Bouddhisme

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Une statue du Bouddha au Viêt Nam

Le bouddhisme est, selon les points de vue en Occident, une religion (notamment une religion d'État) ou une philosophie, voire les deux dont les origines remontent en Inde au Ve siècle av. J.-C. à la suite de l'éveil de Siddhartha Gautama et de son enseignement.

Le bouddhisme comptait en 2005 entre 230 millions et 500 millions d'adeptes[1], ce qui en fait la quatrième religion mondiale, derrière (dans l'ordre décroissant) le christianisme, l'islam, et l'hindouisme. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la bodhi, « l'éveil ». À l'instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l'origine une tradition shramana, et non brahmanique comme l'est l'hindouisme.

Les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme sont particulières : bien que le bouddhisme soit souvent perçu comme une religion sans dieu créateur[n 1], la notion étant absente de la plupart des formes du bouddhisme[n 2], la vénération et le culte du Bouddha historique Siddhartha Gautama en tant que bhagavat joue un rôle important dans le Theravāda et également dans le Mahāyāna, dans lesquels il est un être éveillé ayant trois aspects ou manifestations (trikāya).

Origines du bouddhisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du bouddhisme.

Le bouddhisme est né en Inde à peu près à la même époque que Mahâvîra, qui rendit plus populaire le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme (en particulier de la caste sacerdotale des brahmanes) tel que ce dernier était pratiqué à l'époque (VIe siècle av. J.-C.). Le bouddhisme a repris et aménagé beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque (tels que dharma et karma, par exemple).

Une représentation du Bouddha, Siddhārtha Gautama dit Shakyamuni

Bouddha historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siddhartha Gautama.

Le bouddhisme est issu des enseignements de Siddhartha Gautama («l'éveillé»), considéré comme le Bouddha historique.

Les années de la naissance et de la mort de Siddhārtha Gautama ne sont pas sûres ; il aurait vécu au VIe siècle av. J.-C. à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas à ce sujet[2]. La plus ancienne le fait naître en 623 av. J.-C. et mourir en 543 av. J.-C. Les Thaïlandais font débuter le calendrier bouddhique en 544 av. J.-C., un an après sa mort. Les spécialistes occidentaux de l'histoire de l'Inde ancienne, quant à eux, s'accordent pour situer la vie du Bouddha plutôt vers 420 jusque 380 av. J.-C.

Né selon la tradition, à Lumbinî dans l’actuel Teraï népalais de Māyādevī et Śuddhodana, souverain des Śākyas (ou Shakya), il avait pour nom Gautama[n 3]. Il appartenait au clan Shakya de la caste des kshatriya (nobles-guerriers), d’où son surnom de Shakyamuni, « le sage des Śākya ». C'est le nom principal que la tradition du Mahāyāna lui donne - Bouddha Shakyamuni - et par lequel on le distingue des autres Bouddhas. Il est aussi appelé Siddhārtha Gautama (pāḷi : Siddhattha Gotama) car Siddhārtha est donné comme son prénom dans certaines sources[3].

La vie du Bouddha a été enrichie de légendes décrivant des miracles et des apparitions divines. Mais c'est seulement trois cents ans après sa mort qu'elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l'empereur Ashoka qui en fait la promotion sur toute l'étendue de son domaine et envoie des missions à l'étranger.

Éveil ou bodhi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bodhi.

Le bouddhisme est une voie individuelle dont le but est l'éveil, par l'extinction du désir égotique et de l'illusion, causes de la souffrance de l'homme. L'éveil est une base à l'action altruiste.

Définition de l'éveil dans le Bouddhisme theravâda[modifier | modifier le code]

Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités (voir plus bas) ; il s'agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives (saṃsāra). L'homme éveillé atteint le nirvāṇa (l'illumination), et échappe complètement à la souffrance lors de sa mort (appelée parinirvâna, dissolution complète des cinq agrégats). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé.

Définition de l'éveil dans le mahāyāna[modifier | modifier le code]

Pour les adeptes du Mahāyāna en revanche, l'éveil est la sagesse personnelle et est utilisée pour venir en aide à autrui, par le biais du transfert de mérites et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (la nature essentielle de tout être humain).

Il en convient que, le mahāyāna laisse aux bodhisattvas (ceux qui sont éveillés) la possibilité de se maintenir dans le monde sans toutefois produire de karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

Dharmachakra, symbole de l'émergence du Dharma dans le monde, lorsqu'un Bouddha la met en branle.

Doctrine[modifier | modifier le code]

Dharma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dharma.

Le Dharma est l'ensemble des enseignements donnés par le Bouddha qui forment le Canon pali. Mais la définition du terme peut changer en fonction du contexte et peut signifier « ce qui est établi », « la loi naturelle », « la loi juridique », « le devoir », « l'enseignement » voire « l'essence de toute chose » ou « l'ensemble des normes et lois, sociales, politiques, familiales, personnelles, naturelles ou cosmiques. ».

Trois joyaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trois Refuges.

Dans le bouddhisme, « prendre refuge dans les trois joyaux », le Bouddha, le Dharma (l'ensemble des enseignements) et le Sangha (l'ensemble des pratiquants, voir plus bas), est une cérémonie par laquelle on devient bouddhiste.

Quatre nobles vérités[modifier | modifier le code]

Représentation des trois joyaux du bouddhisme
Article détaillé : Quatre nobles vérités.

Les quatre nobles vérités indiquent ce qu'il est essentiel de savoir pour un bouddhiste. Elles énoncent le problème de l'existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat :

  1. La vérité de la souffrance (duhkha): toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
  2. la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans la soif (tṛṣṇā): le désir, les attachements ;
  3. la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible ;
  4. la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le Noble Chemin octuple.

Trois caractéristiques de l'existence[modifier | modifier le code]

Les trois caractéristiques ou marques de l'existence, trilakshana[4] (du sanskrit : lakṣaṇa ; pali : lakkhaṇa ; « marque[5] ») sont :

  • L'Anātman (absence de soi, impersonnalité) : il n'y a rien dans le monde qui ait une existence indépendante et réelle en soi, donc aucune âme (ātman), aucun soi, mais une simple agrégation de phénomènes conditionnés.
  • L’Anitya (impermanence) : tout est constamment changeant dans les phénomènes, on ne peut absolument rien y trouver de permanent.
  • Le Duḥkha (souffrance) : aucun phénomène ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive[6].

Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée, qui se retrouvent également dans les quatre sceaux de la philosophie bouddhiste, sont universelles, valides en tous temps et en tous lieux, et pourraient être reconnues par une vision directe de la réalité. Le nirvāṇa, n'étant pas conditionné, échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence (il est cependant impersonnel, il n'y a donc "personne" en nirvāṇa).

Trois poisons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trois Poisons.

Le bouddhisme considère qu'il existe trois poisons pour l'esprit :

  • Tṛṣna : la soif ou l'avidité ;
  • Dveṣa  : la colère ou l'aversion ;
  • Moha : l'ignorance.

Certaines écoles en ajoutent deux : la jalousie et l'orgueil.

Selon le Bouddha, les causes de la souffrance humaine peuvent être trouvées dans l'incapacité à voir correctement la réalité. Cette ignorance, et les illusions qu'elle entraîne, conduisent à l'avidité, au désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine pour des personnes ou des choses.

Sa philosophie affirme que la souffrance naît du désir ou de l'envie. C'est en s'en libérant qu'il serait parvenu au nirvāṇa.

La roue des renaissances

Renaissances[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réincarnation bouddhiste.

À cause des trois poisons et de l'interdépendance, les hommes sont assujettis au Saṃsāra (le cycle des renaissances). Le « monde » (Loka) dans lequel ils renaîtront après leur mort dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions passées. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« la fatigue de remplir les cimetières » dit l'Assu Sutta[7]). Conformément à la philosophie bouddhiste, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît. Ce n'est donc pas, comme dans le principe de la réincarnation, une âme immortelle qui se « réincarne ». En effet, la notion de réincarnation implique l’existence d’une âme immortelle qui entre et sort d’un corps et entre à nouveau dans un autre, mais, selon la croyance bouddhiste, il n’existe rien de tel. Ce qui subsisterait après la mort ne serait pas une « âme », mais une énergie psychique qui réapparaîtrait ensuite sous une autre forme lors de la renaissance (excepté pour celui qui a atteint le nirvāṇa).

Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser la confusion et l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seraient brisés. Il définit le « but ultime » de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.

Douze liens interdépendants[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coproduction conditionnée.

Les douze liens interdépendants décomposent le cycle des renaissances selon des liens conditionnés dépendant l'un de l'autre.

  1. L’ignorance (avidyā) : L’ignorance de la loi de cause à effet et de la vacuité. L'ignorance produit le karma.
  2. Le karma (les saṃskāras) : Somme des actions (conditionnées) du corps, de la parole, et de l'esprit, qui produisent la conscience.
  3. La conscience (vijñāna) : La conscience produit le nom et la forme.
  4. Le nom et la forme (nāmarūpa) : Le nom et la forme produisent les six sens.
  5. Les six sens (ṣaḍāyatana) : Les six sens (toucher, odorat, vue, ouïe, goût, mental) permettent l'apparition du contact.
  6. Le contact : Des six sortes de contacts (tactile, odorant, visuel, auditif, gustatif, mental) découlent les 6 sensations.
  7. La sensation (vedanā) : Les sensations agréables produisent l'attachement (désir ou soif).
  8. La soif (tṛṣna) : Le désir d'obtenir des sensations agréables produit la saisie, l'attachement.
  9. La saisie (upādāna) : Appropriation des objets désirables qui produit le devenir.
  10. Le devenir (bhava) : L'appropriation par la saisie produit la force du devenir, qui conduit à la (re-) naissance.
  11. La naissance (jāti) : La naissance est la condition qui produit vieillesse et mort.
  12. La vieillesse et la mort (jarāmaraṇa) : La vieillesse et la mort sans pratique de libération n'éliminent pas l'ignorance

Noble Chemin Octuple[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Noble Chemin octuple.
La roue du dharma avec les 8 rayons représentant les huit membres du sentier octuple

Les huit membres du noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga) sont :

  1. la compréhension juste (Sammā diṭṭhi),
  2. la pensée juste (Samnā saṅkappa),
  3. la parole juste (Sammā vācā),
  4. l'action juste (Sammā kammanta),
  5. le mode de vie juste (Sammā ājiva),
  6. l'effort juste (Sammā vāyāma),
  7. l'attention juste (Sammā sati),
  8. la concentration juste (Sammā samādhi).

Au lieu de « juste » on lit parfois « complet » ou « total ».

Quatre incommensurables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quatre Incommensurables.

Les quatre conduites ou sentiments pieux (brahmavihāra en sanskrit et pali) sont aussi appelés les Quatre Incommensurables car ils pourraient être développés indéfiniment. Cultivées sans l'intention de mener tous les êtres à la libération ultime, ces quatre intentions conduisent à une renaissance dans le monde céleste de Brahmā ; développées avec le désir de mener tous les êtres à la libération ultime, les quatre conduites deviennent alors « incommensurables » et conduisent à « l'éveil parfait ».

Il existe plusieurs méditations (bhāvanā) pouvant développer ces quatre « qualités morales[8] » :

  • La bienveillance ou fraternité (mettā en pali, maitrī en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée mettā bhāvanā ;
  • La compassion (karunā), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karunā bhāvanā ;
  • La joie sympathique ou altruiste (muditā), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (muditā bhāvanā) ;
  • L'équanimité (uppekkhā en pali, upekṣā en sanskrit) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique, est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekkhā bhāvanā).
Dzogchen Ponlop Rinpoché illustrant le principe de vacuité

Vacuité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Śūnyatā.

Dans le Theravāda, la vacuité (Śūnyatā) signifie qu'aucune chose n'a d'existence propre[9] (elles ne semblent exister que par interdépendance). Il existe une méditation vipassanā qui est la contemplation de cette vacuité.

Mais le concept de vacuité, exposé par la littérature dite de la prajnaparamita, et Nāgārjuna, prend un autre sens avec le Madhyamaka. Le Madhyamaka reconnaît l'enseignement de l'interdépendance mais il considère cette roue de la vie elle-même comme vacuité.

Trois corps (kāyas) de Bouddha[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trikāya.

Le Canon pāli désigne trois corps de Gautama Bouddha :

  • son corps formel fait des quatre éléments (pāli caturmahābhūtikāya), soit le corps historique de Gautama.
  • le corps mental (pāli manomayakāya) par lequel Gautama se rendait dans les royaumes divins
  • le corps de la doctrine (pāli dhammakāya), l'ensemble des enseignements, qui demeurent un certain temps après la mort de Gautama.

Le concept prend de l'importance dans l'école Sarvāstivādin. Mais il acquiert par la suite une signification fort différente.
En effet, dans le Mahāyāna, les Trois corps, manifestations d'un Bouddha, ne sont pas des entités séparées mais des expressions de l'ainsité (tathāta) qui sont une. Ils y sont respectivement :

Éthique bouddhiste et préceptes[modifier | modifier le code]

Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).

L’éthique bouddhiste propose donc à l'être humain de prendre conscience des états d’esprit dans lesquels il se trouve et à partir desquels il agit, parle, pense et à devenir ainsi responsable tant de ses états d’esprit que des conséquences de ses actions. La pratique de l'éthique est donc une purification du corps, de la parole et de l'esprit.

Elle se décline sous forme de préceptes - les cinq préceptes et les dix préceptes sont les plus fréquemment rencontrés - qui ne sont pas des règles absolues mais des principes, des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes mais aussi selon les traditions.

Ces préceptes sont le plus souvent présentés sous une forme négative en tant qu'entraînement à ne pas faire quelque chose, mais les textes canoniques font aussi référence à leur formulation positive en tant qu'entraînement à faire le contraire.

Cinq préceptes[modifier | modifier le code]

Les cinq préceptes, communs à tous les bouddhistes (laïcs et moines) de toutes les traditions, sont :

  • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni prendre la vie (le principe d'ahiṃsā, « non-violence »[10]) ;
  • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné ;
  • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens ;
  • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères ;
  • S'efforcer de s'abstenir d'alcool et de tous les intoxicants.

Dix préceptes[modifier | modifier le code]

Les dix préceptes se retrouvent dans plusieurs textes canoniques (par exemple le Kûtadana Sutta, dans le Dīgha Nikāya)[11].

Les dix préceptes sont :

  • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants, ni retirer la vie,
  • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
  • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
  • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
  • S'efforcer de ne pas user de paroles dures ou blessantes,
  • S'efforcer de ne pas user de paroles inutiles,
  • S'efforcer de ne pas user de paroles calomnieuses,
  • S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
  • S'efforcer de ne pas user d'animosité,
  • S'efforcer de ne pas avoir de vues fausses.

Sous leur forme positive, ce sont :

  • Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
  • Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
  • Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
  • Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
  • Avec des paroles utiles et harmonieuses, je purifie ma parole,
  • Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
  • Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
  • Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
  • Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.

(Dans cette formulation positive, les 6e et 7e préceptes « négatifs » sont regroupés en un seul).

Ces dix préceptes ne sont pas à confondre avec une autre liste de dix préceptes, plus particulièrement destinée aux moines (d'où sa description dans le Vinaya Pitaka et non dans les suttas), et qui correspond aux cinq préceptes plus les suivants :

  • S'abstenir de consommer de la nourriture solide entre midi et l'aube,
  • S'abstenir de chant, de danse et d'assister aux spectacles,
  • S'abstenir de parfums, de cosmétiques et d'ornements,
  • S'abstenir d'une haute ou luxueuse literie,
  • S'abstenir d'accepter de l'or ou de l'argent.

Contrairement aux autres préceptes, ces cinq derniers préceptes sont plus des règles de vie que des principes éthiques.

Sangha : communauté des adeptes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sangha (bouddhisme).

Le Saṅgha est la communauté de ceux qui suivent l'enseignement du Bouddha. C'est un des trois lieux de refuge. On distingue le 'Noble Saṅgha' (sanskrit Arya Saṅgha) constitué des êtres ayant atteint un haut niveau de libération et le Saṅgha ordinaire, comportant tous les êtres suivant la voie du Bouddha. Le terme est communément utilisé pour désigner des réunions bouddhistes.

Méditation bouddhiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Méditation bouddhique.

Toutes les méditations bouddhistes ont pour but le développement de la « conscience éveillée » ou « conscience sans ego », en utilisant la concentration comme un outil. Mais le bouddhisme comprend de nombreuses voies différentes, qui peuvent toutes être rattachées à ses trois principales branches :

  • le bouddhisme theravada (majoritaire en Thaïlande et en Asie du Sud-Est), issu du bouddhisme ancien, dont le cœur de la pratique est la méditation vipassana (observation des sensations et de l'attention)
  • le zen, (branche du bouddhisme mahāyāna) est axé sur une forme de méditation assise. La discipline et l'engagement sont plus importants que pour vipassana et l'arrière plan religieux y est souvent plus visible. Il est constitué de deux voies principales : sōtō et rinzai
  • le bouddhisme tibétain (dit aussi tantrique ou vajrayana); c'est la forme la plus religieuse et sa pratique est axée sur la méditation mais aussi sur des rituels et une dévotion au maître ainsi qu'à sa lignée.

Différentes écoles[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : École du bouddhisme et Yâna.

Frise : Développement et propagation des écoles bouddhistes (env. 450 av. J.-C. – env. 1300 ap. J.-C.)

  450 BCE 250 av. J.-C. 100 ap. J.-C. 500 ap. J.-C. 700
ap. J.-C.
800 ap. J.-C. 1200 ap. J.-C.

 

Inde

Sangha
Ancien

 

 

 

Dix-huit écoles anciennes Mahayana Vajrayana

 

 

 

 

 

Sri Lanka &
Asie du Sud Est

  Bouddhisme theravāda

 

 
 

 

 

 

Asie Centrale

 

Greco-Bouddhisme

 

Bouddhisme Tibétain

 

Bouddhisme de la Route de la Soie

 

Asie de l'Est

  Chán, Tiantai, Terre pure, Zen, Nichiren

Shingon

 

 

  450 av. J.-C. 250 av. J.-C. 100 ap. J.-C. 500 ap. J.-C. 700
ap. J.-C.
800 ap. J.-C. 1200 ap. J.-C.
  Légende :   = Theravada   = Mahayana   = Vajrayana


Écoles du bouddhisme ancien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dix-huit écoles anciennes.

Le bouddhisme ancien, appelé parfois bouddhisme hīnayāna (« petit véhicule ») par des tenants du grand véhicule, regroupe plusieurs écoles, dont une seule a survécu jusqu'à nos jours. Si plusieurs classifications sont débattues, bouddhistes et chercheurs s'accordent grosso modo à reconnaître dans le bouddhisme dix-huit écoles anciennes.

Bouddhisme theravāda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme theravāda.

Le bouddhisme theravāda (en pāli « doctrine des Anciens », sanskrit sthaviravāda) est la forme de bouddhisme dominante en Asie du Sud et du Sud-Est (Sri Lanka, Thaïlande, Cambodge, Birmanie, Laos, parties du Viêt Nam), parmi les Chinois d’Indonésie et de Malaisie ainsi que chez certaines ethnies du sud-ouest de la Chine. Son implantation en Occident est plus récente que celle des courants zen ou vajrayāna.

Comme son nom l’indique, il se veut l’héritier de la doctrine originelle du Bouddha. À cet égard, il est apparenté aux courants définis comme hīnayāna par le bouddhisme mahāyāna apparu au début de l’ère chrétienne. Hinayāna et theravāda sont des termes souvent employés l’un pour l’autre, malgré les objections de nombreux pratiquants du theravāda. La « doctrine des Anciens » s'appuie sur un canon rédigé en pāli nommé Triple corbeille ou Tipitaka, comprenant de nombreux textes basés sur les paroles du Bouddha, recueillies par ses contemporains mais retranscrites bien plus tard.

Bouddhisme mahāyāna[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme mahāyāna.

Mahāyāna est un terme sanskrit (महायान) signifiant « grand véhicule ». Le bouddhisme mahāyāna apparaît vers le début de l’ère chrétienne dans l'Empire kouchan et dans le nord de l’Inde, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient.

Le Zen est une école dérivée du mahāyāna.

Bouddhisme vajrayāna[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme vajrayāna.

Le vajrayāna est une forme de bouddhisme, nommée aussi bouddhisme tantrique, dont la compréhension nécessite la maîtrise du mahāyāna et du hīnayāna. Il contient des éléments qui l'apparentent à l'hindouisme et particulièrement au shivaïsme cachemirien. Au Tibet, le vajrayāna et le bön, religion locale, se sont influencés réciproquement.

Son nom sanskrit signifie « véhicule », yāna, de vajra, c'est-à-dire de « diamant » (indestructible et brillant comme l'ultime réalité), et de « foudre » (destructrice de l’ignorance et rapidité fulgurante). On appelle aussi ce véhicule mantrayāna et tantrayāna, puisqu’il fait appel aux mantras et tantras; on trouve aussi le nom guhyayāna « véhicule secret », donc ésotérique (en chinois mìzōng 密宗 et en japonais mikkyō).

Il est surtout pratiqué de nos jours dans la région himalayenne (Tibet, Népal, Sikkim, Bhoutan, aux confins ouest et au nord de la Chine, au nord de l’Inde) et aussi au Japon depuis le VIIe siècle à travers les écoles du Shugendo, du Shingon et du Tendai. C'est la forme de bouddhisme qui caractérise le plus le bouddhisme tibétain. On le trouve aussi en Mongolie et dans quelques régions de la Fédération de Russie (Oblasts d’Amour et de Tchita, Républiques de Touva, de Bouriatie et de Kalmoukie, Kraï de Khabarovsk), ainsi qu'au Japon (Shingon et Tendai, voir Bouddhisme au Japon). Il serait la forme de Bouddhisme le plus souvent choisie par les non-Asiatiques, devant le Zen. Bien que différent d'origine, le Bön tibétain est presque à tous égards un vajrayāna non-bouddhiste.

Portrait de Chogyal Phagpa fondateur de l'école Sakyapa

Bouddhisme tibétain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme tibétain.

On désigne par bouddhisme tibétain le bouddhisme vajrayāna qui s'est développé au Tibet. Il y a actuellement quatre écoles principales : Nyingmapa, Kagyüpa, Sakyapa, Gelugpa. Cette dernière étant la plus connue en occident du fait que le dalaï-lama en est un membre éminent.

Répartition mondiale[modifier | modifier le code]

Les plus fortes concentrations se trouvent en Extrême orient ; le pourcentage est inférieur à 10 en Inde, Russie, Europe occidentale et Amérique du Nord
Répartition du bouddhisme dans le monde

En France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddhisme en France.

Depuis les années 1970, comme dans d'autres pays, le bouddhisme s'est développé en France de façon spectaculaire[12]. Plusieurs maîtres de diverses traditions y ont fondé des centres : Ryotan Tokuda, Taisen Deshimaru ou encore Thich Nhat Hanh pour le Zen et Kalou Rinpoché, Guendune Rinpoché, Dilgo Khyentse Rinpoché, Vén. Tharchin Rinpoché pour le bouddhisme tibétain.

Arnaud Desjardins a également contribué à faire connaître les enseignements du bouddhisme en France. Plusieurs organisations bouddhistes sont reconnues comme congrégations religieuses par le Bureau central des cultes qui dépend du Ministère de l'Intérieur, selon la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l'État. À l'instar des religions établies en France depuis plus longtemps, le bouddhisme a également aujourd'hui ses émissions à la télévision.

Selon l'Union bouddhiste de France, il y avait en 1986 environ 800 000 bouddhistes en France dont les 3/4 seraient d'origine asiatique. Une enquête plus récente, publiée par TNS-Sofrès, en avril 2007, avance un chiffre de 500 000 adeptes du bouddhisme (âgés de plus de 15 ans), représentant 1 % de la population française de cette tranche d'âge. En 1999, le sociologue Frédéric Lenoir avait estimé à 5 millions « les sympathisants » bouddhistes français[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Affirmer qu’il n’y a pas de dieu dans le bouddhisme ne signifie pas encore logiquement que le bouddhisme ne réponde en aucune manière à la question de dieu ». Jean-Daniel Causse,Denis Müller, Introduction à l'éthique: Penser, croire, agir, Labor et Fides,‎ 2009 (présentation en ligne), p. 50.
  2. Elle est cependant présente dans les formes syncrétiques en Indonésie.
  3. Gautam (Gautami au féminin et Gautama au masculin) est un nom de famille patronymique ; néanmoins, appliqué au Bouddha, sa signification n’est pas certaine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nombre d'adeptes du bouddhisme sur adherents.com
  2. (en)When Did The Buddha Live? : The Controversy on the Dating of the Historical Buddha - Selected Papers Based on a Symposium held under the Auspices of the Academy of Sciences in Gottingen/edited by Heinz Bechert. 1995, p. 387
  3. Jataka .i.56, 58, etc.; iv. 50, 328; vi. 479, Dhammapadatthakathā iii. 195, Dpv.iii.197; xix.18; Mhv.ii. 24, 25.
  4. (en) Carl Olson, Historical Dictionary of Buddhism, Scarecrow Press,‎ 2009 (lire en ligne).
  5. (fr) Dictionnaire Héritage du Sanscrit de Gérard Huet (en ligne).
  6. The Princeton dictionary of buddhism par Robart E. Buswell Jr et Donald S; Lopez Jr aux éditions Princeton University Press, ISBN 0691157863, page 923.
  7. Extrait de l'Assu Sutta
  8. (fr) Dictionnaire Héritage du Sanscrit de Gérard Huet (en ligne).
  9. Ringou Tulkou Rimpotché Et si vous m'expliquiez le bouddhisme ? Éditeur J'ai Lu, août 2004
  10. http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha/Chapitre_2_:_Le_principe_de_non-violence_(AGGI-SUTTA)
  11. Les préceptes du bouddhisme
  12. Le bouddhisme en France, Frédéric Lenoir, Fayard, 1999
  13. Lenoir, Frédéric. Le Bouddhisme en France. Paris : Fayard, sondage 1997 d'opinion de 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographe[modifier | modifier le code]

Les ouvrages consacrés au bouddhisme sont fort nombreux et divers. Cette bibliographie se limite aux ouvrages introductifs, synthétiques ou encyclopédiques les plus courants. Pour les ouvrages spécialisés, merci de consulter les bibliographies des articles connexes.

Ouvrages introductifs[modifier | modifier le code]

  • Alexandra David-Néel, Le bouddhisme du Bouddha, Paris, Pocket.
  • Chögyam Trungpa, Le mythe de la liberté et la voie de la méditation, Points,1979,192p.
  • Claude B. Levenson, Le bouddhisme, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ 2004, 128 p. (ISBN 2-13-054164-X)
  • Dennis Gira, Comprendre le bouddhisme, Paris, Poche,‎ 1998, 222 p. (ISBN 2-253-14366-9)
  • Didier Treutenaere, Bouddhisme et re-naissances dans la tradition Theravāda, Asia, Librairie d'Amérique et d'Orient-Adrien Maisonneuve, Paris, mai 2009, ISBN 978-2-9534056-0-6. Un ouvrage de référence sur le bouddhisme des Therā : 600 pages, 1000 citations retraduites du canon pāli, un glossaire et une bibliographie commentée.
  • Edward Conze, Le bouddhisme dans son essence et son développement (parfois réédité sous le simple titre Le bouddhisme), traduit par M.-S. Renou, Payot, 1951
  • François-Xavier Houang, Le bouddhisme : de l'Inde à la Chine, Paris, Librairie A. Fayard, coll. « Je sais, je crois »,‎ 1963, 126 p.
  • Guillaume Ducoeur, Initiation au bouddhisme, Paris, Ellipses, coll. « Initiation à »,‎ 2011, 384 p.
  • Bernard de Give, Les rapports de l'Inde et de l'Occident des origines au règne d'Asoka, Les Indes Savantes,‎ 2005 (ISBN 978-2-84654-036-0)
  • Bernard de Give, Un trappiste à la rencontre des moines du Tibet, Les Indes savantes 2009
  • Bernard de Give, A Trappist Meeting Monks from Tibet, préface de Sa Sainteté le Dalaï-lama, Gracewing Publishing, 2010
  • Henri Arvon, Le bouddhisme, PUF, coll. « Quadrige grands textes »,‎ 2005, 146 p. (ISBN 2-13-055064-9)
  • Henri de Lubac, Aspects du bouddhisme, Paris, Éditions du Seuil,‎ 1951
  • Henri de Lubac, La rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Paris, Aubier,‎ 1954
  • Howard Cutler et le dalaï-lama, L'art du bonheur, France loisirs,‎ 1999, 304 p.
  • Buddhica : documents et travaux pour l'étude du bouddhisme, Paris, P. Geuthner,‎ 1926
  • Jorge Luis Borges, Alicia Jurado, Qu'est ce que le bouddhisme, Paris, Gallimard, coll. « Folio Essais »,‎ 1979 (réimpr. 2005), 121 p. (ISBN 2-07-032703-5)
  • Aux sources du bouddhisme, Paris, Éditions Fayard,‎ 1997 (ISBN 2-213-59873-8)
  • Lilian Vezin, Lucylle Mucy, La marche du prince, pèlerinage sur les pas du Bouddha, Vent du large Éditions. 2007 ISBN 978-2-9529467-0-4
  • Maurice Percheron, Le Bouddha et le bouddhisme, Éditions du Seuil, coll. « Microcosme "Maîtres spirituels" »,‎ 1956
  • Paul Magnin, Bouddhisme, unité et diversité, Paris, Éditions du Cerf,‎ 2003 (ISBN 2-204-07092-0)
  • Paul Moncelon, Myohorengekyo.L'enseignement du Bouddha originel, Publibook
  • Samuel Bercholz et Sherab Chödzin Kohn, Pour comprendre le bouddhisme, Pocket,‎ 1993 (ISBN 2-266-07633-7)
  • Roger-Pol Droit, Le silence de Bouddha et autres questions indiennes, Éditions Hermann, 2010
  • Walpola Rahula (préf. Paul Demiéville), L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens, Éditions du Seuil, coll. « Points sagesses »,‎ 1978 (réimpr. 2003), 188 p. (ISBN 2-02-004799-3)
    Un ouvrage de référence sur la doctrine du Bouddha, écrit par un moine theravādin. Après une explication de l'attitude bouddhiste, l'auteur présente les quatre nobles vérités, la doctrine du non-soi (anātman), la méditation (bhāvanā) et la morale sociale du bouddhisme. L'auteur propose une sélection de textes et un glossaire des termes pali en annexe.

Recueils de textes[modifier | modifier le code]

  • Môhan Wijayaratna, Sermons du Bouddha, Éditions du Seuil, coll. « Points sagesses »,‎ février 2006, 246 p. (ISBN 2-02-081572-9)
    Traduction des suttas suivants d'après le canon pāli : l'accès au libre examen, le principe de non-violence, non à la guerre, conseils aux laïcs, les dieux et les déesses, l'utilité de l'attention, les quatre nobles vérités, la doctrine de « non-soi », l'incendie, la coproduction conditionnée, les actions et leurs résultats, les questions inutiles, où sont les vrais brahmanes ?, un grand monceau de dukkha, un tronçon de bois, le développement des facultés sensorielles, le cœur d'un grand arbre sensible, la vacuité. Glossaire en annexe.
  • Môhan Wijayaratna, Les entretiens du Bouddha : la traduction intégrale de 21 textes du canon bouddhique, Éditions du Seuil, coll. « Points sagesses »,‎ 2001, 264 p. (ISBN 2-02-047553-7)

Encyclopédies[modifier | modifier le code]

  • Philippe Cornu (dir.), Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, Éditions du Seuil,‎ 2001, 841 p. (ISBN 2-02-036234-1)
    Une encyclopédie de référence des principaux concepts du bouddhisme, présentée sous la forme d'un dictionnaire et dont la lecture nécessite une connaissance approfondie de la doctrine.
  • Dictionnaire de la sagesse orientale, Éditions Robert Laffont,‎ 1989
    Une autre encyclopédie de référence

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]