Bretagne (province romaine)

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52° 13′ N 0° 34′ O / 52.22, -0.57

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Bretagne
Britannia (la)

43197 / vers 214

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La Bretagne romaine vers 150.

Informations générales
Statut Province de l'Empire romain
Capitale Camulodunum, puis Londinium
Histoire et événements
43-84 Conquête
122 Mur d'Hadrien
142 Mur d'Antonin
197 / vers 214 Division de la province

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Britannia désignait la province romaine qui couvrait l’Angleterre, le pays de Galles et le sud de l’Écosse du Ier siècle au début du Ve siècle. Pour les Romains, la Britannia constituait « la terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté » ; d'après l'écrivain Tacite : « Il n’y a plus de peuples au-delà, rien que des flots et des rochers. »

Avant la conquête romaine[modifier | modifier le code]

British.coinage.Roman.invasion.jpg

Avant la conquête romaine, la Bretagne est habitée par des peuples celtes et belges (dans le sud-est de l’île, de l'estuaire du Humber jusqu'à la Domnonée, selon la toponymie, les statères et le mobilier funéraire, cette partie était alors appelée Lloegyr ou Loegrie par les anciens Gallois), ces derniers seraient les précurseurs de la langue germanique en Grande-Bretagne. Des relations de longue date existent avec les civilisations méditerranéennes pour le commerce de chiens de chasse, d'esclaves et de métaux : initialement au départ des Cornouailles, les centres de commerce se sont progressivement déplacés vers l'ouest (??). Grâce au nombre de vestiges que le site a laissé, on estime qu'Hengistbury Head en constitua un pôle vers le IIIe siècle av. J.-C.. Ce déplacement pourrait être en relation avec l'évolution de la situation sur le continent.

Les îles Britanniques, riches en minerais (or d'Irlande, étain de Cornouailles), ont entretenu des relations, avec Carthage notamment, car les ressources en étain étaient limitées dans le monde méditerranéen. L'existence de la Bretagne est mentionnée pour la première fois dans un périple marseillais du VIe siècle av. J.-C. sous les noms de Ierne (Eire, Irlande) et Alien (Grande-Bretagne)[réf. nécessaire]. Au IVe siècle av. J.-C., le navigateur marseillais Pythéas les désigne comme « îles Prétaniques » (le mot prétare signifie étain[réf. nécessaire]). Au IIe siècle av. J.-C., des itinéraires réguliers furent établis entre la Bretagne et la Méditerranée, des marchands gaulois, les Vénètes en particulier, servirent d'intermédiaires. Des passerelles commerciales existaient donc aussi avec la Gaule du nord. Les îles Britanniques sont peuplées d'envahisseurs celtiques surimposés aux vieilles populations de l'Âge du bronze, mais ces peuples sont assez différents d'une région à l'autre. En Irlande, en Écosse et dans l'île de Man, les Celtes sont des Gaëls alors qu'au pays de Galles, en Cornouailles, et dans l'ouest de l'Angleterre ce sont des Brittons plutôt apparentés aux Armoricains. Les habitants du sud et de l'est de l'Angleterre ont des ressemblances avec les Belges des Pays-Bas selon César.

La conquête romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête romaine de la Bretagne.

La conquête romaine procéda par étape après celle des Gaules.

En 55 av. J.-C., Jules César débarque au sud de l’île de Grande-Bretagne, alors appelée « Bretagne » ou Britannia (en latin) ; il réitère sa traversée en -54. Ces deux débarquements permirent l'établissement de premières relations de pouvoir entre Rome et les royaumes britanniques : de nombreux rois se rallient à César et lui envoient des otages (Trinovantes, Cantiaci, etc.). Il n’y eut cependant ni établissement de colonies, ni annexion. En revanche, un roi atrébate, Commios, fuit la Gaule pour s'établir en Bretagne. Ces faits militaires constituèrent donc un précédent et une voie à suivre pour les successeurs de César.

Au premier siècle de l’ère chrétienne, des marchands romains s’installent en Bretagne, avec l’accord de peuples brittoniques, tandis que de nombreux rois bretons sont reçus à Rome par Auguste et ses successeurs[1].

Un temps, l'empereur Auguste envisageait l'invasion de l'île de Bretagne, mais il y renonça vers 10 ap. JC car sur le continent, il fallait conforter la conquête de la Gaule, récente, les légions Romaines devant continuer un travail de pacification, et de lutte contre diverses guérillas,et mettre en valeur le territoire (constructions de routes et de ponts),pour que les conquêtes soient pérennes. La Gaule étant aussi un immense territoire, très boisé, les infrastructures comme les routes étaient rares, et en mauvais états. De plus, la Bretagne étant une île, une logistique devait être entreprise pour acheminer des soldats et les légions, et construire une flotte puissante,et des voies Romaines, pour déployer les soldats et les troupes, et trouver un bon port de départ.

En 39, Caligula concentre des troupes près de Boulogne-sur-Mer et y fait édifier un phare monumental, puis renonce inexplicablement à tout débarquement. En 43, l’empereur Claude souhaite neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule, et dont les bases subsistent en Bretagne[réf. nécessaire]. L'intérêt des commerçants romains a également pu influer sur sa décision, tandis qu'il se sert visiblement du roi Verica, spolié de son royaume par les Catuvellauni, comme prétexte à l'invasion. Il envoie en Bretagne quatre légions : les II Augusta, IX Hispana, XIV Gemina et la XX Valeria Victrix, commandées par Aulus Plautius, ancien gouverneur de la Pannonie, Flavius Vespasien, le futur empereur et Osidius Geta. Les historiens estiment à environ 40 000 hommes le corps de débarquement qui mena la conquête du sud de la Bretagne de 43 à 47. La bataille décisive eut lieu sur la Medway près de l'actuelle Rochester[2]. Claude fit même personnellement le trajet jusqu’en Bretagne, pour revenir célébrer son triomphe à Rome et prendre le titre de Britannicus, qu’il transmit à son fils.

En 60, Néron fait occuper l’île de Mona (Anglesey), et détruire le sanctuaire foyer de druidisme. En 60 et 61, à la suite du legs à Rome de son royaume par le roi Prasutagos, les brutalités des commerçants et des administrateurs romains contre Boudicca, reine des Iceni, provoquent un soulèvement de tout son peuple. Ses troupes prirent plusieurs villes, massacrèrent les garnisons romaines et pillèrent Camulodunum, Verulamium et Londinium. Selon Suétone, Néron envisage d’évacuer l’île, mais Suetonius Paulinus mate la révolte. Les historiens romains annoncent un bilan terrible : 70 000 Romains massacrés au début de la révolte, et sûrement beaucoup plus du côté breton. Sous Vespasien, la conquête romaine reprend. De 71 à 74, Petilius Cerialis soumet les Brigantes dans la chaîne Pennine. De 74 à 77, Frontin conquiert le pays de Galles De 77 à 84, Julius Agricola s’attaque aux Highlands et envahit la Calédonie. Domitien le rappelle avant qu’il n’en achève la conquête.

L'occupation romaine de l'île ne fut jamais complète, car elle ne s'étendait pas au nord du mur d'Hadrien (long de 95 km), qui se situe aujourd'hui dans le Nord de l'Angleterre (voir la carte de la Britannia); la Britannia ne comprenait ni ce qu'est aujourd'hui l'Écosse(Caledonia) ni l'actuelle Irlande (Hibernia). La conquête des hautes terres de la Calédonie aurait exigé un effort militaire et financier disproportionné par rapport à l'intérêt de l'opération. On n'y trouvait pas de terres à cultiver, ni de vastes terrains d'élevage, seulement des tourbières et des marais, rien qui pût justifier pour Rome une guerre longue et coûteuse, car les populations locales (les Calédoniens) étaient très hostiles aux Romains.

La conquête romaine incomplète de l’île et la surveillance des peuples récemment soumis exigèrent le maintien de trois légions et de troupes auxiliaires, soit entre 20 000 et 30 000 hommes. La Britannia devint une province impériale, gouvernée depuis Camulodunum (Colchester), Eburacum (York) ou peut-être déjà Londinium (Londres), par un légat qui devait être un ancien consul, en raison des effectifs à commander.

Organisation de la Bretagne romaine[modifier | modifier le code]

La Bretagne dans l'Empire romain, vers 120
Les royaumes-clients du sud de l'île de Bretagne, précédant la conquête romaine.

Au cours des Ier et IIe siècles, la province de Bretagne est organisée en différentes zones :

  • la province proprement dite, répartie entre zone militarisée, suivant la ligne de front, et zone pacifiée, dans l'arrière-pays ;
  • des royaumes-clients, progressivement incorporés à la province au cours de la seconde moitié du Ier siècle (Togidumnus au sud, Prasutagus à l'ouest...).

Tandis que les royaumes-clients ont pu garder une forme d'autonomie, le reste du territoire a donc dû se fondre dans un schéma impérial. Pourtant, ce sont les tribus bretonnes pré-existantes qui en formeront le tissu administratif, comme dans les Gaules (Catuvellauni, Atrebates...). L'organisation de la Bretagne romaine est donc un phénomène hybride, avec d'une part un schéma impérial imposé par Rome, et d'autre part une composante de base proprement bretonne.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

À la suite des nouvelles conquêtes, de nouvelles cités romaines furent créées, sur la base des tribus existantes telles que les Atrebates, les Trinovantes, les Iceni, les Coritani, les Ordovices, les Demetae et les Brigantes : parfois, un centre urbain était déjà existant et l'agglomération romano-bretonne se fondait dessus (Calleva, Verulamium, Camulodunum...) tandis que d'autre fois, un nouveau centre était fondé par déplacement de population (Noviomagus, Durovernum, Corinium...). On ignore où se trouvait réellement la capitale provinciale à cette époque : certains auteurs penchent pour Londinium (Londres), sans doute fondée dans le courant du Ier siècle - d'autres avancent Camulodunum ou Eburacum.

Différentes villes de la province de Bretagne (noms latins) :

Un important réseau de routes couvrait alors le pays, tandis qu'une hiérarchie de fonctionnaires assurait l'administration et que l'armée faisait régner l'ordre. Les liaisons avec le continent s’opéraient par Douvres et Boulogne-sur-Mer et depuis la Cornouailles par Nantes et Bordeaux. L’activité et l'exportation minière restait importante : mines de plomb argentifère, d’or, de cuivre, d’étain, et même de fer et de charbon.

Romanisation[modifier | modifier le code]

Province romaine de Bretagne en 150, montrant les tribus autochtones, les villes, les routes principales et les légions romaines déployées.

Le latin servait de langue véhiculaire pour les Romains et les populations locales, estimées à un million d'habitants.

Cependant, la romanisation (ou latinisation) des habitants de l'île (tous appelés Brettones (ou Bretons) par les Romains) resta plutôt superficielle et semble avoir surtout concerné le bassin de Londres, tandis que les vieux fonds celtique et belge perdurèrent, du moins dans les campagnes et particulièrement au pays de Galles, où les Romains s'implantèrent peu. Autrement dit, les « Bretons » continuèrent à parler leurs langues celtiques et peut-être germanique pour ce qui est des Belges[3], sauf pour les élites locales, généralement bilingues, pour qui la romanisation obtint un franc succès. Voici ce qu'écrit l'historien Tacite à la fin du Ier siècle :

« En fait, les populations locales et rurales ne furent pas assimilés par les occupants. La langue latine resta une langue étrangère, sans doute nécessaire pour les relations avec les Romains. La latinisation des villes fut plus importante, mais pas au point de faire changer de langue les habitants. »

— Tacite, Vie d'Agricola.

Certains mots anglais ont toutefois une origine qui date vraisemblablement de l'occupation romaine :

  • Aménagement :
    • Street de strata (chaussée),
    • Wall de vallum (palissade, mur),
    • suffixe -chester et -cester dans des noms de localité pour castra (fort),
    • suffixe -coln dans Lincoln, pour colonia (colonie)
  • Vie citadine : dish, de discus (disque), wine de vinum (vin), cheese de caseus (fromage), cheap de caupo (aubergiste)

Défense de la province[modifier | modifier le code]

Entre 119 et 122, puis en 142, des soulèvements de Brigantes soutenus par les tribus insoumises de Calédonie (Écosse) se produisirent sur la frontière nord de la Bretagne, obligeant à un renforcement du limes (fortification sur la frontière extérieure de l'empire) :

C’est au cours du voyage que l'empereur Hadrien (117-138) effectua en Calédonie en 121-122 que la construction du mur d'Hadrien commença pour se terminer en 128. Ce mur était entouré de fossés, jalonné de fortins, de casernes, de toute une infrastructure militaire qui fut efficace pendant plus de trois siècles. Il s’agissait pour l'Empire romain de soulager les forces armées de la pression des Pictes, qui se faisait de plus en plus forte ; certains historiens parlent davantage d’une «ligne de démarcation» que d’une ligne de fortification. En 142, l'empereur Antonin le Pieux fit construire un autre mur, entre le Forth et la Clyde, qui «doublait» au nord la fortification déjà édifiée par son père adoptif Hadrien.

La Bretagne aux IIIe et IVe siècles[modifier | modifier le code]

La Bretagne romaine vers 400. Carte de 1905.

Au cours du IIIe siècle, les troupes romaines de Bretagne participent aux troubles politiques de l’Empire romain et font face à des attaques venues du nord et de la mer, mais qui n’ont pas la gravité des assauts germaniques sur le Rhin ou le Danube. En 193, le légat Clodius Albinus s’insurge après l’assassinat de l’empereur Pertinax. En 197, il débarque en Gaule pour affronter Septime Sévère, et se fait battre à Lyon.

De 208 à 211, Septime Sévère combat les incursions des Calédoniens. Il divise la Bretagne en deux provinces, Bretagne supérieure (capitale Deva) et Bretagne inférieure (capitale Eburacum), le long de la ligne allant de la Severn à la Humber. Septime Sévère abandonne le mur d'Antonin pour revenir à la ligne d’Hadrien dont il remanie et améliore les défenses. Il décède à Eburacum en 211.

La Bretagne compte alors quatre colonies militaires romaines : Camulodunum (Colchester), Eburacum (York), Lindum (Lincoln) et Glevum (Gloucester). Les villes, établies sur des sites celtiques anciens ou à proximité immédiate, sont construites selon les principes de l’urbanisme romain (plan géométrique, forum, basilique, thermes, temples). Elles ne regroupent pas plus de 10 % de la population totale. Les campagnes sont organisées en deux structures types : au sud de la Tamise, de grands domaines (villae), propriétés de l’élite locale, indigène ou non ; dans le reste de la province, de multiples villages perpétuent des types d’exploitation datant de l’âge du fer. Le réseau routier a une importance stratégique, permettant d’acheminer rapidement des troupes vers les régions peu sûres. Pour le transport des marchandises, les routes sont concurrencées par les cours d’eau et le cabotage, rapide et plus sûr. L’économie est basée sur la culture des céréales, l’élevage et avant tout l’exploitation des métaux : bronze, fer, plomb (verrerie), cuivre, étain des Cassitérides en Cornouailles. Ces produits sont échangés contre du vin, de l’huile et des objets en métal nécessaires aux légions stationnées dans l’île.

Vers l'an 250, l'émigration des Frisons (probablement avec l'accord des autorités romaines pour protéger la région des incursions des Calédoniens) vers la côte est de la Bretagne insulaire atteint son summum suite à la crue des eaux. De 259 à 274, la Bretagne soutient les empereurs gaulois et fait partie de l'empire des Gaules. En 286, le général Carausius usurpe le pouvoir en Bretagne, et contrôle avec sa flotte la côte de la Gaule de l’Escaut à la Seine. L’auguste Maximien Hercule accaparé par la défense contre les Germains ne parvient pas le réduire. En 293, le César Constance Chlore oblige Carausius à quitter ses positions en Gaule. Allectus, fonctionnaire soutenu par les marchands de Londres, assassine Carausius, se proclame empereur à son tour et ramène ses légions en Bretagne. Constance Chlore débarque en Bretagne en 296. Allectus est tué dans les combats et l’Empire reprend le contrôle de la province. En 306, Constance Chlore décède à Eburacum (York), alors qu’il s’apprêtait à marcher contre les Pictes révoltés.

Au IVe siècle, après les grandes réformes de Dioclétien, la province de la Britannia est divisée en plusieurs provinces, du nord au sud : Valentia, au nord ; Maxima Caesariensis (Chaîne pennine), capitale Eburacum (York) ; Flavia Caesariensis (région au nord de la Tamise, entre la mer et le pays de Galles), capitale Londinium (Londres) ; Bretagne II (pays de Galles) ; Bretagne I (Cornouaille et régions au sud de la Tamise), capitale Corinium Dobunnorum (Cirencester). Le tout forme le diocèse de Bretagne, rattachée à la préfecture du prétoire des Gaules. À la même époque, Londres devient un atelier monétaire impérial.

Le christianisme touche lentement l’île, et trois évêques bretons participent au concile d’Arles en 314.

En 368-370, Théodose l'Ancien repousse les incursions des Pictes, des Scots et des pirates Saxons (voir côte saxonne). En 383, le comte Maxime se fait proclamer empereur après sa victoire contre les Pictes et les Scots. Il passe en Gaule avec une partie de son armée et l’armée du Rhin puis celle de Rhétie se rallient à lui. La Bretagne est dégarnie, les troupes restantes ne peuvent plus défendre le mur d’Hadrien contre les nouvelles attaques des Pictes et les Scots et abandonnent cette ligne de défense.

Fin de la Bretagne romaine[modifier | modifier le code]

En 407, les troupes romaines repoussent des tentatives de débarquement des peuples germaniques qui viennent d'envahir la Gaule et proclament empereur leurs généraux Marcus, puis Gratien, puis Constantin III. Celui-ci transfère ses troupes en Gaule et laisse l’île sans défenseurs. Après 407, la Bretagne dégarnie de troupes se défend comme elle peut contre les attaques des Saxons, des Angles, des Jutes, des Pictes et des Scots. Les forces romaines en Gaule sont impuissantes à lui apporter de l’aide.

En 429, Saint Germain d’Auxerre va en Bretagne lutter contre le pélagianisme, une doctrine chrétienne considérée comme hérétique, et aide les Bretons à lutter contre les envahisseurs. Les sources sur cette période sont rares et parfois légendaires. La résistance des Bretons est attribuée à divers personnages : Ambrosius Aurelianus entre 460 et 480, qui conduit des réfugiés en Armorique, le roi Vortigern, du conseil à Londres vers 425 ou vers 450. L'est de l'île tombe sous l'autorité des Anglo-Saxons. Cette région se referme sur elle-même et perd par exemple le contact avec l'Église catholique à Rome. De cette époque trouble naîtra la légende du roi Arthur.

Sites archéologiques romains[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dion Cassius, ou les Res Gestae Augusti
  2. Jean-Philippe Genet, Les îles britanniques au Moyen Âge, Hachette 2005 p. 12
  3. Stephen Oppenheimer, The origins of the British (2006)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
  • MILLETT, M., The Romanization of Britain. An essay in archaeological interpretation, Cambridge, 1990.
  • MACREADY, S., & THOMPSON, F.H., Cross-Channel Trade between Gaul and Britain in the pre-Roman Iron Age, London, 1984.
  • WACHER, J. (ed), The Civitas Capitals of Roman Britain, Leicester, 1975.
  • TODD, M. (ed), A companion to Roman Britain, London, 2004.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]