Melun

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Melun

La statue de Jacques Amyot, devant l'hôtel de ville.
La statue de Jacques Amyot, devant l'hôtel de ville.

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons : Nord et Sud
Code Insee abr. 77288
Code postal 77000
Maire
Mandat en cours
Gérard Millet (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun Val de Seine
Site internet http://www.ville-melun.fr/
Démographie
Population 37 663 hab. (2006)
Densité 4 684 hab./km²
Gentilé Melunaise, Melunais
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 26″ Nord
       2° 39′ 36″ Est
/ 48.5405555556, 2.66
Altitudes mini. 37 m — maxi. 102 m
Superficie 8,04 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Melun est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Elle est le siège de la préfecture. Ses habitants sont appelés les Melunais(e) (plus rarement Melunois ou Melodunois).

Sommaire

[modifier] Géographie

Melun est situé à 41 km au sud-est de Paris, dans un méandre de la Seine, entre Brie et Gâtinais. La ville est constituée de trois parties :

  • l'île Saint-Étienne, sur la Seine ;
  • la rive sud, convexe, constituée de la plaine de la Varenne, qui monte doucement vers la forêt de Fontainebleau ;
  • la rive nord, concave, qui voit confluer avec la Seine un petit affluent, l'Almont, et qui, de chaque côté de la vallée de l'Almont, monte à l'assaut du plateau de la Brie : à l'ouest ce sont les quartiers Saint-Aspais et Saint-Barthélemy, à l'est c'est le quartier Saint-Liesne.

Localités limitrophes : Le Mée-sur-Seine, Dammarie-les-Lys, La Rochette, Vaux-le-Pénil, Maincy, Rubelles, Voisenon, Vert-Saint-Denis

[modifier] Histoire

C'est une ville dont les traces remontent à 52 avant J.-C. (Melodunum). Son nom moderne date du VIe siècle (latin Metlosedum). Savinien et Saint Aspais prêchent l'évangile à Melun dès le IIIe siècle.

Clovis élève Melun au rang de duché. Il fait fortifier la ville qui connaît un renouveau. Sa richesse engendre quelques malheurs tels les raids vikings qui touchent également cruellement la ville. Citons ici pour exemple les raids de 852 et de 886.

En 991, avec la complicité du vicomte de Melun, Eudes Ier de Blois s'empare de la ville qui appartenait à Bouchard le Vénérable, comte de Vendôme et de Melun depuis son mariage avec Élisabeth de Melun. Étant un fidèle d'Hugues Capet, une alliance fut montée avec Foulque Nerra, gendre de Bouchard et Richard Ier de Normandie qui permit la reprise de la ville.

Les premiers Capétiens résident souvent à Melun tandis que Montereau se dote d'un château fort en 1026. Quand Abélard est chassé de Paris en 1138, c'est à Melun qu'il vient poursuivre son enseignement. Constance d'Arles, veuve du roi Robert II, y meurt en 1032.

En 1420, Melun soutient un siège mémorable devant les Anglais et les Bourguignons. La famine cause la chute de la ville. La devise de la ville est :(Fides muris usque ad mures ) « Fidèles aux murs jusqu'à manger des rats ». Cette devise vient du fait que les habitants de Melun résistèrent lors du siège anglais en mangeant les rats.

Le département de Seine-et-Marne est formé le 4 mars 1790 par assemblage de parties de l'Île-de-France, de la Brie, de la Champagne et du Gâtinais. Melun devient préfecture.

Voir aussi : Liste des comtes de Melun

[modifier] Blasonnement

Blason ville fr Melun (SeineMarne).png *D'azur semé de fleurs de lis d'or, au château donjonné de trois tours d'argent maçonné de sable, brochant sur le tout.

[modifier] Devise

  • Fida muris usque ad mures : Fidèles aux murs jusqu'aux rats (c’est-à-dire jusqu'à manger des rats).

[modifier] Administration

Voir:Liste des maires de Melun.

Liste des maires successifs depuis 1790
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Nicolas Chamblain    
1791 1792 Jean-André Chapelle    
1792 1793 Sébastien-André Tarbé des Sablons   Imprimeur
1793 1796 Louis-Nicolas Estancelin    
1796   Sébastien-André Tarbé des Sablons (2e fois)   Imprimeur
1796   Jacques Duverger    
1796   Alexandre-Augustin Roussel    
1796 1797 Nicolas Charbonneau    
1797   Guillaume-Fiacre Gilbert    
1797 1798 Nicolas Charbonneau (2e fois)    
1798   Nicolas Passeleu    
1798 1799 Germain-Simon Ligier    
1799 1800 Nicolas-Alexis Royer    
1800   Sébastien-André Tarbe    
1800 1814 Jean-Baptiste Charles Thierry    
1814 1815 Nicolas Passeleu    
1815 1824 Georges-Nicolas Chamblain    
1824 1831 Bernard de la Fortelle    
1831 1832 Georges-Nicolas Chamblain (2e fois)    
1832 1835 Alexandre Drouyn    
1835 1837 Adrien Joseph Delacourtie    
1837 1843 Bernard de la Fortelle    
1843 1848 Charles Clément    
1848 1851 Jean Baptiste Félix Poyez   Avoué
1851 1852 Pierre-Athanase Cocteau   Notaire
1852 1853 François Guillerand    
1853 1854 Nicolas Denis Riant   Inspecteur d’académie
1854 1856 Michel Jean Baptiste Desprez    
1856 1871 Jean Baptiste Félix Poyez (2e fois)    
1871   Jean Baptiste Michel Nivet    
1871 1874 Ernest Bancel    
1874 1875 Jean Baptiste Michel Nivet (2e fois)    
1875 1877 Ernest Bancel (2e fois)   Médecin
1877   Jean-Baptiste Félix Poyez (3e fois)    
1877 1878 Eymard    
1878 1879 Ernest Aubergé   Ancien juge
1879 1891 Ernest Bancel (3e fois)   Médecin
1891 1901 Marc-François Balandreau    
1901 1909 Villeneuve    
1909 1919 Eugène Delaroue    
1919 1924 Henri Cravoisier   Chef d’entreprise
1924 1944 Robert-Jérôme Ravault   Avoué
1944 1945 André Hervieu   Assureur
1945   Jacquin   Chef de division honoraire
de la préfecture de Melun
1945 1947 Maxime Verdeaux   Architecte départemental
1947 1955 Gaston Tunc   Ancien avoué
1955 1959 Maxime Galland   Avocat
1959 1971 Jean Petit   Parfumeur
1971 1983 Marc Jacquet UDR Chef d’entreprise
Ministre des Transports
1983 1989 Jean Malpel RPR Avocat
1989 août 2002[1] Jacques Marinelli RPR Président de sociétés
Ancien coureur cycliste
4 septembre 2002 → en cours Gérard Millet UMP Professeur de Physique-Chimie
Député de Seine-et-Marne
Ancien proviseur-adjoint du lycée Jacques Amyot

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[2] et INSEE[3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 500 6 111 6 818 6 992 6 622 6 846 8 950 9 151 10 395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 312 11 170 11 408 11 130 11 241 12 145 12 564 12 792 13 641
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 059 13 908 14 861 14 657 15 928 16 356 17 499 17 573 20 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
26 873 34 518 37 712 35 005 35 319 35 695 37 663    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Économie

La ville produit le brie de Melun, un fromage proche du brie de Meaux mais plus petit et plus corsé.

L'École des officiers de la gendarmerie nationale est implantée à Melun depuis 1945.

L'Université Paris II - Panthéon-Assas y dispose d'une antenne préparant aux premiers cycles de droit, de sciences économiques et d'AES (île Saint-Étienne). Ce centre universitaire s'est notamment distingué par une première mondiale : la création de 3 diplômes pour les détectives et enquêteurs privés.

La ville possède un site de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne.

Les principales activités économiques de la ville sont l'industrie pharmaceutique, l'aviation (usine Snecma de Villaroche).

Melun abrite une prison pour longues peines (la « centrale » sur l'île Saint-Étienne) et une maison d'arrêt.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Quartiers de Melun

[modifier] Île Saint-Étienne

  • Four gallo-romain : square Notre-Dame. En terre réfractaire. Date : Ie ou IIe siècle. Une fouille opérée après la destruction du manège de cavalerie en 1974 a mis au jour des traces d’habitat d’époque gallo-romaine ainsi que ce four, installé ensuite près de la collégiale Notre-Dame.
  • Jardin botanique : situé sur la pointe Ouest de l’île Saint-Étienne. Don du pharmacien et docteur Alexandre-Victor Roussel, né en 1795, le jardin a subi les bombardements de 1944 et la tempête de 1999.
  • Ancienne poste : place Praslin. En brique (façade classée), construit en 1929, le bâtiment devient une annexe de l'Université Panthéon Assas Paris 2, inauguré le 29 septembre 2007(Site Emmanuel Fréteau de Saint-Just).
  • Le musée Municipal.
  • L'Astrolabe, Médiathèque et Archives : rue du château. Inaugurée en juin 2004.
  • Poterne saint Sauveur : rue saint-Sauveur. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il était possible de voyager par le fleuve. Les voyageurs débarquaient à cette poterne puis se rendaient à la chapelle des coches, dans le prieuré Saint-Sauveur, pour remercier Dieu d’avoir fait bon voyage.

[modifier] Quartier Saint-Aspais

Rue du Miroir, quartier Saint-Aspais.
  • Porche : rue du Presbytère. En pierre. Cette rue comporte d’anciennes maisons.
  • Maison datant du Moyen Âge : rue du Presbytère et au Lin. En pierre. Située dans ce qui fut le quartier le plus pauvre de la commune.
  • Porte de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques : rue Carnot et rue Saint-Jacques. En pierre. L’un des rares vestiges d’un hospice dont l’existence est attestée en 999. Au XIVe siècle, il n’accueille que quatre malades. De faux malades tentent de s’y faire admettre, créant un certain désordre. Les femmes présentes dans le bâtiment sont, à partir de 1508, admises à l’hôtel-Dieu Saint-Nicolas. Au cours de la Révolution les malades sont transférés au couvent des Recollets transformé en hôpital communal, ainsi que les femmes malades de Saint-Nicolas.
  • Coin Musard : rue Saint-Aspais et rue Paul Doumer. En béton.
  • Vestiges de la porte Saint-Jean : place Saint-Jean. En pierre. Il s’agit de deux pilastres en grès datant de la fin du XVIe siècle, encastrés dans un mur plus récent.
  • Fontaine Saint-Jean : place Saint-Jean. En fonte. Datée de 1864, cette œuvre est due au sculpteur J.-B. Klagmann. Elle comporte deux vasques superposées, séparées par trois statues symbolisant la Seine, la Marne et l’Yonne.
  • Hôtel de ville : rue Paul Doumer. En pierre et brique. Le site était occupé par l’hôtel des Cens, habité par les bénédictines de Trainel de 1629 à 1652. Construction de l’hôtel de ville de 1847 à 1848.
  • Monument à Gabriel Leroy : jardins de l’hôtel de ville. Sculpture en pierre d’Émile Gaulard en hommage à un historien. Le buste en bronze qui l’ornait depuis sa construction en 1909 fut fondu par les allemands en 1943.
  • Caisse d’épargne : rue du Miroir. En pierre. Construit en 1889 par les architectes Haran et Prony, à l’emplacement de l’ancien hôtel du chapeau rouge.


  • Ancienne sous-préfecture : place de la porte de Paris. En brique. Construit vers 1890, cet immeuble est d’abord la propriété du brasseur Barthel, fondateur en 1850 de ce qui sera la brasserie Grüber. La Société d’Assurances Mutuelles de Seine-et-Marne le rachète en 1903, puis y installe ses bureaux. Il servira ensuite de sous-préfecture et de direction départementale de l’agriculture.
  • Imprimerie Legrand & fils : rue Bancel. Cette imprimerie est vendue les années 1890 par E. Drosne à Émile Legrand, imprimeur et éditeur. Ses deux fils, puis sa petite-fille, reprennent l’affaire. Aujourd'hui démolie.
  • Maison d’enfance de Jacques Amyot : rue Saint Aspais. La plaque commémorative en bronze est incrustée dans le mur le 22 novembre 1913.
  • Monument aux morts : quai Foch. En pierre de Meuse. Érigé en 1923 par le sculpteur Jean-René Carrière, le monument est inauguré le 7 juin 1925, en présence du maréchal Foch.

[modifier] Quartier Saint-Liesne

Ancien couvent des Recollets, à Melun.
  • Ancien couvent des Recollets : les récollets obtiennent le droit de s’établir sur des terres données par le marquis de Rostaing. La construction commence en 1616. Ces moines mendiants importunent les gens, ce qui entraîne l’archevêque de Sens à limiter leur nombre à 8 en 1660. La foudre provoque un incendie qui détruit le couvent en 1760. L’église est bénie en 1763. Les bâtiments accueillent les malades des hôtels-Dieu Saint-Jacques et Saint-Nicolas. Le couvent est transformé en hospice, puis en hôpital mixte jusqu’en 1940, date à partir de laquelle seule sa fonction d’hospice perdure. En 1980, il est fermé pour raison de sécurité.
  • Pont Saint-Liesne : sur l’Almont. En pierre. Ce pont est reconstruit en 1841 en présence du duc d’Aumale dont il prend le nom. Rebaptisé pont Saint-Liesne en 1848.
  • Lavoir de la fontaine Saint-Liesne : rue de la fontaine Saint-Liesne. En pierre et en ciment. La fontaine Saint-Liesne déversait une eau réputée miraculeuse, ce qui lui valut d’être un lieu de pèlerinage jusqu’au XVIIIe siècle. Charles de Rostaing en accorde la possession au monastère des Recollets.

[modifier] Quartier Saint-Barthelemy

  • Clocher Saint Barthélemy : place Saint-Père. En pierre. Haut de 35 mètres. L’église Saint Barthélemy est fondée durant le règne de Robert II le Pieux. Elle est détruite par les Anglais et les Bourguignons au cours de la guerre de Cent Ans. Elle est incendiée en 1590 par les Ligueurs assiégés par Henri IV, afin de retarder la progression des troupes du roi. L’église est rebâtie en 1598, le clocher l’est en 1737. En 1755, Cassini s’en sert comme point de référence pour établir une carte de France. L’église est démolie en 1809. Le clocher en est le dernier vestige.
  • Croix des Vaux-Rondins : avenue du 31e régiment d’infanterie et avenue du Général Patton. En pierre et en fer. Les reliques de Saint Liesne furent cachées par les moines de l’abbaye de Saint-Père durant les invasions normandes, au IXe siècle. En 1322, des lépreux auraient remarqué une forte lumière qui brillait depuis plusieurs nuits. En creusant le sol, les bénédictins auraient découvert plusieurs châsses, dont certaines contenaient les restes de Saint Aspais et de Saint Liesne. Ce récit est purement légendaire. La croix aurait été installée sur le lieu de la découverte. Abattue en 1793, elle est rétablie par les fidèles sous la Restauration.

[modifier] Quartier Saint-Ambroise

La cité administrative
  • Cité administrative : boulevard Chamblain. En béton. Construite de 1961 à 1965. Cette cité abrite les services de l'État en Seine-et-Marne, trop à l’étroit dans l’ancienne préfecture. La barre fut construite en premier, la tour fut ensuite bâtie.
  • Pont de chemin de fer : construit en 1849, dans le cadre de la construction d’une ligne ferroviaire reliant Melun à Montereau. La ligne Montereau-Corbeil ouverte en 1897 passe par Melun.
  • Gare : place Galliéni. En pierre et en béton. Ce bâtiment date du milieu du XIXe siècle. Elle fut agrandie et modernisée depuis.
  • Monument aux morts de 1870 : boulevard Chamblain et avenue Thiers. En pierre et en bronze. Inauguration le 2 juin 1901.
  • Statue de Jeanne d’Arc : place Chapu. En marbre. Copie de l’œuvre d’Henri Chapu intitulée Jeanne d’Arc écoutant ses voix, parue au Salon des artistes français en 1870. Cette copie est inaugurée le 11 mai 1930.
  • Tribunal de Grande Instance : construit en 2000. En métal et en verre. Ce batiment a été construit dans le cadre de la zone d'activité Gruber, installée sur le site d'une ancienne brasserie.

[modifier] Dans les autres quartiers

  • Collège Jacques Amyot : rue du général de Gaulle. En pierre et en brique. Le site était auparavant occupé par le couvent des Capucins, fondé en 1606 avec l’autorisation d’Henri IV. Vendu à un particulier en 1791. Le bâtiment actuel est construit en 1885, et accueille un collège réputé.[réf. nécessaire]
  • Tribunal administratif : rue du Général de Gaulle. En pierre et en brique. À l’origine, il s’agit d’un couvent fondé en 1406, puis, brûlé en 1420, il est reconstruit sous François Ier. Le couvent est à nouveau incendié par les Ligueurs durant le siège de la ville par leur ennemi, Henri IV. Le couvent est reconstruit au cours du règne de Louis XIII. Une nouvelle chapelle est bâtie en 1735. Le couvent devient bien national sous la Révolution, puis le palais de justice s’y installe en 1816. Le couvent est transformé en 1876, l’église devient théâtre municipal puis centre culturel. Il abrite le tribunal administratif depuis 1999.
  • Ferme de Montaigu : en pierre. Le domaine actuellement exploité date du XVIIe siècle. Le mur d’enceinte est de cette époque.
  • Grand ensemble : En 1957, l’Office départemental de HLM de Seine-et-Marne prévoit la construction d’un ensemble de 1 140 logements et d’une école sur le site de Montaigu, au nord de Melun. L’opération est pilotée par Louis Arretche, architecte chef de groupe. Elle est menée par le BECIB : Bureau d’étude coordination industrialisation du bâtiment (Paris, 28 rue Boissy d' Anglars). Un plan de masse provisoire, daté du 11 mars 1957, prévoit les grandes lignes de l' aménagement. Dès 1957-1958, 200 logements LOGECO, répartis en 5 barres de trois étages, sont construits avenue Saint-Exupéry par l’Office départemental des HLM, sur les plans de l’architecte melunais Maxime Verdeaux. Puis, en 1959-1961, sont exécutés 208 logements EMO (économie de main d’œuvre) square de Lorient, sur les plans de Louis Arretche, auquel est associé R. Karasinski. Il s’agit de deux barres en L de 9 étages, construites à partir de panneaux de béton armé préfabriqués sur le chantier, de 3,60 m de largeur et de la hauteur d’un étage. Ce procédé permet de réaliser les 208 logements en 13 mois seulement. En 1961-1964 est construite l’« unité résidentielle de Montaigu » (787 logements HLM de type D, répartis sur 11 barres). En 1963-1964, sont élevées deux tours de 14 étages comportant respectivement 112 et 113 logements HLM, destinés aux rapatriés d’Algérie : la « tour de Lorient » et la « tour Péguy ». L’ensemble Montaigu est complété, au sud, par deux barres de 56 logements HLM dits « rue Sommier de Barante », pour lesquelles un permis de construire est délivré le 5 décembre 1962 : les travaux sont réalisés par Hanny, sous la direction d’Arretche, pour environ 2,4 millions de francs. En 1966, les 56 logements de la rue Sommier de Barante sont en fin de travaux, 11 étant destiné à des fonctionnaires. Par ailleurs, cet ensemble de logements est doté d'un groupe scolaire construit par Jouven et Phélouzat. Cette opération constitue le plus vaste secteur aménagé sur le plateau nord de Melun dans les années 1960. Une partie des immeubles a fait l’objet d’importants travaux de réhabilitation. Des quartiers nord de Melun, réalisés par Louis Arretche, * ZUP du quartier de l'Almont : construite de 1962 à 1976, par l'architecte-urbaniste Léon Bazin, comprenant des barres et tours, de type grand ensemble, ainsi que des équipements publics (écoles, collège, centre commercial, etc.), avec un total de 3 129 logements.
  • La petite Chapelle St-Frapin fut restaurée gracieusement par Édouard Bornier de 1972 à 1978 à la suite d'un effondrement de la voute Saint Erwan.

[modifier] Projets

Plusieurs projets de réaménagements sont en cours d'étude voir de validation.

Le quartier de la gare devrait être ainsi complètement réaménagé, une partie des terrains de la Sernam vont servir à la création d'une nouvelle gare routière, l'actuelle étant considérée comme dangereuse pour les piétons. Le bâtiment de la gare devrait subir également des modifications surtout au niveau du hall pour l'agrandir, l'actuel étant jugé trop étroit. Ceci devant être géré par Réseau Ferré de France[4].

Enfin, un complexe hôtelier et un centre d'affaires complèteront ces réaménagements qui devraient développer l'économie du quartier et créer de l'emploi.

Autre projet, cette fois au niveau de la santé, le rapprochement des centres hospitaliers du département verrait une collaboration plus étroite et plus forte entre les hôpitaux de Melun et de Sénart, dans le cadre du projet "Hôpital 2012"[5]. Un nouvel hopital regroupant l'actuel hopital de Melun et la clinique les Fontaines devrait ouvrir en 2004. Celui-ci sera construit au nord de la ville sur la butte de Beauregard[6].

[modifier] Transports

Gare de Melun : (RER)(D), [T][R] (Paris Gare de Lyon (30 minutes en direct) vers Montereau et Montargis), Corail Intercités, TER Bourgogne, TGV (Marseille en 4h22).

Transport routier : TRAM pour les dessertes locales. Seine et Marne express 1 18 34 46 47 et Citalien pour les lignes extra urbaines.

[modifier] Personnes célèbres

[modifier] Enseignement

Lycée Jacques Amyot après sa rénovation

La commune compte 16 maternelles, 15 écoles élémentaires, 6 collèges dont deux privés, 4 lycées dont 1 privé, un institut de droit et d’économie, et enfin quatre antennes universitaires.

[modifier] Sports

F 1.gif

La ville possède d’importantes infrastructures sportives. Le complexe sportif, situé dans le quartier Saint Ambroise, comprend une piscine, le stade municipal, et les locaux du cercle nautique. Il y a également deux autres stades, P. Fisher et R. Schuman. Sept gymnases sont répartis à travers la ville. De nombreux sports sont pratiqués : football, rugby, tennis, volley-ball, basket-ball, natation, voile, et même joutes nautiques. Deux grands joueurs sont sortis de l'équipe de football de Melun (Lilian Thuram et Claude Makelele).

L’Union Sportive de Melun gère les activités sportives de la commune. Cette association est créée le 5 juillet 1921. Certaines activités étaient pratiquées depuis longtemps : la Melunaise de Gymnastique date de 1885, le Rugby Sporting Université Club Melunais est fondé en 1890. En 2004 l’USM comptait 4489 adhérents.

Le Cercle des Nageurs de Melun Val-de-Seine a un temps servi de vitrine sportive à la commune. L’entraîneur Philippe Lucas y a obtenu d’excellents résultats, avec notamment les nageurs et nageuses Julia Reggiany (sélectionnée aux Jeux Olympiques de 1992), Nadège Cliton (sélectionnée aux Jeux Olympiques de 1996), David Abrard (sélectionné aux Jeux Olympiques de 1996), Laure Manaudou, suite à ses résultats aux Jeux Olympiques de 2004, Esther Baron, championne d'Europe du 200 mètres dos 2006 et Sarah Bey (sélectionnée aux championnats d'Europe 2006). Suite à un différend entre Lucas et la communauté d’agglomération au sujet de la gestion des finances du club, l’entraîneur part pour le club du Canet avec ses nageuses.

Autre club important, celui de La Rochette volley (anciennement Melun Val de Seine La Rochette volley-ball), qui évoluait en Ligue A, la division la plus élevée du volley-ball féminin français. Le club, exclusivement féminin, était originaire de la commune limitrophe de La Rochette, mais bénéficiait du soutien de Melun et de sa communauté d’agglomération jusqu'à la fin de la saison 2008-2009. Suite à ce désengagement et faute d'avoir trouvé un sponsor pour compléter son budget, le club a déposé le bilan en octobre 2010. Il a obtenu deux titres de champion de France de Nationale 1B(2e division) en 1996 et 1998. Lors de la saison 2005-2006 il termina deuxième de la saison régulière, mais échoua en demi-finale de la phase finale. Une autre équipe évoluait en Nationale 3 féminines.

Cercle d'escrime de Melun.jpg

Le Cercle d'escrime Melun Val de Seine, créé par Ernest Revenu dans le cadre de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale, dispose d’un beau palmarès : 15 médailles olympiques dont 3 en or, 30 médailles aux championnats du monde, dont 10 en or, 5 victoires en coupe d'Europe des clubs champions et 4 finales perdues dans cette épreuve continentale, 16 titres de champions de France par équipe et 12 titres de champions de France individuels. Il compte 113 licenciés.

Le Tennis Club de Melun compte 465 membres.

Melun aviron.gif

Le Cercle Nautique de Melun (aviron) fondé en 1912, compte 341 licenciés, et a obtenu, la 3e place du championnat de France de la finale A de Quatre de pointe sans barreur senior homme, la 5e place du championnat de France de Quatre de pointe sans barreur senior homme. Au classement général français 2006, il est 38e sur 248 clubs. En 2007 Jean David Bernard devient vice-champion du monde en Quatre de couple homme à Munich avec pour objectif une qualification pour les JO de Pekin et une Médaille. En 2008 le Quatre barré senior homme devient champion de France à Mantes la Jolie avec à son bord Jean David Bernard, Romain Lecuyer, Lilian Dumas, Cyril Robiteau et la barreuse Anne-Cécile Clemendot. Le Deux de couple poids légers senior dames termine les championnats avec une belle médaille de bronze.

Le Rugby Melun Combs Savigny 77, club de rugby à XV de la ville, évolue en Fédérale 3. Comptant 408 membres, il gère des écoles de rugby à Melun et dans des villes proches : Combs-la-Ville et Savigny-le-Temple.

[modifier] Lieux de cultes

La ville dispose de quatre églises où se pratique le culte catholique : Immaculée Conception, Saint-Aspais, Saint-François et la collégiale Notre-Dame. Les protestants ont trois lieux de culte à leur disposition : - L'église réformée de Melun, Provins, Sénart et environs; - le centre évangélique Le Rocher ; - l’église évangélique de Pentecôte Assemblée de Dieu. Il y a également une synagogue, ainsi que la mosquée El Nour.

[modifier] Melun dans la culture populaire

Melun a été et continue d'être la cible des humoristes, de Fernand Raynaud jusqu'à aujourd'hui. [7]

Le bagne de Melun est cité dans Splendeurs et misères des courtisanes, (1847), comme aussi déshonorant que celui de Poissy « Aujourd'hui la Conciergerie, à peine suffisante pour les accusés, ne reçoit plus ni prévenus ni détenus, excepté dans de rares occasions(...). Par exception, la magistrature y souffre les coupables de la haute société qui, déjà suffisamment déshonorés par un arrêt de cour d'assises, seraient punis au delà des bornes, s'ils subissaient leur peine à Melun ou à Poissy[8]. »

[modifier] Vie militaire

Unités militaires tenant ou ayant tenu garnison à Melun:

[modifier] Jumelages

[modifier] Galerie de photos

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[modifier] Notes et références

  1. invalidé et déclaré inéligible pour un an par le Conseil d'Etat le 29 juillet 2002
  2. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  3. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  4. Compte rendu du conseil communautaire de Melun Val de Seine du 24/11/2008
  5. Compte rendu du conseil communautaire de Melun Val de Seine du 19/01/2009
  6. Magazine de Melun Val de Seine mai/juin2009
  7. Melun, cible des humoristes. Consulté le 31 décembre 2007
  8. Honoré de Balzac, édition dite du Furne, vol.12, troisième partie, p.13-14

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Judith Forstel, Melun, une île, une ville. Patrimoine urbain de l'antiquité à nos jours, Association pour le patrimoine d'Île-de-France, coll. "Cahiers du patrimoine", 2006, 272 p.
  • Collectif, Art et architecture à Melun au Moyen-Âge, Actes du colloque d’histoire de l’art et d’archéologie tenu à Melun les 28 et 29 novembre 1998, Picard, 2000.
  • Yves Gallet, "La postérité du chœur de Notre-Dame de Melun", in Monuments et sites de Seine-et-Marne, 1997, n°28, p. 4-20.
  • Elizabeth et Yannick Mollier, "La brasserie Grüber", in Les Samedis de l’Histoire, les oubliés, notre patrimoine redécouvert, Dammarie-les-Lys, Comité des Archives et du Patrimoine de Seine-et-Marne, 1998, p. 38-42.
  • Jacqueline et Henri Clayette, Melun pas à pas, 1890-1913, éditions Amatteis, rééd. 1980.
  • André Barrault, L’Église Saint Aspais de melun, Mraux, édition Moussay, Gruot et Bonne, 1964.
  • Fernand Bridoux, Melun, ville royale, Melun, Syndicat d’initiative de Melun, 1971.
  • Noël Chapuis, Petit guide pour visiter Saint Aspais, 1990.
  • Jacqueline et Henri Clayette, La collégiale Notre Dame, Melun, Legrand et fils, 1986.
  • Jacqueline Cottard, Le prieuré Saint Sauveur de Melun, GRAM, 1983.
  • Yves Gallet, Notre Dame de Melun, Melun, Gaspard et fils, 1987.
  • Gabriel Leroy, Histoire de Melun, Melun, Gaspard et fils, 1887.
  • Gabriel Leroy, Le vieux Melun, Melun, Albert Huguenin, 1904.
  • Collectif, Melun au temps de Rome, catalogue de l’exposition de Melun, Melun, Ville de Melun, 1991.
  • Collectif, Melun de A à Z, Melun, Ville de Melun, 1981.
  • Daniel Mordant, Saint Père de Melun, Melun, Conseil général de Seine-et-Marne, 2000.
  • René Charles Plancke, Melun à la Belle époque, Melun Amatteis, 1992.
  • Théron, Les Récollets, le couvent et l’hospice, 1995.
  • Collectif, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, Paris, Flohic, 2000, p. 858-894.
  • J.-A. Dulaure, A. Joanne et A. Martin, Melun et son histoire, Les Éditions du Bastion, 1838
  • René Housson, Histoire du tramway sud de Seine-et-Marne : Melun - Barbizon - Milly, Amatteis, 1985 (ISBN 2-86849-017-4) 
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