Pyrénées-Atlantiques

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Pyrénées-Atlantiques
Image illustrative de l'article Pyrénées-Atlantiques
Pyrénées-Atlantiques
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Pau
Sous-préfecture(s) Bayonne
Oloron-Sainte-Marie
Président du
conseil général
Georges Labazée (PS)
Préfet Pierre-André Durand
Code Insee 64
Code ISO 3166-2 FR-64
Démographie
Population 656 608 hab. (2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Superficie 7 645 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 6
Cantons 52
Intercommunalités 35
Communes 547

Le département des Pyrénées-Atlantiques, anciennement département des Basses-Pyrénées, est un département français situé à l'extrême sud-ouest du territoire de la France métropolitaine, dans la région Aquitaine. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 64.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le département a été créé sous le nom de département des Basses-Pyrénées à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la province du Béarn (incluant la Basse-Navarre) et des terres gasconnes du Labourd de la Soule, de Bayonne et de Bidache ainsi que de quelques paroisses du Soubestre rattachés administrativement à la subdélégation de Saint-Sever. Le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule forment les trois provinces du Pays basque français.

On peut noter la présence de deux enclaves des Hautes-Pyrénées regroupant cinq communes dans l'est du département.

Le département prend le nom de Pyrénées-Atlantiques par décret du 10 octobre 1969[1] car les habitants du département trouvaient le terme de Basses-Pyrénées réducteur par rapport au département des Hautes-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le département des Pyrénées-Atlantiques fait partie de la région Aquitaine. Il est limitrophe des départements des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées, ainsi que de l'Espagne (communauté autonome d'Aragon, communauté forale de Navarre, communauté autonome basque). Il est bordé à l'ouest par le golfe de Gascogne ou de Biscaye (côte Basque). La chaîne des Pyrénées traverse le département d'est en ouest du col d'Aubisque à l'embouchure de la Bidassoa.

Climat[modifier | modifier le code]

Carte topographique des Pyrénées-Atlantiques

Les Pyrénées-Atlantiques connaissent une variation d'altitude de près de 3 000 mètres entre les points le plus bas et le plus élevé.

On rencontre donc plusieurs types de climat. La température moyenne du département s'abaisse depuis les plaines jusqu'aux sommets les plus élevés, où il peut neiger à toute période.

La température dite normale est celle des plaines : elle est exceptionnellement douce. Le climat girondin a plusieurs caractéristiques :

  • faibles écarts de température
  • douceur
  • fréquence des pluies.
Article détaillé : Climat des Pyrénées-Atlantiques.

Économie[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas y avoir de nom particulier pour désigner les habitants des Pyrénées-Atlantiques. La partie occidentale est principalement habitée par les Basques et la partie orientale par les Béarnais, qui depuis la Révolution et la création du département partagent le même département. Cependant, de 1790 à 1969, les habitants étaient appelés Bas-Pyrénéens.

Évolution démographique du département
1801 1806 1811 1821 1826 1831 1836 1841 1846
355 573 382 575 383 502 399 474 412 469 428 401 446 398 451 683 457 832
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
446 997 436 442 436 628 435 486 426 700 431 525 434 366 432 999 425 033
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
423 572 426 347 425 817 433 318 402 981 414 556 422 719 413 411 415 797
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
420 019 466 038 508 734 534 748 555 696 578 516 600 197 636 849 656 608
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
(Sources : 1811[2] ; Splaf : 1801-1954 (sauf 1811)[3] ; Insee : 1968-1999[4], 2006[5], 2011[6].)


Agglomérations urbaines[modifier | modifier le code]

L'hôtel du département en contrebas du boulevard des Pyrénées à Pau

Les Pyrénées-Atlantiques rassemblent 547 communes pour une population municipale de 656 608 personnes au recensement de 2011.

Au 1er janvier 2011[6], Pau est la commune la plus peuplée du département avec 79 798 habitants, soit 12,2 % de la population du département. Viennent ensuite trois communes de plus de 20 000 habitants (Bayonne, 44 331 - Anglet, 38 581 et Biarritz, 25 903, soit 16,6 % de la population), et sept de plus de 10 000 habitants (Hendaye, 15 976 - Billère, 13 343 - Saint-Jean-de-Luz, 12 960 - Lons, 12 304 - Orthez, 10 886 - Oloron-Sainte-Marie, 10 854 et Lescar, 10 030, soit 13,2 % de la population).

11,3 % de la population est rassemblée dans onze communes de plus de 5 000 habitants : Urrugne, 8 946 - Boucau, 7 801 - Jurançon, 7 037 - Mourenx, 6 998 - Ciboure, 6 864 - Cambo-les-Bains, 6 577 - Bidart, 6 296 - Ustaritz, 6 226 - Hasparren, 6 139 - Saint-Pée-sur-Nivelle, 5 865 et Gan, 5 481.

24,6 % de la population vit dans 79 communes comprises entre 1 000 et 5 000 habitants. Avec moins de 1 000 habitants, les 446 autres communes rassemblent 22,2 % du total recensé au 1er janvier 2011. Parmi les 40 communes de moins de 100 habitants, les trois communes les moins peuplées sont Mouhous et Ossenx (41 habitants) et Tabaille-Usquain (32 habitants).

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Le français est la langue officielle, comme dans le reste du territoire français.

Les langues autochtones sont au nombre de deux :

  • Béarn flag.svg
    Le gascon, dialecte de la langue occitane, est parlé dans le Béarn ainsi que dans certaines communes basques proches de la limite linguistique (comme Arancou, Bergouey-Viellenave, Gestas...) ainsi que dans l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz (dans laquelle le basque est de nos jours beaucoup plus présent) et le Bas-Adour (Bidache, Came, Urt). On peut signaler aussi, à titre de curiosité, le cas de Labastide-Clairence, enclave gasconophone en territoire bascophone. Le gascon est enseigné dès la maternelle dans les calandretas et dans des écoles publiques. Les parlers gascons des Pyrénées-Atlantiques, qui reçoivent divers noms selon les locuteurs (béarnais, gascon, occitan...), appartiennent tous au gascon.
  • La langue basque dans les Pyrénées Atlantiques
    Le basque (euskara en basque) est parlé dans les villages du Pays basque français et dans la commune béarnaise d'Esquiule. La signalisation routière est bilingue. Il existe également des dialectes basques comme le souletin qui est parlé en Soule ainsi que le navarro-labourdin. Le basque enseigné dans les collèges, les lycées et les ikastolak est une forme unifiée de la langue (euskara batua) ; toutefois, les dialectes (surtout le souletin) sont aussi utilisés à l'écrit et enseignés.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le Béarn et le Pays basque français, offrent toutes les spécialités gastronomiques du Sud-Ouest :

Le Béarn a développé quelques spécialités :

La sauce béarnaise n'a rien de béarnais puisqu'elle a été inventée en région parisienne.

Le Pays basque a aussi ses spécialités :

Quant au célèbre jambon de Bayonne, il est commun au Béarn et au Pays basque car il est préparé à proximité des marais salants de l'ensemble du bassin hydrographique de l'Adour. Le fromage ossau-iraty bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, partage aussi cette appartenance commune basco-béarnaise.

On notera aussi le célèbre gâteau russe repris par Artiguarrède, Oloron-Sainte-Marie.

Architecture[modifier | modifier le code]

Les maisons[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Maison basque et Maison béarnaise.

La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe ou etche, car seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison.

Comme l’etxe, la maison basque, la case (ou ostau) béarnaise est la pierre angulaire de l’identité de la famille. La hiérarchie sociale s'établissait sur la base de la « case » transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. Des tuiles plates ou plus fréquemment des ardoises sont présentes sur les toits. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est ainsi sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus.

Au Pays basque comme dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 13,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Pyrénées-Atlantiques dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Politique[modifier | modifier le code]

Certains mouvements politiques locaux de l'ouest du département demandent la partition des Pyrénées-Atlantiques, et donc la séparation administrative en deux départements : le Pays basque français et le Béarn.

Administration[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne l'intercommunalité, le département compte 33 communautés de communes et 3 communautés d'agglomération : la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, l'agglomération Côte Basque-Adour et l'agglomération Sud Pays Basque.

Historique des logos du conseil général[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 10 octobre 1969 portant changement de nom du département des Basses-Pyrénées, JORF no 243 du 16 octobre 1969, p. 10257, sur Légifrance.
  2. Ch. de Picamilh, Statistiques générales des Basses-Pyrénées (tome 2, p. 37), Pau, 1858.
  3. « Historique des Pyrénées-Atlantiques », sur Splaf (Fiches départementales, Pyrénées-Atlantiques, Historique) (consulté le 20 janvier 2013)
  4. « Évolution et structure de la population », sur Insee (consulté le 20 janvier 2013)
  5. « Populations légales 2006 », sur Insee (consulté le 20 janvier 2013)
  6. a et b « Populations légales 2011 », sur Insee (consulté le 13 janvier 2014)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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