Valentinien Ier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Valentinien Ier
Empereur romain
Image illustrative de l'article Valentinien Ier
Médaillon de Valentinien Ier.
Règne
- (~11 ans)
Période Valentiniens
Précédé par Jovien
Co-empereur Valens et Gratien (à partir de 367)
Usurpé par Procope (365366)
Suivi de Valens, Gratien et Valentinien II
Biographie
Nom de naissance Flavius Valentinianus
Naissance c.321 - Cibalae (Pannonie)
Décès (~54 ans)
Pannonie
Père Gratien l'Ancien
Épouse (1) Marina Severa
(2) Justina
Descendance (1) Gratien (de Marina Severa)
(2) Valentinien II (de Justina)
(3) Galla (de Justina)
(4) Justa (de Justina)
Liste des empereurs romains

Valentinien Ier (Flavius Valentinianus) (321 - 17 novembre 375), co-empereur romain de 364 à 375[1] avec son frère cadet Valens, empereur de 364 à 375.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son accession au trône[modifier | modifier le code]

À la mort de l'empereur Jovien (363 - 364), il n'est pas question de lui donner pour successeur son fils Varronien, mais comme à la mort de l’empereur Julien, une assemblée de hauts fonctionnaires et d’officiers, à Nicée, délibère sur le choix de l’empereur (20 février 364). Elle désigne Valentinien (Flavius Valentinianus), fils d’un officier d’origine pannonienne arrivé jusqu'au rang de gouverneur de province, et lui-même, comme naguère Jovien, officier de la maison de l’empereur.

L’armée lui demandant de s’adjoindre tout de suite un collègue, il désigne, à Nicomédie, (28 mars 364), son frère cadet Valens (Flavius Valens), simple protector, sous Jovien, qui reçoit pour sa part l’Orient avec Constantinople pour capitale, tandis que Valentinien prenait l’Occident avec Milan pour résidence.

Son règne[modifier | modifier le code]

Le 24 août 367, Valentinien, qui vient d’être gravement malade, proclame empereur à Amiens son fils Gratien (Flavius Gratianus), qui devint Auguste à 8 ans.

Valentinien délivre la Gaule des Alamans, reconstruit les fortifications du Rhin[1] et renforce l’armée gauloise. Il prend comme capitale Trèves, en 367. Son grand général Théodose l'Ancien reprend la province de Bretagne, envahie par les barbares d’Écosse, d’Irlande et germaniques.

En Afrique, il doit faire face à la révolte de Firmus entre 373 et 375, qui occupe Césarée et qui est tué par Théodose l'Ancien.

On lui doit une loi qui interdit les unions avec les barbares en 370. Il entretient une foi chrétienne sincère, mais avec le souci de maintenir à l’égard du clergé chrétien les droits supérieur de l’État. Il confirme en 373 l’élection d’Ambroise à l’évêché de Milan et intervient dans les troubles qui ont lieu lors de l’élection du pape Damase Ier en 366.

Sa fin[modifier | modifier le code]

Il meurt en Pannonie où l’a appelé une guerre contre les Quades et les Sarmates en novembre 375. Son second fils Valentinien II est alors proclamé empereur par ses soldats, en plus de Valens et Gratien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire de la Lorraine, Les temps anciens, Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Editions Serpenoise, p. 204

Voir aussi[modifier | modifier le code]