Haute-Garonne

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Haute-Garonne
Image illustrative de l'article Haute-Garonne
Haute-Garonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Toulouse
Sous-préfecture(s) Saint-Gaudens
Muret
Président du
conseil général
Pierre Izard (PS)
Préfet Pascal Mailhos
Code Insee 31
Code ISO 3166-2 FR-31
Code Eurostat NUTS-3 FR623
Démographie
Gentilé Haut-Garonnais
Population 1 260 226 hab. (2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Superficie 6 309 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 10
Cantons 53
Intercommunalités 28
Communes 589

La Haute-Garonne (prononcé [ot(ə) ga.ʁɔn ] ; Garona Nauta en occitan) est un département français situé dans le sud de la France. Son chef-lieu est la ville de Toulouse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 31.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Languedoc. Il était plus vaste que maintenant car il englobait l'arrondissement de Castelsarrasin[1] qui fut transféré au département de Tarn-et-Garonne, lors de sa création en 1808. C'étaient les cours du Tarn et du Tescou qui en dessinaient la limite.

La Haute-Garonne et les provinces et pays qui occupaient son territoire avant la Révolution :
.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, cantonnée de quatre otelles d’argent adossées et posées en sautoir. »
Commentaires : la croix dite de Toulouse pour le Languedoc, les otelles adossées pour le Comminges.

Politique[modifier | modifier le code]

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Le département de la Haute-Garonne, par tradition établie de longue date, est un département largement orienté à gauche, dès lors qu'il s'agit d'élire des députés, des sénateurs ou des conseillers généraux.

Au sein de la gauche, la prédominance du PS est établie depuis de longues années, même si le PCF n'est pas dénué d'influence et que le caractère jeune et universitaire de Toulouse laisse place à l'émergence de courants d'idées altermondialistes ou anticapitalistes.

Lors des consultations les plus importantes, la gauche arrive largement en tête dans le département.

Cependant, entre 1971 et 2008, les élections municipales ont été remportées par la droite à Toulouse, ainsi qu'à Muret, sous-préfecture, et dans quelques autres villes de l'agglomération toulousaine.

Les élections municipales de 2008 ont mis fin à cette situation paradoxale avec l'élection notamment de Pierre Cohen (PS) à la mairie de Toulouse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Haute-Garonne

Généralités[modifier | modifier le code]

La Haute-Garonne fait partie de la région Midi-Pyrénées. Le département ne constitue pas une région historique de la France. C'est une division administrative formée de divers morceaux du Languedoc et de la Gascogne[2].

Le département est traversé par le cours supérieur du fleuve Garonne qui lui donne son nom. Les contours du département suivent l'orientation du fleuve. Le fleuve entre en France à Fos, puis passe à Montréjeau, à proximité de Saint-Gaudens et au centre de Toulouse, avant de quitter le département. La Garonne traverse le département sur une longueur proche de 200 kilomètres. D'est en ouest, le canal du Midi et le canal latéral à la Garonne traversent le département de la Haute-Garonne. La Garonne parcourt le département en traversant trois zones géographiques distinctes. Une région montagneuse au sud du département fait partie du massif pyrénéen. Le pic de Perdiguère (3 222 m) étant le plus haut sommet de la Haute-Garonne. Une première plaine, plus au nord, s'étend de Montréjeau jusqu'à Saint-Martory, où la Garonne s'écoule bordée au sud-est par les coteaux du Comminges. La grande plaine toulousaine, après St-Martory, s'étend sur tout le nord du département. À Toulouse, la plaine est bordée à l'ouest par les collines de la Lomagne, à l'est par les coteaux du Lauragais.

Administratif[modifier | modifier le code]

Le département est limitrophe des départements suivants :

Il est constitué de trois arrondissements : Toulouse, Muret et Saint-Gaudens. Ces trois arrondissements regroupent 53 cantons. L'arrondissement de Toulouse est celui qui dispose du plus de cantons avec 31 cantons eux-mêmes divisés en 226 communes. L'arrondissement de Muret est composé de 11 cantons eux-mêmes divisés en 126 communes. Enfin, l'arrondissement de Saint-Gaudens contient 11 cantons et 236 communes.

La Haute-Garonne est divisée en 588 communes très hétérogènes. Le sud possède de nombreuses communes rurales tandis que le nord proche de Toulouse est constitué essentiellement de communes urbanisées voire très urbanisées.

Paysage[modifier | modifier le code]

À l'ouest, se trouvent les pays de la Gascogne et de Lomagne (en Gascogne également) tandis qu'à l'est se trouvent les pays du Volvestre et du Lauragais. Le paysage est constitué de collines douces et de coteaux issus d'anciens plateaux.

Les Pyrénées restent toujours visibles vers le sud du département comme une barrière naturelle. Cette chaîne de montagne, longue de 22 km dans le département, est le point culminant du département. De nombreux pics s'élèvent à plus de 3 000 m. Le pic de Perdiguère à 3 222 m est le point culminant du département. Cette région de montagne est appelée le Luchonnais et contient plusieurs vallées comme celle d'.

La forêt essentiellement de feuillus occupe 89 000 ha. La zone montagnarde est constituée en majorité de hêtres tandis que la plaine et le piémont sont dominés par le chêne et le peuplier. Les grands ensembles forestiers sont localisés en montagne tandis que les bois, bosquets et forêts occupent la plaine. La forêt de Bouconne est la forêt de plaine la plus vaste s'étendant sur 2 000 hectares à l'ouest de Toulouse. Au nord de Toulouse se trouve une autre forêt importante, celle de Buzet, s'étendant sur 1 000 hectares. Des espaces boisés de peupliers et de saules longent la Garonne et assurent un écosystème fluvial hébergeant de nombreuses espèces animales et végétales. Ce peuplement assure aussi la fixation des berges du fleuve.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Haute-Garonne.

Le climat de la Haute-Garonne est un climat tempéré aux influences océaniques et méditerranéennes avec des hivers modérés dans la plaine et plus froids dans le sud, ainsi que de fortes chaleurs l'été dans la plaine suivies d'automnes très ensoleillés. Les printemps sont en revanche pluvieux[3].

Le climat est aussi marqué par le vent d'autan dans la plaine toulousaine.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la Haute-Garonne repose sur l'industrie aéronautique et spatiale, après avoir connu un important essor agricole grâce au blé et au pastel.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie en Haute-Garonne est principalement centrée autour du pôle Toulousain, avec comme fer de lance l'aéronautique et l'espace. On y trouve notamment certaines chaînes d'assemblage d'Airbus dont celle de l'A380, d'importants sites d'EADS dans le domaine spatial, le CNES, d'autres constructeurs comme ATR. L'agglomération toulousaine abrite également depuis fin 2010 le campus de l'Oncopôle de Toulouse[4], qui réunit industriels de la pharmacie et chercheurs publics dans un ensemble unique.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole en Haute-Garonne est majoritairement représenté par les grandes cultures avec notamment la production de maïs irrigué, ainsi que de tournesol ou de céréales à paille comme le blé.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Fret[modifier | modifier le code]

Au nord de l'agglomération toulousaine (Castelnau-d'Estrétefonds) se trouve Eurocentre, un pôle multimodal de 300 hectares situé à 19 km, soit 15 minutes par autoroute, de la plate-forme aéroportuaire de Toulouse-Blagnac. En combinant rail-route-autoroute, cette plate-forme est un des tout premiers pôles logistiques d’Europe du Sud par sa taille et la qualité de ses aménagements[5].

Eurocentre regroupe avec plus de cent entreprises d'un centre routier poids lourds, d'un faisceau ferroviaire de réception entièrement automatisé, d'une entrée directe de trains complets, d'un parc immobilier locatif GEMFI de 4 × 30 000 m2 de bâtiments, d'un centre de vie (hôtels, restaurant, poste, etc.) et du Terminal Maritime de Toulouse : nouveau port sec de l’autorité portuaire de Barcelone sur 20 hectares[6]. En effet, le Terminal Maritime de Toulouse (TMT) est un nouveau concept de port intérieur visant à faciliter le commerce maritime international. C'est également une initiative stratégique du port de Barcelone dont l'objectif est de faire en sorte que le port soit présent en permanence sur ce marché. Cette initiative offre aux entrepreneurs du sud de la France plus de 300 lignes maritimes régulières passant à Barcelone et qui relient presque toutes les régions économiques du monde. Il sera composé de 82 000 m2 d’entrepôts logistiques, 4 200 m2 de bureaux, 64 000 m2 de parking et 34 000 m2 dédiés au TMT.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Haute-Garonne.

Les habitants de la Haute-Garonne sont les Haut-Garonnais. La préfecture et principale ville du département est Toulouse, située au centre de la partie la plus peuplée du département. Le Sud du département est moins peuplé et est également connu sous le nom de Comminges. La Haute-Garonne compte 1 243 641 habitant au 1er janvier 2010 selon les chiffres de population légale établis par l'INSEE. La part des jeunes est assez importante avec 55 % de moins de 40 ans et parmi eux 16 % entre 20 et 29 ans. Cela s'explique par le fait que Toulouse est une grande métropole régionale et un pôle universitaire.

           Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
- 339 574 367 551 391 118 407 016 427 856 454 727 468 153 481 938
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
481 610 481 247 484 081 493 777 479 362 477 730 478 009 481 169 472 383
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
459 377 448 481 442 065 432 126 424 582 431 505 441 799 458 647 512 260
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
525 669 594 633 690 712 777 431 824 501 925 962 1 046 338 1 186 330 1 260 226
Les données proposées pour les années antérieures à 2004 sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 8 mars 1999.
(Sources : Insee, Population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[7] puis population sans doubles comptes à partir de 1962[8] puis population municipale à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les plus grandes villes[10] sont :

Commune Population (2010) Commune Population (2010)
Toulouse 441 802 Colomiers 35 186
Tournefeuille 25 340 Muret 23 864
Blagnac 21 710 Plaisance-du-Touch 16 091
Cugnaux 15 807 Balma 13 474
Ramonville-Saint-Agne 11 994 L'Union 11 868
Saint-Gaudens 11 248 Fonsorbes 11 111
Castanet-Tolosan 11 033 Saint-Orens-de-Gameville 10 918
Saint-Jean 10 259 Portet-sur-Garonne 9 435
Revel 9 361 Auterive 9 107
Castelginest 8 745 Villeneuve-Tolosane 8 637

La répartition de la population de la Haute-Garonne est très contrastée. Le nord du département qui contient l'aire urbaine de Toulouse regroupe plus de 80 % de la population. Elle attire de plus en plus de monde et les communes périurbaines se repeuplent. La banlieue toulousaine croit de plus en plus provoquant un habitat dispersé important. L'ensemble de l'aire urbaine de Toulouse, constitué de la banlieue et de la couronne périurbaine, regroupe 255 communes atteignant les limites du département dans le nord, l'est et l'ouest. Ce mouvement de périurbanisation s'observe aussi à Saint-Gaudens, le deuxième pôle urbain du département. Selon l'INSEE, la Haute-Garonne compterait 1 621 000 habitants en 2040, selon le scénario central[11]. En effet, ce département est celui qui connaît la plus forte croissance démographique de France, avec l'Hérault, ou légèrement devant.

La Haute-Garonne est un département jeune avec un indice de vieillissement de 59 contre 91 pour la moyenne des Midi-Pyrénées et 67 au niveau national.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture en Haute-Garonne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Cascade pyrénéenne.

Le département de la Haute-Garonne est montagneux dans sa partie méridionale, et recèle quelques beaux paysages.

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le département offre une multitude de chemin de randonnée, notamment en montagne avec le célèbre GR 10 qui travers le chaîne des Pyrénées. Un autre chemin est la HRP ou le sentier de Haute Randonnée Pyrénéenne qui pénètre en Haute-Garonne par le col des Gourgs-Blancs.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

Le réseau souterrain de la Haute-Garonne est très étendu et complexe. Il est constitué de nombreuses grottes et gouffres dont les découvertes ont été faites par Édouard-Alfred Martel et Norbert Casteret. Le gouffre le plus important est celui de la Henne Morte avec une profondeur de 446 mètres. Il appartient à l'un des plus gros réseaux français, celui de Félix Trombe, qui parcourt le massif du Cagire, de Paloumère et de l'Arbas.

Mais la Haute-Garonne est aussi riche de nombreuses grottes pariétales de l'art rupestre pyrénéen comme la grotte d'Aurignac qui a donné son nom à la période aurignacienne. De même, la grotte des Rideaux à Lespugue découverte en 1922 est le lieu de la découverte de la vénus de Lespugue, une statue datant de 21 000 av. J.-C. La grotte de Montespan est aussi très riche avec des scènes rupestres et des statues d'animaux en argile. On trouve aussi des peintures paléolithiques dans la grotte de Marsoulas.

Sports d’hiver[modifier | modifier le code]

Le département possède 4 stations de ski :

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 3,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Garonne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]