Journaliste

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Journaliste
Arroseur.jpg
Des journalistes

Appellation(s) Journaliste
Secteur(s) d'activité Médias - Communication
Professions voisines Journaliste sportif - Reporter-photographe
Journalisme
Sujets

Actualité • Diffamation • Éthique • Reportage • Source d'information • Autres sujets

Genres

Journalisme citoyen
Journalisme d'enquête
Journalisme gonzo
Nouveau journalisme

Impact social

Biais médiatique
Économie du journalisme
Liberté de la presse
Quatrième pouvoir
Cinquième pouvoir Relations publiques

Médias d'actualité

Agence de presse
Magazine
Média alternatif Presse écrite
Photojournalisme

Rôles
Journaliste • Éditeur • Éditorialiste • Photographe • Présentateur de nouvelles • Reporter • Stage • Autres

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Un journaliste est une personne dont l'activité professionnelle est le journalisme.

Sommaire

[modifier] Activité

Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations sur un événement de l'actualité ou sur un sujet particulier (en consultant les dépêches des agences de presse, en interrogeant des spécialistes ou des témoins, et en s'appuyant sur différentes sources), et à écrire des articles ou à publier des reportages (écrits, audio, photo ou vidéo) dans un journal ou un magazine, dans une station de radio ou de télévision, sur Internet ou dans d'autres médias de masse.

Cette activité peut se pratiquer sous différentes formes selon la fonction qu'occupe le journaliste. On parle de rédacteur pour le journaliste qui rédige des articles de presse, de reporter quand il rapporte des faits dans l'objectif d'informer le public, de chroniqueur ou de critique quand ses articles sont spécialisés dans un domaine particulier (dramatique, musical, d'art), d'éditorialiste (ou de billettiste) s'il doit mettre en avant son opinion ou celle de sa rédaction, etc. Lorsque le journaliste effectue une enquête plus approfondie sur un sujet donné, on utilise également le terme de journaliste d'investigation.

Même si elles n'ont pas pour rôle d'écrire les articles à proprement parler, d'autres personnes travaillant au sein de la rédaction d'un média écrit ou audiovisuel ont également un statut de journaliste : secrétaire de rédaction, éditeur, maquettiste, dessinateur, photographe, directeurs artistique, iconographe, documentaliste, rédacteurs en chef, correcteur/réviseur, webmaster, chefs d'édition, présentateur, preneur de son, preneur d'image ("JRI", journaliste reporter d'image), monteur, etc.

[modifier] Statut

Un journaliste peut être un salarié permanent d'une entreprise de presse, travaillant au sein de la rédaction, ou être pigiste, c'est-à-dire également salarié mais payé à la tâche (souvent, au prorata de la longueur des articles fournis). Certaines entreprises font travailler également des correspondants locaux de presse, mais cette fonction est obligatoirement exercée en complément d'une autre activité professionnelle : les correspondants locaux n'ont pas le statut de journaliste.

[modifier] Le « quatrième pouvoir »

Les faits qu'un journaliste rapporte au public sont porteurs de sens, par exemple dans le domaine de la politique, de l'économie ou de la culture. Cela confère un pouvoir aux journalistes (dont la profession est souvent qualifiée de quatrième pouvoir, par allusion aux trois pouvoirs constitutionnels) dans le processus de la formation de l'opinion publique et dans l'influence que la révélation de ces faits peut avoir dans les prises de position de ce public.

[modifier] Histoire

Le métier de journaliste a progressivement évolué pour devenir une activité professionnelle reconnue à la fin du XIXe siècle. Le journalisme et la presse sont apparus dans l'antiquité, par exemple les procès romains étaient affichés sur les murs tel des journaux. On trouve dans l'histoire plusieurs témoignages d'une activité équivalente. Dans la mythologie nordique, par exemple, les corbeaux Hugin et Munin sont assis sur les épaules du dieu Odin et lui racontent les nouvelles du monde.

En 2007, environ 37 000 personnes détiennent la carte de presse en France (ce qui suppose d'en tirer plus de la moitié de ses revenus).

[modifier] Définition et statut

[modifier] En France

La définition du statut de journaliste professionnel selon la loi Brachard et la loi Cressard (articles L7111-3 à L7111-5 du Code du travail) :

''Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources.

Le correspondant, qu'il travaille sur le territoire français ou à l'étranger, est un journaliste professionnel s'il perçoit des rémunérations fixes et remplit les conditions prévues au premier alinéa. Sont assimilés aux journalistes professionnels les collaborateurs directs de la rédaction, rédacteurs-traducteurs, sténographes-rédacteurs, rédacteurs-réviseurs, reporters-dessinateurs, reporters-photographes, à l'exclusion des agents de publicité et de tous ceux qui n'apportent, à un titre quelconque, qu'une collaboration occasionnelle.

Les journalistes exerçant leur profession dans une ou plusieurs entreprises de communication au public par voie électronique ont la qualité de journaliste professionnel.

Pour en savoir plus, le rapport Brachard rédigé en 1935 "au nom de la commission du travail chargée d’examiner la proposition de loi de M. Henri Guernut et plusieurs de ses collègues relative au statut professionnel des journalistes", et la Convention collective nationale de travail des journalistes.

[modifier] Formation

Journalistes enregistrant la présidente Tarja Hallonen et Vladimir Poutine.

Dans les pays qui promeuvent la liberté de la presse, aucun diplôme n'est exigé pour exercer la profession de journaliste. Un stage dans un ou plusieurs médias peut toutefois être requis.

En principe, il est demandé au journaliste d'avoir conscience de ses responsabilités sociales et politiques vis-à-vis de la société (critère de déontologie), de posséder une pensée logique et analytique, de disposer de créativité ainsi que d'avoir le sens des contacts humains. Cependant les journalistes polyvalents tendent à devenir de moins en moins nombreux. Des connaissances techniques sont de plus en plus souvent nécessaires (quand elles ne sont pas exigées), en raison de la complexité croissante des sujets traités. Les journalistes intervenant sur des sujets « pointus » tels que les sciences, surtout dans la presse généraliste, ont rarement de formation substantielle sur ces sujets; un journaliste doit alors posséder une capacité à comprendre et à retranscrire en termes intelligibles par le plus grand nombre une information a priori « difficile », afin qu'elle ne demeure pas réservée à un cercle d'initiés[1].

[modifier] Statut professionnel

En France, la Commission de la Carte des journalistes, organisme indépendant constitué de différents membres de la profession élus par leurs pairs, a autorité pour délivrer la carte officielle de journalistes, renouvelable chaque année, à tous ceux qui peuvent justifier de l'exercice plein et régulier de cette profession (c'est-à-dire de lui consacrer plus de 50 % de ses activités dans l'année). Une année probatoire est nécessaire avant de solliciter l'attribution de la carte.

[modifier] Afrique Sénégal

E-jicom : Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l'Internet et de la Communication: Première école de journalisme et de communication en Afrique francophone à intégrer de façon structurée les Métiers du Web dans son curriculum, E-jicom, selon ses promoteurs se veut, au delà des offres de formation, un centre panafricain d'excellence et un lieu de réflexion sur les médias et la communication, à l'heure des TIC, des médias en ligne et des réseaux sociaux. Outre le cycle normal de formation, l'établissement offre aux professionnels africains en activité la possibilité de se recycler et de mettre à jour leurs connaissances dans le domaine très changeant du monde de l'Internet, à travers des offres de formation continue. L'établissement été créé par un spécialiste des médias et de la communication (ancien journaliste de la BBC et de l'AFP ayant fait l'essentiel de sa carrière à l'international) qui s'est entouré d'universitaires et de jeunes experts férus de nouvelles technologies. Basée à Dakar E-jicom proclame son intention de contribuer à la révolution numérique qui caractérise le XXIème siècle et de participer à la "redéfinition" des métiers du journalisme et de la communication, rendue impérative par la montée en puissance des technologies et de l'Internet, et notamment ce qu'il est désormais convenu d'appeler le web 2.0.

[modifier] Australie

  • Jschool: Journalism Education & Training, Jschool

[modifier] Belgique

[modifier] Bosnie-Herzégovine

  • École de journalisme de l'institut Mediaplan : Sarajevo

[modifier] Bulgarie

  • FJCM (Faculté de journalisme et de communication de masse) : Sofia

[modifier] Québec

[modifier] France

[modifier] Formations dites « reconnues »

En France, l’accès au journalisme n’est pas subordonné à l’obtention d’un diplôme précis. Cependant, la Convention collective nationale de travail des journalistes affirme « l’intérêt des parties contractantes pour la formation professionnelle et souhaite que les débutants aient reçu un enseignement général et technique aussi complet que possible ».

De la sorte, le fait d’avoir satisfait à l’une des formations dites "reconnues par la profession" c'est-à-dire reconnues par la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi des Journalistes (CPNEJ) - et d’être titulaire du diplôme de fin d’études - diminue de moitié la durée du stage de deux ans requis pour accéder au statut de journaliste titulaire.

Les 12 formations reconnues par la CPNEJ sont (date ?)[2] :

D'autres formations, l'ESJ Paris École supérieure de journalisme de Paris notamment, créée en 1899 ne sont pas reconnues par la CPNEJ, tout comme, l'ISCPA, Institut des Médias, présent à Lyon et Paris.

[modifier] Maroc

  • Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC - Rabat) site officiel
  • L'Ecole Supérieure de journalisme et de Communication (ESJC- Casablanca) site officiel
  • Institut Supérieur de Journalisme et de L'Information (IFJ sup - Casablanca) Karimologie
  • Institut Supérieur de Journalisme et de la Communication (ISJC - Casablanca)

[modifier] Suisse

En Suisse romande, les journalistes-stagiaires sont engagés durant deux ans auprès d'un média tout en suivant neuf semaines de formation théorique au Centre romand de formation des journalistes (CRFJ). Les stagiaires passent ensuite un examen de fin de stage. Par ailleurs, au bout de deux ans de pratique journalistique, les candidats journalistes obtiennent le RP (registre professionnel) qui fait d'eux des journalistes professionnels.

L'Université de Fribourg, l'Université de Genève et l'Institut de journalisme et communication à Neuchâtel proposent aussi des cours dans le domaine du journalisme.

[modifier] Tunisie

  • IPSI (Institut de presse et de sciences de l'information) : Tunis, IPSI

[modifier] Les différents métiers

[modifier] Journalistes tués

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En 2009, 77 journalistes ont été tués ans l'exercice de leur profession, 33 ont été enlevés, et 573 arrêtés.

Journalistes tués par année
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
103 64 36 28 23 38 32 31 25 40 53 63 81 86 60 77 57[3]

[modifier] Journalistes représentés par le cinéma

Le cinéma a souvent présenté des journalistes au travail[4]. C'est le cas dans les films suivants :

[modifier] Notes et références

  1. François Heinderyckx revient longuement sur la représentation des sciences et des experts par les journalistes dans un cycle de quatre conférences du Collège Belgique. Écouter le cycle de cours
  2. Les formations reconnues
  3. 57 journalistes tués en 2010
  4. Les journalistes au cinéma

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Bibliographie

  • Histoire du journalisme et des journalistes en France, Christian Delporte, PUF, 1995.
  • Les journalistes en France, 1880-1950. Naissance et construction d'une profession, Christian Delporte, Seuil, 1999.
  • Maîtres du faire croire : de la propagande à l'influence, François-Bernard Huyghe, Vuibert, 2008
  • Les journalistes, Michel Mathien, Ellipses, 2007
  • L'implication des journalistes dans le phénomène Le Pen, Jacques Le Bohec, L'Harmattan, 2004
  • Les interactions entre les journalistes et Jean-Marie Le Pen, Jacques Le Bohec, L'Harmattan, 2004
  • Le Guide de la Presse, ouvrage collectif, 1210 p., Alphom, 2002
  • Les Mythes professionnels des journalistes, Jacques Le Bohec, L'Harmattan, 2000
  • Les nouveaux chiens de garde, Serge Halimi Liber-raisons d'agir, 1998
  • TF1, un pouvoir, Pierre Péan et Christophe Nick, Fayard, 1997
  • Carte de presse, Dominique Jamet, Balland, 1997
  • Le journalisme sans peine, Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud, Plon, 1997
  • Sur la télévision, Pierre Bourdieu, Raisons d'agir, 1996
  • L'élite des journalistes, Rémi Rieffel, Seuil, 1994
  • Le professionnalisme du flou, Denis Ruellan, PUG, 1993
  • Propagandes, Jacques Ellul, Economica,1990
  • Le métier de journaliste, Pierre Sormany, Le Boréal Express, 1990 (2e édition 2000)
  • Le nouveau désordre mondial de l'information, Henri Pigeat, Hachette, 1987
  • Dictionnaire du journalisme et des médias, Jacques Le Bohec, Presses Universitaires de Rennes, 2010.

[modifier] Liens externes

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