruction s'est effectuée tout au long des années 1950, sous le mandat de Paul Chevallier et la création du quartier du Biollay a permis d'accueillir de nouveaux habitants.

Église et quartier de Chambéry-le-Vieux.

À l'initiative du maire Pierre Dumas, la ville a fusionné avec deux communes agricoles limitrophes, Chambéry-le-Vieux au nord (1960) et Bissy à l'ouest (1961) ; sur les terres de la première furent érigées les zones économiques qui ont permis le développement de la commune après la stagnation de l'après-guerre (alors que Grenoble et Annecy s'étaient considérablement renforcées), et sur la seconde une ZUP, devenue les Hauts-de-Chambéry (14 000 habitants à la fin du projet, en 1989).

Sous l'impulsion des maires Francis Ampe et Louis Besson, Chambéry s'est dotée de très nombreux établissements publics, notamment dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, alors sous-équipé ; malgré sa taille modeste, la ville est parmi les premières de France[32] pour sa densité de crèches, de bibliothèques ou d'accès à la culture. La ville a toutefois longtemps été endettée.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Chambéry s'étend sans cesse un peu plus[33] tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville de Chambéry en tant que telle, mais du bassin chambérien englobant, sur le plan urbain, les communes de Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz pour ne citer que les plus importantes. Ce phénomène vaut également pour Aix-les-Bains au nord de Chambéry. La morphologie urbaine de ces deux bassins de vie tend à les rapprocher ; afin de concilier le développement urbain et économique des bassins chambérien et aixois, le syndicat mixte Métropole Savoie[34] a été mis en place, avec pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

Zones péri-urbaines[modifier | modifier le code]

Cultures et pâturages au pied du bois de Candie au nord de la commune.
Hameau de La Croix-Rouge Dessous.

La commune de Chambéry possède également un certain nombre de zones péri-urbaines voire non urbanisées. En effet, le tissu urbain continu ne représentait en 2006[35] que 1,86 % du territoire, tandis que le tissu urbain discontinu en représentait pour sa part 40,57 %. En ajoutant les 20,18 % de zones industrielles, la commune possède alors près de 40 % de son territoire en zones non urbaines, composées de :

  • Surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants : 14,37 %
  • Systèmes culturaux et parcellaires complexes (juxtaposition de petites parcelles de cultures annuelles diversifiées, de prairies et / ou de cultures permanentes complexes[36]) : 13,7 %
  • Forêts de feuillus : 7,58 %
  • Prairies : 1,74 %

De par l’importance de ces surfaces agricoles, à la fin 2012, la commune de Chambéry comptait 5 agriculteurs[37], principalement des éleveurs laitiers, ainsi que deux maraîchers spécialisés dans l'agriculture biologique. Les surfaces agricoles et la douzaine d'exploitations existantes sont notamment situées sur les hauteurs des anciennes communes de Chambéry-le-Vieux et de Bissy ainsi qu'aux Charmettes, et les éleveurs assurent eux-mêmes une partie de la production céréalière nécessaire à l’alimentation de leur cheptel[37].

Avec une précision de ± 2 %, le Plan d'approvisionnement territorial (PAT) de Chambéry métropole indique que la forêt s'étend pour sa part sur une surface de 228,298 ha, soit un taux de boisement de 10,88 %[38]. Les forêts sont majoritairement situées à proximité des exploitations agricoles (le Bois de Candie à Chambéry-le-Vieux ou la forêt de Bissy), auxquelles s'ajoutent la forêt des Monts (de 15 ha), ou plus proche du centre-ville, le bois de la Calamine[39]. La commune possède également des vallons, comme ceux des Charmettes et de la Croix-Rouge.

Ces pâturages et forêts sont en partie traversés par des sentiers de randonnée, notamment à Chambéry-le-Vieux avec les sentiers de la Combe Noire et de la Côte Bastienne[40], mais aussi sur les hauteurs de Chamoux ou au sommet des Monts. Ces zones sont également arrosées par de menus ruisseaux, la source du Tillet se trouvant même sur la limite de Chambéry et Sonnaz, sous l’appellation d'Eau Blanche.

La commune compte également un certain nombre de jardins familiaux et jardins partagés, y compris au sein de quartiers urbanisés comme les Hauts-de-Chambéry.

Enfin, le nord de la commune compte toujours quelques anciens hameaux ou lieux-dits plus ou moins étendus, tels celui de la Croix-Rouge Dessous près du col de Saint-Saturnin, ceux de Putigny, Les Bois ou Morraz à proximité de Sonnaz, ou encore celui de Challot sous le mont Chamoux près de Saint-Sulpice.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville et la colline de la Boisse vues depuis la tour demi-ronde du château.

Il était estimé en 2007 que l'agglomération chambérienne accueillait chaque année quelques 1 300 nouveaux habitants[41], soit 9 000 habitants supplémentaires en prévision entre 2007 et 2013[42].

Le nombre total de logements dans la ville de Chambéry était de 30 050 en 2010[43]. Parmi eux, l'on dénombrait 89,5 % de résidences principales, 2,3 % de résidences secondaires et 8,2 % de logements vacants. Les maisons individuelles représentent 13,9 % des logements et les appartements 82,8 % (3,3 % étant d'autres types de logements). En 2010, la commune compte 39,8 % de propriétaires, 57,8 % de locataires et 2,4 % de personnes logées gratuitement. Cette même année, les logements chambériens comprennent 12,3 % de studios, 16,6 % de logements deux pièces, 26,2 % de logements trois pièces, 25,3 % de logements quatre pièces et 19,6 % de logements de cinq pièces ou plus. En mars 2014, le prix moyen de l'immobilier à la vente pour Chambéry était estimé à 2 973,26 €/m2[44].

Vue du Piochet (à gauche) et des hauts-de-Chambéry sur les hauteurs du centre.

En une trentaine d'années, le parc chambérien a doublé. De 1968 à 1999, il est passé de 26 636 à 54 433 logements. Entre 1999 et 2006, en moyenne 726 logements ont été mis en chantier chaque année. Entre 2005 et 2006, une forte progression a été enregistrée avec une estimation positive de + 25 %. Dans la même période, la commune de Chambéry totalise 37 % des nouveaux logements par rapport au reste de l'agglomération chambérienne.

Au 1er janvier 2006, le territoire de Chambéry (les huit cantons autour de Chambéry) totalisait 11 148 logements locatifs sociaux, ce qui représente 39 % du parc départemental[45]. La ville de Chambéry, dont le promoteur de la loi SRU Louis Besson fut maire 19 ans, comptait 29 % de logements sociaux en 1999[46], contre 17,2 % en Savoie cette même année[47]. En 2012, avec plus de 7 500 logements locatifs sociaux (LLS), cette part s'élève à 34,2 %[48].

Deux ZUS[49] existent : celle de Chambéry le Haut-Chantemerle-Le Piochet-La Cassine avec 13 598 habitants et celle de Le Biollay-Bellevue, avec 7 245 habitants. 37 % de la population de la commune est classée en zone urbaine sensible, qui est caractérisée à Chambéry par la faiblesse des revenus des ménages. La dénomination de Chambéry-le-Haut est également de plus en plus remplacée par celle des Hauts-de-Chambéry, notamment depuis le vaste programme de résidentialisation initiée par Chambéry métropole et toujours en cours[50]. L'on recense dans ce quartier des Hauts de Chambéry ainsi que dans celui du Biollay, un total de 5 500 logements dont 3 500 logements sociaux. Au recensement de 1999, on dénombrait 14 000 habitants. On trouve dans ces hauts quartiers 3 212 logements relevant de l’OPAC de Chambéry, 1 149 logements à la SAIEM de Chambéry (sur les hauts de Chambéry), 815 logements à la SA du sud-est (plus des ¾ au Biollay) et 174 logements à l'OPAC de Savoie (hauts de Chambéry)[51].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La part du budget primitif de la ville de Chambéry voté le 3 février 2014 par le conseil municipal prévoit une enveloppe de 25,2 millions d’euros pour les investissements nouveaux (hors grosses réparations, acquisitions d’équipements et matériel, acquisitions foncières et subventions d’équipement). Au total, les dépenses d’équipement et d'investissement sont de 38,4 millions d’euros[52].

La zone du Grand Verger en 2014, un secteur en pleine transformation.

Parmi les grands aménagements récents, la ville s'est dotée d'une grande salle multifonctionnelle appelée Le Phare dans le quartier de Bissy (réalisée par Chambéry métropole et inaugurée en décembre 2008) ainsi qu'un nouveau cinéma multiplexe en centre-ville avec la réhabilitation des Halles de Chambéry (inaugurées fin 2011 - début 2012).

Depuis plus de dix ans, différentes politiques de la ville se sont succédé, dont le Développement social des quartiers (DSQ) pour la période 1990 à 1993, suivi du contrat de ville de 1994 à 1999, du Grand projet de ville (GPV) de 2001 à 2003, et enfin du contrat de ville d'agglomération pour les années de 2000 à 2006[51].

Une opération de renouvellement urbain est par ailleurs engagée depuis 2006, avec le soutien de l'ANRU[53]. Elle concerne les quartiers du Biollay[54] et des Hauts-de-Chambéry[55].

Le quartier de l'ancienne usine A de Saint-Gobain-Vétrotex à l'entrée nord de la ville et en bordure de la Leysse, a fait l'objet d'une démolition et est en susceptible de devenir un éco-quartier, destiné à accueillir des logements neufs sur 6,3 hectares[56]. À proximité, la zone d'activités du Grand Verger est elle aussi amenée à connaître des aménagements dans les années à venir[57].

Enfin, les autres grands projets en cours sont la construction du nouvel hôpital, à proximité de l'hôpital existant dans le centre hospitalier de Chambéry non loin du centre-ville (livraison prévue en 2015)[58], la mise en place du futur pôle multimodal de la gare et plus globalement la requalification de l’axe de la Leysse[59].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les textes antiques nomment Lemencum l'établissement implanté dans l'actuel quartier du Lémenc à Chambéry. Ce nom de Lemenc est directement issu de Lemencum. Il s'analyse sur la base d'un radical Lemo- qui semble être le nom gaulois de l'orme (cf. Lemovices), dérivé avec un suffixe -incu(m) d'origine ligure que l'on retrouve de la Provence et du Massif central aux Alpes (cf. Arlanc, Nonenque, Moirans, Morencum au Xe siècle, et Gap, anciennement Vappincum)[60] ,[61].

Au Moyen Âge, ce toponyme est progressivement évincé au profit de *Cambariacum / *Camberiacum, lieu antique où s'édifie le château des ducs de Savoie. Le nom de Chambéry est alors attesté sous les formes latinisées Camefriacum en 1016 (Cart. Saint-André, Append., no 44), Camberiaco en 1029, Cambariacum en 1036, Cambariaco en 1044, Chambariaco vers 1100, Chamberium en 1233, puis la forme romane Chamberi en 1603[62].

Les formes anciennes montrent qu'il s'agit d'une type toponymique gaulois ou gallo-roman en (-i)-acum, suffixe d'origine gauloise servant à localiser ou à indiquer la propriété. Le premier élément Chamber- représente l'anthroponyme gallo-romain Cambarius, variante du gaulois Cammarios, d'où le sens global de « domaine de Cambarius »[60]. Des hypothèses alternatives voient dans le premier élément un appellatif : soit le latin cammarus ou cambarus « écrevisse » via le patois chambero[62], soit un nom de métier cambarius « brasseur de bière », du gaulois camba « poêle à brasser », ou cambium « change », camerinum « marché » ou bien encore camera « chambre de justice », où ont pu être resserrées les taxes d'un péage ou les recettes d'un budget local[62]. Xavier Delamarre cite Cambarius comme un nom de personne gaulois, dérivé de cambo « courbe, méandre », c'est-à-dire un surnom gaulois signifiant « celui qui est courbé ».

En arpitan, Chambèri[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Chambéry est directement liée à sa situation géographique car la ville se situe à un carrefour naturel sur les grands axes économiques européens. Elle doit également beaucoup à la Maison de Savoie qui en fit la capitale de ses États. L'analyse historique de la ville doit être inscrite dans celle de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et son environnement culturel. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune de Chambéry.

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

L'Empire romain à son apogée.

Les hauteurs de Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (vers 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise[63]. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry. À l'époque romaine, les habitants s'installent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum. L'ancienne devise de la ville fut, en latin, Custodibus istis ce qui traduit en français donne « Par ces gardiens ».

L’établissement gallo-romain fut installé dans un site peu propice au développement urbain car au milieu de marécages entre les bras de la Leysse et de l'Albanne, et se limita à un poste-relais romain. L'attaque du site devait venir quelques siècles plus tard avec l'importance croissante de la route du Mont-Cenis[63]. Cet axe fut vital pour des villes en plein essor économique telles que Lyon et les cités du nord de l'Italie (Turin). La ville devra son véritable essor à son emplacement stratégique sur les grands axes économiques de son temps et surtout par l'installation des comtes puis ducs de Savoie en quête, au XIIIe siècle, d'un lieu leur permettant d'exercer un rayonnement politique puissant à travers l'Europe[63].

Capitale des États de Savoie[modifier | modifier le code]

Le domaine des comtes de Savoie aux XIIe et XIIIe siècles[64].
Armoiries de la ville de Chambéry.

Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au XIe siècle. Un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum. Le XIIIe siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le 15 mars 1232, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion, et la dote de franchises[65],[66] et lorsque le comte Amédée V en fait la capitale du comté de Savoie, en 1295.

Peinture de Chambéry vers 1780.

Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la Maison de Savoie. Une nouvelle enceinte est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Amédée VI de Savoie, plus communément surnommé le comte Vert.

L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale[67] d'un État souverain, libéré de la domination du Saint-Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers, érigés autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escaliers.

De très nombreuses congrégations religieuses sont installées en ville, et 1452 à 1578, le Saint-Suaire, propriété des ducs, est exposé dans la Sainte-Chapelle. La ville devient un lieu de pèlerinage.

Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563. La ville est prise par Henri IV, lors de la guerre franco-savoyarde de 1600-1601, qui se termine par le traité de Lyon en 1601. Avec le Sénat de Savoie et sa Chambre des comptes, la ville conserve néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise. Jean-Jacques Rousseau habite la ville de 1731 à 1742.

La Savoie est envahie en 1792 par les troupes révolutionnaires françaises dirigées par le marquis Anne-Pierre de Montesquiou-Fézensac. C'est la cinquième invasion française, après celles des troupes de François Ier (et de son successeur, Henri II), d'Henri IV, de Louis XIII et de Louis XIV.

De 1792 à 1815, pendant le rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc. En 1848, les Chambériens expulsent manu militari les Voraces venus de Lyon dans l'intention de provoquer la sécession de Chambéry et de la Savoie.

Au XIXe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent : la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades…) ; la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril[68]. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires tels que l'actuel hôtel de ville ou le marché couvert, mais aussi de nombreuses écoles et lycées, ainsi que des musées[68].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Maisons bâties au début du XXe siècle au nord du quartier d'Angleterre[69].
Immeubles contemporains, rue Favre.

Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). Après la Première Guerre mondiale, la crise économique sévit, mais la ville se développe et gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939 ; aussi un plan d'extension de la ville baptisé « plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement » de la ville débute en 1929, entre-autres à l'origine du quartier de Mérande[70]. Sont également créés durant l’entre-deux guerres les cités-jardins de Bellevue et du Biollay[71], présentant les premiers immeubles de logements sociaux, construits par le propriétaire des cimenteries et futur maire, Lucien Chiron.

L'état-major de la 28e division d'infanterie alpine réside à Chambéry en 1939.

La ville est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui visait la gare. On dénombre 120 morts (parmi lesquels le docteur Jean Desfrançois) et plus de 300 blessés. Trois cents immeubles sont détruits[72]. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt ans, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitations remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot[73].

Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grande entreprise du Verre, Textile, et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas dynamisent la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de sa situation. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une Zone à urbaniser en priorité à Chambéry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Jean Dubuisson[74].

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire régional de musique).

Aujourd'hui, Chambéry, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 120 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipement en lien avec les vingt-trois autres communes de son agglomération. En 2008, une grande salle à vocation pluridisciplinaire est inaugurée et commence à accueillir des spectacles et des manifestations sportives. La population progresse d'environ 1 % par an (60 900 habitants en 2005[75]).

En octobre 2010, lors du conflit social sur les retraites, des heurts entre jeunes et forces de l'ordre ont lieu à Chambéry. Le centre-ville doit être temporairement fermé à la circulation ; la presse évoque des scènes d'émeute[76].

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Depuis son rattachement à la France, la ville a connu une présence militaire constante ; la caserne Barbot et le Manège (aujourd'hui salle de congrès) accueillaient des unités de cavalerie, la caserne Curial de l'infanterie ; cette dernière s'est ensuite installée à Joppet, puis à partir de 1982 dans la commune voisine de Barby.

Défilé du 13e bataillon de chasseurs alpins rue de Boigne et place du château.

À partir de la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1990, le quartier des casernes a été profondément remanié sous l'impulsion du maire - et urbaniste - Francis Ampe : aujourd'hui la médiathèque, l'espace culturel André Malraux, le centre de Congrès, un parking, le quartier étudiant de Curial et enfin les logements du quartier Jorcin ont remplacé les bâtiments militaires.

Unités militaires ayant tenu garnison à Chambéry[77] :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Chambéry.

La ville de Chambéry est le chef-lieu du département de la Savoie[78]. La commune est divisée en quatre cantons : Chambéry-Sud, Chambéry-Sud-Ouest, Chambéry-Est et Chambéry-Nord (ce dernier intégrant également la commune de Sonnaz)[79].

Deux circonscriptions législatives concernaient les Chambériens : la première circonscription de la Savoie (cantons sud-ouest et nord) et la troisième circonscription de la Savoie (cantons est et sud) partagent la ville[80]. Ce découpage, critiqué par plusieurs élus locaux (manque de représentation de la ville au Parlement, séparation artificielle de quartiers)[81] a été aboli en 2012 lors de la création de la Quatrième circonscription de la Savoie.

Salle du Conseil municipal.

Chambéry abrite la plupart des directions départementales des services publics, ainsi l'Institut de la montagne[82]. Chambéry fait partie de la communauté d'agglomération de Chambéry métropole depuis la création de cette intercommunalité, en 1956. Avec l'adhésion au 1er janvier 2006 de huit communes rurales (Curienne, La Thuile, Thoiry, Puygros, Saint-Sulpice, Saint-Cassin, Montagnole et Les Déserts) qui porte à 24 le nombre de communes membres, Chambéry et son agglomération réunissent plus de 120 000 habitants. Par ailleurs, la ville se trouve au cœur du syndicat mixte Métropole Savoie chargé de la gestion du développement urbain des bassins aixois, chambérien ainsi que de la Combe de Savoie.

Dans le cadre de la politique de proximité, la municipalité a mis en place six mairies de quartiers en 2002, à Chambéry-le-Vieux, à Bissy, au Biollay, à Chambéry-Centre, aux Hauts-de-Chambéry et au Laurier. Elles s'occupent, essentiellement, des formalités d’état civil et de listes électorales. Elles facilitent l'accès aux documents administratifs, aux enquêtes publiques et les inscriptions aux services publics. Ces six mairies sont le volet administratif de la démocratie participative mise en place, avec six conseils de quartiers, opérationnels depuis 2002.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, la majorité municipale de Chambéry est étiquetée à gauche.

Traditionnellement, Chambéry est une ville de droite. Cependant, alors que la droite gérait la ville depuis 1947 (hors la période 1977-1983 avec le socialiste Francis Ampe), les Chambériens ont depuis 1989 élu et réélu un maire de gauche, Louis Besson, suivi par Bernadette Laclais en 2008. Toutefois, lors des élections municipales de 2014, le candidat représentant la droite, Michel Dantin, par ailleurs plus ancien conseiller municipal, est élu maire de Chambéry, lequel interrompt ainsi 25 années passées à gauche.

Sous la Cinquième république, les élections municipales opposaient le plus souvent deux ensembles, un de droite (après que le gaulliste Pierre Dumas l'eut emporté sur le radical Paul Chevallier en 1959) et un de gauche, parfois très ouvert (présence de 1989 à 2001 du barriste André Gilbertas, premier adjoint puis maire). Des listes communistes (1983, 1989), divers gauche (1977) ou FN (1995) ont été parfois présentes. L'élection municipale de 2008, en rupture avec le « cycle Besson » débuté en 1989, opposa pour la première fois cinq listes différentes (Gauche plurielle conduite par la maire sortante Bernadette Laclais, UMP-MoDem, LCR, "société civile" et PT). Dès le premier tour, la maire sortante est réélue avec 50,14 % des voix.

Au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel pour l’Europe, les Chambériens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne[83], avec 53,91 % de Oui contre 46,09 % de Non et un taux d’abstention de 31,19 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition.

À l’Élection présidentielle française de 2007, le premier tour[84] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,25 % soit 8 320 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,96 % soit 7 689 voix, suivi de François Bayrou avec 21,34 % soit 5 870 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 2 058 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[84], les électeurs ont voté à 50,64 % soit 13 369 voix pour Ségolène Royal contre 49,36 % soit 13 029 voix pour Nicolas Sarkozy, résultat davantage à gauche par rapport à la moyenne nationale[85] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Lors de cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 536 inscrits sur les listes électorales chambériennes, 84,37 % soit 27 449 électeurs ont participé, le taux d’abstention fut de 15,63 % pour 5 087 voix, 3,83 % soit 1 051 voix ont voté blanc ou nul et enfin 96,17 % soit 26 398 voix se sont exprimées.

Lors des élections régionales 2010, la liste du socialiste Jean-Jack Queyranne arrive en tête avec 29,11 % des voix au premier tour, devançant de quatre points la liste UMP de Françoise Grossetête avec 25,27 %. Europe Écologie réalise un score inférieur aux européennes précédentes, où la liste de Philippe Meirieu arrive en troisième position avec 20,38 % des suffrages. Aucune autre liste ne dépasse la barre des 10 %. Il est à noter que les Chambériens ont boudé les urnes car plus d'un Chambérien sur deux (56,83 %) n'est pas allé voter. Au second tour, l'ancrage à gauche de la commune se confirme, avec un score de 58,01 %, tandis que l'UMP réalise 31,69 % et le FN 10,29 %[86].

Lors des élections de 2012, Chambéry confirme son ancrage à gauche en plaçant François Hollande, à l'élection présidentielle de 2012, en tête avec 7 849 voix soit 30,43 % des suffrages exprimés. Arrivant en deuxième position (contrairement en 2007 où il avait dérogé la première place), Nicolas Sarkozy totalise 6 416 voix soit 24,88 %. Arrivent ensuite Jean-Luc Mélenchon (13,78 %), Marine Le Pen (13,77 %) et François Bayrou (9,50 %), aucun autre candidat ne passant la barre des 5 %. Au second tour, Chambéry donne à François Hollande 14 159 voix soit 56,81 % des suffrages exprimés et à Nicolas Sarkozy 13 029 voix soit 43,19 % des suffrages exprimés. De plus, les élections législatives confirme le choix des Chambériens en votant pour leur maire socialiste, Bernadette Laclais avec 9 705 voix soit 59,23 % des suffrages exprimés.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal chambérien est composé de 45 conseillers municipaux, parmi lesquels le maire, 15 adjoints et 19 conseillers municipaux délégués[87].

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Chambéry[88] :

Groupe Président Effectif Statut
UMP-UDI Michel Dantin 35 majorité
Gauche plurielle Bernadette Laclais 10 opposition

Les élections municipales de 2014 ont eu lieu en deux tours à Chambéry. Le premier tour a donné 49,66 % à la liste de Michel Dantin, 35,99 % à la liste de Bernadette Laclais, et 7,17 % (même nombre exact de voix) aux listes de Guy Fajeau (Front de gauche) et de Laurent Ripart (Parti de gauche et Nouveau Parti anticapitaliste). Le deuxième tour est favorable à la liste de Michel Dantin qui recueille 54 74 % des suffrages. L'asbtention a été à Chambéry lors de ce scrutin de 45 66 % au premier tour, et de 40,81 % au second tour[89].

Concernant la précédente majorité, le 27 août 2007, le maire Louis Besson annonce sa démission quelques semaines après ses 70 ans. Il soutient alors la candidature de sa première adjointe, Bernadette Laclais. Celle-ci est élue pour finir le mandat en 2008, année des élections municipales, Louis Besson devenant dans le même temps son premier adjoint, tout en conservant son mandat de président de la Communauté d'agglomération Chambéry métropole[90]. À 40 ans, Bernadette Laclais est la première femme maire de Chambéry. Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation, du premier et unique tour, fut de 59,77 % et la liste socialiste Chambéry au cœur avec à sa tête, Bernadette Laclais a recueilli 50,14 % des suffrages soit 9 457 voix, suivie de la liste UMP et centriste ménée par Xavier Dullin, intitulée Chambéry, la nouvelle vie, ayant reçu 39,64 % des suffrages soit 7 477 voix. En troisième position, la liste d'extrême gauche, Chambéry 100 % à gauche, avec à sa tête Laurent Ripart a obtenu 5,78 % des suffrages soit 1 092 voix. Les autres listes n'ont, quant à elles, pas dépassé les 3 %[91].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Chambéry :

Liste des maires successifs[92]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Amédée Daille radical ...
1945 1947 François Marcet SFIO Conseiller général
1947 1959 Paul Chevallier radical Sénateur et vice-président du Conseil général
1959 1977 Pierre Dumas UNR puis UDR Député de la Savoie, secrétaire d'Etat
1977 1983 Francis Ampe PS ...
1983 1989 Pierre Dumas RPR Ancien secrétaire d'Etat, sénateur de la Savoie
1989 1997 Louis Besson PS ministre, ancien député
1997 2001 André Gilbertas sans étiquette ...
2001 2007 Louis Besson PS Ancien ministre, ancien député
2007 2014 Bernadette Laclais PS Vice-présidente de la Région Rhône-Alpes
2014 en cours Michel Dantin UMP Député européen

Guillaume Joseph d'Oncieu (1739-1800) fut syndic de Chambéry sous l'administration sarde[93].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le Palais de justice de Chambéry.

Chambéry, souvent considérée comme « capitale administrative » des États de Savoie pendant plusieurs siècles, a hérité de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. L'actuel palais de justice fut pendant une brève période le Sénat de Savoie. La ville possède une cour d'appel dont le ressort s'étend également sur Albertville, Annecy, Thonon-les-Bains et Bonneville. On trouve également un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes.

On compte 154 avocats dans la cité ducale[94]. Le justiciable peut bénéficier des conseils d'une maison de justice et du droit.

En tant que chef-lieu départemental, Chambéry abrite la chambre départementale des huissiers de la Savoie, la chambre de commerce et d'industrie ainsi que la préfecture de Savoie. Outre l'Hôtel de ville qui héberge de nombreux services administratifs locaux, la commune possède un commissariat de police, une maison d’arrêt et un centre des impôts.

La ville compte en outre 200 bâtiments municipaux (incluant les écoles et les équipements culturels et sportifs).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La politique environnementale de la ville de Chambéry est étroitement liée à celle décidée au niveau de la Communauté d'agglomération de Chambéry métropole.

La ville de Chambéry dispose de nombreux points de tri sélectif.

La ville avec ses communes voisines s'est fortement investie dans la valorisation des déchets. Un centre de tri a été créé en 1995. Il traite tous les déchets des conteneurs, bacs et sacs jaunes de l'agglomération qui sont ensuite triés puis envoyés dans les filières de recyclages. Ce centre collecte et trie 12 500 tonnes par an de déchets ménagers provenant de 16 collectivités territoriales, toutes membres de Chambéry métropole. Le centre a également hérité d'une mission de sensibilisation du public. Une passerelle a été mise en place. Elle surplombe les tapis de tri et permet aux visiteurs de regarder le fonctionnement du complexe[95].

Le parc du Talweg (43 ha), classé en refuge Ligue de Protection des Oiseaux.
Centrale solaire des Monts (panneaux solaires sur les réservoirs d'eau).

Le 9 janvier 2008, la société de chauffage urbain (SCDC) et Chambéry métropole ont signé un contrat pour la valorisation de l'énergie générée par l'incinération des ordures ménagères[96]. Ce qui concrètement, suivant les estimations, permettra la suppression de rejet de 20 000 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère. Au 1er janvier 2009, l'incinération des déchets fournit le tiers de l'énergie du chauffage urbain chambérien[97]. De plus, le réseau de chauffage urbain (le 5e plus grand de France) utilise du bois et de la biomasse et a atteint en quatre ans un taux de 60 % d’énergie renouvelable. Enfin, depuis octobre 2007, les 7 000 m2 de serres du centre technique municipal sont chauffées par une chaudière au bois[98].

Individuellement, la commune a aménagé une multitude d'espaces verts à travers l'espace bâti, parmi lesquels : le jardin du Verney (ancien champ de Tir), le jardin botanique du Muséum d'histoire naturelle, le clos Savoiroux (1910), le parc du Mas-Barral, le parc de la Calamine ou le parc de l'Étincelle. S'ajoutent également les Monts et le Talweg, deux espaces naturels de respectivement 15 et 43 hectares, le Talweg étant par ailleurs classé en refuge Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)[99].

Chambéry est devenue la 36e ville de France et la 2de du Sud-est après Lyon, à bénéficier de la loi Malraux avec un périmètre protégé de 17 ha[100].

La ville est le siège d'un organisme de contrôle sanitaire et de l'environnement, L'Air de l'Ain et des Pays de Savoie. Elle peut également s'appuyer sur l'aide de nombreuses associations locales telles que la fédération Rhône-Alpes protection nature (FRAPNA Savoie) installée à Chambéry tout comme l'Association savoyarde de Développement des énergies renouvelables (A.S.D.E.R). La ville fut également choisie par l'Onu comme ville de référence de l'Année internationale des montagnes[101]. L'institut de la Montagne[102] est établi à Chambéry sur décision du Gouvernement Jospin. Par ailleurs le protocole d’adhésion de Monaco à la convention sur la protection des Alpes[103], fut signé à Chambéry le 20 décembre 1994, démontrant l'attachement et la relation particulière qu'entretient la ville de Chambéry avec son environnement montagnard.

Chambéry a mis en place la toute première centrale solaire française de plus de 100 kWc (aujourd'hui la deuxième de France). Il s'agit de la Centrale solaire des Monts. Un bâtiment de la ville de Chambéry de 150 m2 et les réservoirs d’eau de l’agglomération soit 850 m2 se sont vu doter de 1 000 m2 de capteurs photovoltaïques. Cette centrale produit 120 000 kWh/an. Le coût de l’installation fut de 450 000 € HT soit 4,5 €/kWc, sans compter les aménagements divers d'une valeur totale de 80 000 € HT. La ville en a financé 20 % pour le reste l'Europe a pris part à 35 % par le programme universel, puis le conseil régional à 18 %, le conseil général à 13 % et enfin l'ADEME à 14 %[104].

Dans l'ensemble de la ville, grâce au plan solaire lancé en 2002, il y avait en 2008 2 840 m2 de capteurs thermiques et 2 500 m2 de capteurs photovoltaïques installés, soit le meilleur taux d’équipement solaire des villes françaises. L'équipement de toits d'entreprises est envisagé[98] Le Centre Commercial Chamnord fut le premier à mettre en service une toiture photovoltaïque de 205 m2 (15kWc) qui a été inaugurée le 6 avril 2007.

Chambéry a été désignée Ville alpine de l'année 2006 par l'Association des Villes des Alpes de l'année[105], ville désignée selon la mise en œuvre de la Convention alpine. Enfin, l'ADEME a attribué en 2013 le label « Cit'ergie » à Chambéry métropole et la ville de Chambéry[106].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socioculturels.

La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes :

Coopération décentralisée :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Turin en Italie
La commune de Albstadt en Allemagne
La commune de Ouahigouya au Burkina Faso

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement démographique de 1999, la population de la commune totalise 55 786 habitants (ce qui la situe au 82e rang national) et l'agglomération 113 457 habitants. En neuf ans, la ville de Chambéry a gagné trois rangs au niveau national, sa population était de 54 120 habitants en 1990. La variation de population 1990-1999 est donc positive de + 1 666 habitants, cette variation la plaçant au niveau national à la 201e place. Son solde naturel pour la période 1990-1999 est positif de + 2 127 habitants. Son solde migratoire, pour cette même période, est négatif de - 461 habitants, ce qui place la ville au niveau national au 7 932e rang. Le taux annuel moyen de variation de la population pour la période 1990-1999 est de + 0,3 %. Sa population en ZUS est de 21 194 habitants, classé ici au 42e rang national. Plus de 78 % de la population chambérienne a moins de soixante ans. Ainsi, 21 % de cette même population se trouve dans une frange supérieure à cet âge.

En 2011, la commune comptait 58 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1858 1861 1866 1872
11 425 10 800 11 991 11 236 15 916 19 035 19 953 18 835 19 144
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
18 545 19 622 20 916 20 922 21 762 22 108 23 027 22 958 20 617
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
23 400 25 407 28 073 29 975 32 139 44 246 51 066 54 415 53 427
1990 1999 2006 2011 - - - - -
54 120 55 786 57 543 58 437 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[111] puis Insee à partir de 2004[112].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Chambéry, comparaison entre l'année 1999 et 1982[113] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 515 
75 à plus
3 157 
3 038 
60 à 74
4 011 
6 224 
40 à 59
6 750 
8 804 
20 à 39
9 283 
6 550 
0 à 19
6 430 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 089 
75 à plus
2 331 
2 538 
60 à 74
3 535 
5 723 
40 à 59
6 148 
8 282 
20 à 39
8 721 
7 748 
0 à 19
7 416 

Le nombre total de ménages chambériens est de 25 254. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Chambéry 42,3 % 28,5 % 12,9 % 9,8 % 4,2 % 2,3 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : Insee[114]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Entrée historique du lycée Vaugelas, premier lycée de Chambéry.

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

La ville de Chambéry relève de l'académie de Grenoble[78]. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La commune fait partie des nombreuses villes refusant actuellement l'application du service minimum à l'école lors des jours de grève de la fonction publique[115].

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

Chambéry jouit également de la présence de grandes écoles telles que les Arts et Métiers ParisTech (E.N.S.A.M), école d'ingénieur généraliste qui à ouvert un institut de recherche en 1994 ou encore l'École Supérieure d'Ingénieurs de Chambéry[116], (E.S.I.G.E.C), devenue Polytech, qui est une école publique et une Unité de Formation et de Recherche de l'université de Savoie[117]. Il faut aussi signaler la présence de l'École Supérieure de Commerce de Chambéry (E.S.C)[118]. L'ESC Chambéry a été admise, lors de la commission du 4 décembre 2007, comme membre active de la CGE et donc du chapitre des écoles de management[118]. L'E.S.P.E. de l'académie de Grenoble (UJF) dispose d'une antenne à Chambéry.

Ville étudiante[modifier | modifier le code]

L'ancien restaurant universitaire du Campus de Jacob-Bellecombette, le Satellite, ayant brûlé durant l'été 2008.

Chambéry est une ville étudiante. L'Université de Savoie est divisée en trois campus ou plus précisément en trois sites : Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie), Jacob-Bellecombette et Savoie Technolac au Bourget-du-Lac[119]. Les deux derniers, et notamment celui de Jacob-Bellecombette, ont apporté à la ville de Chambéry une population universitaire importante.

La ville abrite également une maison de l'étudiant, la Division de la recherche et des études doctorales (D.R.E.D), la Division des relations internationales (D.R.I) et enfin la Présidence de l'université. La vie étudiante est devenue une réalité pour cette commune. Les municipalités qui se sont succédé ont dû adapter les transports en commun, créer et favoriser le développement d'un parc locatif spécifique.

L'économie locale a également suivi ce mouvement. La vie étudiante implique, entre autres choses, l'apparition d'établissements de divertissements. Des boîtes de nuits, des restaurants, des bars, des laveries automatiques et autres services de proximité sont apparus ou se sont renforcés sur ce marché. Cependant la présence des étudiants demeure une composante parmi d'autres. Chambéry reste avant tout la capitale administrative du département de la Savoie et la présence de l'Université de Savoie ne change en rien le visage de cette ville, elle ne fait que renforcer quelque peu ce statut. En effet le site de Jacob-Bellecombette est axé, en partie, sur les matières juridiques comme le Droit, l'AES, l'économie… De ce fait, les juridictions administratives et judiciaires de la ville et la présence de nombreux cabinets d'avocats, se voient renforcer dans ce domaine juridico-administratif. Des étudiants passent leurs stages dans ces institutions de la République et inversement des professionnels du droit enseignent à l'université et transmettent leur savoir.

La présence estudiantine donne à Chambéry un caractère cosmopolite. De nombreux étudiants étrangers investissent les bancs de l'université. La Division des relations internationales de l’Université de Savoie gère pas moins de 228 conventions de partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de 82 pays, sur l’ensemble de la planète. Pour faciliter un peu plus l'intégration de cette population l'Université a créée l'Institut savoisien d’études françaises pour étrangers (I.S.E.F.E)[120].

Il existe également un IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers qui dépend du Centre Hospitalier et qui regroupe près de 450 étudiants.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Défilé du carnaval 2013.
Le petit train de Chambéry

Liste non exhaustive, classée par mois, des principales manifestations culturelles et des festivités de la ville de Chambéry[121] :

  • Janvier : concert du Nouvel An.
  • Février : les Nuits de la roulotte, carnaval.
  • Mars : Mars en chansons, la quinzaine du cinéma espagnol.
  • Mai : festival du Film nature et environnement de Chambéry, festival du Premier roman[122], la Nuit des musées.
  • Juin : festival Cir'cule, festival Lafi-Bala[123] (biannuel), Le Marché des Continents[124] (biannuel).
  • Juillet et août : concerts gratuits bihebdomadaires Cité d'été, les Estivales du Château, le Festival Mondial de Chambéry des Cultures du Monde.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine, les Rencontres musicales de Bel-Air, Savoie d'jazz festival, Foire de Savoie[125].
  • Octobre : Fête de la Science, Festival international de la bande dessinée, Lire en Fête, le festival de l'humour, Festival Eskapotes.
  • Novembre : Festival Chamber'hip hop Session[126] (biannuel), (BFestival International des Métiers de Montagne, Les automnales du Festival du Premier roman[127].
  • Décembre : Concert de Noël, marché de Noël.

Chambéry est par ailleurs le siège administratif de l'Orchestre des Pays de Savoie.

Du 30 mai au 1er juin 2014, la ville de Chambéry accueillera le congrès national de l'espéranto

Le petit train de Chambéry est une activité ludique et touristique permettant de découvrir la ville. Construit en 1987 à Anzin, il est mis en service l'année suivante à Grenoble. En 1996, il est transféré à Chambéry afin de remplacer le précédent petit train, vendu à la commune de Mandelieu-la-Napoule.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier de Chambéry[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre hospitalier de Chambéry.
Vue aérienne du centre hospitalier.

L'établissement public de santé[128] est l’hôpital référent du secteur sanitaire de la région Rhône-Alpes. Il couvre donc une population d’environ 350 000 habitants soit en tant qu’hôpital de proximité, soit comme établissement de secours.

Doté de près de 700 lits et places de court séjour et d’un secteur de gériatrie important (500 lits), il comporte les disciplines classiques de médecine, chirurgie et gynécologie-obstétrique décomposées de la façon suivante[129] :

Situé en pleine ville de Chambéry, le centre hospitalier[131], comme tout établissement public de santé, est le siège d’un conseil d'administration présidé par le premier magistrat de la ville. Il est géré par une équipe de direction d’une dizaine de personnes.

Autres établissements de santé[modifier | modifier le code]

La ville de Chambéry est le siège, outre du centre hospitalier, de nombreux autres établissements ; le centre hospitalier privé Médipôle de Challes-le-Eaux, l'Hôtel-Dieu et l'école d'infirmières, ou encore l'Institut médico-éducatif Saint Louis du Mont (qui possède 72 places), le Centre hospitalier spécialisé de la Savoie (qui compte 475 places, à Bassens) et enfin le Foyer départemental de l’Enfance à Montjay[132].

Sports[modifier | modifier le code]

Stade municipal du Mas-Barral.

La ville de Chambéry dispose de nombreuses structures sportives permettant la pratique de disciplines variées. Elle offre, grâce à ses associations[133], une diversité sportive de proximité : promenades et randonnées alpines, parapente avec trois sites agréés, randonnées et circuits à vélo, sports d’eau (aviron, pratique du canoë, du canyoning) et de la spéléologie, Via Ferrata et escalade, ski de fond et ski alpin.

Les plus grands domaines de ski européen sont à quelques dizaines de kilomètres de la ville. On accède rapidement par autoroute aux vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. D'autres stations plus modestes, familiales, sont à quelques minutes du centre-ville, notamment La Féclaz dans les Bauges.

En 1989, Chambéry a accueilli les Championnats du monde de cyclisme sur route, qui se sont déroulés sur les communes de Jacob-Bellecombette, Montagnole et Chambéry. Trois ans plus tard, elle accueillait la flamme olympique pour les Jeux olympiques d'hiver d'Albertville.

Chambéry est présente dans d'autres disciplines, notamment grâce à son club de handball[134]. Le Chambéry Savoie Handball[135] compte aujourd'hui un peu plus de 250 licenciés repartis en onze équipes jeunes (du mini hand au moins de 18 ans) et quatre équipes seniors, deux équipes amateurs en régional, un centre de formation (13 stagiaires) et une équipe professionnelle (15 joueurs sous contrat).

•On compte aussi un club d'aviron[136] parmi les meilleurs clubs français depuis 15 ans envoyant régulièrement des rameurs porter les couleurs des équipes de France. •Un club de football le SO Chambéry Foot qui a participé durant la saison 2010-2011 à la Coupe de France de football et a réalisé un record en éliminant à la suite 3 équipes de ligue 1 (Monaco, Brest, Sochaux), en atteignant les 1/4 de finale. •Une équipe de rugby à XV, le Stade olympique chambérien rugby, ou encore les Éléphants, évoluant en D2 de Hockey sur glace. Chambéry possède aussi une équipe de rink hockey (hockey sur patins à roulettes) qui évolue en National 2, le Hockey Club Chambéry. Club formateur de nombreux biathlètes, le Tir Olympique Savoisien a remporté plusieurs titres nationaux en tir sportif et évolue en première division. Il est présidé par Jean-Pierre Amat, Champion Olympique en 1996.

Les voitures du Tour de France à Chambéry

Parmi les nombreux clubs sportifs chambériens on peut citer à titre d'exemple :

Médias[modifier | modifier le code]

Siège de France Bleu Pays de Savoie dans le bâtiment orange (quartier Curial).

La presse locale est essentiellement écrite, Le Dauphiné libéré dispose d'une agence en ville. Deux hebdomadaires, l'Essor savoyard et La Vie Nouvelle sont toujours diffusés. Au XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle, de très nombreux titres existaient ; le Travailleur Alpin, la Croix de Savoie, le Patriote Savoisien, le Courrier des Alpes…

Le Magazine municipal de la ville de Chambéry consigne non seulement l'ensemble des décisions prises par le conseil municipal ainsi que les projets en cours de réalisation, mais surtout cette publication apporte de nombreuses informations locales.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Hot Radio Chambéry[138], et Radio Ellébore qui est une radio associative chambérienne. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est également le cas lors des informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale (une agence est à Chambéry) et régionale.

Économie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle de Bissy, avec le site de la société Placoplatre au premier plan.

Plusieurs entreprises de grande importance y ont leurs sièges sociaux (Pechiney, Transalpine, Cafés Folliet, Placoplatre, Opinel…) ou des centres importants de productions (Opinel, Vetrotex, SNCF avec son centre de maintenance régional[139]). Mais Chambéry est une ville dont l'économie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la préfecture, la mairie et son CCAS, le centre hospitalier, l'Université de Savoie et le Conseil général sont les cinq structures de plus de 1 000 salariés situées en ville. Avec le Palais de Justice, la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie et jusqu'en 1982 plusieurs casernes militaires, Chambéry est une ville à forte connotation publique. La commune accueil annuellement la Foire de Savoie jouant un rôle de vitrine pour beaucoup d'acteurs économiques locaux.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage chambérien est de 15 267 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an[140]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 394 Chambériens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Chambéry est de 6 638 €/an contre 5 683 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables chambériens de l'ISF est estimé à environ 1 563 284 €/an[141].

Impôt sur le revenu en 2005

  Part de foyers imposables (%) Revenu moyen par foyer fiscal en € Revenu moyen par foyer fiscal imposable Montant moyen des retraites et pensions Part de retraités et pensions (%)
Chambéry-Ville 51 15 558 23 916 17 635 32
Chambéry et agglo 58 17 484 25 062 18 388 31
Savoie 57 16 911 24 215 16 897 31
France 52 16 827 25 910 16 883 31
Sources des données : Ministère des finances[142]

Canton selon les territoires de développement social Chambéry (Chambéry et couronne chambérienne)

  Part d'allocataires du RMI pour 1000 hab. Nbre d'allocataires à bas revenus Nbre de personnes couvertes par allocataires à bas revenus en % par rapport à la population totale 1999 Allocataires du RMI
31/12/00 31/12/04
Cantons Chambéry 21,4 3 671 7 848 13,8 1 154 1 197
Chambéry et agglo 13,9 5 239 11 315 9,5 1 623 1 666
Savoie 9,3 13 126 30 380 8,1 3 403 3 463
Sources des données : C.A.F[142]

Le taux de fiscalité directe locale[143] de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle. Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 18,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 4,92 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 25,95 %, au niveau intercommunal à 0 % et au niveau départemental à 7,46 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 44,19 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 29,37 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,35 %, au niveau départemental à 9,09 % et au niveau régional à 2,43 %[144].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le bassin d'emploi chambérien compte une population active totale d’environ 60 000 individus[145] sur les 26 millions du pays. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 75 % ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est quant à elle de 82,2 %[146]. Le nombre de chômeurs chambériens est de 3 600 en décembre 2006[145]. Le taux de chômage entre 1999 et 2005 a fortement diminué, passant de 15,4 % à 6,1 %[146], alors que le niveau moyen national passait simultanément de 12,9 % à 8,4 %. Chambéry compte 43 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 17,6 % de retraités, 28,5 % de jeunes scolarisés et 10,9 % d'autres personnes sans activité[146].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Chambéry 0,1 % 5,5 % 12,8 % 24 % 32 % 25,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[147]

En moyenne, 27 % des chefs d'établissements dans Chambéry et son agglomération ont plus de 55 ans. Cette moyenne est légèrement plus élevée que la moyenne départementale qui est de 25,5 %[45].

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Siège et site productif d'Alpina Savoie.

En 2004, 121 entreprises ont plus de 50 salariés[148]. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2004 est de 419, ce qui place Chambéry au 72e rang national. Le Taux de la taxe professionnelle pour la commune en 2005 est de 19,05 %, plaçant la ville dans une position de compétitivité élevée par rapport aux autres communes (17,75 % ont un taux plus faible)[149].

Le nombre total d'établissements est d'environ 4 520 (en décembre 2004), et le nombre total d'entreprises est d'environ 3 630, dont 2 100 entreprises individuelles[150]. En se restreignant au champ ICS[151], il y a 2 930 entreprises en 2006[152]. Parmi les 3 440 établissements du champ ICS, on en dénombre 99 dans les industries agricoles et alimentaires (dont Alpina Savoie) représentant 2,9 % du total, 93 dans les industries des biens de consommation représentant 2,7 %, 45 dans les industries des biens d'équipement soit 1,3 %, 54 dans les industries des biens intermédiaires représentant 1,6 %, 27 dans l'énergie ce qui représente 0,8 %, 270 dans la construction soit 7,9 %, 893 dans le commerce représentant 26 %, 104 dans le transport soit 3,0 %, 125 dans les activités immobilières soir 3,6 %, 607 dans les services aux entreprises représentant 17,7 %, 522 dans les services aux particuliers soit 15,2 %, et enfin 600 dans l'éducation, la santé, et l'action sociale soit environ 17,4 % du total des établissements chambériens[149].

Chambéry abrite de nombreuses grandes entreprises telles que Alpina-Croix de Savoie ou encore Placoplatre. Les 18 principales entreprises[149] chambériennes sont : OCV Chambéry France[153] (anciennement Saint Gobain vetrotex France) avec un chiffre d'affaires (CA) de 138 M €, la SATM avec un CA de 91 M €, OCV Chambéry International[153] (anciennement Vetrotex international) avec un CA de 53 M €, Routin avec un CA de 51 M €[154], Jean Lain avec un CA de 49 M €[155], Aménagement de Savoie SAS avec un CA de 45 M €, suivi des entreprises Spie Tondella avec 36 M €, Cafés Folliet avec 30 M €[156], Réal-Coppelia avec 29 M €, Transport de Savoie avec 28 M €, Grand garage Vasseur avec 26 M €, Transrol avec 24 M €, Alpes denrées avec 23 M €, Provent avec 19 M €, Pegaz-pugeat avec un CA de 17 M € tout comme l'entreprise Plaza automobiles, et enfin Gauthey qui tout comme Sotira 73 a un chiffre d'affaires de 16 M €.

Commerce[modifier | modifier le code]

Commerces sur la Place Saint-Léger.

Sur 3 440 établissements chambériens en 2004, on dénombre 936 commerces soit 21 %[150]. Au 1er août 2006, le cumul des surfaces commerciales de plus de 300 m2 relevées s'élève à 157 677 m2, sachant que 37 971 m2 sont dédiés à l'alimentaire et 68 706 à l'équipement domestique. Les magasins chambériens ont une taille moyenne d'environ 1 300 m2 par établissement. Le chiffre d'affaires commerciale réalisé pour l'agglomération est de 184 M€ pour les dépenses non alimentaires et de 79 M€ pour les dépenses alimentaires[45].

Le commerce chambérien est partagé entre les grandes surfaces commerciales et les petits commerces surtout présents en centre ville. Les principales artères commerçantes du centre-ville sont la rue de Boigne, la place Saint-Léger, la rue Juiverie, le boulevard de la Colonne, la rue de la Croix-d'Or, la place de Genève, la rue Favre, la rue Saint-Antoine, la rue de Maistre, l'avenue Charles-de-Gaulle, la place de l'hôtel de ville, la rue Vieille Monnaie, la rue d'Italie, la rue du Faubourg-Montmélian. De nombreuses enseignes se sont implantées dans le centre-ville telles que les Galeries Lafayette, Morgan, SFR, Celio et d'autres. Il faut également souligner la réhabilitation des Halles de Chambéry qui se sont récemment dotées de commerces tels que la FNAC, H&M, Nature & Découvertes, SFR, Celio, Monoprix et un cinéma multiplexe de 10 salles Pathé.

En 2014, le centre-ville de Chambéry compte 673 commerces et boutiques, correspondant à 40 500 m2 de surfaces commerciales[157].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville de Chambéry est classée Ville d'Art et d'Histoire[158]. Le label ville et pays d'art et d'histoire est attribué depuis 1985 par le ministère français de la Culture aux villes ou pays s'engageant dans une politique d'animation et de valorisation du patrimoine et de l'architecture. Cette promotion est l'œuvre de l'établissement public Chambéry promotion et de l'Office du tourisme. Depuis septembre 2010, l'hôtel de Cordon (XVIe siècle) rue Saint-Réal, est devenu le Centre d'Interprétation de l'architecture et du patrimoine, un bâtiment municipal destiné à mieux faire connaître le patrimoine chambérien. C'est aussi le lieu de départ des visites sous la conduite des guides-conférenciers de Chambéry.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La rotonde de la crypte de Lémenc.

Monuments antiques[modifier | modifier le code]

  • La crypte de Lémenc : le plus ancien vestige antique à Chambéry est l'église Saint-Pierre de Lémenc, en grande partie du XVe siècle, mais qui abrite une crypte plus ancienne. Sa date et sa destination sont très mal connues. Une rotonde composée de six colonnes remarquables aurait peut-être servi de reliquaire monumental ou de baptistère. Les archéologues ne sont pas d'accord sur sa datation (IXe ou XIe siècle).
  • Le cimetière voisin abrite les corps de plusieurs célébrités chambériennes, telles que Mme de Warens l'amie intime du philosophe Jean-Jacques Rousseau, ou Benoît de Boigne.

Monuments du Moyen Âge et de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Le château et la Sainte-Chapelle de Chambéry.
  • Le château des ducs de Savoie : Il est l'ancienne résidence des comtes et ducs de Savoie. Il abrite aujourd'hui la préfecture et le conseil général. C'est un ensemble de bâtiments datant du Moyen Âge au XXe siècle. Il se compose notamment de trois tours construites aux XIVe et XVe siècles, de dépendances médiévales et d'un grand corps de logis des XVIIIe et XIXe siècles édifié à la place des anciens appartements des comtes. Dans son enceinte se trouve la Sainte-Chapelle (1408-1430), qui a abrité de 1453 à 1578 le Saint-Suaire, avant qu'il soit transféré à Turin, pour suivre le changement de capitale des États de Savoie. À l'intérieur on y admire de remarquables vitraux du XVIe siècle, restaurés en 2002[159]. La façade, réalisée au XVIIe siècle, est un chef-d'œuvre baroque de l'architecte turinois Amedeo di Castellamonte. Dans le clocher (ou tour Yolande), est installé le Grand carillon qui sonne de ses 70 cloches[160]. Œuvre de la fonderie Paccard à Sévrier, c'est le quatrième plus grand carillon au monde et le premier d'Europe[67]. Un concert a lieu les premier et troisième samedis de chaque mois à 17h30.
  • La cathédrale Saint-François-de-Sales : Ancienne chapelle franciscaine édifiée au XVe siècle[67], elle est devenue cathédrale en 1779, lors de la création de l'évêché de Chambéry, puis métropole en 1817, lors de sa transformation en archevêché. Elle abrite le plus vaste ensemble de peinture en trompe-l'œil d'Europe (1835), ainsi qu'un diptyque en ivoire du XIIe siècle d'inspiration byzantine.
  • La vieille ville : Elle est composée d'un grand nombre d'anciens hôtels de la noblesse savoyarde. À la fin du XVe siècle, les familles nobles ont entrepris la démolition des vieilles bicoques de bois et de torchis et ont bâti des maisons en bonnes pierres qui ont pris plus tard le nom « d’hôtel », là où le maître de maison reçoit ses hôtes. Les demeures des XVe et XVIe siècles sont nombreuses, même si leurs façades ont pour la plupart été redessinées à partir du XVIIIe siècle (rue Basse-du-Château, rue Juiverie, rue Croix-d'Or…). Très empreints de l’héritage médiéval, les premiers hôtels s’organisent autour d’une cour le plus souvent fermée dans laquelle se trouve une tourelle hors-œuvre ou en demi-hors-œuvre, contenant un escalier en vis. Un arc en accolade ou en anse de panier surmonte fréquemment la porte d’entrée. La Renaissance italienne y laisse sa marque : des galeries ou loggias relient les différents corps de bâtiment, les allées intérieures sont nombreuses, des arcades bordent quelquefois la cour…[161]

Monuments de style baroque[modifier | modifier le code]

Hôtels particuliers Favre de Marnix et Montfalcon sur la place du Château.
Le château de Caramagne, sur les hauteurs de Chambéry.
  • À l’avènement de la période baroque (XVIIe et XVIIIe siècles) de nombreuses familles nobles, comme les Costa de Beauregard ou les Castagnery de Châteauneuf vont entreprendre, dans le tissu médiéval de la cité, la construction d’hôtels particuliers. La référence à Turin, et d’une manière générale à l’art italien, est bien affirmée. La situation intra-muros et la superficie conséquente de ces bâtiments les apparentent aux palais italiens. Dans toute la péninsule italienne, les grandes familles ont construit, depuis la Renaissance, des palais au cœur des villes, où la place est rare, d’où un plan carré sur cour intérieure aux jardins réduits voire inexistants. Une porte monumentale ouvre sur un passage qui mène à la cour intérieure. Ce passage traverse le bâtiment de part en part, ce qui permet au palais de bénéficier d’un double accès. Les hôtels Costa-de-Beauregard ou de Morand présentent cette particularité, comme le palais Carignan à Turin, issu des modèles florentins.
    Au XVIIIe siècle la cour intérieure des nouveaux hôtels disparaît : les hôtels Chollet-du-Bourget, de Roche ou de Montfalcon offrent un seul corps de logis. Le décor s’intensifie sur les façades ou dans les escaliers, avec une prédilection pour des éléments de style français (grilles Louis XV, guirlandes et rubans Louis XVI). La tradition sénatoriale de Chambéry, héritée depuis le milieu du XVIe siècle, a incité les familles nobles à vivre l’hiver en ville et l’été à la campagne. Les châteaux ou maisons fortes des environs sont modernisés et remis au goût du jour, et souvent transformés en domaines de rapport.
  • Le Château de Caramagne : Cette propriété privée est un des plus remarquables exemples conservés de nos jours. Au nord de la ville, à proximité du nouveau quartier de Chambéry-le-Haut et dans un environnement où la campagne tend à disparaître chaque jour un peu plus, le domaine de Caramagne donne des allures italiennes aux environs de Chambéry. Une imposante entrée, entourée de communs en hémicycle, ouvre sur une grande allée de platanes. Celle-ci conduit à cette demeure au décor en trompe-l’œil. Des colonnes de marbre soutiennent la loggia dans le goût des palais italiens. Les peintures à la détrempe présentent une perspective de fausses colonnes. Aux extrémités de la loggia, deux groupes imitant la sculpture figurent l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus, à gauche, et l’enlèvement d’Europe par Jupiter. L’origine de cette vieille maison est beaucoup plus ancienne que ne le laisse supposer la décoration. Le juriste Bernadino Becchi, né dans le petit village de Caramagne (Piémont), en était le bâtisseur au XVIe siècle. La propriété passa ensuite à la famille des Bertrand de la Pérouse, puis à Frédéric de Bellegarde en 1783. La décoration du grand salon (fin XVIIIe siècle) comme celle des façades (début XIXe siècle) aurait été réalisée à l’époque de ce propriétaire, par des artistes piémontais mais dont les noms sont inconnus.
    En 1812, un ancien militaire, Joseph Gillet, prend possession de la maison, mais la loue en 1820 à la marquise de La Pierre, une anglaise mariée à un Chambérien, et à une de ses compatriotes, madame Birch. Le poète Alphonse de Lamartine rencontre en 1819 la fille de celle-ci. Un an plus tard, ils s’unissent. Le grand salon - orné de décors en stuc – demeure célèbre de par le contrat de mariage signé le 25 mai 1820.
  • Dans le style baroque est également construite l'église Notre-Dame de Chambéry, du XVIIe siècle, qui est l'ancienne chapelle des jésuites de Chambéry. Les plans sont dus à Étienne Martellange, architecte notamment de l'église Saint-Paul-Saint-Louis à Paris[162].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue de Boigne.

Parmi les constructions et aménagements réalisés durant le XIXe siècle, l'on retrouve notamment :

  • La rue de Boigne, bordée de portiques à la mode turinoise, a été percée entre 1824 et 1830 grâce aux libéralités du général de Boigne, urbaniste revenant dans sa ville natale. Cette artère, « percée en coup de sabre », apporte dans le Chambéry romantique d'alors une salutaire aération de l'espace urbain, malgré la disparition de bâtiments historiques sans doute du plus haut intérêt, comme les anciens hôtels des Buttet, la Chavanne et Lescheraine. Cette nouvelle voie devient très vite le centre mondain de la ville où s'installent les familles de notables, mais aussi les commerces de luxe ou les salons de thé. Stendhal écrit en 1837 dans ses Mémoires d'un touriste : « Un lieu aussi commode devient bientôt le rendez-vous de tout ce qui s'ennuie et veut se distraire un jour de pluie ; il s'y établit des cafés, des boutiques de luxe, des cabinets littéraires, où l'on va passer une heure ou deux quand il fait une bise noire et qu'on s'ennuie chez soi… Il pleuvait aujourd'hui. J'ai passé toute ma journée sous les portiques de la belle rue de Chambéry. Je pensais à la douce Italie… »
La fontaine des éléphants.
  • La fontaine des éléphants : Cette fontaine est le monument le plus célèbre de Chambéry[163] ; il a été érigé en 1838 par le sculpteur grenoblois Pierre-Victor Sappey[164] qui commémore les exploits en Inde des marathes du comte de Boigne (1751-1830). Après la mort de Benoît de Boigne en 1831, la ville de Chambéry décide d’élever un monument pour perpétuer le souvenir et les bienfaits de l’illustre personnage. Le Conseil de ville a porté son choix sur le projet du Grenoblois Pierre-Victor Sappey, pour son originalité et son faible coût. Ce monument est inauguré le 10 décembre 1838. L’ensemble, haut de 17,65 mètres, est une habile superposition de trois monuments : une fontaine, une colonne et une statue. La fontaine présente dans son plan la croix de Savoie[165]. Quatre éléphants réunis par la croupe, d'où le surnom populaire de "Quatre sans cul"[166], réalisés en fonte de fer, jettent l’eau par la trompe dans un bassin de forme octogonale. Ils portent chacun une tour de combat surmontée d’un bas-relief ou d’une inscription. Au-dessus se trouvent une grande variété de trophées : « Des armes persanes, mogholes, indoues ; divers objets rappelant les mœurs, les arts et la civilisation des peuples que le général de Boigne a combattus ou gouvernés, composent les trophées ». La grande colonne est symbolisée par un tronc de palmier, elle porte en son sommet la statue du général. Il est représenté avec le costume de lieutenant général de SM le roi de Sardaigne.
Le théâtre Charles Dullin.
  • Le théâtre Charles Dullin : Ce théâtre[163] porte le nom du comédien savoyard Charles Dullin depuis 1949. Il est construit à partir de 1824 grâce à une donation du Comte de Boigne. Il est inauguré en 1828. Incendié en 1864 (ce qui entraîna la perte d'une partie des archives municipales, stockés dans les combles), il est reconstruit de 1864 à 1866 sur le modèle de la Scala de Milan. Le rideau de scène, peint par Louis Vacca, représente la descente aux Enfers d'Orphée ; seul rescapé de l'incendie en 1864, il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques[167].

Chambéry possède également beaucoup de statues, la plupart installées à la fin du XIXe siècle lors de la « guerre des statues », où, à renfort de souscriptions publiques et de campagne de presse, des hommes politiques et notables républicains ou conservateurs érigeaient des monuments à forte portée symbolique :

  • La statue de la Sasson (qui signifie Grosse femme en savoyard) est un monument du sculpteur Alexandre Falguière installée en 1892 pour commémorer un premier rattachement de la Savoie à la France qui eut lieu au moment de la Révolution en 1792. Elle fut confisquée et déboulonnée par les Allemands sous la Seconde Guerre mondiale, on la retrouva décapitée dans une gare en Allemagne et elle retrouva sa place dans la ville après réparations en 1983.
  • La statue des frères Joseph et Xavier de Maistre, respectivement philosophe et écrivain, par le sculpteur Ernest Henri Dubois, installée en 1899 près du château et qui eut une histoire mouvementée[168]. Jusqu'à la seconde guerre, la statue comptait une femme, allégorie de la Savoie, au pied des deux frères offrant une couronne de chêne à l'aîné et un bouquet au cadet.
  • La statue de Jean-Jacques Rousseau (1910 - Mars Vallett), au jardin public du clos Savoiroux, qui le représente en promenade champêtre, dressé sur un rocher, face à la ville.
  • Monument aux Savoyards morts pour la patrie (Monument aux morts de 1870) (1912, place Monge), œuvre en bronze d'Ernest Henri Dubois. Elle représente deux femmes, dont l'une symbolise la Savoie et l'autre la France, et commémore le sacrifice de soldats des deux bataillons de mobiles de la Savoie.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • La rotonde SNCF : La rotonde du dépôt de la gare SNCF, inspirée de l'architecture de Gustave Eiffel et construite entre 1907 et 1910, a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1984[169] et labellisée « Patrimoine du XXe siècle » depuis 2005[170]. Il s'agit de la plus grande rotonde métallique de France. Entièrement restaurée, elle est toujours en activité, et permet de stocker 72 locomotives sur 36 vois rayonnantes. Un centre d'Interprétation de l'architecture et du patrimoine est en cours d'élaboration, permettant aux visiteurs de plus en plus nombreux de découvrir régulièrement ce chef-d'œuvre de fer. Les visites sont organisées en juillet tous les mardis et en août tous les mardis et jeudis à 14h.
Les Halles de Chambéry
  • Deux bâtiments des années 1930, en béton, sont notables :
    • Les Halles de Chambéry : Il s'agit d'un exemple d'architecture en béton, réalisées par les architectes Pierre et Raymond Bourdeix. La particularité de la structure est de présenter à l'intérieur du marché couvert une dalle supportée par des poutres de grande portée avec des jambes de force en béton armé (système Hennebique), sans aucun point d'appui intermédiaire. Le marché couvert et le marché de plein air s'y tiennent deux fois par semaine. Les Halles ont fait l'objet d'un concours d'architecture pour la réalisation d'un centre commercial moderne. Le projet choisi permettra de mettre en valeur la structure existante, et sa réalisation a été achevée en novembre 2011.
    • Les anciennes archives départementales : ce bâtiment a été construit en 1936 et conçu par l'architecte Roger Pétriaux est également labellisé « Patrimoine du XXe siècle ». Celui-ci était destiné à abriter l'ensemble des archives départementales, d'où son nom. Il a été transformé en bureaux pour certains services du Conseil général.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Clos Savoiroux.
Sentier le long de la falaise des Monts.

Chambéry est une ville fleurie récompensée par trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[171].

Parmi les principaux espaces verts se trouvent :

  • Les squares : le square Vaugelas, le square Paul-Vidal, le square André-Tercinet, le square Jacques-Lovie, le square Pierre-Aglietta, le square du petit Paris, le square M. Migeon, le square Robert Marcon, le square Jules-Daisay, le square d'Albstadt, le square Jules-Gauthier, le square Hudry-Menos.
  • Les parcs et jardins :
    • le jardin/parc du Verney qui est le plus ancien espace vert de la ville ;
    • le Clos Savoiroux où se trouve le monument de la victoire ;
    • le parc de la Calamine se trouvant au pied du vallon des Charmettes ;
    • le jardin botanique, le Jardin du Musée situé en contrebas du château des Ducs de Savoie ;
    • le jardin du Mas-Barral qui possède une centaine d'arbres de 50 essences ;
    • le talweg, parc de 43 hectares où peut se pratiquer la gymnastique, le football, les jeux de boules, ou simplement la promenade. Une aire multisports y est installée ;
    • le parc de Buisson Rond, situé pour partie également sur la commune de Barberaz, traversé par l'Albanne. Le château de Buisson-Rond est situé dans le parc[172].
  • Autres :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vue sur Chambéry en arrière-plan depuis les vignobles de Saint-Jeoire-Prieuré.

La gastronomie chambérienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir local et des alpages montagnards, essentiellement des Bauges.

Outre la célèbre fondue savoyarde, on s'y plaît à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets[174], la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes[175]… En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles. Mais aussi la truffe en chocolat qui fut inventée par Louis Dufour, un pâtissier chambérien, en décembre 1895[176]. Les tables de Chambéry arborent aussi, bien entendu, les fromages savoyards comme l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyère de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagères.

La tombe de la famille Coutin , Auguste "en mémoire" au sommet.

Les forêts environnantes et les montagnes de moyenne altitude, telles que le mont Granieren Chartreuse ou les Bauges, offrent des produits très appréciés par les habitants. On y trouve des champignons, notamment des cèpes, des bolets, des chanterelles, des morilles, des rosés des prés et bien d'autres. Dans la cluse de Chambéry, plusieurs vignobles sont également présents au sud de la commune, produisant des vins de terroirs, employés dans de nombreuses spécialités comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc. Ainsi, on retrouve près de Chambéry le vignoble d'Apremont, le vignoble de Chignin, le vignoble d'Arbin et d'une manière générale on consomme la plupart des Vins de Savoie[177].

En matière d'alcool, la ville est également à l'origine de vins et spiritueux tels le Vermouth, qui servi avec de la liqueur de fraise devient la Chambéryzette, fabriqués par Dolin à Chambéry.

Enfin, la ville dispose de nombreux brasseries ou restaurants gastronomiques[178], dont un distingué par le Guide Michelin (le Château de Candie[179]). Par ailleurs, le cuisinier aux entrées du Restaurant à la carte du Titanic, Auguste Coutin, était chambérien. Il disparut tragiquement lors du naufrage du navire le 15 avril 1912[180]. Un nombre important de restaurants, outre ceux situés dans le centre ancien, sont également présents sur l’Avenue de Lyon, au niveau de la place Monge, de la place de l'Europe et du Carré Curial.

L'année 2014 à Chambéry est par ailleurs dédiée au goût et à la gastronomie, avec le programme « Chambéry, une ville à croquer »[181].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L'Espace culturel André Malraux est accolé à la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau. L'escalier monumental permet l'accès au théâtre.
Le musée des beaux-arts de Chambéry, dans l’ancienne halle aux grains de la ville.

Chambéry comprend un ensemble de bâtiments anciens et contemporains :

  • La vieille ville, avec ses nombreux hôtels particuliers et ses ruelles d'époque médiévale ;
  • le Théâtre Charles Dullin, 1866, qui possède une salle à l'italienne ;
  • L'espace Malraux, 1987. Il s'agit d'une scène nationale qui fut réalisée par Mario Botta[182] ;
  • La médiathèque Jean-Jacques Rousseau, 1992. Elle fut réalisée par l'architecte Aurelio Galfetti[182] et accueille la Bibliothèque Municipale de Chambéry ;
  • Le Manège, centre de congrès, 1992, qui fut réalisé par Jean-Jacques Morisseau[182] ;
  • La Cité des Arts, 2002, réalisée par Yann Keromnes, Aurelio Galfetti et François Cusson ;
  • Le Phare, 2009, une salle qui accueille concerts, manifestations sportives et événementielles.

Les différents musées de la ville, les espaces d'expositions et de séminaires :

  • Le musée des Beaux-Arts, qui possède des peintures italiennes de la Renaissance ;
  • Le musée savoisien, consacré à l'histoire régionale ;
  • Les Charmettes, la maison où Jean-Jacques Rousseau passa une partie de sa jeunesse ;
  • Le muséum d'histoire naturelle, créé en 1846, qui expose au public le patrimoine naturel de la région ;
  • L'hôtel de Cordon, centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine, 71 rue Saint-Réal, lieu de départ des visites de la ville effectuées par les guides-conférenciers de Chambéry ;
  • La galerie du Larith, pour les expositions d'art contemporain ;
  • La galerie l'Antichambre, 15 rue de Boigne ;
  • La galerie Ruffieux-Bril, rue basse-du-Château.

La ville possède plusieurs bibliothèques municipales que sont la médiathèque Jean-Jacques Rousseau et la bibliothèque Georges Brassens[183] ainsi que cinq bibliothèques associatives de quartier se trouvant à Bellevue, Bissy, Le Biollay, Chantemerle et Mérande[183].

Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune de Chambéry. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thèmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie[184] (SSHA), fondée à Chambéry en 1855, l'association des Amis de Joseph et Xavier de Maîstre ainsi que la Société des Amis du Vieux Chambéry[185]. Le 7e art a sa place au sein de la cité ducale. Chambéry compte plusieurs cinémas dont L'Astrée, Le Forum, Curial, et le multiplexe Pathé Les halles.

Personnalités natives de Chambéry ou liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités chambériennes.
Claude Favre de Vaugelas
Jean-Jacques Rousseau

Voici ci-dessous un aperçu des personnalités les plus significatives ayant un attachement particulier à la ville :

  • Comte Thomas Ier (1178-1233), qui achète la ville, exception faite du château, au vicomte Berlion de Chambéry, le 15 mars 1232[186],
  • Comte Amédée V (v. 1249-1323), qui achète en 1295 le château de Chambéry, qui s'imposera comme la principale résidence comtale.
  • Marc-Claude de Buttet (1530-1586), natif de Chambéry, poète de la Renaissance et gentilhomme savoisien, auteur de l'Amalthée.
  • Antoine Favre, (1557-1624), jurisconsulte, président du Souverain Sénat de Savoie en 1608.
  • Claude Favre de Vaugelas (1595-1650), grammairien et académicien. Fils du président Favre.
  • Mme de Warens, (1699-1762), tutrice de Jean-Jacques Rousseau.
  • Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) - Chambérien d’adoption, il fit partie des philosophes des Lumières, mais est considéré également comme écrivain, musicien.
  • Benoît de Boigne (1751-1830), natif de Chambéry, militaire de carrière en Inde, président du conseil général. La statue du général de Boigne est érigée à Chambéry au centre de 4 éléphants des Indes tronqués.
  • Joseph de Maistre (1753-1821) , natif de Chambéry. Sénateur de Savoie, ministre plénipotentiaire auprès du tsar de Russie.
  • Marie-Jean Hérault de Séchelles, (1759-1794), commissaire de la Convention à Chambéry en 1793, guillotiné le 5 avril 1794 à Paris avec les Dantonistes.
  • Gabriel Pérouse, (1874-1928), archiviste-paléographe, directeur des Archives de Chambéry, membre de l'Académie de Savoie, président de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie de Chambéry de 1922 à 1928, auteur d'un livre sur Les Environs de Chambéry et d'une étude sur Le Vieux Chambéry.
  • Daniel-Rops, (1901-1965) Henri Petiot, dit « Daniel-Rops », écrivain et historien français.
  • Yann Barthès, (1974), né à Chambéry. Journaliste, animateur et producteur français de télévision. Il anime Le Petit Journal sur Canal+.
  • Olivier Giroud, (1986), né à Chambéry. Footballeur évoluant à Arsenal.
  • Renaud Capuçon, (1976), né à Chambéry, violoniste.
  • Gautier Capuçon, (1981), né à Chambéry, violoncelliste.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Chambéry

Les armes de Chambéry se blasonnent ainsi : De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'or.

Cette ville, ancienne capitale du duché de Savoie, possède des armoiries de patronage, c'est-à-dire que, par concession de ses anciens princes, elle porte leurs armes, mais brisées. Ces armoiries ont dû être octroyées à la ville de Chambéry dans la première moitié du XVIIe siècle[187].

La devise, Custodibus istis (Par ces gardiens), semble avoir trait à la haute protection des ducs de Savoie qui, de leur grande autorité, appuyaient les droits de leur capitale et en devenaient les gardiens, ou bien à leur action de gardiens des cols des Alpes.
Armes de Chambéry avec ornements

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Chambéry[modifier | modifier le code]

  • Christian Sorrel, Histoire de Chambéry, Privat,‎ 1992 (ISBN 2-70898-303-2)
  • Jean-Olivier Viout et Claude Fachinger, Chambéry intime, Alan Sutton,‎ 2002 (ISBN 2-84253-661-4)
  • François Juttet (dir.) et Guides-conférenciers de Chambéry, Chambéry : Lecture d'une ville, Éd. Comp'Act (Association des Guides-Conférenciers),‎ 2005, 448 p. (ISBN 2-87661-374-3)
  • Monique Dejammet et André Palluel-Guillard, Chambéry à la Belle Époque, La Fontaine de Siloé,‎ 2007 (ISBN 2-84206-231-0)
  • François Juttet, Chambéry, du château à la ville ancienne, Les guides-conférenciers,‎ 2008 (ISBN 978-2-7466-0233-5)
  • Gabriel Pérouse, Le Vieux Chambéry, Pyremonde,‎ 2009
  • Collectif, Chambéry, un carrefour alpin, Glénat, coll. « L'Alpe » (no 59),‎ 2013

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 134b sous Cambayrac
  • Charles Rostaing, Les noms de lieux, coll. « Que sais-je ?, Presses universitaires de France »,‎ 1985, 10e éd., chap. II (« les Ligures »), p. 31
  • Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 202 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 100, Article « Chambéry ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de l'agglomération chambérienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  18. Lancement de saison hivernale 2010/2011
  19. Statistiques annuelles de l'aéroport de Chambéry sur le site de l'UAF.
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  25. Compte rendu de la prévention routière Dossier prévention routière
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  184. Société savante - La Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie
  185. Société savante - Les Amis du vieux Chambéry
  186. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane,‎ 1973, 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 123.
  187. Note de M. d'Arcollières, de Chambéry, publiée en 1896
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