Compiègne
| Compiègne | |
|---|---|
La place de l'Hôtel de ville |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Oise (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Compiègne (chef-lieu) |
| Canton | Compiègne (chef-lieu de 3 cantons) |
| Code commune | 60159 |
| Code postal | 60200 |
| Maire Mandat en cours |
Philippe Marini 2008-2014 |
| Intercommunalité | Agglomération de la Région de Compiègne |
| Démographie | |
| Population | 40 860 hab. (2009) |
| Densité | 769 hab./km2 |
| Gentilé | Compiégnois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 31 m — maxi. 134 m |
| Superficie | 53,10 km2 |
Compiègne est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est sous-préfecture, et la région Picardie. Pendant la Révolution française la ville fut appelée « Marat-sur-Oise ». Les habitants sont appelés les Compiégnoises et Compiégnois.
[modifier] Toponymie
Le nom est attesté sous la forme latine Compendium au VIe siècle.
Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] l'explique par un bas latin *compendium « chemin de traverse ». Ce mot n'est pas attesté ailleurs dans la toponymie et n'a pas d'héritier en ancien français.
En latin, on trouve compendia via « chemin de traverse » ou compendĭārĭa (via) « voie plus courte »[2].
Le terme français compendium est un emprunt au latin médiéval compondium au sens de « résumé d'une science, d'une doctrine, etc. » qui ne convient pas ici.
Ces mêmes auteurs classent Compiègne sous la rubrique Compains, commune à laquelle ils attribuent le nom de personne gallo-roman Compendius, de signification obscure.
En fin de compte, l'origine du nom reste mal éclaircie, faute de formes anciennes. On peut très bien envisager une explication à partir du préfixe gaulois com- / con- 'avec', 'ensemble', 'également' entrant dans la composition de nombreux anthroponymes et toponymes, suivi d'un élément *pennia > *pendia (cf. Arpent, d'origine gauloise arependis < arepennis[3])
[modifier] Situation géographique
La ville de Compiègne est située juste en aval du confluent des rivières Oise et Aisne. Elle se trouve à 75 km au nord de Paris, à 60 km de Beauvais par la RN 31 vers l'ouest, à 40 km de Creil au sud-ouest et à 26 km de Noyon au nord-est
Elle est limitée à l'ouest par l'Oise, à l'est par la forêt domaniale de Compiègne, au nord par l'Aisne, au sud la limite avec la Croix-Saint-Ouen est conventionnelle. Le quartier de la gare, bien que sur la rive droite de l'Oise, est situé dans la commune de Compiègne. De ce côté, le reste de l'agglomération se trouve soit à Margny-lès-Compiègne, soit à Venette (avec le centre commercial).
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Le gué se trouvait au lieu-dit « le clos des roses ».
Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises à jour.
Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens.
- Ragenfred bat en 715 les Austrasiens dans la forêt de Cuise, près de Compiègne.
- 757 : Serment de vassalité de Tassilon III à Pépin le Bref.
- Traité de Compiègne, le 1er août[4] ou le 25 août 867 [5],[6], concède le Cotentin, l'Avranchin ainsi que les îles Anglo-Normandes à Salomon, roi de Bretagne.
- Le 2 janvier 876, édification de la basilique Notre-Dame, future abbaye Saint-Corneille par Charles II le Chauve sur le modèle d' Aix-la-Chapelle.
- 8 décembre 877, Couronnement et sacrement de Louis II de France dans l'abbaye Saint-Corneille par l'archevêque Hincmar de Reims.
- 884 : Trêve de Compiègne, entre Carloman II de France et les Vikings.
- 1153 : La ville bénéficie d’institutions communales qui lui sont accordées par Louis VI [7].
- 1357 : Charles le Sage y réunit les États généraux pour rétablir l'autorité royale face aux menées d'Étienne Marcel.
- 23 mai 1430 : Capture de Jeanne d'Arc par les Bourguignons lors d'une sortie sur la rive droite de l'Oise pendant le siège de la ville.
- 1756 et 1764 : premier et deuxième traités conclus avec la République de Gênes pour le rattachement de la Corse à la France.
- 1770 : Louis XV et le dauphin y accueillirent au château Marie-Antoinette lors de son arrivée en France.
- 1789 : La Révolution française juge et guillotine la congrégation des seize carmélites de Compiègne, dont Georges Bernanos s'inspire pour écrire sa pièce Dialogue des Carmélites.
- 1804 : Le château de Compiègne intègre le domaine impérial.
- 18 juin au 18 septembre 1808 : Le roi Charles IV d'Espagne venant d'abdiquer est logé par Napoléon au château de Compiègne.
- 27 mars 1810 : Napoléon rencontre Marie-Louise d'Autriche au château pour la première fois.
- 15 mars 1814 : Les Prussiens attaquent la ville par la route de Noyon.
- 9 août 1832 : Mariage au château du roi Belge Léopold Ier et de Louise d'Orléans ( fille du roi Louis-Philippe Ier.
- 1856 à 1869 : Napoléon III séjourne fréquemment au château lors de ses visites en forêt.
- Compiègne organise les épreuves de golf des Jeux olympiques d'été de 1900 sur le terrain de la Société des sports de Compiègne.
- 5 avril 1917 au 25 mars 1918 : Le général Pétain installe au château son quartier général où se tiennent plusieures conférences interalliées.
- 11 novembre 1918 : En forêt domaniale de Compiègne, dans un wagon au milieu d'une futaie, à proximité de Rethondes, signature entre la France et l'Allemagne de l'Armistice de 1918 en présence du maréchal Foch et du général Weygand[8].
- 22 juin 1940 : Dans le même lieu, aménagé entre-temps en clairière, dite clairière de Rethondes ou clairière de l'Armistice, et dans le même wagon qu'en 1918, signature de l'armistice entre la France et l'Allemagne représentée par la délégation française présidée par le Général Huntziger, envoyée par le maréchal Pétain et l'Allemagne représentée par le Maréchal Keitel. Adolf Hitler et de nombreux dignitaires allemands se sont déplacés la veille, jour inaugural de la négociation d'Armistice.
- Durant l'Occupation, les nazis installeront un camp de transit et d'internement de juin 1941 à août 1944 à Royallieu. Le premier train de déportés politiques quitte le camp de Royallieu pour celui d'Auschwitz, le 6 juillet 1942. À cet endroit le 23 février 2008, le « Mémorial de l'internement et de la déportation » a été inauguré[9].
- Un des tout premiers groupes armés de la résistance française, le "groupe de Compiègne", est né dans l'Oise, en février 1941. Ralliés à Combat Zone Nord, ses militants sont pour la plupart arrêtés à compter du 3 mars 1942 et déportés en Allemagne dont bien peu sont revenus.
- 1972 : création de l'université de technologie de Compiègne.
[modifier] La population et l'administration de Compiègne en 1627
L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy[10], et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.
Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerces et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.
Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :
Saint-Jacques : 12
Saint-Antoine : 6
Saint-Germain : 2
Saint-Jehan le Petit : 1
Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7.000 habitants doit secourir 3.000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10.000 habitants qui est de 100.
[modifier] Ville
Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.
[modifier] Justice
L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.
Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.
Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.
[modifier] Forêts
Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.
Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.
[modifier] Divers
Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.
Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.
[modifier] Blason et devise
Ses armoiries se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.
Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume le plus fidèle »[12].
[modifier] Administration
La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en 3 cantons :
- canton de Compiègne-Nord (avec 5 autres communes)
- canton de Compiègne-Sud-Est (avec 4 autres communes)
- canton de Compiègne-Sud-Ouest (avec 5 autres communes)
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 1959 | 1987 | Jean Legendre | CNIP | député de l'Oise | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1987 | réélu mars 2008 | Philippe Marini | UMP | sénateur de l'Oise (depuis 1992) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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[modifier] Jumelages
Huy (Belgique) depuis 1959
Arona (Italie) depuis 1962
Landshut (Allemagne) depuis 1962
Vianden (Luxembourg) depuis 1964
Bury St Edmunds (Royaume-Uni) depuis 1967
Kiryat Tivon (Israël) depuis 1988
Shirakawa (Japon) depuis 1988
Raleigh (États-Unis) depuis 1989
Elbląg (Pologne) depuis 2002
Guimarães (Portugal) depuis 2006
[modifier] Transports
L'agglomération de Compiègne est desservie par 6 lignes de bus totalement gratuites du lundi au samedi, qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000. Il y a seule une ligne (payante) qui dessert la ville le dimanche[13]. Elle est desservie par des trains vers Creil, Paris, Amiens, St-Quentin, Maubeuge. Un service de co-voiturage a aussi été créé par la ville.
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Compiègne compte 41 714 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 163e rang au niveau national, alors qu'elle était au 155e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 693 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Compiègne depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2006 avec 42 036 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 26,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 15 %) ;
- 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 22,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
[modifier] Économie
Compiègne, ville classée la plus attractive dans sa catégorie en 2008 et 2006 selon Le Point, soigne l'accueil et est à l'écoute des besoins des entreprises en plus d'avoir un taux d'imposition parmi les plus bas.
Données : 2005
- Télécommunications
- Constructions mécaniques
- Lajous Industrie - 612 salariés
- Inergy - 510 salariés
- Constructions Bâtiment
- Eiffage Construction Picardie - 550 salariés
- Informatique
- Chimie
- Aventis Pharma - 739 salariés
- Colgate Palmolive - 788 salariés
- Robbe (recherche sur les carburants écologique, situé sur la rive opposée à venette)
- Luxe
- Bourjois/Chanel - 281 salariés
- Services
- Samsic II - 288 salariés
- Sin et Stés - 253 salariés
- MACIF - 490 Salariés
- Annexe et centre de formation de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise.
[modifier] Personnalités liées à la ville
[modifier] Y sont nés
- Roscelin de Compiègne, philosophe scolastique, en 1050
- Pierre d'Ailly, philosophe et théologue, en 1351
- Jacques de Billy (1602-1679), astronome, mathématicien et théologien, né à Compiègne
- Marc-Antoine Hersan (1649-1724), professeur au Collège Royal, né et mort à Compiègne
- Pierre Coustant, philosophe, théologien et doyen de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, en 1654
- Charles Coustant de Belle-Assise (1676-1752) gouverneur de Compiègne le 30 novembre 1717, gouverneur attourné de Compiègne le 5 août 1719 et bailli général des douanes du Val de Grâce. À la fin de sa vie, Charles est aussi subdélégué de Messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris, bailli pour les rivières d'Aisne et d'Oise, conseiller-procureur du roi au bailliage de Compiègne. Il est également bailli général des Dames du Val de Grâce et gouverneur et administrateur de l'hôpital général de Compiègne
- Louis Melchior Mottet, commissaire général de la Marine, responsable du bureau des colonies, le 5 janvier 1735, père d'Agathe de Rambaud et frère de Benoît Mottet de La Fontaine
- Benoît Mottet de La Fontaine, député du Grand Orient de France, commissaire ordonnateur des établissements français des Indes, né en 1741 au château de Compiègne
- Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne (1763-1800), imprimeur-libraire et écrivain
- Albert Robida, dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier, en 1848
- Arthur Bazin, écrivain, en 1849
- Aliette de Maillé, archéologue, le 3 janvier 1896
- Pierre Colombier, cinéaste, le 18 mars 1896
- Suzanne Lenglen, joueuse de tennis professionnelle, active de 1914 à 1927, le 24 mai 1899
- Daniel Boulanger, écrivain, le 24 janvier 1922
- Didier Porte, journaliste, chroniqueur et humoriste, en janvier 1958
- Thierry Hazard (de son vrai nom Thierry Gesteau), chanteur, le 7 juin 1962
- Nolan Roux, footballeur professionnel évoluant au Lille OSC le 1er mars 1988
[modifier] Y ont été sacrés
- Louis II dit le bègue, en 877
- Eudes Ier, en 888
- Louis V dit le Fainéant, le dimanche de Pentecôte 8 juin 979,
- Hugues II (mort en 1026), en 1017, est associé au trône de son père le roi Robert II dit le pieux
- Charlemagne est couronné à Compiègne roi d'Austrasie en 778 avant de devenir empereur
[modifier] Y sont enterrés
Trois rois et un dauphin y sont enterrés d'après une plaque sur un mur de l'ancienne abbaye Saint-Corneille dont :
- Clotaire Ier dit le vieux le 11 décembre 561 (probablement mort dans la commune limitrophe de Choisy-au-Bac où il avait son palais[20]) ;
- Louis II dit le bègue le 10 avril 879 ;
- Louis V dit le fainéant ;
L’abbaye Saint-Corneille, son église et les sépultures qu'elle renfermait furent profanées pendant la Révolution et détruites, comme le furent celles de la basilique de Saint-Denis.
- Jean Compagnon (1916-2010), général de corps d'Armée ;
[modifier] Y sont morts
- Le chevalier Louis de Jaucourt, philosophe, écrivain et encyclopédiste, le 3 février 1779
- Michel Ordener, militaire, en 1811
- Pierre Louis Charles de Failly, militaire, le 15 novembre 1892
- Sylvie, actrice, le 5 janvier 1970
- Ferdinand Bac (1859-1952), dessinateur, lithographe et écrivain français.
[modifier] Y ont vécu ou y sont passés
- Louis XI de France (1423-1483), y séjournait très fréquemment lors de ses campagnes militaires en Picardie, notamment en 1475, au moment de la dernière étape de la guerre de Cent Ans.
Article connexe : Itinéraires du roi Louis XI de 1461 à 1483.
- Marie de Médicis, est envoyée au Château de Compiègne par Louis XIII en 1630
- Louis Le Dreux de La Châtre, architecte
- en 1797, c'est en forêt de Compiègne que Eugène-François Vidocq fait sa première tentative d'évasion.
- Dans les années 1800, l'École des Arts et Métiers s'installe à Compiègne dans le château ; y séjournent alors plusieurs Gadzarts comme Alexandre Corréard, Lejeunes, Michel Ordener ou Pierre-Joseph Meifred
- Charles IV d'Espagne de juin à septembre 1808 après son abdication
- Napoléon Ier, à plusieurs reprises, dont le 27 mars 1810 pour y rencontrer Marie-Louise d'Autriche pour la première fois.
- En 1813 Augustin Thierry, historien, enseigne les humanités à Compiègne.
- En 1814, c'est de Compiègne que part Louis XVIII pour son entrée solennelle dans Paris.
- Durant le Second Empire, Napoléon III organise les séries de Compiègne, très prisées par la cour (une centaine d’invités sont conviés par « séries » durant une semaine).
- Émile Waldteufel (Charles Émile Lévy), compositeur chargé par Napoléon III de l'organisation des séries de Compiègne, dans les années 1860
- Coco Chanel alors inconnue fut accueillie par son ami Etienne Balsan au "château" de Royallieu de 1905 à 1909
- Georges Guynemer décolle de Compiègne durant la Première Guerre mondiale, jusqu'à sa mort le 11 septembre 1917 au-dessus de la Belgique.
- Entre 1915 et 1918, Alexis Carrel organise un système d'ambulance pour secourir les blessés sur le champ de bataille. Aujourd'hui désavoué pour ses thèses eugénistes, la création à l'initiative du maire UMP Philippe Marini d'une allée de l'ambulance Carrel 1915-1918 après le débaptisage d'une rue Alexis Carrel a en 2003 créé une polémique locale qui a eu quelques échos au niveau national[21].
- Roger Judrin, écrivain (1909-2000). Arrivé à Compiègne à la fin de septembre 1941, il y écrivit la plupart de ses livres.
- En 1942, Robert Desnos, arrêté par la Gestapo transite par le camp de Royallieu ;
- Pendant la Seconde Guerre mondiale le père de Michel Drucker, Abraham Drucker, a fait partie des prisonniers de guerre au camp de Royallieu.
- En 1960, Michel Drucker passa son service militaire au camp de Royallieu.
- Youssef Seddik, philosophe et anthropologue, entre 1966 et 1970
- Guy Deniélou, officier de marine, ingénieur nucléaire et président-fondateur de l'Université de technologie de Compiègne (fondée en 1972).
- Babacar Gaye, général sénégalais
- Élodie Gossuin, miss France 2001, miss Europe 2002 et conseillère régionale sur la liste UDF-UMP depuis 2004, durant son enfance.
- Bernard Stiegler, philosophe et professeur, fonde en 1993 à l'UTC une unité de recherche consacrée aux « Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques ».
- Jacques Chirac, président français, Angela Merkel, chancelière allemande, et Vladimir Poutine, président russe, le 23 septembre 2006 à l'occasion d'un sommet tri-nations pour des discussions informelles sur l'Iran et les intérêts économiques et stratégiques croisés des trois pays.
- Georges Tainturier (escrime) et Jean-Christophe Bette (aviron), champions olympiques.
- Jacques Mesrine a habité près de Compiègne et le 6 juin 1973, il s'est évadé du Palais de Justice de Compiègne.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Patrimoine civil
- Hôtel-de-ville, datant de 1504-1505 par Pierre Navyer, dit de Meaux[22]
- Musée Antoine Vivenel : installé dans un bel hôtel particulier de la fin du XVIIIe siècle, le musée d'art et d'archéologie Antoine Vivenel possède l'une des plus importantes collections de céramiques grecques de France après le Louvre.
- Château de Compiègne : Construit par Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Louis Le Dreux de La Châtre. De l'ancien château médiéval, on ne trouve plus qu'une tour à moitié ruinée et des vestiges de remparts. Le parc du château est un lieu de promenade réputé.
- Musée de la Figurine historique, dont l'accès est situé juste à droite de l'hôtel-de-ville, sous un porche surmonté d'un imposant blason.
- Théâtre impérial de Compiègne
- Ancien grenier à sel, construit par Claude Nicolas Ledoux et achevé en 1784. Façade classée monument historique.
- Camp de Royallieu-Mémorial de l'internement et de la déportation[23]
- Villa Marcot par Henri Sauvage (1908), et plusieurs hôtels particuliers (Hôtel du Mess, Hôtel du Four, Hôtel des Rats).
- Forêt de Compiègne
- Haras de Compiègne
[modifier] Patrimoine religieux
- Église Saint-Jacques (paroisse fondée en 1199). Édifice construit du XIIIe siècle au XVIe siècle.
- Église Saint-Antoine
- Église Saint-Germain
- Église Sainte-Thérèse
- Cloître de l'ancienne abbaye Saint-Corneille
-
Église de l'abbaye Saint-Corneille
-
Prison de l'abbaye Saint-Corneille
[modifier] Enseignement supérieur
- Université de technologie de Compiègne (UTC), une Grande école d'ingénieurs publique, proposant des formations généralistes dans les domaines de la mécaniques, l'informatique, des procédés industriels et des systèmes urbains.
- École supérieure de commerce de Compiègne [24]
- École supérieure de chimie organique et minérale (ESCOM)
- Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Présentes depuis les années 1980 au lycée Pierre d'Ailly, l'un des six que compte la ville, ces classes d'enseignement supérieur sont au nombre de six:
Par ailleurs, Compiègne comprend l'une des trois CPGE de Picardie avec celles du Lycée Louis Thuillier d'Amiens et celles du lycée Marie Curie de Nogent-sur-Oise, connu pour ses classes préparatoires en filière technique PTSI.
[modifier] Activités associatives, culturelles, touristiques, festives et sportives
- Les Notes Bleues, association organisatrice de concerts, créée en 2000[25].
- Fête du Muguet : Animation annuelle pour le 1er mai (instituée en 1922[26]), avec concert(s) la veille et défilé ce jour-là de troupes musicales[27],[28] entourant la Reine du Muguet et précédant les trois géants traditionnels locaux.
- Les trois Picantins, en costume du XVIe, représentent les trois ennemis de la France de l'époque : Flandrin (le Flamand), Langlois (l’Anglais) et Lansquenet (l’Allemand). Il rappellent les trois jacquemarts de l'hôtel-de-ville.
- Ville fleurie : Label 3 fleurs attribué en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[29].
[modifier] Sports
- La ville possède un champ de course : l'hippodrome du Putois.
- Elle possède aussi un terrain de baseball aux normes internationales qui accueille le Compiègnois BaseBall Club fondé en 1989 par Christophe Chodorowski et Stéphane Holzer qui fut en 2009 équipe championne de France de baseball.
- Elue ville la plus sportive de France en 2009.
- Le Rugby Club Compiégnois évolue en Fédérale 2.
- Le club de hockey sur glace, les Lions, évolue en Division 2.
- L'Association Football Club de Compiègne évolue en Championnat de France Amateur (CFA).
- Le club d'aviron reste depuis 1933 en premiere division (SNC) [30].
- Départ de Paris-Roubaix
- L'équipe de basket-ball féminine du Stade Compiégnois Basket-Ball évolue en nationale 3 depuis plusieurs saisons.
- La ville accueillant les Championnats de France d'Athlétisme de l'UGSEL 2011.
- La ville accueille chaque année les Championnats du Monde des Chevaux d'endurance de 7 et 8 ans ou se retrouvent les meilleurs chevaux d'endurance du monde.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Communes de l'Oise
- Anciennes communes de l'Oise
- Charles Coustant de Belle-Assise
- Abbaye Saint-Corneille
- Aérodrome de Compiègne - Margny
- Gare de Compiègne
[modifier] Liens externes
- Site officiel
- Site de l'Agglomération de la Région de Compiègne (ARC)
- Site d'information sur Compiègne
- Site du Château de Compiègne
- Site du Mémorial de l'internement et de la déportation
- Les dossiers de l'Inventaire du patrimoine culturel sur le patrimoine industriel de l'arrondissement de Compiègne
[modifier] Notes et références
- Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 205.
- Dictionnaire latin français, Gaffiot 1934. p. 360.
- Walther von Wartburg et Oscar Bloch, Dictionnaire étymologique de la langue française, éditions Larousse 1954.
- Flach/ori Anc France V4, publié par Ayer Publishing ISBN 0-8337-1147-4, 9780833711472
- Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2002, p. 439
- Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : mémoire, pouvoirs, noblesse, 2001, p. 36
- André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p
- Jean-Yves Bonnard, Rethondes, le jour où l'Histoire s'est arrêtée (11 novembre 1918 - 21 juin 1940), Editions du trotteur ailé, 2008.
- « Un mémorial de l'internement inauguré à Compiègne », Le Monde, 23 février 2008
- La population de Compiègne en 1627.
- Description d'une vue cavalière de Compiègne de 1671, par Armand Rendu,...
- (fr) Histoire de la salle du Conseil Municipal. Consulté le 27 juillet 2008. « Le corps de [Henri III] fut transporté à l'abri des injures des ligueurs, par Henri IV, son successeur légitime bien qu'encore huguenot, jusqu'à la ville de Compiègne qui méritait ainsi sa devise : "regi et regno fidelissima",[...] , ce qui signifie "La plus fidèle au Roi et au Royaume" »
- plan du réseau urbain
- Notice communale de Compiègne sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Compiègne sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Compiègne en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
- Site de la mairie de Choisy-au-Bac
- « Eugénisme : Quand cessera-t-on de célébrer Alexis Carrel ? », L'Humanité, 23 février 2005
- Les monuments de Compiègne:L'hôtel de ville, Société historique de Compiègne
- [1]
- École supérieure de commerce de Compiègne
- Les Notes Bleues
- Bref hisotrique de la Fête du Muguet, sur le site municipal officiel.
- Prestation du Marchingband MVB à Compiègne, le 1 mai 2011.
- Prestation du Fanfarencorps Königstein à Compiègne, pour la Fête du Muguet 2011.
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008
- Site officiel du club
