Auxerre
| Auxerre | ||
Tour de l'horloge d'Auxerre |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Yonne (préfecture) | |
| Arrondissement | Auxerre (chef-lieu) | |
| Canton | Chef-lieu de cinq cantons : Auxerre-Est, Auxerre-Nord, Auxerre-Nord-Ouest, Auxerre-Sud, Auxerre-Sud-Ouest | |
| Intercommunalité | Communauté de l'Auxerrois | |
| Maire Mandat |
Guy Ferez (PS) 2008-2014 |
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| Code postal | 89000, 89290 | |
| Code commune | 89024 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Auxerroise, Auxerrois | |
| Population municipale |
36 200 hab. (2010) | |
| Densité | 725 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
92 937 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 93 m — Max. 217 m | |
| Superficie | 49,95 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.auxerre.com/ | |
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Auxerre (prononcé [o.sɛʁ]) est une commune française, chef-lieu du département de l’Yonne, dans la région Bourgogne.
La ville compte près de 40 000 habitants. La Communauté d'agglomération de l'Auxerrois compte environ 62 320 habitants et l'aire urbaine d'Auxerre compte quant à elle 92 937 habitants. Il s'agit de la première ville du département de l’Yonne, et la quatrième de la région Bourgogne derrière la capitale régionale Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers et devant Mâcon.
Divisée en 11 quartiers, la ville fait partie depuis 1995 du réseau villes d'art et d'histoire. Ses habitants sont appelés les Auxerrois.
Le vignoble auxerrois est réputé ; les vignobles AOC de Chablis sont à quelques kilomètres de la ville. Elle est aussi connue pour son club de football et son ex-entraîneur Guy Roux.
La ville est le premier pôle économique et commercial du département, et joue donc un rôle majeur dans la région.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
À une altitude moyenne de 100 mètres, la ville d’Auxerre est établie en partie sur une butte de faible hauteur surplombant l'Yonne affluent de la Seine.
Le territoire de la commune a une superficie de 4 995 ha dont une partie n'est pas construite. Auxerre est limitrophe au nord des communes de Perrigny, Monéteau, Villeneuve-Saint-Salves ; à l’est des communes de Venoy, Quenne, Augy ; au sud elle est bordée par Escolives Sainte-Camille, Vallan, Chevannes, Champs-sur-Yonne ; et enfin à l’ouest par Villefargeau et Saint-Georges sur Baulche.
| Ville | Dijon | Paris | Lyon | Lille | Strasbourg | Rennes | Nantes | Bordeaux | Montpellier | Marseille | Toulouse | Nice |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Distance | 150 km | 164 km | 296 km | 378 km | 391 km | 433 km | 448 km | 526 km | 584 km | 606 km | 610 km | 704 km |
Climat [modifier]
Au cœur du Bassin parisien, située au cœur d’une vallée de part et d’autre de la rivière Yonne, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.
Pour la ville d’Auxerre (207 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,1 | 0,7 | 2,5 | 4,7 | 8,2 | 11,4 | 13,3 | 13,1 | 10,7 | 7,5 | 3,2 | 0,8 | 6,4 |
| Température moyenne (°C) | 2,9 | 4,2 | 6,7 | 9,7 | 13,4 | 16,7 | 19,1 | 18,7 | 16 | 11,9 | 6,4 | 3,5 | 10,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,6 | 7,7 | 10,9 | 14,7 | 18,6 | 22,1 | 24,9 | 24,3 | 21,4 | 16,3 | 9,7 | 6,2 | 15,2 |
| Précipitations (mm) | 54,2 | 50,1 | 49 | 43,4 | 74,9 | 62,5 | 47,2 | 54,9 | 52,1 | 58,1 | 52,8 | 57,3 | 656,6 |
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensoleillement (heure) | 63 | 87 | 142 | 166 | 212 | 206 | 236 | 244 | 171 | 111 | 68 | 51 | 1757 |
| Données climatiques[2] | Auxerre | Moyenne nationale |
|---|---|---|
| Ensoleillement | 1758 h/an | 1973 h/an |
| Pluie | 657 mm/an | 770 mm/an |
| Neige | 19 j/an | 14 j/an |
| Orage | 22 j/an | 22 j/an |
| Brouillard | 61 j/an | 40 j/an |
Les records climatiques qu’a connus Auxerre sont de -20,2 °C le 16 janvier 1985 pour la température la plus froide, de 41,1 °C le 6 août 2003 pour la température la plus chaude.
Transports [modifier]
Pistes cyclables urbaines [modifier]
Depuis 2002, la ville d'Auxerre tente quelques aménagements cyclables.
15 km ont déjà été dessinés pour rouler à vélo dans les rues d’Auxerre[3].
On trouve ainsi des pistes cyclables :
- sur trottoir : avenues Yver, Pierre de Courtenay, et de la résistance, boulevards Gallieni et Lyautey.
- sur chaussée avec bordure de protection béton sur l’avenue de la Tournelle et en partie rue de Brazza
- sur chaussée matérialisées par une bande blanche : boulevard de la Chaînette, rues de Preuilly, Max Blondat, de la Maladière, et Guynemer, avenues Foch et Joffre, quais du Batardeau et de la marine…
- sur contre-allée des boulevards du 11 novembre et de Vauban
- sur le chemin de halage
La grande diversité des types d'aménagements sur un même trajet et leur interruption parfois brutale rendent difficile le choix d'un itinéraire sécurisé pour les cyclistes. Pour remédier à ce problème, la mairie a lancé en 2010 l'étude d'un "schéma directeur cyclable" préalable à la réalisation de nouveaux aménagements.
Transports en commun [modifier]
11 lignes de bus composent le réseau Vivacité desservent Auxerre et certaines villes de son agglomération (Monéteau, Perrigny, Saint-Georges-sur-Baulche, Villefargeau, Chevannes, Augy, Vallan) :
Le point de concordance des lignes est situé sur l’Arquebuse près de la Porte du Temple et sur la Porte de Paris.
La gare routière des Migraines est située à la Porte de Paris, divers lignes du réseau TransYonne[4] permettent la desserte dans tout le département de l’Yonne ainsi que ceux de la Nièvre, de l’Aube et de Seine-et-Marne. De nombreuses lignes de transport scolaire pour les lycéens y convergent également.
Transports ferroviaires [modifier]
La gare SNCF d’Auxerre-Saint-Gervais est située sur une ligne secondaire non électrifiée qui se raccorde via la Gare de Laroche - Migennes à la ligne ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles.
Depuis 2008, la moitié du trafic est assuré par des Autorail grande capacité (AGC) à propulsion mixte électrique et diesel. Avec ces AGC, les liaisons vers la Gare de Paris-Bercy s’effectuent en 1H35mn et vers la gare de Dijon en 1H55mn, tout ceci sans changement de train à Laroche-Migennes.
Transports routiers [modifier]
Auxerre est desservie par l’autoroute A6 et bénéficie des deux échangeurs
Un réseau de routes nationales subsistent pour la desserte routière d’Auxerre vers Troyes : RN77, vers Bourges : RN151, ainsi que pour la rocade ouest de la ville : RN6.
Un projet de contournement sud d'Auxerre est à l'étude, il aura pour but de dévier de l'agglomération le flux routier de la RN77 et de la RN151.
Transports fluviaux [modifier]
Longtemps plaque tournante du trafic de bois en provenance du Morvan et à destination de Paris donnant à un quartier d’Auxerre le nom de « La Marine », l’activité fluviale sur l’Yonne et le Canal du Nivernais demeure aujourd’hui exclusivement touristique (péniches, croisière, restaurant…) et fait désormais partie du patrimoine de la ville d’Auxerre. Le port de plaisance est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne.
Au XVIIe siècle l’Yonne servait pour transporter du vins jusqu’à Paris, on disait : Le Roi boit l’Auxerrois[citation nécessaire]. La manifestation « Fleurs de vigne », organisée conjointement par le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne et la Ville d’Auxerre, qui a lieu annuellement le troisième dimanche de mai depuis 2005, vise à commémorer cet usage de la rivière. Les quais et le port vont faire l’objet d’une rénovation importante.
Transports aériens [modifier]
Le trafic aérien s’effectue à partir de l’aéroport Auxerre-Branches. L'activité de celui-ci est fortement limitée par la démographie d’une part, mais aussi par la proximité des aéroports de Paris. Cet aéroport est notamment utilisé par l’équipe de football de l’AJ Auxerre.
Urbanisme [modifier]
Quartiers [modifier]
La ville d’Auxerre est divisée en 11 quartiers[5] :
Sur la rive gauche :
- Centre-ville, (5 372 habitants)
- Saint-Julien/Saint-Amâtre (5 005 habitants)
- Les Piédalloues/La Noue (2 950 habitants)
- Les Conches/Les Clairions (1 860 habitants)
- Les Rosoirs (3 912 habitants)
- Saint-Siméon (3 459 habitants)
- Sainte-Geneviève (3 865 habitants)
- Les Boussicats (2 264 habitants)
- Les Brichères (1 889 habitants)
Sur la rive droite :
- Rive Droite :Les Plattes, Les Vauviers, Croix du Sud, Cité d’Egriselles, Hameau du Coteau, Mignottes (3656 habitants)
- Saint-Gervais/Brazza (2326 habitants)
Projets urbains [modifier]
Outre la réhabilitation des quartiers périphériques de la ville et des grands ensembles, la ville d’Auxerre a, dans sa prospective urbaine, divers projets. La Rive Droite est en cours de redynamisation avec la construction de divers bâtiments d'habitation ou publics, tels que la salle des musiques actuelles (SMAC), destinée à accueillir les jeunes Auxerrois et les jeunes artistes. La piétonisation hebdomadaire de l’artère principale d’Auxerre, la rue du Temple, a lancé le débat sur l'aménagement du centre-ville en zone piétonne.
Aux Clairions, un nouveau centre de psychiatrie plus performant a remplacé l’ancien établissement qui a été soumis à une réhabilitation urbaine.
L’ouverture à l’urbanisation de la Porte de Paris créera un quartier où la mixité sociale et économique sera de mise, le projet urbain mettra en commun des zones d’activités et résidentielles aux portes du centre-ville.
Le Centre Hospitalier d'Auxerre est lui aussi en travaux quasi-constants. Les gros travaux entrepris en 2010 feront sortir de terre un nouveau pôle mère/enfant ainsi qu'une partie Urgence d'ici 2012. Le futur bâtiment sera plus grand et plus moderne que le bâtiment original.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Auxerre vient du latin Autissiodorum ou Autessiodorum. En vertu d’une exception de la langue française, son nom se prononce [o'sɛːʁ][6] (Ausserre : le « x » se prononce « ss »). En effet l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des scribes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s », par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix assimilée au « x » du grec ancien, n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification ne change l’usage[7]. Il existe d’autres exceptions telles qu’Auxonne (Aussonne), Semur-en-Auxois ou Bruxelles (Brusselles) - et soixante. Néanmoins, de nombreux médias et journalistes se trompent et prononcent encore le son "x". Un autre exemple est celui de Metz, prononcé « mess ».
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
« D’azur semé de billettes d’or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout. »
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Histoire [modifier]
Les origines [modifier]
Auxerre, sous forme de simple bourgade, prit naissance au point d’élargissement définitif de la vallée de l’Yonne. L’endroit était favorable : proximité de trois fontaines et facilités pour franchir la rivière. La majeure partie de la bourgade s’étala rive gauche, dans la partie sud-ouest de la ville actuelle (quartiers Saint-Pierre, Saint-Pèlerin et du pont aujourd’hui).
Après la conquête de la Gaule, la ville romaine s’agrégea à la ville gauloise ou, ce qui n’est pas établi, s’y juxtaposa à l’ouest, jusqu’au mont Autric (place de l’arquebuse).
Du nom d’Autricum ou Autricus selon les sources[8], les Romains firent celui d’Autessiodurum qu’ils donnèrent à la localité. Après avoir pris diverses formes latines, le nom évolua selon des formes françaises, parmi lesquelles Autcedre, Auceurre (XIVe siècle) et finalement, Auxerre (XVIe siècle).
Auxerre est relativement pauvre en vestiges de l’époque romaine. Il ne reste rien de la cité gallo-romaine qui posséda un temple de Phoebus, un amphithéâtre, des monuments publics et des statues.
La présence des légions romaines assure la paix. Pendant les deux premiers siècles de l’ère chrétienne, les échanges commerciaux sont actifs. Le peuplement de la région s’accentue.
Par sa rivière et ses routes, Auxerre exporte ses vins et ses grains. La ville accède à la prospérité.
Les voies de communication se font plus nombreuses. La grande voie d’Agrippa (Rome-Bretagne) traverse Auxerre.
L’époque chrétienne [modifier]
Vers 258, le pape envoie Pèlerin, citoyen romain de noble famille, évangéliser l’Auxerrois.
Avant de subir le martyre à Entrains (Nièvre), en 303, Pèlerin avait élevé à Auxerre une église primitive (église Saint-Pèlerin), là où existe l’église reconstruite au XVIe siècle qui lui est dédié, dans la rue qui porte son nom.
Selon la tradition, il faut voir dans le puits de Saint-Jovinien, qui existe dans le sous-sol de l’édifice, le baptistère des premiers chrétiens d’Auxerre.
Sous Dioclétien (284-305), Auxerre, détachée de la civitas de Sens, fut érigée en chef-lieu de civitas, circonscription administrative soumise à l’autorité administrative d’un comte. Cependant il est incertain qu’Auxerre ait été érigé en diocèse avant l’édit de Milan (313), instituant la liberté des cultes.
Le premier évêque résident est saint Amatre (?-418). C’est le signe que les chrétiens sont suffisamment nombreux pour avoir besoin de les encadrer. La présence chrétienne à Auxerre est donc relativement précoce.
Du Bas-Empire au Moyen Âge [modifier]
À la fin du IVe siècle, Auxerre se relève à peine de l’incendie et du pillage que les Alamans et les Francs lui avaient fait subir en 275-276, que de fortes menaces se précisent aux frontières de l’Empire où s’agitent des peuplades barbares attentives à la décadence romaine.
Conscients de la menace d’un plus grand danger, les habitants s’emploient alors à édifier des fortifications derrière lesquelles ils seraient alors à l’abri des incursions.
Ils choisissent pour emplacement de défense l’élévation de terrain que domine aujourd’hui la cathédrale, surplombant l’Yonne, défense naturelle (4 ha ; celles de Paris ne faisaient que 9 ha). Les limites sont la rue des Boucheries et la rue Lebeuf.
Dans cet enclos s’élevait la résidence des comtes, protégée par cinq tours. La base de la tour Saint-Alban et le soubassement de celle de l’Horloge sont les seuls restes que l’on puisse apercevoir de cette enceinte restée visible jusqu’au XVIIe siècle.
La solidité des murailles assura l’intégrité de la ville pendant les grandes invasions germaniques de 407. Elle semble ne pas avoir échappé au saccage des Huns en 451, dont les dévastations la privent d’évêque pendant dix ans. Les territoires passent alors sous le commandement militaire des comtes. Les évêques partageant leur activité entre les préoccupations guerrières et l’organisation de leur diocèse.
Au (IVe et Ve siècles) est marquée par les évêques saint Amatre et surtout par saint Germain, qui fait à l’église d’Auxerre d’importantes libéralités. Le nom de Germain ne cesse donc de grandir après sa mort. La légende vient entourer son nom de merveilleux. Clothilde (l’épouse de Clovis) substitue à l’oratoire où Germain avait choisi de reposer, une basilique qu’elle lui dédie. Ces pieuses dispositions sont à l’origine de l’abbaye de Saint-Germain dont l’époque carolingienne va consacrer la puissance et le rayonnement (centre intellectuel éminent au IXe siècle où l’enseignement bénédictin qu’y dispensent les clercs atteint une grande réputation dans toute l’Europe).
Pendant les trois siècles troublés qui suivent, l’église d’Auxerre, à la main de ses évêques, va faire du monachisme la base de sa floraison spirituelle et artistique dont le Moyen Âge consacrera l’épanouissement.
En effet, les rivalités guerrières, l’insécurité généralisée, l’esprit de corruption, la faiblesse mérovingienne ouvrent, au VIe siècle, une ère de dérèglements et d’anarchie où sombrent les idées d’humanisme et de religion. Charles Martel s’empare des richesses de l’église et confisque l’Auxerrois et ce n’est qu’au IXe siècle que l’évêque d’Auxerre recouvrera la souveraineté qu’il a perdue sur les établissements religieux de la ville.
Mais, entre temps, l’épiscopat auxerrois n’a pas négligé sa mission. Dès le VIe siècle, Auxerre possédait huit églises : Saint-Germain, Saint-Pierre, qui, reconstruites, sont parvenues jusqu’à nous ; saint Amatre, Saint-Martin dont il subsiste quelques vestiges de la reconstruction ; Saint-Valérien et Saint-Julien, disparues.
Le VIIe siècle voit s’élever, hors de l’enceinte, de nouveaux monastères. Vers 634, l’évêque Pallade transfère le monastère de Saint-Julien qui s’enorgueillira, plus tard, de trois basiliques juxtaposées et de deux oratoires. Il fonde aussi Saint-Eusèbe, qu’il peuple de religieux. Vigile, son successeur, fait édifier l’église disparue de Notre-Dame-la-d'Hors (hors les murs) qu’il destine à sa sépulture. Il appartient à l’évêque Humbaud, au IXe siècle, de parachever l’œuvre de ses prédécesseurs en fondant les monastères de Saint-Marien, de Saint-Père, de Saint-Gervais et des Îles.
L’étendue de la ville monastique coïncide, alors, avec celle de la ville actuelle telle que la délimite sa ceinture de boulevards intérieurs. Une première urbanisation se dessine, les communautés religieuses attirant peu à peu une population de marchands, d’artisans, d’habitants. Faisant leur apparition à l’époque carolingienne, les paroisses, à leur tour, viennent se superposer aux domaines monastiques.
Au IXe siècle, Auxerre est le siège d'une école monastique, autour de l'abbaye Saint-Germain, qu'illustrent des érudits comme Murethach, Haymon d'Auxerre, Heiric d'Auxerre et Remi d'Auxerre. Son rayonnement intellectuel touche tout l'Occident chrétien.
Le Moyen Âge [modifier]
Les invasions normandes ont épuisé le pays. Abbés et prélats ont ceint l’épée. En 912, saint Géran, évêque d’Auxerre, défait les Normands à Saint-Florentin.
L’Auxerrois et le Sénonais sont réunis à la Bourgogne de Boson et de Richard le Justicier. En 1015, le traité d'Hery attribue la Bourgogne au roi Robert II, et soumet l’Auxerrois à la double souveraineté du comte-évêque Hugues de Chalon et du comte Otte-Guillaume, divise le comté en trois baronnies.
Outre la famine qui règne vers l’an 1030, Auxerre subit deux grands incendies. Seule l’église de Saint-Alban martyr, que saint Germain avait bâtie dans le haut de la cité, réchappe au premier incendie : la cathédrale est réduite en cendres. L’évêque Hugues, au lieu de la rebâtir de moellons, comme auparavant, en jette les fondements sur le roc avec des pierres de taille ; il demande une enceinte d’une plus grande étendue, et il y fait faire les grottes ou cryptes telles qu’on les voit encore aujourd’hui sous le sanctuaire et sous la moitié du chœur. L’ouvrage était déjà bien avancé, lorsqu’il arriva un second incendie ; mais l’église fut indemne, et le feu ne toucha que quelques maisons.
1039 voit renaître les guerres de Bourgogne. L’évêque devient indépendant du comte Renaud sur arbitrage de saint Bernard, et suzerain d’une partie de la ville.
Les différends qu’il soutient, notamment en 1166 contre le comte de Chalon, incitent le comte Guillaume III à protéger les faubourgs de la ville. Vers 1171, une deuxième enceinte fortifiée est hâtivement construite (sur 4 km), appuyée à la rive gauche de l’Yonne, comme la première, mais englobant largement abbayes et monastères. La figure de boulevards, aujourd’hui séparative des villes anciennes et modernes, en figure exactement le tracé.
Le fait que la ville ait pu se satisfaire de ses limites médiévales pendant près de six siècles est caractéristique de l’absence de vigueur de l’économie rurale confinée qui était celle de la région.
En 1183, l’évêque de la ville, Hugues de Noyers, prend la tête de la répression armée du mouvement égalitaire des Capuchonnés[9].
En 2005 et 2006, des campagnes de fouilles effectuées dans le quartier des Brichères ont permis de délimiter plus précisément l’occupation médiévale du XIIe siècle[10].
Il revient à Pierre de Courtenay, le plus illustre des comtes d’Auxerre, cousin germain de Philippe Auguste, d’achever la deuxième enceinte de la ville. À peine élu au trône de Constantinople, il meurt en 1218.
Sa fille, Mathilde, attache son nom à l’octroi des franchises communales. L’une des filles de Mathilde, par mariage, fait passer le comté d'Auxerre de la famille des Courtenay à celle des Chalon.
Lors de la guerre de Cent Ans, en janvier 1358, Anglais et routiers attaquent Auxerre et s’emparent de la ville par surprise le 10 mars 1358, la mettant en pillage. En 1348 et 1361, la peste noire ajoute ses ravages aux excès de brigandage.
Le vieux comte Jean IV de Chalon vend le comté au roi Charles V, par acte du 25 janvier 1370, moyennant 30 000 francs d’or. Par cette première réunion à la couronne, les Auxerrois deviennent bourgeois du roi. Mais la guerre des Armagnacs et des Bouguignons survenant, Auxerre prend le parti du duc de Bourgogne, Jean sans Peur. Une paix, plus ostentatoire que sincère, est signée à Auxerre le 22 juillet 1412. C’est Louis XI qui obtient la cession du comté d’Auxerre, cession régularisée en 1490. Entre-temps, les Auxerrois font leur soumission au roi, et Charles le Téméraire périt à Nancy en 1477. Le rattachement du comté d'Auxerre à la France est devenu cette fois définitif[11],[12]. Louis XI confirme également en janvier 1477 les privilèges de la ville[13] et ordonne la création d'un bailliage[14],[15].
La Renaissance [modifier]
La guerre passe les Alpes. Avec éblouissement, les nobles découvrent l’Italie d’où ils rapportent une conception nouvelle de la vie et, choc décisif, une idée de l’art.
Villes et campagnes pansent alors leurs plaies. On relève partout les églises. Auxerre, pour son alimentation, dérive les abondantes eaux de Vallan (1495). On y achève la cathédrale.
L’imprimerie est florissante (surtout à Joigny) et l’évêque Jean III Baillet fait exécuter les tapisseries fameuses de l’invention des reliques de saint Étienne dont il orne la cathédrale.
Mais c’est sûrement le portail de l’évêché qui est considéré comme le plus intéressant des monuments auxerrois de la Renaissance. Il est l’œuvre de François II de Dinteville que des missions en Italie avaient familiarisé avec l’art nouveau. Il faut aussi ajouter la reconstruction de l’église Saint-Pierre et de la porte de la même abbaye, ouvrant sur la rue Joubert avec sa belle arcade Renaissance.
N’oublions pas le style des hôtels privés auxerrois du XVIe siècle qui est celui de la seconde période de la Renaissance : l’hôtel de Crole, l’hôtel Amyot ou encore l’hôtel du Cerf-Volant, qui passe pour être le plus ancien édifice civil d’Auxerre (XIVe ‑ XVe siècles).
L’urbanisation du XVIe siècle [modifier]
La fin des guerres de France-Bourgogne a apporté à l’Auxerrois une ère de sécurité et de prospérité au cours de laquelle le chef-lieu va se façonner au monde moderne. L’affranchissement fait de rapide progrès dans les campagnes, le commerce est actif. Auxerre s’enrichit de l’exportation de ses vins. L’aisance grandit parmi les vignerons, les voituriers par eau, et les propriétaires.
Dès le début du siècle, le développement de la construction entraine le recul des clos monastiques au profit des lotissements. Les règlements de voirie font leur apparition. Le réseau des voies urbaines prend peu à peu la physionomie qu’il conservera jusqu’à l’époque contemporaine.
Dotée d’un maire par Charles IX, la municipalité se consacre aux tâches d’édilité, construit ou reconstruit les bâtiments publics (hôtel de ville, pont, horloge, palais de Justice, hôpital de la Maladière…).
La seconde moitié du XVIe siècle ramène les troubles. Les idées issues de la Réforme ont pénétré dans l’Auxerrois par l’Yonne et la Loire.
L’édit de 1562 interdit le culte protestant dans les villes. Les protestants auxerrois se retrouvent alors à Cravant (20 km). Aidés par le gouverneur, ils s’emparent de la ville le 27 septembre 1567. Ils s’y livrent incontinent au pillage et à la dévastation des églises.
Les catholiques récupèrent la ville l’année suivante et massacrent environ 150 réformés. Mais les querelles des princes viennent s’ajouter aux passions locales. La majorité des habitants d’Auxerre se déclare pour la Ligue contre le roi. Il faudra l’abjuration d’Henri IV et surtout la présence des troupes royales aux portes d’Auxerre pour que la ville, le 19 avril 1594, fasse sa soumission à Henri IV.
L’Ancien Régime [modifier]
Les abus de la fiscalité, les intempéries, la peste et la réapparition de la lèpre, avaient éprouvé les Auxerrois depuis le début du siècle. D’inspiration médiocre, la municipalité s’épuisait en procès multipliés.
Les troubles armés réapparaissent avec la Fronde. Auxerre tient pour le roi et résiste à l’assaut de Condé. Mais le va-et-vient des troupes des deux partis, le brigandage, laissent le pays ravagé. Économiquement, le XVIIIe siècle sera décevant. Lors de la famine de 1709, on dénombre à Auxerre 3 000 pauvres. Aussi la fin du siècle accusera-t-elle un sérieux recul démographique.
Cependant vers 1750, le pouvoir se préoccupe de l’extension et de la restauration des voies de communication dont l’état est lamentable. L’éclairage public fait une timide apparition en 1788 avec deux lanternes. Aussi l’aménagement des anciennes fortifications en promenades publiques débute en 1732.
La grande querelle des théologiens sur la prédestination et la grâce, après avoir opposé les catholiques aux protestants, vient à diviser les catholiques eux-mêmes. Fidèle aux idées de Port-Royal, Mgr de Caylus, évêque d’Auxerre, entraîne avec lui la majorité de son clergé.
Le diocèse d’Auxerre, « refuge des pécheurs », accueille les prêtres persécutés, s’attire les foudres du gouvernement pour son action clandestine. Les séquelles du jansénisme marqueront durablement l’Auxerrois. L’ostracisme contre les prêtres jansénistes, la défiance des populations contre leurs successeurs, la pénurie de prêtres après la Révolution, favoriseront, jusqu’à la Restauration, le développement d’un « culte laïcal » déchristianisateur et d’un anticléricalisme qui ne faiblira qu’au XXe siècle.
De la Révolution à l’époque contemporaine [modifier]
La convocation des États généraux, l’élection des députés du Tiers (23 mars 1789), se font, à Auxerre, dans l’enthousiasme. En 1790, le découpage administratif du pays entraîne la laborieuse création du département de l’Yonne. Peu après, le diocèse d’Auxerre est supprimé.
L’histoire révolutionnaire auxerroise sut éviter d’être sanglante. Si l’on excepte le meurtre accidentel de deux gardes nationaux en 1792. Les passions, sans doute, ne donnèrent le cours qu’elles eurent ailleurs : incarcérations, persécution du clergé, fermeture, démolition des églises (Saint-Loup, N.D.-la-d’Hors, Saint-Regnobert…), leur affectation au culte révolutionnaire, aux clubs, à des services publics. Sur l’air de Jean de Nivelle, les Auxerrois ont popularisé la figure pittoresque et agitée de Guillaume Roussel (le fameux Cadet Roussel), Auxerrois d’adoption, que ses attitudes dans les manifestations et cortèges révolutionnaires avaient rendu célèbre.
XIXe siècle [modifier]
L’invasion de 1814 amène les Autrichiens à Auxerre, reprise par les troupes françaises, occupée à nouveau après les adieux de Fontainebleau. Retour de l’île d'Elbe, Napoléon arrive à Auxerre le 17 mars 1815, loge deux jours à la préfecture auprès du préfet Gamot, beau-frère du maréchal Ney. L'empéreur et le maréchal se rencontrent le 18 mars. L'Empéreur passe en revue les troupes de Ney venues se joindre à lui.
Enfant d’Auxerrois, né à Annoux, écolier du collège d’Auxerre, volontaire de 1792, Davout fut l’un des meilleurs lieutenants de Napoléon (statue Davout érigée sur les promenades). La ville a montré de nombreuses sympathies bonapartistes pendant plusieurs décennies. La célébrité du capitaine Jean-Roch Coignet y a sans doute été pour beaucoup. Natif de l’Yonne, Coignet fut aussi un véritable héros des guerres de l’Empire (il meurt en 1860).
L’histoire d’Auxerre se poursuit, au XIXe siècle, à l’unisson de l’histoire nationale.
En 1838, la ville est l’une des deux seules villes de garnison du département avec Joigny. Elle héberge la 15e Compagnie de fusiliers vétérans[16].
En 1848, la ville se tient au bord des manifestations séditieuses. L’opinion républicaine libérale et socialiste a de vigoureuses racines dans la région. La répression politique de 1852 y sera sévère.
Entre temps, la ville a fait toilette. On pousse au pavage des rues et l’aménagement des promenades s’achève. En 1866, Napoléon III est accueilli en visiteur à l’occasion d’un concours agricole régional. À la charnière des siècles, les promenades publiques vont se garnir de vastes demeures agrémentées de parcs et de jardins.
XXe siècle [modifier]
Les guerres apportent à Auxerre leurs émotions et leurs deuils. Le 21 décembre 1870, le drapeau blanc est hissé au sommet de la cathédrale après un bombardement. Les bombardements allemands de 1940 entraînent la destruction d’une partie du quartier du Pont. En août 1944, la ville est libérée par les troupes du maréchal Leclerc. Deux monuments commémorent les morts et victimes de ces périodes néfastes (place de l’arquebuse et place Saint-Amatre). En août 1945, la 101e division aéroportée américaine (Screaming Eagles) y installe un camp (ainsi que dans les villes de Sens et de Joigny). Elle y restera jusqu'au 30 novembre de la même année, jour de sa démobilisation.
La commune de Vaux a fusionné avec Auxerre en 1972.
Administration [modifier]
Situation administrative [modifier]
Auxerre est chef-lieu de département et d’arrondissement. Elle est le centre de plusieurs cantons qui s’étendent sur les communes voisines :
Les maires d’Auxerre [modifier]
Auxerre est considérée en matière électorale comme la ville-type française en matière d’élection[réf. nécessaire]. Ce particularisme a valu à la ville diverses attentions, notamment le réseau France Inter et le New York Times[22].
Économie [modifier]
Démographie [modifier]
La ville d’Auxerre a connu une croissance forte pendant les Trente Glorieuses, par les phénomènes d’exode rural, du baby boom mais surtout de l’immigration marocaine et portugaise en particulier mais aussi espagnole ou encore grâce à l’arrivée des populations originaires des DOM-TOM. La population de l’aire urbaine augmente (90 000 habitants), en particulier par l’afflux de parisiens attirés par la proximité avec l’Île-de-France et par le cadre de vie.

Auxerre perd de la population ces dernières années, au profit des villages à proximité de la ville qui jouissent de logements plus nombreux et d'équipements routiers performants qui permettent une liaison rapide avec le cœur de l'agglomération.[réf. nécessaire]
Vie économique [modifier]
La ville est située en plein cœur d’une région viticole (Chablis, Saint-Bris-le-Vineux, Irancy, Coulanges-la-Vineuse…) La ville repose essentiellement sur l’activité tertiaire.
Cette ville est également connue pour son équipe de football, l’AJ Auxerre, fondée en 1905 par l’abbé Ernest Deschamps
Le Parc des Exposition Auxerrexpo accueille de nombreuses manifestations organisées tout au long de l’année.
Auxerre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne. Elle gère l’aéroport Auxerre-Branches et le port fluvial de plaisance.
Auxerre dispose également de zones industrielles et commerciales parmi lesquelles :
- ZI de la Plaine des Isles
- ZI des Plaines de l’Yonne
- Centre Commercial Fontaines des Clairions (Géant Casino et 50 boutiques)
- Centre Commercial Saint-Siméon (Intermarché)
- Centre Commercial Rive-Droite (E.Leclerc)
L'enseigne Monoprix est installée en centre-ville.
Plusieurs entreprises de dimension internationale disposent de filiales, d’usines ou de sièges sociaux dans la zone auxerroise :
- Blackmer/Mouvex (groupe Dover), siège européen du constructeur mondial de pompes pour la région Europe/Afrique/Moyen-Orient
- Groupe Casino (plate-forme logistique)
- Groupe Hermes-Metal (leader européen dans l’aménagement pour la grande distribution)
- Fruehauf (groupe General-Trailers)
Enseignement et éducation [modifier]
Malgré la démographie limitée de la ville, Auxerre bénéficie d’un réseau établissements scolaires non négligeables de l’enseignement du premier degré jusqu’à l’enseignement supérieur. La décentralisation de certaines formations permet aujourd’hui à la ville d’émerger en matière de formations professionnelles.
Enseignement du premier degré [modifier]
La ville d’Auxerre dispose d’une trentaine d’établissements scolaires de premier degré dans le public et deux dans le privé. Ces écoles sont situées dans l’ensemble des quartiers et dans le hameau de Laborde.
| École primaire Pierre-et-Marie-Curie (Boussicats) | ||
| École primaire Brazza | ||
| École maternelle des Brichères | ||
| Écoles maternelle et primaire des Clairions | ||
| École primaire Colette (Saint-Siméon) | ||
| École primaire Courbet (Sainte-Geneviève) | ||
| École maternelle Henri-Matisse (Boussicats) | ||
| Écoles maternelle et primaire de Laborde | ||
| École maternelle Marie-Noël (Saint-Siméon) | ||
| École primaire Martineau des Chesnez (centre-ville) | ||
| École primaire des Mignottes (Rive droite) | ||
| Écoles primaire et maternelle de Paris (centre-ville) | ||
| Écoles primaire et maternelle des Piédalloues | ||
| Écoles primaire et maternelle du Pont (centre-ville) | ||
| École maternelle Renoir (Sainte-Geneviève) | ||
| École primaire et maternelle Rive-Droite | ||
| École maternelle Rodin (Sainte-Geneviève) | ||
| École maternelle du Temple (centre-ville) | ||
| Écoles primaire et maternelle des Rosoirs | ||
| École Sainte-Marie | ||
| École Sainte-Thérèse | ||
Enseignement du second degré [modifier]
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Collèges
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Lycées
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Enseignement supérieur [modifier]
Même si la majorité de l'Institut Universitaire Technologique de Bourgogne est concentrée sur Dijon, il existe une annexe à Auxerre dans le but de décentraliser l'Université de Bourgogne de la capitale régionale.
Diverses formations peuvent être suivies à Auxerre :
- Le Centre départemental de l’IUFM
- Le CIFA (Centre interprofessionnels de formation d’apprentis) qui prépare aux métiers de la gestion, de la vente, de l’esthétique, de l’immobilier et de l’hôtellerie/restauration.
- Chambre de commerce et de l’industrie avec des formations en management, commerce, gestion et forces de vente.
- Institut de formation des soins infirmiers
- Lycée Jacques-Amyot, lycée Fourier, lycée Saint-Joseph. Formations aux classes préparatoires aux grandes écoles à Jacques Amyot(PCSI -PSI) et BTS : en comptabilité, gestion et force de vente; analyse agricole biologique et biotechnologique, commerce international.
- IUT d’Auxerre. Il existe 3 DUT : techniques de commercialisation ; réseaux et télécommunications ; qualité logistique industrielle et organisation. (antenne de l’université de Bourgogne qui accueille également une antenne de la Faculté des Sciences et Techniques - 5 licences professionnelles en alternance)
- Maison de l’entreprise : formation en alternance d’ingénieurs (ITII Bourgogne) et de commerce et gestion. Les locaux de la Maison de l’Entreprise sont également occupés par l’Institut de formation aux affaires et à la gestion, école de commerce et de management qui forme des jeunes à partir de bac + 2 jusqu’à bac +5.
- LEGTA et CFPPA Auxerre-La Brosse: BTSA ACSE, APV...
Autres établissements [modifier]
- Le Centre interprofessionnel de formation d'apprentis (C.I.F.A.)
- Le centre du bâtiment et des travaux publics (C.F.A.)
- L'Association pour la formation permanente icaunaise (A.F.P.I.)
- Le Centre de formation des apprentis de l'industrie (C.F.A.I.)
- Le Conservatoire national des arts et métiers (C.N.A.M.)
Sport [modifier]
La ville d’Auxerre reste une ville très dynamique en matière de sport. Derrière son club de football professionnel (AJ Auxerre), de nombreuses autres activités sportives peuvent être pratiquées sur Auxerre. 125 associations sportives offrent la possibilité de pratiquer 60 disciplines.
La ville d'Auxerre sert de "ville-arrivée" à l'épreuve de cyclisme sur route Paris-Auxerre, dont le départ est donné à Varennes-sur-Seine depuis les années 1970.
Éric Cantona (ancien joueur à l'AJA) démarqua la ville par ses propos : "La France ne mérite pas Auxerre, l'Angleterre sans doute, mais pas la France".
Principales équipes [modifier]
- Auxerre possède une équipe de football évoluant en L1 jusqu'en 2012, grâce notamment, au mythique entraîneur Guy Roux : l’Association de la jeunesse auxerroise (AJA), vainqueur de la Coupe de France et champion de France. Après plus de 30 ans en ligue 1, l'AJA est reléguée en Ligue 2 après nombres de péripéties internes et une saison catastrophique.
- Un club omnisports comme le Stade auxerrois rassemble plus de 2 500 licenciés dans plusieurs disciplines (football, tennis, badminton, pétanque, basket-ball, athlétisme, …).
- Auxerre possède un club de rugby à XV français évoluant en Fédérale 2, le Rugby club auxerrois.
- L’Olympic canoë-kayak auxerrois se distingue par sa participation à plusieurs championnats internationaux et Jeux olympiques depuis sa fondation en 1966. Cyrille Carré, champion du monde K2 en 2007 et qualifié pour les Jeux olympiques de Pékin 2008, est licencié à l’OCKA.
Principales installations sportives [modifier]
- Stade de l’Abbé-Deschamps (football), 23 467 places. (Agrandissement prévu)
- Stade de l’Arbre-Sec (football), 4 000 places.
- Stade Pierre-Bouillot (rugby), 3 500 places.
- Complexe sportif des Hauts d’Auxerre (basket-ball, handball, judo, etc.), 2 500 places.
- Stade nautique de l’Arbre-Sec disposant de 5 bassins couverts et de 3 bassins découverts.
- Complexe sports et loisirs Serge Mesonès, Rive Droite, qui permet de pratiquer l’escalade (mur aux normes régionales), le hockey sur roller, les arts martiaux, la danse et la gymnastique.
- Le Cyber Glace est une patinoire privée qui permet de pratiquer le patinage artistique. Il est situé à Monéteau dans la banlieue nord d'Auxerre.
Principaux équipements socio-éducatifs [modifier]
- Cinq centres de loisirs municipaux permanents pour l’accueil des enfants de 3 à 11 ans : Rive droite, Saint-Siméon (Maison des enfants), Rosoirs, Brichères, Sainte-Geneviève
- Deux centres de loisirs associatifs pour l’accueil des enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires : les Gulliverts (route de Vaux) et le centre aéré du Moulin rouge géré par le Patronage Laïque Paul Bert, route de Vallan.
- Cinq maisons de quartier municipales proposant des activités de toute nature pour tous les âges et louant leurs locaux : Rive droite, Rosoirs, Sainte-Geneviève, Saint-Siméon, Piédalloues
Presse et médias [modifier]
Auxerre est le siège du journal local d’information l'Yonne républicaine. Journal créé le 24 août 1944, le jour de la Libération d’Auxerre, le journal est diffusé dans l’ensemble du département mais aussi dans le Nord de la Nièvre, le Sud de la Seine-et-Marne. Le journal est publié à plus de 44 000 exemplaires et dans 500 points de vente. Le siège du journal est situé sur l’avenue Jean-Moulin. Le journal, qui arborait fièrement la mention "Quotidien régional d'information issu de la Résistance", a dû l'abandonner suite à l'absorption du périodique par le groupe de presse "Centre France".
Auxerre bénéficie aussi du décrochage des informations de France 3 pour le 12/13 et le 19/20, un journal local de France 3 Bourgogne est assuré. La ville abrite également les locaux de la station de radio France Bleu Auxerre, rattachée au groupe Radio France.
Jumelages [modifier]
La ville d'Auxerre est jumelée avec [27]:
Redditch (Royaume-Uni) depuis 1956
Worms (Allemagne) depuis 1968
Greve in Chianti (Italie) depuis 1998
Płock (Pologne) depuis 2000
Roscoff (France) depuis 1978
Saint-Amarin (France) depuis 1981
Culture et patrimoine [modifier]
La ville a reçu le label Ville d’Art et d’Histoire[28] en 1995. Son centre historique est classé comme secteur sauvegardé en quasi-totalité (67 hectares). Il comporte de très nombreuses maisons du Moyen Âge - notamment dans les quartiers les plus proches de l’Yonne, qui sont les plus anciens, de la Renaissance ainsi qu’un grand nombre de remarquables hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècle (vers l’église Saint-Eusèbe). D’après l’office de tourisme, l’impact des rencontres européennes footballistiques de l’AJA est notable. Beaucoup de touristes étrangers ont déclaré s’être arrêtés à Auxerre parce qu’ils avaient entendu parler de l’équipe de foot.
Architecture [modifier]
- Le centre-ville est jalonné de sculptures en bois peintes par l’artiste François Brochet. L’une d’elles représente la poétesse auxerroise Marie Noël. D’autres représentent des scènes inspirées d’œuvres de l’écrivain Restif de la Bretonne, originaire des environs. Malheureusement, ces œuvres sont régulièrement victimes de dégradations et les originaux ont dû être remplacés. À noter aussi la présence d’une fontaine surmontée d’une statue de Cadet Roussel, personnage originaire d’Auxerre. Un grand nombre de maisons conservées dans cette partie de la ville sont à colombages
- La tour de l’Horloge présente un modèle superbe à deux faces (dont l’une est une copie d’après original) du XVe siècle aux couleurs rosées et dorées.
- Le palais de justice, également connu pour avoir accueilli des affaires criminelles aux forts échos médiatiques (affaire dite des disparues de l'Yonne, affaire Géraldine Giraud et Katia Lherbier, etc.)
- La statue de Paul Bert sur le pont du même nom a failli disparaître au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, cette dernière avait été réquisitionnée par les Allemands dans le but de la fondre afin de fournir du matériau supplémentaire pour l'armement de la Wehrmacht. Cependant, le maire d'Auxerre de l'époque a réussi à faire croire aux occupants que ladite statue était creuse et de ce fait peu rentable si fondue, ce qui a permis de préserver celle-ci jusqu'à la libération d'Auxerre, le 24 août 1944.
Musées [modifier]
La ville d'Auxerre de plusieurs musée dont les principaux sont:
- Musée Saint-Germain : installé dans l'ancienne abbaye du même nom, ce musée abrite les collections préhistoriques, gallo-romaines et médiévales de la ville d’Auxerre, ainsi que des expositions temporaires.
- Musée Leblanc-Duvernoy : cette maison familiale réhabilitée en musée présente des tapisseries de Beauvais ainsi qu'une importante collection de grès de Puisaye et de faïences régionales ainsi que nationales.
- Musée d'Histoire Naturelle : il présente des collections de paléontologie locale et des expositions temporaires. Le musée est dédié à Paul Bert
- La Maison de l'Eau et de l'Environnement : installée dans une ancienne usine élévatoire des eaux construite en 1882 et remaniée en 1914, ce musée se consacre à des opérations de sensibilisation du grand public pour la préservation de l’environnement.
Loisirs [modifier]
La ville comporte divers lieux de loisirs :
- Le Mega CGR Ciné Casino, seul cinéma de la ville mais doté de 8 salles (équipées de projecteurs numériques 3D) dont une de 560 places et une autre dédiée à l'opéra et au théâtre. Si l'entreprise CGR est satisfaite de la fréquentation, un agrandissement pourrait se faire.
- Le Bowling à Monéteau, neuf avec 20 pistes, pouvant accueillir près de 700 personnes au maximum.
- La Patinoire à Monéteau ouverte à tous avec parfois des shows organisés.
- Le Kart in-door : ouvert depuis peu, il propose 12 Kart essence. Un autre karting est quant à lui basé à Appoigny.
- Foot in-door : près du kart propose des terrains synthétiques couverts. (avec des championnats)
- Laser-Game : lui aussi près du kart in door avec 14 places disponibles au maximum.
- Clubs de nuit : plusieurs clubs sont ouverts certains soirs et le week end : Le Styliss (à Rouvray), le Glam's (Auxerre), le Kitch Club (Monéteau), lavida loca (Venoy) etc.
- Une bibliothèque municipale d'Auxerre.
- Le théâtre d'Auxerre
Manifestations culturelles [modifier]
- Le 22 janvier est célébrée la Saint Vincent tournante du grand Auxerrois, dans une ville des environs ou à Auxerre même. À cette occasion est organisé un défilé des confréries vineuses, une messe et un baptême du Saint Vincent du Grand Auxerrois, ainsi que des dégustations. Les rues sont par ailleurs ouvertes à des animations musicales et artistiques, ainsi qu’à des expositions d’artisanat.
- Le Festival International Musique & Cinéma organisé de 2000 à 2008[29] se déroulait mi-novembre et mettait en vedette la musique de film. Lors de l’édition 2004, il avait accueilli l’équipe des Choristes et Michel Legrand. À l'occasion de l'édition 2006 où étaient entre autres présents Mireille Mathieu, Claude Bolling ou encore Alexandre Desplat, Ennio Morricone dirigeant le concert de clôture s'était vu remettre la médaille d'officier des Arts & Lettres par Maurice Jarre.
- Depuis 2005, le 3e dimanche de mai, la manifestation Fleurs de Vigne réunit une centaine de viticulteurs de Chablis et du Grand Auxerrois sur les quais de l’Yonne, lieu de départ historique des vins vers Paris. La manifestation a lieu à présent tous les deux ans, prochaine édition en 2012.
- Le Festival Aux Zarbs, qui se tenait chaque année en juillet au parc de l’Arbre-Sec, a accueilli entre 2003 et 2010 pendant trois jours des artistes confirmés ou en devenir tel que Ska-P, Kana, Babylon Circus, Bénabar, Corneille, Gnawa Diffusion, Amadou et Mariam, Sinsemilia, Le Peuple de l’Herbe, Sinclair, Têtes Raides, Louise Attaque, Dub Incorporation, Mickey 3D, Hubert-Félix Thiéfaine, Tryo, Miossec, Renaud, Jacques Higelin, etc.
- Au mois de décembre se tient en centre-ville un marché de Noël.
- Chaque été depuis 2001 "Le festival Garçon, la Note ! " anime la ville d'Auxerre avec un concert gratuit dans un café du lundi au samedi de 21h à 23h30. Une programmation variée, allant du jazz au rock en passant par la musique celtique, est proposée chaque année sur les mois de juillet et d'août. Les concerts s'étendent depuis quelques années à Auxerre et l'Auxerrois. Fort du succès de l'opération, Auxerre (l'Office de Tourisme et la municipalité) a exporté son festival à Cosne sur Loire, Dijon et Sens.
Gastronomie [modifier]
Vignoble [modifier]
Auxerre dispose d’un patrimoine viticole réputé dans le monde entier. Outre les vignes du Clos de la Chaînette, au centre de la ville, Auxerre est entouré de vignobles bourguignons parmi les plus fameux. Ils sont si célèbres, qu’on offre déjà du vin d’Auxerre aux fêtes du tournoi de Chauvency, en 1285 !
- Le Vignoble Auxerrois : Bourgogne Côte d'Auxerre, Bourgogne Coulanges-la-Vineuse, Bourgogne Chitry, Irancy et Saint-Bris.
- Le Vignoble de Chablis : Chablis Grand Crus, Premier Cru, Chablis, Petit Chablis
- Le Clos de la Chainette, à Auxerre, est l’un des vignobles les plus anciennement attesté en France, puisque connu par les textes depuis le VIIe siècle. Propriété des moines de l’abbaye de Saint Germain jusqu’à la Révolution, il est reconnu depuis longtemps pour produire l’un des meilleurs vins de la Bourgogne. Actuellement près de six hectares sont cultivés en rouge et en blanc. Il faut attendre plusieurs années pour obtenir quelques bouteilles de vin prestigieux et rarissime. Ce vignoble est situé dans l’enclos de l’hôpital psychiatrique et certains patients participent au travail de la vigne.
Spécialités [modifier]
- La gougère.
- Les escargots de Bourgogne.
- Le bœuf bourguignon.
- Les truffes de Bourgogne.
- Le jambon à la Chablisienne
Religion et lieux de culte [modifier]
Avant la révolution, la ville comptait 27 églises dont celles des communautés religieuses et une synagogue. Certaines sont toujours consacrées, d'autres ont été transformées, et il ne reste que quelques vestiges de la plupart d'entre elles. Certains édifices religieux sont de construction plus récente.
- Abbaye Saint-Germain [30] : datant de l’an 800, elle se présente comme une salle divisée en trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes qui portent la voûte en architrave de chêne. L’extrémité de la nef centrale s’ouvre sur la confession, elle-même entourée d’un couloir qui débouche dans les collatéraux. L’ensemble fut augmenté entre 841 et 854 par des cryptes latérales prolongées vers l’est et réunies par un couloir, par lequel on accédait à la rotonde qui avait également un étage au niveau de l’église. En 1277 on commença la construction de l’église dont certains détails sont copiés sur la cathédrale. C'est aujourd'hui un musée.
- Cathédrale Saint-Étienne : cette cathédrale fut construite sur les bases d’un site construit par l'évêque Saint-Amâtre au IVe siècle dont il ne reste aucune trace. L'évêque Guillaume de Seignelay jeta les fondements de l'actuelle cathédrale en 1215. L’édifice actuel est essentiellement celui hérité de l’époque des guerres de religion restauré dans la seconde moitié du XIXe siècle par Viollet-le-Duc. La crypte du XIe siècle abrite une fresque du Christ à cheval, représentation unique au monde.
- Chapelle de la Madeleine : située au 2, rue Germain Bénard, cette ancienne chapelle du XIIe siècle faisait partie de l'ancien hôtel-Dieu de la Madeleine, également nommé Hôpital des Grandes Charités, qui fut transféré dans les bâtiments de l’abbaye Saint-Germain en 1826.
- Chapelle des petits Pères : située au coin d’une ruelle dans la rue de la Liberté, cette chapelle construite en 1718, faisait partie du couvent des augustins déchaussés. Elle fut vendue comme bien national en 1791 et a depuis reçu différentes affectation.
- Chapelle des Visitandines : située au 98, rue de Paris, cette chapelle de l’ancien couvent de la Visitation a été construite en 1714. C’est à présent une annexe du musée d’Auxerre.
- Chapelle du couvent des Ursulines : située au 2, rue du Nil, cette ancienne chapelle a été achevée en 1636. On y distingue encore sur la façade sainte Ursule entourée de ses religieuses à genoux.
- Chapelle du Séminaire : située rue Michelet, elle fut édifiée de 1706 à 1709 et consacrée en 1710. Anciennement dénommée chapelle Sainte-Marie, cette chapelle a été construite grâce à un legs d’André Colbert, ancien évêque d’Auxerre.
- Chapelle Notre-Dame-de-Lorette : construite en 1761 sur l’emplacement d’une première chapelle appartenant aux Prémontrés, ce monument jouxte l’hôpital psychiatrique d’Auxerre dont elle était destinée à accueillir les malades aux offices.
- Chapelle Notre-Dame-des-Vertus : on trouve trace de cette chapelle dont il ne reste que son abside qui abritait la statue de Notre-Dame-des-Vertus, dans le jardin du presbytère de la cathédrale. Construite dès 1558 suite à l’apparition d’une image miraculeuse de la Vierge sur les murs de la cathédrale, cette chapelle s’y adossa. Menaçant ruine, elle fut détruite en 1780.
- Chapelle Saint-Clément et Saint-Michel : construite sur les bases d’une première église Saint-Clément d’avant le IXe siècle où l’évêque Wibaud avait été inhumé, cette double chapelle fut édifiée au XIIe siècle et XIIIe siècle. On en aperçoit un haut édifice en pierres, bordé d’un cordon de modillons antiques, percé d’une longue baie face est en descendant la rue Leboeuf sur la gauche.
- Église Saint-Amatre : l'église Saint-Amatre était située aux 3 et 5 rue d’Eckmühl. Le corps de saint Amatre y reposa jusqu’au XIIs siècle avant d’être transporté dans la cathédrale. Détruite en 1791, il subsiste de cette église une crypte préromane du XIIs siècle où l’on peut apercevoir un tombeau de pierre encastré dans un mur.
- Église Sainte-Geneviève : construite dans le quartier des Brichères dans les hauts d'Auxerre, la première pierre de cette église fut posée le 23 octobre 1966. Elle fut consacrée en 1968.
- Église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus : construite dans le quartier des Rosoirs par l'architecte Pierre Brunet et le sculpteur auxerrois François Brochet, cette église en grande partie en bois a été consacrée en 1959.
- Église Saint-Eusèbe : sa plus ancienne fondation remonte au VIIe siècle. La nef, remaniée au XIIIe siècle-XVe siècle, s’appuie à un clocher roman du XIIe siècle, similaire à celle de l’abbaye Saint-Germain. Elle précède un chœur reconstruit au XVIe siècle, plus haut que la nef. Elle conserve les reliques d'une étoffe byzantine du IXe siècle appelée "suaire de saint Germain", ainsi que des peintures sur bois de l’école italienne des XVe siècle au XVIIIe siècle.
- Église Saint-Loup : construite entre le Xe siècle et le XIIe siècle, cette église se trouvait dans le haut de la rue Cochois et s’orientait parallèlement à celle de Saint-Germain. Il en reste un pan de mur et une feuille d’acanthe visibles depuis la ruelle Saint-Loup.
- Église Saint-Mamert : cette ancienne église construite à partir de 1535, occupait le côté de la place du même nom entre la rue Martineau-Des-Chesnez où se trouvait la porte et la rue Paul Bert où se trouvait son chevet. Vendue en 1792 comme bien national, elle fut démolie. On distingue encore rue Saint-Mamert les restes d’un clocher ainsi qu’une sculpture et un pan de mur rue Paul Bert.
- Église Saint-Marse : église construite en 1964 dans le quartier rive droite et dédiée à saint Marse, fondateur avec saint Pèlerin de la première communauté chrétienne d’Auxerre.
- Église Saint-Martin-lès-Saint-Marien : les vestiges de cette église située au cœur d’une résidence privée près du pont de la Tournelle, sont les seuls restes de l’abbaye de Saint-Marien du XIIe siècle. Il subsiste encore un pilier très élevé formé d’un faisceau de colonnes de style renaissance. Au pied de celui-ci fut enterré en 1806 le chanoine Villetard, l’un des derniers survivants de la coterie janséniste du chapitre.
- Église paroissiale Saint-Pèlerin : située au 31, rue Saint-Pèlerin, elle fut reconstruite au XVIe siècle sur l'emplacement d'une église construite vers l'an 260. Restaurée en 1866, elle devint église réformée évangélique. Elle abrite une crypte du VIe siècle.
- Église Saint-Pierre : anciennement appelée Saint-Pierre-en-vallée par distinction de l’ancienne église Saint-Pierre proche de la cathédrale, cette église a été construite au XVIe siècle et XVIIe siècle. Elle fait partie de l'ancienne abbaye Saint-Pierre fondée à cet endroit au VIe siècle. La tour fut édifiée de 1536 à 1577 et la façade fut achevée en 1658.
- Mosquée Khadija : inaugurée en 2007, cette mosquée est la première construite à Auxerre, suite à la signature d'un bail emphytéotique avec la mairie en 1999. Elle se situe dans le quartier Sainte-Geneviève.
- Palais de l'ancien évêché : préfecture de l'Yonne depuis la révolution, il a été construit par François de Dinteville, évêque d'Auxerre au XVIe siècle, mais sa partie Nord est constituée de l’ancien palais construit par l’évêque Hugues de Montaigu vers 1130. Il fut restauré par Viollet-Le-Duc vers 1840, conservant néanmoins presque intacte sa façade extérieure.
Espaces verts [modifier]
Auxerre est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[31].
- Les jardins de l’abbaye Saint-Germain : autrefois, lieu de méditation et de repos dans l’ancienne abbaye, ancien verger et potager. Les jardins balisent désormais l’entrée du musée. La présence d’une terrasse permet des animations d’été où le public découvre l’art de la botanique.
- Les Promenades : C’est sous la pression des Auxerrois frustrés de ne pas pouvoir accéder au jardin du Chevalier de l’Arquebuse qu’est crée ce « boulevard vert » en lieu et place des anciennes fortifications du centre-ville. Rangées de parterres fleuris, de pelouses et de tilleuls, les Promenades offrent également un jardin à la française sur le site de l’Arquebuse.
- Jardin du Muséum : sur le site du Muséum d’Histoire naturelle de la ville d’Auxerre est créé un magnifique jardin à la française aux espèces aussi superbes qu’exotiques. Situé sur les boulevards périphériques du centre-ville, le jardin du muséum offre au public de nombreuses animations et expositions.
- Parc des Maréchaux : parc privé situé dans un hôtel proche du Muséum, son nom est tiré de l’avenue Foch sur laquelle il est installé.
- Square Leblanc-Duvernoy : square situé dans l’hyper-centre d’Auxerre, le square Leblanc-Duvernoy est un corridor vert qui mène au musée de la Faïence.
- Arboretum Darnus-Rantheaume : grand de 3ha, ce magnifique espace de nature offre à deux pas du centre-ville, une flore magnifique et variée ainsi qu’un espace de jeux et de détente pour le public.
- Les Plaines de l’Yonne : promenade de plus d’1,5 km allant de l’Île aux Plaisirs jusqu’au site d’Auxerrexpo, cette promenade offre au visiteur une faune et une flore riche le long de la rivière.
- Le chemin de Halage : autrefois, les chevaux tiraient les péniches. Désormais, ce chemin qui longe l’Yonne et le canal du Nivernais est un merveilleux endroit envahi par les joggers, les promeneurs, les vététistes. À partir du parc de l’Arbre-Sec, on peut longer la rivière jusqu’au département de la Nièvre, 60 km plus au sud.
- Parc de l’Arbre-Sec : plus grand espace vert de la ville, le parc de l’Arbre-Sec est « le » poumon vert de la ville. Situé au bord de l’Yonne, on y accède par une allée de platanes. Outre ses espaces de loisirs, l’Arbre-Sec contient plus de 300 arbres et 28 000 plantes.
- Le square de Roscoff : Sur l’emplacement d’un ancien monastère, le square de Roscoff est bordé par l’Yonne. Situé sur la rive droite, il offre sans doute l’une des plus belles vues sur les monuments d’Auxerre. On y accède depuis le quartier de « La Marine » par une passerelle. Le square Roscoff est le lieu qui accueille les manifestations du 14 juillet autour du port de plaisance.
- Coulée verte : Une promenade sur un chemin naturel préservé où la flore est très riche et la vue imprenable, chemin d’agrément de 4 km qui emprunte l’ancienne ligne de chemin de fer Auxerre-Gien et qui va de la gare SNCF à la route de Toucy. À terme il fera le tour de la ville, en passant derrière les Brichères, les quartiers Sainte-Geneviève et Saint-Siméon, avant de redescendre le long des quais de l’Yonne, côté rive droite, et rejoindre la gare SNCF. La Coulée verte traversera également les Îles du Moulin du Président, un vrai parc naturel de quatre hectares que la Ville vient d’acquérir. Une fois terminée, c’est une promenade de 15 kilomètres qui s’offrira aux Auxerrois, soit quatre heures de marche en pleine nature, à deux pas de chez eux.
- Campagne auxerroise : À quelques kilomètres de la ville, la campagne auxerroise offre de multiples paysages naturels, des vignobles du Chablisien en passant par les berges de l’Yonne à Vaux, de la forêt de Branches aux plaines céréalières.
Vie militaire [modifier]
Unités militaires ayant tenu garnison à Auxerre:
Personnalités Auxerroises [modifier]
Personnalités nées à Auxerre [modifier]
(Par ordre alphabétique) :
- Isabelle Alonso (1953-...), féministe, écrivain et chroniqueuse à On a tout essayé.
- Germain Bénard (1859-1921), chef d'entreprise et homme politique.
- Paul Bert (1833-1886), physiologiste et homme politique.
- Jacques Berthier (1923-1994), compositeur de musique sacrée.
- Cyrille Carré (1984-...), kayakiste français, champion du monde en K2, licencié à l’Olympic canoë-kayak auxerrois.
- Joseph Fourier (1768-1830), physicien et mathématicien éminent.
- Henri Gouhier (1898-1994), philosophe, critique dramatique, membre de l'Académie française.
- Eugène Hatin (1809-1893), historien.
- Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye (1697-1781), historien, philologue et lexicographe éminent.
- Nicolas Maure (1743-1795), révolutionnaire français.
- Emmeline NDongue (1983-...), joueuse de basket-ball à Bourges, membre de l’équipe de France, championne d'Europe en 2009.
- Marie Noël (1883-1967), poétesse.
- Boniface Paradis (1751-1823), magistrat et homme politique français.
- Pierre Perreau-Pradier (1885-1969), homme politique.
- Marcel Petiot (1897-1946), médecin et tueur en série.
- Jean-Paul Rappeneau (1932), réalisateur (La Vie de château, Le Hussard sur le toit, Cyrano de Bergerac, Bon voyage).
- Paul-Frédéric Rollet (1875-1941), Militaire, 1er inspecteur général de la Légion Etrangère en 1931. Surnommé le Père Légion.
- Jean-Pierre Soisson (1934), Maire d'Auxerre et homme politique français.
- Bérengère Schuh (1984-...), archère, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Pékin.
Auxerre fut aussi un bon vivier du cyclisme régional et national avec entre autres : Gabriel Mathonat (1883), René Tissier (1889), Marcel Tissier (1903), Alexandre Druhot (1904), Jean Tissier (1920), Jacques Guercio (1925), Nicolas Dumont (1973).
Personnalités ayant étudié à Auxerre [modifier]
(Par ordre alphabétique) :
- Davout (1770-1823), maréchal de l’Empire et l’un des plus grands chefs militaires français (seul maréchal d'Empire à être resté invaincu en 1815).
Personnalités ayant vécu à Auxerre [modifier]
(Par ordre alphabétique) :
- Jean d'Ailleboust, médecin calviniste de la faculté de médecine de Paris, ayant exerçé à Auxerre et Sens, Premier médecin de Henri III. Originaire d'Autun, fils de Pierre d'Ailleboust, médecin de François Ier.
- Jacques Amyot (1513-1593), évêque d’Auxerre, Grand Aumônier de France sous François Ier et grand humaniste du XVIe siècle.
- Jean-Roch Coignet (1776-1865), soldat de la Révolution et de l’Empire, auteur des Cahiers du capitaine Coignet.
- Maximilien Quantin (1814-1891), premier archiviste-paléographe du Département de l'Yonne de 1833 à 1879 et directeur de la bibliothèque de la ville d'Auxerre.
- Nicolas Restif de La Bretonne (1734-1806), écrivain.
- Guillaume Joseph Roussel (1743-1807), huissier à Auxerre de 1780 à 1795. Héros involontaire d’une chanson (Cadet Roussel) qui doit sa célébrité aux volontaires de l’Yonne partis renforcer les frontières en 1792.
- Guy Roux (1938-...), entraîneur de l’AJA de 1961 à 2005.
- Robert d'Auxerre, mort en 1212, chroniqueur médiéval.
- Saint-Germain d’Auxerre (v.378-448), évêque d’Auxerre.
- Germaine de Staël y séjourna quelques semaines pendant le printemps 1806 avant de s'installer au château de Vincelles non loin de là.
Notes et références [modifier]
- Relevés Auxerre Saint-Georges 1961-2007
- Climat de l'Yonne - Météo89
- plan pistes cyclables
- Réseau TransYonne
- Présentation des quartiers d’Auxerre Ville d’Auxerre
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- D’après Jean d'Osta Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles édition Le Livre ISBN 2-930135-10-7
- CHARDON (Olivier Jacques), Histoire de la ville d'Auxerre, Auxerre, Gallot-Fournier, 1834, vol. 1, préface, p. xlj.
- Georges Duby. Les Trois Ordres, ou l’imaginaire du féodalisme, in Féodalité. Gallimard, 1996. Collection Quarto. p. 801-803. Première publication : 1978.
- Inrap rapport d'activité 2006 page 75
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA227 Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA225 Lettres patentes de Louis XI, Rambouillet, le 23 janvier 1477 (1476 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA231 Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA229 Lettres patentes de Louis XI, Selommes, janvier 1477 (1476 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA313 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, le 22 décembre 1477
- Annuaire historique du département de l’Yonne p. 133
- FranceGeneWeb
- Site sur les maires d’auxerre
- Le bourguignon, 20 mai 1921, discours de Monsieur Lacroix "Germain Bénard disparaît pendant qu’il exerçait les fonctions de maire et au moment où ses collègues restant au conseil municipal avaient l’intention de lui conférer cette magistrature"
- Jours tranquilles en 89: ethnologie politique d'un département français - Marc Abélès - Google Books
- Annuaire historique du département de L’Yonne p 104
- Article sur la ville d’Auxerre paru dans le New York Times
- base Cassini
- Résultats du recensement de la population - Auxerre, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Les villes jumelles
- Villes et Pays d’Art et d’Histoire de France
- « Le festival musique et cinéma d'Auxerre 2009 annulé ? », site de cinezik, article du 27 janvier 2009
- Visite virtuelle de l’abbaye Saint-Germain par le ministère de la Culture
- Source : Villes et Villages Fleuris
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Sport à Auxerre
- Communauté de l’Auxerrois
- AJ Auxerre
- Stade auxerrois
- Rugby club auxerrois
- Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre
- Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre
- Cité des musiques et des arts vivants
Bibliographie [modifier]
- Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse: continues jusqu'à nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotations, Abbé Lebeuf, Jean Lebeuf, Ambroise Challe, Mathieu Maximilien Quantin, Maximilien Quantin, Publié par Perriquet, 1855.
- Histoire d’Auxerre des origines à nos jours, Jean-Pierre Rocher, Alain Bataille, Horvath (1984)
- Auxerre d’autrefois, Christian Durot, Horvath (1983)
- Histoire de la ville d'Auxerre, Chardon