Tarbes

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43°14′00″N 0°04′30″E / 43.233333, 0.075

Tarbes

Mairie de Tarbes
Mairie de Tarbes

Armoiries
Détail
logo
Détail
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 5 cantons
Tarbes-1
Tarbes-2
Tarbes-3
Tarbes-4
Tarbes-5
Code Insee abr. 65440
Code postal 65000
Maire
Mandat en cours
Gérard Trémège (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
Site internet www.tarbes.fr
Démographie
Population 49 343 hab. (2008)
Densité 3 219 hab./km²
Aire urbaine 111 155 hab.
Gentilé Tarbais, Tarbaises
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 51″ Nord
       0° 04′ 21″ Est
/ 43.230700, 0.072600
Altitudes mini. 284 m — maxi. 326 m
Superficie 15,33 km²

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Voir la carte administrative

Tarbes (en occitan gascon : Tarba [ˈtarba]) est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, dont elle est la préfecture, en la région Midi-Pyrénées. Elle compte 49 343 habitants, alors que le Grand Tarbes regroupe environ 85 000 habitants; avec plus de 110 000 habitants, son aire urbaine est la deuxième de la région derrière celle de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Tarbais.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Tarbes est une ville du piémont pyrénéen située au sein de la riche plaine agricole de l’Adour à 155 km au sud-ouest de Toulouse, 40 km à l'est de Pau, et 20 km au nord-est de Lourdes. Elle se situe à une altitude moyenne de 304 mètres.

[modifier] Climat

Tarbes bénéficie, grâce à sa situation privilégiée dans le bassin de l'Adour, d'un micro-climat plus doux qu'à Lourdes, d'une altitude plus élevée, et surtout beaucoup moins pluvieux qu'à Pau.

Les étés y sont chauds et souvent orageux, le printemps est pluvieux et frais alors que l'automne reste doux et ensoleillé; l'hiver quant à lui de moins en moins rigoureux peut quand même réserver des surprises.

[modifier] Toponymie

La ville est nommée pour la première fois au Ve siècle comme Civitas Turba ubi castrum Bigorra. C’était une cité importante de la Novempopulanie. Grégoire de Tours au VIe siècle la nomme Talvam vicum.

Au Moyen Âge elle fut appelée Tarbe (1214), Tursa, Tarvia (1284) ou encore Tarbia. À ne pas confondre avec les Tarbelles, dont la capitale était Dax.

[modifier] Origine légendaire du nom

La légende veut que la reine d'Éthiopie, Tarbis, proposa son amour à Moïse et que celui-ci le refusa. Inconsolable, elle décida de quitter son trône et de cacher au loin sa déception. Après bien des pérégrinations, elle arriva en Bigorre et fit construire au bord de l'Adour sa demeure pour fonder la ville de Tarbes, et sa sœur, sur les bords du Gave, fit surgir Lourdes.

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité

Fondation de villa antique au quartier de l'Ormeau

Au IIIe siècle av. J.-C. les fondations de la cité tarbaise voient le jour, d'après les témoignages des vestiges exhumés du sous-sol. Par nécessité pour le commerce du sel, des marchands vraisemblablement aquitains cheminaient sur le piémont pyrénéen. Pour continuer leur route ils devaient emprunter un gué afin de franchir l'Adour descendu de la montagne. Il était plus prudent de fractionner les charges pour franchir le gué à la suite duquel une pause était nécessaire. Le fond de la vallée était dominé par une émergence sablonneuse qui incita les hommes à s'y établir.

Puis, Tarba connaît une colonisation romaine et se dote de villas antiques et de grands domaines agricoles, découverts notamment dans le quartier de l'Ormeau. L'existence d'un artisanat se vérifie par les restes d'ateliers de potiers et de tisserands. Le noyau urbain, quant à lui, assume des fonctions administratives et sera doté d'une église paléo-chrétienne dès le IVe siècle.

[modifier] Moyen Âge

Aux Ve et VIe siècles, sous l'effet des invasions barbares qui déferlent par vagues successives, la ville se rétracte autour du castrum, dont un vestige subsiste dans la cour arrière de la Préfecture.

Vers 840 les Vikings mènent un raid dévastateur à la suite duquel l'évêque de Bigorre relève la ville en commençant par la cathédrale appelée, avec originalité, la Sède.

À la fin du XIIe siècle, le comte de Bigorre s'installe dans son château-fort de Tarbes, entraînant à sa suite la cour de justice. Puis la capitale de la Bigorre reçoit une sénéchaussée royale.

Deux maisons nobles fondent au XIIIe siècle, hors les murs, l'une le couvent des cordeliers près de Carrère Longue, l'autre celui des Carmes au voisinage du Bourg Crabé.

À la fin des siècles médiévaux la ville se compose de 6 bourgs fortifiés séparément, juxtaposés et alignés sur un axe ouest-est, dont le noyau primitif est ordonné autour de la cathédrale. On dénombre ainsi la Sède, Carrère Longue, Maubourguet, Bourg Vieux flanqué à l'est du château comtal, Bourg Neuf, Bourg Crabé, chacun entouré de ses propres murailles.

Durant les guerres de religions, en 1569, les troupes de Jeanne d'Albret incendient la cathédrale, les couvents et autres églises ainsi que l'évêché. Malgré les destructions stratégiques pour tenter d'assurer la défense du Bourg Vieux, les habitants sont massacrés.

[modifier] Époque moderne

Au XVIIe siècle, après la peste et les problèmes de logement des gens de guerre, Tarbes assure son renouveau avec la reconstruction du palais épiscopal en 1652 (Hôtel de la préfecture aujourd'hui), la fondation d'un troisième hôpital en 1690 et de deux nouveaux couvents (capucins et ursulines). L'irrigation des terres et la force hydraulique utilisée par les artisans sont produites par le système de canaux dérivés de l'Adour.

Le XVIIIe siècle annonce un essor démographique, le développement de l'agriculture, de l'artisanat et du commerce. La ville s'étend et des quartiers nouveaux apparaissent (comme l'actuelle rue Maréchal Foch). Ensuite, l'Assemblée constituante dont fait partie Bertrand Barère de Vieuzac (député de la Bigorre aux États Généraux) décide de la réforme administrative et Tarbes en bénéficie en devenant chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées.

[modifier] Période contemporaine

Statue équestre de Ferdinand Foch à Tarbes

À partir de 1800, Tarbes devient le siège d'une préfecture (accroissement de son rôle administratif et de ses fonctions). En 1806, Napoléon 1er rétablit le Haras National de Tarbes et à partir du cheval tarbais donne naissance à la race anglo-arabe. En 1859, Tarbes est reliée à Paris par voie ferrée.

Après la guerre de 1870-1871, le général Verchère de Reffye transforme l'atelier expérimental de Meudon (transféré par train à Tarbes) en atelier de construction d'artillerie (appelé arsenal par les tarbais). Ainsi, Tarbes devient une ville industrielle et ouvrière mais affirme également sa vocation militaire par la construction des quartiers Larrey, Soult et Reffye.

Pendant la première Guerre mondiale, Tarbes intensifie sa production en artillerie du fait de son positionnement géographique en arrière-pays. Le Maréchal Foch, commandant-en-chef de toutes les armées alliées, est né à Tarbes en 1851.

Pendant la deuxième Guerre mondiale, la Résistance fait également partie du quotidien de la ville de Tarbes, à qui la croix de guerre a été attribuée.

Après le retour de la paix, l'industrie est diversifiée, et on constate une expansion de la démographie. Tarbes reste une ville à fort caractère militaire.

Aujourd'hui, Tarbes est devenue aussi une ville universitaire et l'activité principale relève désormais du secteur tertiaire. Outre sa situation géographique privilégiée, à moins d'une heure des montagnes Pyrénées, à deux heures de l'océan Atlantique et trois heures de la Méditerranée via l'autoroute La Pyrénéenne, la ville offre une certaine douceur de vivre et revendique une vie culturelle, associative et sportive dense.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie de Tarbes.

Étant plus éloignée de Toulouse que ne le sont d'autres villes de Midi-Pyrénées, Tarbes peut sembler afficher une plus grande indépendance économique. Aussi occupe-t-elle souvent la deuxième place dans la hiérarchie urbaine régionale. Elle entretient de surcroît des relations étroites avec l'Aquitaine et, en particulier, avec Pau, ville voisine du piémont.

Elle est la deuxième ville industrielle de la région. Elle s'illustre en particulier dans le domaine de la construction ferroviaire et de l'aéronautique avec la présence toute proche d'entreprises telles qu'Alstom et DAHER. La Socata, filiale de DAHER, y fabrique ainsi des avions d'affaires et de tourisme dont le TBM 850 et le TB 20. Ossun, commune voisine de l'agglomération, accueille également TARMAC, une société vouée au démantèlement des avions pour lequel il a fallu construire un imposant bâtiment. Boostec, basé à Bazet, a elle collaboré avec EADS Astrium pour fabriquer le télescope spatial Herschel, lancé le 14 mai 2009[1].

Tarbes abrite aussi le deuxième pôle universitaire de Midi-Pyrénées[2] avec un Institut Universitaire de Technologie (IUT) et l'École nationale d'ingénieurs de Tarbes.

Situé sur la commune d'Ossun, l’aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées est encore le second de Midi-Pyrénées[3]. Par ailleurs, au centre-ville, le Rex Hôtel, établissement hôtelier design s'adressant à une clientèle plutôt aisée, semble attester de l'attractivité de la ville.

Souvent présentée telle une « ville-marché », Tarbes abrite d'importantes halles et places de marché, débouchés pour l'agriculture locale. Symbole de l'industrie agro-alimentaire locale, une Coopérative du Haricot Tarbais a notamment vu le jour au cœur de la zone Bastillac.

[modifier] Transports

Article détaillé : Lignes de bus de Tarbes.

L'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées assure plusieurs liaisons quotidiennes avec celui d'Orly à Paris ainsi que des vols charters saisonniers ou ponctuels en provenance et à destination des plus grandes villes européennes[4].

Le TGV fait plusieurs fois par jour la jonction avec la gare Paris-Montparnasse moyennant un voyage de six heures. Il permet également de rallier Bordeaux en trois heures[5]. Cette offre est complétée par celle des TER, Corail Intercités et Lunéa permettant des échanges importants avec Toulouse, Pau et la côte basque. Ces derniers assurent encore des liaisons sans changement de train avec Lyon, Irun ou même Genève.

Tarbes est aussi desservie par l'A64 qui, en direction de Toulouse, permet de rallier gratuitement[6] Lannemezan ou Capvern et, en direction de Bayonne, de rejoindre Pau, qui est aussi accessible depuis la RD 817. Les déplacements sont facilités par un boulevard faisant le tour de ville secondé par une rocade Sud-Ouest qui devrait être prolongée au Nord. La mise à 2 x 2 voies de la RN21 entend favoriser les liens économiques et touristiques entre la capitale bigourdane et Lourdes, deuxième ville du département, déjà reliée à Argelès-Gazost par un tronçon à quatre voies. La RD935 et la RD16, peut-être moins fréquentée, permettent elles de se rendre à Bagnères-de-Bigorre.

Les communes du Grand Tarbes sont desservies par un réseau de bus dénommé Alezan[7]. Une navette électrique dessert l'hypercentre. Enfin, il est possible de louer, place du Foirail, les vélos du dispositif Vél'en Ville[8].

[modifier] Administration

Façade de l'Hôtel de ville (mairie).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Gérard Trémège UMP
1983 2001 Raymond Erraçarret PCF
1977 1983 Paul Chastellain PCF
1959 1977 Paul Boyrie RI
1953 1959 Marcel Billières SFIO
1953 1953 Raymond Peyrès PCF
1790 Pierre Clair de Fondeville premier maire élu
Toutes les données ne sont pas encore connues.

L’histoire municipale de Tarbes sous la Ve République a été marquée par plusieurs alternances.

À l’occasion des élections de 1959, le maire socialiste sortant, Marcel Billières, est victime de la bonne tenue du Parti communiste mais surtout de la poussée de la droite, qui parvient à s’emparer de la mairie avec l’élection de Paul Boyrie. Ce dernier est confortablement réélu en 1965 (58,4 %) et 1971 (55,2 %). Mais son décès brutal à quelques semaines des élections de 1977 sème la confusion dans les rangs de la majorité sortante.

Lors de ce scrutin, le communiste Paul Chastellain l’emporte dès le premier tour (50,6 %), à la tête d’une liste d’union de la gauche. Il est réélu en 1983 avec 54,8 % face à Jean Journé (UDF-RPR), mais est emporté par une crise cardiaque pendant le dépouillement. Raymond Erraçarret (PCF) est alors élu maire par le conseil municipal. Le nouvel édile retrouve son fauteuil en 1989 avec 54,1 % face à Jean Journé (UDF-RPR), puis de façon plus étriquée (51,3 %) en 1995, face à Gérard Trémège (UDF-RPR).

2001 marque alors une nouvelle alternance : Gérard Trémège, après une fusion des listes DL-UDF et RPR, devient maire avec 50,1 % des suffrages (26 voix d'avance); il est réélu le 17 mars 2008 sous l'étiquette UMP-Parti Radical « valoisien » avec cette fois-ci 54,3 % (1705 voix d'avance sur Jean Glavany).

[modifier] Intercommunalité

Logo Le Grand Tarbes.gif
Article détaillé : Grand Tarbes.

Né de la Communauté de communes de l’agglomération tarbaise créée en 1995, le Grand Tarbes ou Communauté d'agglomération du Grand Tarbes jouit de compétences touchant aux transports, aux gens du voyage, à la culture, aux sports, à l'environnement, au pôle universitaire et à la politique de la ville. Elle regroupe aujourd'hui les communes d'Aureilhan, de Bordères-sur-l'Echez, de Bours, d'Ibos, de Laloubère, de Louey, d'Odos, d'Orleix, de Séméac, de Salles-Adour, de Sarouilles, de Soues, et de Tarbes, et regroupe ainsi plus de 85000 habitants. Le maire de Tarbes, Gerard Trémège, en a conquis la présidence à l'issue des élections municipales de 2008 qui ont vu le basculement à droite de trois communes du Grand Tarbes : Bordères-sur-l'Echez au nord, Laloubère et Odos au sud.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[9] et INSEE[10])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 213 6 777 7 934 8 035 9 706 12 630 12 425 13 321 14 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 743 14 768 14 658 18 555 21 293 23 273 25 146 25 087 24 197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
26 055 25 869 28 615 26 535 29 856 32 374 34 749 44 854 40 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
46 600 55 375 54 897 51 422 47 566 46 275 45 433 49 343 -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Bâtiments et lieux publics remarquables

[modifier] Édifices publics

  • La mairie, édifiée en 1907[11], dénote par sa franche monumentalité. Elle est surmontée d'un campanile et fait face à la place Jean Jaurès où trône la statue de Danton. Sur sa façade, on peut lire les devises « Concorde, Liberté, Égalité, Fraternité, Travail ».
  • La préfecture s'est installé dans l'ancien palais épiscopal reconstruit au XVIIe siècle.
  • Palais de Justice (XIXe siècle)
  • Édifié en 1885, le Théâtre des Nouveautés est un théâtre à l'italienne en cours de rénovation[12]
  • Le Conservatoire Henri Duparc.

[modifier] Fontaines et places

La ville compte de nombreuses fontaines. La place Marcadieu et la place Verdun reproduisent le même schéma : elles disposent respectivement de deux fontaines réparties sur leurs extrémités et non en leur milieu.

Félicitée Duvignau initie, au XIXe siècle, ce particularisme en souhaitant par legs l'édification de fontaines à chaque bout de la place Marcadieu. Inaugurée en 1897[13], la monumentale fontaine des Quatre Vallées, alliant fonte et sculpture, figure les vallées de Bagnères, d'Aure, d'Argelès et la plaine de Tarbes[14]. À l'autre extrémité de la place, la plus modeste « Source de l'amour », en est comme l'écho. L'ensemble, est complété par l'édification de la Halle Marcadieu, de type Baltard, en 1905[15].

La fontaine Montaut qui trône jusqu'alors au centre de l'espace public susdit a été déplacée non loin sur une nouvelle place éponyme.

La place de Verdun compte elle des fontaines à l'aspect bien plus contemporain. Au sud, la Grande Fontaine forme une cloche d'eau ludique. Elle est secondé au nord par la « Fontaine des Droits de l'Enfant », où un jet d'eau soulève une boule que l'on peut faire pivoter à la seule force du poignée.

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[modifier] Patrimoine militaire

Le Haras de Tarbes est créé par Napoléon en 1806. Une nouvelle race de chevaux y est peaufinée afin de fournir les régiments de hussards : l'Anglo-arabe. Il s'agit aujourd'hui d'un espace hippique et patrimonial de neuf hectares d'architecture empire.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, Jean-Baptiste Verchère de Reffye établit, dans l'ancien magasin des tabacs, à Tarbes un atelier de construction d'artillerie communément dénommé « Arsenal ». On y produisit pour l'armement militaire jusqu'en 2006. Le site se tourne aujourd'hui vers les activités tertiaires. L'ancien magasin des tabacs entend abriter les Archives Municipales et les réserves du musée Massey. En face, vient se dresser la future maison des association et son campanile.

Le développement des quartiers Larrey, Soult et Reffye voit l'affirmation de la vocation militaire de Tarbes au cours du XIXeet XXe siècle. Plusieurs casernes y sont édifiés. En ce qui concerne la caserne Larrey, la majesté du bâtiment central long de 150 mètres et flanqué de deux avant-corps latéraux est renforcée par l'existence d'une cour d'honneur accessible depuis un portail encadré de deux pavillons d'inspiration néoclassique; l'ensemble se trouve dans l'axe des martiales allées Leclerc qui concentrent des monuments commémoratifs dont la monumentale statue équestre du Maréchal Foch.

[modifier] Édifices religieux

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur les édifices religieux de Tarbes.

Adossée à l'ancien palais épiscopal devenu préfecture, la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède comporte une façade baroque datant du XVIIIe siècle. Celle-ci préfigure les aménagements intérieures de même influence. À l'opposé, le chevet surmonté d'une tour-lanterne agrandie à l'époque gothique et le transept datant du XIIe siècle restent avant tout marqué par les origines romanes de l'édifice. Saint-Vincent-de-Paul y est ordonné diacre en 1598[16].

L'hôpital de l'Ayguerote, devenu maison de retraite, et sa chapelle lui sont voisins.

Plus excentré encore vis-à-vis du centre-ville en direction de Pau ou Ibos, se situe non loin l'église Sainte-Anne.

L'église Saint-Jean-Baptiste, communément dénommée église Saint-Jean, se situe elle, au cœur du centre commerçant, à cheval entre la rue Brauhauban devenue piétonne et la rue Maréchal Foch. Plusieurs fois dévastée, sa structure, datant du XVe siècle, reste marquée par le courant gothique méridional[17].

L'église Sainte-Thérèse fait face aux halles et à la place Marcadieu. Son histoire commence avec l'établissement de religieux du Mont-Carmel au XIIIe siècle. Elle est profondément rénovée au XIXe siècle par l'architecte de la ville Tiffon[18].

L'église Saint-Antoine voit le jour, à proximité du site de l'Arsenal, en 1896. Elle est ainsi à lier au passé ouvrier de cette paroisse où œuvrent des franciscains conventuels.[19]

L'église Saint-Martin, l'église Sainte-Bernadette et l'église Saint-Vincent-de-Paul, de forme pyramidale, tranchent par leur architecture contemporaine.

Le Carmel a été fondé en 1870. Aujourd'hui propriété de la ville de Tarbes, sa chapelle est devenue un lieu d'expositions.

Fondée en 1986, l'Église orthodoxe serbe Notre-Dame Source de Vie est ornée de magnifiques peintures murales.

En 2005, a été déposée la première pierre de la Mosquée Omar ibn al-Khattâb.

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[modifier] Demeures anciennes

Hôtel de Briquet (XVIIe siècle)

Dans le quartier La Sède où sont visibles la préfecture et la cathédrale, la maison familiale du Maréchal Foch datant du XVIIe siècle a été emménagée en musée. Il s'agit d'une demeure typiquement bigourdane reconnaissable à sa façade jaune. Il est possible de visiter la chambre natale et le bureau du maréchal et d'observer des objets lui étant relatifs.

Face à l'église Saint-Jean, est visible la maison natale de Bertrand Barère.

Au grès des mutations de son père, Théophile Gautier est, lui aussi, né rue Brauhauban. La demeure est encore aujourd'hui observable. La famille n'y habita cependant que trois ans.

[modifier] Espaces verts

Tarbes a obtenu sa quatrième fleur en 2002 dans le cadre du concours Villes Fleuries et cherche a conserver cette distinction. Tarbes a également obtenu le Grand-Prix national de fleurissement[20].

Le jardin Massey abrite un musée, le cloître de l'abbaye de Saint-Sever-de-Rustan, l'École Supérieure d'Art et de Céramique de Tarbes, une orangerie, un parc animalier, un kiosque à musique. Selon la saison, il est possible de le visiter en calèche et en petit train. C'est ainsi un espace de détente privilégié voisin de la salle d'exposition du Carmel, de la médiathèque Louis Aragon et des courts de tennis du parc Berrens[21].

Au centre du parc Bel Air, trône l'ancien château Delong mieux connu aujourd'hui comme étant la villa Bel Air devenue centre de loisir pour enfants. Le parc de la Sellerie, à l'aspect plus urbain, lui est adossé séparé d'une route[22].

Le parc Chastellain est, quant à lui, l'écrin de verdure de la Villa Fould qui renferme le siège administratif du Parc National des Pyrénées.

Le parc de l'Échez, espace vert récent, tente d'unir la zone universitaire des quartiers Bastillac et Solazur[23].

Le long des verdoyantes allées Leclerc sont rassemblés divers monuments commémorant les deux guerres mondiales dont la statue équestre du maréchal Foch.

Le chemin des berges de l'Adour, encore appelé Camin Adour, et équipé d'un parcours sportif et constitue un espace de promenade aménagé apprécié des tarbais.

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[modifier] Culture

[modifier] Établissements culturels

Le Musée Massey, de style « arabisant » (bâtiment surmonté d'une tour d'observation de style « minaret »), situé dans le jardin Massey, renferme plusieurs types de collection : il abrite le musée des Beaux-Arts ainsi que le musée international des Hussards. La salle d'exposition du Carmel lui est complémentaire. De même, on pourra visiter le musée de la Déportation et de la Résistance inauguré en 1989 et la maison natale du maréchal Foch.

Aux lieux d'exposition, s'ajoutent les différentes scènes de la ville, dont celle de la Gespe consacrée aux musiques actuelles. La Pari, scène du spectacle vivant, est encore un lieu destiné à la créativité contemporaine. Le principal théâtre reste celui des Nouveautés mais, le Parvis, établissement culturel pluridisciplinaire alliant musique, danse et cinéma et situé en périphérie au cœur du centre commercial Le Méridien, voit, lui aussi, se jouer en son sein de nombreuses pièces.

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[modifier] Manifestations culturelles

Tarbes accueille, en juillet, dans ses haras nationaux, le festival d’équitation Equestria. En août, elle accueille un festival international de tango argentin et, en septembre, un festival international de musique militaire.

[modifier] Vie militaire

Béret rouge du 1er régiment de hussards parachutistes.

[modifier] Sport

Ville sportive, Tarbes est représentée à haut niveau par :

  • Tennis : le tournoi des Petits As, le championnat du monde officieux des 13-14 ans, est un tournoi de tennis international se déroulant chaque année depuis 1982 à Tarbes, le plus important dans cette catégorie d’âge (minimes).

[modifier] Personnages célèbres

[modifier] Personnalités politiques

[modifier] Sportifs

[modifier] Écrivains

[modifier] Militaires

Maison natale du Maréchal Foch

[modifier] Musiciens, chanteurs

[modifier] Artistes peintres, sculpteurs

[modifier] Cinéastes, acteurs

[modifier] Industriels, commerçants, bienfaiteurs

  • Placide Massey, pharmacien et botaniste, grand bienfaiteur de la ville de Tarbes (1777-1853) ;

[modifier] Tarbes dans les arts

[modifier] Jumelages

La ville de Tarbes est jumelée avec les villes de :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Des innovations technologiques avec le télescope Herschel: le miroir, site du CEA, publié le 16 mars 2009
  2. Formation Recherche, site du Grand Tarbes
  3. Une Desserte Privilégiée, site du Grand Tarbes
  4. Lien orphelin, ancien site de l'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées
  5. Une desserte privilégiée, site du Grand Tarbes
  6. Autoroute française A64, Wikia.com
  7. Bus Alezan
  8. Vél'en Ville, site de la mairie de Tarbes
  9. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  10. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  11. Site de l'Office du Tourisme de la Ville de Tarbes
  12. Le théâtre à l'italienne tarbais, site de la mairie de Tarbes
  13. Les fontaines de la place Marcadieu, Pyrenees-pireneus.com
  14. Site de l'Office du Tourisme de la ville de Tarbes
  15. Tarbes, ville de marchés, site de la mairie de Tarbes
  16. Saint-Vincent-de-Paul, site du Centre Généalogique des Landes
  17. Site de l'Office de Tourisme de la ville de Tarbes
  18. L'église Saint Thérèse : une histoire tourmentée, Pyrenees-pireneus.com
  19. La communauté des franciscains conventuels, Franciscains-conventuels.fr
  20. http://www.tarbes.fr/page/amenagement,tarbes,ville,fleurie/307
  21. Services Espaces Vers de Tarbes
  22. http://www.tarbes.fr/espaces_verts/parc %20bel %20air.htm
  23. http://www.tarbes.fr/espaces_verts/parc %20de %20l %27echez.htm
  24. « Après cela, comme vous arrivez de Dax ou de Pau… – De Tarbes, dit d’Artagnan. » (chapitre 5).

[modifier] Annexes

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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