Puy-de-Dôme

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Puy-de-Dôme
Image illustrative de l'article Puy-de-Dôme
Puy-de-Dôme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Clermont-Ferrand
Sous-préfecture(s) Ambert
Issoire
Riom
Thiers
Président du
conseil général
Jean-Yves Gouttebel
Préfet Michel Fuzeau
Code Insee 63
Code ISO 3166-2 FR-63
Démographie
Gentilé Puydômois
Population 635 469 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Superficie 7 970 km2
Subdivisions
Arrondissements 5
Circonscriptions législatives 6
Cantons 61
Intercommunalités 42
Communes 470

Le Puy-de-Dôme (prononcé [pɥi də dom]) est un département français de la région Auvergne. Son nom lui vient d'un sommet volcanique remarquable : le puy de Dôme ("lou Put de Doùma" en auvergnat de Basse Auvergne, et "Lou Puèch de Doumo" en auvergnat de Haute Auvergne).

Il correspond à la région de Basse-Auvergne (aussi appelé le Bas-Pays d'Auvergne), une des deux régions culturelles d'Auvergne, en opposition avec la Haute-Auvergne correspondant au Cantal.

Puy-de-Dôme vue de la route

Ses habitants s'appelaient les Puydomois, appellation entérinée par le Conseil général en décembre 2005, puis modifiée, au printemps 2006, à la suite de nombreux courriers reçus au siège du conseil général. L'appellation officielle aujourd'hui, reproduite sur tous les documents, est Puydômois.

L'Insee et la Poste attribuent au département le code 63.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Puy-de-Dôme.

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province d'Auvergne.

À sa création en 1790, le département devait s'appeler Mont-d'Or, mais le député de Clermont-Ferrand, Gaultier de Biauzat intervint car il pensait que ce nom attirerait l'attention de l'administration fiscale sur ses concitoyens : il fut écouté et le département s'appela finalement Puy-de-Dôme.

Le département actuel correspond à une partie seulement de l'ancienne région historique appelée la Basse-Auvergne, dont ressortissaient aussi une partie de l'actuel département de l'Allier (Combrailles, Nord de la Limagne entre Aigueperse et Saint-Pourçain, la ville de Cusset et la montagne bourbonnaise) et le Brivadois (région de Brioude) actuellement en Haute-Loire, sans oublier la frange nord-est du Cantal (jusqu'à la Rhue), comprenant le Cézallier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Puy-de-Dôme

d’or au gonfanon de gueules frangé de sinople, sur le tout aussi d’or au griffon coupé de gueules et de sinople.

Ce blason n'est toutefois qu'une proposition de Robert Louis et n'a rien d'officiel, le département n'ayant pas officiellement adopté de blason.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Puy-de-Dôme.

Le Puy-de-Dôme fait partie de la région d'Auvergne. Il est limitrophe des départements de l'Allier, de la Loire, de la Haute-Loire, du Cantal, de la Corrèze et de la Creuse. Dans le département se trouvent plusieurs chaînes de montagnes :

La plaine de la Limagne, vallée de l'Allier, est située au nord et au centre du département.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Puy-de-Dôme.
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Par sa position sur le continent et sa topographie accidentée, transversale au flux humide dominant d'ouest, c'est un territoire de vives transitions climatiques, de la montagne à la plaine et de l'océanique au continental, générant diversité et paradoxes.

Ainsi la pluviométrie varie de un à quatre des lieux les plus secs aux plus humides. Les montagnes du sud-ouest (Sancy, Cézallier) sont abondamment arrosées et enneigées, tandis que les Limagnes au centre sont protégées par un puissant effet de foehn et voient augmenter la part des orages dans le total des précipitations. À l'est le fœhn s'estompe à l'approche de l'autre barrière formée par les monts de Livradois et Forez.

Le puy de dôme est l'un des départements les plus orageux de France : les orages sont très fréquents l'été (orage de chaleur), parfois violents. Ceci s'explique par le relief du département plateaux : collines, dômes, volcans attirant la foudre. La géologie des plateaux auvergnats, plateaux ferreux et volcaniques du département jouent également un rôle [réf. souhaitée], ainsi que l'influence des masses d'air : air humide et continental de l’Auvergne, air chaud en provenance du sud du massif central, air frais et légèrement humide en provenance de l'atlantique [réf. souhaitée].

L'écart thermique moyen entre les lieux les plus chauds et les plus froids est de 8° [réf. souhaitée], mais en hiver les plaines sont parfois plus froides que les montagnes [réf. souhaitée], par un phénomène d'inversion [Quoi ?] [réf. souhaitée].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Puy-de-Dôme.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Randonnée équestre dans le Puy-de-Dôme.

Le département du Puy-de-Dôme se caractérise tout d'abord par ses volcans, parmi lesquels le puy de Dôme, dont le sommet culmine à plus de 1 465 mètres d'altitude, parfait pour les randonnées en pleine nature. C'est le point culminant de la chaîne des Monts Dôme. Aussi, depuis 2002, Vulcania, parc européen du volcanisme, permet de mieux comprendre l'histoire et le fonctionnement des volcans de manière ludique. Ce relief volcanique offre aussi de nombreux lacs pour la pêche ou autres, tels que le Gour de Tazenat, les lacs Pavin, Chambon, Chauvet, Servière et de Guéry . Le lac d'Aydat quant à lui est plus le lieu de villégiature dominicale des Clermontois en raison de sa proximité avec la préfecture régionale. Mais c'est aussi un lieu de pratique de sports nautiques. Plus généralement, le département bénéficie d'une nature magnifique, notamment les gorges de la Sioule, de Courgoul et d'Avèze, les réserves naturelles de la vallée de Chaudefour, des sagnes de La Godivelle, et ses deux parcs naturels régionaux des volcans d'Auvergne et du Livradois-Forez.

  • des villages : Usson, bourgade où logea la reine Margot durant son exil en Auvergne, Saint-Floret sur les bords de la Couze, Orcival pour sa basilique, la Bourboule pour son patrimoine thermal, d'autres beaux villages comme Saint-Saturnin, La Sauvetat, Montpeyroux, etc.
  • des églises de style roman (environ 250) notamment Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, Saint-Austremoine d'Issoire, l'abbaye de Mozac avec ses chapiteaux historiés, etc.
  • des châteaux de la période médiévale : Chazeron, Murol, Tournoël, etc.
  • du troisième plus grand viaduc ferroviaire au monde, le viaduc des Fades
  • des musées : l'Aventure Michelin (nouvel espace patrimonial de la marque depuis janvier 2009) et le musée d'art Roger-Quillot (MARQ) à Clermont-Ferrand, le scénomusée de Murat-le-Quaire, le musée historique du papier Richard- de-Bas et le musée de la Machine Agricole et à Vapeur à Ambert, le musée de la Mine et le musée Peynet à Brassac-les-Mines, etc.
  • des stations thermales et de remise en forme: Royat, Saint-Nectaire, Châtel-Guyon, Le Mont-Dore, La Bourboule
  • des stations de sports d'hiver et d'été: Super-Besse, Le Mont-Dore, Chastreix-Sancy, Saint-Anthème.

Certaines villes plus importantes sont aussi à visiter : Thiers, pour son centre du XVe siècle et son patrimoine industriel, Riom, qui était à partir du XIIIe siècle la capitale administrative des terres royales d'Auvergne, ou Clermont-Ferrand et les ruelles de son centre historique.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 10,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Puy-de-Dôme dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Villes de plus de 10 000 habitants du Puy-de-Dôme (2009) :

Culture[modifier | modifier le code]

Œuvre monumentale réalisée par Guillaume Bottazzi

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1968, de nombreuses scènes de L'Enfant sauvage ont été tournées sur les communes d'Aubiat et du Cheix-sur-Morge.

En 1976, François Truffaut tourne L'Argent de poche dans les rues de Thiers avec un grand nombre d'acteurs locaux.

En 1976, Claude Miller tourne La Meilleure Façon de marcher dans un centre de vacances à Saint-Saturnin.

En 1990, Claude Berri tourne Uranus dans les villes de Maringues et d'Ambert.

En 1995, Maurice Pialat tourne Le Garçu dans le village de Cunlhat dont il est originaire.

En 2002, le film/documentaire Être et avoir suit la classe unique de l'école communale de Saint-Étienne-sur-Usson.

En 2004, le film Les Choristes de Christophe Barratier a été tourné au château de Ravel ainsi que dans les villes de Ravel et Courpière.

En 2009, le film Le Transporteur 3 a été tourné dans la gare de Saint-Gervais d'Auvergne ainsi que sur le Pont du Bouchet, sur les bords de la Sioule.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique dans le Puy-de-Dôme.

Département de tradition ouvrière (Michelin à Clermont-Ferrand, la coutellerie à Thiers…), le Puy-de-Dôme est un fief du Parti socialiste. Les principales villes du département (Clermont-Ferrand, Riom, Cournon-d'Auvergne, Thiers, Issoire) sont actuellement dirigées par une municipalité de gauche. Les zones rurales ont également plutôt tendance à donner leurs suffrages aux candidats de gauche, à l'exception de l'ouest du département (circonscription législative de Clermont-Montagne). Sur cinq députés, trois appartiennent au Parti socialiste, un au Parti communiste et un à Europe Écologie Les Verts. Lors de la dernière élection présidentielle, François Hollande a réalisé dans le Puy-de-Dôme un score de 60,46 % des voix contre 39,94 % pour Nicolas Sarkozy.

Le Puy-de-Dôme est donc un département fortement ancré à gauche. Quelques secteurs échappent à cette prédominance : des cantons ruraux du nord-ouest et de l'ouest du département, des communes de la Limagne (secteur de Lezoux notamment), et de l'ouest de l'agglomération clermontoise : Royat et Chamalières, fief de l'ancien président de la République Valéry Giscard-d'Estaing (son fils Louis Giscard d'Estaing est Maire actuel de la commune).

Le Conseil général du Puy-de-Dôme est dirigé depuis 2004 par le Clermontois Jean-Yves Gouttebel (membre du Parti socialiste jusqu'à son exclusion le 15 avril 2008)[1]. Ce dernier avait succédé au Riomois Pierre-Joël Bonté, élu à la région.

Le siège de l'instance départementale se situe dans l'hyper-centre de la préfecture, rue Saint-Esprit. Les conseillers généraux siégeaient jadis dans la chapelle des Cordeliers.


Administration[modifier | modifier le code]

Bâtiment du Conseil général du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand
Article détaillé : Administration du Puy-de-Dôme.

Divers[modifier | modifier le code]

La mascotte du département est la loutre[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sources :
    • Malgré une contestation de son propre camp, Jean-Yves Gouttebel a été réélu en mars 2008 à la présidence du conseil général. Les militants du PS du Puy-de-Dôme avaient demandé à une majorité de 50,74 % des voix à J.-Y. Gouttebel de laisser la place à Michèle André, Conseil général, le président sortant bat Michèle André 40 voix contre 18 avec l'aide de la droite, La Montagne, édition Clermont Volcans, 21 mars 2008.
    • dépêche « Michel Charasse suspendu du PS », de l'Agence France-Presse, datée du 15 avril 2008.
  2. site du Conseil Général

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch et Roland Pont, Nouvel Atlas Châteaux et fortifications du Puy-de-Dôme (63), Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe,‎ 2010, 210 p. (ISSN 1253-6008)
    Atlas N°49/50/51/52, 2009, réalisé en collaboration avec Danielle Fèvre et Jérôme-M. Michel
  • Tillion Antoine, Le Puy-de-Dôme. Ses ruines gallo-romaines et son observatoire, Clermond-Ferrand, Ducros-Paris, 1876.
  • Claude Miramand, "Touch touch, le petit train du Puy de Dôme" édition créer

Liens externes[modifier | modifier le code]