Le Puy-en-Velay

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Le Puy-en-Velay
Vue générale sur Le Puy-en-Velay en juillet 2007.
Vue générale sur Le Puy-en-Velay en juillet 2007.
Blason de Le Puy-en-Velay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire (préfecture)
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Canton Chef-lieu de cinq cantons :
Puy-en-Velay-Est
Puy-en-Velay-Ouest
Puy-en-Velay-Nord
Puy-en-Velay-Sud-Est
Puy-en-Velay-Sud-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Laurent Wauquiez
2014-2020
Code postal 43000
Code commune 43157
Démographie
Gentilé Ponot, Ponote
Population
municipale
18 537 hab. (2011)
Densité 1 104 hab./km2
Population
aire urbaine
73 867 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 39″ N 3° 53′ 09″ E / 45.0441666667, 3.8858333333345° 02′ 39″ Nord 3° 53′ 09″ Est / 45.0441666667, 3.88583333333  
Altitude Min. 600 m – Max. 888 m
Superficie 16,79 km2
Localisation

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Le Puy-en-Velay
Liens
Site web http://www.mairie-le-puy-en-velay.fr/

Le Puy-en-Velay (anciennement Le Puy[1]) est une commune française de la région Auvergne, préfecture du département de la Haute-Loire et capitale du pays du Velay.

Ses habitants sont appelés les Ponots, Ponotes ou Aniciens et Aniciennes[2].

Sommaire

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom vient de puy, transformation du latin podium : « montagne élevée »[3].

Évolution selon différentes éditions du Petit Larousse :

  • Le Petit Larousse 1906 (réédition) indique : Puy (Le) autrefois Le Puy-en-Velay et « Aniciens, Ponots ou Podots » comme gentilé.
  • Le Petit Larousse 1985 indique : Puy (Le) autrefois Le Puy-en-Velay et « Aniciens ou Ponots » comme gentilé.
  • Le Petit Larousse 2000 indique : Puy-en-Velay (Le) anciennement Le Puy et « Aniciens ou Ponots » comme gentilé.
  • Le Quid 2005 pour sa part, indique (p. 713) pour Puy (Le) les gentilés suivants : «Ponots, Aniciens, Podiens, Podots, Panots. »

Par décret du 10 mars 1988, Journal officiel du 17 mars 1988 et avec effet au 18 mars 1988, Le Puy devient Le Puy-en-Velay.

Le Puy-en-Velay est dénommé Lo Puèi de Velai ([lu ˈpœj ðə vəˈlaj]) en occitan[4], ainsi qu'en auvergnat, dialecte de l'occitan.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Puy-en-Velay.

Armes de la ville du Puy-en-Velay :

« D’azur, semé de fleurs de lis d’or à une aigle d’argent au vol abaissé, brochant sur le tout ; l’écu accolé de deux palmes de sinople liées d’azur. »

À ce sujet, Malte-Brun précise, dans la notice de La France illustrée consacrée au Puy, que « ces armes furent accordées à la ville d'Anis par Hugues Capet, à la sollicitation de Gui Foulques, évêque du Velay ». Ce qui est pour le moins surprenant, puisque la majorité des historiens situe la naissance de l’art et de la science héraldique dans le courant du XIIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du Puy-en-Velay.
Vue générale du Puy-en-Velay.


Localisation[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, au sud-est de la région Auvergne. La ville est à 134 km de Lyon, 127 km de Clermont-Ferrand, 110 km de Valence et 75 km de Saint-Étienne.

Malgré son appartenance à la région Auvergne, le Puy-en-Velay regarde plus vers la région Rhône-Alpes voisine et plus particulièrement vers Saint-Étienne que vers Clermont-Ferrand. La ville est reliée à la métropole forézienne par une route à 2 x 2 voies, la RN 88, et seule une route nationale, la RN 102, la relie à la capitale auvergnate.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est traversé su sud-ouest vers le nord-est par le Dolaizon, et au nord, de l'ouest vers l'est par la Borne, qui conflue au nord-est, avec le Dolaizon , à la limite avec la commune de Chadrac.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay a un climat semi-continental dit montagnard, la ville est coincée entre plusieurs massifs), mais avec des hivers rigoureux, quand souffle la burle. Le record de chaleur (37,5 °C) a été enregistré le 22 juillet 1983, le record de froid (−23,3 °C), le 15 février 1956. La température moyenne annuelle est de 8,9 °C.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,4 −1,6 0 1,7 5,5 8,5 10,7 10,5 7,6 4,9 0,5 −1,3 3,8
Température moyenne (°C) 1,3 2,6 4,9 6,9 11,1 14,5 17,5 17,3 13,9 9,8 4,6 2,4 8,9
Température maximale moyenne (°C) 5,1 6,8 9,8 12 16,8 20,5 24,2 24,1 20 14,7 8,7 6 14,1
Record de froid (°C) −23,2 −23,3 −21,8 −10,2 −4,4 −1,3 1,8 −0,8 −3,1 −9,2 −13,1 −19,7 −23,3
Record de chaleur (°C) 17,8 23,8 24,9 27,9 29,4 34,1 37,5 35,8 33,5 27,8 21,7 17,5 37,5
Précipitations (mm) 39,8 34,1 37,8 61 82,2 62,8 59,3 69,8 71,5 71,7 48,8 43,9 682,7
Source : Le climat à Le Puy (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1956)[1]


Transports et communications[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay se trouve sur la route reliant Lyon à Toulouse par la RN88[5]. Cet axe est en grande partie aménagé en voie express 2 x 2 voies entre Firminy et Le Puy-en-Velay.

La ville est reliée à l'A75 et Clermont-Ferrand par la RN102 et à Saint-Paulien, La Chaise-Dieu et Ambert par la D906.

La D590 relie le Puy-en-Velay à Langeac, la D15, à Saint-Julien-Chapteuil et Valence par Saint-Agrève, la D103 permet de parcourir les gorges de la Loire par Lavoûte-Polignac.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville possède une gare SNCF, la Gare du Puy-en-Velay, du réseau TER Auvergne, qui dessert les lignes ferroviaires :

La ligne Le Puy - Langogne est fermée.

Certaines lignes de chemin de fer sont, maintenant, comme la liaison entre Le Puy et Ambert par La Chaise-Dieu, desservies par des cars TER.

Aéroport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport du Puy - Loudes.

L'aéroport du Puy-en-Velay Loudes permet d'aller vers Paris-Orly en moins de 1 h 30 grâce à Hex'air[7].

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par toutes les lignes du réseau de bus Tudip.

Ancien tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway du Puy-en-Velay.

Un tramway circula de 1896 à 1914.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Route de l'étain via la vallée du Rhône

La route de l'étain passait par la vallée du Rhône qui était l'unique voie d'approvisionnement en minerai pour les pays méditerranéens pendant l'âge du bronze. L'étain, venu d'Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu'à l'estuaire de la Loire. De là, il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône[8]. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au Ier siècle av. J.-C., parlait d'un périple de trente jours pour atteindre l'embouchure du Rhône[9]. Certains suggèrent un passage par Roanne[8], d'autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux[10], près de Saint-Cirgues-en-Montagne[9]. Trafic qui n'était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait 30 corps qui tous portent des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d'une guerre locale liée au trafic de l'étain[11].

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après avoir conquis ce site occupé par des Vellaves (tribu gauloise), les Romains s’installent au Puy, appelé alors Anicium. À l'époque romaine, le site est un centre religieux situé à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Le site était à l'origine gaulois. Une dédicace latine se trouve au revers de la porte du For de la cathédrale : ADIDONI ET AUGUSTO | SEXTUS MUSICUS TALONIUS D. S. P. P. (de sua pecunia posuit) (en français : À Adidon et à Auguste. Le musicien Sextus Talonius a élevé ce monument à ses frais). De nombreux vestiges gallo-romains ont été remployés pour la construction du clocher.

En 2005, lors de la construction d’un lotissement au lieu-dit Coste Deferne, ont été mis au jour les vestiges d'une villa gallo-romaine datant du dernier tiers du Ier siècle de notre ère et encore en activité aux IIIeIVe siècle[12].

À l’époque des persécutions contre les chrétiens ont été tués en haine de la foi saint Julien de Brioude, saint Ferréol, saint Ilpize, saint Marcel. Après la conversion de l'Empire romain au christianisme, fut mis à mort au VIIe siècle saint Théofrède, le fondateur de l’abbaye du Monastier-sur-Gazeille.

Lors des invasions barbares du IVe siècle, Ruessium (Saint-Paulien) ne fut pas épargné (la ville fut saccagée, ses habitants massacrés, ses maisons détruites). Certains considèrent que, vers 365, l’évêque Vosy renonça à reconstruire et décida de se fixer au Puy, dont la position était plus facile à défendre et la situation plus favorable.

La fin du Ve siècle constitue pour l'Auvergne une période troublée. Malgré l'opposition de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, et des Gallo-Romains fidèles à Rome, l'empereur Julius Nepos laisse les Wisigoths prendre en 475 le contrôle de la province, dont le Velay fait partie. C'est le comte Victorius, un Gallo-Romain, qui est nommé duc des Arvennes par le roi Euric. Après la bataille de Vouillé au printemps 507, Clovis conquiert toute l'Aquitaine.

L'installation de l'évêché[modifier | modifier le code]

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Les historiens discutent de la date à laquelle l'évêque de la Cité des Vellaves s'installe à Anicium. Les textes disponibles, entre histoire et légendes, ne sont pas suffisamment fiables.

La Notitia Galliarum mentionne, au Ve siècle, huit cités pour l'Aquitaine Première ; celles des Bituriges Cubes, des Arvernes, des Rutènes, des Albigeois, des Cadurques, des Lémovices, des Gabales et des Vellaves. L'église catholique ayant repris dans son organisation celle de l'Empire romain, le chef-lieu de la cité est le siège d'un l'évêché, et la métropole de la province celui de l'archevêque. Les historiens considèrent que les premiers évêques ont dû installer leur siège à Ruessium (actuellement Saint-Paulien), située sur la Via Agrippa, plutôt qu'à Anicium (actuellement Le Puy-en-Velay).

Une deuxième discussion a eu pour sujet la liste des premiers évêques de la Cité des Vellaves et leur ordre dans la liste des évêques : saint Vosy, saint Scutaire, saint Suacre, saint Hermentaire, saint Aurèle et saint Bénigne. Un martyrologe lyonnais du IXe siècle donne le nom d'Evodius (Euodius) pour le Velay le 12 novembre : « ... et en Velay, Euodius ». Le nom d'Evodius est celui d'une famille sénatoriale de Clermont. On retrouve ce nom parmi les évêques, prêtres et diacres présents au concile de Valence, qui débute le 12 juillet 374. Il semble, mais sans certitude, qu'il ait été évêque de la Cité des Vellaves[13].

La tradition locale cite les noms de deux évêques saint Georges et saint Vosy (Euodius ou Evode) vers le IIIe siècle et IVe siècle mais aucune preuve ne permet d'affirmer la véracité de ces faits[réf. nécessaire].

La légende parle de la guérison d'une femme sur la pierre des fièvres située à l'entrée principale de l'église (aujourd'hui dans la chapelle du Saint-Crucifix de l'abside Nord). Cette femme aurait reçu en rêve l'ordre de demander à saint Georges, évêque de Reussium, de construire une église sur le mont Anis, Anicium. Un cerf aurait tracé dans la neige les limites de l'église. La légende raconte que de « saints vieillards vêtus de blanc » venant du sud auraient apportés la première relique de la Vierge à saint Vosy, premier évêque du Puy, et à l'architecte Scutaire, son successeur au Ve siècle.

D'autres histoires racontent que des miracles ayant été constatés sur le Mont Anis, l’évêque Vosy confia à Scutaire, architecte romain, la mission d’y édifier une église.

Les noms des premiers évêques font penser que leur origine est orientale.

La première église dédicacée à la Vierge n'a pas pu l'être avant le Troisième concile œcuménique d'Éphèse en 431.

Le concile d'Éphèse va condamner Nestorius et rappeler les dogmes proclamés aux conciles de Nicée en 325 :

  • le Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père »
  • et de Constantinople en 381 - le « Saint-Esprit consubstantiel au Père »,
  • et ajouter Marie, Mère de Dieu « Theotokos ».

Ce concile va entraîner un développement de la dévotion populaire à la Vierge, Mère de Dieu et du culte marial. En Occident, à Rome, vers 435, le pape Sixte III dédie à Marie l'église du pape Libère construite sur l'Esquilin. C'est la basilique Sainte-Marie-Majeure. C'est la première église consacrée à la Vierge en Occident.

La dédicace à Marie de l'église d'Anicium ne doit pas être antérieure au VIe siècle. Cette dédicace a dû se faire sans cérémonie particulière[réf. souhaitée]. En effet, dans les premiers temps de l'Église, les églises n'avaient pas de dédicace et, en dehors de la messe, il n'y avait aucune cérémonie particulière pour la consécration d'une église.

Le transfert du siège de l'évêque de Ruessium à Anicium a dû se faire en même temps. C’est au VIe siècle que Podium Aniciense commença à prendre de l’importance et supplanter Ruessium[réf. nécessaire].

On n'est pas certain de la présence de l'évêque à Anicium avant le VIe siècle. Le linteau de la porte papale (retrouvé lors de fouilles et mis là en 1847), située dans le Porche du For, est un réemploi gallo-romain. Il porte le texte « SCUTARI PAPA VIVE DEO » = « Vivez en Dieu, Scutaire ». Scutaire, saint Scutaire, est un des premiers évêques apparaissant dans la liste des évêques du Puy. Le terme PAPA a été ajouté après coup, peut-être pour justifier le nom donné à la porte qui ne s'ouvrait que pour le Souverain Pontife et les dignitaires ecclésiastiques. L'autre face de cette pierre portait l'inscription citée au début. La frise en S au-dessus du linteau est celtique. Elle se retrouve au pied du chevet. Une inscription scellée dans le chevet parle d'un certain GUTTVATER, prêtre gaulois.

Un texte de Grégoire de Tours cite l'évêque du Puy, Aurèle, vers 591, à propos d'un faux Christ berrichon qui serait venu avec une troupe au Puy près des basiliques proches de la cathédrale. L'évêque Aurèle lui aurait envoyé des hommes énergiques dont un l'aurait tué. Ce texte permet d'assurer qu'à cette époque le siège de l'évêché du Velay était au Puy et que la ville avait déjà plusieurs églises.
Aurèle aurait été enterré dans la basilique Saint-Vosy. De cette basilique il ne subsiste plus aujourd'hui que la crypte dans l'enceinte du Grand séminaire[réf. nécessaire].

D'autres évènements ont pu jouer un rôle dans l'histoire de l'évêché.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, le culte de la Vierge est suffisamment important pour que la ville change son nom d'Anicium en le Puy Notre-Dame.

En 876, on connaît la vicairie Notre-Dame ou Sainte-Marie qui comprend en plus de la ville du Puy, Lantriac, Monnet, Malafosse et Crouziols.

En 924, après que Guillaume II, duc d'Aquitaine, comte d'Auvergne et du Velay ait reconnu la suzeraineté du roi Raoul, ce dernier accorde le 8 avril à l'évêque Adalard, avec l'accord de Guillaume II, le bourg contigu à l'église Notre-Dame du Puy avec tout ce qui était du domaine du comte : droits de marché, droit de monnaie,…. L'évêque devint alors le seigneur du bourg du Puy Notre-Dame.

Le 8 mars 955, l'évêque Godescalc s'étant rendu à Laon, il obtient du roi Lothaire la confirmation du don fait par le roi Raoul en 924.

Le 18 juillet 961, l'évêque Godescalc consacre la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

À partir du Xe siècle, le Velay devient comté évêché, au profit de l’évêque du Puy. La ville devient la capitale du Velay, siège du comté et de l’évêché. Ainsi Le Puy devint la capitale des Vellaves.

Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », qui y conduit même quelques musulmans venus d’Espagne, la ville le devint davantage lorsque saint Louis lui fit don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy connut une très grande prospérité, due à la venue de milliers de pèlerins. Ce pèlerinage du Puy resta, durant tout le Moyen Âge, le plus renommé de France, d’autant que l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle passait par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.

En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.

En 1138, le roi Louis VII le Jeune est avec sa cour au Puy où il célèbre la fête de l'Annonciation de la Vierge. Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, écrit à saint Bernard qu'il l'y a rencontré pour lui demander la confirmation d'un de ses religieux choisi comme évêque de Langres.

En 1142, Raymond II, comte de Tripoli (1137-1142), fils de Pons de Saint-Gilles, donne à l'évêque du Puy, Humbert d'Albon (1128-1144), tout ce qu'il possède dans le « comté des Vellaves ». C'est la première mention d'un comté du Velay. Jusque là on utilisait la formule « Pagus Vellaicus ». Le Velay était une partie de l'Auvergne. Ce document est transmis à Robert III qui est comte d'Auvergne et du Velay.

Au moment de la féodalité, le Velay avait été donné en apanage au duc de Guyenne, Guillaume d’Auvergne. En 1162, un différend s’éleva entre celui-ci et l’évêque du Puy. Ce dernier, ayant été molesté, porta l’affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune, qui donna raison au prélat et retira son comté à Guillaume pour l’offrir à l’évêque. Dès lors, celui-ci ne releva plus, pour le temporel, que du souverain qui, en 1307, intégra définitivement le Velay au domaine royal, Philippe le Bel partageant désormais sa seigneurie avec le pontife. Ceci, afin de faire pièce aux Polignac, véritable dynastie, la plus illustre de la région, qui rançonnaient les riches pèlerins et les marchands attirés nombreux par la perspective de fructueuses affaires.

Si le roi de France se décida à intervenir, c’est qu’avant lui un pauvre charpentier, Durand, avait déclaré la guerre sainte à ces « Cotereaux. » Ayant reçu mission de la Vierge de réunir les hommes valides, il donna la chasse à ces aventuriers, dont il pendit jusqu’à 500 à la fois. Le goût du sang entraîna ces nouveaux croisés à de tels excès que le roi dut y mettre bon ordre. D’où le traité de partage de 1307. L’évêque, qui s’était appuyé sur les commerçants pour résister aux Polignac, dut consentir des concessions et Le Puy devint une commune élisant ses consuls.

Tour Pannessac, du XIIIe siècle

La ville s'entoure de remparts entre 1220 et 1240 qui vont lui servir de limite jusqu'au XVIIIe siècle. La Tour Pannessac est l'un de ses vestiges. Elle a été classée Monument Historique fin XIXe siècle[14].

Le Puy, au Moyen Âge, est une ville religieuse mais aussi une ville littéraire prestigieuse. L’académie de Saint-Mayol accueille des étudiants venus de toute l’Occitanie. La ville est également renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.

Maison typique.

Le Velay dépend du gouvernement royal de la Généralité du Languedoc créée en 1377 ayant pour chef-lieu Montpellier, une sénéchaussée indépendante demeure au Puy jusqu’en 1789.

La ville du Puy n'est pas éloignée de la Voie Regordane qui reliait Paris à Saint-Gilles.

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408. Malheureusement, en 1640, le Parlement de Toulouse, assailli de réclamations par les nobles et les bourgeois qui se plaignaient de ne plus trouver de servantes (on comptait à cette époque dans la région 70 000 femmes fabriquant de la dentelle sur leur carreau) en interdit le port sur les vêtements, d’où désolation et chômage chez les dentelières. C’est alors que Saint François Régis, père jésuite, ému de cette situation, parvint à faire annuler la décision du Parlement.

Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols qui firent subir de grands dommages à la ville. L’évêque, Mgr de Sénectaire, prit l’épée et revêtit la cuirasse pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refusa à reconnaitre Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le tramway du Puy-en-Velay, près de la Tour Pannessac, vers 1907.
Le square Saint-Louis, vers 1905.
Vue générale du Puy, au tout début du XXe siècle.

À la Révolution, le Velay retrouva le nom du peuple Gaulois qui avait consacré à leur dieux ces lieux magnifiques, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.

En 1866, la gare ferroviaire du Puy-en-Velay fut mise en service.

La ville se dota, en 1896, du tramway du Puy-en-Velay, qui circula jusqu'à la Première Guerre mondiale.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB[15] fin août 1944.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En novembre 2012, la Statue de Notre-Dame de France est rénovée. À l'occasion d'une complète restauration de la statue et de son piédestal en pierre, une réflexion a été menée afin d'améliorer son intégration dans l'environnement naturel et le patrimoine architectural et culturel de la cité. Ainsi, la couleur de la statue, jusqu'à présent un rouge couleur tuile, sera remplacée par un rouge un peu plus soutenu, car « la mairie voulait que Notre-Dame de France soit peinte, comme en 1986, d'un flamboyant rouge cuivré. »[16]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Division administrative[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est chef-lieu de cinq cantons :

Cantons limitrophes de Puy-en-Velay
Nord
Ouest Puy-en-Velay Est
Sud-Ouest Autres cantons Sud-Est

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
5 février 1911 - 13 février 1911[17] Louis Régis Rome (dit "Romette") - Camelot, Ramasseur de mégots, Vendeur de journaux...
1977 - 1984 Roger Fourneyron UDF-CDS Éducateur spécialisé
Député de Haute-Loire (1974-1981)
1984 - 1990 Bernard Jammes UDF-PR -
1990 - 1995 Pierre Philibert UDF-PR -Pharmacien
1995-2001 Serge Monnier UDF-CDS Professeur agrégé de philosophie
Député de Haute-Loire (1995-1997)
2001 - 2008 Arlette Arnaud-Landau PS Agent du Trésor
Vice-présidente du conseil régional d'Auvergne (depuis 2004)
2008 - … Laurent Wauquiez UMP Maître des requêtes au Conseil d'État
Député de Haute-Loire (2004-2007)
Secrétaire d'État (2007-2010), Ministre chargé des Affaires européennes (novembre 2010 - juin 2011)
Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (juin 2011-juin 2012)

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections au Puy-en-Velay.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Le Puy-en-Velay sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Le Puy-en-Velay Maire Laurent Wauquiez 2008 2014
Cantonales Le Puy-en-Velay-Est Conseiller général Jean-Claude Ferret 27 mars 2011 2015
Le Puy-en-Velay-Nord Conseiller général Gérard Convert 16 mars 2008 2015
Le Puy-en-Velay-Ouest Conseillère générale Christiane Mosnier 27 mars 2011 2015
Le Puy-en-Velay-Sud-Est Conseiller général Pierre Robert 16 mars 2008 2015
Le Puy-en-Velay-Sud-Ouest Conseiller général Marc Bolea 16 mars 2008 2015
Législatives 1ère circonscription Député Laurent Wauquiez 10 juin 2012 juin 2017
2e circonscription Député Jean-Pierre Vigier 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Auvergne Président du conseil régional René Souchon 18 janvier 2006 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville du Puy-en-Velay est jumelée avec :

Économie[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-en-Velay/Yssingeaux.

La ville se développe peu à peu, les entreprises les plus importantes sont l'entreprise Gagne, Le centre national Pajemploi, les Tanneries du Puy, le Foyer Vellave, Fontanille. Le plus gros employeur est le Centre Hospitalier Émile-Roux.

La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vue générale prise de la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe.

En 2011, la commune comptait 18 537 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 060 10 601 12 318 14 844 14 930 14 924 14 674 14 995 15 723
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
16 666 17 015 19 532 19 233 19 250 18 825 19 031 20 308 20 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 570 21 420 20 944 18 488 19 821 20 288 21 660 22 705 23 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 125 26 389 26 594 24 064 21 743 20 490 19 321 18 537 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'Académie de Clermont-Ferrand, et accueille divers établissements[20] :

Écoles : 7 écoles publiques et 6 écoles privées.

Collèges : 2 collèges publics et 3 collèges privés

Lycées : 3 lycées.

Études supérieures 

Cultes religieux[modifier | modifier le code]

Catholique

Le Puy-en-Velay est le siège d'un évêché catholique. Son évêque est Mgr Henri Brincard depuis 1988.

La commune possède une cathédrale, la Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation, plusieurs paroisses[21], et de nombreuses églises catholiques, administrées par le diocèse du Puy-en-Velay.

Protestant

Une église protestante : le Temple et presbytère du Puy-en-Velay[22], dessiné par l'architecte parisien Augustin Rey (1864-1934), et qui célèbre en 2014 son 120e anniversaire[23].

Musulman

Une mosquée : la Mosquée Arrahma, sur les hauteurs de la ville, dans un ancien corps de ferme restauré, à l'architecture typiquement locale[24] ; et un nouveau second lieu de culte, en centre ville, inauguré en 2012 par le maire[25].

Foires et marchés[modifier | modifier le code]

Place du Plot.
  • Marché alimentaire le samedi matin, en centre-ville, dont la Place du Plot.Spécialités locales du département, entre autres, le fromage aux artisous.
  • Brocante le samedi matin, place du Clauzel.
  • Marché forain samedi toute la journée, boulevard du Breuil.
  • Foire de la Toussaint[26].
  • Foire exposition tous les deux ans durant l'Ascension, organisée par l'Association FEVA (Foire Exposition Velay-Auvergne)[27].La dernière a eu lieu au printemps 2013.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est classée ville d’art et d’histoire. La déambulation dans la vieille ville permet de parcourir plusieurs siècles d'architecture, depuis le baptistère Saint-Jean caché derrière la cathédrale datant du Xe siècle jusqu'aux immeubles de la rue Pannessac dont les façades permettent de parcourir l'architecture civile du XVIe au XVIIIe siècle. Des sculptures romaines sont engravées dans les murs de la cathédrale.

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation[modifier | modifier le code]

Monument majeur de l'art roman, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation a été inscrite en 1998 sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation.
Façade de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation.

La statue de Notre-Dame-de-France[modifier | modifier le code]

Le Rocher Corneille et la statue de Notre-Dame de France
Le Rocher Corneille et la statue de Notre-Dame de France.
Article détaillé : Statue de Notre-Dame de France.

Le rocher Corneille avec la statue de Notre-Dame de France : de la plateforme on a une belle vue sur les toits rouges de la ville. Le rocher est surmonté d'une statue de la Vierge Marie, qui mesure plus de 16 mètres et pèse 110 tonnes, peinte en rouge. Elle fut érigée en 1860 avec la fonte du fer de 213 canons venant de la prise de Sébastopol en 1855 pendant la guerre de Crimée et donnés par Napoléon III. (Sculpteur : Jean Marie Bienaimé Bonnassieux ; fondeur : Prenat à Givors). Elle a été rénovée fin 2012, retrouvant sa couleur « rouge cuivrée datant de 1986. »[16]

Le Rocher Corneille.
Statue Notre-Dame de France.



Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

Voir aussi :

À proximité :

Divers édifices[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville :
Construit en 1764, achevé en 1766, de l'architecte Jean-Claude Portal. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1951[28].
  • Le théâtre municipal :
Théâtre à l'italienne, construit dès 1887, inauguré en 1893 par Raymond Poincaré, inscrit comme monument historique depuis 1991[29]. Fermé en 2000 pour raisons de sécurité, il rouvre 6 ans plus tard, après 2 ans et demi de travaux[30], sous la municipalité d'Arlette Arnaud-Landau.
  • Le jardin Henri-Vinay[31] (baptisé ainsi en 1922, en l'honneur du maire en fonction de 1865 à 1874), dit « le fer à cheval » par sa géométrie, dans lequel se trouve le musée Crozatier.


Places et fontaines[modifier | modifier le code]

  • La Place du Plot, et la fontaine du Plot, ou fontaine de la Bedoyre, construite au XIIIe siècle, détruite en partie et reconstruite au XVIIIe siècle, et classée Monument Historique en 1907[32].
  • La Place des Tables, et la fontaine des Tables, ou fontaine de l'Ange, du XIVe siècle, détruite en partie et reconstruite au XIXe, et classée Monument Historique en 1907[33].
  • La Place du Breuil, et sa fontaine Crozatier, du sculpteur Charles Crozatier, construite de 1857 à 1859, et inscrite Monument Historique en 2006[34].

Chemins de Compostelle[modifier | modifier le code]

Ici commence la Via Podiensis

Le Puy-en-Velay est le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires contemporains du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune suivante traversée est Vals-près-le-Puy, avec son église Saint-Christophe.

Nota : de lien en lien on pourra ainsi aller de ville en village jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le Guide du Pèlerin ne mentionne rien sur la ville, si ce n’est qu’elle a donné son nom à cette via qui y passe. Rien n'y indique qu'elle soit un point de départ comme il est dit habituellement, comme ci-dessous :

« les Bourguignons et les Teutons » dont parle Aimery Picaud, et, plus généralement, les Jacquets venus de l’est de l’Europe, débutaient leur pérégrination par le grand sanctuaire marial qui a donné son nom à la Via Podiensis.

Godescalc premier pèlerin de Compostelle[modifier | modifier le code]

En l’an 950 ou 951 (chaque année a ses fervents partisans), Godescalc, évêque du Puy, se rend en pèlerinage à Santiago de Compostela. Il n'existe qu'une simple mention de ce voyage, disant qui était « accompagné d'une suite nombreuse ». Cette mention a ouvert la voie à toutes les spéculations. Ainsi a-t-on pu écrire :

« C’est une véritable troupe qui se déplace ! Outre l’évêque et les membres du clergé l’accompagnant, on y compte des troubadours, jongleurs, pages au service des ecclésiastiques, des barons et sénéchaux, tous ces beaux messieurs étant protégés par de nombreux gens d’armes : archers et lanciers. »

Le parcours suivi est bien mal connu (et pourtant quelques cités n’hésitent pas à revendiquer leur passage). Par contre, ce pèlerinage est authentifié par les écrits de Gomesano, moine du couvent espagnol de Saint-Martin d’Albeda (proche de Logroño) : « L’évêque Godescalc, animé d’une manifeste dévotion, a quitté son pays d’Aquitaine, accompagné d’un grand cortège, se dirigeant vers l’extrémité de la Galice pour toucher la miséricorde divine en implorant humblement la protection de l’apôtre saint Jacques. »

À la fin d’un manuscrit, il arrive que le scribe mentionne son nom, son âge, la date de son travail. Ces données forment le colophon. Dans celui du De Virginitate, copié pour Godescalc, en 951, le moine Gomesano, s’exprime ainsi : « Le très saint évêque Godescalc emporta ce petit livre d’Hispanie en Aquitaine durant l’hiver, dans les premiers jours de janvier… » Godescalc serait donc parti fin 950, et son retour serait début 951, d’après cette inscription.

Le Puy et l’accueil des pèlerins[modifier | modifier le code]

Symbole : pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le premier hôpital fut l’Hôtel-Dieu, bâti contre la cathédrale. Il commença à fonctionner vers 1140. Son acte de fondation n'existe plus. Mais Le Puy étant un important centre de pèlerinage, sa destination première fut de recevoir les pèlerins qui venaient y vénérer Notre-Dame. Aucun texte ne permet de dire qu'il a été fondé pour les pèlerins de Compostelle, mais ses portes étaient largement ouvertes pour eux.

De nombreuses donations contribuaient à assurer des revenus à ce lieu d’accueil, tandis que des quêteurs se répandaient dans tout le royaume, et même à l’étranger, comme en témoigne une boîte à aumônes, conservée à Ripoll (en Catalogne), marquée « Nostra Senyora del Puig de França » qui - selon des témoignages recueillis, il y a une vingtaine d’années - était encore en usage au début du XXe siècle.

En 1210 l’évêque Bertrand de Chalancon concède de fabriquer et vendre les insignes de pèlerinage dans l’église Sainte-Claire. Ces coquilles sont découvertes au cimetière du Clauzel où étaient ensevelis ceux qui mouraient dans cet hôpital. À la fin du XVIe siècle, fut retrouvée une matrice permettant de fabriquer ces médailles de pèlerinage, ornées de coquilles et représentant saint Jacques pèlerin.

L’église Sainte-Claire était le siège d’une confrérie Saint-Jacques érigée à la fin du XVIe siècle. De cette même époque, il existe un témoignage du pèlerinage à Compostelle d’un bourgeois de la ville, Jean Jacmon « 1591 et le 16 Ceptembre, suis party de ceste ville pour m’en aller à Saint-Jacques en Galice et en suis revenu et arrivé en ceste ville la veille de Saint-André. »

Le Puy eut aussi son hôpital Saint-Jacques, mentionné pour la première fois dans un testament de 1253. On ignore malheureusement tout de son fonctionnement. Il était situé à l'extérieur de la ville proche de la rue et de la porte Saint-Jacques. Ceci permet de penser qu'il était destiné à accueillir les personnes atteignant la ville en venant de la Margeride.

Culture[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La dentelle du Puy[modifier | modifier le code]

Dentellière travaillant avec des fuseaux.
Article détaillé : Dentelle du Puy.
Dentellière devant son commerce au Puy, vers 1930.
Publicité pour le Maurin, de Leonetto Cappiello, 1906.



Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

  • La lentille verte du Puy AOC/AOP.
  • La Verveine du Velay. C'est un digestif alcoolisé produit depuis 1859.
  • Le Maurin (Quina), apéritif issu de la macération de cerises, d'amandes douces et de quinquina dans du vin, depuis 1884.Apéritif rendu célèbre grâce à la publicité dessinée en 1906 par l’affichiste Leonetto Cappiello.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes du Roi de l'Oiseau[modifier | modifier le code]

  • Chaque année, la troisième semaine de septembre, sont organisées de grandes fêtes Renaissance dites Fête du Roi de l'Oiseau, en référence à une ancienne tradition (le jeu du papegai) où le vainqueur d'un tir (à l'arc) à l'oiseau devenait pour un an roi de la ville.

Festivals[modifier | modifier le code]

Fête foraine[modifier | modifier le code]

La vogue s'installe place du Breuil tous les ans, de la mi-octobre à la mi-novembre, ce qui fait d'elle « l’une des vogues les plus longues de France. »[41]

Anciennes traditions[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle fut créée au Puy-en-Velay la Confrérie des Cornards, confrérie bachique célébrant le bien-vivre et le bien-manger. La Confrérie partait une fois par an en procession burlesque, jusqu'à Saint-Germain-Laprade, en entonnant sa Chanson des Cornards. La maison de cette confrérie existe toujours : La Maison des Cornards, du XVIIe siècle, au 16 de la rue Chamarlenc, au Puy-en-Velay[42]. On peut encore voir sur le fronton les mascarons de deux cornards, et les inscriptions au-dessus de chacun de ces deux 'cocus' : « voies le cornard rian » et « a que les cornes von bien sur un fron comme le mien ».

Le Puy-en-Velay dans les œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Curial et Guelfe, roman chevaleresque anonyme du XVe siècle, écrit en catalan, dans lequel Le Puy-en-Velay, sous le nom médiéval de Puy-Notre-Dame, est l'un des cadres où se déroule l'action.

Films tournés au Puy-en-Velay[modifier | modifier le code]

  • 1978 : la ville a hébergé le tournage du James Bond, Les diamants sont éternels.[réf. nécessaire]
  • 1995/96 : Le Secret de Saint-Junien de Christiane SPIERO, avec notamment Caroline TRESCA, Grace de Capitani, André VALARDY, Luc THUILLIER. Le téléfilm est principalement tourné sur la commune de Rosière, de nombreux ponots ont été sollicités afin de faire simple figurants ou effectuer de petits rôles (BONNARDELLE Justine, EXBRAYAT Maëlle, Medhi...)
  • 2005 : Saint-Jacques… La Mecque de Coline Serreau (ville, gare, basilique)
  • 2005-2009 : Kaamelott, série d'Alexandre Astier. La série se rend plusieurs fois au Puy-en-Velay pour y tourner les images du Roi Arthur, sortant son épée Excalibur du rocher où elle se trouve emprisonnée.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Sentiers de grande randonnée (GR)[modifier | modifier le code]

Le Puy-en-Velay est le départ de plusieurs sentiers de grandes randonnées (GR) :

La commune est aussi traversée par un GR :

  • le GR 3, qui suit le trajet du fleuve de la Loire dans son intégralité.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Les 15 km internationaux du Puy, est une course qui se déroule tous les ans, le 1er mai. Des courses plus courtes se déroulent en début d'après-midi pour les enfants et adolescents.

Équipes sportives[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Liste cronologique, non exhaustive)

La Statue Lafayette du XIXe siècle, boulevard Saint-Louis.
Maison natale de Jules Vallès, Place de la Platrière.
  • Jules Vallès (de son vrai nom : « Jules Vallez », qu'il ne transformera en « Vallès » que lorsqu'il se mettra à écrire), né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 11 juin 1832 et décédé à Paris le 14 février 1885, est un journaliste, écrivain et homme politique français. Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il est un des élus de la Commune de Paris. Condamné à mort, il dut s'exiler à Londres (de 1871 à 1880).
  • Joseph Rumillet-Charretier, (1833-1916). Né le 3 juillet 1833 à Champagneux (Savoie), mort le 27 octobre 1916 à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire). Député de la Haute-Loire de 1885 à 1889. Apothicaire, industriel, inventeur de la Verveine du Velay (aujourd'hui Pagès, du nom d'un cousin de son épouse, Eulalie Charretier)
  • Courtol, (1834-1902), chasseur de vipères.
  • Aimé Giron, (1836-1907), avocat au Puy, écrivain et homme de lettres.
  • Émile Reynaud, (1844-1918), dont la famille est originaire du Puy-en-Velay, s’y installe pendant plusieurs années et y proposera, en 1875, des conférences de vulgarisation scientifique avec projections lumineuses. Celles-ci obtiendront un beau succès auprès de la population locale.
  • Charles Dupuy, (1851-1923), homme politique français, président du Conseil à plusieurs reprises sous la IIIe République, et dont une avenue de la ville porte le nom.
  • Marie Émile Fayolle, (1852-1928), maréchal de France.
  • Charles Maurin, (1856-1914), peintre et graveur français
  • Charles Cottet, (1863-1925), artiste peintre, né dans la commune.
  • Victor Constant, (1869-1953), parlementaire puis membre du Conseil national de Vichy.
  • Louis Germain-Martin (1872-1948), homme politique.
  • Gabriel Moiselet (1885-1961), artiste peintre, né dans la commune.
  • Charles Massot (1894-1915), champion de France d'athlétisme (5000 mètres), mort à la première guerre mondiale en Turquie ; le stade de foot de la ville porte le nom : le Stade Charles Massot.
  • Paul Antier (1905-1996), homme politique français, ministre, député, maire et conseiller général sous la IIIe et la IVe République.
  • Simone Weil (1909-1943), philosophe française, qui obtient son agrégation de philosophie en 1931 et commence sa carrière d’enseignante dans un lycée du Puy ; solidaire des syndicats ouvriers de la ville, elle se joint au mouvement de grève de l'hiver 1931-1932 contre le chômage et les baisses de salaire, ce qui provoque un scandale. Un autre lycée du Puy porte aujourd'hui son nom, le lycée où elle exerçait étant maintenant une école élémentaire (l'école Michelet).
  • Maurice Yvan Sicard (1910-2000), journaliste, écrivain, secrétaire du Parti Populaire Français de Jacques Doriot. Son nom de plume était Saint-Paulien.
  • Roger Priouret (1913-2000), journaliste
  • Philippe Kaeppelin, né en 1918 au Puy-en-Velay, et décédé en 2011, artiste plasticien français, sculpteur, peintre, d'art liturgique et d'art profane ; habitait pour la moitié du temps au Puy-en-Velay
  • Robert Pandraud 1928 - 2010, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, chargé de la Sécurité 1986 - 1988, député 1988 - 2007
  • René Privat (1930-1995), coureur cycliste
  • Michel Peyrelon (1936-2003), comédien - 125 films et téléfilms (Les valseuses, Dupont-Lajoie, Adieu Poulet,...)
  • Jean-Claude Risset (1938), compositeur et spécialiste d'informatique musicale
  • Pierre Aidenbaum, né en 1942, maire du Troisième arrondissement de Paris
  • Jean-François Collange, né en 1944, théologien et universitaire français
  • Francis Graille, né en 1955, président du club de football du Lille OSC en 2001-2002, puis président-délégué du Paris Saint-Germain.
  • Grégory Coupet, né en 1972, footballeur (gardien de but de l'ASSE, Lyon, PSG... et sélectionné en équipe de France).
  • Hervé Pouchol, né en 1959, journaliste et producteur Tv (TF1)
  • Sidney Govou, né en 1979, footballeur (Lyon, Evian TG, sélectionné en équipe de France).
  • Bruno Julliard, né en 1981, ancien président de l'UNEF et responsable du Parti socialiste.
  • Julien Malzieu, né en 1983, joueur de rugby (AS Monferrandaise, sélectionné en équipe de France).
  • Marion Bartoli, née en 1984, joueuse de tennis, 7e mondiale, vainqueur du tournoi de Wimbledon 2013 et membre de l'équipe de France de Fed Cup
  • Arnaud Pic, né en 1985, joueur de rugby à XV (Finaliste du championnat de France en 2007 et 2008 avec Clermont, Vainqueur du challenge européen en 2007 avec Clermont-Ferrand, Champion du monde Universitaires à sept)
  • Jérémie Malzieu, né en 1988, joueur de rugby (RC Vannes, sélectionné en équipe de France à VII).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Changement de nom par décret du 10 mars 1988
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008.
  3. Étymologie 'Podium' et 'Puy', dans Monde primitif, analisé et comparé avec le monde moderne de Antoine Court de Gébelin, 1787.
  4. Confer article Wikipédia occitan : Puèi de Velai
  5. DIR Massif Central : RN88 Contournement du Puy-en-Velay
  6. TER SNCF Auvergne
  7. Aéroport Le Puy-en-Velay Loudes
  8. a et b La route de l'étain
  9. a et b Les chemins du Roux
  10. Entre les communes du Roux et de Saint-Cirgues-en-Montagne, la route départementale D160 emprunte aujourd'hui le tunnel du Roux
  11. Jean Gagnepain, Préhistoire du Verdon : Alpes de Haute-Provence et Var, des origines à la conquête romaine, Édisud et Parc naturel du Verdon, Aix-en-Provence, 2002. ISBN 2-7449-0347-7, p. 76.
  12. Inrap rapport d'activité 2006 p. 20
  13. Cubizolles 2005, p. 22-23.
  14. La Tour Pannessac, site des Monuments Historiques, sur Culture.gouv.fr., consulté le 12 novembre 2013.
  15. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  16. a et b Article La Montagne, 01 décembre 2012.
  17. Louis Régis ROME, consulté le 30 avril 2014.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. Les établissements, sur le site de l'Académie de Clermont-Ferrand.
  21. Liste des paroisses du Puy sur le site du Diocèse.
  22. Le Temple, sur le site de L'Église protestante unie de France.
  23. Article du journal Le Progrès, du 25 mars 2014 (édition en ligne) ou du 26 mars 2014 (édition papier) ; consulté ce même jour.
  24. Galerie photos de la mosquée du Puy, sur le site des Musulmans du Puy. consulté le 11 novembre 2013.
  25. « Un nouveau lieu de culte musulman inauguré au Puy. », article du journal La Montage, du 02 juillet 2012., consulté le 11 novembre 2013.
  26. Article sur la Foire de la Toussaint 2013, journal La Montagne, du 02/11/2013 ; consulté le 28 novembre 2013.
  27. Site du FEVA.
  28. L'hôtel de ville du Puy-en-Velay, sur le site des Monuments Historiques, de culture.gouv.fr.
  29. Le théâtre, sur le site des Monuments Historiques, de Culture.gouv.fr.
  30. a et b Historique du théâtre, sur son site.
  31. Histoire et présentation du jardin Vinay, sur le site de la ville du Puy-en-Velay., consulté le 12 novembre 2013.
  32. La fontaine du Plot, sur le site des Monuments Historiques.
  33. La fontaine des Tables, sur le site des Monuments Historiques.
  34. La fontaine Crozatier, sur le site des Monuments Historiques.
  35. « Le Musée est en cours de rénovation. » article, sur le site de la ville du Puy-en-Velay., consulté le 12 novembre 2013.
  36. Site du Festival Court mais bon.
  37. Site du Festival 'Les Musicales'
  38. Site du Festival Interfolk.
  39. Site du Festival des Nuits Basaltiques.
  40. a et b Liste des lieux de concerts, sur le site du Festival de La Chaise-Dieu.
  41. Article sur la fête foraine 2013, sur le site de la ville du Puy-en-Velay.
  42. La Maison des Cornards, sur Histoire Locale.fr, consulté le 10 décembre 2013.
  43. La Statue Lafayette, sur le site des Monuments Historiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cubizolles, Le Diocèse du Puy-en-Velay : Des origines à nos jours, Nonette, éditions Créer,‎ 2005 (ISBN 2848190302 et 9782848190303), p. 380-382.
  • Daniel Fruman, Le Trésor brodé de la cathédrale du Puy-en-Velay - Chefs-d'œuvre de la collection Cougard-Fruman, Albin Michel, 2010 (ISBN 978-2-226-18191-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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