Franche-Comté

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Franche-Comté
Détail
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Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Besançon
Départements Doubs (25)
Jura (39)
Haute-Saône (70)
Territoire de Belfort (90)
Chefs-lieux Besançon
Lons-le-Saunier
Vesoul
Belfort
Arrondissements 9
Cantons

Communes
116

1 785
Conseil régional Conseil régional de Franche-Comté
Présidente Marie-Guite Dufay (PS)
2010-2015
Préfet Stéphane Fratacci
ISO 3166-2 FR-I
Démographie
Gentilé Franc-Comtois
Population 1 173 440 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Langues
régionales
Franc-comtois
Arpitan
Géographie
Superficie 16 202 km2
Localisation
Localisation de Franche-Comté
Liens
Site web http://www.franche-comte.fr

La Franche-Comté (prononcé [fʁɑ̃ʃ kɔ̃.te ] ; Fraintche-Comtè en franc-comtois, Franche-Comtât en arpitan) est une région culturelle, historique et administrative de l'Est de la France métropolitaine. Elle comptait 1 173 440 habitants en 2011 selon l'Insee, regroupant ainsi près de 2 % de la population française. La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, et son taux de chômage, jusqu'à l'arrivée de la crise, était inférieur depuis plus de vingt ans au taux national[1]. Elle a pour préfecture Besançon, capitale historique et ville la plus importante de la région.

Située au cœur de l'Europe élargie, la Franche-Comté est un passage obligé des flux à la fois humains et économiques. En effet, la région, frontalière avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie. Son réseau routier est assez développé. Des routes départementales maillent l'ensemble du territoire comtois composé de nombreuses petites communes (95 % ont moins de 2 000 habitants). Son réseau ferré est en plein développement avec l'ouverture programmée en 2011 de la branche est de la LGV Rhin-Rhône.

La Franche-Comté est une des rares régions françaises dont le territoire actuel correspond sensiblement à une ancienne province royale. Cette relative unité historique, marquée par l'autonomie importante dont a bénéficié la région par le passé (notamment sous les Habsbourg), explique sa forte identité. Aujourd'hui le territoire franc-comtois est constitué, principalement, de l'ancienne province de Franche-Comté, du comté de Montbéliard et du Territoire de Belfort (partie de l'Alsace non annexée en 1871), et est divisé en quatre départements : le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort.

Les habitants de Franche-Comté sont appelés les Francs-Comtois et les Franc-Comtoises[2]. Le terme Comtois est également utilisé, comme dans la devise régionale Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ![3] ou pour désigner des symboles de la région, de même que le cheval comtois et l'horloge comtoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Franche-Comté.

Situation[modifier | modifier le code]

De par sa position au centre de l'Europe, et à l'Est de la France, la Franche-Comté est un passage obligé des mouvements à la fois humains et économiques. En effet, la région, qui dispose d'une frontière longue de 230 km avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est riche en argile et en grès, mais aussi en ressources exploitées par l'Homme. Du sel est extrait dans le département du Jura. Des mines métalliques sont exploités dans les quatre départements. Enfin, la région repose sur le vaste Bassin houiller des Vosges et du Jura qui est resté en grande partie inexploité. Des mines voit le jour en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle, les plus importantes étant les houillères de Ronchamp.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le territoire franc-comtois offre une grande variété d'ensembles topographiques et de paysages naturels. L'est de la région est montagneux. Il abrite le massif du Jura pour l'essentiel, en bordure avec la Suisse, et une petite partie de celui des Vosges sur sa pointe nord (une partie du Ballon d'Alsace se trouve en Franche-Comté). En allant vers l'ouest, le relief s'atténue par étages formant deux plateaux menant aux vallées du Doubs puis de la Saône. Les trois principaux sommets sont le Crêt Pela à 1 495 m dans le Jura, le mont d'Or culminant à 1 463 m dans le département du Doubs et le Ballon d'Alsace culminant à 1 247 m dans le Territoire de Belfort. Les sommets les plus élevés du massif du Jura se situent en Suisse ou dans l'Ain.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La région possède 5 350 km de cours d'eau dont 4 549 km où la pêche est possible et 320 km de voies navigables. Les principales rivières de la région sont la Saône, l'Ain, la Cuisance, le Doubs, la Loue, l'Ognon, la Bienne, la Valouse, le Suran, la Seille, le Hérisson, la Savoureuse, l'Autruche, l'Allaine ou l'Allan (en France), le Lison. On y dénombre pas moins de quatre-vingts lacs et mille étangs, comme le lac des Rousses, lac de Chalain, lac du Vernois, lac de Lamoura, lac de Vesoul-Vaivre, lac de Saint-Point (3e plus grand lac naturel de France), lac de Remoray, lac de Bonlieu, lac de Narlay et le fameux lac de Vouglans qui est la troisième retenue artificielle française avec 605 millions de mètres cubes.

Environnement et écologie[modifier | modifier le code]

Sur 43 % de son territoire régional, soit 705 000 ha, on trouve de grandes forêts de hêtres, de chênes et de sapins dont certains peuvent se dresser jusqu'à 50 mètres. L'épicéa commun et le sapin blanc sont les arbres emblématiques du massif du Jura et leurs massifs résineux en font la plus grande sapinière européenne. La Franche-Comté est la deuxième région la plus boisée de France, derrière l'Aquitaine, dont (44,8 %) de la surface est couverte[4]. Avec plus de 700 000 hectares de forêt, elle est la plus grande sapinière d'Europe, et possède aussi la seconde forêt de feuillus de France sur 22 000 ha, la forêt de Chaux.

Deux grands types d'écosystèmes dominent en Franche-Comté ; forestiers et des lacs/étangs/tourbières qui offrent un refuge à une biodiversité élevée, dont de nombreux oiseaux, cerfs, sangliers, écureuils, chats sauvages. Le Grand Tétras, le milan royal, le lynx et enfin le retour du chamois sont emblématiques de la protection et de la restauration des habitats naturels dans la région. Certaines parties du territoire sont parfois confrontées au pullulement de campagnols des champs.

La fragmentation forestière et le morcellement écologique des milieux y sont moindres que dans d'autres régions, mais y existent. Pour la réduire et en réduire les effets, en février 2011[5],[6], La Région, avec la DREAL a commencé à élaborer son SRCE, dans le cadre de sa Trame verte et bleue, avec un « comités de préfiguration des comités régionaux « trames verte et bleue » » (Instance de proposition auprès de l'État et de la Région, coélaborateurs du SRCE[7].

Principales villes[modifier | modifier le code]

Les deux pôles urbains et économiques sont la préfecture régionale, Besançon, avec son agglomération, qui représente environ 245 000 habitants, et l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard, qui en comprend près de 310 000.

Principales villes de Franche-Comté, classées par aire urbaine[8],[9]
Ville Département Population Aire urbaine
Besançon Doubs 116 914 244 449
Montbéliard Doubs 25 875 162 650
Belfort Territoire de Belfort 50 078 112 693
Dole Jura 24 629 65 377
Vesoul Haute-Saône 15 761 59 244
Lons-le-Saunier Jura 17 681 55 357
Pontarlier Doubs 18 456 30 296
Gray Haute-Saône 6 016 18 258
Luxeuil-les-Bains Haute-Saône 7 248 15 534
Champagnole Jura 8 077 14 377
Saint-Claude Jura 11 026 13 400
Lure Haute-Saône 8 325 11 984
Delle Territoire de Belfort 5 916 10 426 (partie française)
Morteau Doubs 6 700 9 473

Axes de communication et transports[modifier | modifier le code]

carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Axes de communication francs-comtois.

Le réseau routier comtois est assez développé, l'A36 (la Comtoise) est sur l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace avec Lyon et plus loin Marseille. Cette autoroute dessert Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole, les villes les plus importantes de la région. L'A39 relie Dijon à Bourg-en-Bresse via Lons-le-Saunier.

La Franche-Comté est couverte par le réseau ferré TER Franche-Comté. Le réseau ferré est également structuré suivant un axe comparable (ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg - Lyon). Le reste du territoire bénéficie d'une offre de transport en commun plus faible ou parfois inexistante. Avec l'arrivée en 2011 de la LGV Rhin-Rhône en Franche-Comté, deux gares sont construites dans la région, la gare de Belfort - Montbéliard TGV et la gare de Besançon Franche-Comté TGV.

Le réseau fluvial est lui aussi orienté sur un axe comparable (du nord-est à l'ouest de la région) avec le canal Rhin-Rhône.

La région Franche-Comté est desservie par le seul aéroport de Dole-Jura. De nombreux aérodromes desservent cependant la région. Le nord de la région Franche-Comté jouit de la proximité de l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ 65 km de Belfort tandis que le sud de la région bénéfice de la proximité de l'aéroport international de Genève-Cointrin, qui n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de Morez.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la région vient de l'expression franche comté de Bourgogne, comté pouvant être du féminin en ancien français[10] (la Région Bourgogne actuelle, était le duché de Bourgogne). Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1478 ; auparavant, on parlait du comté de Bourgogne.

La tradition rapporte que le comte de Bourgogne Renaud III (1126-1148) aurait refusé de prêter l’hommage à l’empereur germanique Conrad III (1093-1152), ce qui lui aurait valu le surnom de « Franc-Comte », lequel serait peut-être à l’origine du nom Franche-Comté. Cependant, l'historien Auguste Castan montre qu'il faut attendre 1366 pour qu’un document officiel mentionne cette dénomination, qui plus est sous la forme « France-Comté », un terme utilisé pour la première fois par la comtesse Marguerite III de Flandre. Au XVe siècle, les actes officiels étaient signés dans les Flandres, où le « c » se prononçait « ch », ce qui expliquerait alors la genèse du terme « Franche-Comté »[11].

Une autre origine est peut-être le fait que la région était une terre franche, c'est-à-dire exempte de taxes douanières envers l'Empire germanique, après qu'elle y a été rattachée en 1026.

Aujourd'hui, le nom commun « comté » est masculin, mais on dit toujours la Franche-Comté ou, en abrégé, la Comté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Louis XIV devant Besançon
Article détaillé : Histoire de la Franche-Comté.

Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l'Antiquité. À l'origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par les Francs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l'époque, du Saint-Empire romain germanique, du royaume de France ou du duché de Bourgogne et fut soumise par les rois d'Espagne de la maison de Habsbourg. Ce n'est qu'en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française, après une première tentative d'annexion, menée par Louis XIII, la terrible « guerre de 10 ans » (1635-1644), au cours de laquelle périrent plus de la moitié des Comtois de l'époque.

Préhistoire, Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Burgondes.

Des signes d'occupation humaine datant d'environ 700 000 ans ont été retrouvés dans la vallée supérieure de la Saône, le versant sud des Vosges, la Trouée de Belfort, la bordure occidentale et les premiers plateaux du Jura. Ces hommes taillaient des pierres, confectionnaient des armes en silex ou en os et vivaient dans des cavernes. Une dent d'enfant datant de 400 000 ans a également été découverte à Vergranne, près de Baume-les-Dames. Ces découvertes attestent de la présence de l'homme en Franche-Comté au paléolithique inférieur.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'éphémère réunion au royaume de France[modifier | modifier le code]

La Franche-Comté des Habsbourg[modifier | modifier le code]

La reconquête française[modifier | modifier le code]

La Franche-Comté française[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La région de Franche-Comté est divisée en quatre départements, le Doubs étant le plus peuplé et le Territoire de Belfort le plus dense.

Départements de la Franche-Comté[8]
Département No  Population Densité de population Chef-lieu
Doubs 25 527 770 100 hab./km² Besançon
Jura 39 261 534 52 hab./km² Lons-le-Saunier
Haute-Saône 70 239 548 45 hab./km² Vesoul
Territoire de Belfort 90 142 911 233 hab./km² Belfort

La Franche-Comté est composée de 1 785 communes, dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km2 au lieu de 15).

Article détaillé : Politique en Franche-Comté.

Depuis les législatives de 2012, trois députés francs-comtois sont aux couleurs socialistes, un appartient au parti EELV et huit sont aux couleurs de l'UMP. Les Francs-Comtois ont voté pour 55,5 % des voix pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007. La région est présidée par Marie-Guite Dufay, du Parti socialiste.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Franche-Comté.

La population totale de la région était de 1 168 208 en 2009. La croissance démographique est d'environ 0,20 % par an entre 1990 et 1999[12] et 0,45 % par an entre 1999 et 2009[13]. D'un point de vue démographique, la Franche-Comté est relativement concentrée, avec d'un côté ses hauts plateaux et ses bassins relativement « vides » avec quelques villages et petites villes clairsemés. De l'autre côté, elle compte de grands bassins démographiques avec au nord les aires urbaines de Belfort et de Montbéliard, qui totalisent 275 343 habitants, et l'aire urbaine de Besançon avec 244 449 habitants, ce qui représente en tout 44 % de la population régionale. Besançon est la première unité urbaine de la région Franche-Comté avec 135 473 habitants, suivie de Montbéliard, 108 852 habitants et de Belfort, 80 853 habitants.

Immigration[modifier | modifier le code]

Origine des immigrés de Franche-Comté.

En 1999, la Franche-Comté comptait 65 541[14] immigrés où 1/3 étaient français par acquisition. 5,9 % de la population franc-comtoise est immigrée contre 7,4 % au niveau national. Bien que la part des immigrés soit stable depuis 1975 en France métropolitaine, elle a diminué de 1,4 point dans la région. Bien que le Territoire de Belfort soit le département le moins peuplé, il reste néanmoins le seul où la moyenne d'immigrés est comparable à celle de la France. Les immigrés sont surtout présents dans les grandes villes telles Besançon, Belfort et Montbéliard.

Les 5 pays d'origine les plus représentés sont le Maroc (15,7 %), l'Algérie (14,1 %), le Portugal (13,9 %), l'Italie (12 %) et la Turquie (10,6 %). Ils représentent à eux seuls près des 2/3 des immigrés francs-comtois. On décèle aussi une importante proportion d'immigrés originaires de l'ex-Yougoslavie : 4,8 % alors qu'ils ne sont que 1,7 % au niveau national.

Les premières vagues d'immigration, au début du XXe siècle, sont d'origine européenne : les Italiens seraient les premiers à arriver dans la région dès les années 1920, puis arrivent les Polonais. Les Portugais sont arrivés plus tardivement, dès la fin des années 1950 seulement, mais leur nombre augmente nettement jusqu'aux années 1970. Les Maghrébins sont arrivés fin de la Seconde Guerre mondiale, composés quasiment que d'Algériens ; les Marocains n'arrivent qu'en petit nombre, cela jusqu'en 1969 où on enregistre cette année plus d'arrivées marocaines que d'algériennes. L'immigration maghrébine n'a ensuite cessé de diminuer. Les Turcs ont maintenu leurs arrivées soutenues dès les années 1970 jusqu'au début des années 1980.

Entre 1975 et 1999, la population immigrée a diminué de 14 % alors que la population franc-comtoise progressait de 5,7 %. Ainsi, le nombre d'immigrés est de 5,9 %, alors qu'il était de 7,3 % avant.

Part des immigrés à travers les quatre départements de Franche-Comté.

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Académie de Besançon.

218 450 élèves étaient scolarisés en Franche-Comté en 2004. La région possède un potentiel dans le secteur de la recherche. On trouve à Besançon l'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) ou encore l'UTBM, l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard à Belfort et à Montbéliard. En matière de formation supérieure, on trouve à Belfort l'ESTA (École Supérieure des Technologies et des Affaires) qui existe depuis 1986.

L'Université de Franche-Comté est principalement située à Besançon. Elle compte 22 800 étudiants répartis sur six unités de formation et de recherche (UFR), dont cinq à Besançon et un à Belfort à Montbéliard, deux instituts universitaires de technologie (IUT) (Besançon-Vesoul et Belfort-Montbéliard), 920 élèves ingénieurs à l'ENSMM et 2 550 étudiants à l'UTBM.

Personnalités franc-comtoises[modifier | modifier le code]

Louis Pasteur est né en 1822 à Dole (Tableau d'Albert Edelfelt)

Cadet Rousselle, Gustave Courbet (peintre), Victor Hugo (écrivain), le pape Calixte II, Louis Pasteur ( scientifique :vaccination), Georges Cuvier, Tristan Bernard, Pierre Vernier, Nicolas Perrenot de Granvelle, Antoine Perrenot de Granvelle, Raymond Blanc, Rouget de Lisle (la Marseillaise), Claude Nicolas Ledoux (architecte).

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Franche-Comté.

L'économie de la Franche-Comté est une économie très orientée vers les secteurs de l'industrie, le secteur industriel représentant le cinquième du produit intérieur brut (PIB) régional[1]. La Franche-Comté compte sur son sol quelques grands fleurons de l'industrie française comme Peugeot et Alstom[1]. La présence de ces établissements et sa spécialisation industrielle lui valent de bénéficier de trois pôles de compétitivité (microtechniques, véhicules du futur et plasturgie), dont deux sont partagés avec des régions voisines[1]. Le taux de survie des entreprises de la région, cinq ans après leur création, est plus élevé que la moyenne française[1], et son taux de chômage, jusqu'à l'arrivée de la crise, était inférieur depuis plus de vingt ans au taux national[1]. Sur le plan de la formation, la Franche-Comté compte une des trois universités technologiques de France[1] ainsi que de nombreux étudiants en école d'ingénieurs[1], en synergie avec une forte présence de l'industrie dans le tissu économique local.

En matière d'environnement, l'importance de l'industrie n'empêche pas la Franche-Comté de présenter l'image d'une région verte. Son taux de boisement de 44 % la place au deuxième rang des régions métropolitaines, derrière l'Aquitaine[1].

Agriculture et agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La montbéliarde est une race bovine franc-comtoise.

La production agricole s’appuie sur l’élevage bovin (montbéliarde) et la production de fromages (le comté, le mont d'Or, le morbier, le bleu de Gex, la cancoillotte). Parmi ces fromages, quatre sont des AOC. La culture de céréales (144 380 ha) et d’oléagineux (38 450 ha)[15] est significative. La région possède également des vignobles qui produisent des vins d’exception. La Franche-Comté est la seule région viticole du monde à produire cinq sortes de vins bien distinctes : les rouges, les blancs, les rosés, les jaunes et les vins de paille.

Enfin, la forêt comtoise recouvre 44 % du territoire, ce qui la place au 2e rang des régions les plus boisées de France métropolitaine, derrière l'Aquitaine.

Industrie[modifier | modifier le code]

Logo de l'entreprise Alstom sur une locomotive BB 27300

La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, 6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire et le taux de chômage s'élevait, au sens du BİT au 1er trimestre 2013, à 10 %. Le PIB par habitant en 2002 y était de 21 897 €. Elle est également la plus exportatrice de France. En 2003, le PIB franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards d'euros[16] soit 1,6 % du PIB national. Le PIB de la région croît à un rythme moyen de 2 % par an.

Le pôle urbain Belfort-Montbéliard est un pôle d'excellence véhicule du futur en lien avec la région Alsace. Il s'agit du centre industriel de la région Franche-Comté, essentiellement destiné à l'automobile et au TGV. Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13 841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement la Peugeot 308 II, la Peugeot 3008 et la nouvelle Peugeot 5008 ainsi que la citroën DS5 depuis 2012. Il est aussi le premier employeur de la région. L'automobile se voit être le fleuron de l'industrie, Peugeot et ses autres filiales y représentent jusqu'à 10 % de la production de France.

À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que dans les générateurs et turbines industriels, ainsi que General Electric (GE Energy Products Europe) pour les turbines à gaz.

Alstom est également présent à Ornans, où l'usine du groupe conçoit et fabrique les moteurs de traction expédiés ensuite dans les autres sites, comme à Belfort ou Reichshoffen , où sont fabriqués les Régiolis

La ville de Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La station de Métabief
Musée de l'aventure Peugeot à Sochaux

Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabief principalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.

Le marché de Noël de Montbéliard prend également une grande place touristique pendant le mois de décembre.

L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d'Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d'avril à septembre.

Sites de Franche-Comté enregistrant plus de 100 000 entrées[17]
Sites Entrées Département
Citadelle de Besançon 248 704 25
Dino-Zoo du Doubs-Gouffre de Poudrey 152 064 25
Ballon d'Alsace 138 274 90
Saline royale d'Arc-et-Senans 126 884 25
Citadelle de Belfort 117 316 90

Malgré la position frontalière de la région, la Franche-Comté accueille environ 1,7 % des séjours français[18], aussi bien pour les séjours courts que les longs.

Touristes étrangers[19]
Pays d'origine Milliers de nuitées
Hôtellerie Camping-Caravaning
Drapeau : France France 1 578 447
Drapeau : Allemagne Allemagne 134 147
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni,
Drapeau : Irlande Irlande
44 477
Drapeau : Suisse Suisse 51 35
Drapeau : Belgique Belgique,
Drapeau : Luxembourg Luxembourg
50 32
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 35 478
Drapeau : Italie Italie,
Drapeau : Grèce Grèce
30 3
Drapeau : Espagne Espagne,
Drapeau : Portugal Portugal
5 2

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Le Parc naturel régional des ballons des Vosges en Haute-Saône et Territoire de Belfort.
  • Le Ballon d'Alsace, 1 247 mètres d'altitude, sommet de la partie sud de la chaîne des Vosges. Il est situé aux confins de l'Alsace, de la Franche-Comté et de la Lorraine, au cœur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.
  • Le plateau des mille étangs dans les Vosges Saônoises.
  • Le Parc naturel régional du Haut-Jura situé dans le sud-ouest du massif du Jura.
  • Les Cascades du Hérisson, les plus remarquables du Jura. Ces cascades sont particulièrement impressionnantes au moment de la fonte des neiges ou lorsqu'elles sont gelées lors des grands froids.
  • Le lac de Saint-Point aussi connu sous le nom de lac de Malbuisson, situé dans le Doubs. Il est l'un des plus grands lacs naturels de France. Le lac de Remoray, réserve naturelle, qui jouxte le lac Saint-Point.
  • Le lac de Vouglans, situé dans le département du Jura. Il est la troisième retenue artificielle française avec 620 millions de m³ après Serre-Ponçon qui est deux fois plus importante (1 200 millions de m³) et le lac de Sainte-Croix (760 millions de m³). Un barrage (voûté à double courbure) a été installé par EDF entre 1964 et 1969.
  • La reculée de Baume-les-Messieurs.
  • La source de la Loue et la Source du Lison
  • Le saut du Doubs.
  • Le Mont d'Or et d'autres sommets du massif du Jura.
  • Le Cirque de Consolation avec les sources du Dessoubre, du Tabourot et du Lançot (chute de 47 mètres), la Roche-du-Prêtre, le parc de Consolation.
  • De nombreuses grottes : le gouffre de Poudrey (la plus vaste salle souterraine aménagée en France et qui compte parmi les dix plus importantes d'Europe) ; la grotte d'Osselle (son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font une grotte classée parmi les plus étonnantes grottes mondiales ; c'est également la plus ancienne caverne touristique connue, avec celle d'Antyparos en Grèce) ; la grotte de la Glacière (unique en Europe, le seul lieu où l'on peut voir de la glace à 525 mètres d'altitude en été) ; la grotte des Moidons ; la grotte de Baume Les Messieurs ; la grotte des Planches ; la grotte Sainte-Anne…
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Monuments[modifier | modifier le code]

Héritière d'une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments :

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

La Franche-Comté est composée historiquement de deux aires linguistiques.

Franc-comtois[modifier | modifier le code]

Le franc-comtois[20] est une langue romane appartenant à la famille des langues d'oïl qui se parle notamment en Franche-Comté, mais aussi dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois fait partie d'un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.

La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura (Suisse) ainsi qu'une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers arpitans, à l'ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.

En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè ».

Arpitan[modifier | modifier le code]

La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l'ensemble linguistique « arpitan » [21].

L'arpitan constitue l'une des trois grandes langues romanes avec l'occitan (langue d'oc) et le groupe des langues d'oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d'oïl et la langue d'oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe trois variantes dialectales parlées dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien, appelé aujourd'hui arpitan comtois, le sauget, et le bressan.

L'arpitan comtois connait depuis 2012 un regain d'intérêt grâce à la sélection de l'artiste salinois Billy Fumey pour la demi-finale du LIET International[22].

En arpitan, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Le symbole le plus marquant de la Franche-Comté (parce que visible) est sans aucun doute le clocher comtois dit clocher à dôme à impériale. Il existe 665 clochers de ce type (forme généralisée du XVIIIe à mi-XIXe siècle), tous différents les uns des autres par leur taille et surtout leur couverture. Cette dernière est faite de tavaillons ou de plaques de métal dans les régions froides et enneigées, et de tuiles plates vernissées dans les plaines. Les différentes couleurs vives de ces tuiles permettent d'obtenir des motifs géométriques et de différencier les villages les uns des autres. Plusieurs exemples de couverture en tuiles vernissées existent aussi sur des bâtiments publics anciens, l'hôtel de ville de Gray par exemple.
  • Les Fermes à tuyé sont des habitations typiques de la région. Ces fermes sont de taille importante car elles devaient protéger les hommes et les animaux pendant tout l’hiver. On appelait « tuyé » l'immense cheminée en bois pyramidale sur le toit, mais aussi la pièce qui servait jadis de fumoir.

Art[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le Comté
Article détaillé : Cuisine franc-comtoise.

La cuisine traditionnelle franc-comtoise repose sur les spécialités du terroir :

Folklore[modifier | modifier le code]

Emblèmes et devise[modifier | modifier le code]

Il existe un certain nombre d'emblèmes francs-comtois dont beaucoup sont tirés des diverses racines historico-culturelles de la région (Bourgogne, Empire Germanique, etc.)[23]

  • La Croix de Bourgogne fait partie de l'héritage bourguignon légué à la Franche-Comté après la chute des ducs-comtes de Bourgogne. Cet emblème régional est fréquemment arboré par les Comtois. La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (° 28 mai 1371 à Dijon - † 10 septembre 1419). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne. En tant qu'emblème de la grande Bourgogne, cet emblème est aussi fréquemment employé en Franche-Comté.
  • Les Armoiries de Franche-Comté: D'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout au même titre que son drapeau.
  • Le drapeau de Franche-Comté, fut choisi par Othon IV en 1279 pour se rapprocher de la France, il perdra ce sens avec le temps pour devenir et rester l'emblème comtois par excellence. On le retrouve sur le sceau du Parlement de Dole ainsi que sur les armoiries d'un grand nombre de villes de Franche-Comté telles Dole, Vesoul, Luxeuil, Ornans… La couleur azur exprime la fidélité, l'or l'intelligence et le prestige, et le rouge (le gueules en langage héraldique) le désir de servir sa patrie. Les billettes d'or sont là pour rappeler l'omniprésence des forêts en pays comtois. Pour être authentique, le lion doit avoir un sexe, les griffes et la langue rouges et une couronne, soulignant la souveraineté de la Comté.
  • L'Aigle germanique de gueules, à l'aigle éployée d'argent a été reprise par les premiers comtes de Bourgogne qui étaient vassaux du Saint-Empire romain germanique sur leur écu. Il fut plus tard remplacé par le lion d'Othon présent sur la drapeau franc-comtois. On retrouve aussi l'aigle sur les armoiries actuelles de Besançon. Dépendant directement du Saint Empire pendant des siècles bien que le reste de la Comté demeurait autonome, la ville conserva l'aigle noire sur ses armes.
  • Les ramures de cerf des Wurtemberg sont l'héritage d'une histoire marquée par la Maison de Wurtemberg, les Trois demi-ramures de cerf de sable apparaissent sur les blasons de plusieurs villes du Pays de Montbéliard, rappelant le passé original de cette terre protestante.
  • La devise de la Franche-Comté : Comtois, rends-toi ! – Nenni, ma foi, symbolise l'opiniâtreté et la détermination du Comtois.
  • La devise du drapeau comtois : Là où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi !
  • En 2010, une pièce de 10 € en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Franche-Comté. Elle représente le drapeau armorié et la carte de la région. Elle a cours légal dans toute la France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « En résumé », sur insee.fr (consulté le 1er juillet 2014)
  2. « franc-comtois, franc-comtoise, francs-comtois, franc-comtoises », sur larousse.fr (consulté le 1er juillet 2014)
  3. André Besson Mon pays comtois 1980, p. 31
  4. Insee, Connaître la Franche-Comté 2009
  5. « Trame verte et bleue / Schéma régional de cohérence écologique », sur Fédération des parcs naturels régionaux de France, DREAL Franche-Comté / Région Franche-Comté,‎ 3 février 2011
  6. « La trame verte et bleue franc-comtoise est lancée », sur Fédération des parcs naturels régionaux de France, DREAL Franche-Comté / Région Franche-Comté,‎ 21 février 2011
  7. Groupe d'échange Trame verte et bleue Newsletter 7, mai 2011
  8. a et b Source : Insee, recensement de la population 2009
  9. La population des aires urbaines est calculée d'après les nouvelles AU 2010 de l'Insee
  10. Comté sur Wiktionnaire, voir rubrique Note. Consulté le 5 août 2013.
  11. Mémoires (et Comptes rendus) de la Société d'Émulation du Doubs, 1861. lire en ligne (archive.org)
  12. Évolution et structure de la population de la Franche-comté Insee, recensement de la population
  13. voir Taux de croissance annuel moyen
  14. Les traits de l'immigration en Franche-ComtéInsee 1999
  15. DRAAF Besançon, Service régional de l'information statistique et économique, Mémento de la statistique agricole édition 2010, p. 14
  16. Le PIB Franc-comtois en 2003 Insee, 2006
  17. « Bilan : chiffres en 2010 », sur sur le site de l'Observatoire régional du tourisme en Franche-Comté (consulté le 13 mai 2012).
  18. L'attractivité de la Franche-Comté Insee, mai 2006
  19. Source: Insee 2002 ; Comité régional du tourisme
  20. Le franc-comtois
  21. L'arpitan
  22. franche-comte.france3.fr/…/le-jurassienbilly-fumey-l-eurovision-des-lan…
  23. Les emblèmes de Franche-Comté

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Louis Anguenot, Nouvelles comtoises
  • Denis Maraux et Véronique Vuillemin-Filippi, Franche-Comté, Déclics, 2004 (ISBN 2-84768-053-5)
  • Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989 (ISBN 978-2-213-02339-7)
  • René Tournier, Willibald Sauerläder, Raymond Oursel, Franche-Comté romane, Zodiaque la nuit des temps,‎ 1979, 337 p.
  • Collectif, Franche-Comté, Paris, Monuments historiques,‎ 1978, 99 p. (ISSN 0153-3673)
    Revue n°2
  • Eugène Rougebief, Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne : précédée d'une description de cette province, Paris, 1851

Liens externes[modifier | modifier le code]