Vannes

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Vannes
Port de Vannes
Port de Vannes
Blason de Vannes
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan (préfecture)
Arrondissement Vannes (Chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons :
Vannes-Est
Vannes-Centre
Vannes-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Vannes (siège)
Maire
Mandat
David Robo (UMP)
2014-2020
Code postal 56000
Code commune 56260
Démographie
Gentilé Vannetais
Population
municipale
52 784 hab. (2011)
Densité 1 634 hab./km2
Population
aire urbaine
144 353 hab. (2008[i 1])
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 21″ N 2° 45′ 37″ O / 47.6559, -2.7603 ()47° 39′ 21″ Nord 2° 45′ 37″ Ouest / 47.6559, -2.7603 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 56 m
Superficie 32,30 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-vannes.fr

Vannes [van] est une commune française située dans l’ouest de la France sur la côte sud de la région Bretagne. La ville, située en Basse-Bretagne, est la préfecture du département du Morbihan, et le siège d'une agglomération de 135 882 habitants. Centre économique et destination touristique[1] à la tête d’une aire urbaine de 144 353 habitants au 1er janvier 2008[i 1], et d'une population municipale de 52 683 habitants au 1er janvier 2009[i 2], Vannes est la 4e agglomération de la région Bretagne[i 3] en nombre d'habitants, et le 3e pôle universitaire de Bretagne. La ville est bâtie en amphithéâtre au fond du golfe du Morbihan ; la vieille ville est enfermée dans ses remparts, groupée autour de la cathédrale Saint-Pierre ; elle a été aménagée en zone piétonne et offre des commerces installés dans des demeures à pans de bois.

Après la guerre qui opposa les Vénètes aux légions de César, l’administration romaine fait de Darioritum, nom antique de la ville, la civitas des Vénètes à la fin du Ier siècle av. J.-C. sous le règne d'Auguste[2]. La ville accueille l’évêché et les ordres religieux catholiques en 465 lors du concile de Vannes. Ce concile consacre Patern, saint patron de la cité, saint fondateur de Bretagne et premier évêque attesté de Vannes[3],[4].

Au cœur d'un comté qui forme un espace-frontière, la cité est conquise en 578 par le roi Waroch II qui organise le Bro Waroch, espace politique dont Vannes est la capitale. La position centrale de Vannes en Bretagne-sud confère à Vannes et à ses chefs politiques et religieux un rôle prédominant. Les comtes et évêques de Vannes sont des personnages clés de l'équilibre entre la Bretagne et la France.

Ville du missus Nominoe, cité royale de Bretagne à la fin du Ier millénaire, Vannes devient après la guerre de Succession de Bretagne le siège de la puissance ducale. Théâtre de l'Union de la Bretagne à la France en 1532, Vannes connaît un essor religieux exceptionnel au cours des XVIe et XVIIe siècles avant de sombrer dans la langueur jusqu'aux années 1870 et l'installation de régiments. L'après Première Guerre mondiale marque le temps des mutations alors que l'après Seconde Guerre mondiale marque celui de la croissance économique et démographique.

Vannes, la cité des Vénètes, constitue un point de départ pour les excursions vers la célèbre « petite mer ». Quant à la vieille ville médiévale regroupée autour de sa cathédrale Saint-Pierre et entourée de remparts, elle est visitée pour son patrimoine architectural[5]. Ce quartier compte de nombreuses rues piétonnes surplombées par de très vieilles maisons bretonnes aux poutres apparentes.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la ville est Gwened (prononcé [dzɥinˈjɛt ] en breton vannetais ou [gɥinˈjɛt ]) et Vann en gallo.

Prétendu par les linguistes francophones comme venant directement du celte armoricain Uenet latinisé en Venetī « les Vénètes » : nom éthnique qui paraît contenir la racine WEN (sanskrit van-o-ti « il aime », van-a « charme », latin ven-us et Venus, allemand wonne « joie », etc.), et signifier « les amis, les compatriotes ». Une autre hypothèse moins fantaisiste, avancée par les linguistes locuteurs de langues britonniques, semble trouver les racines Gwyn(n) "blanche" et le suffixe dénommant ed, "les blanchis", "les affranchis".

Le nom Gwened en breton est en partie dû au débarquement de populations galloises venues de la région de Gwynedd entre le IVe siècle et le VIe siècle. La correspondance phonétique entre le peuple celtique Vénète et les bretons du Gwynedd laisse penser à une origine ethnique commune dont les deux branches auraient conservé des liens commerciaux et diplomatiques durant l'âge d'or du commerce de l'étain. Les linguistes spécialisés en langues britonniques estiment que le dialecte vannetais est plus proche du gallois que ne le sont les autres dialectes.

Mentionné dans le Catholicon (guenet).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vannes sur les rives nord du Golfe du Morbihan

Vannes se situe sur les rives nord du golfe du Morbihan, sur l'estuaire de la Marle au sud-centre de la péninsule armoricaine. La ville, située sur le littoral sud breton entre le golfe du Morbihan au sud et les landes de Lanvaux au nord, est à la fois en bord de mer et à l'intérieur des terres en étant distante de 15 km de l'océan Atlantique en direction du sud-ouest. Desservie par l'A82, l'agglomération vannetaise est localisée sur un axe qui comprend quelques-unes des plus grandes agglomérations de Bretagne : Brest, Quimper, Lorient, Vannes, Saint-Nazaire et Nantes.

Vannes est située à 400,7 km à l'ouest de Paris[6], soit trois heures par le TGV et une heure par avion. Les deux aéroports proposant des vols réguliers vers d'autres villes françaises sont l'aéroport international de Nantes et l'aéroport de Lorient. Par la route, Vannes se situe à 110 km de Rennes, de Nantes, à 120 km de Quimper et à 460 km de Paris (soit cinq heures[7] par l'autoroute).

Vannes s'est développée autour du centre historique qui se trouve à la jonction de trois collines : la colline du Mené où est situé l'intra-muros de la ville, la colline de Boismoreau où est situé le quartier Saint-Patern et la colline de la Garenne qui accueille l'hôtel de la préfecture, les jardins de la préfecture, le parc de la Garenne ainsi que le siège du conseil général du Morbihan.

La porte Saint Vincent, principale porte d'entrée de la vieille ville, baigne au pied du port de plaisance dont l'accès se fait par un chenal (direction sud-nord) de 1 500 mètres qui mène les bateaux du pont de Kérino au bassin à flot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Territoire de la commune et limites administratives

Vannes est délimitée par les communes suivantes et le golfe du Morbihan :

Rose des vents (Grand-Champ)
Plescop
(Meucon, Monterblanc)
Saint-Avé
(Vers Ploërmel, Rennes)
Saint-Nolff
Rose des vents
Ploeren
(Plougoumelen, Pluneret, Auray)
N Theix
( vers La Trinité-Surzur, Surzur et Muzillac)
O    Vannes    E
S
Arradon
(Littoral du golfe du Morbihan)
Golfe du Morbihan
(Île-d’Arz, Île-aux-Moines)
Séné
(Littoral du golfe du Morbihan)

Toutes sont situées dans la communauté d'agglomération Vannes agglo - Golfe du Morbihan. À l’extrémité sud de la ville, au-delà de l’estuaire de la Marle, se trouve l’île d’Arz qui accueille la commune du même nom (254 habitants).

Topographie[modifier | modifier le code]

Source[8].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Localisation de Vannes au fond du golfe du Morbihan - Zone Belle-île, Baie de Quiberon, Golfe du Morbihan.

Située au nord de l'estuaire de Vannes où se jettent les rivières de la Marle, du Vincin et de Séné, la ville est bâtie au fond du golfe du Morbihan, une des plus belles baies du monde. Le golfe est classé parmi les baies fermées, c'est-à-dire celles qui ne communiquent avec la mer que par un étroit goulet. Le golfe connaît un cycle de marée perturbé, il est sillonné par des courants et des contre-courants qui s'alternent créant tourbillons et remous. D'autre part, le marnage (amplitude maximale entre la haute et la basse mer) est plus faible à l'intérieur qu'à l'extérieur puisque l'ouverture du golfe est faible et le bassin étendu. Cette diminution du marnage est sensible dans le golfe du Morbihan (110 km2 pour une ouverture de 900 m). Avec une hauteur d’eau de 4,5 m, le marnage moyen est relativement faible à Vannes. Avec 5 m à Port-Navalo et 4,5 m à Vannes, le marnage du golfe est très faible par rapport à celui de pleine mer (environ 8 m).

L'étroitesse du goulet de Port-Navalo et la configuration topographique du golfe créent des courants parmi les plus violents du littoral français. Les courants marins les plus violents peuvent atteindre 3,8 m/s dans la Passe des Moutons, entre Locmariaquer et Port-Navalo lors des forts coefficients (120).

Le golfe du Morbihan, qui est classé en zone conchylicole, appartient au Réseau Natura 2000[9] en tant que Zone spéciale de conservation dans son ensemble et Zone de protection spéciale pour l'estuaire de la Marle, la réserve naturelle nationale des marais de Séné, la partie Est et le marais de Pen an Toul situé au Sud de Baden. C'est un site remarquable par la qualité de son milieu marin et sa forte productivité biologique. Des mammifères marins y sont présents, comme par exemple le grand dauphin et la loutre. On y trouve aussi des chauves-souris, notamment le grand murin, le grand rhinolophe et le petit rhinolophe.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Vannes 1981 - 2010 à 3 mètres d'altitude
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 2,6 4,5 6,2 9,6 12,1 14,2 13,6 11,6 9,1 5,6 3,3 8
Température moyenne (°C) 6,2 6,2 8,7 10,8 14,2 17,1 19,1 18,8 16,8 13,1 9,3 6,6 12,2
Température maximale moyenne (°C) 9,3 9,8 12,8 15,4 18,8 22 24,1 23,8 21,8 17,2 12,8 9,8 16,5
Nombre de jours avec gel 8,9 9,1 4,4 1 0,1 0 0 0 0 0,3 3,3 8,3 35,4
Ensoleillement (h) 71 97 141 185 183 239 239 220 202 122 95 95 1 889
Précipitations (mm) 93,2 67,8 70,9 56 64,4 48,5 49,7 43,9 57,4 102,9 82,4 97,4 837,5
Nombre de jours avec précipitations 12,9 9,4 11,5 9,9 9,5 7,7 7 7 7,6 11,9 12,1 12,2 118,7
Source : Météo Bretagne, Météo Passion
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,3
3
93,2
 
 
 
9,8
2,6
67,8
 
 
 
12,8
4,5
70,9
 
 
 
15,4
6,2
56
 
 
 
18,8
9,6
64,4
 
 
 
22
12,1
48,5
 
 
 
24,1
14,2
49,7
 
 
 
23,8
13,6
43,9
 
 
 
21,8
11,6
57,4
 
 
 
17,2
9,1
102,9
 
 
 
12,8
5,6
82,4
 
 
 
9,8
3,3
97,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Située sur la côte sud de la péninsule bretonne et sur les rives nord du Golfe du Morbihan, Vannes bénéficie d'un climat océanique. Ce climat se caractérise par des hivers doux et pluvieux, et des étés frais et relativement humides, sachant que le maximum de précipitations se produit durant la saison froide. L'ensoleillement moyen est supérieur à 2 000 heures par an [10].

Le tableau ci-dessous indique les :

Weather-rain-thunderstorm.svgNuvola apps kweather.png 'Relevés des records de températures, les records de pluviométrie depuis 1962 ainsi que les records de vitesse de vent depuis 1982[11].
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales records (°C) depuis 1962 16,7 18,8 23,7 27,9 30,0 38 37,7 39,1 32,1 28,5 21,2 17.3 -
Années des températures maximales 2003 1998 2005 1984 2010 1976 2012 1990 2005 1997 1978 1978 1997
Températures minimales records (°C) depuis 1962 -11,8 -11 -8,7 -3 -1,1 1,6 6,4 4,5 2 -2,5 -5,3 -8,2 -
Années des températures minimales 1963 2012 2005 1986 1979 1989 1982 1986 1972 1997 2007 1962 -
Vitesse du vent maximale en km/h depuis 1982 133 126 137 94 94 86 94 86 104 122 97 119 -
Années des records 1998 1990 2008 2004 2000 1990 2004 2004 1993 1987 1987 1999 -
Précipitations maximales (hauteur en mm) depuis 1961 48,7 46,9 46,4 33,2 43,2 49,2 63,4 59,3 44,0 51,6 41.2 50,7 2 000 (max)
1 973 (min)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plan et réseau routier du centre-ville

Dès l'Antiquité, Darioritum était située sur la route de l'Océan, voie romaine reliant Lyon à Brest. La capitale des Venètes était un important carrefour d’où convergeaient six voies romaines, la première vers Locmariaquer, la seconde vers Hennebont, la troisième vers Corseul, avec embranchement sur Carhaix, la quatrième vers Rennes, la cinquième vers Rieux, et la sixième vers Arzal, avec embranchement sur Port-Navalo.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Vannes est située sur un carrefour entre l'axe autoroutier qui relie Nantes à Brest (RN 165) et l'axe rapide RN 166 vers Ploërmel puis RN 24 vers Rennes. Vannes est également située sur la route européenne 60 qui relie Brest à Nantes. La route nationale 165 est appelée à être renommée en intégralité A82 (hormis la section terminale à Brest). Cependant, malgré le statut d'autoroute, l'A82 restera gratuite et les limitations de vitesse resteront les mêmes.

La rocade de Vannes, portion de l'A82 limitée à 90 km/h, commence au niveau de la commune de Séné et se termine peu après la frontière qui sépare Vannes de la commune de Ploeren. La rocade de forme semi-circulaire est située au nord du centre-ville de Vannes et sert de frontière entre les deux parties de la ville. À l'ouest de la ville, la rocade dessert les deux grandes zones commerciales : la ZC de Parc Lann au nord et la ZC de Kerlann au sud. À l'est, deux sorties desservent des zones d'activités : la zone industrielle du Prat au sud et les zones artisanales et commerciales de Pentaparc et du Chapeau Rouge au nord. Les sorties « centre-ville » se situent, d'une part et d'autre, au niveau du centre d'incendie et de secours et de la piscine Vanocéa.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Vannes.

Vannes est une destination desservie par la ligne Savenay - Landerneau longeant la côte sud de la Bretagne, qui constitue l'essentiel de la relation Nantes - Brest. Une gare routière, située à proximité immédiate de la gare ferroviaire, permet de gagner les communes non desservies par les voies ferrées, la gare maritime de Vannes, l'aéroport de Vannes. La gare de Vannes a fait l'objet, de 2006 à 2009, de profondes transformations avec intégration d'une verrière, mise aux normes pour les personnes handicapées et aménagement des parkings environnants.

Les trains du Intercités Hendaye - Quimper et du Intercités de nuit Lyon - Quimper desservent la gare de la ville, construite en 1862. La ville est également desservie par les lignes 2 (Rennes-Quimper), 3 (Quimper-Nantes), 12 (Vannes-Lorient), 19 (Redon-Vannes) et 27 (Saint-Brieuc-Vannes-Lorient) du TER Bretagne[12].

Vélos[modifier | modifier le code]

Station Le Port
Article détaillé : Vélocéa.

Vannes possède un réseau cyclable de 24 km dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains, le but étant de doubler le réseau et de passer à environ 50 km d’itinéraires cyclables d’ici à 2012.

Par ailleurs, Vannes a été dotée, en juin 2009, d'un système de vélopartage baptisé Vélocéa et géré par Transdev pour le compte de la municipalité. 26 de stations, distantes d'environ 300 m, sont réparties en ville. Avec environ neuf vélos par station, le système comporte un total de 235 vélos. Bien que ce système soit subventionné par la municipalité à hauteur de 338 000 € annuels, il ne compte que 2585 utilisateurs (dont 65% d'abonnés) à fin 2012[13]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Vannes.

Vannes dispose d'un aéroport situé sur la commune de Monterblanc[14]. L'aéroport de Vannes officiellement appelé « Aéroport de Vannes - Golfe du Morbihan », est depuis janvier 2008 la propriété de la Communauté d'agglomération du Pays de Vannes. La société d’exploitation de Vannes aéroport (SEVA) est le gestionnaire de l’aéroport de Vannes - Golfe du Morbihan depuis le 1er janvier 2007. La SEVA est une filiale du groupe canadien SNC-Lavalin qui gère deux autres aéroports en France.

L'aéroport qui est à usage civil, ouvert au trafic national et international (sur demande) a comme principales activités l'aviation d'affaires, l'aviation de tourisme et l'aviation de loisirs. L'aéroport accueille l'aéroclub de Vannes, le club ULM du Golfe et l'école de parachutisme de Vannes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Arrêt République
Article détaillé : Transports en commun de Vannes.

L'autorité organisatrice de transport urbain, chargée de leur développement et de leur financement à Vannes et dans son agglomération est la Communauté d'agglomération de Vannes-Golfe du Morbihan.

Le réseau urbain et interurbain d'autobus de la ville, nommé Kicéo, est géré par la Compagnie des transports du pays de Vannes (CTPV)[15], une société filiale de Transdev. Le réseau est composé de 22 lignes régulières de bus, d'une ligne de bus en soirée, d'une navette de centre-ville et d'un service de transport à la demande. Le réseau est organisé « en étoile », où presque toutes les lignes passent par le centre-ville de Vannes.

D'autre part, le conseil général du Morbihan met à disposition du public des infrastructures et des services liés au transport départemental[16]. Ainsi Vannes dispose de deux gares routières, l'une située sur la place de la Libération et l'autre à proximité de la gare de Vannes. La société Keolis Atlantique, filiale du groupe Keolis exploite les 17 lignes d'autocar du réseau interurbain et départemental[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Une enquête, dont l'objet est le recensement du patrimoine architectural de Vannes, est réalisée depuis 1997[p 1]. Cette enquête est le fruit d'un partenariat entre l’État et la municipalité vannetaise et a permis le recensement des quartiers de la ville.

La notion de quartier prend plusieurs significations à Vannes. Dans le langage courant, un quartier désigne un espace urbain pourvu d'une identité commune sur le plan architectural, social et fonctionnel. De plus, la mise en place des conseils de quartier s'est basée sur un nouveau découpage de l'espace territorial vannetais.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Vue des toits de la vieille-ville de Vannes.
Place des Lices

En 2006, on dénombrait à Vannes 29 176 logements : 26 449 résidences principales (soit 90,65 % de l'ensemble des logements), 858 résidences secondaires (soit 2,94 %), 181 logements occasionnels (soit 0,6 %) et 1 689 logements vacants (soit 5,79 %). Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 9 566 logements individuels soit 32,78 % et 19 424 logements dans un immeuble collectif soit 66,57 %[i 4].

Pour ce qui est des résidences principales, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 2004. Sur les 25 896 résidences, 4 229 datent d'avant 1949 soit une part de 16,33 % ; 8 392 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 32,40 % ; 5 840 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 22,55 % et 7 435 datent de 1990 à 2004 soit 28,71 %[i 5]. S'agissant du nombre de pièces des résidences principales en 2006, 3 006 en ont une soit 11,37 %, 5 020 en comptent deux soit 18,98 %, 5 280 en possèdent trois soit 19,96 % et 13 144 en possèdent quatre et plus soit une part de 49,7 %[i 4]. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, cent-quatorze résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 0,43 %[i 6], 26 202 ont un chauffage central soit près de 99 % des résidences, alors que 247 n'en ont pas soit 1 %[i 7], 17 240 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 65,18 %[i 8].

En 2007, le prix de l'immobilier à Vannes a dépassé celui de Rennes : le prix moyen au mètre carré de l'habitat ancien à Vannes (2 342 €) est nettement supérieur à celui de Lorient (1 606 €). Le prix moyen d'un appartement neuf à Vannes était d'environ (3 500 €/m2). Le centre ville de Vannes est le quartier le plus cher, quant aux quartiers situés près du Golfe, ils connaissent une augmentation régulière du prix du logement[18].

Un quart des acquéreurs à Vannes sont des retraités et la ville présente la particularité d'avoir des acquéreurs âgés, 49 ans en moyenne. On peut noter qu'en 2007, 32 % des acquéreurs n'étaient pas originaire du Morbihan. Parmi les non morbihannais, 9 % viennent d'Île-de-France et 6 % d'Ille-et-Vilaine. L'offre concerne pour 62 % des transactions des logements de 2 et 3 pièces. Les habitants d'Île-de-France représentent 25 % des acheteurs sur le littoral du Golfe du Morbihan.

De nombreux organismes d'attribution de logements sociaux sont présents sur la commune. On y trouve des offices publics de l'habitat (OPH) tels qu'Office Public Communal d'HLM Vannes Golfe Habitat[19] ou encore l'office public départemental du Morbihan Bretagne Sud Habitat[20].

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vannes provient du peuple des Vénètes qui eurent comme capitale Darioritum, nom antique de la ville pendant la période gallo-romaine. Le nom Vénètes regroupe deux peuples antiques homonymes dont l’un habitait le sud de l’Aremorica (celtique Veneti).

Le nom de Darioritum[modifier | modifier le code]

Table de Peutinger - Darioritum se situe au nord du Golfe d'Aquitaine, près de la Loire (Riger) et de Rennes (Condate)

Dans l'Antiquité, le peuple gaulois des Vénètes s'installe sur la rive sud de la péninsule Armoricaine. Jules César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, est le premier auteur à citer le peuple celte mais ne cite aucune capitale pour les Vénètes. Jusqu'au IIe siècle, les auteurs romains et grecs citent à de nombreuses reprises le peuple des Vénètes, mais il faut attendre le IIe siècle et la Géographie de Ptolémée pour mettre un nom sur la capitale sud-armoricaine : Δαριοριτον (var. Δαριοριγον).

À l'époque gallo-romaine, ce nom fut adapté et latinisé sous différentes formes : Darioritum (la forme la plus courante), Dariorigum, Dartorigum, etc. Darioritum se trouve également sur la Table de Peutinger, copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain.

Le nom de Vannes[modifier | modifier le code]

Feuillet du Notitia Dignitatum - Dux tractus Armoricani et Nervicani

À la fin de l’Empire romain, la ville est couramment appelée civitas Venetum , « la cité des Vénètes », d'après le nom du peuple dont sont issus ses premiers habitants. Ce phénomène (l'abandon de l'ancien nom gaulois et l'adoption d'une nouvelle appellation évoquant le nom des habitants) affecte vers le IVe siècle la plupart des anciennes cités gauloises de la moitié nord de la France : ainsi, Paris, ancien Lutetia, vient du nom des Parisii ; Nantes, ancien Condevincum , de celui des Namnètes. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où la solidité de l'empire romain s'effondrait.

Du gaulois latinisé Venetī, « les Vénètes » est un nom ethnique qui paraît contenir la racine « wen » (sanskrit van-o-ti « il aime », van-a « charme », latin ven-us et Venus, allemand wonne « joie », etc.), et signifier « les amis, les compatriotes »[21].

Dans le Notitia Galliarum, compilation du IVe siècle des cités gauloises sous la Tétrarchie, l'auteur nomme la Cité des Vénètes située dans la gaule lyonnaise III : In provintiis gallicanis quæ ciuitates sint, Provintia Luddunensium Tertia : Ciuitas Venetum. Dans le Notitia Dignitatum, compilation par un auteur anonyme du Ve siècle de toutes les dignités tant civiles que militaires de l'Empire romain, l'auteur nomme Benetis comme capitale du préfet militaire : Sous les ordres de l’honorable duc de la division Armoricani et Nervicani : - Le commandant des soldats maures chez les Vénètes, à Benetis.

Au cours du Moyen Âge, Venetis devient Vennes, par accentuation sur la première syllabe qui entraîne la disparition du "T"[22]. Cette orthographe va subsister jusqu'au XVIIIe siècle, où les deux orthographes sont nommées conjointement dans les écrits de l'époque[Note 1]. Durant cette période, la ville porta également d'autres noms : 'Vénéda (en 818), Guéned ou Guenette, Vanes (vers 1300), ...

Le nom breton de la ville provient lui aussi du nom des Vénètes, le nom Venetis évoluant en perdant sa terminaison-is et la consonne initiale se transformant de V en GW. Ce nom se prononce Djuened en breton et s'écrit Gwened ou Wened. Certains ont été tentés de traduire, de façon strictement littéraire, le nom breton de la ville en français, et l'on interprété comme signifiant Blé Blanc[23] (Gwenn = Blanc; Ed = Blé). En 2008, dans un communiqué du maire François Goulard[s 1], s'exprimant sur la culture bretonne, on retrouve aussi cette tentative d'y voir le mot breton "gwenn", et de donner à Gwened la signification de La Blanche.

L'orthographe Vannes est conservée dans la majorité des langues utilisant les caractères latins, mais les langues celtiques comme le gallois ou le gaélique privilégient la forme bretonne Gwened.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prise de Vannes en 1342
Articles détaillés : Histoire de Vannes et Chronologie de Vannes.

La ville de Vannes est fondée lors de la Conquête romaine de la Gaule. Le peuple des Vénètes est soumis par César en 56 av. J.-C.. Sous l’Empire romain, elle est appelée Darioritum, mais reprend le nom du peuple dont elle est la civitas à la fin de l’Empire. Des colons bretons (venus de l’actuelle Grande-Bretagne) ainsi que des soldats maures sont installés à cette époque pour protéger la région des pirates saxons. C’est aussi entre le IIIe siècle et le Ve siècle que la ville se fortifie et se christianise.

En 465, un concile régional se tient à Vannes et consacre Saint Patern comme le premier évêque de la ville : c'est la naissance de l'évêché de Vannes. Conquise en 578 par Waroch II, la ville devient la capitale du royaume du Bro Waroch, avant d’être rattachée à la Bretagne en 851.

En 753, le roi des Francs Pépin le Bref vainc les Bretons et prend Vannes. Pour contenir les Bretons, il organise une zone-tampon sous administration militaire, la Marche de Bretagne composée du Vannetais, du Nantais, du Rennais et d'un bout du Maine. Vannes en est une des capitales. L'empereur Louis le Débonnaire réunit en septembre 818 son armée à Vannes (alors souvent appelée Veneda ou Venedia) avant de la lancer à l'assaut des forces du roi Morvan Lez-Breizh qui l'avait défié.

Ville du missus Nominoë, Vannes est une des cités royales de l'éphémère royaume de Bretagne. En partie détruite lors des invasions normandes au Xe siècle, la ville connaît de nombreux sièges jusqu'à la fin de la guerre de Succession de Bretagne avant de devenir la résidence préférée des ducs Jean IV et Jean V.

La Chambre des comptes est créée à Vannes et y siège jusqu'en 1491-1499 ainsi que le parlement de Bretagne qui devient souverain en 1485. Le Parlement reste à Vannes jusqu'en 1553, date à laquelle Nantes et Rennes se le disputent. Vannes est la première capitale de l'État breton et le siège de son administration supérieure. La ville reste pourtant de taille modeste.

Lors de la Révolution française, la ville est partagée entre la Nation et la Chouannerie. Préfecture du Morbihan, Vannes continue son développement depuis le XIXe siècle malgré l’activité maritime qui s’effondre à la même époque. À partir des années 1870, la ville se dote de nouveaux bâtiments publics et connaît un regain d’activité avec l'arrivée du chemin de fer et l’installation de régiments.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville de Vannes

L'agglomération de Vannes s'est organisée en une communauté d'agglomération qui regroupe vingt-quatre communes que sont Arradon, Baden, Le Bono, Elven, Le Hézo, Île-aux-Moines, Île d'Arz, Larmor-Baden, Meucon, Monterblanc, Noyalo, Plescop, Ploeren, Plougoumelen, Saint-Avé, Saint-Nolff, Séné, Sulniac, Surzur, Theix, Trédion, Treffléan, La Trinité-Surzur et Vannes. De plus, de fait de son statut de chef-lieu de département et de canton, Vannes concentre les administrations. Elle est le siège de la préfecture du Morbihan, du Conseil général du Morbihan et de la trésorerie générale.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1982, Vannes est le chef-lieu du canton de Vannes-Est et, depuis 1982, chef-lieu[24] de trois cantons[i 9].

Conseiller général Canton Code cantonal Population (2009)
André Gall Vannes-Ouest 56 38 29 905 hab.
François Goulard Vannes 56 39 24 905 hab.
Elisabeth Chevalier Vannes-Est 56 37 36 479 hab.

Le premier canton est le canton de Vannes-Centre. Il est formé du centre de Vannes. Il compte 24 905 habitants. Le second est le canton de Vannes-Est qui est formé d'une part de Vannes et des communes de Le Hézo, Noyalo, Saint-Avé, Séné, Surzur, Theix et La Trinité-Surzur. Il compte une population de 36 479 habitants[i 9]. Le dernier canton est le canton de Vannes-Ouest. Il est formé d'une partie de Vannes et des communes d'Arradon, Baden, Île-aux-Moines, Île-d'Arz, Larmor-Baden, Le Bono, Ploeren et Plougoumelen. Il compte, en tout et pour tout 29 905 habitants[i 9].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

On retient de Vannes sa qualité de ville bourgeoise, à l'opposée de sa voisine lorientaise plus ouvrière et positionnée à gauche de l'échiquier politique. La présence des ducs et des évêques a favorisé l'apparition des marchands et des artisans. C'est une ville de négoce et de marchés[25].

Politiquement, c'est une ville ancrée à droite. Le maire UMP David Robo est élu maire de la ville le 6 avril 2011 à la suite de l'accession de François Goulard à la tête du Conseil général du Morbihan. L'ancien député maire UMP François Goulard fut, au début de son premier mandat de maire de la ville en 2001, membre du RPR et à la tête d'une liste UDF-RPR. Cette liste, composée lors des municipales 2001, s'inscrivait dans la continuité des mandats précédents, une grande partie des conseillers de cette liste appartenant à la majorité municipale de Pierre Pavec, maire centriste de Vannes de 1983 à 2003[26].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Vannetais ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 62,73 % de Oui contre 37,27 % de Non avec un taux d’abstention de 27,22 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition.

À l’élection présidentielle française de 2012, le premier tour[27] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 32,42 % soit 9 150 voix, suivi de François Hollande avec 29,33 % soit 8 278 voix, suivi de François Bayrou avec 12,32 % soit 3 476 voix, de Marine Le Pen avec 11,07 % soit 3 125 voix et enfin de Jean-Luc Mélenchon avec 8,28 % soit 2 338 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour[27], les électeurs ont voté à 50,71 % soit 13 888 voix pour Nicolas Sarkozy contre 49,29 % soit 13 499 voix pour François Hollande, résultat en contradiction à la moyenne nationale[28] qui fut, au second tour, de 48,36 % pour Nicolas Sarkozy et 51,64 % pour François Hollande. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été élevé. On compte 35 059 inscrits sur les listes électorales vannetaises, 82 % soit 28 749 électeurs ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 18 % soit 6 310 personnes, 4.74 % soit 1 362 électeurs ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,26 % soit 27 387 voix se sont exprimées.

Malgré l'ancrage de la ville à droite, lors de l’élection législative française de 2012 pour la 1re circonscription du Mobihan, le député UMP François Goulard (48,96 % soit 10 438 voix) est battu au second tour par le socialiste Hervé Pellois[29] (51,04 % soit 10 882 voix). Ce résultat étant conforme à la tendance nationale.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis le 6 avril 2011, le maire est David Robo qui succède à François Goulard, président du conseil général du Morbihan, député et ancien secrétaire d'État aux Transports et à la mer et ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Le maire de Vannes est adhérent de la Fédération des maires des villes moyennes, la FMVM[30]. Les services administratifs sont installés dans les locaux de l'hôtel de ville depuis 1886 et également dans les locaux du centre administratif municipal, situé à deux pas de celui-ci.

Le conseil municipal vannetais est composé d'un maire et de quarante-cinq conseillers municipaux. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre treize maires-adjoints[s 2]. Il y a un seul groupe majoritaire contre deux groupes d'opposition « Votez pour Changer » (PS, Union démocratique bretonne, Verts, Parti radical de gauche) et « Vannes Projet Citoyens »[31] (DVG) nés de la scission de la coalition « Votez pour Changer » créée lors du second tour des élections municipales de mars 2008.

Lors des élections municipales de mars 2008, la liste du maire sortant, François Goulard, tête de la liste « Vannes avec vous », a été élu avec une majorité absolue de 51,59 % soit 10 950 voix contre 48,41 % soit 10 275 voix pour Nicolas le Quintrec, tête de la liste « Votez pour changer - Vannes 2008, agir et vivre ensemble »[32].

Les élections municipale de 2014 à Vannes ont été marquées par un nombre important de listes (7), ce qui constitue par ailleurs le nombre le plus importanjt de candidats recensés pour briguer la mairie. Malgré cela la liste « Vannes, c'est ensemble », menée par le maire sortant David Robo, à été plébiscitée dés le premier tour avec 52,77 % des suffrage exprimés. C'est la première fois depuis la quatrième République et les années Francis Decker qu'une élection municipale est remportée en seul tour. Les sièges au sein du conseil municipal, élu le 23 mars 2014, se répartissent de la manière suivante[s 2] :

Groupe Nom Président Effectif Statut
UMP-UDI-MODEM Vannes, c'est ensemble David Robo 37 Majorité
PS-EELV-PRG L’alternance Simon Uzenat 5 Opposition
FN Vannes Bleu Marine Bertrand Iragne 2 Opposition
DVG Vannes au centre Nicolas Le Quintrec 1 Opposition

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Palais de justice

Vannes compte de nombreuses institutions administratives et judiciaires. La ville est administrativement la préfecture du Morbihan[33], siège du Conseil général du Morbihan[34] et de la trésorerie générale. Elle possède un palais de justice disposant d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d'un tribunal de commerce, d'un conseil de prud'hommes. On y trouve aussi un ordre des avocats au barreau de Vannes[35]. En tant que chef-lieu départemental, la commune abrite la chambre des huissiers du Morbihan, la chambre des notaires du Morbihan[36], la chambre de métiers et de l'artisanat du Morbihan[37] ainsi qu'une délégation de la chambre de commerce et d'industrie du Morbihan[38]. La ville dispose d'un commissariat de police, d'une maison d'arrêt et est le siège du groupement de gendarmerie départementale du Morbihan. On se doit également de signaler la présence d'administrations telles que la conservation des hypothèques et le centre des impôts[39].

Défense[modifier | modifier le code]

Depuis 1963, Vannes est la ville de garnison du 3e RIMa ainsi que d'un détachement du 2e régiment du matériel de Bruz.

Le 1er janvier 2011, à la suite de la création de la base de défense pilote de Coëtquidan le 1er janvier 2010, est créé la base de défense de Vannes-Coëtquidan, intégrant le 3e RIMa ainsi que les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Une base de défense est une aire géographique qui regroupe dans son périmètre les formations du ministère de la Défense dont l'administration générale et le soutien commun sont mutualisés.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Vannes rencontre les difficultés inhérentes aux villes qui supportent une croissance rapide : congestion des routes, trafics et délinquances. Selon des classements successifs établis par le magazine Le Point, Vannes est classée 11e ville la plus sûre de France en 2003[40], 15e en 2006 [41] et 23e pour l'année 2008[42].

Services départementaux 

La ville est le siège de l'état-major du Groupement de gendarmerie départementale du Morbihan[43], de la compagnie de gendarmerie départementale de Vannes qui couvre le sud-est du département et de l'escadron de gendarmerie mobile de Vannes qui a pour mission principale et spécifique la sécurité publique et le maintien de l'ordre.

Vannes est le siège de la Direction Départementale de la Sécurité Publique du Morbihan. La circonscription de sécurité publique de Vannes compte 136 fonctionnaires de police et 32 adjoints de sécurité soit un total de 168 personnels en janvier 2009[44], ainsi que trois structures recevant du public : l'hôtel de Police et ses deux commissariats de secteur (Kercado et Ménimur). La ville dispose d'une école nationale de police.

Le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Morbihan siège également à Vannes. Le groupement de Vannes couvre l'ouest du département avec 26 centres d'incendie et de secours, 86 sapeurs-pompiers professionnels et 917 sapeurs-pompiers volontaires[45].

Vidéo surveillance

Depuis avril 2008, la municipalité vannetaise a mis en place, pour un coût de plus de 1 000 000 €[46] un dispositif de vidéo surveillance de la voie publique. Composé de 29 caméras mobiles[47] et d'un centre de supervision urbaine (CSU) aménagé au sous-sol de l’hôtel de ville qui reçoit et enregistre en permanence les images filmées par les caméras, le système est contrôlé par des agents municipaux en journée et par les services de police la nuit. Les trois objectifs majeurs de ce dispositif sont : le renforcement des mesures de prévention contre les actes de violence urbaine, la protection des bâtiments publics et la régulation du trafic routier[s 3]. Ce système est contrôlé par un comité d'éthique composé d'avocats, de spécialistes du droit et d'élus. Ce comité rend un rapport annuel[48].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La ville de Vannes est jumelée avec plusieurs villes européennes et entretient des relations de partenariat avec une ville malienne et une ville polonaise. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels[s 4].

La ville de Vannes est jumelée avec :

Charte de partenariat :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Vannes possède une population de 52 515 habitants[i 2] en 2010, une unité urbaine de 75 980 habitants[i 10], une agglomération de 130 385 habitants[i 3] ainsi qu'une population dans l'aire urbaine de 145 943 habitants[i 1] pour l'année 2010. Il est à noter que la ville est la deuxième plus peuplée du département après Lorient et la 5e de la région Bretagne (sur 1 498). Il s'agit selon Le Parisien en 2013 de la 9e aire urbaine la plus attractive de France, en tenant compte du solde migratoire[49].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 52 784 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 131 9 131 10 902 11 289 10 395 11 623 11 737 12 974 12 356
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 329 14 564 14 560 14 690 17 946 19 284 20 036 21 504 22 189
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
23 375 23 561 23 748 21 402 22 089 22 413 24 068 28 189 28 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
30 411 36 576 40 359 42 178 45 644 51 759 53 079 52 784 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2004[51].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges montre une population vieillissante. En 2006, la part des plus de soixante ans représentait 23,59 % de la population totale[i 11] contre 21,08 % en 1999 et 18,72 % en 1990, tandis que celle des moins de quarante ans atteignait 51,54 % en 2006, 55,72 % en 1999 et 60,25 % en 1990. Entre 1999 et 2006, la tranche 40-59 ans gagnait 1,67 points, passant de à 23,2 à 24,87 %.

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Vannes
Comparaison entre les années 1999 et 2006 en nombre d'individus[i 12].
Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 330 
75 à plus
2 832 
2 743 
60 à 74
4 004 
5 435 
40 à 59
6 571 
8 496 
20 à 39
8 483 
6 080 
0 à 19
5 785 
Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
1 759 
75 à plus
3 534 
3 054 
60 à 74
4 173 
5 951 
40 à 59
7 250 
7 891 
20 à 39
7 428 
6 221 
0 à 19
5 819 
Les ménages
2006

Le nombre total de ménages vannetais est de 26 445 en 2006, contre 23 877 en 1999 (soit +10,75 % en 7 ans). La répartition de ces ménages, en pourcentage par rapport au nombre total de ménages, est la suivante :

Personnes par ménage 1 2 3 4 5 6 ou plus
Vannes 48,25 % 30,1 % 10,1 % 7,46 % 2,85 % 1,25 %
Moyenne nationale 33,05 % 32,76 % 14.93 % 12,62 % 4,79 % 1,85 %
Sources des données : INSEE[i 13]
1999

Le nombre total de ménages vannetais est de 23 877 en 1999, contre 15 269 en 1982 (soit +56 % en 17 ans). La répartition de ces ménages, en pourcentage par rapport au nombre total de ménages, est la suivante :

Personnes par ménage 1 2 3 4 5 6 ou plus
Vannes 43,3 % 28,6 % 12,6 % 9,8 % 4,1 % 1,5 %
Moyenne nationale 31,0 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[i 14]

Population immigrée[modifier | modifier le code]

En 2006, 1 389 personnes immigrées étaient recensées dans la commune soit 2,6 % de la population[i 15], chiffre supérieur à la moyenne bretonne (1,69 %) mais inférieur à la moyenne nationale (5,77 %). Cette proportion est deux fois moins importante que pour une ville comme Rennes mais légèrement supérieure à Quimper. Parmi ces personnes, 15,33 % viennent de l'Union européenne, 14,6 % du Maghreb. Les nationalités les plus représentées sont les turcs (524), puis les algériens et enfin les marocains[i 16]

La communauté turque est particulièrement présente dans la vie associative de Vannes. L'association culturelle des Turcs de l’ouest créée à Vannes en 1983 a pour but de faire connaître et de transmettre la culture, la religion, les traditions, les coutumes turques, de créer des liens entre les communautés et de favoriser l’échange culturel, d'apporter une aide aux familles d’origine turque dans leurs démarches administratives, de donner une éducation religieuse par l’intermédiaire d’un imam envoyé par le ministère des affaires religieuses turc et de donner des informations sur la population turque de Vannes et son pays[52].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles et lycées vannetais dépendent de l'académie de Rennes.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

On dénombre à Vannes, pour la rentrée 2008[s 5], 32 écoles (primaires et maternelle), dont vingt-deux écoles gérées par la commune (sept écoles maternelles, six écoles primaires, huit écoles élémentaires) et onze écoles privées.

Écoles de Vannes

Écoles primaires

  • École Jacques Prévert
  • École La Rabine
  • Groupe scolaire Beaupré Lalande
  • Groupe scolaire de Tohannic
  • École de Rohan
  • Groupe scolaire de Kerniol

Écoles maternelles

  • École Anne de Bretagne
  • École Armorique
  • École Brizeux
  • École Cliscouët
  • École Joliot Curie
  • École Calmette
  • École Pape Carpantier

Écoles élémentaires

  • École La Madeleine
  • École de Cliscouët
  • École Calmette
  • École Armorique
  • École Brizeux
  • École Jules Ferry
  • École Jean Moulin
  • École Madame de Sévigné

Écoles privées

  • École Nicolazic
  • École Pierre-René Rogue
  • École Saint-Patern
  • École St Vincent Ferrier
  • École Françoise d'Amboise
  • École Diwan
  • École Sainte-Marie
  • École Sainte-Bernadette
  • École Saint-Guen
  • École du Sacré-Cœur
  • École Sainte Jéhanne d'Arc

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Vannes compte sept collèges et huit lycées dont trois lycées publics et cinq lycées privés.

Collèges et lycées de Vannes

Collèges publics

Collèges privés

  • Collège Notre-Dame Le Ménimur
  • Collège Sacré-Cœur
  • Collège Saint-François Xavier

Lycées publics d'enseignement général ou/et technologique

Lycées privés d'enseignement général ou/et technologique

Lycées professionnels publics

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Vannes représente le troisième pôle universitaire de Bretagne, après Rennes et Brest. Alors qu'en 1986, Vannes accueillait 1 500 étudiants, en 2000, ils étaient plus de 5 200 et fin 2006, près de 6 500[s 6]. Outre les établissements et enseignements décrits ci-dessous, il ne faut pas oublier les multiples Brevets de Techniciens Supérieurs dispensés dans les lycées vannetais.

Composantes de l'Université de Bretagne Sud
L’IUFM de Vannes, école interne de l’université de Bretagne occidentale avec laquelle travaille l’université pour la formation des enseignants du secondaire

L'université de Bretagne-Sud, créée en février 1995, est implantée conjointement à Vannes, Lorient et Pontivy. L'université dispense de nombreux DUT, licences et maîtrises ainsi qu'une école d'ingénieur.

  • La faculté de Droit, de sciences économiques et de gestion, située sur le campus du centre-ville.
  • La faculté des Sciences et Sciences de l'Ingénieur située conjointement sur le campus de Tohannic à Vannes et sur le campus de Saint-Maudé à Lorient.
  • L’Institut universitaire de technologie de Vannes, situé sur le campus de Kercado et qui propose des formations professionnalisantes au niveau bac + 2 et bac + 3, dans les domaines de la gestion, du commerce, de l'informatique, de la statistique et de l'informatique décisionnelle.
  • L'École nationale supérieure d'ingénieurs de Bretagne sud, école d'ingénieurs spécialisée en informatique est située sur le campus de Tohannic.

On peut également remarquer la présence d’établissements de recherche regroupant différents laboratoires tels que l’Institut de recherche sur les entreprises et les administrations, le centre de recherche Yves Coppens (situé sur le campus de Tohannic), le Laboratoire de Mathématiques et Applications des Mathématiques ainsi que le Laboratoire de Recherche en Informatique - Valoria.

Enseignement privé

L'Université Catholique de l'Ouest Bretagne Sud, située sur le territoire de la commune d'Arradon à l'ouest de la ville, propose des formations universitaires dans les domaines de l'information et de la communication, des sciences de l'éducation, des langues, de l'histoire, des lettres, du tourisme, du commerce, du breton et de la théologie.

Classes préparatoires aux grandes écoles
École d'ingénieurs
  • L’ICAM Bretagne Groupe ICAM, école d'ingénieurs généralistes par la voie de l'alternance.
École de commerce
  • Antenne de l'École supérieure de commerce de Bretagne. Les formations dispensées sont le programme ESC Cadre, programme en formation continue et le Bachelor en Management Programme Administration des Entreprises, cursus post bac en management.
Institut de formation des maîtres
École supérieure en architecture intérieure
  • L'institut de formation artistique et technique de Vannes (IFAT) prépare à l'obtention du Diplôme d'études supérieures techniques pour le métier d'architecte d'intérieur et propose une année d'étude en classe préparatoire pour les concours des écoles d'art supérieures.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le jardin des remparts pendant l'exposition Photo de mer.

La cité des Vénètes se base sur une histoire vieille de plus de 2 000 ans afin de faire vivre des événements culturels tout au long de l'année. Parmi ceux-ci, on peut trouver des événements consacrés à l'histoire de la ville et à son patrimoine ainsi que des festivals musicaux et des salons.

  • Festi’Vannes[53]

Festival de musique fondé en 2002. Ce festival de musique se déroule dans les bars du centre-ville de Vannes au mois d'avril, il est ouvert à tous les styles de musiques.

  • Tradi deiz (www.kendalch.com)

En avril, Kendalc'h orgarnise à Vannes une journée spéciale pour les cercles celtiques de toute la Bretagne, de la Loire-Atlantique et de l'Île-de-France, qui sont évalués dans des épreuves de danses traditionnelles ; un grand défilé se tient en fin de journée et tous se rejoignent au jardin des remparts pour les résultats des épreuves et une danses des milles.

Fête maritime se déroulant tous les deux ans avant la semaine de l'Ascension dans les communes littorales du golfe du Morbihan.

En juin, le Salon du livre, créé en 2008, se situe dans les jardins des remparts.

Manifestation en juillet retraçant les grandes périodes de l'histoire de la ville.

En juillet/août, le festival de musique jazz, créé en 1980, est organisé par la ville de Vannes.

En août, les Fêtes d’Arvor mettent en avant la culture bretonne.

  • Festival La mer en images[55]

Exposition consacrée aux photos maritimes.

À la fin du mois d'août, la ville de Vannes voit déferler les énergiques fans de metal qui se rendent au Motocultor Festival (open air depuis 2010) durant trois jours.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier Bretagne Atlantique (hôpital P. Chubert) est situé Boulevard Maurice Guillaudot à proximité de la gare, au nord. Il existe également plusieurs cliniques dans l'agglomération, dont la Clinique Océane, rue Joseph Audic.

Sports[modifier | modifier le code]

La pratique du sport dans l'agglomération vannetaise est diversifiée. La situation de la ville au bord du Golfe est propice aux activités nautiques. En outre, la municipalité souhaite encourager sa population à pratiquer toutes les disciplines grâce à l'existence de nombreux complexes sportifs.

Les équipements sportifs de la ville s'étendent sur 71 hectares dont 190 000 m² de terrains gazonnés, 81 000 m² de plateaux d’EPS, 40 000 m² de surfaces bâties, ainsi que des équipements sportifs privés conventionnés : quatre terrains de football (22 000m²) et sept salles de sports (1 700m²).

Complexes polyvalents[modifier | modifier le code]

  • Complexe UCK-NEF du Bondon :

L'association UCK-NEF[56], née en 1922 de la fusion de L'Union Clisson Korrigan (1906) et des Nouvelles Équipes Féminines (1946), est installée dans son complexe omnisports de 3 300 m² situé dans le quartier du Bondon au nord du centre ville. L'UCK-NEF compte huit associations sportives fédérées et environ 1 300 licenciés. Parmi les huit associations se trouve une section Volley-Ball qui propose des entraînements dans trois complexes vannetais : UCK-NEF, Kercado et Richemont. L'équipe masculine du Vannes Volley-Ball, née en 2006 de la fusion de l'UCK-NEF et du Véloce Vannetais, évolue la session 2008/2009 en National 3.

  • Centre Sportif de Kercado :

Plus grand complexe sportif de Vannes, le Centre Sportif de Kercado est situé à l'ouest de la ville, accolé au lycée Alain-René Lesage et au campus de Kercado (école de Police, IUT de Vannes). Le complexe est composé de trois salles de sports, une salle spécifique de gymnastique, une salle d'armes, un pas de tir à l'arc couvert, un terrain d'honneur de football, deux terrains stabilisés, un terrain gazonné de football en salle, une piste d'athlétisme en résisport, une piste d'athlétisme en enrobé, neuf courts de tennis extérieurs, un parcours sportif, cinq plateaux d'EPS, un stand de tir à l'arc, un skatepark et une aire de lancer d'athlétisme.

  • Complexes de Tennis :

Il existe deux grands complexes consacrés au tennis. D'une part, le complexe de tennis du Pargo, comportant cinq courts couverts et deux courts extérieurs, qui est le siège du Tennis Club Vannetais. D'autre part, le complexe de tennis de Kérizac/Ménimur comportant deux courts couverts et deux courts extérieurs et dont le club résidant est le Vannes Ménimur Tennis Club.

Stades[modifier | modifier le code]

  • Stade de la Rabine, Complexe Sportif du Perenno et Stade du Foso

Le Stade de la Rabine, plus grand stade de football de Vannes est le lieu des rencontres du Vannes Olympique Club, club fondé en 1998 par fusion du « Véloce Vannetais » et du « FC Vannes » (ex-UCK) et évoluant pour la saison 2009-2010 en Ligue 2 après avoir fini Champion de France de National lors de la saison 2007-2008. Le complexe sportif du Perenno, siège du club situé sur la commune voisine de Theix, et le Stade du Foso, sont réservés aux entraînements des joueurs professionnels ainsi qu'aux autres équipes du club. Le complexe du Foso qui accueille l'équipe de football américain des Mariners de Vannes, comporte également une piste d'athlétisme en enrobé, trois plateaux d'EPS (basket-ball, handball et tennis), une structure artificielle d'escalade ainsi qu'un boulodrome.

  • Stade Jo Courtel :

Le complexe Jo Courtel, composé d'un terrain d'honneur de rugby et de deux autres terrains de rugby, accueille les matchs et les entraînements du Rugby Club Vannetais, club de rugby à XV évoluant depuis la saison 2007-2008 en Fédérale 1.

Autres installations[modifier | modifier le code]

Autres principales installations sportives de la ville de Vannes[s 7]

Stades

  • Stade de Larmor-Gwened
  • Stade Michelin
  • Stade de Kérizac/Ménimur

Complexes sportifs

  • Complexe de Bécel
  • Complexe de Kerniol - Saint-Exupéry
  • Complexe Sportif de Kerbiquette :
    L'AS Cobra, club de Muay Thaï.

Gymnases, entretien physique

  • Gymnase Yvonne Sauvet
  • Salle Richemont
  • Salle des Pompiers
  • Salle de Boxe de la Ferme de Kérizac
  • Gymnase Brizeux
  • Salle d'haltérophilie et de musculation
  • Square de la Bourdonnaye :
    Judo Club 56, club d'arts martiaux.

Installations nautiques

  • Piscine Municipale de Kercado :
    Neptune Club Vannetais, nage avec palme.
    Cercle des Nageurs de Vannes,
    Association de Sauvetage
    et Secourisme du Pays de Vannes.
  • Piscine Municipale "VanOcéa"
  • Piscine d’eau de mer de Conleau
  • Port de plaisance
  • Étang au Duc

Divers

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Athlétisme

Créée en 1975, cette épreuve de course à pied se dispute sur route sur une distance de 21,1 km entre les villes d'Auray et de Vannes au mois de septembre. Ce semi-marathon est labellisé international par la Fédération française d'athlétisme.

Créée en 2000, cette épreuve de course à pied se dispute sur route sur une distance de 42,195 km sur le territoire vannetais au mois d'octobre. Ce marathon est labellisé national par la Fédération française d'athlétisme.

  • La Vannetaise

Cette course, créée en 2007, se dispute sur une distance de 6 km. Épreuve réservée aux femmes, les bénéfices sont intégralement versés à Faire Face Ensemble, association qui accompagne les personnes atteintes du cancer et leurs proches.

  • Trail des Remparts de Vannes

Crées en 2010, deux courses urbaines sur 9 km et 17,5 km sont organisées le premier dimanche de juillet. De nombreuses animations pour les enfants font de cette course un événement festif.

Organisée le dernier dimanche de l'année par l'association Courir Auray-Vannes, cette course festive de 9,4 km permet à de nombreux coureurs d'exhiber leurs déguisements.

Basket-ball

Vannes accueille, en juin 2013, des matchs du Championnat d'Europe féminin. Douze matchs de premier tour se déroulent au complexe sportif de Kercado.

Cyclisme
Équitation
  • Jump du Golfe[59]:

Concours indoor de saut d'obstacles créé en 1999. La compétition est classée Pro Élite, le plus haut niveau pour une compétition de ce type.

Nautisme
  • Régate Vannes-les Açores-Vannes :

Créée en 1988 à l'initiative de la Société des Régates de Vannes, cette course de voiliers Pogo est organisée entre Vannes et Horta. Disparue depuis 1994 après trois éditions, la course à la voile renaît en 2009 sur un parcours aller-retour de 2 400 miles et une régate dans la baie d'Horta, au cœur de l'archipel portugais. L'épreuve, initialement réservée aux 6,50 m, est ouverte aux Pogo 8.50 et 10.50, et peut être disputée en solo ou en double.

  • Course-Croisière Vannes-Fareham :

Course-croisière à la voile entre Vannes et la ville de Fareham dans le comté d'Hampshire en Angleterre. Créée en 2001, cette course se déroule tous les deux ans dans la cadre du jumelage entre les deux villes.

Rugby à XV

Vannes accueille, en juin 2013, le Championnat du monde junior. Les matchs de la poule B, les demies-finales et finale se déroulent au stade de la Rabine.

Divers
  • Tournoi des Vénètes :

Créées en 1988, ces joutes nautiques se déroulent dans le port de plaisance où se confrontent les équipes des villes du Pays de Vannes. Les joutes sont organisées par le Kiwanis Club de Vannes.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Outre la presse quotidienne nationale française, la presse de Vannes et sa région est représentée essentiellement par les deux journaux quotidiens régionaux présents en Bretagne : Le Télégramme et Ouest-France.

D'autres magazines locaux permettent de suivre l'actualité généraliste ou régionaliste sur papier ou via leur site internet : Mensuel du Golfe du Morbihan, Bretagne Magazine... On peut également citer « Vannes Mag », le magazine municipal vannetais, ainsi que « Morbihan Magazine », le magazine du conseil général du Morbihan. L'Agence Bretagne Presse actif sur tout le territoire breton, édite sur son site internet des publications qui proviennent de diverses associations culturelles, de syndicats et de mouvements politiques actifs en Bretagne (environ un millier de structures accréditées), et d'un réseau de correspondants. « Le P'tit Zappeur », d'origine vannetaise, est le 1er réseau français de magazines TV gratuits.

En matière de presse économique, on note la présence du mensuel Le Journal des entreprises présent en Morbihan.

Radios et télévision locales[modifier | modifier le code]

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont Radio Morbihan Sud, RCF Vannes, Radio Bro Gwened, Océane FM, France Bleu Armorique, Hit West Vannes. Radio Korrigans anciennement diffusée sur les ondes FM est toujours diffusée mais via internet. En tant que radio web, on peut aussi trouver RadioVannes. Enfin, la chaîne de télévision locale Ty télé diffuse des émissions sur le Morbihan et un décrochage d'une heure par jour permet de s'informer de la vie locale du bassin vannetais et du reste du département.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Lieux de culte chrétiens :

Vannes est le siège du diocèse de Vannes depuis le Ve siècle et rattachée à la province ecclésiastique de Rennes. Le 29 novembre 1801, les diocèses bretons sont réorganisés. Le diocèse de Vannes se voit rattaché une partie du diocèse de Saint-Malo. L'évêque actuel est monseigneur Raymond Centène qui a choisi de s'entourer de trois prêtres au service de la mise en œuvre du projet diocésain pastoral et missionnaire dans le diocèse de Vannes pour les années 2009-2015[c 1]: le père Maurice Roger, vicaire général; le père Jean-Pierre Penhouet, vicaire épiscopal chargé du projet diocésain et délégué diocésain à l’apostolat des laïcs et le père Gaétan Lucas, vicaire épiscopal chargé des prêtres, des diacres et des laïcs ayant une lettre de mission. Il remplace à cette fonction monseigneur François-Mathurin Gourvès, évêque de Vannes de 1991 à 2005. La ville compte 6 paroisses en 2009. Parmi les lieux de pèlerinage, les deux principaux sont la cathédrale Saint-Pierre[c 2] où repose le tombeau de Saint Vincent Ferrier et l'Église Saint-Patern dédiée au saint fondateur de Bretagne[c 3]. L' église Pie X, Saint Vincent Ferrier, Saint Guen[c 4] et Notre Dame de Lourdes sont les autres églises de Vannes, siège d'une paroisse et fondée après le XIXe siècle.

La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X dispose avec la chapelle Sainte Anne d'un lieu de culte à Vannes.

D'autres branches du christianisme sont également présentes à Vannes :

Autres confessions :

  • Islam : Actuellement la ville dispose de deux salles de prières pour les fidèles musulmans, un projet de mosquée est en cours[c 9],[c 10]
  • Judaïsme : La ville ne possède pas de synagogue, les juifs de Vannes sont rattachés au Rabin de Nantes : Consistoire israélite de Nantes.
  • Bouddhisme : Le Centre bouddhique zen Sōtō de Vannes est le plus grand centre bouddhique zen de l'Ouest de la France[c 11].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 12 octobre 2007.

La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 8 décembre 2007.

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 570 élèves étaient scolarisés à Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 6,9% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [60].

Petite enfance[modifier | modifier le code]

La première crèche par immersion "Babigoù Breizh" a été créée à Vannes en 2011.

Économie[modifier | modifier le code]

Vannes-emplois-par-secteur.png

Si on l'estime en termes d'emplois, l'économie du pays vannetais est surtout basée sur le tertiaire. L'industrie est essentiellement un tissu de PMI, les secteurs les plus importants étant l'agroalimentaire (160 entreprises, 1 900 salariés), la production de produits intermédiaires (390 entreprises, 4 000 salariés) et le nautisme (80 entreprises, 500 emplois)[s 8]. Arrive ensuite la construction et, finalement, l'agriculture et les produits de la mer. La recherche est essentiellement publique, via l'université de Bretagne-Sud, néanmoins quelques PME de recherche se sont développées en biochimie (Archimex) et en informatique. La ville en tant que préfecture du Morbihan abrite une multitude d'organismes économiques et financiers. Elle est le siège de la Chambre de métiers et de l'artisanat du Morbihan et d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan. On peut citer le Tribunal de commerce. L'économie locale bénéficie également du tourisme grâce au Golfe du Morbihan et à ses monuments historiques.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 17 564 €, ce qui place Vannes au 8 890e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[i 17]. En 2001, le revenu moyen étant de 16 679 €/an ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 €/an[i 18],[i 19]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 435 Vannetais redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Vannes est de 4 841 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des Vannetais redevables de l'ISF est estimé à environ 1 414 111 €/an.

Le taux de fiscalité directe locale[61] de la commune pour l'année 2008 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle.

Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 14,92 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 7,51 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 18,42 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 11,25 % et au niveau régional à 2,97 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 48,67 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 25,64 % et au niveau régional à 4,13 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 15,56 %, au niveau départemental à 7,33 % et au niveau régional à 3,13 %[62].

Pour l'année 2001, en comparaison de Rennes, à Vannes, 60 % des revenus déclarés sont d'origine salariale contre 68 % à Rennes. Les revenus des professions indépendantes ont un poids plus grand, comme les retraites. Les cadres sont proportionnellement moins nombreux à Vannes qu'à Rennes mais un peu plus d'ouvriers et surtout plus d'employés. Les artisans, commerçants, chefs d'entreprise et les retraités - aisés ou modestes - sont plus présents[i 18].

Le quartier de Tohannic dans le sud-est de la ville connaît le revenu médian le plus élevé avec 20 600 €. Quatre autres quartiers, si l'on exclut les quartiers peu peuplés, dépassent 17 000 € : Bernus-Kergypt-Keruzen-Campen, Rive Gauche du Port, Trussac, Le Pargo-Bois de Vincin. De l'autre côté de l'échelle des revenus, six quartiers n'atteignent pas 13 000 € : Ménimur-1 et 2, Kercado-1 et 2, Caserne-Centre Hospitalier, Cliscouet. Les quartiers de Ménimur-1 et Kercado-1 sont les plus défavorisés avec un revenu médian de 6 500 € seulement[i 18].

Emploi[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2006, la ville comptait 39 812 emplois dont environ 92 % de salariés et 8 % de non salariés[i 20]. Ces emplois se répartissaient très majoritairement (86,35 %) dans le secteur tertiaire[i 21] (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier). Cette répartition reflète le développement touristique de la station balnéaire.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Vannes 0,69 % 8,34 % 4,62 % 86,35 % 13,7 % 72,65 %
Moyenne nationale 3,51 % 15,2 % 6,4 % 74,84 % 13,3 % 61,54 %
Sources des données : INSEE[i 22]

La population active comptait 23 824 personnes, soit un taux d'activité de 67,9 %. Parmi celles-ci, 20 975 avait un emploi et 2 849 étaient en chômage, soit un taux d'emploi de 59,7 % et un taux de chômage de 8,1 %[i 23], inférieur de 0,2 point au taux national et supérieur de 1,3 points par rapport à la moyenne départementale égale à 6,8 %. Parmi les personnes ayant un emploi, 68 % travaillaient dans la commune et 27,1 % dans d'autres communes du département. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (73,22 %) en voitures particulières.

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vannes 0,3 % 4,3 % 14,38 % 29 % 34,1 % 17,9 %
Moyenne nationale 0,2 % 5,9 % 15,39 % 24,6 % 28,7 % 23,17 %
Sources des données : INSEE[i 22]

La technopole[modifier | modifier le code]

La ville de Vannes et son pays est une technopole représentée par la société VIPE (Vannes Innovation Promotion Expansion). Quatre axes stratégiques de développement ont été définis : la valorisation des produits naturels (technologies d’extraction, de purification, de retraitement), le traitement de l’information (création logicielle, systèmes de gestion logistique), la santé et bien-être (télémédecine, instrumentation, produits de bien-être) ainsi que les loisirs et le nautisme (engins de loisirs en milieu naturel, ingénierie nautique). Les entreprises technopolitaines sont réparties sur l’ensemble du territoire du Pays de Vannes mais tout particulièrement sur le Parc d’Innovation Bretagne Sud (PIBS) épicentre du technopôle, situé au sud-est de la ville.

Vannes est une ville internet[63] et a obtenu le label @@@ en 2005[64], le label @@@@ en 2006[65], puis le label @@@@@ depuis 2007[66],[67],[68],[69]. Ce label récompense les villes les plus dynamiques en matière de nouvelles technologies. La ville a également été primée deux fois aux Trophées de la communication 2008[70]. Le concours national « Les Trophées de la communication », organisé par l’association Wexcom récompense chaque année les meilleurs outils, acteurs ou actions de communication de l’année. Vannes concourait à ces Trophées 2008 dans deux catégories distinctes; elle se classe à la 3e place de ce concours pour son site Internet et à la 2e pour le Vannes Mag, le bulletin d'information municipale de la ville.

Démographie des entreprises[modifier | modifier le code]

Brit Air, monocoque d'Armel Le Cléac’h construit aux chantiers Multiplast

Le nombre total d'entreprises et d'établissements, hors agriculture, au 31 décembre 2007 était de 4 551[i 24] et 432 entreprises ont été créées en 2007. Ces entreprises appartiennent très majoritairement aux secteurs « services » (3 072 entreprises, soit 67,5 %) et « commerce et réparations » (990 entreprises, soit 21,8 %). Les entreprises sans personnel salarié, soit 2 136 entreprises, représentent 46,9 % du total. On dénombre 566 entreprises de plus de dix salariés[i 24], toutefois ces dernières emploient 83,75 % des salariés. Entre 1998 et 2004, le taux d'évolution du nombre de créations d'entreprises est de 28,5 %, soit le plus haut taux de la région Bretagne.

Les trois principales entreprises en chiffre d'affaires présentes sur la commune de Vannes, agglomération incluse, sont le groupe CECAB avec un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2008, Evialis avec un chiffre d'affaires de 758 millions d'euros en 2007[71] et le groupe Diana Ingrédients avec un chiffre d'affaires de 318 millions d'euros en 2008. L'association VIPE a définie une liste d'entreprises qui forment la tête de proue de l'économie de l'agglomération vannetaise[72]. On trouve parmi celles-ci Michelin, Groupama, Crédit agricole du Morbihan, Carrefour, Intermarché, les Transports frigorifiques européens, Saupiquet, le groupe Isatech, Wind River Systems, le groupe SAUR, Aserti Electronic, Archimex, etc.

Nautisme

La présence du secteur nautique est très marquée à Vannes. Un pôle d'excellence dans la conception et la construction nautique consacré à la compétition a été créé au sein du Parc du Golfe, un parc d'activité situé sur la rive droite du port de la ville. Parmi les entreprises implantées à Vannes, on peut noter la présence de Multiplast dont plusieurs réalisations détiennent des records mondiaux à la voile : les catamarans Orange I-II et Groupama III, le trimaran Géronimo, le monocoque Brit Air, etc.

D'autres leaders sont également présents à Vannes : BiC Sport, leader mondial de la planche à voile et du surf ; Plasmor, leader français du kayak de mer et Seagull, leader mondial du char à voile. Vannes est également le siège français du plus grand voilier au monde, North Sails, ainsi que de nombreux cabinets d'architectes navals. Sur le Pays de Vannes, plus de 80 entreprises représentant près de 500 emplois appartiennent au secteur du nautisme.

Marchés et commerces[modifier | modifier le code]

En semaine, deux halles sont ouvertes au public : les Halles des Lices et la Halle aux Poissons. Chaque mercredi et samedi a lieu un marché dans le centre-ville de Vannes. Dans le quartier de Ménimur, un marché alimentaire a également lieu le mardi et le vendredi matin.

Halles des Lices

Le bâtiment dans lequel se situe les Halles des Lices date de 1912. Implanté sur le site de l’ancien hôtel de Rosmadec (XVIIe siècle), sa construction avait alors suscité de vives réactions parmi les Vannetais. Il a été restructuré au printemps 2001 pour offrir un meilleur cadre de travail aux commerçants. Il était nécessaire qu'il soit mis en conformité avec les règles sanitaires.

Dans la rédaction du cahier des charges d’appel à candidatures pour le projet architectural, le conseil municipal a laissé une large place à la créativité et la possibilité éventuelle de conservation des éléments anciens. Sur les 4 projets réceptionnés, le jury de concours et le conseil ont retenu celui du cabinet Peiffer, Freycenon, Plays.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monuments historiques à Vannes.

Vannes est classée Ville d'Art et d'Histoire et abrite de nombreux monuments et lieux culturels de premier ordre. Des guides-conférenciers organisent des visites à la découverte de l'intra-muros et du Vieux Vannes, de son patrimoine et de son histoire. L'agglomération vannetaise compte trois édifices distingués par l’attribution du label patrimoine du XXe siècle[Note 4]. Vannes compte 272 monuments et objets classés ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques [73].

La commune est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs en 2008[74] et la distinction Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris et est détentrice de deux étoiles au guide Vert Michelin.

Patrimoine fortifié[modifier | modifier le code]

Les remparts vus des jardins
Article détaillé : Remparts de Vannes.

Les remparts de Vannes sont le système de fortifications érigées entre les IIIe et XVIIe siècles, sur des vestiges gallo-romains, pour protéger la cité des pillards et des armées ennemies. Fondée par les Romains à la fin du Ier siècle av. J.-C. sous le règne d’Auguste, la civitas Venetorum se voit contrainte de se protéger derrière un castrum à la fin du IIIe siècle, alors même qu'une crise majeure secoue l’empire romain. Cette première enceinte demeure la seule protection de la cité pendant plus d’un millénaire. C’est à l’époque du duc Jean IV, à la fin du XIVe siècle, que l’enceinte de la ville est réédifiée et étendue vers le sud pour protéger les nouveaux quartiers. Le duc veut faire de Vannes non seulement un lieu de résidence mais également une place forte sur laquelle il peut s’appuyer en cas de conflit. La superficie de la ville intra-muros est doublée et le duc adjoint à la nouvelle enceinte sa forteresse de l’Hermine.

Les guerres de la Ligue de la fin du XVIe siècle obligent la ville à se doter de plusieurs bastions polygonaux (Gréguennic, Haute-Folie, Brozilay, Notre-Dame). L’éperon de la Garenne est le dernier ouvrage défensif construit à Vannes vers 1630. À partir de 1670, le roi Louis XIV vend morceau par morceau les éléments des remparts afin de financer ses guerres. L'événement le plus significatif est, en 1697, le don à la ville de Vannes des ruines du château de l'Hermine, qui servent alors au réaménagement du port et à l'entretien des bâtiments municipaux.

Les aménagements urbains du XIXe siècle ont pour conséquence la démolition de plusieurs segments de la muraille nord et ouest. Il faut attendre la destruction partielle en 1886 de la porte Prison, un des plus vieux accès à la vieille ville, pour voir des vannetais attachés à leur patrimoine se réunir pour former une association de défense du patrimoine en 1911. S’ensuit la mise en place progressive de la protection des remparts au titre des monuments historiques entre 1912 et 1958. Depuis plusieurs décennies, la ville entreprend la remise en état et la mise en valeur des parties des remparts dont elle est propriétaire. Clé de voûte du patrimoine vannetais et élément touristique par excellence, les remparts de Vannes comptent parmi les rares fortifications urbaines qui subsistent encore en Bretagne.

Datant, pour les plus anciennes parties, de la fin de l'époque romaine, ces fortifications ont été maintes fois remaniées au cours du Moyen Âge. Abandonnées progressivement à partir du XVIIe siècle, ces murailles sont maintenant en totalité classées au titre des monuments historiques.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Façade de la cathédrale
Façade de la Cathédrale Basilique Saint-Pierre de Vannes

La première cathédrale de Vannes fut détruite en 919 lors des invasions normandes en Bretagne. Une nouvelle cathédrale fut construite vers 1020 par l'évêque Judicaël et son frère Geoffroi Ier, duc de Bretagne, dans un style roman mais on ignore si c'est au même emplacement. Faite de granit et continuellement modifiée par l'addition de nouvelles structures, la cathédrale est un édifice extrêmement composite. À la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle, les évêques Rouaud et Guéthenoc réédifient une nouvelle cathédrale dont subsistent la base du clocher et quelques pans du chœur. La reconstruction en style gothique, décidée par l'évêque Yves de Pontsal, se fit aux xve et XVIe siècles, entre 1454 et 1520. Elle fut rendue nécessaire du fait que l'ancien sanctuaire était devenu trop petit pour faire face à l'affluence des pèlerins qui se pressaient autour du tombeau de saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419 et enterré dans le chœur de la cathédrale. Elle est édifiée grâce aux offrandes des pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saint que le pape Calixte III vient de canoniser. De cette époque datent la nef, le transept et le porche du croisillon nord. Ce porche comprend, suivant la coutume bretonne, douze niches destinées à recevoir les statues des douze apôtres. Au XVIe siècle fût également construite une chapelle ronde à étage, la chapelle du Saint-Sacrement, petit joyau de style Renaissance, accolé à la façade nord du transept, au niveau de la cinquième travée. La tour nord est la principale structure héritée de l'ancienne construction romane. Les voûtes et le chœur ne furent construits qu'au XVIIIe siècle entre 1771 et 1774. Enfin, la tour sud et la façade occidentale avec son porche datent du milieu du XIXe siècle. Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 1906[75].

Clocher de l'église Saint Patern

Tout comme pour la Cathédrale de Vannes, l'église Saint Patern fut détruite au Xe siècle lors des invasions normandes en Bretagne. L'édifice est reconstruit au siècle suivant et est pendant tout le Moyen Âge une importante étape de pèlerinage. Saint Patern, premier évêque attesté de l'évêché de Vannes est un des sept saints fondateurs de Bretagne. Ses reliques, conservées à Vannes, attirent la foule des pèlerins du Tro Breizh. Le pèlerinage crée de grands troubles dans la ville au XIVe siècle. Le clergé de Saint Patern et les chanoines de la cathédrale se disputent le droit de présenter les reliques, de recevoir les vénérations, et donc les offrandes. Les fidèles de la paroisse de Saint Patern défendent leurs droits contre les chanoines aidés par des sergents du duc. Les paroissiens font le guet et s'enferment dans l'église à l'arrivée des partisans des chanoines. Le clergé recommande cependant aux fidèles de jeter les offrandes par les fenêtres de l'église. L'affaire est réglée par l'intervention du clergé de Rome. Au XVe siècle, le pèlerinage fut en partie délaissé après le passage et la prédication de Saint Vincent Ferrier, qui fit de l'ombre au saint fondateur. L'église romane fut victime des tempêtes en 1721-1726. L'édifice actuel a été reconstruit dès 1727 sur les plans de l'architecte vannetais Olivier Delourme. Le grand escalier, la tour de granit et sa lanterne sont commencés en 1769, mais la flèche ne peut être achevée qu'en 1826. De janvier 2007 à mars 2008, l'église connaît une restauration complète dans le style baroque d'origine : toiture, charpente et voûte en lambris, enduits, étanchéité, installations électriques, consolidation du clocher, réfection complète du dallage avec intégration d'un plancher chauffant, ré-aménagement du chœur avec la pose d'un ensemble de stalles de chœur en chêne massif sculpté datant du XVIIe siècle.

Place de l'Hôtel de Ville et Chapelle Saint-Yves

Inscrite aux monuments historiques depuis le 29 septembre 1975, la chapelle, dépendant du collège Jules-Simon, fut construite de 1661 à 1685 sur les plans du frère Charles Turmel, architecte de la Compagnie de Jésus. La chapelle est inspiré des modèles baroques italiens et représentative du style jésuite de l'époque. Élevée alors que la ville connaît un important essor religieux avec l'installation de nombreuses communautés et la construction de couvents, maisons de retraite ou chapelles, la chapelle Saint-Yves est édifiée sur un soubassement en granit. Les deux niveaux sont coiffés d'un haut fronton, dans lequel est gravé le monogramme des Jésuites IHS (Jesus Hominum Salvator). Les volumes de cette chapelle sont simples, une nef unique, un chœur réduit. Catherine de Francheville, mécène, fait inscrire sur le linteau du portail Fundavit eam Altissimus (C'est le Très Haut qui a construit cette chapelle). Le gouverneur de Vannes, Claude de Lannion, fait don de 3 000 livres pour la confection d'un retable réalisé par le retablier nantais Jean Boffrand. Ce retable aux colonnes de marbre noir à chapiteaux corinthiens est doté d'ailes dont les niches sont meublées de deux statues. Le tableau au cœur du retable est consacré au triomphe de saint Ignace de Loyola.

Patrimoine médiéval[modifier | modifier le code]

Vannes et sa femme

Sur une maison à colombages datant du XVIe siècle ayant appartenu à Gilles de Bretagne et inscrite monument historique[76], à l'angle des rues Noé et Pierre-René Rogue dans l'intra-muros, se trouve un des emblèmes de la ville. L'enseigne Vannes et sa femme, surmontée des bustes d'un couple en pierre peinte sans mains, est un des symboles de la ville dont on ne sait pas l'origine. Cette sculpture pourrait être une enseigne commerciale, probablement l'enseigne d'un cabaret. Cette enseigne joviale est voisine du château Gaillard, hôtel particulier, ancien siège du Parlement de Bretagne et aujourd'hui musée d'archéologie.

La ville possède un important patrimoine de maisons en pans de bois — près de 220[77],[78] — plaçant la ville au deuxième rang par le nombre en Bretagne, après Rennes[réf. nécessaire]. Les plus anciennes de ces maisons à colombage datent du XVe siècle. Les plus remarquables, du fait des couleurs employées, des décors et des encorbellements, datent du XVIe siècle. On retrouve ces maisons typiques dans l’intra-muros près de la cathédrale ainsi que dans le quartier Saint-Patern et sur la rive droite du port. Les rez-de-chaussées sont occupés depuis l’origine par des boutiques, ainsi on retrouve certaines enseignes originales sur les murs de ces maisons colorées au charme indéniable.

La tour polygonale du Château-Gaillard

Musée des Beaux-Arts de la ville depuis 1982, la Cohue, mot d'origine bretonne (coc'hug signifiant halles) utilisé au Moyen Âge pour désigner les lieux de marché dans les villes, appartient au duc de Bretagne. Sa partie la plus ancienne remonte au XIIIe siècle et l'édifice est agrandi aux xive et xviie siècles. Situé en plein cœur de la ville face à la cathédrale Saint-Pierre, le lieu fut le siège du palais de la justice ducale jusqu'en 1796. À partir de 1675, le parlement de Bretagne exilé à Vannes y tint séances. La Cohue accueille les États de Bretagne à dix reprises de 1431 à 1703. En 1532, ce fut dans cet édifice que l'acte d'Union de la Bretagne à la France fut signé.

Construite en 1410 par Jean de Malestroit, évêque de Saint-Brieuc et de Nantes, chancelier de Jean V depuis 1408, cette demeure médiévale est rachetée en 1457 par le duc de Bretagne qui y installe les États de Bretagne. C'est dans cette cour souveraine que les vassaux du duc votent les impôts. En 1485, François II confie le rôle des États dans les contentieux à une cour de justice, le Parlement de Bretagne qui siège également à Vannes.

En 1554, alors que le Parlement s'installe à Rennes, le roi de France Henri II vend l'Hôtel. Au xviie siècle, l'hôtel appartient à Pierre de Sérent, Président du Présidial de Vannes, qui commandite la réalisation du cabinet des Pères du désert composé de soixante-six panneaux de bois représentant de tous les pays et de toutes les époques d'après des gravures reproduisant l'œuvre du peintre Maarten de Vos. En 1912, la Société polymathique du Morbihan rachète le Château Gaillard et le confie à la municipalité vannetaise en 2000 afin de créer un musée d'Histoire et d'Archéologie qui permet la conservation et la présentation au public de ses collections.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de l'Hermine.
Jardin du Château de l'Hermine.

Le bâtiment actuel date de 1785 et n’a plus rien à voir avec la forteresse qu’évoque Bertrand d’Argentré dans son Histoire de Bretagne de 1582. Le château tire son nom de la forteresse construite entre 1380 et 1385 par le duc Jean IV afin de renforcer l’enceinte de Vannes et y avoir une résidence. La forteresse est adjointe de vastes dépendances où il crée un parc, le terrain s’étendant de la Garenne à l’étang au Duc. Sous Louis XIII, le château à l’abandon est partiellement détruit et c’est Louis XIV qui en fait donation à la ville de Vannes en 1697. Les pierres du château servent alors aux réparations des bâtiments dont la ville avait la charge, ainsi qu'à la construction des quais du port. La forteresse est pratiquement en ruine lorsque la ville vend son emplacement et ses soubassements à Julien Lagorce, un traiteur, qui en fait l’hôtel actuel. Par la suite, la demeure devint successivement une école d’artillerie en 1874 puis le siège de la Trésorerie Générale jusqu’en 1974, date à laquelle la ville de Vannes en fait l’acquisition pour y installer l’école de droit du Morbihan. Aujourd’hui, le Château de l’Hermine est le siège de l’Institut culturel de Bretagne.

L'Hôtel de Ville, avec la statue du connétable de Richemont par Arthur Le Duc.

Remplaçant une mairie ancienne et en mauvais état, l'hôtel de ville de Vannes est un projet du maire républicain Émile Burgault qui en 1847 établit les premiers fondements. C'est quarante ans plus tard que celui-ci sera réalisé. Érigé sur la place du marché, cet hôtel de ville voulu par les républicains après leur victoire sur les monarchistes en 1878 est le triomphe des idées républicaines. Bâti sur les plans de l'architecte Amand Charier, fils de Marius Charier, l'hôtel de ville de style de la Renaissance italienne est encadré par deux pavillons. Sa façade principale s'orne d'un frontispice comportant une horloge, et, au fronton, le blason de la ville. Un grand campanile à carillon le surmonte, rappel du beffroi d'autrefois. La façade est particulièrement travaillée : grands pilastres des pavillons et colonnes engagées, à chapiteaux corinthiens, frontons alternativement triangulaires et cintrés, cartouches et bustes, supports du frontispice, volutes. L'édifice est inauguré par le ministre des Postes Félix Granet le 11 juillet 1886[79], mais il coûte plus de 800 000 francs soit deux fois le montant du devis initial fixé en 1880. Ce monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1992[80].

La préfecture du Morbihan.
  • Hôtel et jardins de la Préfecture

Inaugurée le 23 août 1865 sous Napoléon III, la nouvelle préfecture du Morbihan est construite par l'architecte départemental Émile Amé sur le site de l'ancien couvent des jacobins tout près du quartier Saint-Patern. Cet édifice, bâti sur un plan en U, s'apparente au style Louis XIII avec son corps de 30 mètres de large. Le décor du fronton fait référence à l'Empire (aigle impérial) et à l'histoire bretonne avec les représentations de Nominoé, comte de Vannes et d'Alain Barbe-Torte, deux héros de l'indépendance bretonne.

L'hôtel de la préfecture est entouré d'un parc de cinq hectares. La plus grande partie est composée d'un jardin à l'anglaise dessiné en 1862 par Louis-Sulpice Varé, architecte-paysagiste de Paris, auteur du bois de Boulogne. Placé en contrebas de l'aile des archives, un jardin à la française de 5 000 m2 fut redessiné en 1975.

Cet Hôtel particulier en forme de L, a sa façade principale sur la rue et une aile en retour au sud. Un jardin à la française occupe les arrières de l'Hôtel. Il fut construit vers 1685 par Raymond le Doulx, chanoine de la cathédrale de Vannes originaire de Bordeaux. À la Révolution, il est saisi à Armand de Gouvello, parti en émigration, et, en 1795, l'hôtel de Limur est le siège d'une commission militaire chargée de juger les prisonniers du Débarquement de Quiberon. L'hôtel est ensuite la propriété de Mahé de Villeneuve, maire sous le Consulat et l'Empire, puis de Joseph-François Danet, receveur général du département. En 1820, la ville projette d'en faire sa mairie mais le projet est avorté. Jusqu'en 1947, la famille de Limur demeure dans l'Hôtel, date à laquelle la ville de Vannes en devient propriétaire. Le musée des Beaux-Arts aujourd'hui situé à La Cohue y emménage de 1955 à 1968. Classé monument historique en 1993, l'Hôtel de Limur connaît une restauration complète depuis 1996. Elle accueille entre ses murs des concerts et des expositions.

Plusieurs jardins sont à signaler :

  • Jardin de la Garenne
  • Jardin de collection florale des Salines de Conleau

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Vannes.
Rive gauche du port
La nouvelle esplanade du port de Plaisance

Afin de faciliter le traitement de l'information sous une forme automatisée, on utilise pour Vannes la chaîne de caractères codifiées VA, selon la liste des quartiers maritimes.

Ce bateau dont le nom fait référence au grand cormoran, est un navire de pêche de type caseyeur spécialisé dans le ramassage des langoustes. C'est un voilier en bois de type sloop construit en 1931 au chantier Belbehoc'h de Crozon pour un patron-pêcheur de l'île de Sein. Le Corbeau des mers s'est rendu célèbre pour avoir répondu, ainsi que le Rouanez-ar-Péoc'h et le Maris Stella, à l’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle. C'est ainsi que, le 26 juin 1940[81], Pierre Couillandre et vingt-sept Sénans s'embarquent pour l'Angleterre. Île-de-Sein recevra pour son attitude durant cette période la médaille de la libération[82]. En 1981, il est racheté par le Musée de la résistance bretonne de Saint-Marcel[83]. Après sa restauration en 1987, il obtient son classement aux monuments historiques en 1991. Géré par une association loi de 1901, il organise des voyages en mer dans un but éducatif. Son port d'attache reste Vannes bien que son immatriculation soit alréenne (AY 1684).

Ce bateau est un sinago, dernier bateau de pêche de ce type construit en 1943. Il appartient à l'association Les Amis du Sinagot[84] de Vannes depuis 1985. Construit en 1943 au chantier Querrien au Bono, il a été lancé sous le nom de Solveig. Le sinago est une chaloupe de pêche à deux mâts, appelé avant chaloupe de Séné (commune du golfe du Morbihan). Il porte deux voiles au tiers, couleur rouge brique. Sa coque est en chêne, passée au coaltar. Il a subi une première restauration en 1988, au chantier Michelet à Conleau, et une seconde, en 1992, au chantier du Guip[85] à l’île aux Moines.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langue et culture bretonne[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, Vannes a été considérée comme étant une enclave française en terre bretonne. Aujourd'hui, la culture bretonne s'exprime pleinement dans la cité. Lors de l'émigration des Bretons en Armorique, Vannes constituait un îlot gallo-romain, qui influença localement le breton par un petit nombre d'emprunts au roman. Par la suite, elle se bretonnisa à la fin du haut Moyen Âge et demeura longtemps un bastion du breton alors que Saint-Brieuc par exemple, basculait au français et influençait progressivement ses environs.

Lors de la réouverture du Palais des Arts, la ville a symboliquement dénommé le théâtre : Théâtre Anne-de-Bretagne et Vannes accueille également un bagad, le Bagad Er Melinerion (bagad de 1re catégorie).

Vannes est une ville pionnière dans le renouveau de la culture bretonne. Ainsi, un département de musique traditionnelle a été créé au sein du conservatoire et le 8 décembre 2007, Vannes a signé la charte de l’office de la langue bretonne Ya d'ar brezhoneg[s 9]. À la rentrée 2007, 1 137 enfants étaient inscrits dans des écoles primaires bilingues de la commune[86].

Musées[modifier | modifier le code]

Vannes dispose au sein de son centre historique de deux musées classés musées de France. Le musée d'archéologie du Morbihan, situé dans un hôtel du XVe siècle est installé dans l'ancien hôtel du Parlement de Bretagne dit le Château-Gaillard. Ce musée consacré à l'histoire du Morbihan accueille les collections de la Société polymathique du Morbihan, collections remontant à la préhistoire. Le musée est très riche en objets préhistoriques provenant, pour la plupart, des premières fouilles des mégalithes du Morbihan : Carnac, Locmariaquer, presqu'île de Rhuys, qui permirent de mettre au jour de très belles pièces. L'autre musée de la ville est la Cohue située en face de la Cathédrale Saint-Pierre et présente des œuvres d'horizons divers : peintures contemporaines, figuratives, d'artistes bretons, etc.

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Le principal complexe accueillant les concerts, les salons et les congrès, se nomme le Chorus. Situé sur un terrain de six hectares au sein du parc du Golfe, un parc d'activité du sud-ouest de la ville, le Chorus est un complexe pluri-fonctionnel. Un autre complexe, l'Echonova, lieu de musiques actuelles de l'agglomération vannetaise inauguré en 2010, est situé sur le territoire de la ville voisine de Saint-Avé[87].

Les concerts de musique classique et de musiques du monde sont joués à l’auditorium des Carmes, composante du conservatoire de musique de Vannes[s 10] situé rive droite du port de plaisance. Les pièces théâtrales, quant à elles, sont représentées au théâtre Anne de Bretagne[s 11], théâtre localisé dans le Palais des Arts et des Congrès.

Enfin, Vannes accueille le siège de l'association Motocultor Fest Prod, qui organise divers concerts à vannes même, et surtout chaque mois d'août le Motocultor Festival dans des communes limitrophes de Vannes (par manque de terrains disponibles sur la commune de Vannes).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le cinéma apparaît dès 1901 à Vannes. Les premières projections des films produits par les frères Lumières se font sous chapiteau ou bien alors au théâtre de la Cohue et dans les locaux du patronage Saint-François qui deviendra le cinéma de la Garenne.

En 2009, Vannes dispose de deux cinémas pour un total de douze salles de cinéma dont :

  • le « cinéville la Garenne » (12 Bis Rue Alexandre Le Pontois), construit en 1925 (cinq salles) et classé cinéma Art et Essai.
  • le « cinéville Parc-lann » (Rue Aristide Boucicaut), construit en 2005 (sept salles).
Histoire des cinémas vannetais
Façade conservée de l'Eden en 2010

Le premier cinéma vannetais est créé en 1922 par Robert Damilot, un décorateur parisien. Une façade Art déco représentant des motifs floraux et végétaux est réalisée et la capacité de l'ancienne salle de Roller Skating est porté à 900 places. Le cinéma propose un orchestre, un balcon et un promenoir. Racheté en 1966, le cinéma est rebaptisé « Comédia » puis « Universel ». L'ouverture du Palais des Arts compromet un projet de programmation de spectacles autres que cinématographiques. En 1981, le cinéma change de propriétaire et de nom pour devenir le cinéma « l’Eden »[p 2]. Le bâtiment est agrandi en hauteur et par l’arrière, il comporte trois salles de 225, 156 et 128 places. Le cinéma ferme ses portes en 2003 faisant place à un complexe immobilier qui intègre la façade repeinte et entretenue.

En 1925, l'abbé Guillaume, professeur de dessin au collège Saint-François-Xavier crée, dans l'ancienne salle de patronage Saint-François proche du plateau de la Garenne face aux remparts, une salle de cinéma de 1 000 places décoré de panneaux évocateurs de sites et de monuments du Morbihan peints par l'artiste vannetais Victor Guesde. En 1951, la salle connaît des réaménagements devenus obligatoires mis en œuvre par l’architecte vannetais Guy Claubert de Clery qui dessina les plans de l'église Saint-Pie X. La Soredic, propriétaire du cinéma en 1970 en fait un complexe de trois salles. Aujourd’hui le « Cinéville La Garenne »[p 3] comporte cinq salles de 316 à 75 fauteuils. La Soredic, également propriétaire de l'autre cinéma vannetais, a passé une convention avec la mairie de Vannes et l’association Cin’écran afin de promouvoir la programmation d’Art et Essai.

Le troisième cinéma de la ville, « le Royal »[p 4], fut construit en 1936 par Léonce Liets en place et lieu d'un garage, plus anciennement des bains-douches privés créés en 1863 non loin de l'Hôtel de Ville. La façade, très étroite, est habillée d'un oriel à deux niveaux, de forme semi-circulaire correspondant aux parties privées. La salle à la façade étroite surmontée d’un oriel de 500 places à deux étages se déploie en arrière. Le « Royal » ferma ses portes le 23 octobre 2001, laissant place à une librairie. La salle est complètement restructurée mais conserve sa face étroite en béton enduit.

Le dernier et plus grand cinéma vannetais est inauguré en 2005 dans la zone commerciale de Parc Lann au Nord-Ouest de la ville. « Le cinéville Parc Lann », propriété du groupe Soredic, est un multiplexe de sept salles équipées des dernières technologies.

Une ville cinéphile

Avec deux cinémas en activité, dont un consacré aux films d'art et d'essais, Vannes est attachée au septième Art. Avec en 2006, 494 000 entrées pour 52 000 habitants (9,55 entrées/habitant[88]), 475 000 entrées pour 52 000 habitants (9,19 entrées/habitant[89]) en 2007 et 530 000 entrées pour 53 000 habitants (10,02 entrées/habitant[90]) en 2008, les cinémas vannetais occupent la tête du classement régional de la fréquentation des salles de cinéma selon les études effectués par le Centre National Cinématographique (CNC). La fréquentation enregistrée a connu une hausse de 86,2 % entre 2005 et 2006, deuxième plus forte progression sur le territoire national après Calais.

Vannes est également le lieu d'un évènement lié au septième art : les « Rencontres du Cinéma européen » à Vannes, organisé par l'association Cin'écran.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités liées à Vannes.

Héraldique, drapeau et logotype[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vannes

Les armes de Vannes se blasonnent ainsi : De gueules à l'hermine passante d'argent, accolée et bouclée d'argent, cravatée d'hermine doublée d'or.'

Grandes armes de Vannes

Ce blason a été enregistré à l'armorial général de France de 1696. L'hermine a été popularisée par le duc Jean IV qui baptisa de ce nom le château qu'il bâtit à Vannes et l'ordre de chevalerie qu'il fonda en 1381. C'est à Vannes que fut proclamée en 1532, devant le roi François Ier, l'Union de la Bretagne à la France.

Porte Saint Vincent

Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle. L’hermine et sa moucheture typique est traditionnellement attribuée à la Bretagne, dont Vannes a été l'une des capitales. L'écu est timbré d'une couronne murale. La couronne murale à quatre tours (anciennement à trois tours) rappelle que Vannes est la préfecture du Morbihan[Note 5]. Les supports de l'écu, deux lévriers, rappellent ceux qui furent offerts à François Ier lorsqu'il vint à Vannes le 4 août 1532 pour le traité d'union perpétuelle. Le lévrier est symbole de fidélité et de noblesse.

La devise de la ville est « Da'm Buhez », ce qui signifie « À ma vie », a comme origine le duc Jean IV qui institua en 1381 l'ordre chevaleresque de l'Hermine. Les chevaliers de l'Ordre portaient au cou un collier auquel pendait une hermine au naturel qu'on voit dans le blason de la ville. La devise qui était celle de l'Ordre, rappelle le fait historique dont Vannes a été le théâtre. À ma vie est également la devise des ducs de la maison de Montfort.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau de Vannes.
Drapeau de Vannes
Drapeau
Utilisation Drapeau civil et pavillon marchand Version officielle
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption XXe siècle
Éléments Hermine blanche sur fond rouge portant un manteau d'hermine

La ville utilise comme drapeau sa bannière armoriée : une hermine passante blanche sur fond rouge portant un manteau d'hermine.

Une différence est notable entre le blason et le drapeau, en effet, l'hermine du drapeau est bouclée et accolée de la jarretière flottante de Bretagne alors que l'hermine du blason est cravatée d'hermine doublée d'or.

Le fond rouge symbolise le royaume du Bro Waroch dont la capitale fut Vannes. Une miniature du XVe siècle donne à ce royaume du Moyen Âge un drapeau à la croix dentelée de rouge accompagnée d'hermines d'où la couleur rouge du fond de ce drapeau. L'hermine au naturel est le symbole de la Bretagne. À l'origine représentée sous la forme d'une moucheture, l'hermine est plus rarement apposée sous sa forme naturelle. En Bretagne, il existe une multitude de villes utilisant des mouchetures d'hermines en tant qu'éléments dans leur blason ou drapeau. Au contraire, seules quelques-unes d'entre elles utilisent l'hermine au naturel comme symbole. Les exemples les plus connus sont, à l'exception du blason et du drapeau vannetais, le blason et drapeau malouin et le drapeau moderne de la province du Vannetais. La jarretière flottante de Bretagne symbolise l'ordre de l'Hermine.

Le drapeau de la ville, bien que connu d'un grand nombre de Vannetais et de Bretons, n'est que peu usité. On peut retrouver le drapeau de la ville à la place d'honneur (gauche) sur le parvis de l'hôtel de ville à côté du Gwenn ha du, du drapeau français et du drapeau européen, sur le port de plaisance.

Logotypes[modifier | modifier le code]

Logo de Vannes

Le logo de la mairie de Vannes représente une hermine naturelle placée sur deux bandes mouvantes, une bleu marine et l'autre de bronze. Une moucheture d'hermine de bronze est située sur la bande du dessus et une bleu-marine sur la bande du dessous. En dessous du nom de la ville est apposée une phrase : Morbihan Capitale

Logo de Vannes agglo - Golfe du Morbihan

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir par exemple : Dom Joseph Vaissète, Géographie historique, ecclésiastique et civile, Paris, 1755, p. 503 ; en ligne
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. Le label patrimoine du XXe siècle a été créé en 1999 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Il signale à l’attention du public les édifices et ensembles urbains remarquables de ce siècle en matière d’architecture - DRAC Bretagne
  5. Note circulaire du ministère de la Culture du 12 juillet 2001 : Conseils pour la création d'armoiries par des collectivités

Références[modifier | modifier le code]

Site officiel de la ville

Site du patrimoine de la région Bretagne

  1. Liste des Quartiers vannetais
  2. « Cinéma L'Eden », sur Patrimoine de la région Bretagne
  3. « Cinéma La Garenne », sur Patrimoine de la région Bretagne
  4. « Cinéma Le Royal », sur Patrimoine de la région Bretagne

Données INSEE : Démographie - Emploi - Économie - Logement

  1. a, b et c Recensement 2008 - Aire urbaine de Vannes
  2. a et b Recensement 2009 - Vannes
  3. a et b Recensement 2008 - Communauté d'Agglomération du Pays de Vannes
  4. a et b Recensement 2006 - Logements par type, catégorie et nombre de pièces
  5. Recensement 2006 -Logements construits avant 2004 par type, catégorie et époque d'achèvement de la construction
  6. Recensement 2006 - Résidences principales par type de logement, installations sanitaires et statut d'occupation
  7. Recensement 2006 - Résidences principales par type de logement, statut d'occupation et mode de chauffage
  8. Recensement 2006 - Résidences principales par type de logement, statut d'occupation et présence d'un emplacement de stationnement
  9. a, b et c Carte et liste des cantons du Morbihan
  10. Recensement 2010 - Unité urbaine de Vannes
  11. Recensement 2006, population totale par sexe et âge
  12. Recensement 1999, population totale par sexe et âge
  13. INSEE - recensement de 2006, Ménages
  14. INSEE - recensement de 1999, Ménages
  15. « Population totale par sexe, âge et nationalité », sur site de l'Insee,‎ 2006 (consulté le 8 octobre 2009)
  16. « Population totale par catégorie socioprofessionnelle et nationalité », sur site de l'Insee,‎ 2006 (consulté le 8 octobre 2009)
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  20. Recensement 2006 - Emplois au lieu de travail par sexe, âge, statut et temps de travail
  21. Recensement 2006 - Emplois au lieu de travail par sexe, statut et secteur d'activité économique
  22. a et b Recensement 2006 - Emplois au lieu de travail par sexe, catégorie socioprofessionnelle et secteur d'activité économique
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Autres

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  7. « Vannes à Paris », sur fr.mappy.com (consulté le 8 octobre 2009)
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  13. Le Télégramme - 6 juillet 2013 - Le vélo libre-service change de braquet
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  19. Vannes-Golfe-Habitat
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  28. Résultats de l'élection présidentielle 2012 indexés sur le site officiel du Ministère de l'intérieur
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  33. Préfecture du Morbihan
  34. Conseil général du Morbihan
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  41. Délinquance : Ma ville est-elle dangereuse ?, Classement Le Point, 2006 - Comparatif 2003-2006
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  87. L'Echonova
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

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  • Tal Houarn, Aimer Vannes et le Golfe, Ouest-France, 1988
  • Le Goff T.J.A., Vannes et sa région, Ville et campagne dans la France du XVIIIe siècle, Yves Salmon Éditeur, 1989
  • Bas, P. Le, A. Guilbert, L'abbé J.-J. Bourrasse, P. De Courcy, Ch.-F. Aubert, Mme De Lalaing, P. Joanne, Vannes son histoire et son port, Éditions Du Bastion, 1992
  • Olivier Furon, Vannes, Éditions Alan Sutton, 1995
  • Revue Pays De Bretagne, 1996, no 7, Vannes, une ville d'histoire en quête d'avenir, Éditions Freeway
  • Olivier Gilleron., Vannes, Le Téméraire, 1997
  • Yvon Boëlle, Vannes et Le Golfe Du Morbihan, Ouest-France, 1998
  • Hélène Martin-Le Guen, Vannes Golfe Du Morbihan, Éditions Déclics, 2002
  • Armand Fleuriot, Regards sur Vannes & Le Golfe Du Morbihan, Coiffard Édition, 2003
  • Bernard Rio, Vannes, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Dugué, Vannes, Pour Mémoire, Éditions Apogée, 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bertrand Frélaut, Histoire de Vannes, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2005 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Chaudré, Vannes - Histoire Et Géographie Contemporaine , Éditions Palantines, 2006 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Guide du patrimoine. Bretagne -Monum. Éditions du patrimoine - Paris - 2002 - (ISBN 978-2-85822-728-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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