Franche-Comté

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47°0′0″N 6°0′0″E / 47, 6

Franche-Comté
Détail
Détail
Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de France France
Préfecture Besançon
Départements Doubs (25)
Jura (39)
Haute-Saône (70)
Territoire de Belfort (90)
Chefs-lieux Besançon
Lons-le-Saunier
Vesoul
Belfort
Arrondissements 9
Cantons

Communes
116

1 785
Conseil régional Conseil régional de Franche-Comté
Présidente Marie-Guite Dufay (PS)
2010-2015
Préfet Stéphane Fratacci
ISO 3166-2 FR-I
Démographie
Gentilé Franc-Comtois
Population 1 171 763 hab. (2010)
Densité 72 hab./km2
Langue
régionale
Arpitan
Franc-comtois
Géographie
Superficie 16 202 km2
Localisation
Localisation de Franche-Comté
Liens
Site web http://www.franche-comte.fr

La Franche-Comté (prononcé [fʁɑ̃ʃ kɔ̃.te] ; Franche-Comtât en arpitan, Fraintche-Comtè en franc-comtois) est une région culturelle, historique et administrative française qui regroupe quatre départements : le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Avec une surface de 16 202 km2, la région représente 3 % du territoire français métropolitain. Les deux pôles urbains et économiques sont la préfecture régionale, Besançon, avec son agglomération, qui représente environ 245 000 habitants, et l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard, qui en comprend près de 310 000.

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Le nom de la région vient de l'expression franche comté de Bourgogne, comté pouvant être du féminin en ancien français (la Région Bourgogne actuelle, était le duché de Bourgogne). La Franche-Comté est une des rares régions françaises dont le territoire actuel correspond sensiblement à une ancienne province royale, même si, depuis le XXe siècle, la région inclut aussi le Territoire de Belfort, qui était initialement un pays traditionnel de langue d'oïl faisant partie de l'Alsace. Aujourd'hui le territoire de la Franche-Comté est constitué, principalement, de l'ancienne province de Franche Comté (ou Franche Comté de Bourgogne), du comté de Montbéliard et du Territoire de Belfort, partie de l'Alsace non annexée en 1871. Cette relative unité historique, marquée par l'autonomie importante dont a bénéficié la comté de Bourgogne par le passé (notamment sous les Habsbourg), explique la forte identité de la région.

Les habitants de Franche-Comté sont appelés les Francs-Comtois et les Francs-Comtoises. Le terme Comtois est également utilisé, comme dans la devise Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! ou pour désigner des symboles de la région, de même que le cheval comtois et l’horloge comtoise.

Sommaire

Origine du nom Franche-Comté [modifier]

Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1478 ; auparavant, on parlait du comté de Bourgogne.

La tradition rapporte que le comte de Bourgogne Renaud III (1126-1148) aurait refusé de prêter l’hommage à l’empereur germanique Conrad III (1093-1152), ce qui aurait valu le surnom de « Franc-Comte » lequel serait peut-être à l’origine du nom Franche-Comté, mais il faut attendre 1366 pour qu’un document officiel mentionne cette dénomination. Une autre origine est peut-être le fait que la région était une terre franche, c'est-à-dire exempte de taxes douanières.

Aujourd'hui, le nom commun « comté » est masculin, mais on dit toujours la Franche-Comté ou, en abrégé, la Comté.

Histoire de la Franche-Comté [modifier]

Louis XIV devant Besançon
Article détaillé : Histoire de la Franche-Comté.

Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l'Antiquité. À l'origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par les Francs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l'époque, du Saint-Empire romain germanique, du royaume de France ou du duché de Bourgogne et fut soumise par les rois d'Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n'est qu'en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d'annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l'époque.

Administration et politique [modifier]

La région de Franche-Comté est divisée en quatre départements, le Doubs étant le plus peuplé et le Territoire de Belfort le plus dense.

Départements de la Franche-Comté[1]
Département No  Population Densité de population Chef-lieu
Doubs 25 527 770 100 hab./km² Besançon
Jura 39 261 534 52 hab./km² Lons-le-Saunier
Haute-Saône 70 239 548 45 hab./km² Vesoul
Territoire de Belfort 90 142 911 233 hab./km² Belfort

La Franche-Comté est composée de 1 785 communes, dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km2 au lieu de 15).

Article détaillé : Politique en Franche-Comté.

Depuis les législatives de 2012, trois députés francs-comtois sont aux couleurs socialistes, un appartient au parti écologiste Europe-Ecologie-Les Verts et huit sont aux couleurs de l'UMP. Les Francs-Comtois ont voté pour 55,5 % des voix pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007. La région est présidée par Marie-Guite Dufay, du Parti socialiste.

Géographie [modifier]

Le Lac de Vouglans dans le Jura

Situation [modifier]

De par sa position au centre de l'Europe, et à l'Est de la France, la Franche-Comté est un passage obligé des mouvements à la fois humains et économiques. En effet, la région, frontalière avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie.

Topographie [modifier]

La Franche-Comté est une région montagneuse. Elle contient une partie importante du massif du Jura, en bordure avec la Suisse. Au nord de la région se trouve le massif des Vosges (une partie du Ballon d'Alsace se trouve en Franche-Comté). Les trois principaux sommets sont le Crêt Pela à 1 495 m dans le Jura, le mont d'Or culminant à 1463 m dans le département du Doubs et le Ballon d'Alsace culminant à 1 247 m dans le Territoire de Belfort. Les sommets les plus élevés du massif du Jura se situent en Suisse ou dans l'Ain.

Hydrographie [modifier]

La région possède 5 350 km de cours d'eau dont 4 549 km où la pêche est possible et 320 km de voies navigables. Les principales rivières de la région sont la Saône, l'Ain, la Cuisance, le Doubs, la Loue, l'Ognon, la Bienne, la Valouse, le Suran, la Seille, le Hérisson, la Savoureuse, l'Autruche, l'Allaine ou l'Allan (en France), le Lison. On y dénombre pas moins de quatre-vingts lacs et mille étangs, comme le lac des Rousses, lac de Chalain, lac du Vernois, lac de Lamoura, lac de Vesoul-Vaivre, lac de Saint-Point, lac de Remoray, lac de Bonlieu, lac de Narlay et le fameux lac de Vouglans qui est la troisième retenue artificielle française avec 605 millions de mètres cubes.

Écosystèmes, habitats naturels, faune, flore, fonge [modifier]

Sur 43 % de son territoire régional, soit 705 000 ha, on trouve de grandes forêts de hêtres, de chênes et de sapins dont certains peuvent se dresser jusqu'à 50 mètres. L'épicéa commun et le sapin blanc sont les arbres emblématiques du massif du Jura et leurs massifs résineux en font la plus grande sapinière européenne. La Franche-Comté est la deuxième région la plus boisée de France, derrière l'Aquitaine, dont (44,8 %) de la surface est couverte[2]. Avec plus de 700 000 hectares de forêt, et la plus grande sapinière d'Europe, la Franche-Comté possède aussi la seconde forêt de feuillus de France sur 22 000 ha, la forêt de Chaux.

Deux grands types d'écosystèmes dominent dans cette région ; forestiers et des lacs/étangs/tourbières qui offrent un refuge à une biodiversité élevée, dont de nombreux oiseaux, cerfs, sangliers, écureuils, chats sauvages. Le Grand Tétras, le milan royal, le lynx et enfin le retour du chamois sont emblématiques de la protection et de la restauration des habitats naturels dans la région. Certaines parties du territoire sont parfois confrontées au pullulement de campagnols des champs.

La fragmentation forestière et le morcellement écologique des milieux y sont moindres que dans d'autres régions, mais y existent. Pour la réduire et en réduire les effets, en février 2011[3],[4], La Région, avec la DREAL a commencé à élaborer son SRCE, dans le cadre de sa Trame verte et bleue, avec un « comités de préfiguration des comités régionaux « trames verte et bleue » » (Instance de proposition auprès de l'État et de la Région, co-élaborateurs du SRCE[5].

Population [modifier]

Article détaillé : Démographie de la Franche-Comté.

La population totale de la région était de 1 168 208 en 2009. La croissance démographique est d'environ 0,20 % par an entre 1990 et 1999[6] et 0,45 % par an entre 1999 et 2009[7]. D'un point de vue démographique, la Franche-Comté est relativement concentrée, avec d'un côté ses hauts plateaux et ses bassins relativement « vides » avec quelques villages et petites villes clairsemés. De l'autre côté, elle compte de grands bassins démographiques avec au nord les aires urbaines de Belfort et de Montbéliard, qui totalisent 275 343 habitants, et l'aire urbaine de Besançon avec 244 449 habitants, ce qui représente en tout 44 % de la population régionale. Besançon est la première unité urbaine de la région Franche-Comté avec 135 473 habitants, suivie de Montbéliard, 108 852 habitants et de Belfort, 80 853 habitants.

Principales villes [modifier]

Principales villes de Franche-Comté[8],[9]
Ville Département Population Aire urbaine
Besançon Doubs 116 914 244 449
Belfort Territoire de Belfort 50 078 112 693
Montbéliard Doubs 25 875 162 650
Dole Jura 24 629 65 377
Pontarlier Doubs 18 456 30 296
Lons-le-Saunier Jura 17 681 55 357
Vesoul Haute-Saône 15 761 59 244
Audincourt Doubs 14 825 Montbéliard
Valentigney Doubs 11 388 Montbéliard
Saint-Claude Jura 11 026 13 400
Héricourt Haute-Saône 10 349 Commune multipolarisée
(Belfort-Montbéliard)
Lure Haute-Saône 8 325 11 984
Champagnole Jura 8 077 14 377
Luxeuil-les-Bains Haute-Saône 7 248 15 534
Morteau Doubs 6 700 9 473
Gray Haute-Saône 6 016 18 258
Bethoncourt Doubs 5 971 Montbéliard
Delle Territoire de Belfort 5 916 10 426 (partie française)
Seloncourt Doubs 5 922 Montbéliard
Morez Jura 5 154 7 507
Baume-les-Dames Doubs 5 315 5 534
Valdoie Territoire de Belfort 5 165 Belfort
Valdahon Doubs 5 088 5 140
Beaucourt Territoire de Belfort 5 060 Montbéliard

Économie [modifier]

Article détaillé : Économie de la Franche-Comté.

Agriculture [modifier]

La production agricole s’appuie sur l’élevage bovin (Montbéliarde) et la production de fromages (le Comté, le Mont d'Or, le Morbier, le bleu de Gex, la Cancoillotte). Parmi ces fromages, quatre sont des AOC.

La culture de céréales (144 380 ha) et d’oléagineux (38 450 ha) [10] est significative.

La région possède également des vignobles qui produisent des vins d’exception. La Franche-Comté est la seule région viticole du monde à produire cinq sortes de vins bien distinctes: les rouges, les blancs, les rosés, les jaunes et les vins de paille.

Enfin, la forêt comtoise qui recouvre 44 % du territoire. De ce point de vue, la Franche-Comté conserve la 2e place parmi les régions métropolitaines, derrière l'Aquitaine.

Industrie [modifier]

Logo de l'entreprise Alstom sur une locomotive BB 27300

La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, 6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire et le taux de chômage s'élevait à 8,5 %. Le PIB par habitant en 2002 y était de 21 897 €. Elle est également la plus exportatrice de France. En 2003, le PIB franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards d'euros[11] soit 1,6 % du PIB national. Le PIB de la région croît à un rythme moyen de 2 % par an.

Le pôle urbain Belfort-Montbéliard est un pôle d'excellence véhicule du futur en lien avec la région Alsace. Il s'agit du centre industriel de la région Franche-Comté, essentiellement destiné à l'automobile et au TGV. Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13 841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement la Peugeot 308, la Peugeot 3008 et la nouvelle Peugeot 5008 ainsi que la citroën DS5 depuis 2012. Il est aussi le premier employeur de la région. L'automobile se voit être le fleuron de l'industrie, Peugeot et ses autres filiales y représentent jusqu'à 10 % de la production de France.

À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que dans les générateurs et turbines industriels, ainsi que General Electric (GE Energy Products Europe) pour les turbines à gaz.

Alstom est également présent à Ornans, où l'usine du groupe conçoit et fabrique les moteurs de traction expédiés ensuite dans les autres sites, comme à Belfort ou Reichshoffen , où sont fabriqués les Régiolis

La ville de Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques.

Tourisme [modifier]

La station de Métabief
Musée de l'aventure Peugeot à Sochaux

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabief principalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d'Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d'avril à septembre.

Sites de Franche-Comté enregistrant plus de 100 000 entrées[12]
Sites Entrées Département
Citadelle de Besançon 248 704 25
Dino-Zoo du Doubs-Gouffre de Poudrey 152 064 25
Ballon d'Alsace 138 274 90
Saline royale d'Arc-et-Senans 126 884 25
Citadelle de Belfort 117 316 90

Malgré la position frontalière de la région, la Franche-Comté accueille environ 1,7 % des séjours français[13], aussi bien pour les séjours courts que les longs.

Touristes étrangers[14]
Pays d'origine Milliers de nuitées
Hôtellerie Camping-Caravaning
Drapeau : France France 1 578 447
Drapeau : Allemagne Allemagne 134 147
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni,
Drapeau : Irlande Irlande
44 477
Drapeau : Suisse Suisse 51 35
Drapeau : Belgique Belgique,
Drapeau : Luxembourg Luxembourg
50 32
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 35 478
Drapeau : Italie Italie,
Drapeau : Grèce Grèce
30 3
Drapeau : Espagne Espagne,
Drapeau : Portugal Portugal
5 2

Transports [modifier]

Axes de communication en Franche-Comté.

Le réseau routier comtois est assez développé, l'A36 (la Comtoise) est sur l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace avec Lyon et plus loin Marseille. Cette autoroute dessert Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole, les villes les plus importantes de la région. L'A39 relie Dijon à Bourg-en-Bresse via Lons-le-Saunier.

La Franche-Comté est couverte par le réseau ferré TER Franche-Comté. Le réseau ferré est également structuré suivant un axe comparable (ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg - Lyon). Le reste du territoire bénéficie d'une offre de transport en commun plus faible ou parfois inexistante. Avec l'arrivée en 2011 de la LGV Rhin-Rhône en Franche-Comté, deux gares sont construites dans la région, la gare de Belfort - Montbéliard TGV et la gare de Besançon Franche-Comté TGV.

Le réseau fluvial est lui aussi orienté sur un axe comparable (du nord-est à l'ouest de la région) avec le canal Rhin-Rhône.

La région Franche-Comté est desservie par le seul aéroport de Dole - Tavaux. De nombreux aérodromes desservent cependant la région. Le nord de la région Franche-Comté jouit de la proximité de l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ 65 km de Belfort tandis que le sud de la région bénéfice de la proximité de l'aéroport international de Genève-Cointrin n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de Morez.

Éducation [modifier]

Article détaillé : Académie de Besançon.

218 450 élèves étaient scolarisés en 2004. La région possède un potentiel dans le secteur de la recherche. On trouve à Besançon l'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) ou encore l'UTBM, l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard à Belfort-Montbéliard.

En matière de formation supérieure, on trouve à Belfort l'ESTA (Ecole Supérieure des Technologies et des Affaires) qui existe depuis 1986 (voir: http://www.esta-belfort.fr).

L'Université de Franche-Comté est principalement située à Besançon. Elle compte :

Sites et monuments [modifier]

Sites naturels [modifier]

  • Le Parc naturel régional du Haut-Jura situé dans le sud-ouest du massif du Jura.
  • Les Cascades du Hérisson, les plus remarquables du Jura. Ces cascades sont particulièrement impressionnantes au moment de la fonte des neiges ou lorsqu'elles sont gelées lors des grands froids.
  • Le Ballon d'Alsace, 1 247 mètres d'altitude, sommet de la partie sud de la chaîne des Vosges. Il est situé aux confins de l'Alsace, de la Franche-Comté et de la Lorraine, au cœur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
  • Le lac de Saint-Point aussi connu sous le nom de lac de Malbuisson, situé dans le Doubs. Il est l'un des plus grands lacs naturels de France. Le lac de Remoray, réserve naturelle, qui jouxte le lac Saint-Point.
  • Le lac de Vouglans, situé dans le Jura. Il est la troisième retenue artificielle française avec 620 millions de m³ après Serre-Ponçon qui est deux fois plus importante (1 200 millions de m³) et le lac de Sainte-Croix (760 millions de m³). Un barrage (voûté à double courbure) a été installé par EDF entre 1964 et 1969.
  • La reculée de Baume-les-Messieurs.
  • La source de la Loue et la Source du Lison
  • Le saut du Doubs.
  • Le Mont d'Or et d'autres sommets du massif du Jura.
  • De nombreuses grottes : le gouffre de Poudrey (la plus vaste salle souterraine aménagée en France et qui compte parmi les dix plus importantes d'Europe) ; la grotte d'Osselle (son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font une grotte classée parmi les plus étonnantes grottes mondiales ; c'est également la plus ancienne caverne touristique connue, avec celle d'Antyparos en Grèce) ; la grotte de la Glacière (unique en Europe, le seul lieu où l'on peut voir de la glace à 525 mètres d'altitude en été) ; la grotte des Moidons ; la grotte de Baume Les Messieurs ; la grotte des Planches ; la grotte Sainte-Anne...
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Monuments [modifier]

Héritière d'une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments :

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Culture [modifier]

Langues [modifier]

Franc-comtois [modifier]

Le franc-comtois[16] est une langue romane appartenant à la famille des langues d'oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d'un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura (Suisse) ainsi qu'une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l'ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan [modifier]

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l'ensemble linguistique « arpitan » [17].

L'arpitan constitue l'une des trois grandes langues romanes avec l'occitan (langue d'oc) et le groupe des langues d'oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d'oïl et la langue d'oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe une variante dialectale parlée dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien.

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

Architecture traditionnelle [modifier]

  • Le symbole le plus marquant de la Franche-Comté (parce que visible) est sans aucun doute le clocher comtois dit clocher à dôme à impériale. Il existe 665 clochers de ce type (forme généralisée du XVIIIe à mi-XIXe siècle), tous différents les uns des autres par leur taille et surtout leur couverture. Cette dernière est faite de tavaillons ou de plaques de métal dans les régions froides et enneigées, et de tuiles plates vernissées dans les plaines. Les différentes couleurs vives de ces tuiles permettent d'obtenir des motifs géométriques et de différencier les villages les uns des autres. Plusieurs exemples de couverture en tuiles vernissées existent aussi sur des bâtiments publics anciens, l'hôtel de ville de Gray par exemple.
  • Les Fermes à tuyé sont des habitations typiques de la région. Ces fermes sont de taille importante car elles devaient protéger les hommes et les animaux pendant tout l’hiver. On appelait « tuyé » l'immense cheminée en bois pyramidale sur le toit, mais aussi la pièce qui servait jadis de fumoir.

Gastronomie [modifier]

Le Comté
Article détaillé : Cuisine franc-comtoise.

La cuisine traditionnelle franc-comtoise repose sur les spécialités du terroir :

Art [modifier]

Folklore [modifier]

Musées [modifier]

Personnalités liées à la région [modifier]

Louis Pasteur est né en 1822 à Dole (Tableau d'Albert Edelfelt)

Cadet Rousselle, Gustave Courbet, Victor Hugo, le pape Calixte II, Louis Pasteur, Georges Cuvier, Tristan Bernard, Pierre Vernier, Nicolas Perrenot de Granvelle, Antoine Perrenot de Granvelle, Raymond Blanc, Rouget de Lisle.

Emblèmes et devise [modifier]

Il existe un certain nombre d'emblèmes francs-comtois dont beaucoup sont tirés des diverses racines historico-culturelles de la région (Bourgogne, Empire Germanique, etc.)[18]

  • La Croix de Bourgogne fait partie de l'héritage bourguignon légué à la Franche-Comté après la chute des ducs-comtes de Bourgogne. Cet emblème régional est fréquemment arboré par les Comtois. La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (° 28 mai 1371 à Dijon - † 10 septembre 1419). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne. En tant qu'emblème de la grande Bourgogne, cet emblème est aussi fréquemment employé en Franche-Comté.
  • Les Armoiries de Franche-Comté: D'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout au même titre que son drapeau.
  • Le drapeau de Franche-Comté, fut choisi par Othon IV en 1279 pour se rapprocher de la France, il perdra ce sens avec le temps pour devenir et rester l'emblème comtois par excellence. On le retrouve sur le sceau du Parlement de Dole ainsi que sur les armoiries d'un grand nombre de villes de Franche-Comté telles Dole, Vesoul, Luxeuil, Ornans... La couleur azur exprime la fidélité, l'or l'intelligence et le prestige, et le rouge (le gueules en langage héraldique) le désir de servir sa patrie. Les billettes d'or sont là pour rappeler l'omniprésence des forêts en pays comtois. Pour être authentique, le lion doit avoir un sexe, les griffes et la langue rouges et une couronne, soulignant la souveraineté de la Comté.
  • L'Aigle germanique de gueules, à l'aigle éployée d'argent a été reprise par les premiers comtes de Bourgogne qui étaient vassaux du Saint-Empire romain germanique sur leur écu. Il fut plus tard remplacé par le lion d'Othon présent sur la drapeau franc-comtois. On retrouve aussi l'aigle sur les armoiries actuelles de Besançon. Dépendant directement du Saint Empire pendant des siècles bien que le reste de la Comté demeurait autonome, la ville conserva l'aigle noire sur ses armes.
  • Les ramures de cerf des Wurtemberg sont l'héritage d'une histoire marquée par la Maison de Wurtemberg, les Trois demi-ramures de cerf de sable apparaissent sur les blasons de plusieurs villes du Pays de Montbéliard, rappelant le passé original de cette terre protestante.
  • La devise de la Franche-Comté : Comtois, rends-toi ! – Nenni, ma foi, symbolise l'opiniâtreté et la détermination du Comtois.
  • La devise du drapeau comtois : Là où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi !
  • En 2010, une pièce de 10 € en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Franche-Comté. Elle représente le drapeau armorié et la carte de la région. Elle a cours légal dans toute la France.

Notes et références [modifier]

  1. Source : Insee, recensement de la population 2009
  2. Insee, Connaître la Franche-Comté 2009
  3. Trame verte et bleue / Schéma régional de cohérence écologique, sur Fédération des parcs naturels régionaux de France, DREAL Franche-Comté / Région Franche-Comté, 3 février 2011
  4. La trame verte et bleue franc-comtoise est lancée, sur Fédération des parcs naturels régionaux de France, DREAL Franche-Comté / Région Franche-Comté, 21 février 2011
  5. Groupe d'échange Trame verte et bleue Newsletter 7, mai 2011
  6. Évolution et structure de la population de la Franche-comté Insee, recensement de la population
  7. voir Taux de croissance annuel moyen
  8. Source : Insee, recensement de la population 2009
  9. La population des aires urbaines est calculée d'après les nouvelles AU 2010 de l'Insee
  10. DRAAF Besançon, Service régional de l'information statistique et économique, Mémento de la statistique agricole édtion 2010, p. 14
  11. Le PIB Franc-comtois en 2003 Insee, 2006
  12. Bilan : chiffres en 2010, sur sur le site de l'Observatoire régional du tourisme en Franche-Comté. Consulté le 13 mai 2012.
  13. L'attractivité de la Franche-Comté Insee, mai 2006
  14. Source: Insee 2002 ; Comité régional du tourisme
  15. Site de l'ENSMM
  16. Le franc-comtois
  17. L'arpitan
  18. Les emblèmes de Franche-Comté

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • Guy Louis Anguenot, Nouvelles comtoises
  • Denis Maraux et Véronique Vuillemin-Filippi, Franche-Comté, Déclics, 2004 (ISBN 2-84768-053-5)
  • Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989 (ISBN 978-2-213-02339-7)
  • René Tournier, Willibald Sauerläder, Raymond Oursel, Franche-Comté romane, Zodiaque la nuit des temps, 1979, 337 p. 
  • Collectif, Franche-Comté, Paris, Monuments historiques, 1978, 99 p. (ISSN 0153-3673).
    Revue n°2
     
  • Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Paris, 1851

Liens externes [modifier]