Chanson française

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L’expression « chanson française » désigne depuis 1945 un genre musical qui se définit d'abord par la mise en valeur de la langue française, avec la référence à des maîtres et modèles hérités de la littérature poétique de langue française et par opposition aux - ou par différenciation avec les - formes dominantes, anglo-saxonnes, de l’industrie musicale.

Sources[modifier | modifier le code]

Grands poètes-souches[modifier | modifier le code]

Léo Ferré en concert, 1991.

Il peut être considéré que Baudelaire, Verlaine (dont un recueil s'intitule justement "La bonne chanson") et Rimbaud sont trois sources littéraires essentielles pour la chanson francophone moderne. D'abord par leur travail sur la musicalité des mots, et le format court de nombre de leurs textes, ils inventent, en quelque sorte tels des "musiciens sans guitare", un format qui deviendra celui de la chanson. Dans leurs poèmes on trouve des textes dans lesquels le mot "chanson" figure ("chanson d'automne"[1], ou "chanson d'après-midi"[2]). En outre, leur esthétique poétique fait la part belle à la musicalité et aux sonorités des mots, comme en témoigne la célèbre phrase de Verlaine : "De la musique avant toute chose"[3].

Ces poètes ont été chantés par de nombreux artistes, au premier rang desquels Léo Ferré[4], dont beaucoup de chanteurs ultérieurs reprendront les mises en musiques, jusqu'à Jean-Louis Murat récemment[5]. Le travail accompli par Ferré a joué pour beaucoup dans la persistance de l'aura populaire de ces poètes, et de leur attrait dans la chanson française actuelle.

Si Verlaine et Rimbaud peuvent être considérés comme les sources originelles, vient ensuite Louis Aragon, dont de nombreux poèmes ont été mis en musique, essentiellement par Léo Ferré (album Les Chansons d'Aragon, 1961) et Jean Ferrat. Il faut aussi citer Brassens, qui a mis en musique des poèmes d'Aragon (Il n'y a pas d'amour heureux), Verlaine, Hugo, Villon (La ballade des dames du temps jadis), Lamartine (Pensée des morts), Antoine Pol (Les passantes), Paul Fort (Le petit cheval), Apollinaire, Francis Jammes...

La tradition littéraire dans son ensemble offre bien d'autres exemples de réécritures poétiques : il suffit de songer par exemple à Jean de La Fontaine, pastiché, parodié par Pierre Perret par exemple[6], ou à l'univers de Thomas Fersen, avec la présence marquée d'un bestiaire merveilleux, emprunté sans aucun doute au grand auteur classique : la chanson intitulée "Les malheurs du lion"[7] paraît être calquée sur "Le lion et le moucheron"[8].

D'autres poètes ont nourri la créativité des chanteurs de langue française : Charles Cros, Jacques Prévert et bien d'autres encore.

Héritage des formes[modifier | modifier le code]

La chanson française comme genre se constitue sur un terreau vivace et riche, également sur le plan de ses origines musicales : c'est dans les formes de musique classique ou savante qu'elle va s'ancrer, empruntant certaines petites formes à des formats musicaux plus importants. C'est le cas par exemple d'une chanson à succès des années 1930, "Couchés dans le foin", composée par Mireille[9] pour une opérette, puis extraite de cette opérette, pour devenir un tube. D'autres chanteurs à succès sont tout droit issus des formes classiques d'expression lyrique : Luis Mariano vient de l'opérette, Tino Rossi a des atouts de ténor lyrique classique, et les progrès techniques (usage du micro sur scène pour la première fois par Jean Sablon, fabrication et diffusion des 78 tours) permettent à de nouvelles figures d'entrer sur la scène naissante de la chanson. La chanson se diffuse également grâce à des lieux, tels que le cabaret, où on peut se détendre sans subir la forte pression sociale et les inégalités : ces lieux deviennent des terreaux dans lesquels les chansonniers peuvent diffuser leurs œuvres, et acquérir de la renommée (Aristide Bruant par exemple au "chat noir"). Le cabaret a son équivalent anglicisé dans le terme bien connu de « music-hall »[10], littéralement une grande salle consacrée au spectacle musical. Il s'agit d'un endroit plus vaste que le cabaret, où on donnait des spectacles dits « de variétés », proposant de nombreux numéros, un peu sur le modèle du cirque, et notamment des numéros vocaux et chantés. C'est donc dans la conjugaison de ces endroits nouveaux et libres propices à la création, et d'une culture musicale plus classique, héritée des formes savantes mais aussi populaires de l'art lyrique, que vont naître et croître la tradition de la chanson française et la figure du chanteur.

Grandes figures tutélaires du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Charles Cros, Gaston Couté, Pierre-Jean de Béranger, Aristide Bruant, Vincent Scotto

Héritages musicaux exogènes[modifier | modifier le code]

tango, paso doble, biguine, cabaret berlinois, jazz, blues et musiques noir américaines (Mistinguett et Joséphine Baker), musiques africaines et musiques du monde (Brésil : samba, bossa nova / Irlande et musiques celtiques / Espagne / Musiques arabo-andalouses...).

Petite chronologie chansonnière[modifier | modifier le code]

De l'avant-guerre à la libération[modifier | modifier le code]

Naissance d’un genre. Gilles et Julien, Charles Trenet, Mireille, Jean Sablon, etc. entre la dérision et l’esprit de révolte, une tradition de rire et de panache. construction du mythe de la femme française qui chante : Édith Piaf, etc.[pas clair] C'est la naissance des premières vedettes du music-hall, dont certaines, comme Maurice Chevalier, auront des difficultés à se justifier de leur compromission avec l'occupant allemand[évasif][précision nécessaire]

Génération relais[modifier | modifier le code]

Elle est constituée de chanteurs qui étaient déjà là avant-guerre, et qui font perdurer, dans une tonalité compréhensible de joie et de gaité, la tradition du chansonnier à la française : Marcel Amont, André Claveau, Philippe Clay, Jean Constantin, Francis Lemarque, Dario Moreno, Jean-Claude Pascal, etc.

La révolution des années 1950[modifier | modifier le code]

C'est l'heure du retour aux sources littéraires. Primauté au texte, engagement, figures solaires des auteurs compositeurs interprètes : Charles Aznavour, Barbara, Gilbert Bécaud, Georges Brassens, Jacques Brel, Jean-Roger Caussimon, Jean Ferrat, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, René-Louis Lafforgue, Claude Nougaro, etc. .

Années 1960 : l'avènement des adolescents et des idoles[modifier | modifier le code]

La chanson française face à la première révolution économique de l’industrie du disque et le grand chambardement qu'impose contre tous une génération où le public à le même âge que ses idoles. Ils s'appellent : Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Richard Anthony, Dalida, Eddy Mitchell et Les Chaussettes Noires, Dick Rivers et Les Chats Sauvages, Sheila, Claude François, Françoise Hardy, Jacques Dutronc, Christophe, Franck Alamo, Hervé Vilard, France Gall, Michèle Torr, etc.

Une musique, le rock and roll, venu des États-Unis bouscule le monde et change les codes de la chanson et de la musique populaire : désormais la partie musicale, l'arrangement orchestral, font jeu égal avec le texte, quand ils ne sont pas tout simplement prédominants. Cette nouvelle génération d'artistes, bientôt appelé yéyé, met à mal le « music-hall de papa » et nombre de chanteurs d'hier n'y résistent pas. La Variété Française elle-même en sera à jamais bouleversée. Guitares électriques et batterie prennent l'ascendant sur l'accordéon et si, entre un twist et un madison, on chante toujours l'amour, (sujet universel et intemporel), la chanson sentimentale s'orchestre elle aussi selon l'influence anglo-saxonne.

Vers le milieu de la décennie, un nouveau venu, Antoine avec sa chanson Les élucubrations marque la fin de l'insouciance et des années yéyés. « La jeune chanson » se veut aussi adulte et engagée et le rock, le folk, la pop ne sont plus seulement des rythmes appelant à la danse ou au flirt, mais véhiculent aussi des messages à l'aube de mai 1968.

Durant cette décennie, si les « anciens » furent bousculés et que beaucoup furent relégués à une retraite anticipée, il en fut tout autrement pour les principaux tenants de la génération précédente. Les années soixante confirmèrent le talent des Brassens, Aznavour, Brel (qui quitte la scène en 1967, mais continue d'enregistrer) et autres Bécaud. Charles Trenet est toujours le « fou chantant », Yves Montand se recycle acteur, mais pour autant, n'en a pas fini avec la chanson, etc. Le charme d'un Tino opère encore et Chevalier porte toujours le canotier (qu'il twiste avec Eddy Mitchell). Édith Piaf disparait en 1963 et devient à jamais la « grande dame » de la chanson française. Ces années virent Brel au sommet de son art, l'explosion lyrique de Ferré et l'avènement de Barbara, Georges Moustaki, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Jean Ferrat, Pierre Selos, Anne Sylvestre, Claude Nougaro ou encore Serge Gainsbourg (...) Mouloudji, Henri Salvador, Dalida ou encore Guy Béart franchirent l'obstacle sans ambages.

Mireille Mathieu, Salvatore Adamo, Enrico Macias, Joe Dassin, Hugues Aufray, Pierre Perret, Georges Chelon, etc., entre yéyés et ainés se font une place dans le paysage de la chanson, tandis que Michel Berger, Serge Lama, Michel Sardou et Michel Jonasz « rament » et attendent leur heure... (qui ne tardera plus...)

En cette fin de décennie, Michel Polnareff s'impose et Julien Clerc se fait un nom avec la comédie musicale Hair.

Années 1970 : entre consécration et révélation[modifier | modifier le code]

Les années 1970 sont l'occasion pour de nombreux artistes des années 1960 de poursuivre leur carrière : Marcel Amont, Dalida, Joe Dassin, Michel Delpech, Claude François, Mireille Mathieu, Johnny Hallyday, Serge Lama, Michel Sardou, Sheila, Pierre Vassiliu...

Les années 1970 sont aussi celles de la maturité et de la reconnaissance pour des artistes tels que :Greame Allwright, Michel Berger, France Gall, Bernard Lavilliers, maxime Leforestier, Véronique Sanson, Gérard Lenorman ou encore Michel Jonasz. Elles marquent les débuts percutants de Renaud, Alain Souchon, Francis Cabrel, William Sheller, Yvan Dautin, Pierre Bachelet et Francis Lalanne, (...), tandis que Jacques Higelin, Hubert-Félix Thiéfaine, ou encore le groupe Téléphone renouvelle le rock français.

C'est également la décennie des duos célèbres : Stone et Charden, Dalida et Richard Saint-Germain,Sylvie Vartan & Johnny Hallyday ou encore Sheila & Ringo.

  • Quelques chansons emblématiques et hétéroclites de la décennie :

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J K L

M

N

O P

Q R

S

T

U V

W X Y Z

Années 1980[modifier | modifier le code]

Les années 1980 voient l'apogée de plusieurs artistes - soliste ou groupe - aux influences musicales très marquées par la pop anglaise. Citons : Daniel Balavoine, Alain Bashung, Jean-Patrick Capdevielle, Mylène Farmer, Jean-Jacques Goldman, Indochine, Jeanne Mas, Julie Pietri...

Années 1990 : comme une renaissance[modifier | modifier le code]

La Renaissance de la « chanson française » correspond à un retour des textes. Ce mouvement est désigné sous le terme de « nouvelle scène française », mais elle renaît avant que cette expression ne soit inventée, et se nourrit de la crise de l’industrie du disque, des compromissions esthétiques des média de masse, du retour des personnalités scéniques et du show. Moins de son, plus de sens. Cette renaissance se fait un peu en réaction contre une certaine dérive que ces nouveaux auteurs jugent trop "légère", la dérive "variété". C'est dans ce sens que Dominique A ou Christophe Miossec, par exemple, revendiquent des influences plutôt anglo-saxonnes (le Velvet Underground par exemple) et refusent de façon catégorique le cliché. Cette attitude esthétique radicale, va contribuer aussi à l'émergence d'univers musicaux particuliers, qui vont eux aussi infléchir la perception d'une particularité française de la chanson dans les années 1990[11].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Persistance de la bipolarité du genre : entre veine lyrique et fibre partisane[modifier | modifier le code]

Veine lyrique[modifier | modifier le code]

On retrouve ici des figures d’artistes dont la recherche esthétique, par les textes et par la création musicale, vise à conquérir les territoires du registre lyrique. C'est pêle-mêle ce qu'on appelle les chanteurs et chanteuses "à voix", ou les artistes dont le but est avant tout de créer un univers à l'esthétique musicale, dans lequel le sens et l'écriture poétique ne sont pas le but essentiel recherché. Ils ou elles chantent en français, mais parfois leurs textes n'ont pas d'autre ambition que reprendre des thèmes universels, ou manipuler efficacement des stéréotypes - ce qui n'empêche pas une chanson d'être réussie. On y trouvera également les artistes dont les œuvres cherchent à divertir le public, en les emportant dans un univers musical propice à l'évasion ou à la rêverie. Ils cultivent souvent une certaine légèreté de propos et de forme.

Groupes[modifier | modifier le code]

Louise Attaque, Tarmac, Les Valentins, Superbus, Paris Combo, Astonvilla, Matmatah, Tanger, Téléphone, Rita Mitsouko, Red Cardell, Les VRP, La Rue Kétanou, La Mine de rien, Les Blaireaux, Les Ogres de Barback, Les Yeux D'la Tête, Les Dessous de la vie, Stéphane & Didier et Cie, Indochine (groupe) etc.

Voix féminines[modifier | modifier le code]

A

B

C

D

E F

G

  • Anne-Marie Gancel (comédies musicales : Pénélope, 1978 ; Da Vinci, 2000 ; Petite sirène, 2007)

H

I J

K

L

M

N O

P

Q R

S

T

U V

W

X Y Z

Voix masculines[modifier | modifier le code]

Alain Bashung, Albin de la Simone, Alex Beaupain, Mathieu Boogaerts, Alexis HK, Art Mengo, Bastien Lallemant, Bénabar, Bertrand Burgalat, Brice Conrad, Bruno Maman, Bruno Pelletier, Calogero, Chet, Christophe Maé, Corneille, Da Silva, Daniel Balavoine, Daniel Lavoie, Didier Caesar alias Dieter Kaiser, Eddy Mitchell, Emmanuel Moire, Faudel, Florent Pagny, Francis Cabrel, Franck Monnet, Garou, Goldofaf, Grégoire, Jean Ferrat, Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert, Johnny Hallyday, Julien Clerc, Les Fatals Picards, Martin Rappeneau, Renaud Séchan,M,Milton Édouard MC Solaar, Pascal Obispo, Pierre Bondu, Raphaël, Renan Luce, S Petit Nico, Sanseverino, Sébastien Martel, Sébastien Tellier, Stéphane Quérioux, Silvain Vanot, Sinclair, Yannick Noah, Ycare, Yves Romao, Philippe Katerine, Hubert-Félix Thiéfaine, Loïc Lantoine, Batlik, Kaar Kaas Sonn, Jacques Higelin, Arthur H, Yvan Dautin, Patrick Fiori, Patrick Edène

Fibre engagée[modifier | modifier le code]

Groupes[modifier | modifier le code]

La Ruda, Boulevard des airs, Mano Negra, les Têtes Raides, Bérurier noir, La Rouille, Massilia Sound System, Mickey 3D, Ministère Amer, Les Hurlements d'Léo, Noir Désir, Tue-Loup, Tryo, Zebda, Tagada Jones, Les Yeux D'la Tête, Zaz, Les Ogres de Barback.

Femmes[modifier | modifier le code]

Lucid Beausonge, Brigitte Fontaine, Véronique Pestel, Jeanne Cherhal, Keny Arkana,

Hommes[modifier | modifier le code]

Manu Chao, Christophe Miossec, Sarclo, Xavier Lacouture, Mano Solo, Anis, Grand Corps Malade, Abd Al Malik, Jamait, Cali, Disiz la Peste, Damien Saez, Peïo, Milton Édouard, Corentin COKO [13]

Artistes-mondes[modifier | modifier le code]

Appelons-les ainsi pour rendre tangible leur côté inclassable : on ne peut pas les réduire aisément à une veine lyrique ou à un « engagement » : leur style musical, leur grain de voix, leurs textes font qu’ils apportent à la fois une créativité lyrique, et un propos fort sur le monde et leur temps. Cette catégorie peut paraître un peu subjective, mais elle regroupe des figures de chanteurs qui savent (pour certains depuis de nombreuses années), tracer un chemin très personnel, construisant une œuvre originale tant par son propos que par sa, ou ses formes. Camille[14], par exemple, fabrique album après album, un univers vocal, retournant presque aux sources purement lyriques de l'art de chanter, avec un esprit human beat box pour les tenants d'un langage contemporain à la mode, a capella pour les plus anciens, dans lequel elle parvient à allier une démarche jouissive de plaisir vocal pur, et un propos fort sur des questions sociales ou psychologiques. Sur l'album intitulé le Fil, et sorti en 2006, « il n'y a aucun instrument, juste des bruits de bouche ou de main, bidouillés sur ordinateur, pour assurer la rythmique, derrière sa voix espiègle et surprenante »[15]. Thomas Fersen, quant à lui, dessine depuis plusieurs disques une œuvre forte où se mélangent un univers de fabuliste (histoires un peu décalées, personnages de doux dingues ou héros improbables, bestiaire fantasque, poésie du quotidien, volonté d'intégrer des thèmes peu séduisants au premier abord, le tout dans une recherche musicale constante, alliant des éléments très acoustiques à des effets plus électriques (mariage de l'ukulélé et de la guitare électrique). Florent Marchet, pour en citer un dernier, construit de son côté une œuvre discographique sans pareille, parce qu'il a su s'affranchir des circuits classiques de production, pour se permettre de proposer au public des albums "concepts" audacieux : Rio Baril, publié en 2007, raconte l'histoire d'un jeune homme d'origine rurale, qui sort d'une enfance difficile, grandit, entre dans le monde des adultes, et finit sa course de manière pitoyable, dans un fait-divers peu reluisant, le tout en une douzaine de plages musicales reliées entre elles par ce fil rouge narratif. Il sort ensuite en 2008 un autre « objet musical non identifié », ou tout au moins difficile à classer, intitulé Frère animal : il s'agit d'un livre-disque coécrit avec Arnaud Cathrine, romancier, et mettant en scène sur un ton satirique radical, le monde de l'entreprise et ses excès.

Dominique A, Benjamin Biolay, Mathieu Boogaerts, Camille, Vincent Delerm, Dionysos, Thomas Fersen, Marcel Kanche, Katerine, Éric Lareine, Les Wampas, Florent Marchet, Jean-Louis Murat, Catherine Ribeiro, Anne Sylvestre, Alain Souchon, Marianne Dissard etc.

Chanson francophone extra-métropolitaine[modifier | modifier le code]

Départements et territoires d'Outremer[modifier | modifier le code]

On peut citer bon nombre d'artistes qui font principalement du Zouk.

Groupes[modifier | modifier le code]

Chanteuses[modifier | modifier le code]

Chanteurs[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Jann Halexander, franco-gabonais, né en 1982 à Libreville, auteur de A Table, Le Mulâtre, Déclaration d'amour à un vampire. Surnommé par certains médias le Jean Guidoni métis.

Belgique[modifier | modifier le code]

Il existe entre autres :

Groupes[modifier | modifier le code]

Chanteuses[modifier | modifier le code]

Chanteurs[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Groupes[modifier | modifier le code]

Chanteurs[modifier | modifier le code]

Chanteuses[modifier | modifier le code]

  • Célina Ramsauer, Noga

Canada[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps, beaucoup d'artistes franco-canadiens ont apporté leur contribution à la chanson française, la première « star » reconnue étant La Bolduc (1894-1941).

Groupes[modifier | modifier le code]

Chanteuses[modifier | modifier le code]

Chanteurs[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Les musiciens et groupes français vivant en Allemagne sont nombreux (plus de 80). Voir la liste de Monsieur Chanson de la radio sarroise, Gerd Heger.

Le quatuor Stéphane & Didier et Cie. interprète des chansons sur le plan international, mais surtout en Allemagne de Jacques Brel, Georges Brassens, Barbara, Gilbert Bécaud, Jean Ferrat, Charles Aznavour, Charles Trenet, Moustaki, Marie-Paule Belle et Léo Ferré.

Plus de cent chansons ont été transposées en allemand, proches de l'original, rimées et chantables [16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Verlaine, Poèmes Saturniens, 1866
  2. Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857
  3. "Paul Verlaine, "Art poétique", in Jadis et Naguère, 1881
  4. Les Fleurs du Mal (1957), Verlaine et Rimbaud (1964), Léo Ferré chante Baudelaire (1967), Les Fleurs du mal, suite et fin (2008)
  5. Murat interprète douze poèmes mis en musique par Ferré dans l'album posthume Les Fleurs du mal (suite et fin) (2008)
  6. parodie de la cigale et la fourmi, dans Pierre Perret, Le petit Perret des Fables, tome 1
  7. Thomas Fersen, 4, 1999
  8. Jean de La Fontaine, Fables, 1668
  9. Qui deviendra plus tard la directrice du fameux ["Petit conservatoire de la chanson"|http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=dossier&id=94]
  10. une des salles de music-hall parisienne les plus connues est l'Olympia, construit par Joseph Oller et inauguré en 1893
  11. Citons un cas à part, qui fait le lien entre chanson "réaliste" et "nouvelle scène française" : la grande Juliette... Dominique A, le dépouillement élégant, Véronique Mortaigne, Le Monde, 18 mai 1995, page 28
  12. gagnante du "prix Constantin" 2008
  13. Michel Kemper, « T'as le look, Coko ! », sur Nos enchanteurs,‎ 2011 (consulté le 29 février 2012)
  14. Gagnante du Prix Constantin en 2006.
  15. L'Odyssée de la chanson française, sous la direction de Gilles Verlant, éditions Hors collection, Paris, 2006, p. 393.
  16. (de) lien web « Site consacré à la chanson française transcrite en allemand ( ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Brunschwig, Louis-Jean Calvet et Jean-Claude Klein, Cent ans de chanson française 1880 - 1980, Seuil, Paris, 1981.
  • Georges Dottin, La Chanson française de la Renaissance, Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 1984
  • Geneviève Massignon, Georges Delarue, Trésors de la chanson populaire française. Autour de cinquante chanson recueillies en Acadie, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 1994 [lire en ligne]
  • Barbara Lebrun & Catherine Franc (dir.), Dossier "Nouvelle chanson française", revue Volume ! (no 2-2), Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2003.
  • Ludovic Perrin, Une nouvelle chanson française, éditions Hors collection, Paris, 2005.
  • Yann Plougastel et Pierre Saka, La chanson française et francophone, Larousse, Paris, 1999.
  • Lucien Rioux, 50 ans de chanson française de Trenet à Bruel, éd. de l'Archipel, Paris, 1991.
  • Gilles Verlant (dir.), L'Odyssée de la chanson française, Hors collection éditions, 2006.
  • Jacques Vassal, Français si vous chantiez, Albin Michel Rock & folk, 1976.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]