Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

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Saint-Denis
Le canal Saint-Denis, le pont tournant, la passerelle du stade de France et, au fond, la basilique Saint-Denis.
Le canal Saint-Denis, le pont tournant, la passerelle du stade de France et, au fond, la basilique Saint-Denis.
Blason de Saint-Denis
Blason
Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Denis (chef-lieu)
Canton Saint-Denis (chef-lieu des cantons de : Saint-Denis-Nord-Est, Saint-Denis-Nord-Ouest, Saint-Denis-Sud)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Commune[Note 1]
Maire
Mandat
Didier Paillard (PCF)
2014-2020
Code postal 93200, 93210 (La Plaine)
Code commune 93066
Démographie
Gentilé Dionysiens
Population
municipale
107 762 hab. (2011)
Densité 8 719 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 11″ N 2° 21′ 17″ E / 48.9363888889, 2.35472222222 ()48° 56′ 11″ Nord 2° 21′ 17″ Est / 48.9363888889, 2.35472222222 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 46 m
Superficie 12,36 km2
Localisation

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Saint-Denis

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Saint-Denis
Liens
Site web ville-saint-denis.fr

Saint-Denis ([sɛ̃.d(ə).ni]) est une commune française limitrophe de Paris, située au nord de la capitale, dans le département de la Seine-Saint-Denis, dont elle est sous-préfecture, en région Île-de-France.

C'est la plus peuplée du département, devant Montreuil, et la 3e d'Île-de-France après Paris et Boulogne-Billancourt.

Saint-Denis est un « bastion » du Parti communiste et est à ce jour la ville la plus peuplée et l'une des deux seules villes de plus de 100 000 habitants (avec Montreuil) à être dirigée par un maire communiste.

Ses habitants sont appelés les Dionysiens[Note 2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

L'altitude de Saint-Denis est de 32 mètres environ. Sa superficie est de 12,36 km². Sa latitude est de 48,931 degrés Nord et sa longitude de 2,356 degrés Est.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Saint-Denis en rouge.
Localisation de Saint-Denis dans la petite couronne.
Carte du début du XXe siècle montrant le centre ville et les quartiers nord de Saint-Denis[Note 3].
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

Saint-Denis est une ville de la proche banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une sous-préfecture du département de la Seine. La loi du 10 juillet 1964[1] redécoupa les anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, ce qui fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Saint-Denis jouxte les villes de Paris, Saint-Ouen, l'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Stains, La Courneuve et Aubervilliers. Elle se trouve dans la Plaine de France. La partie sud de la commune, située entre le canal Saint-Denis et Paris constitue la Plaine-Saint-Denis, qui s'étend également sur Aubervilliers et Saint-Ouen

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Épinay-sur-Seine
Villetaneuse
Pierrefitte-sur-Seine Stains Rose des vents
L'Île-Saint-Denis N La Courneuve
O    Saint-Denis    E
S
Saint-Ouen 18e arrondissement de Paris
Paris
Aubervilliers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Seine, traversée par le Canal Saint-Denis, et avec la zone marécageuse du nord de la ville, drainée par le Croult et le Rouillon. La Vieille Mer n'est déjà plus visible, ayant déjà été busée.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique dégradé de type parisien.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructures de transport[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les autoroutes A1 et A86, ainsi que par le boulevard périphérique de Paris. Elle est traversée par les routes nationales 1, 14 et 186.

Plusieurs faisceaux ferroviaires desservent la ville, dotée de trois gares, ainsi qu'une ligne de métro et une de tramway.

La Seine forme la limite ouest de la Commune, et le Canal Saint-Denis sépare le centre historique de la ville, de la Plaine Saint-Denis. Le port fluvial a perdu toute importance, mais le canal comprend encore des activités portuaires à Saint-Denis, généralement liées aux silos à béton.

Saint-Denis est facilement accessible par l'autoroute A1 depuis les aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Le Bourget (réservé à l'aviation d'affaires).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les lignes de chemin de fer, de métro et de tramway suivantes, ainsi que de nombreuses lignes de bus :

  • (T)(1) : "Cosmonautes","Hôpital Delafontaine","Cimetière de Saint-Denis","Basilique de Saint-Denis","Marché de Saint-Denis","Théâtre Gérard-Philipe","Gare de Saint-Denis"
  • (T)(5) : "Marché de Saint-Denis", "Baudelaire", "Roger Sémat", "Guynemer"
  • (M)(12) : "Front Populaire"
  • (M)(13) : "Saint-Denis Université", "Basilique de St-Denis", "St-Denis : Porte de Paris", "Carrefour Pleyel"
  • (RER)(B) : "La Plaine-Stade de France"
  • (RER)(D) : "Saint-Denis" et "Stade de France-Saint-Denis"
  • TransilienLigne H du Transilien : "Saint-Denis"
Histoire
Le tramway Enghien - Trinité devant l'actuel Théâtre Gérard Philipe. On voit ici la sortie des ouvriers de l'usine Delaunay-Belleville

Au début du XXe siècle, la ville fut un nœud de lignes de tramway qui connectaient la ville à ses voisines (Épinay-sur-Seine et l'Enghien - Trinité, Pierrefitte, Stains, Aubervilliers, Villeneuve-la-Garenne, Saint-Ouen et Paris. Ces lignes ont toutes été supprimées avant 1938.

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Le réseau actuel
La station du tramway Gare de Saint-Denis

La ville est desservie par plusieurs lignes majeures de transports :

La desserte s'est améliorée en 1998 (prolongement de la ligne (M)(13) jusqu'à l'Université de Paris VIII, nouvelles stations RER B et D à proximité du stade…), mais les transports publics lourds dans la ville restent incomplets. Les quartiers résidentiels de l'est restent à l'écart et les liaisons avec les villes environnantes difficiles[3], même si la mise en service de la ligne (T)(5) le 29 juillet 2013 permet désormais des liaisons aisées vers les villes situées au nord, Pierrefitte-sur-Seine et Sarcelles. De même, le prolongement vers Gennevilliers par l'Île-Saint-Denis du (T)(1) en 2012 a permis d'ouvrir une vraie liaison avec le département voisin des Hauts-de-Seine et la ville de Gennevilliers (par l'Île-Saint-Denis).

Le prolongement de la ligne (M)(12) en 2012, station Front Populaire à la Plaine Saint-Denis, en limite d'Aubervilliers puis, ultérieurement à Mairie d'Aubervilliers) feront disparaître un point noir.

Les projets

Toutefois la ligne (M)(13), principale desserte de la ville est très surchargée et cause de nombreuses protestations des riverains. L'intégration de l'une des deux branches nord de la ligne dans la ligne (M)(14) fut un temps envisagée, finalement la solution retenue est un prolongement autonome de la ligne (M)(14) jusqu'à la Mairie de Saint-Ouen en croisant la branche Asnières - Gennevilliers de la ligne (M)(13) à Porte de Clichy et la station du (RER)(C) à gare de Saint-Ouen. Ce prolongement, d'une longueur de 5,2 km, devrait permettre de diminuer la fréquentation de la partie nord de la ligne (M)(13) d'environ 25 %[4],[5].

La réalisation du (T)(8) au départ de la Porte de Paris vers Épinay et Villetaneuse s'engage en 2010/2011, mais la section sud de ce projet, entre la Porte de Paris à Saint Denis, le quartier du Franc Moisin et du stade de France vers la gare Évangile du (RER)(E) dans le quartier de la Porte d'Aubervilliers demeure très incertaine, car non étudiée.

Les transports collectifs lourds de la ville et au-delà du département vont s'améliorer à moyen terme, mais resteront sans doute longtemps insuffisants.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Longtemps ville industrielle et pauvre associée à la pollution et à la saleté, la ville a changé de visage pour gagner en 2004 le « Ruban du développement durable ». La ville compte par ailleurs 75 hectares d'espaces verts, dont notamment le Parc de la Légion d'Honneur. Une partie du Parc de La Courneuve se trouve également sur le territoire communal de Saint-Denis.

Le territoire de la commune se compose de plusieurs quartiers.

Le centre historique[modifier | modifier le code]

Entre la Porte de Paris et la Basilique, le parc de la Légion d'honneur prolonge la Maison d’éducation de la Légion d'honneur, qui occupe les bâtiments de l'Abbaye. Le parc faisait autrefois partie du domaine de l’abbaye avant d’être réservé aux jeunes filles de la Légion d’honneur, puis de devenir partiellement parc municipal dans les années 1970.

À part l'incontournable basilique de Saint-Denis, flanquée du jardin Pierre de Montreuil, le centre ancien abrite plusieurs autres monuments dignes d'intérêt : mairie, église St Denis de l'Estrée, abbaye royale, porche du couvent des Ursulines, l'ancien siège du journal L'Humanité, conçu par Oscar Niemeyer

Plus grand marché de l'Île-de-France les mardis, vendredis et dimanches matins, la Halle du marché a rouvert fin 2006 après rénovation. Elle est maintenant dotée d'un système de récupération des eaux de pluie pour le nettoyage après le marché, et de panneaux solaires pour l'éclairage.

Le centre-ville est piétonnier depuis le 11 mars 2005, et le plateau piéton a été étendu en 2007.

Un parcours historique en 20 stations, entre la basilique et le stade de France, donne les clés de l'histoire de la ville.

La station de métro Basilique de Saint-Denis est en correspondance avec le tramway T1, à proximité d'un hypermarché urbain.

Franc-Moisin / Bel-Air[modifier | modifier le code]

Le Bel-Air est un quartier de petits immeubles anciens, souvent dégradés, séparé du centre ville par l'autoroute du Nord. Il jouxte le quartier du Franc-Moisin, qui est un grand ensemble dont la construction a permis la résorption d'un important bidonville, ainsi que le Fort de l'Est, l'une des anciennes fortifications qui protégeaient Paris.

Ce bidonville était peuplé des familles des travailleurs réalisant notamment l'autoroute du Nord, salariés d'origine portugaise ou nord-africaine pour un grand nombre.

Un temps de mauvaise réputation, le quartier s'est rénové et embelli. C'est dans ce cadre qu'a été tourné le film L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, qui a obtenu quatre Césars en 2005.

Le quartier pourrait être desservi par le tramway T8 lors de son prolongement au sud.

La Plaine Saint-Denis / Cristino Garcia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Plaine Saint-Denis.

Plus grande zone industrielle d'Europe dans les années 1960, la Plaine a connu une grave crise économique avec la désindustrialisation, dont elle s'est relevée récemment, notamment en profitant de l'effet d'image et de la dynamique de la construction du stade de France. Depuis lors, le quartier et celui du Landy sont devenus une des principales zones d'activité de l'immobilier d'entreprise de la région parisienne. Plusieurs milliers de logements y sont en construction ou seront construits dans la décennie 2000, formant de nouveaux quartiers d'habitat.

Les activités économiques, profondément modifiées par rapport à la grande époque industrielle de la Plaine, ont plusieurs points d'appui, notamment autour du site des Magasins généraux (EMGP), des Docks des Alcools rénovés ou encore de la gare édifiée en 1998 sur la ligne D du RER, où se sont installées des entreprises comme Generali, Arcelor ou certaines des directions de la SNCF.

Le quartier accueille également d'importants centres de formation, avec le Conservatoire national des arts et métiers, la Maison des sciences de l'Homme de Paris-Nord, et, vers 2014, le nouveau lycée de la Plaine.

La quartier Cristino-Garcia, situé à proximité de la gare de La Plaine - Stade de France est également surnommé « la petite Espagne » en raison de la forte immigration espagnole qu'elle a connue au début du XXe siècle, immigration résultant dans un premier temps de l'exode de familles espagnoles venant travailler sur place, notamment dans des entreprises du secteur de la chimie.

Toutefois ce sont les époques de la dictature de Primo de Rivera (1923 - 1930) et la période suivant la victoire des troupes franquistes à l'issue de la Guerre civile espagnole qui ont amené nombre d'Espagnols à venir résider à Saint-Denis et constituer ici une communauté, qui demeure encore importante.

En limite d'Aubervilliers, Plaine Commune a aménagé la place du Front-Populaire dans un secteur d'anciennes friches industrielles, et qui est desservie par la station de métro Front Populaire (ligne 12). La partie sud de la Plaine Saint-Denis est ainsi mieux reliée à Paris et à Aubervilliers. La ligne de tramway T8 irriguera également à terme ce quartier, en limite duquel sera édifié le Campus Condorcet à Aubervilliers.

Pleyel[modifier | modifier le code]

Le Carrefour Pleyel au début du XXe siècle était marqué par la présence de la manufacture de pianos
Le quartier est dominé par la tour Pleyel
Article détaillé : Carrefour Pleyel.

Le quartier, séparé du reste de la Plaine Saint-Denis par les installations ferroviaires (Lignes Paris-Lille, TGV Nord…) tient son nom de la fabrique des pianos Pleyel, fondée à cet emplacement par Ignace Joseph Pleyel (1757-1831) en 1807. La manufacture fermera à cet endroit, dans les années 1960, avant de renaître près d'Alès, dans le Gard.

C'est d'abord un quartier d'affaires, autour notamment de la « tour Pleyel », et secondairement résidentiel. Une tour de bureaux de 128 mètres de haut, bâtie sur les terrains de l'ancienne manufacture de pianos, a été inaugurée le 1er novembre 1973[6]. Face à elle se dresse un important site d'EDF. Depuis le 21 septembre 2012, le quartier accueille la Cité du Cinéma, pilotée par Luc Besson, dans une ancienne centrale électrique.

Des voies à grande circulation et de chemin de fer l'isolant du reste de la ville, le quartier a donc tendance à se tourner davantage vers Saint-Ouen.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Carrefour Pleyel.

Cosmonautes[modifier | modifier le code]

Quartier situé dans l'est de Saint-Denis, aux abords de La Courneuve, et relié au reste de la ville par le tramway (T)(1). Les rues de la cité ont des noms de cosmonautes russes tels que Valentina Terechkova, Youri Gagarine ou Vladimir Komaroff : c'est pourquoi on l'appelle la cité « des cosmonautes ». La plus haute tour de la cité a quinze étages.

Cité des Cosmonautes

Barrage / Allende / Delaune[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fort de la Double-Couronne.
Le quartier du Canal et de la Gare, ainsi que Delaunay-Belleville, sont d'anciens sites industriels, tels cette usine Sulzer, entreprise de mécanique lourde qui produisait notamment des moteurs diesel au nord de la rue du Port. Ce site sera transformé, à l'occasion du prolongement de la ligne (T)(1) vers Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles, dans le cadre de l'aménagement du secteur Confluence.

La zone des Tartres, partagée avec Pierrefitte-sur-Seine et Stains, est le site sur lequel vont être transférées les Archives nationales de France. L'université de Paris VIII et la station terminus du métro Saint-Denis - Université sont toutes proches.

L'ouest du quartier est constitué par le Barrage de Saint-Denis (place du Général Leclerc), où se trouvait le Fort de la Double-Couronne, détruit par une explosion pendant la Première Guerre mondiale et où la RATP a construit un important dépôt de bus, le centre bus de Saint-Denis[7].

Joey Starr et Kool Shen (NTM) viennent du quartier Allende.

Gare / Delaunay / Belleville[modifier | modifier le code]

La gare accueille le trafic du (RER)(D) ainsi que celui du TransilienLigne H du Transilien, quatrième du réseau RER par son trafic quotidien de 60 000 passagers, et assure la correspondance avec de nombreuses lignes de bus et le tramway T1 (troisième pôle de transports multimodal, tous types de transports collectifs cumulés).

Le quartier Gare est bordé par la Seine et le canal Saint-Denis. C'est l'un des quartiers de la ville avec l'habitat le plus vétuste, mal sécurisé. [réf. souhaitée] Toutefois, les efforts entrepris pour éradiquer l'habitat insalubre commencent à porter leurs fruits ; depuis 2005, plusieurs nouveaux programmes immobiliers voient le jour dans le quartier. Le prolongement du tram vers Gennevilliers s'est engagé en 2009, bouleversant le fonctionnement du quartier. L'ancien site industriel des usines Sulzer, situé entre gare, canal Saint-Denis et Seine, va être transformé de 2009 à 2013 en un nouveau quartier urbain, la Confluence, qui pourrait comprendre un port de plaisance sur le canal, réalisé conjointement avec la ville de Paris, de 50 à 60 places[8].

De plus les travaux pour créer le T8, une nouvelle ligne de tramway allant de la Porte de Paris à Villetaneuse et Épinay-sur-Seine, débuteront en 2010. Ce tramway va désenclaver le quartier Delaunay-Belleville, réalisé au nord-ouest de la ville à l'emplacement de l'ancienne usine du constructeur d'automobiles Delaunay-Belleville, et qui est principalement constitué d'immeubles de logements sociaux.

Mutualité / Champ de Courses / Joliot-Curie / Saint-Rémy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre hospitalier de Saint-Denis.

Le quartier Mutualité tire son nom des ouvriers des environs, qui, au début du XXe siècle, se sont faits maçons pour construire leurs maisons sur ce qui n'étaient que des jardins. Faute d'apports personnels, ils ont mutualisé leurs moyens financiers et humains pour parvenir à leurs fins. Ce quartier, traversé par la rue Henri Barbusse, est probablement l'un des plus conviviaux de Saint-Denis. Au bout de la rue, à la limite de Stains, se trouve un champ de cultures maraîchères qui permet de se fournir en produits frais biologiques au cœur de la banlieue. L'exploitant, René Kersanté, qui exploite ces champs ainsi que ceux voisins de la zone des Tartres, serait le dernier maraîcher de Seine-Saint-Denis[9]

Entre Mutualité et Joliot-Curie, la ville est moins agréable, fracturée par les routes à quatre voies et la tranchée de l'autoroute A1. On y trouve notamment l'hôpital Delafontaine.

Floréal / Saussaie / Courtille[modifier | modifier le code]

Quartier résidentiel aux abords de Stains et du Parc de La Courneuve. Occupé principalement par les trois cités Floréal (la plus ancienne 1962) et ses voisines La Saussaie au nord (1970-1971) et La Courtille au sud, plus quelques pavillons aux abords des trois cités. La population y est d'environ 7500 personnes. Le principal équipement est le stade Marville.

La Porte de Paris[modifier | modifier le code]

La Porte de Paris au XIXe siècle...
... et dans les années 1920, bien avant la création de l'autoroute.
À gauche, le boulevard Marcel-Sembat, au centre, la rue Gabriel-Péri, entre les deux, le square avec la statue de Nicolas Leblanc et un tramway.
L'entrée de l'Hôpital Danielle Casanova dans l'entre-deux-guerres.
Article détaillé : Centre hospitalier de Saint-Denis.

La Porte de Paris est un quartier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Nœud de nombreux axes de communication, c'est aussi une fracture dans le paysage urbain de la ville, qui sépare les quartiers du centre-ville de la Plaine Saint-Denis, ou Pleyel des Francs-Moisins. Le site Danielle Casanova du centre hospitalier de Saint-Denis, s'y trouve. Le secteur construit au nord recèle dans la décennie 2000 de nombreux logements anciens et insalubres, qui ont donné parfois lieu à des situations dramatiques, comme impasse Picou[10].

On y trouve jusqu'en 2005 un immense rond-point avec jusque six voies, dont le trafic de la RN 1 (près de 45 000 voitures chaque jour, dont 20 000 en transit), une gare routière créée en 1976 avec 9 lignes de bus au centre du rond-point, un parking souterrain, une station-service, une station de métro de la ligne (13), un canal, le viaduc de l'autoroute A1 (construite en 1966) et sa sortie vers Pleyel. Tout, sauf un endroit pour les piétons.

Avec l'arrivée de l'autoroute A1, puis celle du métro et l'installation de la gare routière, la Porte de Paris a subi de nombreuses transformations qui l'ont transformée en échangeur autoroutier qui crée une coupure urbaine majeure entre la Plaine-Saint-Denis et le reste de la ville. Sa restructuration est un projet à long terme qui a suscité bien des débats entre partenaires et habitants.

Le débat sur l'avenir de cette zone a commencé en 1996 et les premiers projets sont échafaudés en 1998. Le fruit de ces réflexions est repris par la communauté d'agglomération Plaine Commune qui se met en place en janvier 2000. Commencés le 15 février 2005, les travaux doivent s'achever en 2011 pour créer un quartier qui assure une continuité piétonne entre le centre-ville et La Plaine Saint-Denis.

L'objectif de la municipalité et de Plaine Commune, assistées de l'urbaniste Antoine Grumbach, est de créer un quartier diversifié avec des logements, des commerces, des bureaux, des équipements publics, donner plus de place aux piétons, assurer une meilleure interconnexion entre les différents modes de transports en commun et la circulation automobile. Certains, notamment le Comité de la Porte de Paris, regrettent ce choix, et préfèreraient la réalisation d'un parc entre la Plaine Saint-Denis et le bassin de la Maltournée du Canal Saint-Denis.

Dans le cadre des travaux de réaménagement de la Porte de Paris, la gare routière édifiée au-dessus de la station de métro a été déplacée en 2007 rue Danielle Casanova. L’urbaniste Guy Henri, qui travaille sur ce projet depuis des années, a imaginé de remettre à niveau le quartier autour des voies du futur tramway T8, pour lesquels les travaux préparatoires ont commencé en 2009.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Saint-Denis - Porte de Paris.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville contemporaine est marquée par les constructions d'André Lurçat, architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis, où il construit dans les années 1950 les cités Paul-Langevin, Pierre Sémard, Paul-Éluard, le stade Auguste-Delaune, l’unité de quartier Fabien et plusieurs crèches et écoles[11].

Entreprises présentes sur la commune[modifier | modifier le code]

Les quelque 4000 collaborateurs du groupe SFR des sites de la "Tour SFR", à la Défense, de Boulogne-Billancourt et Paris Cambray sont depuis décembre 2013 installés sur le "Campus SFR", 12, rue Jean-Philippe Rameau sur le quartier de La Plaine Saint-Denis, (ZAC Landy-France).

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondations[modifier | modifier le code]

Dans la plaine du Lendit se trouvait un cercle de pierres : le Perron (représenté sur le tableau Sainte Geneviève au Lendit, musée Carnavalet) où étaient consacrés les rois gaulois. « Le plus beau temple du monde » selon Constantin qui y fut adoubé. Au Lendit (sur la route de l'étain) se tenaient de grandes foires. Le pilier des Nautes y fut édifié (sous Tibère) et embarqué en plusieurs parties de l'île Saint-Denis à l'île de la Cité. Agglomération gallo-romaine au IIe siècle, le lieu est alors dénommé Catolacus (vicus Catolacus, domaine de Catullus, propriétaire gallo-romain); traversée par la voie Lyon-Harfleur

[réf. nécessaire].

Au IIIe siècle, une petite compagnie de missionnaires venus d'Italie pour apporter la foi chrétienne en Gaule atteint Lutèce. Parmi eux, Denis, qui sera le premier évêque de la ville. Selon Grégoire de Tours qui le raconte trois siècles plus tard, Denis est martyrisé et décapité (autour de l'année 250) à Montmartre, mais cela ne l'arrête pas : il marche la tête sous le bras jusqu'au village de Catolacus où il s'effondre et où il sera enterré. Le lieu prendra ensuite le nom de Saint-Denis.

Plus tard ce seront la quasi-totalité des rois, reines et princes de France qui seront à leur tour inhumés à Saint-Denis, donnant une destinée historique et un développement considérable à l'église abbatiale.

Ville marchande[modifier | modifier le code]

Au début du VIIe siècle, Dagobert fit reconstruire l'oratoire et le prieuré élevé par Sainte Geneviève en 475, et créa une foire qui devint au XIIe siècle : la foire du Lendit ; dès le Moyen Âge, les marchands y vinrent de toute l'Europe et de Byzance ; la foire était inaugurée chaque année par le recteur de l'Université de Paris qui y venait en grande cérémonie (il levait à cette occasion son droit sur tout le parchemin mis en vente et en constituait la provision nécessaire à tous les collèges).

L'église fut enrichie d'or, d'argent, de pierres précieuses, et la dédicace s'en fit le 24 février 636. Cet édifice primitif a disparu, mais des restes en ont été déterrés dans les fouilles de 1860, telles que des tombes mérovingiennes existant sous le pavage de l'ancienne abside de la basilique, où fut enterré Dagobert.

Pépin le Bref fut sacré dans la cathédrale de St Denis par le pape Étienne II, et mourut à l'abbaye en 769.

En 845, les Vikings attaquèrent Saint Denis lors du siège de Paris.

Hugues Capet fut abbé de St Denis.

L'église fut rebâtie par Suger, qui devint abbé de St Denis en 1122, conseiller de Louis VI, et gouverna en l'absence de Louis VII, parti en Terre Sainte. Ce fut lui qui, la première fois, remit à un roi de France la bannière devenue célèbre sous le nom d'oriflamme.

Louis XI rebâtit presque entièrement à ses frais le sanctuaire, les transepts et la nef. On reconstruisit les anciens tombeaux placés dans le transept et le chœur de l'église abbatiale qui, pendant plusieurs siècles, fut un objet d'admiration pour les visiteurs. Ce monastère pour ainsi dire national, a toujours été en même vénération depuis Louis IX.

XIIe au XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Le 3 janvier 1378, l'empereur Charles IV, souffrant d'un accès de goutte, arrive à Saint-Denis dans une litière noblement attelée, envoyée par Charles V. Le cortège arrive devant l'abbatiale, à l'entrée de laquelle les moines sont groupés pour accueillir l'empereur et son fils

En 1125, affranchissement des habitants par Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de saint Louis le 21 mai 1277.

L'empereur Charles IV s’y arrêta en 1377.

Charles V y fit enterrer son fidèle Bertrand Duguesclin, mort à Châteauneuf-de-Randon en 1380.

Charles VI s'y rendit souvent et, en 1389, Louis et Charles, fils du duc d'Anjou, roi de Sicile, y furent armés chevaliers. C'est à cette occasion que la première oraison funèbre fut prononcée dans une église (celle de Duguesclin)[12].

Quoique bien fortifié, Saint-Denis fut pris et repris pendant les guerres des Bourguignons et des Armagnacs.

En 1435, les Anglais s'en emparèrent et en enlevèrent l'or, l'argent et les vases sacrés[12].

Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le temps de dépouiller les châsses de leurs joyaux et profanèrent les sépultures) ; le connétable Anne de Montmorency y trouva la mort.

La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Lors du siège de Paris, elle se rendit le 9 juillet 1590 à Henri IV, qui abjura le 25 juillet 1593 dans l'abbatiale. La ville dépérit au XVIe siècle au point de ne compter plus que 2 500 habitants, avant qu'au siècle suivant l'installation de plusieurs lieux de recueillement n'inverse la tendance. Marie de Médicis y fut couronnée et sacrée avec le saint chrême.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Saint-Denis vers 1780 (carte de Cassini).
Vieux moulin à eau, au XVIIIe siècle, sans doute sur le Croult

En 1648, institution de six Rosières annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu’à nos jours. Au temps de la Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis XIV y créa des filatures, des tissages et teintureries.

En 1756, construction par Charles Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui logeaient jusque-là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours pour rendre visite à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis ; il fit tracer la route de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par Paris.

Jean-Jacques Rousseau y séjourna en juin 1767, à son retour d'Angleterre.

En septembre 1792, formation du « bataillon Saint-Denis » qui combattit à la bataille de Jemmapes.

Le 17 septembre 1793, le nouveau régime rebaptisa Saint-Denis, « Franciade », nom qui lui resta jusqu'en 1800 ; par décret, la Convention ordonna la destruction des tombeaux des rois élevés dans l'église. Ce fut l'époque de la profanation des cercueils royaux.

Franciade fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1806, Napoléon Ier, par un décret, consacra l'ancienne église à la sépulture des empereurs, y institua une retraite pour les évêques au-dessus de 60 ans, et une maison d'éducation pour les filles des légionnaires.

Prise par les ennemis en 1814, Saint-Denis fut une des premières à se déclarer en faveur des Bourbons. En 1815, la ville donna les mêmes marques d'amour au fils de ses anciens bienfaiteurs. En 1817, Louis XVIII ordonna que les dépouilles des rois, retirées des tombeaux en 1793, y fussent réintégrées.

En 1852, Napoléon III réunit la cure de Saint-Denis au chapitre de la basilique. L'église, dans son ensemble, date des XIIe et XIIIe siècles, mais, depuis 1858, le sanctuaire a repris son état primitif.

En 1853 est construite la maison de François Coignet, la première maison construite en France en béton aggloméré, aujourd'hui en ruines.

Lors de la guerre de 1870 et plus particulièrement pendant le siège de Paris, Saint-Denis, qui était une position militaire importante, a été très éprouvée. La ville de Saint-Denis, constituait un des points avancés de la ligne de défense au nord de Paris. La partie de la fortification la plus exposée aux attaques de l'ennemi était la Double-Couronne, qui pendant le siège aida et protégea de ses feux, les sorties dirigées sur Pierrefitte, Stains et Le Bourget. Le bombardement fit, dans la ville, de grands ravages mais ne parvint pas à détruire les ouvrages de défense. Il existe encore des traces des bombardements au Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis. Par ailleurs, on retrouve dans la Fabrique de la Ville, les traces d'un graphiti indiquant : "1870-1871, siège de Paris. Louis Lemaire, 21 janvier 1871".

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le commerce, l'artisanat et l'agriculture laissèrent la place à l'industrie lourde : à la fin du siècle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus ancienne était une usine de métallurgie datant de 1784 (laminoir de plomb).

En 1896, eut lieu l'élection de la première municipalité socialiste.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville était desservie par de nombreuses lignes de tramways.
On voit ici une carte du réseau de la STCRP (ancêtre de la RATP) de 1925, montrant ces lignes et les zones urbanisées du nord de Paris

Elle devint une ville « rouge » en 1920 après la scission de la SFIO. L'industrie provoque l'afflux d'une forte immigration bretonne puis espagnole, notamment en raison de la guerre civile espagnole. Dans cette ville ouvrière, les conditions de vies deviennent encore plus difficiles avec la crise économique des années 1930.

« La misère est grande dans la ville des rois de France. On compte plus de 4 000 chômeurs. Des milliers de Dionysiens vivent dans des foyers insalubres. La tuberculose, la mortalité infantile battent des records (…) C'est dire que le programme du Front populaire pour le pain, la paix et la liberté connaît une large approbation (…) Le 5 juin [1936], nous comptons 98 entreprises en grève » rappelle Auguste Gillot[13]. Deux jours plus tard, sont signés les accords de Matignon.

Des maires communistes sont élus jusqu'en 1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitte le Parti communiste en 1934. Il est révoqué en 1937 et une liste "Front populaire" menée par Fernand Grenier l'emporte au premier tour le 20 juin.

La commune se divise alors en 3 zones :

  1. une zone industrielle : au sud dans les quartiers de la Plaine et de Pleyel (de certaines de ces usines sont sorties des œuvres d'art comme les mosaïques du Panthéon, du Louvre, de l'Opéra, de la Madeleine, du tombeau de Pasteur ainsi que des statues monumentales comme celles de Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille et de l'Opéra de Paris) ;
  2. une zone résidentielle : au nord-ouest composée de grandes cités HLM que la municipalité a fait construire depuis la Libération ;
  3. une zone commerciale : au centre, où le marché couvert occupe l'emplacement de l'ancien dépôt de mendicité.

Pendant la Seconde Guerre mondiale [14][modifier | modifier le code]

  • 1940 : L'armée allemande entre dans la ville le 13 juin. 2 897 soldats domiciliés à Saint-Denis sont faits prisonniers de guerre dans des camps en Allemagne. La municipalité est alors dirigée par Marcel Marshall, membre du Parti populaire français de Jacques Doriot. Dès le 15 juin est recensé un premier acte de sabotage. Le 25 novembre, le conseil municipal fait rebaptiser la rue de la République rue du Maréchal Pétain. Le 6 décembre, Auguste Delaune est arrêté pour acte de Résistance et interné au camp d'Aincourt, dont il s'évade avant d'être repris, puis torturé à mort en 1943.
  • 1941 : Le 27 février, un soldat allemand est jeté dans le canal Saint-Denis par deux personnes. Le 14 mai est organisée la première rafle de juifs par la Préfecture de Police. Le 15 mai, la direction clandestine du Parti communiste appelle à la constitution d'un « Front national pour la liberté et l'indépendance de la France »; à Saint-Denis, il regroupera des membres de différentes sensibilités. Plusieurs militants socialistes participent à la constitution de groupe « Libération Nord ». L'un d'entre eux, Lucien Bourriau, parvient à sauver deux jeunes filles juives. Le 13 décembre est arrêté Marcel Paul, qui en 1944 sera déporté à Buchenwald et deviendra ministre de la production industrielle de 1945 à fin 1946.
  • 1942 : Le 14 avril, un acte de sabotage a lieu à l'usine Hotchkiss, où la direction collabore activement avec l'Occupant et porte la durée du travail à 60 heures par semaine. Le 29 mai, les juifs de la ville doivent porter l'étoile jaune. En octobre, plusieurs grèves ont lieu dans les usines Hotchkiss, Delaunay et Cazeneuve pour protester contre les départs de main d'œuvre vers l'Allemagne.
  • 1943 : Le 23 mars, Désiré Lelay, ancien conseiller municipal de la ville, secrétaire du syndicat CGT de la métallurgie meurt après s'être évadé d'un camp d'internement. En mai et juin, naissance du « comité local de libération de Saint-Denis ». Le 27 mai, Jean Moulin tient la première réunion du Conseil national de la Résistance où l'on trouve Auguste Gillot, élu conseiller municipal en 1937. Le 14 juillet, une manifestation est organisée par plusieurs centaines d'habitants qui crient « Vive la France ! » ; à la suite de dénonciations, 35 jeunes sont emprisonnés.
  • 1944 : Les 21 avril, 22 juin, 2 août et 7 août, la ville subit de durs bombardements, en particulier dans le quartier de la Plaine. On comptera 355 morts et plusieurs centaines de sinistrés. Le 17 août, Henri Bulliard est chargé par l'état-major de la résistance de former les troupes qui devront reprendre la ville; il reçoit le renfort de la compagnie des 250 à 300 Francs-tireurs et partisans de Roger Sémat. Le 18 août, des barricades sont levées; les ponts, la gare, les usines de gaz et la centrale électrique de Pleyel sont placés sous surveillance de la résistance. La mairie est prise le 20 août à 8 heures du matin, sur ordre du comité local de libération présidé par Fernand Vanhollebeke. Le 27 août, les troupes du général Leclerc entrent dans la ville.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Après la Libération, Saint-Denis connaît, comme l'ensemble du pays, un important développement économique, marqué notamment par la présence d'une grande variété d'industries (métallurgie, machines outils, arts graphiques entre autres) et de nombreux grands établissements, à commencer par l'usine à gaz du Landy.

Entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis, en 1981

Prenant la suite de certaines des entreprises de la première époque industrielle de Saint-Denis, on trouve ainsi des entreprises comme Jeumont Schneider, Thomson, Nozal, Cazeneuve ou encore Languepin. Saint-Denis accueille également un établissement de la SEITA, et plusieurs entreprises du secteur de la presse, comme l'imprimerie du journal Le Monde ou l'entreprise Paris Print Impression.

Le développement économique et démographique (la ville compte près de 100 000 habitants en 1968) s'appuie aussi, comme cela a été vu plus haut, sur la réalisation de très nombreux logements sociaux, notamment par résorption des bidonvilles situés dans certains quartiers. Entre 1948 et 1973, on construit ainsi plus de 10 000 logements HLM à Saint-Denis.

Toutefois, la ville est touchée de plein fouet par la crise économique dans les années 1970 et 1980. Attirés par le faible coût des loyers, et la proximité de la capitale, de nombreux immigrés s'y installent. La Plaine Saint-Denis qui fut la plus grande zone industrielle d'Europe devient la plus grande friche industrielle du continent.

En 1980, Saint-Denis accueille sur son territoire la jeune université de Paris VIII qui, fondée peu après 1968 dans le Bois de Vincennes, vient d'en être délogée manu militari. On lui octroie l'emplacement d'un IUT, aussitôt rasé, et on reconstruit en hâte des locaux modernes.

Après 1998[modifier | modifier le code]

Depuis l'inauguration du Stade de France, inauguré le 28 janvier 1998, la ville qui avait connu un grave déclin économique est de nouveau en plein essor, notamment dans le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le dynamisme autour du Stade de France a été renforcé par l'impact Coupe du Monde 1998. Ce dynamisme se poursuit depuis 2000 dans une structure intercommunale (dont la Plaine de France est le cœur) : Plaine Commune. Cette structure regroupe depuis 2005 huit villes: Saint-Denis, Aubervilliers, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Épinay-sur-Seine (membres fondateurs), L'Île-Saint-Denis, Stains (depuis 2003) et La Courneuve (depuis 2005). D'abord présidée par le maire de Villetaneuse Jacques Poulet, Plaine Commune est dirigé depuis janvier 2005 par Patrick Braouezec, député et ancien maire de Saint-Denis.

Au-delà du stade lui-même et de l'image nouvelle qu'il donne à la ville, des acquis subsistent de la Coupe du Monde 1998, comme le prolongement de la ligne 13 du métro vers Saint-Denis - Université.

L'expérience des multiples compétitions tenues depuis la Coupe du Monde 1998 sont un atout pour la candidature de Paris aux Jeux olympiques d'été de 2012, dans laquelle la ville est très impliquée. Hélas, l'échec de la candidature française a compromis l'implication de l'État dans certaines opérations, comme les tramways en projets vers Sarcelles et Villetaneuse.

En novembre 2003, Saint-Denis a accueilli avec Paris le deuxième Forum social européen.

Le 26 mars 2006, un scrutin illégal mais soutenu par la plupart des chefs de file de la gauche était organisé sur la question du droit de vote des étrangers non-européens aux élections locales. Ce scrutin jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy le 23 février, a été organisé par le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP)[15].

En septembre-octobre 2007, Saint-Denis a accueilli la Coupe du monde de Rugby.

Hameau de Saint Denis[modifier | modifier le code]

Maisons de Seine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, hameau de la commune de Saint Denis, à côté de la Briche, sur les bords de la Seine.

Au XIIIe siècle, il s'appelait Vicus Secanoe, et fut ruiné au XVIe siècle pendant les guerres de religion. Au XIXe siècle, c'était un hameau florissant[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Saint-Denis.

Depuis la Libération (1945), Saint-Denis est une ville historiquement de gauche (communiste), elle appartient à la ceinture rouge. Aux élections municipales de 2008, la gauche est divisée et la majorité communiste doit faire face à des primaires imposées par le PS. La liste « Saint-Denis pour tous » regroupant la majorité PC, Verts, MRC, Lutte ouvrière... remporte au second tour l’élection municipale (le PS ayant refusé tout accord décide de rester dans l'opposition). En mars 2014, la liste menée par le communiste Didier Paillard l'emporte avec 50,49% des suffrages contre 49,50% pour la liste conduit par Mathieu Hanotin (PS), dans le contexte d'une abstention record (55,20%). Entre les deux tours, Didier Paillard évince de la liste d'union les membres du Parti de gauche du département (PG-93), qui n'en appelle pas moins à voter pour la liste communiste.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Denis est membre-fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune, qui s'étend sur huit villes, et joue un rôle économique fondamental aux portes de Paris. La commune est aussi membre-fondateur du syndicat Paris Métropole.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La ville est chef-lieu de trois cantons :

Après avoir été le siège d'un arrondissement de l'ancien département de la Seine, la ville est à nouveau le chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis, depuis le décret N°93-259 du 26 février 1993.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de 2008, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu'il perdit face à la liste d'union de nombreuses forces de gauche, menée par le PCF. Il s'est néanmoins maintenu au second tour, alors que la liste UMP fusionnait avec celle du MoDem. Lors du second tour, la liste de fusion avec le PSG (Parti socialiste de gauche) menée par le maire sortant Didier Paillard a gagné l'élection au second tour par 51,12 % des exprimés face au PS et à la liste d'union UMP - MoDem[16], qui constituent l'opposition municipale.

Lors des élections municipales de 2014, le maire sortant Didier Paillard est réélu au deuxième tour avec 181 voix d'avance sur le député socialiste Mathieu Hanotin.

Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Saint-Denis
Tête de liste Liste[17] Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Didier Paillard * FG-EELV-PSG 6 868 40,21 9 209 50,49 42 12
Mathieu Hanotin PS 5 858 34,30 9 028 49,50 13 4
* Liste du maire sortant

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Didier Paillard (en haut à droite), lors des Secondes assises de la Porte de Paris, le 19 avril 2008

La ville est gérée par des maires communistes depuis la Libération, même si elle l'était depuis (au moins) 1922 avec Jacques Doriot, avant qu'il ne soit exclu du PCF en 1937 pour manque d'obéissance à Maurice Thorez. Le communiste et futur résistant Fernand Grenier reconquiert la ville et le siège de député.

Liste des maires successifs de Saint-Denis[18]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1971 Auguste Gillot PCF Conseiller général (1945-1967)
mars 1971 1991 Marcelin Berthelot PCF Député (1968-1978 et 1988-1993)
1991 décembre 2004 Patrick Braouezec PCF Député (1993-2012)
11 décembre 2004 en cours
(au 7 avril 2014)
Didier Paillard PCF Conseiller général (1994-2008)
Réélu pour la mandat 2014-2020[19]
Groupe Président Effectif Statut
Groupe Front de Gauche et partenaires Laurent Russier 26 majorité (maj. FG-PCF)
Groupe Europe Écologie-Les Verts et partenaires Béatrice Geyres-Lebrun 9 majorité (EELV)
Groupe Socialistes de gauche Ferdinand Nino 7 majorité (Parti Socialiste de Gauche PSG)
Groupe Socialiste, écologiste, transition à gauche Maud Lelièvre 13 opposition (PS, PRG)

Conseil consultatif des citoyens étrangers[modifier | modifier le code]

Dans la lignée du référendum local du 26 mars 2006[20], où la municipalité avait consulté la population sur la possibilité de permettre de voter aux élections locales pour les étrangers non-européens[21], le conseil municipal du 17 avril 2008 a créé un Conseil des citoyens étrangers, composé de dix hommes et dix femmes, désignées par le Conseil municipal, à raison de 15 représentants pour la majorité municipale et 5 pour l'opposition.

Ce conseil sera consulté sur tous les grands sujets et participera pleinement à l'élaboration de la politique municipale[22].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Saint-Denis (incluant L'Île-Saint-Denis) [23] (crimes et délits, chiffres 2005) est de 150,71 actes pour 1000 habitants ce qui est très largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (95,67/1000) et avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 19,82 %, le plus bas du département [24]. Elle tient aussi le triste record du plus haut taux de violence en France et en Europe (31,27 % alors que la moyenne nationale est de 6 ) avec notamment 1899 vols violents et 1031 agressions en 2010 (ce qui équivaut à une moyenne de 6 larcins et 3 agressions par jour)[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 107 762 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 642 3 955 3 892 5 569 9 618 9 332 10 338 10 597 13 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 930 22 052 26 117 31 983 34 908 43 895 48 009 50 992 54 432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
60 808 64 790 71 759 76 358 79 872 82 412 78 401 69 939 80 705
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
94 264 99 268 96 132 90 829 89 988 85 832 97 875 107 762 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Dans la foulée du réaménagement de la Plaine Saint-Denis, la ville a connu une nette progression du nombre d'habitants : 85 832 en 1999, 105 749 en 2009, soit 2,11 % de taux de croissance moyen annuel au cours de la période, ce qui en fait la troisième ville d'Île-de-France, après Paris et Boulogne-Billancourt mais devant Argenteuil et Montreuil.

Saint-Denis est l'une des communes ayant eu la plus forte croissance démographique d'Île-de-France depuis 1999, avec près de 20 000 habitants supplémentaires en dix ans (+ 23,2 %) et un taux d'accroissement moyen annuel de 2,11 %[28]. C'est, en volume, celle qui a le plus contribué l'accroissement de la population francilienne de 1999 à 2009 après Paris. Il s'agit d'une nette inversion de tendance puisque la commune avait perdu 13 400 habitants entre 1968 et 1999, soit 13,5 % de sa population. Cette croissance est à mettre au compte de la rénovation de l'ancien quartier industriel de la Plaine-Saint-Denis qui, outre l'arrivée de nombreux bureaux et équipements d'envergure, accueille de nouveaux logements.

Immigration[modifier | modifier le code]

La ville est très cosmopolite puisqu'elle compte 37 741 immigrés en 2008 soit 36,4 % de sa population (5,9 % nés en Europe et 30,5 % nés hors d'Europe) [29]. Les immigrés sont essentiellement d'origine maghrébine (15,2 %) et d'Afrique subsaharienne (9,9 %)[30].

En 2005, 70 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) avec une majorité de jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque[31],[32],[33].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement scolaire[modifier | modifier le code]

  • 28 écoles maternelles publiques
  • 29 écoles élémentaires publiques
  • 8 collèges publics
  • 5 lycées publics :
  • Enseignement privé :
  • Ensemble scolaire Jean-Baptiste de la Salle et Notre-Dame de la Compassion
  • Collège et lycée Saint Vincent de Paul

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis, en 1998
L'IUT de Saint-Denis

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le stade de France accueille de grandes compétitions de football, le Tournoi des Six Nations, divers événements ou concerts
  • En 2007, la ville a accueilli la Coupe du monde de rugby à XV
  • En 1998, la ville a accueilli la coupe du monde de football
  • Meeting annuel d'athlétisme, premier au monde par son affluence
  • Semi-marathon annuel, la « Voie royale »
  • Plus de 10 % de la population est inscrite dans un club de la ville, pour pratiquer un vaste éventail de sports dans les salles dédiées de la ville.

Médias[modifier | modifier le code]

La cité du cinéma s'est ouverte en 2013 à Saint-Denis.

Le groupe de télévision AB a son siège à Saint-Denis

Des studios de télévision sont installés sur le site des anciens magasins généraux, entre Aubervilliers et Saint-Denis, à La Plaine Saint-Denis

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Dionysiens disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Denis est situé au sein du diocèse de Saint-Denis, les lieux de culte dépendent de quatre paroisses : « Cathédrale-basilique », « Saint-Denys-de-l'Estrée », « Sainte-Jeanne-d'Arc de la Mutualité » et « Sainte-Geneviève de La Plaine »[34].

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue de Saint-Denis a fait la Une des journaux en janvier 2009[35].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane dispose de trois lieux de culte : mosquée Er-Rahma, mosquée Bilal et mosquée Et-tawhid[36].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Les communautés évangéliques regroupées au sein du Conseil national des évangéliques de France disposent de neuf lieux de culte [37].

Les communautés de l'Église réformée de France et de l'Église évangélique luthérienne de France regroupées au sein de l’Église protestante unie de France dispose d'un temple, successeur du lieu de culte construit pour les gardes suisses de l'Ancien Régime installés dans l'ancienne caserne de Saint-Denis.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 996 €, ce qui plaçait Saint-Denis au 27 976e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[38].

Emploi et entreprises[modifier | modifier le code]

De 1975 à 1995, Saint-Denis connaît une grande crise industrielle sur le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le développement des studios audiovisuels - le territoire est principal centre national de production audiovisuel, ne peut compenser cette hémorragie. Une prise de conscience intercommunale conduit à la création de Plaine-commune, qui est alors très fortement dynamisée par la construction du stade de France, dont les travaux débutent le 2 mai 1995.

Depuis les années 2000, l'installation de nouvelles entreprises tertiaires, notamment autour du stade de France, se traduit par une forte augmentation de l'emploi. Au 1er janvier 2010, il existe ainsi 74 000 emplois publics et privés sur la ville[39] – contre 49 000 en 1999, soit une augmentation de 51 % –, ce qui correspond au niveau qui avait été atteint au plus fort de la période industrielle.

En 10 ans, Saint-Denis compte 462 entreprises de plus (+ 23 %), dont de nombreux établissements de services (SNCF, Afnor, Generali, Arcelor, BNP Paribas, Veolia, SFR, etc.), dont un fort nombre d'établissements de santé (Afssaps, l'Agence de la biomédecine, Haute Autorité de santé, Établissement français du sang, etc). Cependant, les travailleurs du site sont souvent des salariés provenant d'autres zones (seulement 25,9 % des actifs habitant à Saint-Denis travaillent dans la ville en 2010) et le taux de chômage des Dionysiens reste très fort (22,6 % début 2010[40], 8 100 allocataires du RSA en juin 2013[41]).

Au festival de Cannes 2005, le réalisateur et producteur Luc Besson annonce avoir bouclé le financement de la Cité du cinéma, pôle professionnel du cinéma, qui doit être l'équivalent hexagonal de Cinecittà à Rome ou Pinewood à Londres. L'inauguration du pôle, sur l'ancien site EDF du Quartier Pleyel, a eu lieu le 21 septembre 2012[42].

En 2012, le budget primitif municipal s'est élevé à 183,9 millions d'euros[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le tympan du portail de l'ancien couvent des Ursulines
Ce couvent a été construit en 1644, sur des plans attribués à François Mansart pour la congrégation des Ursulines, qui était arrivée à Saint-Denis en 1628.
L'église, trois ailes du cloître et une partie des bâtiments claustraux ayant été démolis à la fin du XIXe siècle, ce qui restait de l'ancien monastère fut aménagé en logements et vendu en copropriété.
  • La basilique du XIIe siècle[44], nécropole des rois de France - première église de style gothique au monde, elle est à la fois une église cathédrale, abbatiale et royale.
  • Le stade de France. Inauguré en janvier 1998, il contient 80 000 places, et accueille des matches de football (finale de la coupe du monde 1998), de rugby à XV, des compétitions d'athlétisme et des concerts.
  • La maison d'éducation de la Légion d'honneur, à côté de la Basilique, assure l'enseignement des jeunes filles, petites filles et arrière-petites filles de personnes décorées de la légion d'honneur ou de l'ordre du mérite qui le souhaitent. Elle occupe le cloître de l'ancienne Abbaye royale de Saint-Denis[45].
  • La maison des Masques (ou des mascarons), 46, rue de la Boulangerie, date de la fin des années 1730. Son nom vient des quatre visages sculptés, représentant les saisons, qui surplombent chaque fenêtre de l'étage[46], elle a été entièrement réhabilitée en 2010 et des logements et un commerce y ont été aménagés[47].
  • Le portail du couvent des Ursulines, rue des Ursulines, comprenant un splendide tympan orné d'une Vierge à l'Enfant, attribuable à la seconde moitié du XVIIe siècle[48], [49].
  • Le Carmel royal de Saint-Denis, qui abrite le Musée d'Art et d'Histoire de la ville[50].
  • Maison des Arbalétriers[51], [52], ancien séchoir de la manufacture de toiles peintes de Rodolphe Ebinger construit pendant la Révolution.
  • L'église Saint-Denis-de-l'Estrée[53], sur le boulevard Jules-Guesde, construite entre 1864 et 1866 sur des plans de l'architecte Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc[54].
  • Le musée de l'orfèvrerie Bouilhet-Christofle[55],[56] détenant une collection de plus de 2 000 pièces d'orfèvrerie créées par Christofle depuis 1830 est aujourd'hui définitivement fermé.
  • Un bâtiment anodin mais symbolique sur le quai de Seine juste en face de l'Île-Saint-Denis, la Maison de François Coignet. Il est le premier bâtiment en béton armé de France[57]. En l'absence de tout usage, il est très dégradé.
  • Maison de logement des ouvriers de l'usine Coignet[58], [59], construite en 1870 par François Coignet en béton Coignet. Elle avaient pour but de créer un lien avec les activités de production de l'entreprise et de montrer les préoccupations sociales de son directeur. Au-dessus des fenêtres et en encadrement de porte cochère, des décorations florales en béton moulé ont été réalisées.
  • L'ancien siège du quotidien l'Humanité, conçu par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer à proximité de la Basilique, est remarquable par la plasticité de ses façades ondulantes, par la mise en œuvre du béton, et par la place qu'il occupe dans l'architecture contemporaine[60]. Il est aujourd'hui inoccupé en attendant de trouver une fonction.
  • L'îlot n°8 Basilique[61], ensemble de logements sociaux construit dans le cadre de la réhabilitation du centre ville de Saint-Denis sur les plans de l'architecte Renée Gailhoustet entre 1977 et 1986. Cette opération renouvelle l'idée de centre ville et se situe à deux pas de l'Hôtel de ville et de la basilique.
  • L'ancien dépôt de La Plaine (désaffecté), où était entretenues les locomotives vapeur puis diesel de la SNCF[62].
  • L'ancienne pharmacie centrale, usine à pans de bois située à la Porte de Paris[63]. Sa cheminée est la seule subsistante dans la partie dionysienne de la Plaine Saint-Denis.

Ville fleurie : deux fleurs renouvelées en 2011[64].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

L'Abbé Suger, dans un manuscrit ancien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Arts et lettres[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèques communautaires de Saint-Denis[65] : membres du réseau de lecture publique de Plaine Commune, 4 médiathèques desservent le territoire de Saint-Denis (Centre-ville - depuis 1798, Gulliver - depuis 2004, Don Quichotte - depuis 2007, Aladin - depuis 2007). La médiathèque du Centre-ville héberge environ 100 000 documents patrimoniaux allant du XVe au XXe s.
  • Unité d'archéologie de la ville de Saint-Denis (UASD)
  • Théâtre Gérard Philipe Centre Dramatique National dirigé par Christophe Rauck[66]
  • Saint-Denis Jazz Jazz-club fondé par Emmanuel Bex[67]
  • Association Génération NTM [68]
  • La compagnie DCA de danse contemporaine de Philippe Decouflé
  • Musée d'Art et d'Histoire : fonds exceptionnel sur la Commune de Paris et Paul Éluard.
  • Cinéma d'art et d'essai l'Écran.
  • Salle de concert « la ligne 13 »
  • La Fête des Tulipes, en avril de chaque année, dans le Parc de la Légion d'honneur
  • La Fête de la ville a lieu le week-end le plus proche de la saint Denis, le 9 octobre
  • Festival de Musique, en juin, parmi les plus renommés de France
  • Festival Metis, vers mars
  • Théâtre de la Belle Étoile, qui accueille en résidence la Compagnie Jolie Môme [69]
  • Café culturel, lieu de concerts et d'expositions
  • Espace d'exposition ADADA
  • Association « Franciade, le goût de la connaissance », édition et commercialisation d'objets dérivés du patrimoine, ateliers métiers d'art
  • Les Nuits du vendredi, animations nocturnes une fois par mois
  • Les réserves du Musée des arts et métiers de la rue Saint-Martin à Paris.
  • Les Archives Municipales de Saint-Denis (AMSD[70])
  • Karine Saporta installe dans le quartier de la Gare son Auteur Studio - compagnie Karine Saporta, qui devrait ouvrir au printemps 2009[71].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Miel béton

Du « miel béton » est produit sur le toit de la mairie de Saint Denis par le parti poétique[72]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Grossard, Huit villes à découvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize éditions, coll. « Urban's guide »,‎ 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4, résumé)
  • Guide du Routard de la banlieue
  • Atlas historique de Saint-Denis, des origines au XVIIIe siècle, sous la direction de Michel WYSS, Éditions de la Maison des sciences de l'Homme, Paris, 1996
  • Sous la direction de Roger Bourderon et de Pierre de Peretti, Histoire de Saint-Denis, Privat, coll. « Pays et villes de France »,‎ 1988 (ISBN 2-7089-8270-2)
  • Saint-Denis : notice historique et renseignements administratifs, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle »,‎ 1902, 323 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. en latin Denis se dit Dionysius, un dérivé du nom du dieu grec Dionysos
  3. La ville est protégée au nord par le Fort de la Double-Couronne, dont les murailles rejoignent, hors du plan, les forts de l'Est et de la Briche.
    Les trois routes qui traversent ces fortifications se rejoignent au Barrage de Saint Denis.
    On voit également la ligne de chemin de fer Paris - Lille par Creil, d'où se sépare la ligne Paris - Pontoise
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel, loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. a et b {{Ouvrage
  3. Site officiel de Plaine Commune
  4. STIF : le conseil vote à l’unanimité le prolongement de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13, 8 avril 2009
  5. STIF : Désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14, 8 avril 2009
  6. Le Journal de Saint-Denis, no 754, 2 juillet, page 9
  7. Le centre bus de Saint-Denis succède à l'ancien dépôt des tramways dit de Gonesse, dont l'emplacement est aujourd'hui le siège des services techniques municipaux de Saint-Denis
  8. Bientôt un port de plaisance, Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, mardi 12 mai, page I
  9. Marie-Pierre Bologna, « Drancy : Le dernier maraicher, vedette du salon gastronomique », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 14 avril 2008
  10. Immeuble insalubre impasse Picou : une assoce tire la sonnette d'alarme, Dominique Sanchez, Le Journal de Saint-Denis n°758, 24 septembre 2008, page 3
  11. Le Journal de Saint-Denis, n°770, 17 décembre 2008, page 15.
  12. a, b et c Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  13. L'Humanité, 17 juillet 1996
  14. De nombreuses informations sont issues d'une brochure éditée par la municipalité en 2005 pour le soixantième anniversaire de la Libération de la ville.
  15. « Saint-Denis : le référendum sur le vote des étrangers attire les électeurs », Le Figaro, 26 mars 2006
  16. Résultats des élections municipales 2008 - 2nd tour
    Votants 41,9 %
    Exprimés 40,3 %
    Liste Paillard (PCF) - 51,1 % des exprimés - 41 sièges
    Liste Sali (PS) - 30,6 % des exprimés - 8 sièges
    Liste Ducos-Fonfrède (UMP) - 18,3 % des exprimés - 4 sièges
    Source Le Parisien.
  17. Résultats officiels pour la commune Saint-Denis
  18. Liste des maires de Saint-Denis sur www.francegenweb.org
  19. « Paillard veut unir la gauche à Saint-Denis », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 7 avril 2014
  20. Ce référendum a été jugé illégal par jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise
  21. « Saint-Denis : le référendum sur le vote des étrangers attire les électeurs », Le Figaro, 26 mars 2006
  22. E.S., « Saint-Denis : Création d’un conseil des citoyens étrangers », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 18 avril 2008
  23. Préfecture de Seine-Saint-Denis : le commissariat de Saint-Denis et son ressort de compétence
  24. Le Figaro - Délinquance : Palmarès 2005 de la Seine-Saint-Denis
  25. [PDF] Le palmarès de la violence, sur le site lefigaro.fr
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  28. Insee - Population légale de l'Île-de France au 1er janvier 2009, consulté le 30 décembre 2011
  29. Commune : Saint-Denis - 93066
  30. IMG1B - Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance
  31. Michèle Tribalat, Immigration et démographie des pays d’accueil, in Christophe Jaffrelot et Christian Lequesne L'Enjeu mondial, Presses de Sciences Po | Annuels 2009, pages 29 à 35
  32. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés, Denoël, 2010
  33. Michèle Tribalat, Les jeunes d'origine étrangère in Revue Commentaire, juin 2009, n°126, p.436
  34. « Saint-Denis (93200) - 98 900 habitants. Secteur pastoral de Saint-Denis. », sur le site du diocèse de Saint-Denis (consulté le 26 octobre 2013).
  35. « Neuf cocktails Molotov lancés contre une synagogue à Saint-Denis », sur le site du magazine Le Point,‎ 13 janvier 2009 (consulté le 26 octobre 2013).
  36. « le site de l'annuaire musulman » (consulté le 26 octobre 2013).
  37. « Églises évangéliques dans le département de la Seine-Saint-Denis » (consulté le 26 octobre 2013).
  38. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  39. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2010 - Emploi au lieu de travail, consulté le 25 avril 2014
  40. INSEE, Chiffres-clés Saint-Denis Recensement de 2010, consulté le 25 avril 2014
  41. Saint-Denis au fur et à mesure, Revue communale d'études et de recherches, n° 62, décembre 2013, p.57, consulté le 25 avril 2014
  42. L'Express du 12/06/09 "La cité du cinéma de Luc Besson ouvrira en 2012"
  43. Mairie de Saint-Denis, Budget 2012 : ce qu'il faut savoir, consulté le 25 avril 2014]
  44. « La Basilique de Saint-Denis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « L'ancienne abbaye Saint-Denis, actuellement maison d'éducation de la Légion d'Honneur », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « La maison dite Maison des Masques ou Maison des Quatre-Saisons », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. Source : Site de la ville de Saint-Denis
  48. « Le couvent des Ursulines », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Notice no PA00079954 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « L'ancien Carmel de Saint-Denis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. « Maison des Arbalétriers (ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Saint-Denis : Maison des Arbalétriers
  53. Tourisme 93: Patrimoine: Édifices religieux: Église Saint-Denis de l'Estrée
  54. « L'Église Saint-Denis-de-l'Estrée », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « L'usine de l'Orfèvrerie Christofle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Atlas du patrimoine 93 : usine de l'orfévrerie Christofle, sur le site atlas-patrimoine93.fr
  57. « L'ancienne usine Coignet (logement du directeur) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « L'ancienne usine Coignet (Logements des ouvriers) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. Atlas du patrimoine 93 : immeuble d'habitation de l'usine Coignet
  60. « Notice no  », base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. Gérard Monnier - Le logement social en Seine-Saint-Denis (1850-199|PA93000025|Le siège du journal l'Humanité) - pp.51 - A.P.P.I.F., Paris - ISBN 2-905913-40-1
  62. « Les anciens ateliers de réparation SNCF de La Plaine », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « L'ancienne Pharmacie centrale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Deux étoiles » (consulté le 4 juillet 2012)
  65. Site des médiathèques de Plaine Commune
  66. Site du TGP
  67. Site d'Emmanuel Bex
  68. Site de Génération NTM.
  69. Site officiel.
  70. Site officiel des archives de Saint-Denis
  71. Marie-Pierre Bologna, « Un grand nom de la danse choisit Saint-Denis », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ 26 juillet 2008
  72. Parti poétique - Site officiel.