Bordeaux

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Bordeaux
En haut : quais de la Garonne et place de la Bourse.Au milieu : la Cathédrale Saint-André et le tramway ; les  Allées de Tourny et la Maison du Vin.En bas : le front du palais Rohan ; un immeuble du quartier Mériadeck ; le pont de pierre.
En haut : quais de la Garonne et place de la Bourse.
Au milieu : la Cathédrale Saint-André et le tramway ; les Allées de Tourny et la Maison du Vin.
En bas : le front du palais Rohan ; un immeuble du quartier Mériadeck ; le pont de pierre.
Blason de Bordeaux
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine (préfecture)
Département Gironde (préfecture)
Arrondissement Bordeaux (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de huit cantons
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux (siège)
Maire
Mandat
Alain Juppé (UMP)
2014-2020
Code postal 33000, 33100, 33200, 33300, 33800
Code commune 33063
Démographie
Gentilé Bordelais
Population
municipale
239 399 hab. (2011)
Densité 4 850 hab./km2
Population
aire urbaine
1 140 668 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 16″ N 0° 34′ 46″ O / 44.837912, -0.579541 ()44° 50′ 16″ Nord 0° 34′ 46″ Ouest / 44.837912, -0.579541 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 42 m
Superficie 49,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bordeaux.fr

Bordeaux (prononcé [bɔʁ.ˈo ]) est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Gironde et chef-lieu de la région d'Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Bordelais et les Bordelaises.

La commune compte 239 399 habitants (recensement 2011)[1], ce qui en fait la neuvième commune de France par sa population. La population de Bordeaux intra-muros reste relativement faible comparée à son agglomération puisqu'en 2011, 21 % des habitants de l'agglomération vivaient dans Bordeaux contre 45,3 % en 1968. Cela s'explique par la faible superficie de la ville, et par l'attractivité des communes de banlieue comme Mérignac ou Pessac par exemple qui comptent chacune environ 60 000 habitants. Par contre, l'agglomération bordelaise compte 851 071 habitants (2011)[2] tandis que son aire urbaine, la sixième la plus peuplée de France, compte 1 140 668 habitants (2011)[3].

Bordeaux est la commune principale de la communauté urbaine de Bordeaux (ou CUB) qui, avec 726 716 habitants, est la 5e métropole la plus peuplée de France derrière Paris, Lyon, Lille et Marseille.

Bordeaux est souvent qualifiée de «perle d'Aquitaine» mais elle traîne encore aujourd'hui le surnom de « belle endormie » en référence à son centre-ville historique et à ses monuments qui n'étaient, auparavant, pas suffisamment mis en valeur. Pourtant, Bordeaux s'est « réveillée » depuis maintenant plusieurs années et, en juin 2007, une partie de la ville, le port de la Lune, a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'elle représente[4]. Elle mérite d'autant moins ce surnom que son aire urbaine est parmi les plus attractives de France avec une croissance d'environ 200 000 habitants en 9 ans[5] (1999 à 2008). En 2013, la ville est classée 2e ville préférée des français dans le cadre d'un sondage BVA réalisé auprès de 6 500 personnes[6].

La ville est connue dans le monde entier pour son vignoble, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut un véritable âge d'or.

Capitale de l'ancienne Guyenne (le Nord de l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et est située en bordure des Landes de Gascogne.

En 1957, Bordeaux est récompensée du prix de l'Europe, conjointement avec Turin[7].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bordeaux en Gironde.

Bordeaux est située près de la côte Atlantique, dans le Sud-Ouest de la France. À vol d'oiseau, elle se situe à 498 km de Paris, 172 km de Pau, 220 km de Toulouse, 108 km d'Angoulême, 210 km de Limoges, 170 km de Biarritz, 202 km de Saint-Sébastien (Espagne) et 51 km d'Arcachon.

La ville est traversée par la Garonne. C’est un port accessible aux navires de haute mer, mais la plupart s’arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d’Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis l'estuaire de la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.

L’agglomération bordelaise s’est développée à un rythme rapide, du fait d’un fort étalement urbain principalement vers l'ouest. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l’agglomération bordelaise excèdent rarement deux, voire trois niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.

En centre-ville, l'opération de transformation du quartier Mériadeck dans les années 1960-1970 a visé à séparer les circulations piétonnes et automobiles, en construisant une dalle piétonne au-dessus de la voirie. Le bilan de cette opération est contesté.

Depuis le début des années 2000, « la belle endormie » s'éveille au rythme des chantiers de renouvellement du centre-ville, profondément transformé depuis le retour du tramway[8].

Communes limitrophes de Bordeaux
Bruges
Le Bouscat
Eysines
Blanquefort Bassens
Lormont
Mérignac Bordeaux Cenon
Pessac Talence Floirac
Bègles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Topographie de Bordeaux.

La rive gauche de la Garonne, où se situe la plus grande partie de la ville de Bordeaux, se compose de grandes plaines, souvent marécageuses comme, par exemple, au nord vers Bordeaux-Lac. Bien qu'il y ait quelques collines, l'altitude moyenne de la rive gauche reste très faible. Ces plaines sont formées de sédiments et le sous-sol est principalement composé de gravier. L'ouest de l'agglomération empiète sur la plaine sableuse des Landes. Les sols y sont maigres, perméables à l'eau et stockent facilement la chaleur. Ces sols sont parfaitement adaptés à la pratique de la viticulture. La ville de Bordeaux est située entre le Médoc (en aval) et les Graves (en amont) qui sont très semblables au niveau géologique.

La rive droite de la Garonne est très différente, puisque l'on passe presque directement de la plaine à un plateau calcaire. L'altitude s'élève alors de façon abrupte à près de 90 mètres. C'est sur ce même plateau, à environ 40 kilomètres de Bordeaux, que se situent des domaines viticoles mondialement connus comme Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac, où l'on peut trouver certains des vins les plus chers au monde.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Gironde est de type océanique aquitain, qui se caractérise à Bordeaux par des hivers très doux et des étés chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 944,1 mm d'eau et environ 124 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages de chaleur.

L'automne est une saison grise, ventée et très pluvieuse à cause des nombreuses perturbations venant de l'océan Atlantique.

L'hiver est doux mais rarement très doux, et la sensation reste plutôt fraîche à cause de la pluie et du vent. La neige est rare, elle ne tombe pas plus de deux fois pendant l'hiver et ne tient que brièvement au sol. Il se peut qu'il ne neige pas durant toute une année voir plus (hiver 2012-2013; hiver 2013-2014).

Les températures moyennes sont de 6,6 °C en janvier et de 21,4 °C en août avec une moyenne annuelle de 13,8 °C. Bordeaux connaît en moyenne 22.5 jours en été où les températures dépassent les 30 °C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 40,6 °C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35 °C. Bordeaux bénéficie d'un ensoleillement élevé dépassant souvent 2 000 heures de soleil par an et jusqu'à 2 200 heures sur le littoral.

Bordeaux a connu des hivers très froids en 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992. Plus récemment, Bordeaux a connu une sécheresse importante de 2002 à 2005 ainsi que de 2009 à 2012.

Bordeaux a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur 41,9°C en 1892 (des doutes existent car les relevés météo n'étaient pas encore très précis) et plus récemment 40,7 °C le 4 août 2003 et comme record de froid -16,4 °C le 16 janvier 1985. La température moyenne annuelle est de 13,8 °C.

Relevé climatologique de Bordeaux, Aéroport international de Mérignac
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,3 5,4 7,4 11 14,1 15,8 15,7 12,9 10,4 6,1 3,8 9,1
Température moyenne (°C) 6,6 7,5 10,3 12,4 16,1 19,3 21,4 21,4 18,5 14,9 9,9 7,2 13,8
Température maximale moyenne (°C) 10,1 11,7 15,1 17,3 21,2 24,5 26,9 27,1 24 19,4 13,7 10,5 18,5
Record de froid (°C)
date du record
−16,4
1985
−15,2
1956
−9,9
1971
−5,3
1929
−1,8
1938
2,5
1938
4,8
1922
1,5
1924
−1,8
1928
−5,3
1936
−12,3
1921
−13,4
1938
−16,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
20,2
1993
26,2
1926
29,8
1905
31,1
2005
35,4
1922
39,2
2011
39,2
1900
41,9
1892
37,6
1911
32,2
1921
25,1
1925
22,5
1989
41,9
41.9
Nombre de jours avec gel 7,8 6,8 2,5 0 0 0 0 0 0 0 1,3 7,9 26,4
Ensoleillement (h) 96 114,9 169,7 182,1 217,4 238,7 248,5 242,3 202,7 147,2 94,4 81,8 2 035,4
Record de vent (km/h) 161,1 120,4 90,7 110,7 111,1 111,1 159,3 87 90,7 114,8 107,4 114,5 161,1
Précipitations (mm) 87,3 71,7 65,3 78,2 80 62,2 49,9 56 84,3 93,3 110,2 105,7 944,1
Record de pluie en 24 h (mm) 52,2 81,7 51 49 59 56,8 50 87,6 79 67 49,2 59,6 87,6
Humidité relative (%) 88 84 78 76 77 76 75 76 79 85 87 88 80,8
Nombre de jours avec neige 1 0,8 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0,2 0,8 3
Nombre de jours d'orage 1 1 0,8 2,1 4,2 4,3 4,8 5 3,6 1,6 1,2 1 30,6
Nombre de jours avec brouillard 8,7 5,3 5 3,8 2,9 2,8 3 3,8 7 8,9 9 9,2 69,4
Source : [5], [6]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10,1
3,1
87,3
 
 
 
11,7
3,3
71,7
 
 
 
15,1
5,4
65,3
 
 
 
17,3
7,4
78,2
 
 
 
21,2
11
80
 
 
 
24,5
14,1
62,2
 
 
 
26,9
15,8
49,9
 
 
 
27,1
15,7
56
 
 
 
24
12,9
84,3
 
 
 
19,4
10,4
93,3
 
 
 
13,7
6,1
110,2
 
 
 
10,5
3,8
105,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Article connexe : Climat de la Gironde.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rocade de Bordeaux.

Bordeaux est un nœud routier et autoroutier important de la façade Atlantique, c’est notamment un passage obligé pour se rendre de Paris et de l'Europe du Nord à la façade atlantique de l'Espagne. La ville est reliée à Paris par l'autoroute A10, à Périgueux, Limoges, Brive, Clermont-Ferrand et à Lyon par l'A89, à Toulouse par l'A62, à Mont-de-Marsan et Pau par l'A65 et à Bayonne et l'Espagne par l'A63.

Bordeaux est équipé d'une ceinture périphérique communément nommée rocade (A630) qui est souvent saturée l'été et lors des grands départs en vacances, et lors des mouvements pendulaires. Longue de 45 km, la rocade bordelaise constitue la ceinture périphérique la plus longue de France. Elle est à 2x2 voies sur la partie ouest de son tracé, et a 2x3 voies sur la partie est. La partie ouest est en cours de réaménagement à 2x3 voies entre l'échangeur de l'A63 et la sortie sortie 10, et a plus long terme sur la totalité de son parcours. Une trentaine de panneaux à messages variables informe en temps réel les automobilistes des temps de parcours vers différents points névralgiques de l'agglomération ainsi que des éventuels bouchons ou incidents. Il n'y a aucun péage. La vitesse maximale est de 90 km/h (depuis le 21 juin 2007 à 6 heures du matin, auparavant 110 km/h) et de 80 km/h pour les poids lourds.

L'étude d'un projet de grand contournement de Bordeaux a été lancée en 2003. Très critiqué, il devait relier l'A10 à l'A63 à travers le Blayais et le Médoc situés à l'ouest de Bordeaux pour tenter de dévier une partie du trafic routier international. À péage et quasiment sans échangeur, il avait pour but de faciliter le trafic de poids lourds sur l'axe Atlantique. Cependant, n'ayant pas été conçu dans ce but, ce projet autoroutier n'aurait pas désengorgé la rocade bordelaise essentiellement saturée par le trafic local péri-urbain[9].

Le projet a été invalidé par une décision du tribunal administratif en mars 2007 et la procédure de débat public devra être entièrement reprise si le projet est un jour représenté par ses promoteurs. Dans cette éventualité, et devant le refus grandissant de ce type de solution favorisant le transport routier de marchandises, l'agglomération bordelaise ne fera pas cette fois-ci l'économie d'une réflexion globale sur les transports, même après l'éventuelle mise à 2x3 voies de la totalité de sa rocade.

Le centre-ville est ceinturé par des boulevards.

Le franchissement de la Garonne[modifier | modifier le code]

L'absence de pont sur la Garonne a longtemps été considérée par les Bordelais comme une défense naturelle face à l'ennemi.

Pont de pierre avec ses 17 arches.
  • Depuis la réalisation du premier ouvrage en 1821, le pont de pierre, le désenclavement de la ville a été une priorité vitale. Après la passerelle Eiffel en 1860, il faudra néanmoins attendre plus d'un siècle pour construire un nouveau pont.
  • En 1954, le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas est ministre des Travaux Publics et, dès le 13 août 1954, la décision de principe de construire un pont suspendu est prise. Le ministre des Travaux Publics, Robert Buron, pose la première pierre le 20 mai 1960. En 1967 le pont d'Aquitaine, réalisé entre Bordeaux et Lormont est ouvert. En 1965, le pont Saint-Jean est également mis en service après deux ans de travaux.
  • En 1993, c'est le pont d'Arcins-François Mitterrand qui est ouvert afin de relier la rocade bordelaise[10]. En 2008, un nouveau pont ferroviaire se substitue à la passerelle Eiffel devenue obsolète, mais celle-ci est conservée compte tenu de son intérêt architectural et historique[11].
  • Le 16 mars 2013 le pont Jacques-Chaban-Delmas (du nom de l'ancien maire de Bordeaux) est inauguré par le président de la République Française François Hollande[12]. Ce pont vient relier les quartiers de Bacalan, sur la rive gauche, et de La Bastide, sur la rive droite; Les travaux avaient commencé en 2009[13].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La passerelle Eiffel (ou passerelle Saint-Jean) enjambant la Garonne en 1900.

Les chemins de fer font leur apparition en 1841 à Bordeaux avec l'ouverture de la ligne entre Bordeaux et la Teste par la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste. La première gare de Bordeaux (Bordeaux-Ségur) est alors inaugurée. Cette gare fut remplacée par une caserne et se situait au niveau de l'actuelle rue de Pessac.

En 1852, la Compagnie du Paris-Orléans ouvre la ligne entre Bordeaux et Angoulême permettant la liaison entre Bordeaux et Paris. Les trains partent alors de la gare de Bordeaux-Orléans (Bordeaux-Bastide), ouverte rive droite. En 1853, la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste est reprise par Compagnie des chemins de fer du Midi. En 1855, la gare de Bordeaux-Ségur est supprimée et remplacée par la gare Bordeaux-Saint-Jean. On a alors deux réseaux principaux avec deux gares principales appartenant à deux compagnies différentes. Cette situation s'explique par le fait qu'il n'y avait pas de pont ferroviaire permettant de traverser la Garonne. Les voyageurs partant de Paris et souhaitant se rendre vers le Sud de l'Aquitaine devaient descendre à la gare de Bordeaux-Orléans, traverser la Garonne et reprendre le train à la gare Saint-Jean. Une passerelle de liaison est construite entre les deux gares en 1860 par Gustave Eiffel et Paul Régnauld. La gare d'Orléans reste cependant la tête de ligne de la Compagnie du Paris-Orléans (vers Clermont-Ferrand, Lyon, Paris). En 1898, la gare Saint-Jean actuelle est construite afin d'accueillir plus de voyageurs. La gare d'Orléans perd alors peu à peu son utilité et la fusion des deux compagnies ferroviaires (Paris-Orléans et Midi) en 1934 et la création de la SNCF en 1938 sonne le glas définitif de cette gare au profit de la gare Saint-Jean. Longtemps désaffecté après plusieurs projets annulés et un concert de Noir Désir, le bâtiment de la gare d'Orléans a été reconverti en cinéma.

Salle des billets de la gare Saint-Jean.

Bordeaux est de nos jours un nœud ferroviaire important entre Paris et l’Espagne. La gare principale de Bordeaux (gare Saint-Jean) est desservie par de nombreux TGV. Bordeaux est en effet reliée par TGV à Paris-Montparnasse, à Toulouse, à Irun, à Dax, à Hendaye, à Pau… Bordeaux est également reliée par Intercités et par TER à Nantes, Périgueux, Mont-de-Marsan, Limoges, Lyon, Clermont-Ferrand par le Ventadour.

Bordeaux possède également deux autres gares desservies par les trains régionaux, sur la ligne de ceinture de Bordeaux :

Bordeaux possédait également une troisième gare : la gare de Bordeaux-Benauge, mais elle a été récemment détruite pour l'aménagement des voies ferrées (passage de 2 à 4 voies entre la gare Saint-Jean et la bifurcation de Cenon). Cela a entraîné la réouverture de la gare de Cenon qui est directement desservie par la ligne A du tramway. Cette gare permet d'assurer une correspondance directe TER / tram.

Le réseau ferroviaire bordelais tend à une saturation, due essentiellement au bouchon ferroviaire de Bordeaux. Un second pont ferroviaire de quatre voies sur la Garonne a été construit en mai 2008 (actuellement 2 voies sur 4 sont en circulation) qui par ailleurs a été construit à moins de 10 mètres de la passerelle Eiffel de deux voies (qui date de 1860) pour faire sauter ce bouchon et préparer l'arrivée d'une ligne TGV à grande vitesse à Bordeaux[16].

Bordeaux sera à seulement 2 heures de TGV de Paris en 2017[17].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Bordeaux - Mérignac.

L’aéroport de Bordeaux (situé à Mérignac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Bordeaux) est le 5e aéroport régional de France (4,4 millions de voyageurs en 2012). Plus de 140 vols quotidiens relient Bordeaux à 60 villes dans le monde.
L'aéroport est accessible depuis la rocade (sortie 11b) mais également via les transports en commun (navette directe Jet'Bus ou liane no  1).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Bordeaux et son agglomération (la CUB) possèdent un important réseau de transport en commun. L'ensemble est regroupé sous l'appellation « TBC » pour « Tram et Bus de la CUB ». Cette entreprise appartient à Kéolis Bordeaux, société du groupe Keolis qui gère le réseau par un contrat de délégation de service public. Le TBC a remplacé la CGFTE le 3 juillet 2004 après la réorganisation du réseau à la suite de la mise en service de la ligne B du tramway de Bordeaux.

Le réseau TBC est composé de :

Ce réseau dessert les 28 communes de la communauté urbaine de Bordeaux de 5 h à 1 h du matin.

Tramway de Bordeaux.

Bordeaux s’est dotée d’un réseau de tramway dont la première ligne (A) a été inaugurée le 21 décembre 2003. Ce tramway a comme particularité d'utiliser le système d’alimentation par le sol ou APS, ce qui permet de ne pas installer de caténaires dans les quartiers historiques. La mairie et la CUB ont décidé la création de ce tramway après avoir abandonné un projet de métro léger automatique de type VAL. La création d'un métro à Bordeaux a été annoncée en 1986 mais des études (coût pour la ville : 300 millions de francs) ont montré que ce mode de transport n'était pas adapté à la ville de Bordeaux et que sa construction se révélait très coûteuse : seulement deux lignes prévues, dont une de 15,7 km et l'autre de 6,3 km, pour près de 7 milliards de francs. Alain Juppé a fini par imposer le tramway avec le soutien de l'opposition socialiste.

La ligne A a été inaugurée le 21 décembre 2003, entre Mériadeck et Lormont/Cenon, en présence de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, alors maire de Bordeaux. Les nombreux problèmes techniques dus à des défaillances de l'APS ont entraîné des retards dans l'ouverture des lignes B et C prévue au printemps 2004. La ligne C a été finalement ouverte le 24 avril 2004 entre les Quinconces et la gare Saint-Jean. La ligne B a été ouverte partiellement le 15 mai 2004 sur un tronçon de 2,2 km entre les Quinconces et Saint-Nicolas. Le reste de la ligne vers le campus et Pessac ne sera ouvert que le 3 juillet 2004 en même temps que le réseau TBC réorganisé autour du tram. Depuis début 2007, les 3 lignes de tram voient leurs terminus reporté de quelques kilomètres régulièrement. Ce n'est que fin 2008 que la deuxième phase s'est achevée. Discussions et études sont actuellement en cours pour lancer la troisième phase des travaux du tram, à savoir des extensions aux extrémités des 3 lignes déjà en service, et la création d'une quatrième vers le nord-ouest de l'agglomération (notamment Caudéran et Le Bouscat) actuellement à l'écart du réseau de tramway.

Navettes fluviales[modifier | modifier le code]

Croisière sur la Garonne.

À noter que de 2000 à 2006, une navette de bateau reliait les deux rives de la Garonne entre Lormont et le centre-ville de Bordeaux. Faute de fréquentation suffisante cette navette fut arrêtée.

Vélo[modifier | modifier le code]

La ville possède un réseau qui dépasse les 200 km de pistes et bandes cyclables. Tous les ponts sur la Garonne (dont ceux de la rocade) en sont munis. Selon le « Copenhagenize index 2013 », Bordeaux est la quatrième ville du monde la plus « amicale » pour les déplacements à vélo.

Une journée sans voiture, « Dimanche à Bordeaux », se déroule chaque premier dimanche du mois dans le centre-ville[18].

Dès juin 2001, la mairie de Bordeaux a mis gratuitement à la disposition des Bordelais plus de 4 500 vélos[19].

Un système de vélos en libre-service est mis en place sur l'ensemble de la communauté urbaine de Bordeaux. Depuis le 20 février 2010, un total de 1545 VCUB sont disponibles dans 139 stations, dont 99 sont situées dans le périmètre de Bordeaux même, soit une tous les 300 mètres.

Article détaillé : VCUB.

BlueCub[modifier | modifier le code]

Article détaillé : BlueCub.

Le 9 janvier 2014, la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine moderne[modifier | modifier le code]

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Carte de Bordeaux.
Quartiers de Bordeaux.

La ville de Bordeaux est divisée en huit cantons (voir carte des cantons)[20]. Les cantons 1 à 6 sont situés sur la rive gauche de la Garonne en bordure du fleuve. Le septième correspond à la rive droite et au quartier de la Bastide. Enfin, le huitième correspond au quartier de Caudéran.

Chaque canton correspond à un quartier administratif avec un maire adjoint et un conseil de quartier. Ceci permet un meilleur lien entre les Bordelais et leurs élus ainsi qu'un traitement plus efficace des problèmes locaux. Les 8 quartiers regroupent les quartiers historiques (voir partie quartiers historiques de Bordeaux).

Ces huit quartiers[21] sont les suivants :

La ville peut aussi être divisée en deux parties :

  • la vieille ville de Bordeaux
  • les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)

Les types de logement et d'activité sont très différents dans ces trois parties de la ville.

Vieille ville[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-André vue du campanile voisin.

La vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de Verdun, Clemenceau, place Gambetta, cours d'Albret, cours Aristide-Briand, place de la Victoire, et cours de la Marne. À l'est, la vieille ville est délimitée par la Garonne.

Au Moyen Âge, des portes permettaient l'entrée dans la ville :

Au XVIIIe siècle, l'intendant Tourny a décidé de ceinturer la ville avec des chemins de promenade plantés d'arbres et ponctués de places ornées de portes:

On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville : la rue Sainte-Catherine qui coupe la ville du Nord au Sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de pierre qui coupe la vieille ville d'ouest en est.

La rue Sainte-Catherine, rue piétonne de près de 1 300 mètres, relie la place de la Comédie (Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situent encore des vieux bâtiments de l'université (université Bordeaux 2). La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'ouest de cette rue sont très commerçants. À l'est de la rue, jusqu'aux quais, se situent des quartiers de logement.

Article détaillé : Rue Sainte-Catherine (Bordeaux).

L'axe est-ouest, formé par le pont de pierre, seule traversée de la Garonne de la vieille ville, et le cours Victor-Hugo, coupe le vieux Bordeaux en une partie nord, plus riche, et une partie sud, plus pauvre.

Dans le quart nord-ouest de la vieille ville (quartier des Quinconces et de l'hôtel de ville), se situent des restaurants et des cafés cossus, des établissements bancaires et des prestataires de services financiers, ainsi que des commerces de luxe. C'est dans cette partie nord-ouest que se situe le « Triangle d'Or » de Bordeaux. Ce secteur, dont la forme est un triangle presque équilatéral délimité par les cours Clemenceau, de l'Intendance et les allées de Tourny, est considéré comme la vitrine du luxe bordelais. En 1789, l'actuel « Triangle d'Or » n'était qu'un espace de couvents, mais lors de la Révolution, ces biens du clergé furent réquisitionnés et la ville se trouva en possession de vastes terrains vacants. C'est en 1790 que l'architecte Chalifour proposa un plan de réorganisation du quartier, avec une place centrale (place des Grands-Hommes) et des rues rayonnantes. Les travaux commencèrent en 1792, mais furent interrompus par la Terreur et ne reprirent qu'en 1797. Les rues furent baptisées du nom des grands esprits ayant inspiré la Révolution française (Montesquieu, Rousseau, Voltaire). De nos jours, le cours de l'Intendance, rénové et devenu piéton avec l'arrivée du tramway, permet d'admirer les façades du XVIIIe et du XIXe siècle de ces bâtiments luxueux.

Dans la partie nord-est (quartiers Saint-Pierre et Saint-Éloi), se trouvent de nombreux restaurants, hôtels et bistros. Au bord de la Garonne se situent les quais, en plein réaménagement depuis l'arrivée du tramway. L'aménagement de la face est de la ville, tournée vers le fleuve, date du XVIIIe siècle. Le but était de donner une bonne impression aux voyageurs arrivant du fleuve. La place de la Bourse, ancienne place Royale, fut inaugurée en 1755.

La partie sud-ouest de la vieille ville (autour de la place de la Victoire) se caractérise par la présence de nombreux étudiants. Le quartier est en effet proche d'une partie de l'université Bordeaux 2. Il est aussi bien desservi par les transports en commun en direction du domaine universitaire (notamment la ligne B du tramway). Ce quartier est aussi un lieu de résidence de la classe moyenne.

La partie sud-est du centre-ville (autour des Capucins, de Saint-Michel et de Sainte-Croix) est un lieu de résidence des populations aux revenus plus faibles (personnes âgées, ouvriers, chômeurs et immigrés). C'est également dans ce secteur de la ville que se situe la gare Saint-Jean, construite au XIXe siècle.

Le centre historique est patrimoine mondial de l'UNESCO depuis juin 2007.

Anciens faubourgs[modifier | modifier le code]

Rue Notre-Dame dans le quartier des Chartrons.

À l'extérieur des murs de la ville, les cours actuels, des faubourgs sont apparus. De nos jours, ces faubourgs, compris entre les cours et les boulevards, entourent la vieille ville. Malgré quelques exceptions, le développement de ces quartiers s'est fait de façon semblable.

Au nord, le long de la Garonne, se situent les quartiers du Grand-Parc et des Chartrons. Ces quartiers abritaient de nombreux commerçants en vin.

Le quartier des Chartrons doit soit nom au couvent des Chartreux fondé en 1381, lors de la guerre de Cent Ans par des chartreux du Périgord venus se réfugier dans ce quartier marécageux. L’intendant Tourny, a relié les Chartrons à la ville par une promenade (l'actuel cours Xavier-Arnozan), et une grande allée (l'actuel Cours de Verdun), et a fait construire de somptueuses demeures de style Louis XV et de style Louis XVI, par les frères Laclotte, ainsi que le jardin public. La rénovation actuelle des quais du quartier des Chartrons et l'arrivée du tramway B dans ce quartier ont entraîné une augmentation importante du prix de l'immobilier.

Jusqu'aux années 1980, les quais des Chartrons étaient le cœur du négoce bordelais de vins ; dans les années 1990, le port de Bordeaux s'étant précédemment déplacé au Verdon, les négociants en vins ont transféré leurs entreprises vers l'extérieur de la ville sur de plus grandes surfaces et dans des locaux plus modernes que ces magnifiques bâtiments du XVIIIe siècle qu'ils occupaient jusqu'alors. C'est à ce moment que ce quartier s'est spécialisé dans l'art sous toutes ses formes, les métiers d'art : ébénistes, restaurateurs, doreurs, sculpteurs sur bois, les antiquaires, les brocantes, les galeries d'art, le CAPC, les ateliers d'artiste, etc.

Le quartier du Grand Parc, au nord du quartier Saint-Seurin, quant à lui, est très différent. Bien que compté dans le même arrondissement, il a pris son essor dans les années 1960 et 1970 avec la réalisation de grands ensembles urbains qui aujourd'hui vieillissent, malgré la réalisation de vastes projets immobiliers non loin de là, telle la place Ravezies.

Le quartier Saint-Seurin, du nom de la basilique Saint-Seurin, est situé au nord-ouest et construit autour du palais Gallien ; c'est un lieu d'habitation aisé. Ce quartier et le quartier des Chartrons accueillent de nombreux consulats.

Quartier Mériadeck.

À l'ouest de la ville s'élève le quartier Mériadeck. Le quartier doit son nom au prince cardinal de Rohan, Ferdinand Maximilien Mériadec, archevêque de Bordeaux qui y fit construire le palais Rohan en 1771 (qui, en 1835, deviendra l’hôtel de ville) et qui offrit les terres à la ville, alors à l'étroit dans ses limites géographiques héritées du Moyen Âge. C'est un quartier moderne, essentiellement commercial et administratif. Pendant longtemps, cette partie de la ville ne fut qu'un vaste marais bordant la ville. Mais les maladies dues à la présence de ce marais (et notamment la peste) ont conduit au XVIIe siècle à son assèchement. Au XIXe siècle, des échoppes y sont construites et une population pauvre d'ouvriers et d'artisans s'y installe. Des maisons closes, cafés et bals animent ce quartier cosmopolite. En 1955, la municipalité dirigée par Jacques Chaban-Delmas décide la rénovation totale de ce quartier pauvre. Le projet prévoit la construction d'immeubles « barres » typiques de ces années. En 1963, la rénovation devient restructuration et le quartier Mériadeck sera finalement le quartier d'affaires de Bordeaux avec des bâtiments modernes commerciaux et administratifs, ainsi que des équipements sportifs (patinoire…). De nombreuses administrations et services sont regroupés dans ces grands bâtiments, dont la hauteur a finalement été limitée, construits autour d'un jardin central. De plus, la circulation automobile et celle des piétons ont été séparées par la construction d'une dalle, l'actuelle esplanade Charles de Gaulle. Ce quartier abrite de nos jours des centres commerciaux, la communauté urbaine de Bordeaux, la préfecture de la région Aquitaine, le conseil général de la Gironde et le siège de la Direction Régionale des Finances Publiques. Ce quartier voulu par Jacques Chaban-Delmas a de nombreux détracteurs, notamment à cause de l'architecture du quartier (typique des années 1960-1970), de la séparation des voitures et des piétons et de l'utilisation massive du béton. Cependant certains bâtiments plus récents (comme la préfecture d'Aquitaine) tendent à rajeunir l'architecture vieillissante de ce quartier. Ce quartier a quand même eu des points positifs, il a notamment permis la construction de bâtiments administratifs et commerciaux à proximité du centre-ville sans dégrader l'architecture historique du vieux Bordeaux. Les quartiers autour de Mériadeck sont composés de nombreuses échoppes, maisons à un étage typiquement bordelaises, qui accueillent des habitants de la classe moyenne. Il est également à quelques pas du centre « officiel », c'est-à-dire de la place Gambetta (où se trouve une borne en pierre d'où partent les numérotations des maisons), ensemble XVIIIe siècle qui tranche avec l'architecture moderne du quartier Mériadeck.

Au sud-ouest, le quartier Saint-Genès abrite une population aisée, voire bourgeoise. Enfin, les quartiers sud (Nansouty, Barrière de Toulouse Saint-Jean, Belcier…) accueillent une population aux revenus modestes. La présence de zones industrielles sur la gare Saint Jean et « Belcier » (abattoirs), avec de nombreuses voies ferrées de la SNCF et d'infrastructures telles que les abattoirs centraux ternissent nettement l'image de ces deux quartiers sud, qui sont notamment situés près de la Garonne ; alors que « Nansouty » et « Saint Genest » avec une forte densité scolaire (laïque et religieux) et un axe routier (cours de la Somme) direct entre les boulevards et la place de la Victoire (grand « rond-point » du centre-ville) gardent un cachet qui rend leurs échoppes très prisées. D'une manière générale, que ce soit dans la vieille ville ou dans les anciens faubourgs, la partie sud accueille une population plus « populaire » que celle des quartiers nord (liés aux commerces et négoce).

Quartiers extérieurs[modifier | modifier le code]

Rive droite - La Bastide - La Benauge

Quartier Bastide : Minoterie GMP.
Quartier Bastide : Ancienne gare reconvertie en cinéma.

La rive droite de la ville s'est longtemps développée loin du regard des urbanistes de la rive gauche, et de manière plus anarchique. Les quartiers de la Bastide et de la Benauge qui composent cette partie de la ville accueillent une population modeste mais aussi de nombreuses industries. La rive droite comporte également de nombreuses friches industrielles dégradant fortement l'image de ces quartiers qui font face à la rive gauche. Cependant, depuis une dizaine d'années, des plans de rénovation de cette partie de la ville ont vu le jour. De nouveaux bâtiments résidentiels sont en phase de réalisation. Un pôle universitaire de gestion a été inauguré à la rentrée 2007 et devrait accueillir à terme quelque 3 000 étudiants. L'arrivée du tramway sur la rive droite a également permis de rénover une partie de ces quartiers comme la Place Stalingrad ou l'avenue Thiers. Aujourd'hui le quartier de la Bastide s'est considérablement orienté vers le futur avec la reconversion de l'ancienne gare d'Orléans en cinéma (multiplex). Le pont Jacques-Chaban-Delmas entre le quartier de Bacalan et le quartier de la Bastide est mis en service en 2013. Un projet d'une nouvelle ZAC Bastide 2 est dans les cartons. Ce projet prévoit la création de 2 500 à 3 000 logements dont 40 % de logements sociaux dont les bâtiments devraient s'élever d'un minimum de huit étages à au maximum de dix ou douze, le but de cette ZAC étant de densifier la Bastide (le 7e arrondissement entre autres) une fois cette ZAC achevée, le quartier de la Bastide devraient gagner 12 000 habitants supplémentaires. À moyen terme, un projet d'une nouvelle ZAC Bastide nord prévoit la création de 4 000 logements.

Rive droite - Bordeaux-Lac - Bacalan Sur la rive gauche, au nord de la ville se situent les quartiers de Bordeaux-Lac et de Bacalan. La construction du quartier de Bordeaux-Lac fut entreprise par la municipalité dirigée par Jacques Chaban-Delmas, après l'assèchement de marais et la création d'un lac artificiel. Ce quartier, dessiné par l'architecte-urbaniste Xavier Arsène-Henry, accueille des tours de logements, quelques bureaux et des centres commerciaux. Le Parc des Expositions de Bordeaux y a aussi été construit. Le bilan de la construction de ce nouveau quartier est mitigé, ce quartier étant peu attractif et trop excentré. C'est dans ce quartier que se situe le pont d'Aquitaine construit avec la rocade à la même époque. L'arrivée du tramway en 2008 et la construction du grand stade de Bordeaux en 2015 devraient redynamiser ce quartier.

Le quartier de Bacalan se situe à proximité des bassins à flot et de l'ancienne zone portuaire de Bordeaux. Ce quartier qui abritait autrefois les dockers accueille aujourd'hui encore une population modeste. Là aussi, l'arrivée du tramway et la restructuration du quartier et des anciens hangars concourent à le modifier en profondeur.
Origine du nom « Bacalan » : il vient du nom de la famille de Bacalan, originaire de Sauveterre de Guyenne qui, au XVIIe siècle, était une famille protestante ayant compté parmi ses membres un nombre important de parlementaires bordelais ; la version qui attribue l’origine du mot Bacalan à l’adaptation du portugais bacalhau, par référence à l’exploitation de la morue est erronée[Note 1] : il n’y eut jamais de sécheries dans ce quartier et les portugais n’ont jamais été engagés dans les campagnes bordelaises sur les bancs de Terre-Neuve.

Caudéran

Tours A et B de la Cité administrative située dans le quartier Caudéran.

À l'ouest se situe Caudéran. Cette ancienne commune de l'agglomération a fusionné avec Bordeaux en 1965 et constitue maintenant l'un des quartiers de la ville. Cette ancienne banlieue « chic » de Bordeaux est l'un des quartiers les plus calmes de la ville. Sa fusion a permis l'extension de Bordeaux vers l'ouest. La cité administrative et le Parc bordelais, plus grand espace vert de la ville, se situent dans ce quartier.

Saint-Augustin

Au sud-ouest de la ville, Saint-Augustin accueille une population de la classe moyenne supérieure. On y trouve le stade Chaban-Delmas (anciennement Parc Lescure), l'hôpital Pellegrin (CHU de Bordeaux) et la faculté de médecine (université Bordeaux 2). Ce quartier peut-être comparé à un village avec sa place principale, son église, ses commerçants de proximité, sa mairie de quartier (rénovée en 2013), son école Flornoy, son collège Emile-Combes…

Bordeaux-Euratlantique[modifier | modifier le code]

Par un décret du 5 novembre 2009, l'État a décidé la création d'une opération d'intérêt national pour l'aménagement global des espaces situés autour de la gare Saint-Jean. Le projet est baptisé Bordeaux-Euratlantique. Il se développera sur une surface de 738 ha répartis sur Bordeaux avec 386 ha, Bègles avec 217 ha et Floirac avec 135 ha. L'objectif, à l'horizon 2030, est de créer un centre d'affaires au rayonnement international dans ces nouveaux quartiers. Il est prévu la construction de 2 millions de m2 de surface, répartis entre 15 000 logements et 500 000 m2 de bureaux ; des commerces et des équipements publics viendront compléter ces aménagements[22].

Logement[modifier | modifier le code]

La ville de Bordeaux comptait 147361 logements en 2007, selon l'INSEE[23] dont :

  • 90,6 % de résidences principales ;
  • 1,9 % de résidences secondaires ;
  • 7,4 % de logements vacants.

De plus, 31 % des bordelais sont propriétaires de leur logement.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté pour la première fois sous la forme Burdigala au Ier siècle apr. J.C.[27]. Ensuite le toponyme est mentionné sous diverses formes au Moyen Âge, Burdegale, certaines monnaies anciennes portent aussi les noms de Burdeghla et Burdiale. Une forme en langue d'oc Bordelh apparaît dans le troisième couplet du sirventès de Bertran de Born D'un sirventes no m qual far longo ganda (« Sai de Bordelh, ni dels Cascos part landa »), et la forme latine Burdellum, dans une lettre de 1147 à l'abbé Suger. Les premières formes gasconnes sont Bordeu, attesté en 1280[28], et Bordel. Au XIXe siècle Luchaire indique que le paysan gascon prononçait aussi Burdéu[29] devenant sous sa forme moderne Bordèu[30]. La forme française de Bordeaux représente une francisation du gascon Bordèu en Bourdeaux ou Bordeaux par analogie avec l'ancien pluriel de Bordel « petite maison » et qui explique bien en revanche les autres noms de lieux du type Bordeaux, Bourdeaux[31].

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom révolutionnaire de Commune-Franklin[32].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Par le passé, plusieurs étymologies fantaisistes ont été proposées pour l'antique Burdigala, comme Burgos Gallos (le bourg gaulois) par Isidore de Séville[33] ou, en 1695, dans le Mercure de France « la bourde et la jalle ». Dans ses Recherches sur la ville de Bordeaux, l'abbé Baurein se basait sur les racines celtiques burg (la ville) et cal (le port)[34], à savoir * burg et * cal, avec astérisques car ces termes ne sont pas directement attestés dans les langues celtiques, ni sous cette forme, ni avec ce sens. En outre * Burg-i-cal-a peut difficilement expliquer phonétiquement le nom antique de Bordeaux, à savoir Burdigala, à moins de supposer une altération, non démontrée par les formes anciennes.

Le nom de Burdigala peut s'analyser sur la base de deux éléments, à savoir deux racines aquitaniennes (ou aquitaniques) *burd- et *gala signifiant respectivement « boueux » et « crique ». *Burd- serait la variante d'un pré-latin *bard- qui est aussi à l'origine du nom du village basque de Bardos. *Gala est issu d'un pré-latin *cal- traduit par « abri, crique » et dont dérive le mot « calanque[35] ». Ainsi, selon Michel Morvan, la signification primitive de Burdigala devrait être « crique ou abri dans les marais[35] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Bordeaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Au plan politique, l'ancienne « Belle endormie » a, depuis la Libération toujours largement voté à droite notamment du fait de sa sociologie, très bourgeoise. Ainsi, Jacques Chaban-Delmas, qui fut aussi Premier ministre, député de la deuxième circonscription de la Gironde, ministre à plusieurs reprises, président du conseil régional d'Aquitaine et président de l'Assemblée nationale à trois reprises a gouverné Bordeaux 48 ans, de 1947 à 1995 sous l'étiquette RPR. Depuis, c'est un autre poids-lourd et fondateur de l'UMP, en la personne d'Alain Juppé qui est maire de Bordeaux depuis 1995. Si l'on excepte une interruption entre 2004 et 2006, il a été élu dès le premier tour, et ce de plus en plus confortablement.

Quant à la gauche bordelaise, longtemps minoritaire, elle est aujourd'hui très présente, comme le montre la majorité des cantons et des circonscriptions législatives qu'elle détient. Par ailleurs, c'est la motion E et Ségolène Royal qui sont majoritaires au sein du Parti socialiste à Bordeaux, au vu des scores obtenus lors du congrès de Reims et de la victoire de la ségoléniste Michèle Delaunay aux législatives en 2007.

Résultats politiques[modifier | modifier le code]

1989-1993[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 1989, les Bordelais ont largement réélu Jacques Chaban-Delmas maire de Bordeaux puisqu'il a obtenu dès le premier tour 54,25 % contre seulement 23,03 % au socialiste François-Xavier Bordeaux. L'abstention s'est élevée à 44,48 %.

Lors du référendum visant à ratifier le traité de Maastricht, les électeurs bordelais ont largement voté pour le « oui » puisqu'il a obtenu 55,75 % contre seulement 51,06 % sur le plan national.

Dans un contexte national très favorable à l'opposition de droite, les élections législatives de 1993 furent un triomphe pour celle-ci partout en France y compris en Gironde et dans les trois circonscriptions de Bordeaux. En effet, l'opposition RPR-UDF a raflé 9 circonscriptions sur les 11 en Gironde. Dans la première circonscription de la Gironde, Jean Valleix a totalisé au premier tour 46,89 % face à Joëlle Dusseau qui n'a obtenu que 18,33 %. Au second tour, Jean Valleix sera largement réélu en enregistrant 62,81 % contre seulement 37,19 % à son adversaire socialiste. Dans la deuxième circonscription de la Gironde, Jacques Chaban-Delmas va totaliser 41,67 % au premier tour. À la surprise générale, c'est le candidat du FN, Pierre Sirgue, qui arrive deuxième de justesse devant le candidat socialiste, Daniel Jault, en totalisant respectivement 12,72 % et 12,59 % des suffrages exprimés. Lors du second tour, Jacques Chaban-Delmas sera triomphalement réélu avec 75,10 % contre 24,90 % au candidat frontiste. Enfin, dans la troisième circonscription de la Gironde, c'est le candidat RPR Gérard Castagnéra qui est arrivé en tête avec 33,31 % face au député PS sortant Claude Barande qui remporta 18,23 %, talonné par Noël Mamère, futur député-maire Verts de Bègles, qui totalisera 17,71 %. Au second tour, le score de Gérard Castagnéra s'établira à 51,36 % contre 48,64 % à son concurrent socialiste.

Lors de l'élection présidentielle de 1995, les électeurs bordelais ont majoritairement voté pour Lionel Jospin avec 25,45 % des voix, suivi de Jacques Chirac avec 23,19 % des voix et Édouard Balladur avec 21,26 %. Viennent ensuite Jean-Marie Le Pen qui totalise 10,31 %, Robert Hue avec 6,16 % et enfin Arlette Laguiller qui obtient 5,64 %, aucun des autres candidats ne dépassant la barre des 5 %. Lors du second tour, c'est Jacques Chirac qui l'emporte largement à Bordeaux en totalisant sur son nom 55,95 % contre 44,05 % pour Lionel Jospin. L'abstention s'élève à 23,11 % au premier tour et 21,97 % au second tour. Sur le plan national, voici le score des quatre principaux candidats ayant dépassé 10 % des suffrages exprimés :

1995-1997[modifier | modifier le code]

Malgré l'élection présidentielle, il y a eu en 1995 les élections municipales qui ont vu arriver le nouveau Premier ministre Alain Juppé à Bordeaux, afin de remplacer Jacques Chaban-Delmas. L'ancrage de la ville à droite a eu raison du candidat socialiste Gilles Savary qui s'est largement incliné face à Alain Juppé puisqu'ils ont obtenu respectivement au premier tour 19,91 % et 50,28 %. Le piètre score du PS est en partie dû à la présence d'un dissident socialiste et déjà candidat en 1989, en la personne de François-Xavier Bordeaux qui totalisera d'ailleurs 15,80 %.

Après la dissolution de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac en 1997, des élections législatives anticipées ont eu lieu. Comme sur le plan national, il y eut un renversement de tendance en faveur de la gauche puisque celle-ci détenait après les élections 9 circonscriptions sur 11, prenant 7 sièges à la droite. Mais à Bordeaux, la droite a beaucoup moins souffert puisque les électeurs bordelais ont envoyé deux députés RPR contre 1 député Verts. En effet, dans la première circonscription de la Gironde, Jean Valleix est arrivé en tête en totalisant 37,60 % contre 26,01 % pour la socialiste Béatrice Desaigues. Au second tour, Jean Valleix remporte assez largement l'élection en obtenant 54,99 % contre 45,01 % à Béatrice Desaigues. Dans la deuxième circonscription de la Gironde, les électeurs retrouvent les deux principaux candidats des élections municipales que sont Gilles Savary et Alain Juppé. Au premier tour, Alain Juppé récolte 38,56 % et devance de 10 points Gilles Savary qui obtient 28,00 %. Pour le second tour, c'est sans surprise qu'Alain Juppé est élu député en totalisant 53,99 % contre 46,01 % pour Gilles Savary. Mais dans la troisième circonscription de la Gironde, c'est l'écologiste Noël Mamère qui arrive largement devant le député RPR sortant Jean-Claude Barran qui obtient seulement 24,98 %. Au second tour, Noël Mamère écrase son adversaire en remportant l'élection avec 60,91 % contre seulement 39,09 % à Jean-Claude Barran.

Lors du référendum sur le quinquennat présidentiel, les Bordelais ont largement voté pour avec 72,27 % contre 27,73 %, cette élection étant marquée par la très forte abstention qui s'est élevée à 69,11 %. Sur le plan national, le « pour » l'a emporté avec 73,21 % contre 26,79 % « contre » avec une abstention à culminant à 69,81 %.

Aux élections municipales de 2001, Alain Juppé et Gilles Savary se sont de nouveau affrontés. Bien que cette fois-ci il n'y avait pas de candidature PS dissidente, Gilles Savary a été écrasé par la liste RPR du maire sortant puisque Alain Juppé a remporté 50,96 % des suffrages exprimés contre seulement 19,99 % pour la liste de Gilles Savary. L'abstention s'est élevée à 45,18 %.

Lors de l'élection présidentielle de 2002, les Bordelais ont placé en tête Jacques Chirac avec 24,02 % contre 18,08 % pour le Premier ministre Lionel Jospin et 10,74 % pour Jean-Marie Le Pen. Viennent ensuite François Bayrou avec 8,22 %, suivi de Noël Mamère avec 8,10 % et enfin de Jean-Pierre Chevènement qui obtient 5,30 %, aucun des autres candidats ne dépassant la barre des 5 %. Sur le plan national, voici le score des quatre principaux candidats ayant dépassés 10 % des suffrages exprimés :

  • Jacques Chirac qui enregistre 19,88 % puis au second tour 82,21 % ;
  • Jean-Marie Le Pen qui obtient 16,86 % puis 17,79 %, plus bas score d'un candidat à une élection présidentielle ;
  • Lionel Jospin qui avec 16,18 % ne franchit pas la barre du second tour.
2002-2006[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 2002 qui suivirent la présidentielle, la droite remporte en Gironde 6 circonscriptions et devient majoritaire, la gauche n'en n'ayant que 5. Dans la première circonscription de la Gironde, la candidate UMP Chantal Bourragué arrive largement en tête avec 47,79 % contre seulement 25,50 % pour Béatrice Desaigues. Au second tour, c'est sans surprise que Chantal Bourragué est élue député avec 59,71 % contre seulement 40,29 % pour son adversaire du PS. Dans la deuxième circonscription de la Gironde, la maire UMP de Bordeaux Alain Juppé frôle les 50 % en totalisant 48,28 % en avance de 18 points sur la socialiste Marion Paoletti qui remporte 30,34 % des suffrages exprimés. Au second tour, c'est sans surprise qu'Alain Juppé est réélu député avec 55,49 % contre 44,51 % pour Marion Paoletti. Enfin, dans la troisième circonscription de la Gironde, c'est le candidat des Verts Noël Mamère qui arrive en tête avec 38,50 % face à l'UDF Alain Cazabonne qui obtient 34,84 %. Au second tour, Noël Mamère remporte l'élection avec 54,64 % contre 45,36 % son concurrent centriste.

Lors des élections régionales de 2004, le candidat UMP Xavier Darcos résiste plutôt bien du tsunami rose aquitain et national puisqu'il obtient au premier tour à Bordeaux 27,23 % face au président socialiste sortant Alain Rousset qui remporte 40,73 %. Quant à François Bayrou, il réussit à totaliser 14,53 %. Jacques Colombier, le candidat frontiste, n'obtient que 8,87 % à Bordeaux mais se qualifie pour le second tour. À ce même tour, c'est Alain Rousset qui remporte d'une part l'élection régionale avec 54,87 % et d'autre part l'élection à Bordeaux avec 52,49 %. Pour Xavier Darcos, s'il perd largement l'élection régionale avec seulement 33,46 %, il résiste bien à Bordeaux puisqu'il totalise 39,38 %, ce qui souligne la prégnance de la droite à Bordeaux. Pour le frontiste Jacques Colombier, s'il arrive à dépasser les 10 % sur le plan régional avec 11,67 %, ce n'est pas le cas à Bordeaux où il n'obtient que 8,14 %.

Aux élections européennes de 2004, le socialiste Kader Arif arrive en tête à Bordeaux avec 27,85 % devant le candidat de la liste UMP Alain Lamassoure qui enregistre 22,04 %. Viennent ensuite l'UDF Jean-Marie Cavada qui totalise 15,25 %, suivi de l'écologiste Gérard Onesta qui remporte 12,84 %. Enfin, sous les 10 %, viennent le frontiste Jean-Claude Martinez qui récolte 5,86 % et le DVD Pierre Leconte qui obtient 5,15 %, aucun des autres candidats ne dépassant la barre des 5 %. Sur la circonscription Sud-Ouest, voici les résultats :

Lors du référendum sur la Constitution européenne, les électeurs bordelais ont largement voté « oui » avec 57,95 % contre seulement 42,05 % pour le « non », très différent du score national étant de 54,67 % pour le « non » et 45,33 % pour le « oui ». L'abstention s'élève sur le plan national à 30,63 %.

En 2006 ont eu lieu une élection partielle municipale après la démission de la majorité et du maire Hugues Martin en faveur du retour d'Alain Juppé. Ce dernier s'est présenté face au socialiste Jacques Respaud et a obtenu 56,24 % des suffrages dès le premier tour, contre seulement 25,2 %.

2007-…[modifier | modifier le code]

Pour l'élection présidentielle de 2007, les Bordelais accordent 31,37 % de leurs voix à la socialiste Ségolène Royal contre 30,84 % au président de l'UMP Nicolas Sarkozy. Viennent ensuite François Bayrou avec 22,01 %, suivi de Jean-Marie Le Pen qui enregistre 5,42 %, aucun des autres candidats ne dépassant la barre des 5 %. Sur le plan national, c'est Nicolas Sarkozy qui arrive en tête avec 31,18 % devant Ségolène Royal avec 25,87 %, suivi de François Bayrou avec 18,57 %. Vient après Jean-Marie Le Pen avec 10,44 %, aucun des autres candidats ne dépassant la barre des 5 %. Au second tour, la ville de Bordeaux place en tête Ségolène Royal avec 52,44 % contre 47,56 % pour Nicolas Sarkozy, ce dernier étant élu Président de la République avec 53,06 % contre 46,94 % pour Ségolène Royal. L'abstention s'élève à Bordeaux au premier tour à 14,52 % puis au second tour à 15,90 %. C'est un séisme à Bordeaux, ville très ancrée à droite, ville symbole pour cette dernière.

Lors des élections législatives de 2007, la gauche remporte 8 circonscriptions contre seulement 3 pour la droite. Il faut ajouter qu'après la partielle de 2008, la huitième circonscription de la Gironde va basculer à gauche, ce qui fait 9 depuis. À Bordeaux, la gauche devient pour la première fois de son histoire majoritaire, étant donné qu'elle détient 2 circonscriptions sur 3 à la suite des élections. Dans la première circonscription de la Gironde, la députée UMP sortante Chantal Bourragué arrive largement en tête avec 44,81 % contre seulement 25,39 % pour la candidate socialiste Béatrice Desaigues. Au second tour, c'est Chantal Bourragué qui est réélue avec 54,45 % contre 45,55 % pour son adversaire socialiste. Dans la deuxième circonscription de la Gironde s'affrontent le maire UMP et tout nouveau ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer Alain Juppé face à la conseillère générale PS Michèle Delaunay. Au premier tour, Alain Juppé arrive largement en tête avec 43,73 % contre 31,36 % pour Michèle Delaunay. Au second tour, c'est finalement Michèle Delaunay qui remporte l'élection avec 50,93 % des suffrages exprimés contre 49,07 % pour Alain Juppé, l'avance n'étant que de 670 voix. Cette défaite sur la circonscription dite « du maire » montre que Bordeaux bascule de plus en plus à gauche. Enfin, sur la troisième circonscription de la Gironde, Noël Mamère arrive largement en tête avec 39,82 % contre seulement 28,42 % pour la candidate UMP Élisabeth Vigne. Au second tour, c'est Noël Mamère qui est réélu avec 62,82 % contre 37,18 % à son adversaire de droite.

En 2008 ont eu lieu les élections municipales de 2008 qui ont vu s'affronter le maire de Bordeaux, Alain Juppé face au président du Conseil régional d'Aquitaine et socialiste Alain Rousset. Le PS avait mis un poids-lourd socialiste girondin et avait mis de grands espoirs dans cette élection après la victoire de Ségolène Royal et de Michèle Delaunay en 2007. Pourtant, après une campagne assez passionnante, c'est Alain Juppé qui fut réélu très largement dès le premier tour avec 56,62 %, très loin devant Alain Rousset qui n'a réussi à obtenir que 34,14 %. À l'heure actuelle, sur les 8 cantons que dispose Bordeaux, 5 sont au PS et 3 à l'UMP, la gauche grignotant à chaque élection un petit peu sur l'électorat de droite.

Lors des élections européennes de 2009, les électeurs Bordelais ont largement voté en faveur de la liste UMP de Dominique Baudis qui a remporté 31,54 % contre seulement 15,00 % pour une liste PS Kader Arif. La liste Europe Écologie de José Bové a sorti son épingle du jeu en arrivant deuxième avec 22,34 %. Aucune des autres listes ont atteint la barre des 10 %. Les élections européennes de 2009 sont comme les précédentes réparties en huit circonscriptions électorales. Bordeaux étant située dans la circonscription « Sud-Ouest », en voici les résultats :

Lors des élections régionales 2010, le président sortant socialiste Alain Rousset est arrivé en tête au premier tour en totalisant 35,19 % à Bordeaux, mais ce score est moins important que sur le plan girondin et aquitain. Est ensuite arrivé Xavier Darcos, Ministre du Travail qui a obtenu 28,40 % des suffrages, score supérieur à la moyenne régionale et départementale. Arrivent ensuite Monique De Marco, candidate écologiste qui totalise 13,40 %, suivie du député des Pyrénées-Atlantiques et candidat du Modem Jean Lassalle qui enregistre un faible 6,78 % alors qu'il est qualifié au second tour sur l'ensemble de l'Aquitaine. Il est talonné de près par Jacques Colombier, candidat du Front National qui obtient 6,48 %. Vient enfin le candidat du Front de Gauche Gérard Boulanger qui totalise 5,64 %, aucun autre candidat ne passant la barre des 5 %. Au second tour, Alain Rousset s'impose largement, emporté par la vague rose nationale puisqu'il totalise 55,83 %. Si Xavier Darcos perd largement l'élection, il réalise néanmoins un score supérieur à la moyenne régionale et départementale en obtenant 33,40 %. Jean Lassalle, qui s'était qualifié pour le second tour, passe la barre des 10 % en totalisant 10,77 %. Le scrutin est marqué par une abstention qui s'élève à 55,51 % au premier tour et à 53,59 % au second tour.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Bordeaux est le chef-lieu de huit cantons et la préfecture du département de la Gironde et de la région Aquitaine.

La commune est divisée en trois circonscriptions, les trois premières de Gironde. Le siège de la Communauté urbaine de Bordeaux est situé dans le quartier Mériadeck et la ville est à la tête de la Chambre de Commerce et d'Industrie qui porte son nom.

Le nombre d'habitants à Bordeaux étant supérieur à 200 000 et inférieur à 249 999, le nombre de conseillers municipaux est de 61. Ils sont répartis selon la composition suivante:

Groupe Président Effectif Statut
UMP - Nouveau Centre - Modem Hugues Martin 50 majorité
PS - Verts - PCF Matthieu Rouveyre 11 opposition

La municipalité dispose aussi d'un conseil municipal des enfants.

Cantons[modifier | modifier le code]

Cantons de la ville de Bordeaux.

En 1965, la commune de Caudéran a été rattachée à Bordeaux, elle forme maintenant le 8e canton.

Bordeaux est divisée en 8 cantons[36] :

Pour un total de 242 945 habitants en 2010 selon l'INSEE.

Actuellement, 111 183 Bordelais ont un conseiller général à droite et 131 762 Bordelais ont un conseiller général de gauche. Toutefois, les 3 cantons restants à droite sont les 3 plus peuplés de Bordeaux, et il faut ajouter que le plus gros score au premier tour revient à l'UMP Pierre Lothaire qui totalise 53,42 %, avant d'être réélu au second tour, son score au premier tour ne représentant pas au moins 25 % des inscrits. Si Bordeaux vote de plus en plus à gauche, la droite reste très présente.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bordeaux.

Depuis 1947, trois maires se sont succédé à Bordeaux :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1995 Jacques Chaban-Delmas RPR Député, ministre, Premier ministre, président de l'Assemblée nationale
1995 2004 Alain Juppé RPR puis UMP Premier ministre, député
2004 2006 Hugues Martin UMP Député
2006 en cours Alain Juppé UMP Ancien Premier ministre, Ancien ministre de la Défense, Ancien ministre des Affaires étrangères

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville de Bordeaux accueille une Cour d'appel, un Tribunal de Grande Instance pour ce qui concerne l'ordre judiciaire, ainsi qu'un Tribunal administratif et une des huit Cours administratives d'appel de France pour ce qui est de l'ordre administratif.

De plus, Bordeaux accueille en son sein l'École nationale de la magistrature, seule école française apte à former les futurs magistrats.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de grandes villes, Bordeaux a intégré les préoccupations environnementales dans ses réflexions. Plusieurs axes sont actuellement en cours de développement :

  • la constitution d'éco-quartiers (Écoquartier). C'est le cas de l'éco-quartier de Bordeaux-Lac, opération immobilière visant à créer un nouveau quartier autour d'habitats collectifs dont la majorité sera labellisée HQE (haute qualité environnementale) et BBC (Bâtiment de basse consommation). Un autre projet est la réalisation d'un îlot à Bordeaux-Bastide, autour de la transformation de la caserne Niel, suivant les prescriptions HQE, pour créer de l'habitat collectif, de l'habitat individuel, des commerces et des services respectant des critères environnementaux exigeants. Plusieurs autres projets de constructions collectives HQE sont en cours d'élaboration ou de réalisation sur Bacalan.
  • la réflexion sur les consommations des services de la Ville : utilisation d'eau de pluie de récupération pour l'arrosage, diminution ou suppression des traitements chimiques des espaces verts, Agenda 21 de la Ville de Bordeaux
  • La reconstruction de la station d'épuration Louis Fargue, d'une capacité de 447 000 équivalent-habitant[37], sur 54 mois de chantier, de 2009 à 2013[38].
  • l'implantation d'installations d'énergies renouvelables. Le parking du parc des Expositions s'est doté d'ombrières photovoltaïques. Leur installation est en cours en septembre 2011. Les 61 000 panneaux couvrent 20 hectares pour une puissance crête de 13 MWc, en faisant la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France[39]. D'autre part, des installations de géothermie profonde (Meriadeck) et de récupération de chaleur dans les réseaux d'eaux usées permettent d'alimenter en chaleur aussi bien des logements collectifs que des locaux tertiaires ou commerciaux. L'éco-quartier Ginko est composé de logements dont le réseau de chaleur est alimenté par une chaufferie bois, utilisant les bois tombés dans la Forêt des Landes lors des différentes tempêtes.
  • une réflexion sur l'utilisation des transports collectifs et la complémentarité des différentes formes de transport. Commencé il y a quinze ans, le chantier du Tramway de Bordeaux a entamé sa troisième phase en 2011. L'arrivée de nouvelles formes de transport permet de modifier l'urbanisme et l'intérêt des futurs propriétaires/locataires pour ces zones.
  • l'aménagement progressif d'une « coulée verte », autour de la Garonne, réunissant Bordeaux et plusieurs villes de la communauté urbaine de Bordeaux.

Différents espaces verts existent en centre-ville. Le Jardin public, d'une superficie de 10 hectares dans l'hypercentre, a été créé en 1746. Le Jardin botanique de Bordeaux situé rive droite, abrite de nombreuses espèces végétales et des activités de découverte à destination des scolaires et du grand public.

Politique de la ville[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 2012, le conseil municipal entérine l'accès à la restauration de tous les enfants de maternelle et primaire du public dont les parents en feraient la demande[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Alain Juppé, Maire de Bordeaux, visite la ville jumelle d'Ashdod.

Au 22 août 2010, Bordeaux est jumelée avec :

Par ailleurs, la commune de Bordeaux a signé plus de 150 contrats de coopération depuis 50 ans avec différentes villes.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 239 399 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
104 676 91 652 92 219 89 202 99 062 98 705 104 686 125 520 130 927
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
149 928 162 750 194 241 194 055 215 140 221 305 240 582 252 415 256 906
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256 638 251 947 261 678 267 409 256 026 262 990 258 348 253 751 257 946
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
249 688 266 662 223 131 208 159 210 336 215 363 232 260 239 399 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique


D’après le recensement Insee de 2009, Bordeaux compte 236 725 habitants, soit une augmentation de 9,9 % par rapport à 1999.

La commune occupe le 9e rang au niveau national, comme en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 542 communes. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bordeaux depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1921 avec 267 409 habitants.

Après une période de rapide dépeuplement (253 751 habitants en 1946, 208 159 habitants en 1982) et d’importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville centre recommence à augmenter. La commune de Bordeaux, qui a gagné plus de 25 000 habitants en 18 ans, connaît actuellement un bel essor démographique.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 31,1 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 16,4 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 31 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Pyramide des âges à Bordeaux en 2007 en pourcentage[45]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
5,3 
75 à 89 ans
9,0 
8,8 
60 à 74 ans
10,6 
16,4 
45 à 59 ans
16,9 
23,1 
30 à 44 ans
19,2 
31,1 
15 à 29 ans
31,0 
14,9 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[46]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bordeaux est le siège de l'académie de Bordeaux qui couvre cinq départements.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Bordeaux dispose d'un collège expérimental, le collège Clisthène.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Université Bordeaux 2 (site de la Victoire, ancienne faculté de pharmacie).

Bordeaux est la 6e ville universitaire française après Paris, Lyon, Toulouse, Lille et Marseille[47]. La ville accueille 77 216 étudiants dans ses universités et ses grandes écoles. La plupart des enseignements se font sur le domaine universitaire de Pessac Talence Gradignan, plus vaste campus d'Europe, à quelques exceptions près comme les études médicales près du CHU, les sciences de l'homme place de la Victoire et les études de gestion au pôle universitaire des sciences de gestion de Bordeaux.

Bordeaux compte, au 1er janvier 2014, deux universités :

  • l’université de Bordeaux (Sciences et technologies), (Médecine, sciences de l'homme, sport et œnologie) et (Droit, sciences politiques, sciences économiques, sciences sociales, sciences de gestion et management) ;
  • l’Université Bordeaux Montaigne (Sciences humaines, lettres et langues) ;

Des établissements français public d’enseignement supérieur :

Il existe aussi trois écoles de commerce : Bordeaux Management School (BEM), École de commerce européenne (ECE), Institut des hautes études économiques et commerciales (INSEEC) ;

Et de nombreuses autres écoles :

Secours et Santé[modifier | modifier le code]

À Bordeaux même se trouvent deux centres de secours principaux (CSP) :

  • CSP la Benauge (1 rue de la Benauge) ;
  • CSP Ornano (56 cours du Maréchal-Juin).

Le CSP de la Benauge comporte une brigade de nautisme, dû à sa situation géographique au bord de la Garonne, ainsi qu'une unité du GRIMP 33. Elle est spécialisée dans les moyens de production de mousse en raison aux centres commerciaux proches. Le CSP Ornano est la plus grosse caserne de Gironde (plus de 16 000 sorties en 2009). Contient également une unité du GRIMP 33.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

À Bordeaux, se situe le siège de l'archidiocèse du même nom et la Cathédrale Saint-André.

On trouve également:

Protestant[modifier | modifier le code]

Orthodoxe[modifier | modifier le code]

  • Paroisse Saint-Joseph
  • Paroisse Saints-Martial-et-Eutrope
  • Paroisse de la présentation de la mère Dieu au temple (Eglise Orthodoxe Grecque)

Judaïque[modifier | modifier le code]

Musulman[modifier | modifier le code]

Il existe trois mosquées à Bordeaux

  • la Mosquée El Houda
  • la Mosquée Nour El Mohamadi
  • la Mosquée El-Fath

Un projet de construction d'une grande Mosquée est prévu pour 2017, dans le cadre de Bordeaux-Euratlantique[50].

Économie[modifier | modifier le code]

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Au cours des années 1990, la ville de Bordeaux a perdu des emplois au profit des autres communes de l'unité urbaine. En effet, la part des emplois de l'unité urbaine localisés à Bordeaux passe de 50 % en 1990 à 43 % en 1999.

Bien qu'elle ne soit pas exclusive, la vocation économique de Bordeaux est tournée vers le commerce et les services.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des actifs (1999, INSEE) :

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Bouteilles de Bordeaux.
Article détaillé : Vignoble de Bordeaux.

Bordeaux est considérée par beaucoup comme la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.

Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit Verdot, Malbec, et de moins en moins fréquemment de Carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages Sauvignon blanc, Sémillon et Muscadelle.

Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-Deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.

Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative.

Industrie[modifier | modifier le code]

Bordeaux est aussi une ville industrielle. L’industrie emploie 28 000 salariés, le constructeur automobile américain Ford Aquitaine Industrie étant le premier employeur industriel aquitain. La ville abrite aussi une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans les secteurs aéronautique, spatial et de défense, second pôle national après Toulouse, avec 20 000 emplois directs et 8 000 emplois en sous-traitance. Sont notamment implantées à Bordeaux et ses environs les entreprises Dassault, Safran (l'ancienne Snecma), EADS et Thales. C'est notamment en périphérie de Bordeaux que sont construits les avions Falcon, le cockpit de l'Airbus A380, les propulseurs d'appoint de la fusée Ariane et le missile servant de vecteur à l'arme nucléaire embarqué dans les SNLE, le M-51. Le laser Mégajoule est en construction en périphérie de Bordeaux, plus précisément au Barp : ce projet, capital pour le renouvellement du dispositif de dissuasion nucléaire français, dans lequel le ministère de la Défense compte investir plus de deux milliards d'euros, serait associé à un pôle industriel en industrie optique et laser de niveau européen.

Sont aussi présentes la pétrochimie et l'industrie pharmaceutique (Sanofi-Aventis), ainsi que l'industrie agroalimentaire (30 000) (LU), et en particulier les vins et spiritueux (Marie Brizard, Ricard), mais aussi, bien sûr, les vins de Bordeaux, secteur dans lequel certaines entreprises peuvent être considérées comme de véritables industries.

L'activité industrielle se manifesta aussi par des chantiers de constructions navales (Construction Navale de Bordeaux), des raffineries, des usines de produits chimiques et des ateliers métallurgiques.

Services[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises. Il représente environ 80 % du total de la population active, dont 52 % pour les services marchands et non marchands, 15 % pour le commerce, 9 % pour le transport, 4 % pour l'activité financière (180 établissements bancaires). Bordeaux est ainsi la quatrième place bancaire française.

De plus, le tourisme est en plein essor, Bordeaux disposant d'un riche patrimoine historique et servant de relais vers les côtes d'Aquitaine et l'arrière-pays qui bénéficie considérablement des progrès du tourisme rural.

Bordeaux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Elle gère l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, l'École supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et l'Aire de Cestas. Elle est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Aquitaine.

Grand port maritime de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Transport des sections d'un A380 dans le port de Bordeaux.
Article détaillé : Grand port maritime de Bordeaux.

La ville de Bordeaux a une activité portuaire importante. En effet, le grand port maritime de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ neuf millions de tonnes de marchandises (dont 4,1 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le grand port maritime de Bordeaux accueille les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Bordeaux accueille chaque année 2,5 millions de visiteurs venus du monde entier.

Bordeaux est aussi la deuxième escale de croisière française de la façade atlantique.

Opérationnel depuis 1992, le Bordeaux Gironde Convention Bureau (BGCB) a pour principale mission de promouvoir le tourisme d’affaires à Bordeaux et en Gironde. En 2005, 55 manifestations ont été générées représentant 10 000 congressistes pour des retombées économiques estimées à près de 3 millions d’euros. En 2009, Bordeaux était la quatrième ville de congrès de France[réf. nécessaire].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Quelques sociétés de renom sont basées à Bordeaux ou dans son agglomération :

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Port de la Lune vu depuis la Garonne.

Bordeaux est une ville au patrimoine bâti et naturel très riche, reconnu en 2007 par l'inscription en tant qu'ensemble urbain exceptionnel d'une grande partie de la ville (sous l'appellation « Port de la Lune ») au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Surnommée la Belle Endormie, Bordeaux est également classée Ville d'art et d'histoire. Elle est la deuxième ville de France qui compte le plus grand nombre de monuments classés, juste après Paris. Le secteur sauvegardé est ainsi un des plus vastes du pays (150 ha). Dans le cadre de sa préservation, le tramway fonctionne par un système d'alimentation par le sol sur une grande partie de son tracé.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Si Bordeaux est souvent assimilée au XVIIIe et XIXe siècles, c'est aussi une ville de création contemporaine. Le Centre d'arts plastiques contemporains (CAPC) a été jusqu'en 1995 le lieu de diffusion des arts contemporains le plus important de France après Paris. De même, Arc en Rêve reste le premier lieu de diffusion de l'architecture et de l'urbanisme en province. Dans le domaine des expressions populaires, le groupe Noir Désir, fer de lance du rock français, ou Les Nubians, groupe de hip-hop français reconnu à l'étranger, ont émergé de la riche scène musicale bordelaise. On y retrouve aussi quelque rappeurs locaux comme Fayçal ou encore VII qui se diffuse sur la scène hip-hop, cependant ils restent toujours peu connus du grand public.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Bordeaux figure parmi les plus anciens musées de France, ce qui explique l’ampleur et la diversité de ses collections, notamment pour les XIXe et XXe siècles. Parmi les dépôts de l’État, figurent certaines toiles majeures comme L’Embarquement de la duchesse d’Angoulême de Gros, la Chasse au Lion de Delacroix ou le Rolla de Gervex. On y trouve également de remarquables peintures de Rubens, Véronèse, Titien, Van Dyck, Corot, Bouguereau, Gérôme, Matisse, Dufy ou Picasso

Le musée hérité des collections de l'ancien Musée lapidaire créé vers 1783 par l'Académie de Bordeaux à la demande de l'intendant Dupré de Saint-Maur afin de rassembler les vestiges romains mis au jour par d'importants travaux d'urbanisme entrepris dès le XVIe siècle et, principalement, au XVIIIe siècle.

Depuis 1962, il a évolué vers un musée d'histoire, d'archéologie et d'ethnographie régionales : vestiges de l'époque préhistorique, antiquités romaines et paléo-chrétiennes de la cité de Burdigalia, collections médiévales, collections ethnographiques, etc. Il accueille également les collections de l'ancien musée Goupil, conservatoire de l'image industrielle.

Logé dans l'hôtel de Lalande, édifié en 1779 par l'architecte bordelais Étienne Laclotte, pour le parlementaire Pierre de Raymond de Lalande, le musée abrite de riches collections d'arts décoratifs français, et plus particulièrement bordelais, des XVIIIe et XIXe siècle, ainsi que des collections de peintures, gravures, miniatures, sculptures, mobilier, céramique, verrerie, orfèvrerie, etc.

Dans une demeure du XVIIIe siècle installée dans le jardin public de Bordeaux, le Muséum d'Histoire naturelle vit au rythme d'expositions thématiques qui mettent en valeur des spécimens des collections permanentes.

Dans le cadre superbe d'un ancien entrepôt à grains, le musée d'art contemporain de Bordeaux déploie une collection de la fin des années 1960 aux générations actuelles, rassemblant plus d'un millier d'œuvres et 140 artistes.

Logé au sein d'un des magnifiques pavillons de la place de la Bourse, le musée national des Douanes retrace l'histoire douanière et illustre les missions des brigades et des bureaux.

Ce centre de documentation sur la Seconde Guerre mondiale présente au public des documents d’époque et des objets qui perpétuent le souvenir de cette période récente de notre histoire, qui situent les différents réseaux et permettent d’apprécier le combat des résistants pour la libération du territoire national.

Créé à la fin du XIXe siècle, le musée d'ethnographie rassemble des collections patrimoniales qui couvrent tout le champ anthropologique des techniques touchant à la vie sociale et religieuse pour l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. Accès place de la Victoire, par la rue Gintrac : ouvert les lundi, mardi, jeudi de 13 h à 16h30, le mercredi de 13 h à 17h30 et le vendredi de 10 h à 12 h.

À travers environ 500 documents et objets, le musée retrace l'histoire du compagnonnage, de la vie ouvrière à Bordeaux et dans la région.

  • Musée du vin et du négoce de Bordeaux

L'association Bordeaux Historia Vini est à l'initiative de l'ouverture le 26 juin 2008 du Musée du vin et du négoce bordelais dans le quartier des Chartrons Dans trois caves semi-enterrées, le musée présente une collection d'objets historiques uniques, de multiples témoignages du passé et du présent avec nombre de documents et panneaux explicatifs retraçant le commerce des vins de Bordeaux : l'évolution du métier de négociant, depuis le privilège des vins de Bordeaux datant du Moyen Âge jusqu'à nos jours, en passant par le travail dans les chais et les exportations.

Le musée Goupil conserve le fonds de la maison Goupil, dynastie d'éditeurs d'art parisiens actifs de 1827 à 1920. Les collections se répartissent en trois domaines : estampes, photographies et archives.

Le Musée occupe les locaux de l'ancien Central Téléphonique "Chartrons", de type R6, mis en service en 1958 avec 3000 lignes puis 5000 lignes, et retiré de l'exploitation en 1983.

  • Vinorama
  • Conservatoire de l'air et de l'espace d'Aquitaine (CAEA)

Lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année, la Base sous-marine accueille une programmation pluridisciplinaire : expositions temporaires, concerts, art lyrique, jazz ; spectacles théâtre, danse.

Cap Sciences, situé aux bords des quais, est organisé autour d'un grand plateau de 650 m2 qui accueille une grande exposition par an, d'un plateau de 200 m2 pour des expositions temporaires

Il présente des artistes d'hier et d'aujourd'hui et se situe à l'hôtel Labottière.

Anciennement connue sous le nom de « Casa de Goya », cet appartement situé sur le cours de l'Intendance, en plein centre-ville, fut la dernière résidence du peintre Francisco Goya, qui vint s'installer à Bordeaux en 1824 pour fuir l'absolutisme de Ferdinand VII et qui y mourut en 1828. Exposition d'œuvres de l'artiste. Centre culturel espagnol de Bordeaux.

La future Cité des civilisations du vin doit devenir un lieu emblématique et une véritable porte d'entrée vers le vignoble bordelais. Ouverture prévue en 2016.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale du diocèse de Bordeaux, de style gothique, elle est classée monument historique depuis 1862 et est inscrite depuis le 2 décembre 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l'assemblée générale de l'UNESCO.

Église de style gothique flamboyant, elle est classée monument historique depuis 1846 et est inscrite depuis le 2 décembre 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l'Assemblée Générale de l'UNESCO.

Elle est classée monument historique depuis 1840 et est inscrite depuis le 2 décembre 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l'Assemblée Générale de l'UNESCO.

Église d'architecture romane, est une ancienne abbatiale d'un monastère bénédictin. Elle est classée monument historique depuis 1840 et possède d'exceptionnelles grandes orgues, œuvre de Dom Bedos de Celles.

C’est une église de style baroque du XVIIe siècle qui est classée monument historique depuis 1997.

  • Le grand séminaire

Il est aujourd'hui encore intact au cœur de la ville, entre les rues Judaïque, Palais-Gallien et Castéja. Construit au XVIIIe siècle par les Lazaristes, il devient l'Hôtel des monnaies en 1800 (par décret du Premier consul Napoléon Bonaparte) puis la Grande poste en 1892.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Jardin public.
Jardin des Lumières sur les quais rive gauche.

Avec 15 m2 d'espaces verts par habitant intra-muros, la ville de Bordeaux dispose d'un patrimoine naturel riche de qualité. La municipalité ne compte pas s'en tenir là avec la mise en place depuis 2001 d'un plan vert ambitieux qui a vu la réalisation du Parc des Sports, du Jardin des Lumières (rive gauche), du parc floral ainsi qu'un grand espace vert en bordure de Garonne (rive droite), le Parc aux Angéliques.

  • Bois de Bordeaux: 87 hectares auxquels s'ajoutent près de 50 hectares de prairies et d'étangs
  • Parc floral: 33 hectares
  • Parc bordelais: 28 hectares
  • Parc aux Angéliques: 10 hectares, projet réalisé par séquences. La dernière séquence devrait être terminée en 2017
  • Jardin public: 14 hectares
  • Jardin botanique
  • Quais de la Garonne: 8 hectares avec le miroir d'eau
  • Parc des Sports Saint-Michel: 5,5 hectares
  • Parc Rivière: 4 hectares
  • Parc André Meunier: prévu pour avril 2014
  • Jardin des Lumières
  • Jardin de la Mairie: 1 hectare
  • Jardin de la Béchade: 1 hectare
  • Jardins des Dames de la Foi: 1 hectare
  • Square Vinet
  • Square Jean Bureau
  • Square Mermoz

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[53].

Manifestations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

Festivités et salons[modifier | modifier le code]

Le Cuauhtémoc lors de la fête du fleuve de 2007.

Une liste complète et régulièrement actualisée est disponible sur le site de l'office de tourisme de Bordeaux

Feux d'artifice sur la place de la Bourse (Fête du Fleuve et Vinexpo 2008).

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Festivals de musique[modifier | modifier le code]

  • Festival international d'orgue
  • Festival international de musique classique
  • Bordeaux Congo Square
  • Bordeaux Jazz Festival
  • Festival Bordeaux Rock
  • Festival reggae sun ska

Événements alternatifs[modifier | modifier le code]

La ville (ainsi que la Gironde) bénéficie (depuis 2010) d'un site web issu du réseau Demosphere, mettant à disposition un agenda web participatif listant des événements alternatifs[54] tels que par exemple de la culture alternative, des initiatives altermondialistes, etc.

Vie nocturne[modifier | modifier le code]

La fréquentation des cafés et des bars est aujourd'hui essentiellement le fait des jeunes, des étudiants et des touristes. Les principaux quartiers des restaurants sont Saint-Pierre (place du Parlement, place Saint-Pierre, place Camille-Jullian) et les environs de la place Gambetta. La place de la Victoire est aussi connue pour ses soirées étudiantes. Elle concentre de nombreux bars, pubs… Le quai de Paludate (en face des abattoirs) et le bassin à flots (quartier Bacalan) sont quant à eux les quartiers des boîtes de nuits. Il existe aussi de nombreux restaurants dans le quartier des Chartrons, et des établissements plus populaires dans le quartier Saint-Michel.

Cinémas[modifier | modifier le code]

Cinémas d’art et essai :

  • l'Utopia Saint-Siméon (5 salles), dans l'ancienne église Saint-Siméon (place Camille-Jullian, quartier Saint-Pierre) fermée au culte depuis la Révolution française ;
  • le Jean-Vigo (1 salle), installé dans l'ancienne salle du Trianon, a fermé ses portes en décembre 2008.

Multiplexes :

  • l'UGC Cinécité (18 salles), près de la place Gambetta ;
  • le Mégarama (17 salles), sur la rive droite de la Garonne, dans l'ancienne gare d'Orléans (monument historique) ;
  • le CGR Le Français (12 salles), situé dans un ancien théâtre près de la place Gambetta (à l'angle des rues Condillac et Montesquieu), il a rouvert le 26 mai 2010[55] après plusieurs années de travaux ;

La ville possédait naguère de nombreux cinémas aujourd'hui disparus :

  • Chaque barrière en avait un dont seul demeure le Festival, à Bègles (CUB). Il y avait par exemple le Rex à la barrière du Médoc (copie du Grand Rex de Paris) ou le Marivaux.
  • D'anciens music-halls avaient été transformés en cinémas : l'Alcazar, place Stalingrad, devenu l'Éden ; l'Alhambra, rue d'Alzon ; l'Apollo, rue Judaïque, devenu l'Ariel ; la Scala, rue Voltaire, devenu le Mondial.
  • Le Gaumont situé au cœur de Bordeaux, près de la place Gambetta sur le cours Georges-Clemenceau, a déménagé à Talence en 2002 ; l'Auditorium de Bordeaux se situe à l'emplacement qu'il occupait.

Bordeaux a eu son propre festival international de films : le Festival international de cinéma Cinémascience de Bordeaux. Deux éditions de cet évènement CNRS se sont tenues du 1er au 6 décembre 2009, et du 30 novembre au 5 décembre 2010[56].

À signaler que dans le film américain La Guerre des mondes de Byron Haskin (1953), la ville de Bordeaux est la première ville du monde à recevoir la visite des Martiens et, en conséquence, la première à être totalement détruite.

Films tournés à Bordeaux[modifier | modifier le code]

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Bordeaux est l'une des dernières grandes villes françaises à ne pas disposer d'une grande salle de concert digne de ce nom. Un projet de construction d'une salle d'une capacité de 15 000 spectateurs est toutefois en cours. Cette salle de type Arena, s'appellera Grand Arena et sera implantée à Floirac. Elle devrait ouvrir ses portes à l'automne 2016.

  • La patinoire de Mériadeck est utilisée comme salle de concert pour les plus grandes manifestations. Sa capacité de 7 500 places en fait la salle la plus grande de l'agglomération. Malgré des travaux afin d'améliorer la qualité du son, elle n'est pas adaptée à ce genre de manifestation.

Bordeaux compte d'autres salles de spectacle:

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • Théâtre National Bordeaux Aquitaine (TNBA)
  • Théâtre Femina
  • TNT - Manufacture de chaussures
  • Théâtre Trianon
  • Théâtre du Pont Tournant
  • Théâtre des Salinières
  • Molière Scène d'Aquitaine
  • Comédie Gallien
  • GLOB Théâtre
  • L'Œil-La Lucarne - Théâtre de poche
  • La Boîte à Jouer
  • Théâtre du Chapeau
  • Théâtre l'Onyx (fermé en 2012, remplacé par l'Inox)[57]
  • T.N.T - Tout Nouveau Théâtre
  • Théâtre Victoire[58]
  • Café Théâtre des Beaux Arts

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Bordeaux.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Sud Ouest, quotidien régional français au format tabloïd paraissant 7 jours sur 7
  • 20 minutes, édition bordelaise du quotidien gratuit
  • Direct Bordeaux 7, quotidien gratuit d'information distribué sur Bordeaux et la CUB
  • Métro, quotidien gratuit
  • Direct Soir, quotidien gratuit du groupe Bolloré paraissant le soir
  • Bordeaux Quartiers, magazine gratuit d'information bi-mestriel
  • Bordeaux Actu, journal en ligne
  • Bordeaux Magazine, magazine gratuit de la mairie de Bordeaux
  • Clubs et Concerts et Clubs et Comptine (pour les 0-14 ans), Sortir Bordeaux Gironde, Le P'tit Zappeur Bordeaux, Lady Magazine, gratuits culturels. Une édition bordelaise d’À nous a existé un pendant un temps.

Radios[modifier | modifier le code]

Télévisions[modifier | modifier le code]

  • France 3 Bordeaux-Métropole propose quotidiennement un journal local sur Bordeaux et son agglomération intitulé Bordeaux-Métropole[59]. France 3 Bordeaux fait partie de France 3 Aquitaine.
  • TV7 Bordeaux est une télévision locale de Bordeaux. Elle est installée avenue Thiers et appartient au groupe Sud Ouest.

Bordeaux dans la littérature[modifier | modifier le code]

La bibliothèque centrale du quartier Mériadeck, d'une surface de 26 000 m2 (7 200 m2 accessibles aux usagers) est l'une des plus grandes bibliothèques publiques de France. Elle stocke près d'un million de documents dans des dizaines de kilomètres de rayonnages, dont plus de 300 000 appartenant au fonds patrimonial (rares, précieux, anciens).

En littérature, Bordeaux a été célébrée par de nombreux écrivains. Honoré de Balzac en décrit les mœurs élégantes dans Le Contrat de mariage (1835).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant tenu garnison à Bordeaux :

Unités militaires actuellement stationnées à Bordeaux :

Personnalités liées à Bordeaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnalités liées à Bordeaux.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS, CASTRA, LEONEM, « Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion ».

Cette devise illustre la domination du roi de France (symbolisé par les lis) sur Bordeaux, après la période d’occupation anglaise (symbolisée par le lion).

Blasons[modifier | modifier le code]

Les fleurs de lys représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la grosse cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville qui était nommée « port de la Lune » ; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville.

Couronne de la ville, jardin de l'hôtel de ville.

Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d'or. En lieu et place de cette couronne murale, on fait souvent figurer sur les armes de cette ville une couronne comtale, qui rappelle que la jurade de Bordeaux (conseil municipal, sous l'Ancien Régime) possédait le comté d'Ornon (comprenant approximativement les actuelles communes de Gradignan et de Villenave d'Ornon) depuis le XVIe siècle. Ainsi la ville de Bordeaux est l'une des très rares collectivités locales, en France, qui « porte » un titre de noblesse[réf. nécessaire] remontant avant la Révolution française.

Comme supports : deux antilopes blanches colletées d'une couronne fleurdelisée d'or et enchaînée du même.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logotype de la ville de Bordeaux

Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers. On assimile volontiers ce chiffre au triquetra.

Ils apparaissent au milieu du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, on les trouve fréquemment par exemple sur le mascaron du fronton de la fontaine Saint-Projet (1736) ou sur la fontaine de la Grave (1788). De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville. Le logo de la ville de Lunel représente un chiffre similaire.

Chiffre de Diane de Poitiers

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE.
  2. Population 2009 de l'unité urbaine de Bordeaux
  3. Insee – Résultats du recensement de la population de 2008 – Aire urbaine de Bordeaux, consulté le 19 octobre 2011
  4. UNESCO World Heritage Centre – Un pont bosniaque figure parmi les cinq nouveaux sites inscrits cet après-midi sur la Liste du patrimoine mondial
  5. Un Aquitain sur trois dans l’aire de Bordeaux
  6. Bordeaux, deuxième ville préférée des Français / Benoît Lasserre (23 avril 2013)
  7. Villes lauréates du prix de l’Europe (1955-2010)
  8. Une renaissance urbaine et économique
  9. voir rapport CNDP 2003 p. 37
  10. Les ponts de Bordeaux
  11. Bordeaux : un tour de ville en 101 monuments, Édition Le Festin, juillet 2008.
  12. François « Hollande inaugure le pont Jacques-Chaban-Delmas à Bordeaux » dans Libération du 16 mars 2013.
  13. Présentation du pont Bacalan-Bastide sur Structurae
  14. Fiche de présentation du futur pont Jean-Jacques Bosc par la Communauté Urbaine de Bordeaux
  15. A Bordeaux, un pont-boulevard pour 2018Libération, 19 décembre 2013
  16. Site internet officiel consacré à ce sujet et administré par RFF
  17. « Ligne à grande vitesse - Paris/Bordeaux en 2 heures fin 2016 », sur www.francesoir.fr,‎ 30 mars 2010 (consulté le 9 octobre 2011)
  18. Bordeaux>Cadre de vie >Circuler, stationner >En véhicule particulier >Restrictions de circulation
  19. Voir le site de la mairie
  20. Liste des cantons de l'arrondissement de Bordeaux sur le site de l'INSEE
  21. [1]
  22. Le Moniteur du 10 novembre 2009 : L'Opération d'intérêt national Bordeaux-Euratlantique est créée
  23. [2]
  24. Marché des Douves sur le site de la mairie de Bordeaux http://www.bordeaux.fr/p78506
  25. Histoire du marché des Douves par Pneupno http://pneupno.over-blog.com/pages/petit_historique-474401.html
  26. Association Halle des Douves www.douves.org
  27. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 98a
  28. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  29. Achille Luchaire Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux p. 164 « Sur l'origine de Bordeaux »
  30. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire toponymique des communes. Gironde, Institut Occitan / Cairn, 2008, (ISBN 2-913400-61-0[à vérifier : isbn invalide])
  31. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit., p. 97a.
  32. « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui », sur site de l'École des hautes études en sciences sociales (consulté en 22 août 2010)
  33. Burdigalim appellatam ferunt quod Burgos Gallos primum colonos habuerit, quibus antea cultoribus adimpleta est. in Etymologiae XV, the Latin Library en ligne
  34. Achille Luchaire Annales de la Faculté des lettres de Bordeaux p. 163 « Sur l'origine de Bordeaux »
  35. a et b Michel Morvan, Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne p. 12
  36. Site Internet Mairie de Bordeaux, « Cantons et bureaux de vote de Bordeaux » (consulté le 17 janvier 2011)
  37. Bertrand Escolin, « Bordeaux agglomération, restructuration majeure pour la station d'épuration », Le Moniteur, no 5579,‎ 29 octobre 2010, p. 49 (ISSN 0026-9700).
  38. J.-P. Vigneaud, « La nouvelle station d'épuration de Bordeaux entrera en service en fin d'année », [[3]],‎ 22 avril 2011 (lire en ligne).
  39. Bordeaux mise sur le solaire, Le Figaro, 3 avril 2012.
  40. Le droit à la cantine reconnu à Bordeaux, Le Figaro, 2 avril 2012.
  41. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Bordeaux en Europe et à l'international », sur Site Officiel de la mairie de Bordeaux (consulté le 24 novembre 2012)
  42. a, b, c, d, e, f, g et h « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des Affaires étrangères (consulté en 22 août 2010)
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  45. « Évolution et structure de la population à Bordeaux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 22 août 2010)
  46. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 22 août 2010)
  47. [PDF] Atlas 2007-2008 de l'enseignement supérieur en France
  48. IRTS Aquitaine, formations et travail social
  49. [4]
  50. Mosquée cherche finances
  51. Insee.
  52. tel : 0557571897 Site du MEB
  53. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  54. http://gironde.demopshere.eu
  55. Le Français est de retour, sur sudouest.fr
  56. http://www.cnrs.fr/cinemascience/
  57. http://www.sudouest.fr/2013/08/29/l-inox-un-destin-tout-neuf-pour-l-onyx-1153212-2780.php
  58. Liste des théâtres de Bordeaux
  59. Bordeaux Métropole. sur le site de France 3, consulté le 6 avril 2010.
  60. L'origine des canelés, site spécialisé dans les spécialités d'Aquitaine
  61. « Bordeaux, capitale du caviar français, voudrait en accroître la production », Albert Rèche, source : Le Figaro
  62. « Du Caviar dans le bordeaux », La Dépêche, 24/12/2011
  63. http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgPresStand8&classofcontent=presentationStandard&id=6931
  64. http://www.delcampe.fr/item.php?id=90684052&var=ARMOIRIES-ET-BLASON-DE-VILLE-BORDEAUX-PAR-ROBERT-LOUIS&language=F&sessionToken=sslLogin_9fb8c57ced7fecfd3fa1dfb30ce385b3
  65. Couleurs et Symbolique armories des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elle a pourtant été donnée comme vraie dans un numéro de Thalassa consacré à Bordeaux…
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Bordeaux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Jullian, Histoire de Bordeaux depuis les origines jusqu'en 1895, Bordeaux, Féret et Fils, 1895.
  • Brutails, Jean-Auguste, Guide illustré dans Bordeaux et les environs..., Bordeaux, Gounouilhou,‎ [19..], 118 p. (lire en ligne)
  • Jean et Bernard Guérin, Des Hommes et des activités autour d'un demi-siècle, Bordeaux, BEB, 1957.
  • Louis Desgraves, Évocation du Vieux Bordeaux, Paris, 1960.
  • Charles Higounet (ss la dir.), Histoire de Bordeaux, 8 vol., 1969.
  • Albert Rèche, Naissance et vie des quartiers de Bordeaux, Paris, 1979.
  • Paul Butel et Jean-Pierre Poussou, La Vie quotidienne à Bordeaux au XVIIIe siècle, Paris, 1980.
  • Philippe Maffre, Jean-Pierre Bériac, Le Bordelais néo-classique, Bordeaux, 1983.
  • Eckart Birnstiel, Die Fronde in Bordeaux, 1648-1653, Francfort-sur-le-Main, Lang, 1985.
  • Jean-Claude Lasserre (ss la dir.), Bordeaux et l'Aquitaine, 1920-1940. Urbanisme et architecture, Paris, Regirex-France, 1988.
  • Guides Joanne, Bordeaux, Paris, Hachette,‎ 1888, 148 p. (lire en ligne)
  • Féret, Edouard, Guide à Bordeaux et ses environs : orné de nombreuses gravures et d'un plan de la ville, Bordeaux, Feret et Fils,‎ 1898, 110 p. (lire en ligne)
  • Olivier Laroza, Guide touristique, historique et archéologique de Bordeaux et de la Gironde, Bordeaux, Féret et Fils, 1988.
  • Michel Pétuaud-Létang, Bordeaux 2005, Bordeaux, Vivisques, 1989.
  • Eric Saugera, Bordeaux port négrier : chronologie, économie, idéologie, XVIIe siècle - XIXe siècle, Paris, Karthala, 1995.
  • Françoise Taliano-des Garets, La Vie culturelle à Bordeaux, 1945-1975, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 1995.
  • Gilles Ragot, Guide d'architecture Bordeaux & agglomération 1945-1995, Bordeaux, Confluences, 1996.
  • Robert Chevet, Le Port de Bordeaux au XXe siècle, Bordeaux, L'Horizon chimérique, 1996.
  • Jean-Marie Planes, Une ville bâtie en l'air, Bordeaux, Confluences, 1996.
  • Robert Coustet, Marc Saboya, Bordeaux. Le temps de l'histoire. Architecture et urbanisme au XIXe siècle (1800-1914), Bordeaux, Mollat, 1999.
  • Paul Butel, Vivre à Bordeaux sous l'Ancien Régime, Paris, Perrin, 1999.
  • Serges Lerat, Charles Higounet, Histoire de Bordeaux, Toulouse, Privat, 2001.
  • Michel Suffran, Bordeaux naguère. 1859-1945, Anglet, Aubéron, 2002.
  • Paul Roudié, Bordeaux baroque, coll. « Mémoires », Bordeaux, Société archéologique de Bordeaux, 2004.
  • Robert Coustet, Marc Saboya, Bordeaux. La conquête de la modernité. Architecture et urbanisme à Bordeaux et dans l'agglomération de 1920 à 2003, Bordeaux, Mollat, 2005.
  • Urbi et Orbi : décisions et représentations humaines, Bordeaux, Bastingages, 2005.
  • Albert Rèche, Bordeaux, Bordeaux, éditions Sud-Ouest, 2005.
  • Philippe Prévôt, Richard Zéboulon Bordeaux secret et insolite : la face cachée du Port de la Lune, Paris, Les Beaux-Jours, 2005.
  • Antoine Lebègue, Yves Simone, Bordeaux, disparu et secret, Bordeaux, éditions Sud-Ouest, 2006.
  • Jacques Sargos, Bordeaux vu par les peintres, Bordeaux, L'Horizon chimérique, 2006.
  • Dominique Dussol, Xavier Rosan (ss la dir.), Bordeaux. Un tour de ville en 101 monuments, Bordeaux, Le Festin, 2006.
  • Chantal Callais, Bordeaux, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 2006.
  • Jean-Claude Fauveau, Le prince Louis Cardinal de Rohan-Guéméné ou Les diamants du roi, Paris, L'Harmattan, 2007.
  • Xavier Rosan (ss la dir.), Autour de Bordeaux. Un tour de CUB en 101 monuments (hors-série), Bordeaux, Le Festin, 2007.
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  • Pascal Blanchard, sous la direction de, Sud-Ouest. Porte des outre-mers. Histoire coloniale et immigrations des Suds, Milan, 2006, 240 p.
  • Richard Zéboulon, Bestiaire de Bordeaux, éditions Cairn, 2010.
  • Guy Dupuis, Bordeaux, histoire d'eau, éditions Elytis, 2005
  • Anne-Marie Cocula, Histoire de Bordeaux, Le Pérégrinateur éditeur, 2010.
  • Jean-Claude Fauveau, Du Grand Séminaire à la Grande Poste de Bordeaux-Trois siècles d'histoires girondines. Avec une préface de Michel Suffran. Éditions de L'Entre-deux-Mers. 2011
  • Philippe Prévot Richard Zéboulon, "Bordeaux, petits secrets et grandes histoires", Sud-Ouest Éditions, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]