Troyes

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Troyes
La place de l’Hôtel-de-Ville
La place de l’Hôtel-de-Ville
Blason de Troyes
Blason
Troyes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube (chef-lieu)
Arrondissement Troyes (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Grand Troyes
Maire
Mandat
François Baroin
2014-2020
Code postal 10000
Code commune 10387
Démographie
Gentilé Troyens
Population
municipale
60 013 hab. (2011)
Densité 4 546 hab./km2
Population
aire urbaine
188 320 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 51″ N 4° 04′ 27″ E / 48.297419, 4.074263 ()48° 17′ 51″ Nord 4° 04′ 27″ Est / 48.297419, 4.074263 ()  
Altitude Min. 100 m – Max. 126 m
Superficie 13,2 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-troyes.fr

Troyes (prononcer [tʁwa]) est une commune française, située dans le département de l'Aube (dont elle est la préfecture) et la région Champagne-Ardenne. La commune est divisée en sept cantons dont elle est le chef-lieu.

Avec une population légale de 60 280 habitants, la ville de Troyes est la 2e ville la plus peuplée de la région Champagne-Ardenne derrière Reims et devant Charleville-Mézières et Châlons-en-Champagne. Elle est le centre d'une communauté d'agglomération : le Grand Troyes qui compte 124 037 habitants en 2008 et qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres le long de la vallée de la Seine.

Son passé historique, de la tribu des Tricasses à la libération de la ville, le 25 août 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale en passant par la bataille des champs Catalauniques, le concile de Troyes, le mariage d'Henri V et de Catherine de France et les Foires de Champagne ainsi que son riche patrimoine architectural et urbain avec ses nombreux édifices protégés au titre des monuments historiques, ont permis à Troyes d'être désignée Ville d’art et d’histoire par le Comité national des Villes et des Pays d'art et d'histoire. L'once troy, unité de mesure des métaux précieux depuis les Foires de Champagne, tient son nom de la ville.

Le textile, développé à partir du XVIIIe siècle est l'un des atouts historiques de l’économie troyenne jusqu'aux années 1960. De plus, Troyes est la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce grâce à ses trois centres de marques. Du point de vue géographique et touristique, la Seine reste le principal avantage ainsi que sa proximité avec le parc naturel régional de la forêt d'Orient et le lac-réservoir ou Lac d'Orient. La ville de Troyes située géographiquement au centre du département voit se développer autour d'elle un tourisme vert : outre le parc de la forêt d'Orient, le pays d'Othe et le pays d'Armance offrent leurs étendues vallonnées, boisées et de plaines.

Ses habitants sont appelés les Troyens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan de la ville.

La ville de Troyes est située dans la plaine de Champagne crayeuse, à proximité du pays d'Othe et du pays d'Armance, au centre du département de l'Aube et à 180 km de Paris soit environ deux heures de circulation routière[1]. Cette ville de plaine alluviale s'établit dans la vallée de la Seine[2], Sa superficie est de 1 320 hectares soit 13,2 km2.

Communes limitrophes de Troyes
Les Noës-près-Troyes La Chapelle-Saint-Luc Pont-Sainte-Marie
Sainte-Savine Troyes Saint-Parres-aux-Tertres
Saint-André-les-Vergers Rosières-près-Troyes Saint-Julien-les-Villas

À vol d'oiseau, elle est distante :

Les grandes villes les plus proches de Troyes hors Paris sont Reims (108 km) et Dijon (200 km)[5].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Champagne crayeuse.

Avec sa localisation géographique, Troyes s’établit sur des terrains sédimentaires constitués principalement d’alluvions modernes et anciennes et où affleure une craie du crétacé supérieur formée à partir de restes calcaires de micro-organismes planctoniques[6]. Cette craie poreuse et épaisse a permis la formation en Champagne-Ardenne d'une immense « nappe de la craie » souterraine qui alimente de nombreux cours d'eau[7]. Dans le cas de Troyes (et du Pays d'Othe), il s'agit de craie sénonienne et turonienne[8],[9].

La ville se situe à faible altitude notamment en raison de sa situation dans la vallée de l'Aube. Ainsi l'altitude, comparée avec d'autres villes de l'Aube et de Champagne-Ardenne donne ceci :

Comparaison de l’altitude des villes de Champagne-Ardenne[10]
Troyes Romilly-
sur-Seine
Reims Charleville-
Mézières
Minimale 100 mètres 67 mètres 74 mètres 133 mètres
Maximale 126 mètres 112 mètres 137 mètres 323 mètres
Moyenne 113 mètres 90 mètres 106 mètres 228 mètres
De la mairie 107 mètres 77 mètres 88 mètres 152 mètres

Hydrographie et lacs[modifier | modifier le code]

La Seine à Troyes.
La fontaine des Quais de Seine.

Le réseau hydrographique troyen est d'une longueur de 16 km[V 1] et s'établit sur la Seine. Caractérisé comme très présent dans le paysage, elle se divise en deux canaux principaux à Saint-Julien-les-Villas : d'un côté, la Vieille Seine n'arrose pas Troyes, de l'autre, la rivière Notre-Dame se divise en deux canaux plus petits et forme la tête du « bouchon de champagne » (En effet vu du ciel, le centre historique de Troyes a la forme d'un bouchon de champagne)[11]. Ce fleuve suit également la Chaussée du Vouldy et l'est du centre-ville et longe la digue de Fouchy dans le Nord.

La commune est reliée à deux canaux :

Partant du rond-point du Vouldy au bassin de la préfecture, 4 jets d'eaux jaillissent : 1 au rond point même (depuis 1975) traversant la chaussée du Vouldy, et 3 autres dans le bassin (depuis 1977, installés par Roland Mérat, employé municipal de la ville).

Deux rivières se jettent dans la Seine à Troyes, la Barse[13], dont le point de rencontre se trouve en latitude 48 °29378, 4 °11396[14].

Dans ce même lieu, on y trouve les trois grands lacs de la forêt d'Orient : (Lac Amance : 500 ha, lac du Temple : 1 800 ha et lac d'Orient : 2 500 ha). Ces lacs ont développé une activité touristique importante autour des loisirs nautiques (motonautisme, baignade, voile, plongée…). Ils sont en partie spécialisés dans une ou plusieurs de ces activités.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Aube.

Le climat de Troyes est « tempéré océanique humide » (Cfb) d'après la Classification de Köppen. Il s'agit donc d'un climat océanique dégradé qui donne lieu à une atmosphère doux et humide[15]. Dans l'ensemble, le climat de Troyes ressemble à celui de Paris. Les heures d'ensoleillement sont de 1 770 par an et proviennent principalement des jours d'été. Les automnes et hivers sont doux et souvent humides. Les étés sont secs et parfois orageux. Cependant, il pleut davantage à Nice qu'à Troyes[16]. La station climatique la plus proche est située dans la commune de Barberey-Saint-Sulpice qui analyse chaque année les relevés mensuels du département.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Troyes[16] 1 771 620 14 22 53
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
L'Avenue du Maréchal Joffre sous la neige.
Relevé météorologique à Troyes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 2 4 8 11 13 12 10 7 3 2 6
Température moyenne (°C) 3 3,5 7 9,5 13,5 16,5 19 18,5 15,5 11,5 6,5 4,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 6 7 12 15 19 22 25 25 21 16 10 7 15,4
Record de froid (°C)
date du record
-25,2
1971
-25
1956
-15,4
2005
-6,2
2003
-3,5
1957
0,4
1991
1,6
1962
1,1
1966
-1,9
1972
-7
1985
-11,1
1998
-21
1970
-25,2
1971
Record de chaleur (°C)
date du record
16,2
2002
20,4
1990
23,7
2004
27,8
2005
31
2005
36,7
2011
36,6
1995
40,6
2003
31,1
1987
30,3
1985
22,5
1994
19
1985
40,6
2003
Précipitations (mm) 34,2 30,1 28,7 35 36,4 34,7 36,7 31,1 34,4 41,9 37,2 38,4 34,9
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 111,6 52,4 68,8 18,2 79 20,2 82,6 113,2 15,6 67,4 40,2 43,6 712,8
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 24 65,4 57 1 52 51,4 75,6 89,2 45,8 21,6 41,8 48,8 573,6
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 53,4 50,8 69,2 76,8 69 50,8 48,8 53,6 35,6 50,6 27,2 31,4 617,2
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 33,4 26,6 32 70,2 43,4 67,8 96,8 17,8 31,8 22,8 64,6 66 573,2
Source : [17],[16],[18]>,[19]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6
0
34.2
 
 
 
7
0
30.1
 
 
 
12
2
28.7
 
 
 
15
4
35
 
 
 
19
8
36.4
 
 
 
22
11
34.7
 
 
 
25
13
36.7
 
 
 
25
12
31.1
 
 
 
21
10
34.4
 
 
 
16
7
41.9
 
 
 
10
3
37.2
 
 
 
7
2
38.4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La sortie Troyes-Sud de l'Autoroute A5.

La localité est desservie à 10 km par l'A5 en direction des régions Bourgogne et Île-de-France et permet de rejoindre le sud de la France (via Dijon puis Lyon) ainsi que Paris via les correspondances avec l'autoroute A6 puis la Francilienne ou par l’A4[20].

Elle est reliée au Nord de l'Europe par l'autoroute A26, qui traverse la Champagne-Ardenne et la Picardie, et rejoint également à proximité de Châlons-en-Champagne l'autoroute A4, permettant de rejoindre le Nord-Est de la France (Strasbourg) et l'Allemagne.

Hors autoroutes, la D619 en direction de Provins et Paris permet les liaisons avec l'Île-de-France sans passer par les voies de circulation rapide. Les routes D960 et N77 ainsi que la D444 permettent les liaisons avec le département de L'Yonne. La route D671 (France) dessert Dijon et le département de la Côte-d'Or. Enfin, les routes D960 et D400 effectuent les liaisons vers Nancy et Saint-Dizier.

Depuis 1974, le territoire est relié au boulevard périphérique du Grand Troyes dont l’achèvement a eu lieu durant l’été 2008 avec la mise en service de la tranche Bréviandes - Saint-Parres-aux-Tertres[21]. Elle s'étend sur une longueur totale de 30 km autour des villes du Grand Troyes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Troyes.

La création des transports publics de Troyes date de la fin du XIXe siècle. Après l'époque des car Ripert, puis du tramway électrique mis en service par la Compagnie des Tramways de Troyes le 25 septembre 1899[22], c'est aujourd'hui le Grand Troyes qui assure l'ensemble des prestations visant à assurer un moyen de locomotion sur la ville, son agglomération, ainsi que dans 2 autres communes hors communauté d'agglomération (Barberey-Saint-Sulpice et Lavau). Cette régie est connu sous le nom de la TCAT. Le réseau est formé de onze lignes régulières et de treize lignes scolaires. Il a assuré 8 595 000 voyages en 2009[23].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Troyes.
Le hall de la gare de Troyes, recouvrant les voies et les quais.

La création de la ligne Montereau - Troyes a permis l'ouverture de cette gare en 1848[24]. La gare est desservie par la ligne no 4. La section de Troyes à Chaumont est mise en service le [25], tandis que la création du TEE L'Arbalète permet les liaisons jusqu'à Zurich, Mulhouse et Bâle. Aujourd'hui, ces trains sont remplacés par des Intercités qui vont de Paris-Est à Belfort.

Pour les transports régionaux, elle est desservie par certaines lignes du réseau TER Champagne-Ardenne (par train ou par autocar). Cette liaison ferroviaire s'ouvre depuis peu en direction du sud avec la création de la ligne Troyes Dijon-Ville.

Cette gare se situe actuellement sur une ligne non-électrifiée. Néanmoins, lors de la venue à Troyes de Nicolas Sarkozy le , un accord a été trouvé avec réseau ferré de France pour permettre une électrification rapide[26].

Autres moyens de transport[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Troyes Barberey assure les liaisons aériennes. Il n'existe cependant pas de lignes régulières au départ de l'aéroport[27]. En revanche, l'aéroport de Paris-Vatry, situé dans le sud du département de la Marne, à la limite de l'Aube, propose des vols réguliers en passagers et en fret.

La ville de Troyes se situe à proximité de la vélovoie des lacs : une piste de 42 km entre Saint-Julien-les-Villas et Dienville qui dessert entre autres les lacs de la Forêt d’Orient[28]. D'autre part, depuis novembre 2007, des pistes cyclables ont été aménagées en centre-ville[29].

Pour la randonnée pédestre, le Sentier de grande randonnée no 2 traverse le Pays d'Othe.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Maisons du centre-ville.

Le centre-ville, dont le cœur est en forme de bouchon de Champagne, conserve un patrimoine remarquable[30] (vus du ciel, les arbres et canaux dessinent ledit « bouchon » autour des 53 hectares du cœur historique) ; il est considéré comme « le plus bel ensemble citadin médiéval de France »[31]. On y trouve par exemple des maisons à colombage des XVIe siècles et XVIIe siècles (notamment rue Passerat), en cours de restauration depuis le début des années 1990. Certains toits et maisons sont couverts d'essentes, tuiles en châtaignier, bois réputé imputrescible.

Mais on trouve aussi de vieilles maisons à pans de bois datant du XVIe siècle quasiment toutes de style Renaissance, ce qui les rend remarquables du point de vue architectural, ainsi que des immeubles en pierres et en briques. Certains logements ont été rebâtis à l'identique après l'incendie général de 1524 à l’image du quartier Saint-Jean[32].

Quartiers[modifier | modifier le code]

D'après le plan d'assemblage grands quartiers de l'INSEE (IRIS 2000[INSEE 1]), la ville de Troyes est composée de 11 quartiers. Cependant, chaque secteur peut se différencier d'un autre. Les zones d'activités ne sont pas les mêmes d'un secteur sur l'autre, tout comme la géographie, la démographie ou l'aménagement des axes routiers par exemple.

Les Chartreux est le quartier ayant la plus forte démographie avec 8 980 habitants, soit environ 15 % de la population troyenne[V 2].

La Place de la Bourse.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, on dénombre un total de 33 806 logements dans la ville. Il y a 7 469 maisons reparties en 7 020 résidences principales, 32 résidences secondaires et seulement 6 logements occasionnels. Les appartements sont au nombre de 25 837 soit 75,4 % de l’ensemble des logements. Ce chiffre s'explique par les nombreuses locations d'appartements par les agences de parcs immobiliers.

23 458 de ces appartements sont des résidences principales, 184 sont des résidences secondaires et 47 des logements occasionnels. Enfin, on dénombre 501 autres logements[INSEE 2].

Le tableau ci-dessous indique l’évolution des résidences principales et secondaires depuis 1962[INSEE 3].

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
Résidences principales 22 585 25 139 26 352 25 689 25 538 28 198 23 458
Résidences secondaires NC 256 137 514 907 550 231

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Les projets d’aménagements s'inscrivent dans le cadre du plan visant à améliorer l’emploi, le développement durable et le cadre de vie des habitants. Ainsi, depuis 1999, la municipalité a restructuré une grande partie de ses monuments et lieux touristiques comme les quartiers Saint-Urbain et Saint-Nizier, la place de la Libération, l'espace Argence et les places Jean Jaurès et du Marché au Pain[V 3].

Depuis 2008, un vaste plan de restauration de la ville a permis la rénovation de nombreuses routes, bâtiments et logements. Le coût total des investissements est d'environ 7 000 000 € lors du plan de relance, soit 3 fois plus que le programme initial de voirie prévu en 2009[V 4]. Avec la poursuite de la transformation, la municipalité de Troyes a rouvert le Canal de la Haute-Seine sur une longueur de 115 m dans la partie comprise entre les quais Dampierre et des Comtes-de-Champagne[V 5], et va par la suite transformer les abords des avenues Chomedey de Maisonneuve et Georges Vanier dans le prolongement des quais avec la création de deux ronds-points et de voies cyclables en site propre[33],[V 6].

Avec la restructuration de la place de la mairie et la remise en l’état de l'hôtel de ville, le centre-ville bénéficiera d’un visage plus écologique avec la plantation d’arbres et plans d'eau. Un nouvel office de tourisme verra également le jour. Dans les quartiers, plus de 160 000 000 € ont été dépensés pour réhabiliter ou reconstruire près de 2 500 logements et la ville a programmé la réalisation d'un écoquartier sur la zone d'aménagement différé de Chomedey, sur 7 hectares, avec environ 200 logements prévus[34]. Enfin, des travaux d'agrandissement auront lieu au siège du conseil général de l'Aube, un musée consacré à l'histoire industrielle de Troyes sera créé en remplacement de l'usine Guy de Bérac et des études sont en cours quant à la rénovation de l’ancienne Bourse du travail en centre commercial[33].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville est connue sous le nom d'Augustobona à l'époque romaine[35], nom parallèle à Juliobona, Lillebonne (Seine-Maritime), c'est-à-dire, celtique bona, fondation, ville + nom de l'empereur Augustus, Auguste, soit « fondation (dédiée à) Augustus ». L'élément bona se trouve également dans Vindobona « la ville blanche » (Vienne, Autriche) et Ratisbona (Ratisbonne, Allemagne)[36].

Par un processus connu pour bien d'autres villes françaises, le nom actuel est dérivé du nom de la tribu des Tricasses, organisée au sein de la civitas Tricassium (IVe siècle). Le toponyme est attesté sous les formes Trecassis au VIIe siècle, Trecasadiens au IXe siècle et encore Treci en 890, Treche en 1218 et enfin sous la forme actuelle avec le passage de /e/ à /wa/ au XIIIe siècle Troies (cf. vieux français treis, moderne trois = 3)[37],[38].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Chronologie de Troyes.

La ville de Troyes, capitale historique des comtes de Champagne[39] et des vicomtes de Troyes, et forte d'un grand passé historique et d'un riche patrimoine architectural et urbain, a été désignée Ville d’art et d’histoire le [V 7].

Origines et Antiquité[modifier | modifier le code]

Site gallo-romain de la Porte de Chaillouet.

Des fouilles archéologiques ont permis de dater l'occupation du site de Troyes à la préhistoire[réf. souhaitée], mais les premiers à avoir laissé des traces tangibles de leur présence sont les Tricasses, tribu de la Gaule lyonnaise mentionnée à partir du Ier siècle av. J.-C. dans les écrits de géographes grecs[40]. Ce peuple a donné leur nom à la ville qui prit alors le nom de Augustobona notamment lors de la Guerre des Gaules à partir de l’année 58 av. J.-C.[41]. Les Lingons, voisins de cette tribu, ont aussi habité dans la moitié sud-est de la ville.

L'empereur Adrien a séjourné dans la ville avec ses troupes durant les années 120 après Jésus-Christ[42].

La construction de la Via Agrippa à partir de 27 av. J.-C. entre Lyon à Saintes est l’un des facteurs du développement futur de la cité des Tricasses[43].

En l'an 271, le grec Savinien, premier apôtre du christianisme dans le diocèse de Troyes, venu de l'île de Samos, arriva à Troyes pour enseigner l'évangile. Cependant, l'empereur Aurélien qui se trouvait alors en Gaule et qui persécutait les chrétiens, effrayé par son idolâtrie, le fit enfermer ; mais Savinien arriva à s'enfuir en suivant la Seine et chercha refuge à Rilly. Poursuivi par les soldats, il fut rejoint à Rilly et c'est dans cette ville qu'il eut la tête tranchée.

La ville prit le nom de Tricassium à partir du IIIe siècle[41].

C'est à l'ouest de la ville[Note 1],[44] que s'est déroulée en 451 la bataille des champs Catalauniques au terme de laquelle saint Loup, évêque de Troyes, réussit à préserver sa ville de la fureur d'Attila et des Huns.
Ce jour-là, alors qu'Attila a été repoussé à Orléans par les Romains, saint Loup se rend à son camp et le supplie d'« épargner une ville sans défense, car elle n'avait ni murs ni soldats ». Attila lui aurait répondu: « Soit ! Mais tu viendras avec moi et tu verras le Rhin ; je te promets de te renvoyer alors »[45]. Les Huns furent encore arrêtés dans les plaines voisines de Troyes, appelées Champs Catalauniques, par les Romains et par les Francs commandés par Mérovée ainsi que leurs alliés. Attila fut défait. Le roi des Wisigoths, Théodoric, y fut tué. La bataille de Mauriac chassa les Huns de la Gaule.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Siège de Troyes et Traité de Troyes.

En 484, Clovis s'empare de Troyes et de ses alentours qui seront appelés Champagne (campania) à cause des plaines crayeuses immenses. La Champagne fut attribuée au royaume d'Austrasie, après le partage des possessions de Clovis en 511, sauf Troyes et sa région qui sont attribuées à Clodomir. Ce n’est qu'en 524, à la suite de la mort du roi d'Orléans qu’elle rejoint l’Austrasie jusqu'en 558, année où Clotaire Ier fut proclamé roi des Francs. En 567, la cité de Troyes est placée dans le Royaume de Bourgogne. Entre 592 et 613, elle rejoint à nouveau l'Austrasie. À la mort de Clotaire II en 629, la ville dépend de nouveau de la Bourgogne[46].

La ville est contrôlée et pillée par les Sarrasins d'Espagne en 720[47]. La Vita Sancti Fidoti, abbatis Trecensis, vie de Fidolin, captif libéré par Eventinus, un prêtre de Troyes, semble indiquer qu'à cette époque, on y pratique le commerce des esclaves[48]. En 820, Aleran devient le premier comte de Troyes à l'époque de l'empereur Louis le Pieux. Son règne prendra fin en 852, l’année de sa mort. Le territoire de Troyes fut également, vers 860, le prix d'une lutte entre l'évêque Ansegise et le comte Rodolphe de Ponthieu. Ce dernier en sort vainqueur[49]. Lors du premier Concile de Troyes en 878, Louis le Bègue reçoit la couronne impériale par le pape Jean VIII[50] et Bernard de Gothie en conflit avec Frotaire et en révolte contre le roi Louis le Bègue a été examiné[51].

Les Normands, en 889, s'emparent de la ville, la réduisent en cendres et pillent toute la contrée environnante. Au Xe siècle, les Normands reviennent une seconde fois, mais sont éloignés par Ansegise, évêque de Troyes. La ville appartient au duché de Bourgogne au début de ce siècle.

En 1040, Rabbi Salomon Ben Isaac, plus connu sous le nom de Rachi, naît à Troyes. Il crée une importante école de pensée juive dans la ville.

Au XIIe siècle, le comté de Troyes fusionne avec celui de Meaux pour donner naissance au comté de Champagne. Hugues Ier de Champagne est le premier à être proclamé à ce titre vers l'an 1102. En 1129, le second concile de Troyes, qui a eu lieu sur le site de l'actuelle cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, s'est déroulé en la présence de Hugues de Payns et de nombreuses personnalités religieuses comme le comte Thibaut IV de Blois. Ce concile entraînera la création d’une règle propre à l’ordre du Temple.

Les armes des comtes de Champagne.

Durant cette période des comtes de Champagne, la ville de Troyes est le centre d'une importante vie culturelle[52] dans lequel on retrouve la poétesse Marie de France, le maréchal Geoffroy de Villehardouin mais surtout Chrétien de Troyes, actif entre 1160 et 1190[Note 2], dont le nom vient de sa ville natale, et qui est considéré comme le premier grand romancier français du XIIe siècle et l'un des grands personnages de la littérature du Moyen Âge grâce à ses nombreux ouvrages[53].

En 1188, un grand incendie détruit une grande partie de la ville et ravage l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, la collégiale de Saint-Étienne, le palais des comtes de Champagne et l'ancienne cathédrale de Troyes. Cet incendie amène pour ce dernier à la phase dite « gothique » du monument[54],[55].

En 1264, le pape Urbain IV instaure la Fête de l'Église universelle qui deviendra la Fête-Dieu. Cette fête, dédiée au Saint Sacrement est célébré les jeudis suivant la Sainte-Trinité[56].

La Champagne est rattachée au royaume de France par le mariage en 1285 de Jeanne Ire de Navarre avec le futur Philippe le Bel[57], et les foires françaises ont alors une dimension plus locale.

En 1288, un autodafé a lieu après que les juifs troyens ont été accusés de crime rituel. Le 24 avril, le tribunal de l'inquisition condamne 13 d'entre eux à monter au bûcher[58].

Le XIIIe siècle marque le début de la renommée des foires de Champagne, pour lesquelles des marchands venaient de tout l’Occident. Ces foires ont permis le développement de nombreux métiers industriels comme le textile, la tannerie, la papeterie et la teinturerie[43]. À Troyes, la célébration se tenait durant la Saint Jean et la Saint-Rémi dans les rues historiques du Bouchon de champagne telles que la rue Champeaux, la rue de la Pierre, ou la rue des Anciennes Tanneries[59].

Mariage d'Henri V et de Catherine de Valois.

Pendant la guerre de Cent Ans, la ville de Troyes se prépare à accueillir les Anglo-Navarrais. En 1359, les Troyens, menés par leur évêque Henri de Poitiers libèrent les villes d'Aix-en-Othe, Beaufort et Nogent-sur-Seine[60].

À la fin du XIIIe siècle, Troyes n’est plus la capitale du comté de Champagne. Celui-ci est en effet passé aux rois de France et Châlons-sur-Marne a été préférée comme capitale administrative de la Champagne[44].

Le Parlement de Paris fut transféré dans la ville. En 1420, la signature du Traité de Troyes désigne le roi anglais Henri V comme héritier de la couronne de France après que ce dernier épouse Catherine de Valois, l'une des filles de Charles VI.

En mai 1471, Louis XI confirma l'administration municipale par ses lettres patentes[61].

Peu après toutefois, le Dauphin monta sur le trône sous le nom de Charles VII. C'est Jeanne d'Arc qui vint à son secours ; elle le mena d'Orléans à Reims pour qu'il soit sacré. Le , Jeanne d'Arc délivre la ville des Anglais.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À partir du XVIe siècle commence la période de la bonneterie qui a duré jusqu'aux années 1960. Le , un nouvel incendie éclate au cœur de la ville médiévale. Le principal quartier de la ville, une vingtaine de rues, des milliers de maisons et plusieurs monuments historiques et religieux sont détruits[62].

Le , Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal, accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[63]. Lors de son voyage, le roi soumet dans un édit royal du 29 mars les ports de Saint-Nazaire et du Croisic au siège royal de Guérande[64] et signe le 11 avril un traité de paix avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre en la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul[65]. Ce traité permet à Calais de redevenir définitivement française[66].

À la suite de la Saint-Barthélemy (du 27 août au ), plusieurs dizaines de protestants furent massacrés à Troyes.

Après la Journée des barricades, (jeudi 12 mai 1588) qui voit l'occupation de la ville de Paris (13 mai), les Guise veulent prendre la ville. Henri III enjoint aux Troyens de ne pas recevoir le cardinal de Guise. Grâce à un ligueur, Denis Latrecey, l'ecclésiastique fait cependant son entrée, par la porte de Croncels et se rend à l'évêché. Le maire Jean Daubeterre le reçoit. Le lieutenant général du bailliage, Eustache de Mesgrigny, est chassé, avec d'autres, dont des chanoines resté fidèles au roi. Ils trouvent refuge à Châlons-en-Champagne, restée fidèle au roi, ville où se trouve Joachim de Dinteville. Le cardinal de Guise fait démissionner les conseillers de Troyes. Le 11 juin 1588, le favori et trésorier du cardinal de Guise, Nicolas de Hault est choisi comme maire par l'assemblée générale (il le reste jusqu'en 1592). Le 17 juin, de nouveaux conseillers sont élus par une assemblée générale. Parmi eux figure le traître Denis Latrecey. Le 20 juin, la ville envoie des délégués dans la capitale pour jurer fidélité à la Ligue. Le 19 août, la ville s'engage à respecter l'Union qui vient d'être scellée entre le parti des Guises et Henri III. En octobre des députés troyens sont envoyés à Blois aux États généraux.

Les foires de Troyes ont été interdites durant le XVIIIe siècle. Puis finalement, en 1694, elles y sont de nouveau autorisées.

Les premiers métiers de la bonneterie font leur apparition à Troyes en 1745 grâce à l'apparition du métier à tricoter les bas (invité par William Lee en 1589) et la création des premières manufactures[67]. En 1770, Troyes compte 40 bonnetiers, la ville devient alors la capitale de la bonneterie.

En 1789, alors que la ville se trouve au cœur de la Révolution française, le maire Claude Huez est assassiné après avoir été accusé à tort d'avoir voulu empoisonner le peuple[68].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Un bonnet tricoté, une pelote de laine et une paire d'aiguilles
Le tricot et la bonneterie en laine.
La première gare de Troyes, construite en 1847.
Le bâtiment fut incendié en 1855 après avoir été désaffecté du fait du déplacement de la gare. Il devient une école (Collège Pithou) de 1861 à 1978. Au début des années 1990 le site est restructuré en un espace culturel (Espace Argence) qui a conservé une partie de sa façade d'origine de la gare
Le faubourg Croncels, avant la Première Guerre mondiale.
Une rame du tramway de Troyes, place du Maréchal-Foch, dans les années 1920
Le Faubourg Croncels, à la même époque.

Napoléon Bonaparte a fait plusieurs passages dans la ville en 1805 et 1814 lors de sa campagne de France. En 1849 a lieu à Troyes le premier festival chantant d'orphéons, organisé par Charles Delaporte. Il rassemble 200 orphéonistes[69]. En 1870, l'armée prussienne prend à son tour l'occupation du territoire troyen.

En 1834, la ville occupe à elle seule environ 10 000 métiers de la bonneterie de coton et 12 000 ouvriers, ce qui caractérise un PIB de près de 7 000 000 francs[70].

La ville est reliée à la capitale par le chemin de fer en 1845, favorisant son développement.

Saint-Martin-ès-Vignes est rattaché à Troyes en 1856[réf. souhaitée].

Vers 1855-1860, Troyes devient un centre important de construction de métiers circulaires. La réussite de l'industrie de la maille, au XIXe siècle, est due, majoritairement, aux inventions des mécaniciens champenois[71]. La concurrence anglaise est bien présente ; les Anglais ayant utilisé plus hardiment la vapeur, le fabricant bonnetier doit donc créer des services commerciaux et d'exportation.

Du 21 au , la ville de Troyes est victime d'importantes inondations à la suite du débordement de la Seine, provoquant d'importants dégâts[72].

Lors de la Première Guerre mondiale, la ville de Troyes pris le rôle de ville-hôpital. Elle échappe aux conflits entre la Triple-Entente et la Triple-Alliance[73].

Le succès de la bonneterie se confirme lors de l’entre-deux-guerres, et de nombreuses grandes entreprises sont créées dans la ville notamment Petit Bateau, Lacoste, et Dim. D'autres sont créées plus tard, notamment Absorba.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , l'armée allemande, après avoir pris Sens, Paris et une vaste partie du département de l’Aube entre dans Troyes. Face aux bombardements des nazis, les Troyens, paniqués, décident de fuir la ville. Après la capture, il ne restera qu'environ 4 000 Troyens dans la cité[74].

Le , l'armée allemande a commis à Buchères dans le sud de l'agglomération de Troyes un massacre communément appelé « martyre de Buchères » : 68 civils furent exécutés sans raison apparente, de nombreuses maisons furent incendiées[75]. Le lendemain, huit cents hommes s'emparent de la commune et son agglomération. Le début des combats pour la libération a fait environ 60 morts et 572 prisonniers[76]. Le jour d'après, la ville de Troyes est définitivement délivrée par les troupes du Général Patton.

À partir des années 1960, la ville est Troyes est victime de la crise du textile. En effet, les entreprises sont en concurrence avec d'autres pays, notamment en Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient et on assiste à une désaffection des consommatrices pour le bas couture. Malgré tout, la commune et son agglomération comptent aujourd'hui près de 250 entreprises liées à la fabrication textile et des grands centres de magasin d'usines, ce qui en fait le premier centre de maille en France[77].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, les votes des Troyens restent dans la moyenne des résultats nationaux. (52,53 % de Non contre 47,47 % de Oui). En revanche, le taux d’abstention est l'un des plus importants pour une grande ville puisqu'il est de 40,3 % (France entière : 30,66 %[78]).

À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34 % des voix, suivi de Ségolène Royal avec 24 % des suffrages et de François Bayrou avec 18 % des voix. Au second tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 56,12 % des suffrages contre 43,88 % des voix pour Ségolène Royal[79].

Lors du premier tour des élections régionales 2010, la liste de la majorité contrôlée par Jean-Luc Warsmann arrive en tête avec 31,57 % des voix mais est devancée de seulement 2,15 % par la liste de Jean-Paul Bachy soutenu par le PS et le PCF. Lors du second tour, la gauche devance la liste de la majorité avec 46,08 % des suffrages contre 38,25 %. Le Front national réalise un score plus faible avec 15,66 %. À noter que comme dans toutes les villes françaises, le taux d'abstention a été important (61,78 % au premier tour)[80].

Lors de élection présidentielle française de 2012, le président sortant arrive en tête du premier tour, mais avec un score largement inférieur à celui de 2007 avec 28,99 % des suffrages, suivi de près par François Hollande (28,40 %). Le parti socialiste réalise ainsi son meilleur score depuis 1995. Marine Le Pen arrive en troisième proposition avec 19,54 % des voix, score légèrement inférieur à celui de son père lors de l'élection présidentielle française de 2002, où le candidat du front national avait obtenu 19,78 %. Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou les suivent de plus loin avec des scores en dessous des 10 %. Au second tour, seules 171 voix différencient Nicolas Sarkozy, en tête des votes troyens, à François Hollande[81].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Depuis 1947, Troyes est une ville contrôlée par la droite. En effet, les trois maires qui se sont succédé après la Seconde Guerre Mondiale, viennent tous de cette même catégorie politique. De plus, lors des municipales de 2008, François Baroin, maire sortant UMP a été réélu dès le premier tour avec 50,41 % des suffrages, contre 23,22 % des suffrages pour le socialiste Jaïm Myara[82].

Membres du conseil municipal de la ville de Troyes depuis 2008[V 8]
Groupe Président Effectif Statut
UMP François Baroin 38 majorité
Parti Socialiste Jaïm Myara 6 opposition
MoDem Philippe Beury 2 opposition
FN Bruno Subtil 2 opposition
Non inscrit Alain Carsenti 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Troyes.

Depuis 1947, trois maires se sont succédé à Troyes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1972 Henri Terré PRL[83] négociant, président du Comité local de Libération
1972 1995 Robert Galley RPR ingénieur
1995 en cours François Baroin UMP député, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, ancien journaliste, avocat

Situation administrative[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de Troyes.

Troyes est le centre d'une unité urbaine (agglomération au sens de l'INSEE) regroupant les communes de Barberey-Saint-Sulpice, Bréviandes, Buchères, La Chapelle-Saint-Luc, Creney-près-Troyes, Lavau, Les Noës-près-Troyes, Pont-Sainte-Marie, La Rivière-de-Corps, Rosières-près-Troyes, Saint-André-les-Vergers, Saint-Germain, Saint-Julien-les-Villas, Sainte-Maure, Saint-Parres-aux-Tertres et Sainte-Savine[INSEE 4]. Avec 124 037 en 2008, il s'agit de la première agglomération de l'Aube et la seconde de Champagne-Ardenne[84].

Elle est également le chef-lieu de sept cantons organisés chacun autour de la ville et de son agglomération :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville de Troyes est le siège du Conseil général de l'Aube (préfecture du département), du conseil de le Grand Troyes et de la Première circonscription de l'Aube. La municipalité dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale, d'un SAMU, d'un Centre antipoison et de bureaux de la CRICR tandis que l'État administre la brigade de gendarmerie [85].

Pour les juridictions, elle possède un tribunal d'instance et de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants. Elle dépend de la cour d'appel de Reims et de la Cour administrative d'appel de Nancy[86].

Faits divers et délinquance[modifier | modifier le code]

Article connexe : Affaire Patrick Henry.

La ville de Troyes a été le théâtre d'une grande affaire judiciaire après l'enlèvement, le par Patrick Henry du jeune Philippe Bertrand, âgé de huit ans, à la sortie de son école. Ce procès est depuis devenu celui de la peine de mort en France, en effet, le meurtrier avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité alors que l’entourage de la famille, des éditorialistes et des hommes politiques réclament la peine de mort pour ce crime[87].

En ce qui concerne la délinquance, le bilan du premier trimestre 2011 pour le département de l’Aube présente un résultat en baisse pour les atteintes aux biens et les escroqueries mais en hausse pour les atteintes physiques et les cambriolages[88].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Plusieurs initiatives sont lancées par la mairie de Troyes pour la protection de l’environnement et pour assurer la propreté des espaces publics[V 9]. Comme par l’exemple l’installation de conteneurs semi-enterrés et de canisites[V 10], la création d'une brigade anti-tags[V 11], la mise en place du compostage collectif[V 12] et la mise en place d'une brigade chargée de la surveillance des actes environnementaux[V 13]. De plus, la Ville de Troyes a lancé en 2009 l’opération Mettons nos murs au vert afin d'inciter les troyens à la végétalisation des murs et façades de la ville[89].

L'eau potable qui permet l’approvisionnent de la localité provient des deux sites de captages d'eau souterraine situés près de la commune de Bar-sur-Seine. Un pompage depuis la nappe alluviale de la Seine permet également cet approvisionnement d'eau. Depuis le , la municipalité de Troyes détient ce réseau de distribution[V 14]. La production est assurée par Veolia Eau.

Le tri sélectif a été progressivement instauré sur l’ensemble du territoire de 1998 jusqu'en 2000[V 9].

La commune fait partie des quatre villes et villages du département de l'Aube promues Ville fleurie quatre fleurs depuis 2010[90] et a reçu le label biodiversité en 2010[V 7].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Troyes est jumelée avec :

La ville abrite également un consulat honoraire de Lituanie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 60 013 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
26 751 24 061 27 196 25 078 23 740 25 563 25 469 25 702 27 376
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
33 071 34 613 35 678 38 113 41 275 46 067 46 972 50 330 52 998
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
53 146 53 447 55 486 55 215 58 321 58 804 57 961 58 805 58 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
67 406 74 898 72 165 63 579 59 255 60 958 61 344 60 013 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[94] puis Insee à partir de 2004[95].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2010, Troyes comptait 60 280 habitants (soit une augmentation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 80e rang au niveau national, alors qu'elle était au 76e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 433 communes.

En ce qui concerne le nombre de ménages, celui-ci est identifié à 30 956 personnes en 2007 contre 28 153 en 1999[INSEE 6],[INSEE 7].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,9 %). Enfin, la majorité de la population est comprise entre 15 et 63 ans et la moyenne d'âge est de 39 ans

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 26,6 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 53,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 24,9 %).
Pyramide des âges à Troyes en 2008 en pourcentage[INSEE 8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
5,5 
75 à 89 ans
10,7 
10,6 
60 à 74 ans
12,4 
18,4 
45 à 59 ans
18,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,3 
26,6 
15 à 29 ans
23,5 
17,6 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de l'Aube en 2008 en pourcentage[INSEE 9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
13,7 
60 à 74 ans
14,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,1 
19,0 
15 à 29 ans
17,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,3 

Natalité et mortalité[modifier | modifier le code]

Le taux de natalité et de mortalité sont en stagnation depuis 1975. En 2009, 919 naissances ont été dénombrées contre 539 décès. Rapporté à la population correspondante, le taux d'excédent naturel annuel reste également stationnaire à 0,4 %[INSEE 6].

Évolution du nombre de naissances de 1999 à 2007
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de naissances 872 894 899 809 858 849 857 868 844
Évolution par rapport à l’année précédente +2,5 % +0,6 % -11,1 % +6,1 % -1,1 % +0,9 % +1,3 % -2,8 %
Sources des données : Annuaire-Mairie[96]
Évolution du nombre de décès de 1999 à 2007
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de décès 657 587 608 621 632 546 528 610 628
Évolution par rapport à l’année précédente -11,9 % +3,6 % +2,1 % +1,8 % -15,8 % -3,4 % +15,5 % +3,0 %
Sources des données : Annuaire-Mairie[96]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'Académie de Reims.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 22 écoles maternelles[V 15] et 18 écoles élémentaires communales[V 16]. Le département gère cinq collèges et la région Champagne-Ardenne cinq lycées.

Troyes dispose également de cinq collèges privés, de quatre lycées privés d'enseignement général[97] et de cinq lycées privés d'enseignement professionnel[98].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

L'IUT de Troyes, rattaché à l'Université de Reims Champagne-Ardenne est le premier établissement d'enseignement supérieur ouvert dans la ville en 1968[109]. En 2010, elle compte 9 022 étudiants[110] et prévoit de franchir un cap de 12 000 étudiants soit 10 % de la population du Grand Troyes[111].

Aujourd'hui, la vie universitaire troyenne repose sur trois piliers : le Centre Universitaire (CUT), situé dans l'hôtel Dieu-le-Comte et qui dépend de l'Université de Reims Champagne-Ardenne ; l'Université de technologie de Troyes (UTT) créée en septembre 1994 qui propose de nombreuses formations d’ingénieurs dans le domaine de l’informatique, des réseaux et de la télécommunication ainsi que plusieurs formations d'apprentissage en continu[112] et l'IUT de Troyes dépendant également de l'Université de Reims Champagne-Ardenne qui propose des formations permettant d'obtenir un diplôme universitaire de technologie, une licence professionnelle et dispose aussi de formations d'apprentissage en continu[113].

D'autres établissements enseignements supérieurs sont implantés dans la commune, dont dans le domaine public :

Dans le domaine privé :

Depuis 2009, la municipalité a ouvert une maison réservée aux étudiants afin de les accompagner dans leur travail et leur proposer des services liés à la vie quotidienne. Des manifestations sont également organisées comme les « Clés de Troyes »[V 17].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Troyes est le principal établissement hospitalier de la ville et du département de l’Aube et le deuxième de la région Champagne-Ardenne en volume d'activité. Il est composé de l'hôpital des Hauts-Clos qui fut inauguré durant l’année 1961, d'une résidence (« Comte Henri ») et d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (« le domaine de Nazareth »)[114]. L'organisation médicale reste importante notamment dans le domaine de la chirurgie, la gériatrie, l'imagerie médicale et la médecine[115]. Le centre hospitalier comprend un total d'environ 1 102 places dont 420 pour la médecine et 127 pour la chirurgie[116].

Dans le domaine privé, les plus grandes cliniques sont la clinique des Ursulines, de Champagne et la clinique psychiatrique de l'Aube.

Sports[modifier | modifier le code]

Les activités sportives proposées dans la ville sont principalement gérées par la municipalité ainsi que par l'office des sports et des loisirs de Troyes et de l'agglomération.

La ville de Troyes a été désignée à deux reprises en 1981 et en 2005 ville la plus sportive dans le cadre d'un concours organisé par le quotidien national L'Équipe[V 7].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux gymnases, complexes sportifs et stades dans la ville. Principale figure, le Stade de l'Aube est le lieu où sont disputés les matchs du championnat de France de football joués à domicile par le club de football de l'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne (ES Troyes AC). Une salle omnisport est également présente non loin de ce stade. Autre grand lieu sportif, le complexe Henri Terré comprend la halle Marcel Hermant, la piscine des Chartreux, le complexe ASPTT, de nombreux courts de tennis, des terrains de football et de rugby, et trois complexes sportifs évolutifs couverts[V 18].

D'autres quartiers disposent aussi de leur complexe sportif évolutif couvert. Enfin, parmi les lieux notables, on peut citer le stade Gaston Arbouin, la halle d'athlétisme Marcel Hermant, et le bowling et patinoire des 3 Seine. On peut noter aussi l'existence d'un terrain de baseball, ainsi que d'un terrain de football américain.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

De nombreuses manifestations sportives sont organisées dans la ville. Les principales étant les randonnées nocturnes à rollers ou à vélo dans le centre-ville de Troyes, le semi-marathon de Troyes (tous les mi-mai) qui réunit chaque année un millier de coureurs, la course cycliste Paris - Troyes à la mi-mars ou encore la Corrida de Noël[V 19].

Associations sportives[modifier | modifier le code]

La commune compte 153 associations sportives[117] sur 59 sports[118] dont :

  • L'ESTAC : club de football professionnel évoluant en Ligue 2,
  • L'ETAC : club de handball évoluant en National 3
  • L'AS Sainte maure-Troyes : club de handball féminin évoluant en national 1.
  • Le SUMA : club de motoball (l'un des plus titrés) évoluant en élite depuis les années 1930,
  • Le P.L.A.V.B : club de volley troyen évoluant en régional 1,
  • Les Pygargues de Troyes : club de football américain évoluant en division 2,
  • Le Troyes Hockey Club: club de hockey sur glace évoluant en division 4 et 5.
  • Le Troyes roller hockey : club de roller hockey évoluant en national 2.
  • Les Espadons : club de baseball évoluant en régional 1

Médias[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Quatre radios locales indépendantes sont diffusées dans la ville : Thème Radio, qui est une radio associative diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers évènements organisés dans la ville ; Radio campus Troyes, radio musicale orientée rock et parfois rap, Radio Latitude, qui diffuse une programmation axée sur le son dancefloor et Radio Zénith, qui diffuse de la musique, des rendez-vous locaux d'information générale et culturelle. Trois radios régionales couvrent la ville : Champagne FM, Radio Star et RCF Aube, l'une des radios locales de proximité du groupe des radios chrétiennes. Enfin, les radios Chérie FM et NRJ diffusent des décrochages locaux.

Médias télévisuels et presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le quotidien régional L'Est-Éclair et son cousin Libération Champagne (Groupe Hersant Média). Ces deux journaux sont vendus respectivement à 27 685 et 5 889 exemplaires en moyenne durant l’année 2010[119],[120].

Dans le domaine des magazines gratuits, Press'Troyes est le mensuel officiel diffusé par la mairie de Troyes et Hebdo Troyes est le magazine d'annonces locales de la ville. L'association chargée de la distribution de ces magazines est le 10 de cœur[121], celui-ci possède son propre journal en son nom.

Une chaîne locale de télévision nommée Canal 32 (basée à Saint-André les Vergers, jouxtant Troyes), lancée le [122], diffuse quotidiennement des magazines et des rendez-vous d'informations sur l'agglomération Troyenne et le département de l'Aube ainsi que certains évènements locaux. Pour les informations régionales, la chaîne France 3 émet le décrochage de France 3 Champagne-Ardenne.

Enfin, il existe plusieurs médias participatifs et citoyens[123] à Troyes et dans l'Aube dont le plus connu est Auboisement Correct.

ADSL[modifier | modifier le code]

2 centrales, l’un couvrant le sud de la ville (localisée à Sainte-Savine) et l’autre le nord (localisée au niveau de la pointe du bouchon, dans l'avenue du 1er mai) permettent la couverture de Troyes via la technologie de l'ADSL en zone dégroupée. Ces deux lignes sont équipées pour l'ADSL2+[124].

D'autre part, Troyes a été désignée ville internet @@ en 2006[125].

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Les Troyens disposent de lieux de culte de différentes religions.

Les lieux de culte catholique dépendent du diocèse de Troyes et sont répartis au sein de cinq paroisses[126] : Saint-Bernard (basilique Saint-Urbain, églises Sainte-Madeleine, Saint-Nicolas, Saint-Rémy, Saint-Pantaléon, Saint-Jean-au-marché), Saint-Nizier (église Saint-Nizier), Saint-Martin et Saint Joseph, Notre-Dame des Térvois (église Notre-Dame des Trévois), Saint Bruno des Chartreux, auxquelles s'ajoute la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul « dé-paroissialisée » compte tenu de son statut « d’église mère du diocèse »[127].

En 1558, la célébration du culte protestant n'était autorisé que dans la commune de Saint-Mards-en-Othe. Ce n'est qu'en 1840 qu'une ordonnance royale permet la construction d'un lieu de culte destiné à l'Église réformée de France à Troyes. Le temple actuel, au 1, quai des Comtes-de-Champagne, est inauguré en 1859. En 2001, il rassemblait 50 % des protestants du département, soit 0,15 % de la population totale[128]. Deux temples évangéliques de l'Église de Dieu en France (EDF) sont situés 37, rue des Bas-Trévois et 12, rue des Frères-Bureau[129]. L'Église évangélique luthérienne du Saint Sauveur a une mission à Troyes au 32, boulevard Victor-Hugo[130]. Une église évangélique des Assemblées de Dieu est présente depuis les années 1960 dans l'agglomération : elle est actuellement installée au 74, rue de Chanteloup, à Sainte-Savine[131].

Il n'y a plus de lieu fixe pour le culte chrétien orthodoxe à Troyes, la vaste chapelle en bois qui a existé sur le terrain de la teinturerie Clément Marot, rue de Châteaudun, ayant été détruite par un bombardement en août 1940[132]. La paroisse Saint-Nicolas dépendant de l'archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, exarchat du patriarcat œcuménique, organise cependant des célébrations en langue française et en slavon[133], différents lieux ayant été prêtés par les protestants et les catholiques au cours du temps (depuis 2000, la chapelle Saint Jean-Baptiste, 31 rue des Cumines). Des vêpres sont actuellement célébrées un samedi par mois, suivies de la liturgie dominicale. Des vêpres pascales sont également célébrées en la Cathédrale de Troyes[134].

Le culte israélite est célébré dans la synagogue de Troyes, dans laquelle Rabbi Salomon Ben Isaac avait créé une importante école juive de réputation européenne. Les locaux actuels ont été construits à l'emplacement d'une ancienne abbaye du XVIe siècle[135] et en remplacement de la synagogue détruite pendant la Seconde Guerre mondiale[136].

La communauté musulmane dispose de trois mosquées : Hamza, Ali et Abou Bakr[137].

Depuis la fin des années 1980, il existe une association culturelle pour la pratique du bouddhisme dans la commune. Des reliques du Bouddha y sont présentes depuis 2009[138].

Enfin, l'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente à Troyes[139].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage est de 14 956 €, ce qui plaçait Troyes au 26 576e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[INSEE 10].

L'imposition des ménages et des entreprises à Troyes en 2009[140]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,15 % 0,00 % 9,25 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,75 % 0,00 % 7,54 % 2,62 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 24,36 % 0,00 % 13,27 % 3,63 %
Taxe professionnelle (TP)[Note 5],[141] 17,45 % 0,00 % 15,74 % 4,72 %

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement de 2008[INSEE 11], la population active (15-64 ans) de la commune compte 28 468 personnes, soit 69,2 %, ce taux est de 71,4 % au niveau départemental[INSEE 12]. Les 15-64 ans représentent 12,8 % de chômeurs, 56,4 % de personnes ayant un emploi et 30,8 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 7,2 % de la population active, les scolarisés 12,5 %, les autres inactifs 11,1 %.

En 2008, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi les actifs de la commune est de 12,8 %, en diminution par rapport à 1999 (13,6 %). Au , on compte 5 584 personnes à la recherche d'un emploi dont 2 008 chômeurs de longue durée[142].

Répartition des plus de 15 ans selon le secteur d'activité en France

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Troyes 0,5 % 15,5 % 4,0 % 40,5 % 39,5 %
Comparaison avec le département 6,6 % 19,7 % 7,4 % 37,5 % 28,8 %
Sources des données : INSEE[INSEE 11],[INSEE 12]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au , la ville de Troyes compte 3 026 entreprises hors agriculture et 490 ont été créées sur le territoire.

Répartition des entreprises par domaines d'activité

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 3 026 171 207 2 143 505
% 100 % 5,7 % 6,8 % 70,8 % 16,7 %
Sources des données : INSEE[INSEE 11]

Répartition des créations d'entreprises par secteur d'activité en 2009

  Ensemble Industrie Construction Commerce et services divers Secteur public
Nombre d'établissements 490 25 61 355 49
% 100 % 5,1 % 12,4 % 72,4 % 10,0 %
Sources des données : INSEE[INSEE 11]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2000, la commune compte 291 hectares de superficie agricole utilisée dont 244 ha pour les grandes cultures, 36 ha pour les fruits et légumes et 9 ha pour les agricultures en provenance d'autres animaux[INSEE 11].

Commerces[modifier | modifier le code]

Troyes est la capitale européenne des magasins d'usine et de négoce en Europe grâce à ses boutiques de grandes marques de vêtements, chaussures, lingeries, maroquineries et arts de la table. La ville possède près de 280 magasins sur 85 000 m² de surface de vente[143], le tout regroupé en trois centres : Marques City à Pont-Sainte-Marie fut le premier rassemblement de magasins d'usine à se créer, suivi de Marques Avenue à Saint-Julien-les-Villas en 1993[144] et de Mc Arthur Glen à Pont-Sainte-Marie en 1995[145]. Ce dernier profita de l'influence de Marques City en s'implantant à ses côtés.

D'après les statistiques des équipements et services en 2009, le nombre d'établissements commerciaux est de 393. Tous les types de commerces spécialisés alimentaires et non alimentaires y sont présents à l'exception de magasin de revêtement de sol[INSEE 13].

En ce qui concerne les grandes enseignes, la commune ne compte pas de centre et zone d’activité commerciale. Celles-ci sont implantées dans le Grand Troyes et les communes limitrophes avec leurs hypermarchés respectifs : E.Leclerc à Saint-Parres-aux-Tertres (Aire des Moissons, principale zone du département de l'Aube), Carrefour à Saint-André-les-Vergers et La Chapelle-Saint-Luc et Géant Casino à Barberey-Saint-Sulpice. Un hypermarché Auchan aurait pu voir le jour à Rosières[146] mais l'entreprise a été concurrencée par le groupe E.Leclerc pour l'acquisition du terrain[147]. Enfin, Troyes est la première ville de Champagne-Ardenne à avoir accueilli une entreprise spécialisée dans les courses en ligne avec drive (Chronodrive).

Troyes est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Troyes et de l'Aube et de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de l'Aube. Elle gère le port fluvial de Nogent-sur-Seine et l’aérodrome de Troyes.

Industrie[modifier | modifier le code]

L’économie troyenne est marquée principalement par le succès historique de la bonneterie. En effet, de l’apparition des premières fabriques de bonneterie en 1820 jusqu’au milieu du XXe siècle, la ville de Troyes a été la principale ville productrice de mailles grâce à son nombre important d'ouvriers et d’entreprises[148]. C’est ainsi que la ville a vu la création de nombreuses entreprises du textile tel que Devanlay, Dim, Petit Bateau ou encore Lacoste. Bien que la plupart de ces entreprises aient fait depuis le choix de se délocaliser, de nombreuses entreprises de ce secteur restent implantées dans la commune.

Les autres secteurs implantés à Troyes et dans son agglomération sont :

Technopole[modifier | modifier le code]

À proximité de la ville de Troyes se trouve la Technopole de l'Aube en Champagne (située sur la commune de Rosières vers l'Université de technologie de Troyes). Fondée en 1998, elle a pour objectif de promouvoir et d'accompagner des entreprises innovantes. Elle héberge un incubateur et une pépinière d'entreprises pour les différentes entreprises accompagnées, ainsi qu'un hôtel d'entreprises et un bureau d'entreprises.

Sa proximité avec les établissements d'enseignement supérieur aubois vise à favoriser le transfert de technologie avec les élèves ingénieurs et les élèves managers du Groupe ESC Troyes auquel elle est liée à travers la chaire Innovation and Entrepreneurial Management. La Technopole est dirigée par Francis Bécard, par ailleurs directeur de l'école de management troyenne. La Technopole de l'Aube en Champagne organise deux fois par an les journées Plug and Start, séminaires consacrés à la création d'entreprise et visant à attirer des entrepreneurs dans l'Aube[150].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Malgré la guerre et les incendies, la ville a pu conserver un riche patrimoine architectural et urbain. En effet, de nombreux édifices sont protégés au titre des monuments historiques de France. La ville de Troyes en compte 42 dont 35 regroupés sur le « Bouchon de Champagne » et 21 monuments classés, soit le plus haut niveau de protection[V 1].

Depuis les années 1950, la ville a mis en place un plan de protection du patrimoine historique[V 20].

Hôtels[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Troyes date du XVIIe siècle et a été construit de 1624 à 1672. Classé depuis 1932 à l'inventaire des monuments historiques[151], sa statue de « Minerve casquée » est l'un des rares à avoir conservé sur son porche la devise révolutionnaire dans sa forme initiale : Unité Indivisibilité de la République - Liberté, égalité, fraternité, ou la mort.

Le Lion noir est un hôtel décoré de la façade typique de la 2e renaissance. Escalier en colimaçon en bois très rare. La plupart de ce type est fait en pierre à cette époque. Il a appartenu à la famille Huez. Située Rue Émile-Zola, elle est inscrite sur la seconde liste de patrimoine mondial (XVIe siècle).

L'hôtel-Dieu-le-Comte est fondé par le comte Henri Ier de Champagne et fut dirigé par les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin jusqu'à la Révolution française. Depuis 1992, il est le centre universitaire de Troyes[152]. Depuis le 29 juin 2013, la grange restaurée de cet hôtel accueille un conservatoire du vitrail appelé la « Cité du vitrail », le département de l'Aube revendiquant le titre de « capitale européenne du vitrail » avec un des plus importants patrimoines de vitraux classés avec près de 9 000 m2 de verrières du XIIe et XXIe siècles av. J.-C.[153] réparties dans près de 200 églises et monuments[154].

D'autres hôtels figurent également dans la liste des monuments historiques comme l'hôtel de préfecture de l'Aube (XIXe siècle, inscrit le [155]), l'hôtel de Marisy (classé depuis 1992[156]), l'Hôtel de Mauroy (classé en 1862[157]).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1208, la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes est le plus important monument historique de la ville et le siège du diocèse de Troyes. Elle est construite du XIIIe siècle au XVIIe siècle.

La basilique Saint-Urbain est une église gothique construite du XIIIe siècle jusqu'au XXe siècle par le pape Urbain IV, sur des terrains où se trouvait l'échoppe de son père. Elle est gothique du XIIIe siècle avec une toiture en tuiles vernissées. Déclarée basilique en 1964, elle est classée monument historique en 1840[158].

Construite au XVIe siècle, l'église Saint-Nizier doit son nom aux reliques de Saint-Nizier déposées au VIe siècle. De style gothique, elle possède de nombreux vitraux remarquables qui représentent le Christ, la vie des saints, la légende des trois Marie, Notre-Dame des Douleurs ou le jugement dernier[159] ainsi que trois sculptures datant du XVIe siècle[160]. Elle est classée monument historique en 1840[158].

C'est dans l'église Saint-Jean-du-Marché (datant du XIIIee siècle et reconstruite au XVIee siècle) que Henri V épousa Catherine de Valois, la fille de Charles VI et d'Isabeau[161].

La plus ancienne église de Troyes est l'église Sainte-Madeleine (construite entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle). Elle est sculptée par Jean Guailde, avec une statue de Sainte-Marthe, et le remarquable vitrail de la Création (Quartier Saint-Jean). Elle est classée monument historique en 1840[158]. Elle possède une remarquable collection de vitraux qui ne dépareraient pas une cathédrale[162].

Dans la synagogue de Troyes, Rabbi Salomon Ben Isaac, dit Rachi, créé une importante école juive de la réputation européenne. Le bâtiment est de style renaissance et fut restauré au XXe siècle. Elle est composée d'une maison à pans de bois du XVIe siècle et une autre maison datant lui du XVIIIe siècle (style Louis XV)[163].

Troyes possède en tout dix édifices religieux anciens groupés près du centre-ville.

Rues et architectures remarquables[modifier | modifier le code]

Caractérisée comme la rue la plus étroite de la ville, la ruelle des Chats donne une idée des rues médiévales se rétrécissant en hauteur. Les étages des maisons débordaient sur la rue pour augmenter leur surface. L'impôt était calculé sur la surface au sol. Cette ruelle devrait son nom au fait qu'un chat pourrait passer d'un côté à l'autre de la rue, les maisons se touchant au niveau des toits[164].

La Rue Émile-Zola est, depuis le Moyen Âge, la rue commerçante la plus importante de Troyes. Elle a été rénovée de 2003 à 2004.

Un kiosque à musique fut créé en 1887 sur la place du jardin du Rocher. Construite par l'architecte Vermot grâce à un legs de l’ouvrier Jean-Baptiste Brissonnet[165], il possède un toit hexagonal en zinc et un campanile en forme de bulbe doré[166].

Musées[modifier | modifier le code]

La ville de Troyes compte neuf musées dont quatre municipaux afin d'abriter le patrimoine riche et historique de la ville (pièces archéologiques, objets d'art, peintures, sculptures…)[V 21] dont :

Espaces verts[modifier | modifier le code]

À proximité de Troyes se trouve le parc naturel régional de la forêt d'Orient (d'une superficie de 80 000 ha). Mis en service en 1966[V 1], il est l'un des premiers parcs naturels créés en France.

« Le Cœur de Troyes »[modifier | modifier le code]

Au croisement des rues Passerat et Hennequin, au bord du canal et non loin de la Cathédrale et de la Préfecture, Troyes s'est doté d'une œuvre de Michèle et Thierry Kayo-Houël : « C'est le cœur et l'histoire de la ville, la rencontre de deux quartiers, celui de l'Hôtel de ville et celui de la Cathédrale sur les quais des Comtes de Champagne, origines de la ville » raconte Michèle Kayo-Houël. Ajouré pour ne pas couper la perspective du canal, monumental et léger, une caméra détecte les gens et à trois distances différentes correspond une intensité lumineuse qui permet de faire battre le cœur plus vite[167],[168],[169],[170]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux culturels[modifier | modifier le code]

La Médiathèque du Grand Troyes.

Troyes dispose de deux grandes salles pour l’accueil des manifestations publiques. Considéré comme la plus grande salle du département, l'espace Argence est situé au cœur même de la ville ancienne. Il dispose d'une capacité maximale de 3 000 places[171]. En complément de cet espace, la municipalité a ouvert en Le Cube, situé dans le Parc des Expositions de Troyes, qui peut accueillir jusqu'à 6 500 personnes debout[172]. Chaque année, de nombreux évènements sont organisés dans ces lieux, notamment le festival des Nuits de Champagne et le salon du livre pour la jeunesse.

Les théâtres sont gérés par la municipalité dans le cadre du plan visant à améliorer la culture de la ville. Les deux grands théâtres de Troyes sont le théâtre de Champagne, avec une capacité de 1 100 places (ce dernier a remplacé le cirque de Troyes, détruit par un incendie), et le Théâtre de la Madeleine, avec une capacité de 600 places[V 25]. Ces théâtres accueillent chaque année l’Orchestre symphonique de l'Aube.

Ouverte en 2002 près de l’espace Argence, la médiathèque du Grand Troyes rassemble près de 1 000 ans d'histoire du livre. Anciennement fermée à la suite d'un incendie survenu le 1er juillet 2009[173], elle a rouvert ses portes depuis le [174]. Avec plus de 400 000 documents, 50 000 ouvrages dont 1 700 manuscrits du Moyen Âge, cette médiathèque est l’une des plus riches de France[175]. La ville compte également deux autres médiathèques localisées dans le quartier des Chartreux et des Marots.

Le Ciné City est la principale salle de cinéma du département. Elle diffuse chaque semaine une quinzaine de films dans plus de 10 salles équipées[176] et possède une capacité de 2 040 places (dont 54 pour handicapés). Depuis l'été 2010, le Ciné City est équipé pour diffuser des films en 3D[177]. Avant la création du Ciné City, la ville de Troyes comptaient 3 petites salles de cinéma : l'Alhambra, l'Alpha et le Paris[178].

La ville de Troyes est le siège de la Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube.

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Cette liste non exhaustive, classée par mois présente les principales manifestations culturelles et festivités de la ville de Troyes[179],[180] :

  • janvier : Salon Tourisme & Loisirs
  • février : Salon des Artisans d’Art
  • mars : Foire de mars (attractions touristiques)
  • avril : Antiquités de Printemps
  • mai : Foires de Champagne
  • juin : Traditionnelle fête de la musique
  • juillet et août : Festivals Ville en lumières et Ville en musiques
  • octobre : Festival des Nuits de Champagne : grand rendez-vous musical annuel des Troyens / Salon régional du livre pour la jeunesse / Salon de l’Automobile / Les Puces d'Automne
  • novembre : Bien Vivre à Table
  • décembre : Brocante de Noël

D'autre part, la ville de Troyes a accueilli du 7 au 11 mai 2009, le congrès national de l'esperanto en France[181].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Une minorité de films ont comme lieu de tournage la ville de Troyes :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Troyes, qui possède un marché couvert, à proximité de la mairie, compte de nombreux restaurants et plusieurs boutiques d'alimentation spécialisées[réf. nécessaire].

Quelques produits, dont une andouillette renommée et plusieurs pâtisseries sont fabriqués sur le territoire proprement dit de l'agglomération.

Des andouillettes de Troyes.

Le champagne, principalement (le vignoble touche presque Troyes), et le cidre de l'excentré Pays d'Othe appartiennent au patrimoine gastronomique troyen et aubois. La production du champagne se répartit sur trois zones situées dans la Côte des Bar et sur les terroirs de Montgueux et Villenauxe-la-Grande. En tout, le vignoble aubois représente 7 132 ha soit 22 % de toute l'aire d'AOC, ce qui permet à Troyes et son département d'être au deuxième rang des plus grands producteurs de cette boisson[183]. Une AOC réputée, mais de faible étendue, produit, à côté du champagne, un vin "tranquille" : le rosé des Riceys classé, selon les viticulteurs locaux, parmi les meilleurs de France[184]. Ce rosé est relativement coûteux, le raisin étant le même que celui servant à élaborer le champagne.

Le cidre du Pays d'Othe, encore de forte réputation locale grâce à quelques producteurs artisanaux et à l'assez importante cidrerie Bellot, est élaboré depuis le XVIe siècle à partir de la production de quelque 50 000 pommiers de vergers qui s'étendent aussi sur l'Yonne : sa production annuelle approche des 100 000 bouteilles [185]. Le cacibel est une boisson faite de cidre, cassis et miel.

La prunelle de Troyes est une liqueur à 40 °C élaborée à base de noyaux de prunelle par un producteur installé devant la cathédrale dans une demeure historique (Caveau Saint-Pierre).

L'andouillette de Troyes, telle qu'elle est connue depuis des décennies, est composée exclusivement de chaudins complets (gros intestin du porc) et d’estomacs de porc, découpés en lanière à cru ou après pochage. Pierre-Brice Lebrun, dans son ouvrage L'andouillette de Troyes[186], en affirme la présence et la renommée dès le XVIe siècle, mais il y a sans doute confusion avec un produit mal identifié dénommé andouille. Un industriel de la charcuterie, des artisans charcutiers et des restaurateurs de l'agglomération troyenne ont obtenu le "label" AAAAA, dit aussi 5A (Association Amicale des Amateurs d'Andouillette Authentique).

Le fromage est également à l'honneur avec le chaource (à 30 kilomètres au sud), un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie qui a obtenu l'appellation d'origine protégée en 1996[187].

La "gastronomie troyenne" revendique la choucroute du Briennois, les produits de la chocolaterie Jacquot (groupe Cémoi), les pâtisseries de Pascal Caffet, l’huile de chanvre, peu adéquate pour la cuisson, et l'agneau de l'Aube (une marque).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Troyes

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées d'or de treize pièces, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Il s'agit du blason des comtes de Champagne auquel un chef de « bonne ville » (portant les trois fleurs de lys de France) a été octroyé.

Armoiries de Troyes concédées par lettres patentes du 2 août 1811, Troyes est alors une ville de seconde classe.

« D'azur à la bande d'argent côtoyée de quatre cotices d'or, deux à dextre, deux à senestre potencées l'une en l'autre, le tout surmonté d'un comble d'azur chargé de trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d'un drapeau, le tout d'or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même[188]. »

Il s'agit des armoiries de Troyes (ville de seconde classe), concédées par lettres patentes du 2 août 1811.

Armoiries de Troyes concédées par lettres patentes du 3 février 1813, Troyes redevient alors une Bonne ville de France.

« Tiercé en fasce ; au premier, des bonnes villes, aux deuxième d'azur à trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d'un drapeau, le tout d'or, au troisième d'aeur à la bande d'argent, côtoyée de quatre cotices d'or, deux à dextre, deux à senestre, potencées de l'une à l'autre[188]. »

Il s'agit des armoiries des bonne ville auquel un chef de « de gueules » (portant trois abeilles d'or) a été octroyé par lettres patentes du 3 février 1813.

La Ville de Troyes fût la seule ville de France à passer de Seconde classe à Bonne ville de l'Empire.

Logo de la ville de Troye
Logo actuel de Troyes

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Abel Moreau, Troyes et ses trésors, La Vie en Champagne,‎ 1975, 30 p.
  • Amédée Aufauvre, Troyes et ses environs : guide historique et topographique, Bouquot Éditeurs,‎ 1860, 264 p. (lire en ligne)
  • Antoine Henri François Corrard de Bréban, Les rues de Troyes, Les éditions de la Tour Gile,‎ 1994, 152 p. (ISBN 2-87802-166-5, lire en ligne)
  • Didier Guy et Patrick Dupré, Troyes en Champagne, La Maison du Boulanger (ISBN 978-2-913052-21-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Franc-Maria Doe, Notice des principaux monuments de la ville de Troyes, Laloy,‎ 1838, 191 p. (lire en ligne)
  • Henri Ehret, Passe avant le meilleur ou L'histoire de ces comtes qui ont fait la Champagne, Éditions de La Renaissance,‎ 1989, 359 p. (lire en ligne)
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Jean Langlois, architecte de Saint-Urbain de Troyes », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / H. Delesques,‎ 1904, p. 93-108 (ISSN 0007473X, lire en ligne)
  • Lucien Morel-Payen, Troyes et Provins, vol. 1, H. Laurens,‎ 1910, 156 p. (lire en ligne)
  • Lucien Morel-Payen, Troyes et l'Aube, imprimerie. J.L.Paton, 1929, 327.p. Ill.
  • Théophile Boutiot, Histoire de la ville de Troyes et de la Champagne méridionale, vol. 1, Dufey-Robert,‎ 1870 (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Rossignol, Le guide de la Champagne, La Manufacture,‎ 1989, 385 p. (ISBN 2-7377-0130-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gustave Carré, Histoire populaire de Troyes et du département de l'Aube, Léopold Lacroix,‎ 1881. Réédition Les Éditions du Bastion, 1983, 482; P et une carte.
  • Michel Colomès, « Mieux vivre à Troyes », Le Point,‎ février 2012 (ISSN 0395-2037, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vers Méry-sur-Seine ou Dierrey-Saint-Julien
  2. La vie de Chrétien de Troyes étant mal connue, il est difficile de déterminer la date exacte de sa naissance
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  5. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010.

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