Compiègne

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Compiègne
La place de l'Hôtel de ville
La place de l'Hôtel de ville
Blason de Compiègne
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Picardie
Département Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Compiègne (chef-lieu)
Canton Compiègne (chef-lieu de 3 cantons)
Intercommunalité Agglomération de la Région de Compiègne
Maire
Mandat
Philippe Marini
2008-2014
Code postal 60200
Code commune 60159
Démographie
Gentilé Compiégnois
Population
municipale
40 517 hab. (2010)
Densité 763 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 54″ N 2° 49′ 23″ E / 49.4149, 2.82305649° 24′ 54″ Nord
       2° 49′ 23″ Est
/ 49.4149, 2.823056
  
Altitude Min. 31 m — Max. 134 m
Superficie 53,10 km2
Localisation

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Compiègne
Liens
Site web compiegne.fr

Compiègne est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est sous-préfecture, et la région Picardie. Pendant la Révolution française, la ville fut appelée « Marat-sur-Oise ». Les habitants sont appelés les Compiégnoises et Compiégnois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation et communes limitrophes [modifier]

Localisation de Compiègne dans le département de l'Oise (cliquez pour obtenir une version plus grande de l'image)

La ville de Compiègne est située juste en aval du confluent des rivières Oise et Aisne. Elle se trouve à 65 km au nord de Paris, à 60 km de Beauvais par la RN 31 vers l'ouest, à 40 km de Creil au sud-ouest et à 26 km de Noyon au nord-est

Elle est limitée à l'ouest par l'Oise, à l'est par la forêt domaniale de Compiègne, au nord par l'Aisne, au sud la limite avec la Croix-Saint-Ouen est conventionnelle. Le quartier de la gare, bien que sur la rive droite de l'Oise, est situé dans la commune de Compiègne. De ce côté, le reste de l'agglomération se trouve soit à Margny-lès-Compiègne, soit à Venette (avec le centre commercial).

Communes limitrophes de Compiègne[1]
Margny-lès-Compiègne Clairoix Choisy-au-Bac
Venette Compiègne[1] Vieux-Moulin
Jaux La Croix-Saint-Ouen Saint-Jean-aux-Bois

Voies de communication et transports [modifier]

Vue générale sur le centre-ville de Compiègne depuis le bâtiment Benjamin-Franklin de l'UTC.

L'agglomération de Compiègne est desservie par six lignes de bus totalement gratuites du lundi au samedi, qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000. Il y a seulement une ligne (payante) qui dessert la ville le dimanche[2]. Elle est desservie par des trains vers Creil, Paris, Amiens, Saint-Quentin, Maubeuge. Un service de covoiturage a aussi été créé par la ville.

Toponymie [modifier]

Le nom est attesté sous la forme latine Compendium au VIe siècle.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] l'expliquent par un bas latin *compendium « chemin de traverse ». Ce mot n'est pas attesté ailleurs dans la toponymie et n'a pas d'héritier en ancien français.

En latin, on trouve compendia via « chemin de traverse » ou compendĭārĭa (via) « voie plus courte »[4].

Le terme français compendium est un emprunt au latin médiéval compondium au sens de « résumé d'une science, d'une doctrine, etc. » qui ne convient pas ici.

Ces mêmes auteurs classent Compiègne sous la rubrique Compains, commune à laquelle ils attribuent le nom de personne gallo-roman Compendius, de signification obscure.

En fin de compte, l'origine du nom reste mal éclaircie, faute de formes anciennes. On peut très bien envisager une explication à partir du préfixe gaulois com- / con- 'avec', 'ensemble', 'également' entrant dans la composition de nombreux anthroponymes et toponymes, suivi d'un élément *pennia > *pendia (cf. Arpent, d'origine gauloise arependis < arepennis[5]).

Histoire [modifier]

À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses ».

Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises au jour.

Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens.

Article détaillé : Abbaye Saint-Corneille.

La population et l'administration de Compiègne en 1627 [modifier]

Vue cavalière de Compiègne en 1671.

L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy[12], et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.

Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc.) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerces et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.

Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :

– Saint-Jacques : 12 ;
– Saint-Antoine : 6 ;
– Saint-Germain : 2 ;
– Saint-Jehan le Petit : 1.
L'abbaye Saint-Corneille et l'hôtel de ville.

Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7 000 habitants doit secourir 3 000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10 000 habitants qui est de 100.

Ville [modifier]

Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.

Justice [modifier]

L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.

Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.

Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.

Compiègne sous l'Ancien Régime vue de l'Oise.

Forêts [modifier]

Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.

Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.

Divers [modifier]

Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.

Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.

Blason et devise [modifier]

Blason de la ville de Compiègne

Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.

Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume la plus fidèle »[13].

Administration [modifier]

La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en trois cantons :

Liste des maires de Compiègne
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1987 Jean Legendre CNIP député de l'Oise
1987 réélu mars 2008 Philippe Marini UMP sénateur de l'Oise (depuis 1992)

Jumelages [modifier]

Population et société [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 40 517 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 000 7 058 7 165 7 228 8 879 8 895 9 076 9 762 10 795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 364 12 137 10 714 10 775 13 393 14 008 14 375 14 498 15 225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 503 16 868 17 046 16 179 17 361 17 852 18 885 18 218 22 325
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
24 427 29 700 37 699 40 384 41 896 41 254 42 036 41 714 41 648
2009 2010 - - - - - - -
40 860 40 517 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[14] puis Insee à partir de 1968[15].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 26,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 22,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Pyramide des âges à Compiègne en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
4,7 
75 à 89 ans
9,2 
10,0 
60 à 74 ans
12,0 
17,9 
45 à 59 ans
19,4 
21,2 
30 à 44 ans
19,1 
26,1 
15 à 29 ans
22,3 
19,7 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement supérieur [modifier]

Sports [modifier]

  • La ville possède un champ de course : l'hippodrome du Putois.
  • Elle possède aussi un terrain de baseball aux normes internationales qui accueille le Compiègnois BaseBall Club fondé en 1989 par Christophe Chodorowski et Stéphane Holzer qui fut en 2009 équipe championne de France de baseball.
  • Elue ville la plus sportive de France en 2009.
  • Le Rugby Club compiégnois évolue en Fédérale 2.
  • Le club de hockey sur glace, les Lions, évolue en Division 2.
  • L'Association Football Club de Compiègne évolue en Championnat de France Amateur (CFA).
  • Le club d'aviron reste depuis 1933 en première division (SNC) [19].
  • Départ de Paris-Roubaix
  • L'équipe de basket-ball féminine du Stade Compiégnois Basket-Ball évolue en nationale 3 depuis plusieurs saisons.
  • La ville accueillant les Championnats de France d'Athlétisme de l'UGSEL 2011.
  • La ville accueille chaque année de nombreuses compétitions équestres au stade dédié. Aux Championnats du Monde des Chevaux d'endurance de 7 et 8 ans se retrouvent les meilleurs chevaux d'endurance du monde.

Économie [modifier]

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Compiègne, ville classée la plus attractive dans sa catégorie en 2008 et 2006 selon Le Point[réf. nécessaire], soigne l'accueil et est à l'écoute des besoins des entreprises en plus d'avoir[non neutre] un taux d'imposition parmi les plus bas.

Données : 2005

Lieux et monuments [modifier]

Musées [modifier]

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  • Château de Compiègne, avec les appartements historiques du XVIIIe siècle, du Premier Empire et du Second Empire ; le musée du Second Empire ; le musée de l’Impératrice Eugénie et le musée national de la Voiture et du Tourisme[20].
  • Musée Antoine-Vivenel, rue d'Austerlitz / rue de la Baguette : Installé dans l'hôtel Songeons-Bicquilley de la fin du XVIIIe siècle, le musée d'art et d'archéologie Antoine Vivenel possède l'une des plus importantes collections de céramiques grecques de France après le Louvre[21].
  • Musée du cloître de l'ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille : dépendance du musée Antoine-Vivenel, il est consacrée à l'histoire de l'abbaye Saint-Corneille et la sculpture religieuse du Moyen Âge[22].
  • Musée de la Figurine historique, dont l'accès est situé juste à droite de l'hôtel de ville, sous un porche surmonté d'un imposant blason[23].
  • Espace culturel Saint-Pierre des Minimes : la ville de Compiègne propose des expositions gratuites dans l'ancienne église[24].
  • Mémorial du camp de Royallieu, avenue des Martyrs de la Libération : aménagée par la ville en 2008, il retrace l'histoire de ce camp d'internement et de déportation, qui a fonctionné de 1941 à 1944, et dont 50 000 des 54 000 prisonniers sont morts dans la déportation. Quatre anciennes baraques et l'ancienne chapelle du camp restent en place[25].
  • La clairière de l'Armistice en forêt de Compiègne, comportant le wagon de l'Armistice dans le cadre du musée de l'Armistice[26].

Patrimoine civil [modifier]

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Trente éléments du patrimoine civil de Compiègne sont protégés au titre des monuments historiques, dont trois ont disparu : une maison à colombages, le pont Jeanne-d'Arc et l'enseigne de l'auberge des Trois-Lurons. Trois monuments seulement sont classés, à savoir le château, l'hôtel de ville et l'hôtel d'Agincourt, rue Fournier-Sarlovèze. Quinze objets protégés sont des maisons d'habitation ou des immeubles, dont l'intérêt réside le plus souvent davantage dans leur importance historique que dans leur architecture. Un nombre important d'hôtels particuliers et maisons à colombages remarquables ne sont ni classés inscrits.

  • Château de Compiègne, place du général de Gaulle (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 1994[27]) : Construit par Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Louis Le Dreux de La Châtre. De l'ancien château médiéval, on ne trouve plus qu'une tour à moitié ruinée et des vestiges de remparts. Le parc du château est un lieu de promenade réputé.
  • Hôtel de ville, place de l'Hôtel-de-Ville (classé monument historique par liste de 1840[28]), datant de 1504-1505 par Pierre Navyer, dit de Meaux[29]
  • Théâtre impérial de Compiègne, au château de Compiègne (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 1994[27])
  • Remparts de la ville, jardin des Remparts, impasse des Fossés / rue des Fossés (inscrits monument historique par arrêté du 23 mai 1951[30])
  • Villa Marcot (inscrite monument historique par arrêté du 16 décembre 1986[31]) : Œuvre de l'architecte Henri Sauvage de 1908.
  • Maison à colombages disséminées partout dans le centre-ville ancien, dont notamment la maison « Vieille Cassine » en partie du XVe siècle, 10 rue des Lombards, et la maison « Le Bouchon » du XVIIe siècle, 2 place d'Austerlitz, inscrites monuments historiques par arrêtés du 9 octobre 1970 et du 22 août 1949[32].
  • Ancien grenier à sel, 46 place du Changé (façade sur la rue inscrite monument historique par arrêté du 16 janvier 1946[33]) : Construit par Claude Nicolas Ledoux et achevé en 1784, il sert aujourd'hui de marché couvert.
  • Tour Jeanne-d'Arc, entre la rue d'Austerlitz et la rue Jeanne-d'Arc (inscrite monument historique par arrêté du 30 mai 1927[34])
  • Ancien hôpital Saint-Joseph, 37 rue Saint-Joseph (inscrit monument historique par arrêté du 5 septembre 1946[35])
  • colombier de l'ancienne ferme de l'abbaye de Royallieu (inscrit monument historique par arrêté du 22 août 1949[36])
  • Haras de Compiègne
  • Forêt de Compiègne
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Patrimoine religieux [modifier]

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Parmi le patrimoine religieux de Compiègne, dix éléments sont protégés au titre des monuments historiques. Les deux principales églises, la chapelle Saint-Corneille, et les restes de deux abbayes (en partie) sont classées ; une église désaffectée, les restes de quatre abbayes et couvents et les vestiges d'un cimetière sont inscrits. La première église paroissiale de la ville, l'église Saint-Georges, ainsi que l'hôtel-Dieu médiéval ne sont ni classés, ni inscrits.

  • Église Saint-Jacques, place Saint-Jacques (classée monument historique par liste de 1862[37]) : C'est un édifice de taille moyenne, d'une longueur totale de 51 m, issu de deux périodes distinctes : le chœur, le transept et la nef avec ses bas-côtés ont été bâtis entre 1235 et 1270, sauf la partie haute de la nef ; cette dernière, le clocher, les chapelles le long des bas-côtés et le déambulatoire ont été ajoutés entre 1476 et le milieu du XVIe siècle. Ces extensions reflètent le style gothique flamboyant, sauf le lanternon au sommet du clocher, qui est influencé par la Renaissance. Le clocher est une œuvre remarquable, tout comme le chœur et le transept, qui quant à eux représentent les parties les plus anciennes de l'église et sont une intéressante illustration du style pré-rayonnant. L'intérieur de l'église est marqué par les transformations de la fin de l'Ancien Régime, portant notamment sur un revêtement en marbre du chœur et un habillement des piliers de la nef par des boiseries[38].
  • Église Saint-Antoine, place Saint-Antoine (classée monument historique par liste de 1840[39]) : Comme l'église Saint-Jacques, l'autre église du centre-ville, elle a été fondée en 1199 et dépendu étroitement de l'abbaye Saint-Corneille qui possédait le patronnage de toutes les cures de la ville. La construction s'effectue pendant la première moitié du XIIIe siècle, mais l'église est profondément transformé au XVIe siècle, sans doute en raison des dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans, et elle se présente ainsi comme un édifice assez homogène de style gothique flamboyant. La façade et le chœur avec ses collatéraux et son déambulatoire datent même entièrement du XVIe siècle ; avec leur riche décor sculpté et une grande élégance et finesse des formes, ce sont les parties les plus remarquables de l'église. À l'intérieur, ces parties sont également les plus intéressantes, se caracterisant par des supports prismatiques et des voûtes avec un dessin particulier à liernes et tiercerons. La nef et ses bas-côtés sont par contre assez monotones et ne montrent que peu de recherche stylistique. L'église a perdu la plupart de ses œuvres d'art en 1768, quand un curé soucieux de rendre l'intérieur plus lumineux la fait vider de la majeure partie de son contenu. L'église est restaurée profondément à partir de 1863[40].
  • Ancienne église Saint-Pierre des Minimes XIIe siècle, rue des Minimes (inscrite monument historique par arrêté du 26 mars 1927[41]) : Elle accueille actuellement l'espace culturel Saint-Pierre des Minimes, géré par la ville de Compiègne. Des vestiges de l'ancien couvent des Minimes à l'est de l'église, sur les emprises de l'actuelle école Pierre-Sauvage, sont inscrits par arrêté du 11 juin 2001[42])
  • Ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille (cloître, murs de clôture et restes du clocher classés monument historique par arrêté du 26 octobre 1964 sous-sol et restes du réfectoire inscrits par arrêté du 28 septembre 1944[43]) : deux galeries du cloître du XIIIe siècle, bien conservé et restauré, abritent un musée (voir ci-dessus) ; le reste des bâtiments est utilisé par les bibliothèques municipales.
  • Ancien hôtel-Dieu, rue Jeanne-d'Arc et rue du Grand-Ferré, actuellement chapelle Saint-Nicolas (ni classé, ni inscrit)
  • Vestiges du couvent des Jacobins, au parc Songeons, 1 rue d'Austerlitz, derrière le musée Pierre-Vivenel (classés monument historique par arrêté du 19 mars 1931[44]) : Dans l'actuel parc Songeons, un nombre de vestiges peu importants subsiste, à savoir un fragment du mur de l'enceinte, un fragment de l'ancienne courtine, les arcades d'une galerie du cloître, la fenêtre de la salle des gardes du vieux palais et une porte. Les monuments funéraires du maréchal d'Humières et de Jeanne de Hangest, protégés au même titre que le couvent, sont conservés dans le musée du cloître de l'abbaye Saint-Corneille. Le mur d'enceinte est à son tour inscrit par arrêté du 20 mai 1930, à l'exception des parties classées. La porte de l'ancien cimetière de Clamart de 1787 et deux sépultures provenant de ce même cimetière se trouvent aujourd'hui également dans le parc Songeons ; ellles sont inscrites par arrêté du 18 mars 1947[45].
  • Vestiges de l'abbaye de Royallieu, au parc de Bayser, avenue des martyrs de la Libération (inscrits monument historique par arrêté du 16 décembre 1947[36]) : Il s'agit de la porterie, d'un chapiteaux et de deux vases en pierre au parc, et de restes d'un bâtiment conventuel au sud du parc, dont une fenêtre ou porte. Ces restes servent aujourd'hui de mur de clôture vers l'ancienne ferme de l'abbaye. Le bâtiment d'habitation, dit château de Bayser, est également inscrit au même titre.
  • Chapelle Saint-Corneille en forêt de Compiègne, parcelle 1251 (classée monument historique par arrêté du 23 septembre 1922[46])
  • Église Saint-Germain, rue des Frères-Gréban / square de l'église Saint-Germain (ni classée, ni inscrite)
  • Église Sainte-Thérèse, rue du Bataillon-de-France (ni classée, ni inscrite)
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Personnalités liées à la ville [modifier]

Y sont nés [modifier]

Y ont été sacrés [modifier]

Y sont enterrés [modifier]

Plaque commémorative sur un mur de l'abbaye Saint-Corneille.

Plusieurs rois et un dauphin y sont enterrés d'après une plaque sur un mur de l'ancienne abbaye Saint-Corneille dont :

L’abbaye Saint-Corneille, son église et les sépultures qu'elle renfermait furent profanées pendant la Révolution et détruites, comme le furent celles de la basilique de Saint-Denis. La rue Saint-Corneille a été percée à l'emplacement de la nef et du bas-côté Sud de l'abbatiale.

Y sont morts [modifier]

Y ont vécu ou y sont passés [modifier]

Culture [modifier]

Équipements culturels [modifier]

Pèlerinage de Compostelle [modifier]

Compiègne est une étape intermédiaire entre la via Gallia Belgica et les grandes voies françaises du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape notable précédente est Saint-Quentin[49]. Au-delà de Compiègne, le pèlerin pouvait rejoindre l'une des trois voies principales vers Saint-Jacques-de-Compostelle : la via Turonensis plus directe par Paris, la via Lemovicensis par Vézelay et Limoges, la via Podiensis par Le Puy-en-Velay et Moissac.

Manifestations annuelles [modifier]

Flandrin, Langlois et Lansquenet.
  • Palais en Jazz, festival de jazz se déroulant le dernier week-end du mois de juin au Château de Compiègne. La première édition eut lieu en juin 2012 avec Peter Cincotti, Dee Dee Bridgewater et Kyle Eastwood[50]. La seconde édition de Palais en Jazz se tiendra les 28 et 29 juin 2013 et accueillera Manu Katché, Mariama, Dominique Fillon et China Moses[51].
  • Les Notes bleues, association organisatrice de concerts, créée en 2000[52].
  • Fête du Muguet : Animation annuelle pour le 1er mai (instituée en 1922[53]), avec concert(s) la veille et défilé ce jour-là de troupes musicales[54],[55] entourant la Reine du Muguet et précédant les trois géants traditionnels locaux.
  • Les trois Picantins, en costume du XVIe siècle, représentent les trois ennemis de la France de l'époque : Flandrin (le Flamand), Langlois (l’Anglais) et Lansquenet (l’Allemand). Il rappellent les trois jacquemarts de l'hôtel-de-ville.
  • Fêtes Jeanne d'Arc[56], dont l'édition 2012 eut lieu les 19 et 20 mai[57],[58],[59],[60]. Le 600e anniversaire de la naissance de l'héroïne fut l'occasion de la participation de 450 personnes costumées venues des « villes johanniques »[61]. Une petite rétrospective des festivités depuis le début du XXe siècle fut l'objet d'une exposition en mai 2012 au musée Vivenel[62].
  • Ville fleurie : Label 3 fleurs attribué en 2007 par le Conseil des Villes et Villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[63].

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Communes limitrophes de Compiègne sur Géoportail.
  2. plan du réseau urbain
  3. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 205.
  4. Dictionnaire latin français, Gaffiot 1934. p. 360.
  5. Walther von Wartburg et Oscar Bloch, Dictionnaire étymologique de la langue française, éditions Larousse 1954.
  6. Flach/ori Anc France V4, publié par Ayer Publishing, (ISBN 0-8337-1147-4 et 9780833711472)
  7. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 439
  8. Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : mémoire, pouvoirs, noblesse, 2001, p. 36
  9. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p
  10. Jean-Yves Bonnard, Rethondes, le jour où l'Histoire s'est arrêtée (11 novembre 1918 - 21 juin 1940), Editions du trotteur ailé, 2008.
  11. « Un mémorial de l'internement inauguré à Compiègne », Le Monde, 23 février 2008
  12. La Population de Compiègne en 1627.
  13. (fr) Histoire de la salle du Conseil Municipal. Consulté le 27 juillet 2008. « Le corps d’[Henri III] fut transporté à l'abri des injures des ligueurs, par Henri IV, son successeur légitime bien qu'encore huguenot, jusqu'à la ville de Compiègne qui méritait ainsi sa devise : « regi et regno fidelissima »,[...] , ce qui signifie « la plus fidèle au Roi et au Royaume. » »
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  16. Évolution et structure de la population à Compiègne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
  17. Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
  18. École supérieure de commerce de Compiègne
  19. Site officiel du club
  20. Château de Compiègne. Consulté le 11 avril 2013.
  21. Musée Antoine-Vivenel. Consulté le 11 avril 2013.
  22. Musée du cloître Saint-Corneille, sur Musée Antoine-Vivenel. Consulté le 11 avril 2013.
  23. Musée de la figurine historique. Consulté le 11 avril 2013.
  24. Espace culturel Saint-Pierre des Minimes. Consulté le 11 avril 2013.
  25. Memorial de Royallieu. Consulté le 11 avril 2013.
  26. Musée de l'Armistice. Consulté le 11 avril 2013.
  27. a et b Château de Compiègne, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Hôtel de ville, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Les monuments de Compiègne:L'hôtel de ville, Société historique de Compiègne
  30. Remparts, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Villa Marcot, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Maison Vieille Cassine, base Mérimée, ministère français de la Culture et Maison Le Bouchon, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Grenier à sel, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Tour Jeanne-d'Arc, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. Hôpital Saint-Joseph, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. a et b Colombier, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. Église Saint-Jacques, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard, 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 176-184 .
  39. Église Saint-Antoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Paul Guynemer, Étude sur la paroisse et l'église Saint-Antoine de Compiègne, Compiègne, Progrès de l'Oise, 1909, 105 p. [lire en ligne (page consultée le 8 avril 2013)], p. 9-52 
  41. Église Saint-Pierre des Minimes, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. École Pierre-Sauvage, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. Abbaye Saint-Corneille, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  44. Couvent des Jacobins, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. Couvent des Jacobins, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. Chapelle Saint-Corneille, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  47. Site de la mairie de Choisy-au-Bac
  48. « Eugénisme : Quand cessera-t-on de célébrer Alexis Carrel ? », L'Humanité, 23 février 2005
  49. www.grsentiers.org Sentier Saint-Jacques de Compostelle
  50. Programme culturel 2012-2013 du château de Compiègne.
  51. leparisien.fr, 15 janvier 2013.
  52. Les Notes bleues
  53. Bref hisotrique de la Fête du Muguet, sur le site municipal officiel.
  54. Prestation du Marchingband MVB à Compiègne, le 1 mai 2011.
  55. Prestation du Fanfarencorps Königstein à Compiègne, pour la Fête du Muguet 2011.
  56. Page spécifique "Événements culturels" du site municipal officiel
  57. Le Courrier Picard, 20 mai 2012.
  58. leparisien.fr, 31 janvier 2012.
  59. leparisien.fr, 5 mai 2012
  60. Petite vidéo, réalisée par FMC TV.
  61. Programme des festivités 2012, publié par le site municipal officiel
  62. Page spécifique du site du musée Vivenel présentant l'exposition mise en place pour la Nuit européenne des musées
  63. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008 

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