Foix
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| Foix | |||
|---|---|---|---|
Vue du château et de la ville à partir de Montgauzy |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Midi-Pyrénées | ||
| Département | Ariège (préfecture) | ||
| Arrondissement | Foix (chef-lieu) | ||
| Canton | Canton de Foix-Ville (chef-lieu) | ||
| Code commune | 09122 | ||
| Code postal | 09000 | ||
| Maire Mandat en cours |
Jean-Noël Fondère 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Foix | ||
| Site web | http://www.mairie-foix.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 9 861 hab. (2009) | ||
| Densité | 510 hab./km2 | ||
| Gentilé | Fuxéenne, Fuxéen | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 358 m — maxi. 933 m | ||
| Superficie | 19,32 km2 | ||
Foix (en occitan Fois[1] [ˈfujs, ˈfujʃ] ) est une commune française, ancienne capitale du Comté de Foix, elle est aujourd'hui la préfecture du département de l'Ariège situé en région Midi-Pyrénées. Au recensement de 2009, la ville comptabilisait 9 861 habitants. Pour cause, Foix n'est que la deuxième ville de son département derrière Pamiers qui est l'une de ses deux sous-préfectures.
Ses habitants sont appelés les Fuxéens[2].
Sommaire |
[modifier] Géographie
D’une altitude variant entre 358 m et 933 m, la ville de Foix est située au pied des Pyrénées, au confluent de l’Ariège et de l’Arget.
[modifier] Situation et voies de communication
Petit carrefour touristique, Foix se situe ainsi à 83 km au sud de Toulouse, sur la route nationale 20 entre Pamiers et la Principauté d'Andorre et sur la route départementale 117 entre Perpignan et Saint-Girons. La ville est directement reliée à Toulouse par voie express (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A 66).
De plus la ville se situe sur la ligne du Transpyrénéen oriental, qui relie Toulouse à la Cerdagne par la vallée de l'Ariège et le Col de Puymorens.
- Distances kilométriques : Foix-Pamiers : 20 km / Foix-Saint-Girons : 43 km / Foix-Toulouse : 83 km / Foix-Carcassonne : 82 km / Foix-Andorre-la-Vieille : 100 km / Foix-Montpellier : 224 km / Foix-Barcelone : 247 km / Foix-Bordeaux : 314 km / Foix-Bayonne : 294 km / Foix-Paris : 744 km / Foix-Lyon : 518 km
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Climat
Foix est situé dans une zone de climat montagnard. Les étés sont chauds, les automnes pluvieux, les hivers froids et neigeux, et les printemps doux et orageux.
[modifier] Histoire
[modifier] Les origines
Les Romains sont les premiers à bâtir un fort sur la colline rocheuse où se trouve aujourd'hui le château et qui surplombe l'actuelle ville.
[modifier] La Christianisation
La fondation, en 849, de l'abbaye Saint-Volusien permet le développement d'une vie urbaine du Xe siècle au XIIe siècle. La ville connaît son apogée au XIVe siècle.
[modifier] La cité comtale et son château
Le château, dont les premières bases datent du X e siècle,est une solide place forte qui résiste aux assauts répétés de Simon IV de Montfort entre 1211 et 1217, lors de la croisade des Albigeois ce qui ne l'empêche pas de mettre à feu et à sang le reste du comté. En 1272, le comte de Foix refuse de reconnaître la souveraineté du roi de France, Philippe le Hardi prend en personne la direction d'une expédition contre la ville, le comte capitule.
En 1290, réunion du Béarn et du comté de Foix, la ville est pratiquement abandonnée par les comtes. Gaston Phoebus est le dernier a avoir vécu au château qui, au XVIe siècle perd son caractère militaire. Le château est ensuite transformé en prison jusqu'en 1864.
[modifier] Les guerres de religion
En 1536 commencent les première prêches réformées à Foix, et en 1579, l'église de Montgauzy est détruite par les réformés. Le même sort est réservé à l'abbaye et à son église en 1581. L'année suivante, Foix est reprise par les catholiques, et en 1589 le comte de Foix, Henri de Navarre, est couronné roi de France et devient Henri IV.
[modifier] La Révolution
En tant que capitale comtale, la ville jouit d'un certain prestige et est choisie comme chef-lieu du département de l'Ariège en 1790.
[modifier] Les Comtes de Foix
[modifier] Héraldique
-
Blason de Foix
D'or à trois pals de gueules
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Le château
- Le château se dresse sur un piton rocheux, juste à l'ouest du centre-ville. La majorité de l'édifice actuel date du XIIe siècle au XIVe siècle. Nous distinguons alors actuellement :
- Au Nord, la tour carrée, couverte d’un toit d’ardoises à la fin du XIXe siècle, qui est certainement la tour la plus ancienne car elle daterait des XIe et XIIe siècles.
- La tour du milieu construite au cours du XIIIe siècle qui fut entièrement réaménagée au XIVe siècle. Elle présente de belles caractéristiques architecturales : têtes sculptées aux culs de lampes et blasons en clefs de voûtes.
- La tour ronde, plus tardive, qui présente quant à elle une architecture gothique avec de vastes baies éclairant de belles salles voûtées de plan hexagonal.
[modifier] L'abbatiale Saint-Volusien
Des chanoines réguliers de saint Augustin prennent possession en 1104 d'une abbaye abritant les reliques de saint Volusien[3]. C'est alors que la construction d'une vaste église à trois nefs, comprenant un transept, est entreprise. Au XIVe siècle, le chevet roman est remplacé par un nouveau chœur de forme polygonale.
L'édifice est ruiné pendant les Guerres de religion ; les reliques sont brûlées. Les travaux de reconstruction sont entrepris à partir de 1609, et sont vraisemblablement achevés vers 1670 (voûte).
De l'église médiévale, il subsiste principalement le portail et la base des murs de la nef[4].
On y trouve un orgue de 40 jeux construit par Fermis en 1869 et restauré en 2007[5].
[modifier] Autres monuments
- Vieille ville : elle conserve aujourd'hui son caractère médiéval. En témoignent les ruelles étroites (Rue des Marchands, rue des Chapeliers), ainsi que quelques maisons à colombage.
- Chapelle et domaine de Montgauzy : De l'église primitive de style roman, puis de l'église du XIIIe siècle, il ne reste rien. L'église actuelle date en partie de 1628, et a gardé le plan roman et un portail qui en imite le style. L'histoire de la chapelle de Montgauzy est mouvementée. Sa fondation commémore la victoire de Charlemagne sur les Maures en 778, et la chapelle devient lieu de pèlerinage. En 1340, l'évêque de Pamiers, Arnaud de Villemur, doit intervenir face à certaines incivilités des pèlerins qui sont de plus en plus nombreux (on signale de bruyantes veillées). Le 4 janvier 1562, la chapelle est l'une des nombreuses cibles des réformés et en 1579 le gouverneur du château de Foix la fit démolir. Elle est reconstruite en 1628 et le pèlerinage reprend. Après la révolution, devenant bien de l'état elle est vendue en 1791. Cette propriété privée, faute d'entretien, tombe alors en ruine. C'est au tour du département d'en faire l'acquisition en 1840. l’École Normale est installée dans le domaine et en 1843 la chapelle est rendue au culte. A nouveau fermée en 1883, le mobilier en est dispersé. Après des réparations en 1943, elle est à nouveau rouverte au culte.
[modifier] Lieux incontournables
- Les Allées de Villote : le lieu "Villote" (petite ville) était au Moyen Âge un espace situé hors de l’enceinte entourant la ville construite en 1330. Des exécutions capitales se déroulaient parfois à l’emplacement des allées actuelles. Au XIIIe siècle, après la destruction des murailles de la ville, des plantations d’arbres et des travaux d’urbanisme avec fontaine et orchestre champêtre, en font le lieu de promenade privilégié des Fuxéens. Le site abrite alors actuellement les festivités de la ville, le marché (chaque vendredi) ainsi que bon nombre de commerces, de lieux de restauration et de services publics.
- La halle aux grains, datant de 1870, est dans le style des halles de Victor Baltard.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Louis de Bassompierre, abbé de Saint-Volusien
- Charles de Freycinet (1828-1923)
- Louis Pailhas (né en 1926), directeur de l'École nationale de l'aviation civile de 1967 à 1982
- Christian d'Orgeix (né en 1927)
- Frédéric Soulié (1800-1847)
- Alexandre Rauzy, député sous la Troisième République, militant de la SFIO et du Parti socialiste démocratique
- Eric Carrière, footballeur
- Clémence Castel (née en 1984), gagnante de la cinquième saison de Koh-Lanta
- Jean-Yves Ferri, auteur de bandes dessinées
- Jean Clottes, préhistorien mondialement renommé
- Marc Bonneval (1953-2010), philosophe et traducteur
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1985 | 2014 | Jean-Noël Fondère | PS | Médecin |
| 1965 | 1985 | Olivier Carol | PS | ? |
| 1919 | 1930 | Georges Dutilh | radical | ? |
| 1878 | 1878 | Louis Charles Laborde | radical | ? |
| 1870 | 1871 | Louis Charles Laborde | radical | ? |
| 1848 | ? | Hippolyte Doumenjou | ? | ? |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
- Préfecture de l'Ariège
- Hôtel du département
- Sièges des services déconcentrés de l'État : Inspection académique, DD Équipement et Agriculture, DDASS, DDCCRF, DSV.
- Sièges de diverses administrations : CAF, CPAM, MSA...
- Siège de la Communauté de communes du Pays de Foix
[modifier] Politique
Foix est une ville ancrée à gauche. Lors d'élection locale, la droite dépasse très rarement les 20 %. Au premier tour des municipales de 2008, on a vu arriver en tête trois listes de gauche (Liste PS : 43,70 % ; Liste DVG : 30,26 % ; Liste communiste : 10,85 %), la liste de la majorité présidentielle se contentera de 15,19 % des suffrages exprimés. Score décevant d'autant plus qu'au deuxième tour, la liste UMP ne fera que 9,09 %.
Présidentielle 2007 2e tour : S. Royal 62.71 % / N. Sarkozy 37.29 %
Législatives 2007 2e tour : F. Massat (PS) 65.43 % / J. Rougé (UMP) 34.57 %
Référendum 2005 (TCE) : Oui 40.95 % / Non 59.05 %
Référendum 1992 (Maastricht) : Oui 60.66 % / Non 39.34 %
Aux élections régionales de 2010, le candidat socialiste Martin Malvy arrive en tête avec 45,19 % des suffrages suivit de très loin d'Europe Écologie avec 16,47 %. La liste UMP recueille 15,98 %. Lors de ce premier tour, la gauche (parlementaire) fuxéenne est aux alentours des 70 %.
[modifier] Démographie
- Avec une population totale de 10 335 habitants au 1er janvier 2012, et une aire urbaine d'environ 20 000 habitants, Foix est la deuxième commune la plus peuplée de l'Ariège. (Voir INSEE)
- La ville confirme sa progression démographique dans le courant des années 2000, moyennant 50 habitants supplémentaires chaque année.
[modifier] Tableau démographique du XXe siècle

[modifier] Économie
- Foix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ariège, qui gère l'Aérodrome de Pamiers - Les Pujols, ainsi qu'un institut de formation par alternance (IFCAP)
- Gare de Foix
- Usine Continental Automotive
- ZAC de Peysales - Foix Sud
- ZAC de Foix Nord
[modifier] Enseignement et éducation
- Enseignement primaire : école primaire Lucien Goron, école primaire de Cadirac, école primaire le Cardie, école primaire du Courbet, école primaire des Bruilhols
- Enseignement secondaire : Collège Lakanal, Lycée général et technologique Gabriel Fauré, Lycée professionnel Jean Durroux
- Enseignement supérieur : Centre universitaire de l'Ariège
[modifier] Philatélie
- En 1955 la poste émet un timbre postal de 50 centimes, noir, vert, jaune et rouge représentant les Armoiries du Comté de Foix qui porte la référence YT 1044. Il fait partie de la VIIIe siècle série des Armoiries de provinces.
- En 1958, la poste émet un timbre postal de 15 f., outremer, gris, brun et vert représentant le Château de Foix qui porte la référence YT 1175[8].
[modifier] Jumelages
Foix est jumelée avec :
[modifier] Folklore et traditions
Une comptine enfantine évoque la ville de Foix avec des rimes de mots homophones :
Il était une fois
Une marchande de foie
Qui vendait du foie
Dans la ville de Foix
Elle se dit ma foi
C'est la première fois
Et la dernière fois
Que je vends du foie
Dans la ville de Foix
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Claudine Pailhès, Le comté de Foix, un pays et des hommes : regards sur un comté pyrénéen au Moyen Âge (Louve, 2006) (ISBN 2-916488-09-X), (ISBN 978-2-916488-09-7), 462 p.
- Marcel Durliat, Pyrénées romanes, Éd. Zodiaque, 1978, p. 28.
- Bruno Labrousse, Les Politiques ariégeois.
[modifier] Liens internes
- Foix (film)
- Liste des communes de l'Ariège
- Comté de Foix
- Gouvernement de Foix
- Liste des comtes de Foix
- Château de Foix
- Sur les traces des cathares : Le Chemin des Bonshommes sur le GR 107
[modifier] Notes et références
- Fois est l'orthographe occitane normale, voir la p. 448 chez: ALIBÈRT Loís (1935) Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Toulouse: Societat d’Estudis Occitans [reed. 1976, Montpellier: Centre d’Etudis Occitans, — reprint reed. 2000, Barcelone: Institut d’Estudis Catalans / Institut d’Estudis Occitans].
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
- Jacques Dubourg, Les abbayes de Midi-Pyrénées, pp. 27-32, Éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2009 (ISBN 978-2-8138-0020-6)
- Marcel Durliat, Victor Allègre - Pyrénées romanes - p.44-56 - Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n° 30) - La Pierre-qui-Vire - 1978 - ISBN 978-2-7369-0142-4
- Site OrgaFoix
- Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1