Moselle (département)

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Moselle
Image illustrative de l'article Moselle (département)
Moselle (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Création du département 1790 (Sans les arrondissements de Sarrebourg et Château-Salins, mais avec l'arrondissement de Briey, et l'ancien district de Sarrelouis, sous la Première République française)
1871 (Avec les frontières actuelles, mais dénommé Bezirk Lothringen, sous l'Empire allemand)
1919 (Avec le nom et les frontières actuels, sous la Troisième République française)
Chef-lieu
(Préfecture)
Metz
Sous-préfecture(s) Thionville (2 arrondissements: Thionville-Est & Thionville-Ouest)
Sarreguemines
Sarrebourg
Boulay-Moselle
Château-Salins
Forbach
Président du
conseil général
Patrick Weiten
Préfet Nacer Meddah
Code Insee 57
Code ISO 3166-2 FR-57
Code Eurostat NUTS-3 FR413
Démographie
Gentilé Mosellans
Population 1 045 066 hab. (2010)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Superficie 6 216 km2
Subdivisions
Arrondissements 9
Circonscriptions législatives 10
Cantons 51
Intercommunalités 35
Communes 730

La Moselle (prononcé [mɔ.zɛl]) est un département français de la région Lorraine qui doit son nom à la rivière Moselle, un affluent du Rhin, qui la traverse dans sa partie ouest et arrose Metz, son chef-lieu. Ses habitants sont appelés les Mosellans. L'Insee et La Poste lui attribuent le code 57.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Moselle est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir notamment de la partie nord de la Province de Lorraine. L'un de ses premiers préfets est le comte de Vaublanc, de 1805 à 1814. Le département connaît ensuite plusieurs rectifications de frontière jusqu'au traité de Paris de 1815, où lui est enlevé la ville de Sarrelouis et ses environs, Il en est de même de la ville de Sarrebruck et de ses environs, lesquels n'avaient cependant été rattachés à ce département qu'au traité de Paris de 1814. Le département est alors divisé en quatre arrondissements : Metz (chef-lieu du département), Briey, Sarreguemines et Thionville.

Carte de la Moselle, entre 1790 et 1795, peu après sa création

Disparition[modifier | modifier le code]

Ce département est rayé de la carte le , à la suite du traité de Francfort par lequel le nouvel Empire allemand, proclamé le 18 janvier précédent dans la galerie des glaces du château de Versailles, en annexe la plus grande partie, ainsi qu'une portion du département de la Meurthe et des Vosges. Seul l'extrême-ouest de la Moselle, correspondant à l'actuel arrondissement de Briey, reste français et forme avec les arrondissements du département de la Meurthe restés français, le nouveau département de la Meurthe-et-Moselle. Les territoires devenus alors allemands comprennent non seulement la partie germanophone de la Lorraine, avec Thionville, Boulay, Sarreguemines et Sarrebourg, dont les habitants parlent le francique lorrain, ou Platt, mais encore des régions où l'on parle français, comme le Pays messin ou le Saulnois. Les arrondissements existants depuis la Révolution sont redécoupés[1], et l'on crée le Bezirk Lothringen, « district de lorraine » correspondant à l'actuel département de la Moselle. Il forme alors, avec l'Alsace, le Reichsland Elsaß-Lothringen, avec Strasbourg pour chef-lieu.

De là est né le mythe des provinces perdues, dites « Alsace-Lorraine », correspondant en fait à cette nouvelle terre d’Empire, ou Reichsgebiet, dont les traces subsistent dans le statut particulier de l'Alsace-Moselle. L'esprit de revanche, que nourrissait la perte de l'Alsace et de la Lorraine au sein de la population française et de sa classe politique, exalte en France un sentiment profondément germanophobe[2], propice aux velléités guerrières de la France. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans sont incorporés dans les troupes allemandes. Entre 1914 et 1918, si 18 000 Alsaciens et Mosellans s'engagent dans l'Armée française, 380 000 Alsaciens-Lorrains, soit plus de 95% des conscrits, se battent loyalement pour l'Empire allemand jusqu’à la fin de la guerre[3], parfois jusqu'à l'ultime sacrifice. Leurs tombes sont aujourd'hui entretenues par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge. Ceci explique la spécificité des monuments aux morts du département, qui ne portent souvent que l'inscription lapidaire « À nos morts », en lieu et place du traditionnel « Morts pour la France ».

Résurgence[modifier | modifier le code]

Carte du Nord-Est de la France montrant la frontière de l'Empire allemand séparant le Haut-Rhin de l'actuel Territoire-de-Belfort, rajoutant deux cantons vosgiens au Bas-Rhin, coupant l'ancien département de la Meurthe en son tiers nord-est et l'ancien département de la Moselle en son quart ouest. Les deux territoires nord-est ont formé le département actuel de la Moselle et ceux du sud-ouest l'actuel département de la Meurthe-et-Moselle.
Redécoupage des frontières départementales à la suite de l'annexion de 1871

Entre l'armistice du 11 novembre 1918 et la promulgation du traité de Versailles le 10 janvier 1920, la Moselle est, juridiquement, un territoire sous occupation de l'armée française. Quand en 1919, le traité de Versailles rend à la France les territoires lorrains perdus, on ne reconstitue pas les anciens départements, mais le "Bezirk Lothringen" devient le « nouveau » département de la Moselle, conservant les anciens arrondissements de Boulay-Moselle, Forbach, Metz, Sarreguemines et Thionville et ceux de Château-Salins et Sarrebourg, qui avant 1871, appartenaient à la Meurthe. Le département de Meurthe-et-Moselle reste de ce fait inchangé, conservant l'arrondissement « mosellan » de Briey.

Dans l'entre-deux-guerres, la Moselle reste traumatisée par les déchirures de la guerre et les dommages collatéraux des nationalismes. Les intellectuels mosellans réagissent diversement au rattachement de la Moselle à la France. Certains s’engagent sur la voie d’un nationalisme pro-français, revanchard et cocardier. D’autres s’engagent sur la voie antagoniste d’un nationalisme pro-allemand, tout aussi vindicatif et belliqueux. D’autres encore, comme Adrienne Thomas[4], Polly Maria Höfler (1907-1952), Ernst Mungenast ou Alfred Pellon[5], hésitent entre un pacifisme sincère, mais naïf, et un régionalisme culturel identitaire[6]. Ces mouvements, plus ou moins autonomistes, seront ensuite largement exploités par les nazis[7]. Ce combat identitaire, souvent mené par des intellectuels idéalistes, qui s’inscrit parmi des courants de sensibilité à l’œuvre dans l’Europe entière, traduit aussi une crise d’identité propre à l’ensemble des Alsaciens-Lorrains[8].

La Seconde Guerre mondiale et l'annexion[modifier | modifier le code]

Modèle de vase en faïence de Sarreguemines

La Moselle est touchée par la Seconde Guerre mondiale, dès la déclaration de guerre le 3 septembre 1939 : près de 30 % du territoire de la Moselle se trouve entre la Ligne Maginot et la frontière allemande[9]. 302 732 personnes, soit 45 % de la population du département, sont évacuées pendant le mois de septembre 1939 vers des départements du Centre et de l'Ouest de la France, essentiellement la Charente, la Charente inférieure, la Vienne, la Haute-Vienne et enfin la Haute-Loire qui accueillent les mineurs[10]. L'ordre d'évacuation pour les villages frontaliers comme Oberdorff a été donné dès le 1er septembre[11]. Parmi les quelque 300 000 évacués, 200 000 reviendront après la défaite[12].

Article détaillé : Annexion de la Moselle (1940).

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, malgré l'armistice du , la Moselle est à nouveau annexée, en juillet de la même année, par l'Allemagne nazie. Elle n'est pas réunie à l'Alsace, qui subit le même sort, mais intégrée au Gau Westmark, la "Marche de l'Ouest", comprenant aussi la Sarre et le Palatinat, Sarrebruck en était le chef-lieu. L'importance de la population francophone en Moselle, ou tout simplement francophile, amène le Gauleiter Bürckel à procéder à des expulsions massives vers la France. L'évêque de Metz, Joseph-Jean Heintz, expulsé dès le mois d'août, en est un bon exemple. Moins bien traités que les Alsaciens, les Lorrains expulsés se félicitèrent bientôt de leur destin quand, en 1942, les jeunes Mosellans restés ou retournés au pays furent soumis à l'incorporation de force dans les armées allemandes.

Comme dans le reste de la France, plusieurs types de résistance à l'annexion virent le jour, prenant parfois la forme de groupes organisés et structurés, comme le Groupe Mario, animé par Jean Burger, ou le Groupe Derhan. Au cours de ces années noires, plus de dix mille Mosellans furent déportés dans des camps, notamment dans les Sudètes, pour s'être opposés publiquement à l'annexion en janvier 1943[13]. Si des villages lorrains furent libérés dès le début de septembre 1944, au début de la Bataille de Metz, il fallut attendre le mois de mars 1945 pour voir les combats cesser dans le nord-est du département.

Le bilan matériel de la guerre est très lourd en Moselle. À partir du printemps 1944, les bombardiers américains se sont succédé par vagues au-dessus de la Moselle, faisant d’énormes dégâts collatéraux. Si les populations civiles furent durement touchées, les dégâts matériels furent plus grands encore[note 1]. Les dévastations sont généralisées dans la vallée de la Seille, entre Dieuze et Metz, et au nord d'une ligne Forbach-Bitche. 23 % des communes de la Moselle furent détruites à plus de 50 %, et 8 % des communes le furent à plus de 75 %[14]. Dans la seule journée du 9 novembre 1944, un total de 1 299 bombardiers lourds B-17 et B-24 déversèrent 3 753 tonnes de bombes, de 1 000 à 2 000 livres, sur les ouvrages fortifiés de la Moselstellung et les points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée[15]. Ce funeste ballet aérien ne prendra fin, au-dessus de la Moselle, qu’en mars 1945, lorsque le département sera entièrement libéré.

Le département de la Moselle est aujourd'hui sous régime concordataire et dispose d'un droit local spécifique.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le conseil général du département de la Moselle a choisi, le 14 décembre 1948, un blason complexe, retraçant la formation du département :

Blason Blasonnement :
Écartelé, au 1er de gueules au dextrochère de carnation vêtu d'azur mouvant d'un nuage d'argent et tenant une épée de même garnie d'or accostée de deux cailloux d'or, au 2e d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au 3e d'azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or à deux bars adossés de même, au 4e burelé d'argent et d'azur de dix pièces au lion de gueules à double queue armé, lampassé et couronné d'or, sur le tout parti d'argent et de sable
Commentaires : Les origines sont au 1 : du Chapitre de la Cathédrale de Metz ; au 2 : du duché de Lorraine ; au 3 : du duché de Bar ; au 4 du duché de Luxembourg ; brochant sur le tout : la ville de Metz.

Durant le Second Empire, le département de la Moselle portait « écartelé, au 1 : parti d'argent et de sable (Metz) ; au 2 : d'or à trois pals alésés et fichés de gueules (Briey) ; au 3 : d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent (Sarreguemines au XIXe siècle) et au 4 : d'azur au château donjonné de trois tourelles d'or, celle du milieu plus haute, le tout maçonné de sable (Thionville) ».

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Géographie[modifier | modifier le code]

La Moselle fait partie de la région Lorraine. Elle est entourée par les départements de Meurthe-et-Moselle et du Bas-Rhin ainsi que par l'Allemagne (Länder de Sarre et de Rhénanie-Palatinat) et le Luxembourg.

Chef-lieu : Metz.

Villes importantes : Thionville, Forbach, Sarreguemines, Saint-Avold, Creutzwald, Hayange, Hagondange, Bitche, Yutz, Freyming-Merlebach, Boulay-Moselle, Sarrebourg, Stiring-Wendel.

Cours d'eau principaux : la Moselle, la Sarre, la Seille, la Nied, l'Orne, la Fensch, le Conroy.

Environnement[modifier | modifier le code]

Hôtel de la monnaie à Vic-sur-Seille.
Casino et Pavillon de Geiger à Sarreguemines.

Le département est géographiquement organisé autour de la vallée de la Moselle. La région, couloir d'invasion depuis l'Antiquité, est longtemps restée une marche, entre Alsace et Nord, relativement pauvre jusqu'au XIXe siècle, et donc peu urbanisée et peu peuplée.

L'environnement y a d'abord souffert de l'industrialisation lourde liée aux gisements de fer de Lorraine, qui a artificialisé les vallées et bords de cours d'eau. Les industriels ont créé dans les vallées de vastes emprises foncières en achetant des terres aux agriculteurs et en profitant d'un droit d'eau qui était en France avantageux pour les riverains.

Les questions de dégradation de l'environnement sont devenues politiques dès la fin du XIXe siècle. Elles ont ensuite fait l'objet d'une sorte de consensus (la pollution étant une sorte de rançon acceptée de l'acier, gage de prospérité locale jusque dans les années 1960 avec la fragilisation de l'industrie métallurgique), selon R. Garcier[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Article de fond : Climat de la Moselle
Le climat en Moselle est océanique dégradé ou atténué à influence semi-continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais en fonction des vents dominants peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale).

Économie[modifier | modifier le code]

Article de fond: Économie de la Moselle

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Moselle.

Les habitants de la Moselle sont les Mosellans.

La Moselle est un département densément peuplé, dont le développement industriel a fait apparaître de nombreuses villes moyennes. Hormis Metz, principale ville possédant une très longue histoire, et dont l'agglomération s'étend de plus en plus loin le long de la Moselle, les autres grandes agglomérations sont Thionville et Forbach, qui doivent leur importance à la sidérurgie et à la houille. C'est ce qui explique aussi le recul de ces villes à partir des années 1970, avec la désindustrialisation. Thionville semble aujourd'hui avoir réussi sa reconversion et retrouvé la croissance (la ville, ancienne possession luxembourgeoise, bénéficie de la proximité du Grand-Duché de Luxembourg, grand pourvoyeur d'emplois). L'ouest de son agglomération ainsi que l'agglomération de Forbach sont encore en déclin relatif.

Entre ces grandes agglomérations s'est développé un réseau de villes secondaires, surtout dans le nord (Sarreguemines, Saint-Avold). Le sud du département, notamment le Saulnois, (qui fit autrefois partie de la Meurthe), est resté plus rural. La seule ville importante y est Sarrebourg.

Après avoir connu une très forte croissance de sa population dans les années 1950 et 1960, passant de 622 145 habitants en 1946 à 971 314 en 1968, la Moselle a connu un solde migratoire négatif, même si l'excédent naturel l'a compensé, de sorte que la population totale a continué à augmenter légèrement mais régulièrement, dépassant désormais le million d'habitants.

Originalité du bilinguisme mosellan[modifier | modifier le code]

Ancienne frontière linguistique de Moselle (vers 1630).
Frontière linguistique mosellane.
Situation des principaux dialectes franciques en Moselle

Plusieurs langues sont utilisées en Moselle.

Langues[modifier | modifier le code]

Les principales sont :

  • le français (langue officielle de la République)
  • l’allemand (ou « Hochdeutsch »). Son usage reste exceptionnel (offices religieux liés aux cultes, publications et chants)
  • les dialectes romans (en large déclin)
  • les 3 formes dialectales du francique lorrain qui font partie du groupe des langues germaniques du moyen-allemand occidental (ou « Westmitteldeutsch »). Il existe également tout à l'Est du département un usage ponctuel du dialecte alsacien qui se rattache au groupe des langues germaniques alémaniques. L’usage du dialecte francique (ou « Platt ») est également en long déclin.

- En 1790, le bilinguisme administratif est appliqué et l’usage du « Platt » est constant.

- En 1794 une loi (reprise plus tard par Napoléon Bonaparte) interdit tout acte officiel en une langue autre que le français. Néanmoins les archives et registres montrent certains écarts avec ce principe.

- 1850 : le français gagne du terrain mais le catéchisme et les cultes se font en allemand dans la Moselle de L'Est. La population cultivée lit invariablement des publications en français et en allemand. Le dialecte est la langue du quotidien.

- 1870 : à la suite de l’occupation allemande et de l’exode des quelques citoyens de la ville, la culture allemande commence à s’introduire peu à peu, des colons Allemands commencent à s’installer dans les villes qui s’industrialisent.

- 1872 : l’école devient tout à fait allemande. Le « Platt » reste la langue du quotidien.

- 1918 : le français s’impose au retour de la Lorraine à la France. L'enseignement se met en place progressivement en français.

- 1926 : les écoliers de Moselle-Est suivent encore 3 heures d’enseignement d’allemand par semaine. Le catéchisme et les cultes se font souvent en allemand. Le président Raymond Poincaré prônera un bilinguisme français/dialecte ce qui entraînera une réaction hostile des députés et des évêques. La situation restera inchangée jusqu’au début de la seconde guerre mondiale.

- 1940 : la Moselle est annexée au Troisième Reich. Les cours doivent se faire en allemand (« Hochdeutsch ») uniquement. Des enseignants de langue maternelle allemande sont mis en place dans de nombreuses écoles. Le français est interdit et son usage est verbalisé. Les actes se font désormais uniquement en allemand. Le dialecte (« Platt ») continue d’être utilisé par la population.

- Après 1945 : on assiste à une francisation forcée. Des instituteurs de langue française (comme l'illustrateur et écrivain Jean Morette) remplacent ceux mis en place par l'occupant. La loi de 1926 sur l’enseignement de l’allemand à l’école restera provisoirement suspendue jusqu’en 1972, date à laquelle l’enseignement de l’allemand réapparaîtra timidement au primaire (méthode Holderith). L'allemand est aussi utilisé parfois ponctuellement lors de certains cultes. Le dialecte (« Platt ») connaît un long déclin et ne survit que dans les échanges quotidiens de la population âgée et dans certaines manifestations populaires (théâtre, chants et poésies).

Le département de la Moselle ne constitue ainsi pas un ensemble culturel homogène, car à cheval sur ces deux régions linguistiques et culturelles qui composent la Lorraine administrative : la Lorraine thioise de langue francique ou Lorraine allemande, dite plus communément germanophone ou "de dialecte germanique", et la Lorraine francophone, dite "latine ou romane" et de "patois roman[17]". Une frontière linguistique coupe le département en deux parties quasi égales :

- l'Ouest : la Moselle romane de Metz.

- le Nord-Est : la Moselle francique et germanophone bordant l'Alsace, l'Allemagne et le Luxembourg.

Metz et les "pays" de Moselle francophone se reconnaissent dans leurs confrères meurthe-et-mosellans et meusiens par la culture, l'architecture (excepté l'épisode marquant de l'annexion de Metz à l'Allemagne) et le patois (le patois de Nancy étant de la même famille que le patois messin, tous les deux étant des patois romans). La pseudo-frontière "culturelle" qui séparerait la Moselle romane de la Meurthe-et-Moselle n'est donc qu'un leurre issu de l'annexion de 1870. Les ethnologues et historiens tracent cette frontière linguistique à 25 km à l'est de Metz. La Moselle est ainsi un territoire administratif partagé entre deux cultures et traditions : l'une romane (avec le particularisme de Metz et celui de Nancy) et l'autre francique.

On notera cependant les ravages de l'histoire : Nancy doit sa prospérité et notamment son université à l'annexion de Metz et de Strasbourg à l'Allemagne en 1871. Quatre fois, en l'espace de 75 ans, Metz perdit son élite et ses habitants les plus dynamiques. Cela eut un effet très négatif sur son développement. Un antagonisme virulent oppose encore les deux villes lorraines (cf les discussions sur la Gare de Lorraine TGV). Il se trouve encore des Nancéiens pour traiter les Messins de "Boches" à cause de l'annexion, et des Messins pour traiter les Nancéiens de "Polonais" à cause du roi Stanislas Leszczynski.

Les pays de Thionville, de Sarrebourg, de Boulay, de Saint-Avold, de Forbach, de Sarreguemines et de Bitche, quant à eux, ont une culture lorraine fortement influencée par les cultures, architectures et dialectes germaniques et partagent une proximité culturelle avec leurs voisins du Luxembourg, de la Sarre, du Palatinat et de l'Alsace. Les autochtones de cette partie de la Moselle ont eu, pendant longtemps, beaucoup plus de mal à s'identifier à leurs frères lorrains francophones de Metz et Nancy, provoquant un certain isolement de cette partie de la Moselle par rapport au reste de la région. L'appellation contemporaine de "Moselle-Est" utilisée pour désigner ce territoire culturel traduit bien cette distance.

La frontière linguistique séparant les deux Moselles ou plutôt, les deux Lorraines, à l'Est, est très nette. Ainsi, à 10 km à l'Est de Courcelles-Chaussy, la commune de Fouligny est considérée comme dernier village de Moselle romane avant la Moselle germanophone, pourtant en 2012 il persiste encore des locuteurs germanophones dans ce village, étant très âgés pour la plupart[18]. Après Fouligny, le prochain village est Marange-Zondrange, puis Zimming et enfin Bambiderstroff. Le changement de toponyme est radical. D'autre part, l'architecture du pays messin, marqué par des façades de pierre ocre (pierre de Jaumont) et de toit à pente relativement faible et propre au reste de la Lorraine romane, contraste très vite avec une architecture plus germanique. Les accents changent d'un village à l'autre. Ainsi les habitants de Fouligny ou de Herny, villages où l'on parlait le patois messin, n'ont pas l'accent germanique des habitants de Bambiderstroff, village de dialecte francique (germanique) et situé seulement 5 km plus loin. L'expression des anciens de Courcelles-Chaussy (pays messin) Après Fouligny, révise ton allemand ! traduit bien la ténacité de cette frontière linguistique.

Au nord de Metz, la frontière linguistique est floue et a, aujourd'hui, quasiment disparu pour se cantonner à l'ouest d'Algrange, qui est la commune la plus au sud-ouest de la zone germanophone de Thionville. il y a également les localités de Rédange, Russange et Nondkeil qui étaient germanophones a minima jusque dans les années 1980.

Aujourd'hui, certaines expressions péjorantes (désignant les patoisants ou ceux qui, héritiers de cette culture, en gardent un accent différencié) telles que les "Ja ja" ("Oui oui" en francique) ou bien l'expression de "Moselle allemande" perdurent dans l'aire traditionnelle des parlers d'oïl. De même, les personnes d'expression francique traitent non sans humour ces derniers de "Français de l'intérieur".

Mais plus qu'une confrontation, cette diversité reste un atout majeur pour cette région située au cœur de l'Europe.

Francisation[modifier | modifier le code]

Dans cette partie de la Moselle appelée la Moselle thioise ou allemande les suffixes -ingen des villages lorrains furent, au fil des siècles et par l'influence de la proximité avec la France, francisé en -ange. Ainsi Gandringen devint Gandrange et Hagondingen devint Hagondange. Ce phénomène s'observe également dans le nord de la Meurthe-et-Moselle (qui faisait partie du département de la Moselle avant 1870) et en Belgique ainsi qu'au sud du Luxembourg et dans quelques localités de Moselle germanophone proche de la frontière linguistique (alentours de la commune de Boulay-Moselle par exemple).
-ange étant la francisation la plus courrante des -ing/-ingen, il y a également d'autres cas en -in: Lorquin, Reclin, Lidrequin, Chevalin; en -ain: Barchain; en -gny: Fouligny, Ibigny, Hussigny; en -ey: Foulcrey; en -ville: Raville; en -court: Vaudoncourt, Vannecourt, Chicourt, Plappecourt, Holacourt, Gelucourt etc..

Voir :

Culture[modifier | modifier le code]

Opéra-Théâtre de Metz en pierre de Jaumont.

La vie culturelle mosellane est riche et variée : Metz, Amnéville...

Tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis plus de vingt ans le Conseil général de la Moselle a engagé une véritable politique de développement touristique dans le département. La réalisation de zones de loisirs, de structures d’hébergement (hôtels, gîtes…), ainsi que divers équipements touristiques et l’ouverture de sentiers de randonnée et de pistes cyclables ont permis d’accroître sensiblement la fréquentation touristique en Moselle.

Aux côtés du Conseil général, l'Agence de développement et de réservation touristiques de la Moselle (Moselle Tourisme) est chargée de mettre en œuvre certaines actions de promotion, de commercialisation. Moselle Tourisme est membre du Réseau national des destinations départementales De nombreux autres partenariats sont activés, en particulier avec les collectivités locales et les professionnels du tourisme. Moselle Tourisme est copropriétaire du Système d'information touristique - Lorraine (SITLOR), dont les objectifs sont la collecte de l'offre touristique régionale et sa diffusion auprès du grand public.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 1,8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Moselle dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Média[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

L’abbaye cistercienne de Villers-Bettnach. Porte Coislin datant du XVIIIe siècle.
Thionville à proximité du Luxembourg.

Radio[modifier | modifier le code]

Radios bilingues[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Labyrinthe végétal à Vigy : une représentation du Graoully en 2005.
Locomotive Krupp : 030 T 741, de 1931, du Chemin de Fer de la vallée de la Canner.

Télévision locale en TNT[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le CSA a lancé le 19 septembre 2007 une consultation auprès des acteurs publics et privés concernés afin de recueillir leurs remarques en vue de la diffusion hertzienne en mode numérique de télévisions locales (TNT).

Cette consultation avait également pour objet, dans le cadre de la préparation des futurs appels aux candidatures et de la planification en cours pour l'extension de la couverture de la TNT, de connaître les projets de télévisions locales existants ou en cours d'élaboration, en précisant la ou les zones concernées. Les contributions étaient attendues pour le 30 novembre 2007. Ont répondu : TV8 Moselle, Communauté d'agglomération Forbach Porte de France, département de la Moselle, Canal local Mosaïk,TV2M, canal local TV Cristal à Bitche, canal local à Bischwiller, Communauté de communes Freyming-Merlebach.

Au deuxième trimestre 2008, le CSA lancera un appel à candidature auquel devront répondre les intéressés.

Problématique de l’isofréquence[modifier | modifier le code]

Une seule et même chaîne, Mirabelle TV, existe sur le canal local TNT réservé sur le R1.

Cette même chaine doit diffuser sur les émetteurs : Forbach, Longwy, Metz et Verdun (en Meuse) et couvre le département de la Moselle, le nord de la Meuse, le sud du Luxembourg, l'ouest de L'Allemagne[19].

Le coût[modifier | modifier le code]

Diffuser sur quatre émetteurs TNT plus les réémetteurs a un coût élevé, qui représente la totalité du budget d'une chaine locale existante.

La durée des programmes[modifier | modifier le code]

Les chaînes locales existantes produisent, diffusent et rediffusent en moyenne 30 minutes de programmes quotidiens.

Cependant une syndicalisation des programmes permet l'échange entre chaînes de leurs émissions et de leurs reportages. Ainsi, les chaînes accroissent leur programmation mais les sujets échangés ne correspondent plus au bassin de population visé.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Moselle.

Le droit local[modifier | modifier le code]

Dans certains domaines comme la chasse, les associations, les religions, etc., le droit appliqué en Moselle, ainsi que dans les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, est un mélange de droit national et de droit local.

Religions[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Rabas à Vigy

De nos jours en Moselle, les cultes catholique, israélite[20], [21], protestant luthérien (ÉPCAAL) et protestant réformé (ÉPRAL)[22] sont toujours officiellement reconnus et financés par l'état (application du droit local)[23]

  • les ministres du culte (évêques, prêtres, pasteurs et rabbins) sont salariés par l’État
  • les collectivités territoriales participent au financement du culte paroissial
  • l’enseignement religieux est obligatoire (sauf dérogation demandée, réellement appliqué depuis les années 1980, par les parents et accordée de droit). Les dispenses érodent les fréquentations.
  • l’Université de Strasbourg accueille deux chaires de théologie, l’une catholique, l’autre protestante

Le culte de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, financièrement autonome, est représenté en Moselle avec deux paroisses : la paroisse de Metz et la paroisse de Forbach.

Administration[modifier | modifier le code]

Article de fond : Administration de la Moselle

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Les orgues en Moselle[modifier | modifier le code]

l'orgue Renaissance de la cathédrale de Metz

Avec 650 instruments répartis sur tout son territoire, la Moselle est le second département en France qui possède le plus grand nombre d’orgues. Trois facteurs d'orgues œuvraient déjà en terre mosellane au XVIe siècle mais c'est au courant du XIXe siècle que la Moselle compta jusqu'à 17 facteurs d'orgues différents qui bâtirent de précieux instruments sur son territoire. De nos jours cinq facteurs d'orgues encore en activité continuent d'enrichir le département en instruments de qualité. L'orgue le plus ancien du département est celui de la cathédrale Saint-Étienne de Metz qui date de 1537. Les grandes orgues les plus importantes du département (et qui figurent aussi parmi les grandes orgues rurales les plus importantes de France) sont celles d'Insming. Elles comportent 51 jeux. On note aussi des instruments plus modestes et historiques comme l'orgue personnel d'Albert Schweitzer qui est conservé à L'Hôpital au sein de la paroisse protestante.

Afin de conserver ce patrimoine unique, le Conseil Général de la Moselle a lancé un programme intitulé la "Route des Orgues" qui vise à restaurer, promouvoir et valoriser ces nombreux instruments souvent méconnus.

Châteaux, maisons-fortes, manoirs, ferme-châteaux[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge il existe de nombreux châteaux, fermes et églises fortifiées en pays messin.

Les grandes demeures féodales disparaissent avec la politique d’expansion territoriale vers l’est de Louis XIII et Louis XIV qui appliquent une politique de démantèlement et de destruction des édifices. La guerre de Trente Ans ruine une partie de la noblesse dont les possessions, vendues ou confisquées, sont attribuées à de nouveaux venus ou de récents anoblis[24]. Le château du Schossberg, le château de Turquestein ou celui de Faulquemont sont rasés en 1634 sur ordre de Richelieu, les deux châteaux d’Audun-le-Tiche en 1675, de même pour Lixheim, Sarralbe, Sarrebourg et Sarreguemines. Après la guerre de Trente Ans, disparaissent dans l’indifférence générale : le château du Falkenstein, ruiné par les troupes de Mansfeld en 1623, celui de Thicourt, incendié en 1635, le château des évêques d’Albestroff, le château de Créhange et celui de Fontoy, détruit en 1643. Le château de Raville est reconstruit fin XVIIe puis détruit à la Révolution. Le château de La Grange est reconstruit en 1731. À Hombourg-Haut, le château des évêques de Metz puis des ducs de Lorraine est entièrement détruit vers 1735. Le château de Château-Voué est partiellement détruit à partir de 1795. Le château médiéval d’Ottange, en partie détruit en 1671, fut entièrement démoli en 1734. Disparaissent également les châteaux d’Hingsange et de Guermange. Certains sont vendus comme bien nationaux à la Révolution : le château d’Imling en 1795, il est détruit peu après et sert de carrière de pierres ; le château de Frescaty à Moulins-lès-Metz, construit pour l’évêque de Metz, détruit en 1944, il sert aujourd’hui de terrain d’aviation à la ville de Metz. Certains châteaux du pays messin sont transformés en fermes comme à Ancerville ou le château-ferme de Prayelles à Augny[25].

Les troubles des périodes de guerre retardent, à de rares exceptions près, l’apparition du classicisme en Moselle au XVIIIe siècle, période de paix durant laquelle de nombreuses demeures sont remaniées ou reconstruites, en particulier par des officiers ou par des conseillers au parlement de Metz. À la fin de l’Ancien régime, dans les 250 maisons nobles — châteaux, maisons-fortes et manoirs —, existent en Moselle dont la moitié subsiste aujourd’hui[24].

Les guerres de l’époque contemporaine détruiront les châteaux de Colombey, incendié après la guerre de 1870, de Lorry-Mardigny (une partie subsiste), Sailly-Achâtel, Albestroff, Louvigny, Amanvillers, Lorry-lès-Metz, Arry, Coin-sur-Seille, Corny, Sillegny, Verny, Maizières victimes de la Seconde Guerre mondiale. Après les conflits, certains propriétaires préfèrent démolir plutôt que financer une réhabilitation ; les bâtiments abandonnés sont victimes du vandalisme. Le château d’Hayange, symbole de la famille de Wendel, est en partie démoli en 1935. Le château de Montois-la-Montagne est rasé vers 1950 au profit d’une cantine ouvrière. Le château de Reinange est rasé vers 1958-1960. Les châteaux de Florange, Francaltroff et Distroff sont aussi en ruine.

Certains chefs-d’œuvre du patrimoine architectural en péril sont restaurés à grand frais par les collectivités : le château de Malbrouck (originalement Schloss Meinsberg) ou le château de Courcelles. D’autres sont fidèlement entretenus par des familles respectueuses de la demeure ancestrale comme au château de Pange ou par une noblesse de cœur ayant envie de redonner une âme à ces monuments : Pouilly, Les Étangs, Mardigny ou le château de Landonvillers. Plusieurs sites sont en cours de sauvetage, par des associations ou autres initiatives, comme le château Saint-Sixte en restauration depuis 2007[26]. Le parc du château de Mercy sert de terrain pour la construction du nouvel hôpital au sud-est de Metz prévu pour 2012[25].

Le centre Pompidou-Metz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre Pompidou-Metz.

Inauguré le 12 mai 2010, ce bâtiment situé dans le centre-ville de Metz attire de nombreux visiteurs. Il accueille des expositions artistiques. Il est composé de 3 galeries superposées en forme de pavés sortant de son toit blanc aux formes rondes, d'où dépasse un mât.

Vins de Moselle[modifier | modifier le code]

La chapelle des Vignes (1875) et la croix de Mission, dans le vignoble de Marange.

Dans l'antiquité, le poète latin Ausone célèbre souvent la table et surtout, le vin, le vin de Bordeaux dont le château Ausone prendra le nom, mais aussi les vins de Moselle. Jacques Brel chantera également bien plus tard le vin de Moselle dans la chanson Jef. La Moselle fut très longtemps une terre de vignobles (cf Vignoble de Lorraine). L’irruption du phylloxéra à la fin du XIXe siècle, puis la signature de l’Armistice de 1918 qui sonna le glas des débouchés sur le marché allemand, ont provoqué un déclin certain de la vigne en terre mosellane. Néanmoins les coteaux mosellans continuent de produire un vin de qualité. Depuis 2010, le vin Moselle (AOC) est un AOC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1951, on recensa 44 600 bâtiments totalement détruits et 141 009 partiellement atteints.(1944-1945, Les années Liberté, ed. Le Républicain Lorrain, Metz, 1994.)

Références[modifier | modifier le code]

  1. L’arrondissement de Metz-Ville devient le Stadtkreis Metz, le Landkreis Metz incluant quant à lui l’arrondissement de Metz-Campagne et quelques cantons proches de la ville.
  2. Laurence Turetti, Quand la France pleurait l’Alsace-Lorraine, 1870-1914 : Les "provinces perdues" aux sources du patriotisme républicain, La Nuée Bleue, Strasbourg, 2008.
  3. 1914-18 : La grande guerre sur memorial-alsace-moselle.com
  4. Auteur de Die Katrin wird Soldat, un roman paru en 1930, dont l’intrigue se situe à Metz, et qui sera brûlé par les nazis pour son « pacifisme ».
  5. Alfred Pellon (1874-1949) dira à la fin de sa vie : « Nous autres Lorrains, nous n’avons pas de Patrie. »
  6. Jacques Lorraine, Les Allemands en France : la théorie du sang et la France, la zone interdite Est, la Bretagne, l’Alsace et la Lorraine, terre d’épreuve, éd. du Désert, 327 p. , Alger-Oran, 1943–1945.
  7. Meißner Otto, Elsaß und Lothringen, Deutsches Land, Verlkagsanstalt Otto Stollberg, 324 p. , Berlin, 1941.
  8. Jacques Lorraine, op. cit.
  9. Bernard Le Marrec, Gérard Le Marrec, Les années noires, la Moselle annexée par Hitler, Éditions Serpenoises, 1990, (ISBN 2-87692-062), p.25
  10. Le Marrec, op. cit., p.27
  11. Eugène Jager et Victor Starck, dans 39-45 dans nos villages, destin frontalier des communes de Château-Rouge, Heining, Oberdorff, Tromborn et Voelfing, 1997
  12. Le Marrec, op. cit., p.133
  13. Alfred Wahl (direction), "Les résistances des Alsaciens-Mosellans durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)", Metz, Centre régional universitaire lorrain d’histoire, 2006, compte-rendu du colloque organisé les 19 et 20 novembre 2004 à Strasbourg par les Universités de Metz et de Strasbourg et la Fondation entente franco-allemande
  14. "Bilan", in 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.54).
  15. Colin, Jean (Général) : Contribution à l'histoire de la libération de la ville de Metz; Les combats du fort Driant (Septembre-Décembre 1944), Académie nationale de Metz, 1963 (p.13).
  16. Romain Garcier, Thèse "La pollution industrielle de la Moselle française. Naissance, développement et gestion d'un problème environnemental, 1850-2000"
  17. http://c-ast-beun-anle.over-blog.com/
  18. http://www.culture-bilinguisme-lorraine.org/fr/platt/histoire-du-platt/82-cbl-zuz/cd-dialecte
  19. Carte du CSA concernant la zone de diffusion
  20. Mémoire des communautés juives de Moselle
  21. Présence juive en Moselle, 1610-1930
  22. Le passé protestant en Moselle
  23. http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3216.asp
  24. a et b Henry Bourceret, Châteaux de la Moselle, Nouvelles Éditions Latines, 32 p. (ISBN 978-2-7233-0021-6)
  25. a et b La Moselle aux 190 châteaux dans La Semaine, no 253.
  26. Château Saint-Sixte Freissthof — Travaux de restauration. Consulté le 11 juin 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]