Saint-Denis (La Réunion)

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Saint-Denis
Image illustrative de l'article Saint-Denis (La Réunion)
Blason de Saint-Denis
Blason
Saint-Denis (La Réunion)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion (préfecture)
Arrondissement Saint-Denis (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de neuf cantons
Intercommunalité Communauté intercommunale du nord de La Réunion
Maire
Mandat
Gilbert Annette
2014-2020
Code postal 97400
Code commune 97411
Démographie
Gentilé Dionysiens
Population
municipale
145 347 hab. (2011)
Densité 1 018 hab./km2
Population
aire urbaine
197 464 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 20° 52′ 44″ S 55° 26′ 53″ E / -20.8789, 55.448120° 52′ 44″ Sud 55° 26′ 53″ Est / -20.8789, 55.4481  
Altitude Min. 0 m – Max. 2 276 m
Superficie 142,79 km2
Localisation

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Saint-Denis

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Saint-Denis
Liens
Site web saintdenis.re

Saint-Denis (Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située au nord du département et de la région de La Réunion, dont la population s'élevait à 145 347 habitants au dernier recensement de 2011. Cette situation démographique en faisait la 19e commune de France, et la 2e agglomération d'outre-mer[2].

Fondée en 1663, la bourgade connaît un développement lent, au rythme des cycles économiques de la culture du café puis de la canne à sucre, des cyclones et des épidémies. Ce n'est qu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale que la ville se transforme profondément par le déversement massif de population à la suite de l'exode rural, couplé à une croissance due à une transition démographique en devenir.

Positionnée sur un espace littoral, Saint-Denis est aujourd'hui la capitale de la région-département de la Réunion, et la principale porte d'entrée de l'île de par la présence de l'aéroport de La Réunion Roland-Garros. Au sommet d'un réseau routier développé, la cité dyonisienne est le principal bassin économique de l'île, où se concentrent de nombreux services et administrations.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune.

Le territoire communal de Saint-Denis fait partie intégrante du territoire français, quoi que situé dans le département - région de La Réunion, espace ultra-périphérique de l'Union Européenne. Le chef lieu réunionais est situé dans la partie la plus au nord de l'île, sur un espace littoral accolé aux pentes du Massif du Piton des Neiges. Le point culminant de la commune est la Roche Écrite, à 2 276 mètres d'altitude. Saint-Denis, porte internationale de la Réunion, est accessible depuis Paris (9345 km[3]) ou Marseille moyennant une dizaine d'heures de vol.

Sur le plan régional, la sous-préfecture Saint-Pierre est située à 51 km à vol d'oiseau et 80 km par la route, Saint-Benoît à 40 km par la route, Le Port à 21 km , Saint-Paul à 28 km. Saint-Denis est diamétralement opposé à Saint-Philippe, dans le Sud Sauvage, accessible après 90 km de route[3],[4].

Communes limitrophes de Saint-Denis
Océan Indien Océan Indien Océan Indien
La Possession Saint-Denis Sainte-Marie
La Possession La Possession, Salazie Sainte-Marie

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de La Réunion.

Le positionnement de Saint-Denis lui confère un climat tropical humide. Celui-ci conditionne le climat de Saint-Denis en matière de température, d'ensoleillement et de pluviosité.

La ville bénéficie d'une température moyenne relativement élevée, 25 °C, avec un maximum en été de 35 °C, et un minimum en hiver de 13 °C. Les habitants ne connaissent jamais le brouillard, la neige où le gel, en effet, la température ne descend jamais en dessous de 10 °C, et dépasse 125 jours par an la température de 30 °C. Cette chaleur est imputable à l'intensité de l'énergie solaire reçue, ainsi que sa fréquence importante (2 600 heures par an). Cependant, l'amplitude thermique annuelle et journalière est régulée par l'Océan Indien, baignant les côtes de Saint-Denis.

La pluviométrie annuelle s'établit à environ 1 700 mm, dont la majeure partie est reçue en été austral. Saint-Denis n'est pourtant pas dans la zone de l'île la plus arrosée et reçoit juste assez de précipitations pour éviter d'être classée dans la partie "côte sous le vent". Ainsi, la végétation sur le front de mer dyonisien (Barachois, route du littoral, ravine du Chaudron) est celle d'un climat tropical de savane, présent sur la côte ouest.

Les 87 jours de pluie par an concernent surtout l'été austral, entre janvier et mars. Ces trois mois sont les plus arrosés, avec en moyenne 11 jours de pluie, tandis que septembre et octobre, les mois les plus secs, ne reçoivent que 4 jours de pluie. On dénombre une quinzaine de jours d'orage chaque année, dont la fréquence est centrée sur le mois de mars. L'air est humide (70 %), et balayé par les alizés 70 jours par an en moyenne. Généralement, le temps est clair le matin, et le ciel s'encombre au fil de la journée.

Le climat tropical humide régnant sur la cité dyonisienne est divisé en deux grandes saisons :

  • l'hiver austral : période sèche allant de mai à novembre où la pluie se fait rare, le vent est présent, et les températures sont plus basses ;
  • l'été austral : le vent faiblit, la période allant de décembre à avril possède des températures élevées, un temps chaud humide et très pluvieux. C'est à cette période que les cyclones se manifestent.

Le territoire communal étant vaste, et réparti entre la côte et la Roche Écrite (2 276 m), le climat du centre urbain est différent de celui des Hauts.

Les températures moyennes sont :

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre
minimales (°C) 23 23 23 22 20 18 18 17 18 19 20 22
maximales (°C) 30 30 30 29 27 26 25 25 25 27 28 29

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Denis est reliée au reste de l'île par :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Face à un coût de la vie élevé et à un chômage important, la motorisation individuelle est un luxe que tous ne peuvent pas se permettre, d'autant plus que les grands axes sont souvent frappés par la congestion importante bloquant les véhicules inefficaces en heure de pointe. De ce fait, l'existence de transports en commun est incontournable pour de nombreux Réunionnais de Saint-Denis, ou travaillant sur le chef-lieu[5].

Celle-ci est assurée par Citalis, dont le réseau dépasse largement le simple périmètre de la commune. Les bus circulent entre 6 h et 20 h 30. Citalis permet les déplacements intra-urbains et la jonction de localités limitrophes. Pour des déplacements de plus longue distance, les Cars Jaunes sont les vecteurs idéaux pour rallier les autres points de l'armature urbaine réunionnaise. Plusieurs formules d'abonnement permettent de rendre le transport collectif accessible à tous

S'il a existé un train le siècle passé, celui-ci a été fermé pour plusieurs raisons. Depuis plusieurs années, la relance d'un service ferroviaire est décrite par un nombre croissant de personnes comme une solution devenant incontournable[5]. Un projet de tram-train a ainsi été annulé par un changement de couleur politique, bien que la population ait soutenu le projet.

Enfin, Saint-Denis est le principal point d'entrée de l'île pour le trafic aérien, dont la très large majorité passe par l'aéroport de La Réunion Roland-Garros.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'église du quartier Saint-Jacques.

La commune compte de nombreux quartiers :

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation[modifier | modifier le code]

Bien que l'île de La Réunion ait été découverte au XIIe siècle, voire au VIIIe siècle, il n'existait aucune population indigène avant la venue des Européens qui débarquèrent au cours du XVIIe siècle, sur la côté Est. Bien que l'île soit officiellement rattachée aux possessions du Roi dès 1642, il faut attendre 1663 pour que l'île reçoive ses premiers habitants permanents, et quatre ans de plus pour Saint-Denis[7]. À cette époque, Saint-Paul était le point d'entrée de l'île, mais elle fut délaissée pour Saint-Denis, dont la baie offrait de meilleures conditions d'ancrage et de vent, tandis que les atouts du climat et des terres conféraient un autre avantage, celui d'être aux portes du Beau Pays[précision nécessaire]. Cette dualité entraînera un partage de pouvoir et d'influence entre les deux cités, qui basculera au profit de Saint-Denis en 1738, lorsque le gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais lui confèra le statut de chef-lieu.

Au cours de ces décennies, la culture du café occupe la population locale, tandis que le pouvoir entreprend les premiers aménagements urbains.

Développement aléatoire et fragile[modifier | modifier le code]

La croissance de Saint-Denis est perturbée par la disparition de la Compagnie des Indes en 1764 qui marginalise l'île, finalement rétrocédée au roi. Parallèlement, la culture du café est concurrencée de plus en plus fortement par celle des Antilles,ce qui pousse l'agriculture à la diversification, en essayant d'autres cultures. Malgré deux tentatives de planifications urbaines durant la première moitié du siècle, la croissance de population se traduit par une urbanisation anarchique, qui fera l'objet de tentatives de prise en main par trois plans ultérieurs (1774, 1777, 1808)[8].

La culture de la canne à sucre commence à la Réunion au début du XIXe siècle, et permet à la cité dyonisienne un fort développement. Cette période faste se traduit par un développement urbain et des investissements de la part de la puissance publique, mais ne dure pas. En 1863, la culture de la canne est frappée par le Chilo sacchariphagus, tandis que l'île est balayée par plusieurs cyclones. Par la suite, le paludisme touche la population à la fin des années 1860. Enfin, l'ouverture du canal de Suez en 1869 additionnée aux ambitions françaises sur Madagascar marginalisent la Réunion[9].

Chronologie brute[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle

  • 1738 : Saint-Denis devient chef-lieu de l'île au détriment de Saint-Paul sous le gouverneur Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais. Elle compte alors 2 166 habitants.
  • 1766 : L'ordonnance royale du 17 août divise l'île en cinq quartiers dont celui de Saint-Denis.
  • 1777 : Le plan de la ville en damier est établi par le chevalier Banks.
  • 1790 : Saint-Denis devient une municipalité. Jean Baptiste Delestrac devient le premier maire de Saint-Denis

XIXe siècle

XXe siècle

XXIe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fonctions et pouvoirs[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de ville de Saint-Denis et la colonne de la Victoire.

Saint-Denis est le centre d'une communauté d'agglomération, la CINOR, qui a succédé en 2001 à une communauté de communes, et par laquelle elle est associée à Sainte-Marie et Sainte-Suzanne. Celle-ci comportait en 2005 190 900 habitants, constituant la plus importante communauté d'agglomérations de la Réunion et d'outre-mer, dont les trois quarts (72 %) étaient dionysiens.

La commune accueille un tribunal administratif compétent sur l'ensemble de l'île et sur les Terres australes et antarctiques françaises. Elle accueille également le siège des Forces armées de la zone sud de l'océan Indien.

Le maire de Saint-Denis est Gilbert Annette. Sa liste « Saint-Denis pour tous » l'a emporté au second tour des élections municipales de 2008 en rassemblant 53,83 % des voix le 16 mars 2008 face à celle de René-Paul Victoria, maire UMP sortant. Il avait déjà été maire auparavant.Il est réélu en 2014 face au même opposant.

Saint-Denis est divisée en neuf cantons :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des maires de Saint-Denis
Début du mandat Fin du mandat Identité
3 août 1790 juillet 1792 Jean Baptiste Delestrac
juillet 1792 1794 Louis Maurice Domenjod
août 1794 août 1796 Tellot
août 1796 1803 Gilles de Moinville
8 juillet 1815 15 avril 1820 Antoine Pitois du Filhol
novembre 1848 octobre 1849 Gustave Manès
novembre 1849 octobre 1852 Candide Azéma[11],[12]
1854 1855 Gustave Manès
1855 1870 Jean-Baptiste Gibert des Molières[13]
mai 1882 1893 Gabriel Lahuppe[14]
mai 1900 mai 1904 Denis Godefroy Le Cocq du Tertre[15]
mai 1919 mai 1924 Richeville Robert[16]
mai 1945 mai 1946 Marie Adolphe Raymond Vergès
mai 1946 juillet 1946 Roger de Villecourt
juillet 1946 avril 1948 Jean Chatel
avril 1948 juin 1955 Jules Olivier
juin 1955 juillet 1958 Maxime Vallon-Hoarau
juillet 1958 mars 1959 Alix Guinot
mars 1959 novembre 1960 Francis Bédier
novembre 1960 février 1968 Gabriel Macé
février 1968 juillet 1969 Jules Reydellet
juillet 1969 mars 1989 Auguste Legros
mars 1989 mars 1994 Gilbert Annette
mars 1994 mars 2001 Michel Tamaya
mars 2001 mars 2008 René-Paul Victoria
mars 2008 mars 2014 Gilbert Annette

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1690, le recensement de Firelin fait savoir qu'il existe au « Quartier de Saint-Denis 8 familles, plus 12 nègres du Roy, plus 2 Français »[17].

En 2011, la commune comptait 145 347 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
65 275 85 444 103 512 109 072 121 999 131 557 138 314 145 347
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[18] puis population municipale à partir de 2006[19])
Histogramme de l'évolution démographique


Ethnies et religions[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sous l'égide de l'académie de la Réunion, l'offre d’enseignement à Saint-Denis est à la fois complète est diversifiée, permettant de suivre sa scolarité de l'école maternelle à la soutenance de thèse de doctorat. Le secteur public met à disposition de la population de nombreuses écoles maternelles, primaires ainsi que douze collèges et huit lycées, complété par une petite offre privée. Les formations dispensées dans les lycées sont générales ou professionnelles. Enfin, il existe des classes préparatoires au lycée Bellepierre (économie), Leconte-de-Lisle (scientifiques et littéraire) et Lislet-Geoffroy (technologie).

Établissements
Collèges Lycées
  • Le collège des Alizés.
  • Le collège Bois-de-Nèfles, qui comptait 925 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège Bourbon, qui comptait 1 091 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège du Chaudron.
  • Le collège des Deux-Canons, qui comptait 1 007 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège Juliette-Dodu[21], qui comptait 1 223 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège Émile-Hugot, ouvert en 1999, et qui comptait 417 élèves à la rentrée 2008.
  • Le collège Labourdonnais, qui compte environ 400 élèves.
  • Le collège des Mascareignes, qui compte à peu près 535 élèves.
  • Le collège de La Montagne, qui comptait 988 élèves à la rentrée 2005.
  • Le collège de Montgaillard.
  • Le collège Jules-Reydellet, créé dans les années 1950 à partir d'une école primaire.
  • Le collège privé Saint-Michel.
  • Le lycée polyvalent Bellepierre.
  • Le lycée polyvalent Georges-Brassens, ouvert en 1990, et qui comptait 1 380 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée professionnel de l'Horizon, qui comptait 893 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée professionnel Amiral-Lacaze, qui comptait 390 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée polyvalent Leconte-de-Lisle, qui comptait 1 516 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée Lislet-Geoffroy, qui comptait 1 203 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée professionnel Julien-de-Rontaunay, qui comptait 880 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée privé La Ruche.
  • Le lycée privé général et technologique Levavasseur.

La commune accueille le campus principal de l'Université de la Réunion dans le sous-quartier du Moufia ainsi que des composantes de celle-ci en centre ville en face de la cathédrale, site de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de l'île, mais aussi le site de l'IUFM à Bellepierre, enfin le site de la Technopole pour l'ESIDAI. La commune comporte également un IFSI situé dans le quartier de Bellepierre et une école d'ingénieurs, l'ESIROI.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L'offre de médecins généralistes et spécialistes est globalement complète. Deux infrastructures de santé majeures existent : le Centre hospitalier Félix-Guyon et la Clinique Sainte-Clotilde (privée) au Moufia. Les urgentistes et le SDIS 974 assurent les interventions rapides.

L'Agence régionale de santé est basée dans la cité dyonisienne.

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport occupe une place très importante dans la ville de Saint-Denis. Que ce soit dans le football, le handball ou le basket-ball, la ville possède de grands clubs évoluant dans les meilleurs championnats. On peut citer Joinville, AS Château Morange ou Saint-Denis FC.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La présentatrice australienne Jennifer Hawkins dans la principale rue commerçante de Saint-Denis.

Principal pôle commercial de l'île, Saint-Denis est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Réunion, la chambre consulaire qui gère l'aéroport Roland-Garros, le port de la Pointe des Galets, le port de plaisance de Saint-Gilles les Bains et le port de Sainte-Marie. On trouve également de nombreux sièges de sociétés sur le territoire communal :

Centre pénitentiaire de Saint-Denis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Jardin de l'État vu depuis l'entrée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dotée de 57 monuments classés et inscrits au titre des monuments historiques ou à l'inventaire supplémentaire de ceux-ci, Saint-Denis de la Réunion s'est vu attribuer le label national "Ville d'art et d'histoire" par le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, en février 2012, sur proposition de la commission nationale en novembre 2011. Le centre historique de la ville bénéficie depuis décembre 2013 d'une aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine (AVAP)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Condamné à un exil à la Réunion, le raïs marocain Abdelkrim al-Khattabi a vécu quelques années à Saint-Denis à compter de 1926, dont trois ans à Château Morange. De nombreuses autres personnalités comme Lucien Lacaze ou le prince Vinh San ont vécu à Saint-Denis avant ou après lui. Voici celles qui y sont nées :

XVIIIe siècle

XIXe siècle

Une statue représentant Roland Garros au Barachois.

XXe siècle

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Denis

Les armes de Saint-Denis se blasonnent ainsi : « Parti au 1er, d'azur à la galère d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe. Au 2e, d'or à deux palmiers de sinople posés sur une île soutenue à senestre d'un îlot du même, au chef de sinople chargé d'une chaîne de trois volcans d'argent : celui du centre, sommé d'une nuée fumante de gueules, ladite chaîne soutenue d'une autre chaîne de cinq monts de sinople. »

Devise : « Praeter omnes angulus ridet » (« Entre tous, ce coin de terre me sourit »).

Logo de Saint-Denis

Le Logo de Saint-Denis représente sa situation géographique, entre terre (vert) et mer (bleu), dont la forme longe le littoral (blanc). Le blanc évoque aussi la blancheur des constructions, visible sur n'importe quelle photographie aérienne. Cette forme blanche représente également un oiseau symbole de l'île: le paille en queue..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Dupont, Saint-Denis de La Réunion : Ville tropicale en mutation, Condé-sur-Noireau, L'Harmattan,‎ juin 1990, 759 p. (ISBN 2-7384-715-3[à vérifier : ISBN invalide])

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee - Population de l'aire urbaine de Saint-Denis en 2008
  2. Insee - Population de l'unité urbaine de Sainte-Denis (La Réunion) au 1er janvier 2008, consulté le 21 octobre 2011.
  3. a et b Mesure réalisée sur Géoportail
  4. Mesure des itinéraires routiers effectués sous Google Maps
  5. a et b Marie-Annick Lamy-Giner / Martine Vaugien-Cheung Hoï Ping, « La Réunion au ralenti, pleins feux sur la congestion automobile », sur mappemonde.mgm.fr (consulté le 31 janvier 2014)
  6. http://sig.ville.gouv.fr/Cartographie/0441110
  7. Dupont 1990, p. 23-24.
  8. Dupont 1990, p. 31-33.
  9. Dupont 1990, p. 39.
  10. « Le consul de Chine arrive mercredi », Le Quotidien de La Réunion,‎ 17 août 2009 (lire en ligne)
  11. « Notice no LH/84/46 », base Léonore, ministère français de la Culture
  12. Charles Durand Petite histoire du Brûlé - paragraphe : L’histoire du Brûlé
  13. defense patrimoine reunion974's Blog
  14. culture.gouv : extrait du journal Le Créole-Gabriel Lahuppe
  15. « Notice no LH/1533/7 », base Léonore, ministère français de la Culture
  16. « Notice no LH/2345/2 », base Léonore, ministère français de la Culture
  17. Raoul LUCAS et Mario SERVIABLE, Les gouverneurs de La Réunion, C.R.I p. 26
  18. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. Guy Dupont, Saint-Denis de La Réunion : Ville tropicale en mutation, Condé-sur-Noireau, L'Harmattan,‎ juin 1990, 759 p. (ISBN 2-7384-715-3[à vérifier : ISBN invalide]) p. 174
  21. Collège Juliette Dodu