Haute-Vienne

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Haute-Vienne
Image illustrative de l'article Haute-Vienne
Haute-Vienne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Limoges
Sous-préfecture(s) Bellac
Rochechouart
Présidente du
conseil général
Marie-Françoise
Pérol-Dumont
(PS)
Préfet Jacques Reiller
Code Insee 87
Code ISO 3166-2 FR-87
Démographie
Gentilé Haut-Viennois
Population 376 058 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Superficie 5 520 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 42
Intercommunalités 22
Communes 201

La Haute-Vienne (Nauta-Viena ou Nauta-Vinhana en occitan) est un département français, situé dans la région Limousin. Il tire son nom de la rivière Vienne, qui le traverse d'est en ouest. Sa préfecture est Limoges, qui est aussi le chef-lieu de la région. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 87.

Situé au carrefour des axes de liaison historique entre Paris et Toulouse (nord-sud) et l'Atlantique et le Massif central (ouest-est), le département est le moins étendu mais le plus peuplé de la région Limousin avec plus de 370 000 habitants.

Culturellement et historiquement occitan, le département occupe la partie ouest de l'ancienne province du Limousin qui recouvrait aussi une partie des actuels départements de la Charente, de la Vienne et de la Dordogne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Drapeau du département

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Limousin (sa moitié sud) et du comté de la Marche (sa moitié nord), ainsi que de quelques communes de l'Angoumois (au sud-ouest) et du Poitou (Rochechouart). Il hérite provisoirement du numéro 81, et devient le 87e département au XIXe siècle avec l'ajout de départements dans l'est et le nord-est.

Il tire son nom de la rivière qui le traverse, la Vienne, affluent en rive gauche de la Loire, née sur le plateau de Millevaches en Corrèze.

Origines[modifier | modifier le code]

Peu de vestiges préhistoriques ont été découverts sur le territoire qui correspond à l'actuel département. Quelques pièces et vestiges du paléolithique et mésolithique ont néanmoins été découvertes près de Saint-Jean-Ligoure et dans les vallées de la Gartempe et de la Vienne[1]. L'avènement de l’agriculture et de nouvelles techniques plus élaborées ont permis la découverte de céramiques dans l'abri de la Roche aux fées, à Cieux[2].

L'installation humaine du Néolithique est plus facilement prouvée par différents ensembles mégalithiques, comme le dolmen de Chez Boucher à La Croix-sur-Gartempe, ou celui de la Borderie, à Berneuil (-2 650 av. J.-C.) et à Breuilaufa, et le mobilier funéraire trouvé avec attestant du commerce (flèches, coquillages, parures…)[3]. L'arrivée de l'âge du bronze est illustrée par les haches trouvées à Châlus[4].

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La voie d'Agrippa en Charente

L'arrivée des Romains avec la conquête de la Gaule se fait sur un territoire occupé par le peuple gaulois des Lémovices, qui donne son nom à la ville de Limoges et au Limousin. 10 000 d'entre eux furent envoyés à Alesia, menés par le chef Sedullos. Le commerce s'organise dans une région abritant des ressources importantes. Minières : or à Saint-Yrieix-la-Perche[5],[6], exploité jusqu'à la fin du XXe siècle, étain. Agricoles, avec le vin dont la production est justifiée par la découverte d'amphores à Saint-Gence[7].

Sous le règne d'Auguste, Augustoritum[8] (littéralement le gué d'Auguste), actuelle Limoges, est fondée sur la Vienne. L'établissement de la ville fait suite à une première capitale des Lémovices située sur un oppidum plus en amont, à Villejoubert, près de Saint-Denis-des-Murs. Son importance est vite remarquée, par l'existence d'un grand amphithéâtre romain et la position au carrefour de deux grandes voies romaines : la Via Agrippa, reliant Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et une autre voie reliant l'Armorique et Avaricum (Bourges) à la Méditerranée.

Forte de sa position stratégique, Augustoritum fait partie de la province Aquitaine, tout comme d'autres localités : Rongomagus (Rancon), Blatomagus (Blond) et Carovicus (Château-Chervix).

Avec les premières tensions extérieures et les invasions barbares, la cité connaît un déclin dès le IIIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Blason du duché d'Aquitaine

La région est christianisée à partir du IIIe siècle mais demeurera longue et imparfaite. Un réseau paroissial important se constitue durant la période mérovingienne et la présence d’ermites entraîne un culte posthume de ces hommes, autour de leurs tombeaux.

Saint Éloi

La domination des Wisigoths est de courte durée, car le Franc Clovis s'empare du Limousin après la bataille de Vouillé en 507. Querelles et révoltes se multiplient, et la région est rattachée au duché d'Aquitaine en 674. La vicomté de Limoges est bientôt créée.

Des communautés religieuses sont fondées : Solignac est fondée par Éloi de Noyon, Saint Martial en 848. En 994, les reliques de saint Martial sont exposées afin d’éradiquer le « mal des ardents » ; ce sont les premières ostensions limousines. L'abbaye de Saint-Martial possède un imposant patrimoine. C'est aussi l'époque de prospérité de l'ordre de Grandmont, fondée par les disciples d'Étienne de Muret. Ces monastères œuvrent, en plus de leur rôle de christianisation, pour l'aménagement du territoire et l'agriculture.

Vicomté de Limoges

Le Limousin est un territoire partagé entre diverses seigneuries, avec pour conséquence une forte insécurité. Les vicomtes réussissent à étendre leur influence vers le Périgord. Des châteaux sont construits sur des mottes : Châlucet, Lastours

Aliénor d'Aquitaine, héritière du duc d'Aquitaine, divorçant de Louis VII, épouse en secondes noces Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, devenu roi d'Angleterre en 1158. Le Limousin est accolé à l'Aquitaine anglaise et se trouve au cœur des luttes entre Henri II et Louis VII.

Il en est de même à la génération suivante, entre Richard Ier, roi d'Angleterre, dit Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste. À l'occasion d'une trêve entre les deux souverains, Richard décide de s'en prendre au vicomte Adémard V de Limoges, qui s'était rallié au roi de France en son absence. C'est au cours d'une expédition punitive contre les châteaux qui protégeaient Limoges par le sud, que Richard Cœur de Lion est mortellement blessé par le chevalier limousin Pierre Basile lors du siège du château de Châlus-Chabrol en 1199.

Édouard de Woodstock, dit Prince noir

La région est durement éprouvée par la guerre de Cent Ans. Marche entre le duché de Guyenne, anglais, et le royaume de France, le Limousin est touché par les bandes de mercenaires qui ruinent les campagnes. Avec la défaite de Jean le Bon en 1356 et le traité de Brétigny, la France donne aux Anglais un grand territoire comprenant le Limousin. La Cité de Limoges donne son soutien à la couronne française, quand le Château apporte son aide à la couronne anglaise et au Prince noir. Celui-ci met Limoges à sac en 1370, mais la totalité de la ville se rend au roi de France.

Une paix précaire s'installe à nouveau, troublée notamment par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Diverses cités trouvent un essor dans les échanges commerciaux en plus des pèlerinages religieux (ex. Le Dorat, Saint-Junien, Saint-Léonard-de-Noblat).

Période moderne[modifier | modifier le code]

La Haute-Vienne et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790 : le Limousin, la Marche, l'Angoumois et le Poitou.

Le Limousin profite de la paix pour remettre son économie en marche. Les tanneries et les mégisseries se multiplient sur la Vienne, comme à Saint-Junien, où cet artisanat perdure jusqu'au XXe siècle. L'industrie du papier et l'imprimerie sont également créées. L'émaillerie connaît un nouvel essor à Limoges, sous la houlette du célèbre Léonard Limosin, qui officie à la cour de François Ier. Les échanges sont relancés, et des foires sont inaugurées (Saint-Loup et les Innocents à Limoges, toujours existantes de nos jours). En revanche, poètes (Jean Dorat) et auteurs préfèrent rallier Paris pour exercer.

La réforme protestante pénètre dans la région, entraînant des conversions, peu nombreuses malgré la propagande de Jeanne III de Navarre dite d'Albret, vicomtesse de Limoges. Le Limousin est le lieu de la victoire de l’armée royale sur les troupes de Gaspard II de Coligny à la bataille de La Roche-l'Abeille. Ruinés par la guerre, les paysans s'insurgent contre les seigneurs.

En installant et imposant la paix et protégeant les paysans, Henri IV permet au Limousin de connaître à nouveau une certaine prospérité. Il est accueilli par une foule enthousiaste lorsqu'il entre à Limoges le 20 octobre 1607.

Turgot

La Contre-Réforme entraîne la création de nombreux couvents et ordres religieux, surtout à Limoges. Les laïcs pratiquent la bienfaisance à l'égard des religieux.

L’'industrie se développe au XVIIIe siècle est en forme, particulièrement avec le lancement par l'intendant Turgot de l'industrie porcelainière en 1765, après la découverte de kaolin dans le sud du département, à Saint-Yrieix-la-Perche. Turgot permet aussi d'améliorer le réseau de transports, la fiscalité, l'agriculture.

Des auteurs du Limousin se font connaître, dont Tristan l'Hermite, qui obtient du succès avec son chef-d'œuvre Marianne, Jean-François Marmontel, secrétaire perpétuel de l'Académie française, et qui reste l'un des plus grands écrivains limousins de cette époque.

Les idées des philosophes commencent aussi à circuler dans la bourgeoisie, relayées par les loges maçonniques, dont la première voit le jour à Limoges en 1760.

La Révolution française et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Les États généraux sont convoqués par Louis XVI. Noblesse et tiers état se retrouvent dans des intérêts communs sur de nombreux points.

Vergniaud

Le Limousin fournit des hommes illustres à l'État, comme le révolutionnaire Pierre-Victurnien Vergniaud et le futur maréchal d'Empire Jourdan. La région connaît peu de violences. Les paysans profitent de la vente des biens nationaux et du partage des biens communaux.

Carte de la Haute-Vienne par Victor Adolphe Malte-Brun (1853)

Le territoire devenu Haute-Vienne traverse sans heurts la France de Napoléon Ier, en fournissant toujours des hommes importants, notamment des scientifiques (Guillaume Dupuytren, Cruveilher, Gay-Lussac).

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le retour des souverains, pendant la Restauration, la Monarchie de Juillet, puis le Second Empire, conjugué avec l'essor de l'industrie de la porcelaine, fait naître un début de ressentiment à l'égard de la monarchie et le début d'un ancrage à gauche, mené par la classe ouvrière.

L'usine de porcelaine Haviland, au début du XXe siècle

La Haute-Vienne se démarque aussi par son attachement rapide à la République, comme en témoigne la proclamation de celle-ci deux jours avant l'instauration nationale, en 1848. Lors des élections de 1849, les Hauts-Viennois élisent une majorité de députés radical-socialiste. La ville et le département acquièrent véritablement leur image de région rouge. Sous le Second Empire, un clivage émerge dans le département entre le monde urbain majoritairement républicain et les campagnes du département adhérant de plus en plus au bonapartiste. À la chute de l'Empire, une éphémère Commune est proclamée en 1871. Cependant, comme au niveau national, les élections législatives du 8 février 1871 voient la victoire sans appel des forces monarchistes dans le département : six sièges sur les sept qui étaient à pourvoir passent entre leurs mains. La plupart de ces nouveaux élus sont des orléanistes, des monarchistes modérés, par exemple Teisserenc de Bort, ou André Duléry de Peyramont. En 1876, les Républicains remportent très majoritairement les élections législatives dans le département.

La région connaît toujours une bonne santé économique (arrivée du chemin de fer en 1856, agriculture en expansions avec les bovins, production textile), permettant à la population d'augmenter : Limoges dépasse les 90 000 habitants à la veille de la Première Guerre mondiale, la Haute-Vienne compte plus de 300 000 âmes, le Limousin approche le million.

L'entrée du village martyr d'Oradour

Les idées politiques (socialisme et communisme) se développent, aidées par le syndicalisme embryonnaire (la CGT est créée à Limoges en 1895). Les premières grèves font leur apparition. Mais la vie locale, puis rapidement nationale, est marquée par les grèves de Limoges de 1905, quand les manifestations font un mort, Camille Vardelle.

La grande guerre tue un grand nombre de jeunes Haut-Viennois, et développe l'industrie de la chaussure et des draps. Les prix augmentent, les grèves sont nombreuses. Celles-ci donnent une image négative du Limousin. Les généraux incapables sont envoyés par Joffre à Limoges : d’où l’expression « limoger ».

La Seconde Guerre mondiale voit naître un important réseau de résistants, dirigé par Georges Guingouin, au sein du maquis du Limousin. À la fin de 1944, le département compte 14 992 FFI[9]. La bataille du Mont Gargan voit environ 10 000 d’entre eux affronter les Allemands pendant plus de dix jours[10] ; le massacre d'Oradour-sur-Glane rappelle la dureté et l'horreur du conflit.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Haute-Vienne.

Situation[modifier | modifier le code]

La Haute-Vienne fait partie de la région Limousin.

Elle est limitrophe de 6 départements :

Le département présente globalement les mêmes caractéristiques de développement et d'intégration territoriale que la France à une autre échelle. Limoges exerce une position macrocéphale comparable à celle de Paris : la capitale concentre avec son agglomération plus de 50 % de la population, et la totalité des axes principaux de communication (si l'on excepte la RN 145 entre Bellac et Guéret) s'inscrivent en une étoile dont Limoges serait le centre.

Le département est situé sur la bordure nord-ouest du Massif central ; son altitude est ainsi comprise entre 160 mètres dans la vallée de la Vienne et plus de 750 mètres près du lac de Vassivière, dans la montagne.

Le point culminant du département est le puy Lagarde[11] avec une hauteur de 795 m.

Paysage de semi-bocage près de Solignac.

La Haute-Vienne possède 149 996 ha de bois, soit un taux de boisement de 29,6 %. Le département arrive en dernière position régionale, puisque la Corrèze affiche un taux de plus de 45 %, et la Creuse est recouverte à 29,8 % de forêts[12]. Il y a près de 7 000 km de cours d'eau.

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

La Haute-Vienne, contrairement à bon nombre de départements, comme la Corrèze proche, n'est pas véritablement divisée en entités géographiques distinctes, même si les paysages peuvent être très différents. On peut cependant déterminer trois grands ensembles.

Carte hydrographique de la Haute-Vienne
Paysage près de Saint-Laurent-les-Églises

Protection de la nature[modifier | modifier le code]

La Haute-Vienne abrite deux réserves naturelles nationales (RNN de la Tourbière des Dauges et RNN de l'Astroblème de Rochechouart-Chassenon), 2 réserves naturelles régionales (Étang de la Monnerie et Vallée de la Vienne - Chez Roger), ainsi que 13 sites Natura 2000.

Altitudes maximales[modifier | modifier le code]

Classement des plus hautes communes (selon l'altitude de la mairie) :

  1. Beaumont-du-Lac (657 m)
  2. Rempnat (598 m)
  3. Nedde (580 m)
  4. Saint-Léger-la-Montagne (576 m)
  5. Saint-Gilles-les-Forêts (570 m)
  6. Surdoux (567 m)
  7. Saint-Amand-le-Petit (546 m)
  8. Eymoutiers (544 m)
  9. Domps (543 m)
  10. Peyrat-le-Château (533 m)

Classement des communes (selon l'altitude maximale) :

  1. Beaumont-du-Lac (795 m)
  2. Peyrat-le-Château (777 m)
  3. Nedde (752 m)
  4. Rempnat (749 m)
  5. Saint-Gilles-les-Forêts (731 m)
  6. Eymoutiers (711 m)
  7. Saint-Léger-la-Montagne (701 m)

Climat[modifier | modifier le code]

Givre à Châlus en décembre
Article détaillé : Climat de la Haute-Vienne.

La Haute-Vienne bénéficie d'un climat de type océanique aquitain atténué, subissant une influence montagnarde due à la proximité du Massif central et à l'altitude. Les hivers peuvent être neigeux, particulièrement sur le relief, mais il n'est plus inhabituel de n'avoir qu'un ou deux jours de neige à Limoges. Les étés peuvent être beaux et très chauds, comme très humides. L'automne est souvent agréable et ensoleillé, septembre et octobre sont rarement froids.

Données climatiques et températures[13] pour la ville de Limoges :

Limoges Moyenne nationale
Ensoleillement 1974 h/an 1973 h/an
Pluie 1 023 mm/an 770 mm/an
Neige 18 j/an 14 j/an
Orage 23 j/an 22 j/an
Brouillard 85 j/an 40 j/an
Gel env. 75  ?
Records de températures Basses Élevées
Janvier -19,2 °C (1985) +17,0 °C (1999)
Février -21,7 °C (1956) +22,0 °C (1998)
Mars -11,3 °C (1964) +24,7 °C (2005)
Avril -5,6 °C (1970) +27,8 °C (2005)
Mai -3,9 °C (1957) +29,8 °C (2005)
Juin +1,2 °C (1969) +34,7 °C (2003)
Juillet +3,8 °C (1954) +35,7 °C (1983)
Août +2,2 °C (1966) +37,2 °C (2003)
Septembre -1,2 °C (1962) +32,6 °C (1987)
Octobre -5,4 °C (1955) +27,3 °C (1985)
Novembre -10,2 °C (1956) +22,9 °C (1981)
Décembre -13,6 °C (1967) +18,3 °C (1983)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 1,9 3,1 5 8,7 11,8 14,1 13,8 11,7 8,3 4,1 2,1 7,1
Température moyenne (°C) 3,6 4,9 6,8 9 12,7 16,1 18,7 18,4 16,1 12,3 7,2 4,9 10,9
Température maximale moyenne (°C) 6,3 8 10,4 12,4 16,8 20,4 23,3 24 20,5 15,6 10,3 7,6 14,6
Source : Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com


Administration[modifier | modifier le code]

Carte des villes de la Haute-Vienne
Arrondissements de la Haute-Vienne
Carte des intercommunalités
Article détaillé : Administration de la Haute-Vienne.

La Haute-Vienne est divisée en 3 arrondissements, 42 cantons et 201 communes.

Le conseil général de la Haute-Vienne est l'institution départementale.

Le département est divisé en 6 pays institués par la loi dite Voynet :

Justice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cour d'appel de Limoges.

La cour d'appel de Limoges connaît des affaires jugées par les tribunaux de son ressort qui s'étend sur les départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.

La réforme de la carte judiciaire voulue par la garde des Sceaux Rachida Dati prévoit la suppression des tribunaux d'instance de Bellac, Rochechouart et Saint-Yrieix-la-Perche.

Politique[modifier | modifier le code]

Carte des circonscriptions de la Haute-Vienne
Carte des cantons de la Haute-Vienne et couleur politique des conseillers généraux (2011)
Article détaillé : Politique en Haute-Vienne.

Le département de la Haute-Vienne constitue de très longue date, un des points forts de l'influence de la gauche en France. Les suites de la Première Guerre mondiale, la tradition ouvrière et syndicale (la CGT s'est constituée au Congrès de Limoges en 1895) en ville comme à la campagne, puis la Résistance ont favorisé l'émergence d'une forte concurrence entre les deux courants de la gauche, le courant communiste et le courant socialiste, qui ont occupé largement l'espace politique du département. Au début du XXIe siècle, le PCF conserve un poids notoire, mais est désormais largement dominé par le PS, qui détient les trois sièges de députés, les deux sièges de sénateurs, 24 des 42 cantons et la majorité des communes de plus de 3 500 habitants. La droite parlementaire est marginalisée, en dépit de quelques fiefs et succès ponctuels (Couzeix, quartiers centraux de Limoges et communes rurales du nord du département, et surtout victoire surprise à la mairie de Limoges en 2014). En dépit d'une hausse notoire dans les années 2010, le vote d'extrême-droite demeure modeste.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la Haute-Vienne sont les Haut-Viennois.

À l'image du Limousin, la Haute-Vienne a vu sa population décroître au cours du XXe siècle, certes suivant un phénomène bien moindre à celui observé en Corrèze et surtout en Creuse. Depuis les années 1990, avec l'achèvement dans les années 1970 de l'exode rural et le regain d'attractivité des espaces ruraux observé à l'échelle nationale, la tendance s'est inversée, le département ayant donc gagné plus de 10 000 habitants. Cette tendance[14] largement portée par l'espace périurbain de l'aire urbaine de Limoges, est due à plusieurs phénomènes : l'installation de Britanniques, de retraités, de diplômés natifs de la région mais ayant suivi leurs études ailleurs, l'arrivée de néo-ruraux. Les études de l'Insee mettent en évidence le rôle des axes de transport comme l'autoroute A20 dans cette attractivité, en plus de motivations liées au cadre de vie et à la pression foncière moindre qu'en ville. Les perspectives pour l'avenir sont toutefois incertaines, en raison d'un vieillissement toujours important, d'un solde naturel négatif et d'un taux de fécondité faible[15].

Au recensement de 1999, la Haute-Vienne était donc peuplée de 353 893 habitants, occupant ainsi le 59e rang national. Les chiffres officiels de 2006, rendus publics en janvier 2009 donnent une population exacte de 367 156 habitants. La population légale 2007, dévoilée en janvier 2010, donne 371 102 habitants[16]. Avec plus de 65 habitants/km2, la Haute-Vienne se situe bien en deçà de la moyenne nationale (111 hab./km2). Les chiffres valables pour l'année 2008 donnent 373 940 habitants[17], ceux pour 2009 donnent 374 849 habitants[18]. Les chiffres de 2010 publiés au 1er janvier 2013 donnent 376 191 habitants[19]. La démographie départementale connaît un léger tassement l'année suivante, s'établissant pour 2011 à 376 058 habitants[20].

La Haute-Vienne est dominée par le poids démographique de Limoges. Les petits pôles urbains ruraux, s'ils permettent de structurer le territoire en relayant services et commerces[21], pâtissent de cette suprématie de la préfecture. La commune de Limoges regroupe à elle-seule 37 % des habitants du département, ce qui place Limoges au 4e rang national métropolitain selon le poids démographique de la préfecture vis-à-vis de la population départementale, derrière Paris (100 %), Ajaccio (47 %) et Marseille (43,3 %).

Densité de population des communes en 2010
  •      + de 250 hab./km²
  •      de 100 à 250
  •      de 40 à 100
  •      de 20 à 40
  •      de 10 à 20
  •      - de 20

Le département possède deux aires urbaines : Limoges (247 944 habitants) et Saint-Junien (13 455 habitants).

Le canton le plus peuplé de Haute-Vienne est le canton de Limoges-Panazol, qui rassemble 21 781 habitants, soit 5,9 % de la population départementale. Le canton le moins peuplé est le canton de Saint-Mathieu, qui rassemble 3 355 habitants, soit 0,9 % de la population départementale.

Économie[modifier | modifier le code]

Répartition des actifs selon les professions
Article détaillé : Économie de la Haute-Vienne.
Race bovine limousine
Cul-noirs limousins

L'industrie, secteur important auparavant comme dans bon nombre de régions françaises, a traversé la crise. L'économie locale est marquée par la présence de nombreuses industries ayant de plus en plus tendance à se rapprocher de l'économie de patrimoine ou traditionnelle, tout en gardant son aspect industriel. Les plus connues de ces activités sont l'émail et la porcelaine de Limoges, les chaussures Weston, les ganteries de Saint-Junien.

L'automobile paraît désormais être un des piliers de l'industrie limougeaude, avec l'entreprise Renault Trucks (ex. RVI-Saviem).

L'industrie de la Haute-Vienne est aussi symbolisée par l'industrie du bois de manière contemporaine (International Paper à Saillat-sur-Vienne) comme historique (port du Naveix, ancien port où arrivaient les troncs d'arbre flottant sur la Vienne depuis Eymoutiers.

Les services sont désormais le secteur dominant, avec la présence d'entreprises de renommée mondiale (Legrand), des technologies de pointe (technopole ESTER), d'écoles reconnues (ENSIL), et l'augmentation des ressources dues au tourisme en expansion.

L'agriculture garde encore une importance non négligeable, dominée par l'élevage bovin (race limousine, les porcins (cul noir limousin), et l'élevage ovin. Une part de cultures existe, avec la présence d'AOC (pomme du Limousin). Les cultures céréalières restent marginales, et le vignoble quasi-inexistant, ravagé par le phylloxera.

Le taux de chômage du département reste, à l'image du Limousin, avec 7,4 %, inférieur au taux national[22].

Les entreprises du département emploient 60 619 salariés répartis dans 11 046 établissements. 88 établissements emploient 100 salariés ou plus[23].

Transport[modifier | modifier le code]

Carte des moyens de transport.

À l'image de la région et du Massif central, la Haute-Vienne a longtemps pâti de son isolement et de sa mise à l'écart des grands axes de communication. Les années 1990 et surtout les années 2000 ont vu une nette amélioration des moyens de transports principalement sur le plan routier. Ce fut le cas avec la mise en service progressive de l'autoroute A20 (Paris-Toulouse via Orléans et Limoges), qui plus est gratuite entre Vierzon et Brive, et la mise à deux fois deux voies presque achevée en Haute-Vienne de la Route nationale 141 en direction d'Angoulême.

Historiquement, depuis le XIXe siècle, la Haute-Vienne est desservie sur le plan ferroviaire par deux axes d'importance nationale tels que la ligne dite du POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) et la ligne Lyon - Bordeaux. Aujourd'hui, seules les liaisons avec Paris offrent des fréquences et des temps de parcours relativement corrects avec 10 allers-retours quotidiens effectués en 3 heures environ. Les liaisons avec les autres grandes métropoles se sont vraiment détériorées au cours des dernières décennies : suppression des relations directes avec Nantes, diminution des fréquences et/ou allongement du temps de parcours avec les autres grandes villes telles que Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand et Lyon. Toutefois, depuis 2007, un aller-retour quotidien par TGV offre une relation directe avec l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et Lille par l'utilisation de la ligne du POLT. Par ailleurs un projet de TGV entre Poitiers et Limoges est à l'étude. Celui-ci pourrait offrir autre chose qu'une liaison limitée à la région parisienne en s'inscrivant dans une vision d'aménagement du territoire plus globale telle que la Transversale Alpes Auvergne Atlantique.

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Les transports aériens sont en pleine expansion surtout dans le domaine des compagnies aériennes à bas coût, avec la fréquentation en forte hausse de l'aéroport de Limoges-Bellegarde, notamment vers l'Angleterre. Cependant, la crise économique semble avoir des impacts sur la présence britannique, puisque de nombreux flux inverses sont désormais observés. De plus, l'ouverture prochaine du nouvel aéroport de Brive pourrait avoir des conséquences sur le trafic à Limoges. Néanmoins, de nouvelles lignes devraient encore être ouvertes courant 2009, notamment vers l'Irlande et l'Écosse.

voir aussi

Éducation[modifier | modifier le code]

Carte des écoles, collèges et lycées

Limoges est le siège depuis 1968 d'une université : l'université de Limoges, réunissant plus de 20 000 étudiants sur l'académie. S'ajoutent plusieurs écoles et centres de formation réputés : l'ENSIL, le ENSCI, l'3IL...

Chiffres

Le département rassemble 204 écoles primaires, 268 établissements publics pour 11 privés. Il y a 33 collèges publics et 5 privés. On dénombre 12 lycées publics et 3 lycées privés.

Culture[modifier | modifier le code]

Fontaine à dévotion; bonne fontaine 1 de Courbefy, Bussière-Galant, Haute-Vienne, France.jpg
Bonne fontaine 1 de Courbefy, Bussière-Galant.

Littérature[modifier | modifier le code]

En 2008, Laurent Bourdelas a publié le premier ouvrage de référence consacré à la littérature du Limousin de l'Antiquité à nos jours : Du Pays et de l'exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, postface de Pierre Bergounioux, Les Ardents Éditeurs. On y retrouve la plupart des écrivains, poètes, dramaturges originaires de la région ou s'y étant installés. Bon nombre d'entre eux sont originaires de la Haute-Vienne. Ce livre, salué par Georges-Emmanuel Clancier, fourmille de renseignements souvent inédits ou ignorés.

Langue[modifier | modifier le code]

Occitan en France.PNG

Jusqu'au XVIe siècle, la langue parlée quasi exclusivement est le limousin, dialecte de l'ensemble occitan (à côté de l'auvergnat, du languedocien, du gascon, du provençal et du vivaro-alpin). Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le thème, la rime...-).

Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans. Beaucoup de personnes plus jeunes comprennent cependant le "patois", de par leurs parents et grands-parents.

La culture et la langue occitanes restent vivaces, tout comme, cité plus loin, la musique traditionnelle. L'Institut d'études occitanes, le Félibrige et d'autres associations, se sont depuis plusieurs décennies fixé le but de faire perdurer la pratique et l'étude de l'occitan limousin.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent : les "ai", prononcés "è" dans le Nord de la France, sont ici prononcés "é" (exemple : français donne francé).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine limousine.

La gastronomie du département, et plus particulièrement de la région est caractérisée par l'utilisation d'ingrédients simples, tels les fruits, la pomme de terre, les champignons, la châtaigne.

Un des emblèmes de la cuisine locale reste le pâté de pomme de terre. On retrouve nombre de recettes différentes pour ce même plat. Sont également fortement reconnus les galétous (ou tourtous), le boudin noir, la farcidure, la mique, les soupes, le clafoutis et la flaugnarde, le massepain de Saint-Léonard.

Article détaillé : Figou.

Récemment mises à l'honneur par un spot publicitaire, la viande de bœuf limousine et la pomme du Limousin font également partie du paysage gastronomique local. Le vin est très peu produit dans le département, les vignes ayant été éradiquées par les épidémies.

Musique[modifier | modifier le code]

Joueur de chabrette

La pratique de la musique traditionnelle reste très vivace. En témoigne par exemple la création en 1971 d'une des premières associations de formation mutualiste en musique et danses traditionnelles, l'Association des Ménétriers du Massif central, toujours active, puis du 1er département de musique et danse traditionnelles au sein d'un CRR en France, en 1987, à Limoges, et l'existence de groupes traditionnels.

Les autres musiques ne sont pas en reste. Les manifestations sont souvent remarquées, tant du point de vue des programmations et des festivals (Festival des Francophonies en Limousin, le Festival 1001 Notes...), que des structures culturelles (Opéra-théâtre de Limoges, centres culturels municipaux, ferme de Villefavard, le château de la Borie qui est le siège de l'ensemble baroque de Limoges, Zénith de Limoges, pôle de la Mégisserie de Saint-Junien, centre Fabrègue de Saint-Yrieix-la-Perche...)

Les musiques actuelles sont de plus en plus représentées, par la mise en place de sites spécialisés (bars, salles, festivals comme les Veyracomusies ou Catalacum) et d'associations organisatrices, telles la Fédération Hiero de Limoges.

Manifestations[modifier | modifier le code]

En 2007, l'ensemble des festivals, expositions et spectacles a drainé 287 545 personnes, soit une baisse de 2,2 % par rapport à l'année précédente[24]. Cependant, la programmation générale des manifestations départementales reste diversifiée et en constant mouvement ; en témoigne la création récente du festival Manifesten ou de la biennale de la Porcelaine.

Liste non-exhaustive des manifestations en Haute-Vienne : Festival des Francophonies en Limousin, Danse émoi biennale de la danse, Veyracomusies, Festival international du Webdesign, Catalacum, Festival International du Pastel, Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel, Festival national de Bellac, Festival Souffleurs de Terre, Rencontres musicales de Nedde, Urbaka, Festival Beaumont-du-Québec, Festival du Conte, Bandafolie's, Fête de la Châtaigne, Fête de l'Escargot, Frairie des petits ventres, Manifesten, Biennale d'art contemporain d'Aixe, Festival du Cirque de Nexon, Estivales du Chalard, Médiévales de Lastours, Lire à Limoges, Fête des plantes de Saint-Laurent-sur-Gorre, Course Les Gendarmes et les voleurs de temps à Ambazac, Festival 1001 Notes, Fête de la Rose de Saint-Yrieix-sous-Aixe, Tour du Limousin cycliste, Été musical de Saint-Léonard, Fête de la nature et du champignon de Bussière-Galant, Harmonicales de Condat, Scènes pour la marmaille, La Culture au grand jour, Cuivres en fête, Nuits musicales de Cieux, festival du Haut-Limousin...

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tourisme en Haute-Vienne.
Le tourisme historique ou de mémoire est principalement illustré par le site d'Oradour-sur-Glane et de son mémorial, site le plus visité du Limousin
La randonnée, caractéristique du tourisme vert, très pratiqué dans tout le Massif central.
Mortemart, unique "plus beau village de France" de Haute-Vienne

La Haute-Vienne semble consciente que son principal atout touristique est la nature (tourisme vert), mais le patrimoine bâti est également important. Les arts du feu à Limoges et les savoir-faire sont nombreux : porcelaine, émail, bois, papier, ganterie... La culture est également encouragée et mise en valeur avec les festivals, les manifestations, les musées, l'ensemble baroque de Limoges...

Liste non-exhaustive des sites :

Sur les 86 communes ayant participé au Concours des villes et villages fleuris, 16 ont obtenu en 2007 le label. Limoges et Saint-Hilaire-les-Places conservent leurs 4 fleurs. Bersac-sur-Rivalier, Panazol, Nexon, Saint-Yrieix-la-Perche, Montrol-Sénard ont toujours 3 fleurs. Feytiat est pour la première fois promue au grade des 3 fleurs[25].

Fréquentation des sites[modifier | modifier le code]

Classement des 18 sites et manifestations ayant le plus attiré de visiteurs en 2007[24], et évolution par rapport à 2006.

  1. Site d'Oradour-sur-Glane (306 427)[26] en augmentation0,68 %
  2. Parc du Reynou (83 600) en augmentation0,12 %
  3. Lire à Limoges (60 000) en stagnation
  4. Musée de l'Évêché de Limoges (43 360) en augmentation47,93 %
  5. Aquarium du Limousin (40 996) en augmentation14,60 %
  6. Parc Bellevue (36 318) en augmentation6,10 %
  7. Festival Bandafolie's (35 327) en augmentation3,14 %
  8. Salon international du dessin de presse et d'humour (35 000) en diminution12,50 %
  9. Festival des Francophonies en Limousin (20 821) en augmentation9,58 %
  10. Bateau-mouche de Vassivière (19 711) en augmentation2,65 %
  11. Musée national de la porcelaine Adrien Dubouché (19 028) ?
  12. Festival International du Pastel (18 500) en diminution5,62 %
  13. Petit train touristique de Limoges (17 119) en augmentation5,02 %
  14. Nostalgie rurale, village de Montrol-Sénard (16 637) en augmentation20,28 %
  15. Château de la Borie - Ensemble baroque de Limoges (15 000) en stagnation
  16. Château de Lastours (14 874) en augmentation2,86 %
  17. Château de Chalucet (14 086) en diminution19,17 %
  18. Cuivres en fête (12 353) en augmentation8,04 %

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Infrastructures d'accueil[modifier | modifier le code]

Logo Comité départemental du tourisme Haute-Vienne.jpg

Offices de tourisme[modifier | modifier le code]

La Haute-Vienne possède 39 OTSI, dont 26 offices de tourisme. Un d'entre eux, celui de Limoges, est classé trois étoiles.

Hébergement[modifier | modifier le code]

En 2006, la Haute-Vienne possédait 95 hôtels classés entre 0 et 4 étoiles, totalisant 2 382 chambres. C'est plus que la Creuse (666 chambres sur 43 hôtels), l'Indre (1 680 chambres sur 79 hôtels) et la Charente (1 910 chambres sur 77 hôtels), mais c'est moins que la Dordogne (4 057 chambres sur 223 hôtels) ou la Vienne (5 036 chambres sur 111 hôtels). La Corrèze possède plus d'hôtels (108), mais moins de chambres (2 123). La majorité d'entre eux, 35,8 % soit 34 hôtels sont situés sur la commune de Limoges. Parmi les communes les mieux dotées viennent ensuite Saint-Junien, avec 6 hôtels, Peyrat-le-Château et Bessines-sur-Gartempe, 4 hôtels chacune. Un seul hôtel possédait 4 étoiles, situé sur la commune de Nieul. 10 hôtels étaient classés 3 étoiles.

Il existe 5 villages de vacances et 41 centres de vacances[24].

Le département possède 54 terrains de camping traditionnel, 29,5 % des 183 terrains de la région Limousin. Ces terrains rassemblent 3 810 emplacements des 12 287 de la région[27]. Les campings restent le premier mode d'hébergement du département, avec 49,8 % du total des lits, soit 12 854 lits. En comptabilisant les aires naturelles et les campings à la ferme, on dénombre 67 terrains[24].

La capacité totale d'accueil est de 109 029 lits, dont 83 195 lits en résidences secondaires. Outre les campings (50 %), les 25 834 lits restant composent l'offre marchande répartie entre les hôtelleries (20 %), les meublés Gîtes de France (14 %), les centres de vacances (6,2 %), les villages de vacances (4,7 %), les chambres d'hôtes Gîtes de France (3 %) et les meublés Clévacances (2,5 %)[28].

En 2006, le nombre de nuitées sur le département a été de 636 704, toutes origines de touristes confondues, soit plus de 16 000 nuitées en plus par rapport à l'année 2005. À noter que ce sont les nuitées françaises qui ont permis cette hausse, les nuitées étrangères ayant baissé sur cette période de plus de 500 unités. Le taux d'occupation des hôtels a augmenté sur toutes les catégories d'établissements, de l'hôtel de chaîne au Quatre étoiles, entre 2005 et 2006, passant de 52,8 à 56,1 %[28]. Entre 2006 et 2007, la hausse s'est poursuivie, atteignant 56,9 %, et un taux de 70,4 % dans les chaînes d'hôtels[24].

Les nuitées sont les plus nombreuses en juin (67,9 % d'occupation) et en septembre (65,1 %), ce qui montre que la Haute-Vienne « vit » davantage en marge de la haute saison que pendant celle-ci, même si cette tendance tend à s'estomper.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 7,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Vienne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Communes ayant plus de 10 % de résidences secondaires[29]
Commune Population SDC Nombre de logements Résidences secondaires  % résidences secondaires
Beaumont-du-Lac 159 368 270 73,46 %
Marval 579 577 267 46,29 %
Nedde 531 494 223 45,14 %
Peyrat-le-Château 1 012 919 324 35,27 %
Saint-Mathieu 1 171 812 192 23,63 %
Bussière-Galant 1 392 904 199 22,01 %
Oradour-sur-Vayres 1 510 1 039 201 19,40 %
Châteauponsac 2 164 1 446 234 16,18 %
Eymoutiers 2 055 1 375 195 14,18 %
Rochechouart 3 831 2 174 232 10,67 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Guy Mazière, « Limousin », in Gallia préhistoire, tome 23, fascicule 2, 1980. pp. 359-389.
  2. Tourisme Haut-Limousin : le circuit des mégalithes des monts de Blond
  3. [2] Jean-Michel Beausoleil, Ph. Picard. « Un monument mégalithique à occupation artenacienne : Le dolmen de "Chez Boucher" à La Croix-sur-Gartempe (Haute-Vienne) », in Revue archéologique du Centre de la France, tome 26, fascicule 1, 1987. pp. 7-20.
  4. [3] Oscar Hernandez, Patrick Léger, Dominique Vuaillat. « Le Limousin à l'âge du Bronze - Recensement synthétique des découvertes et première approche métallogénique », in Revue archéologique du Centre de la France, tome 28, fascicule 1, 1989. pp. 55-76.
  5. Détours en Limousin - Mines d'or en Limousin, Julie Lardy, 10 mai 2012.
  6. Béatrice Cauuet, L'or des Celtes du Limousin, Culture et patrimoine en Limousin, Limoges, 2004.
  7. Archeo-Limousin - Fouilles archéologiques de Saint-Gence, 2009
  8. Jean-Michel Desbordes et Jean-Pierre Loustaud, Limoges antique, Collection « Guides archéologiques de la France », Imprimerie nationale, Paris, 1991
  9. Dominique Lormier, La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Éditions Lucien Sourny, ISBN 978-2-84886-065-7, p 15
  10. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 42
  11. Le conseil général de la Haute-Vienne annonce le toponyme Mont Crozat. Le site du Quid présente bois de Crozat. Le site du Comité départemental de Tourisme définit même le mont Gargan (731m), comme sommet. Odile Faure détermine comme point culminant le puy de Crozat, son livre Le Massif central, publié en 2005 aux éditions Ouest-France. Sur ses cartes, l'IGN donne une altitude de 777m au Bois de Crosas, sur la commune de Peyrat-le-Château, mais un point à 795m, nommé puy Lagarde, est inscrit sur la limite entre Creuse et Haute-Vienne. Enfin, le nom de mont de Lauzat est parfois retrouvé comme point le plus haut du département.
  12. Source DIREN et IFN 2003-2004
  13. Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.com
  14. Insee Limousin - Limousin 2040 : l’attractivité tire la croissance démographique, Geneviève Simonneau, 2010.
  15. Insee Limousin - Population en 2040 : quatre scénarios prospectifs pour les territoires limousins, Frédéric Châtel, Geneviève Simonneau, 2011.
  16. Insee - Populations légales 2007, en vigueur à compter du 1er janvier 2010 en Haute-Vienne
  17. Insee - Populations légales 2008, en vigueur à compter du 1er janvier 2011
  18. Insee - Populations légales 2009, en vigueur à compter du 1er janvier 2012
  19. Insee - Populations légales 2010, en vigueur à compter du 1er janvier 2013
  20. Insee - Populations légales 2011, en vigueur à compter du 1er janvier 2014
  21. Insee Limousin - 6 villes à la campagne : quel rayonnement dans le rural ?, Catherine Lavaud, Jean-Noël Thomas, 2010.
  22. Taux au sens du BIT au 31 décembre 2006. Source Insee.
  23. « Les chiffres-clés de la Haute-Vienne, édition 2009 », sur limoges.cci.fr (consulté le 21 novembre 2009)
  24. a, b, c, d et e Bilan touristique 2007 - Comité départemental du tourisme
  25. Conseil national des villes et villages fleuris - Palmarès 2007
  26. Le village martyr attire 183 856 visiteurs (182 607 en 2006), tandis que le centre de la mémoire 122 571 personnes (121 738 en 2006). L'ensemble a donc accueilli en 2006 304 345 visiteurs.
  27. Insee-Direction du tourisme
  28. a et b Bilan touristique 2006 - Comité départemental du tourisme
  29. Source Insee,chiffres au 01/01/2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]