Geneviève Fioraso

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Geneviève Fioraso
Geneviève Fioraso en février 2013.
Geneviève Fioraso en février 2013.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
En fonction depuis le 9 avril 2014
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche
16 mai 201231 mars 2014
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Laurent Wauquiez
Successeur Benoît Hamon
Députée de la 1re circonscription de l'Isère
20 juin 200721 juillet 2012
Élection 17 juin 2007
17 juin 2012
Législature XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Richard Cazenave
Successeur Olivier Véran (suppléant)
Biographie
Date de naissance 10 octobre 1954 (59 ans)
Lieu de naissance Amiens (Somme)
Nationalité française
Parti politique PS
Diplômé de anglais, économie

Geneviève Fioraso, née le 10 octobre 1954 à Amiens (Somme), est une femme politique française. Membre du Parti socialiste depuis 1983, elle est députée de la première circonscription de l'Isère depuis juin 2007. Elle est secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Valls, après avoir été ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Ayrault.

Elle a été de 2008 à 2012 adjointe chargée de l'université, de la recherche, de l'économie et des relations internationales de la ville de Grenoble[1] après avoir été adjointe à l’économie, à l'innovation, au commerce et à l'artisanat durant le précédent mandat, et 1re vice-présidente de la Métro, la communauté d'agglomération de Grenoble, chargée du développement économique, de l'industrie, de la recherche et de l'innovation de 2001 à 2012.

Elle a également été de 2003 à mai 2012 présidente-directrice générale de la Sem Minatec Entreprises, plateforme de valorisation industrielle du campus d'innovation Minatec, dédié aux micro et nanotechnologies.

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Née à Amiens en 1954, dernière-née d'une famille de six enfants, elle est la mère de deux enfants (nés en 1979 et 1986)[2]. Son compagnon est Stéphane Siebert[3], directeur délégué de la recherche technologique du CEA[4] et adjoint municipal de la ville de Grenoble chargé du développement durable.

Élève d'hypokhâgne, elle poursuit ses études en faculté et obtient deux diplômes de maîtrise en anglais et en économie.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Elle enseigne ces deux matières durant approximativement trois ans entre 1975 et 1979 à Amiens puis au GRETA auprès de jeunes en difficulté mais abandonne l'enseignement et déménage en Isère, où elle devient alors chargée d’information et responsable de la documentation-presse au cabinet du maire de Grenoble, Hubert Dubedout, avant de devenir en 1983 son assistante parlementaire. En 1987, elle cofonde et devient administratrice d’Agiremploi, une association d’insertion des jeunes. De 1989 à 1995, elle participe à l’équipe de direction d’une start-up du CEA, Corys[5]. De 1999 à 2001, elle fonde et dirige l’Agence régionale du numérique, mise en place par le réseau des villes de la région Rhône-Alpes. De 2001 à 2004, elle entre à mi-temps[6] chez France Télécom où elle est chargée des marchés émergents dans le secteur « Social et santé ». Elle fut également présidente entre 2003 et 2010 de l'IAE de Grenoble et administratrice de Grenoble INP. Elle a enseigné à Sciences Po Paris en 2011.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Elle participe en 1985 à la campagne des cantonales aux côtés de Michel Destot. Celui-ci étant élu maire de Grenoble en 1995, il la sollicite pour être sa directrice de cabinet, où elle suit notamment les dossiers de l’économie et de l’innovation[2]. En 2007, Geneviève Fioraso est élue députée face à Alain Carignon dans la Première circonscription de l'Isère. Elle obtient 63 % des suffrages dans cette circonscription découpée pour Alain Carignon, à la faveur des divisions de la droite grenobloise. À l'Assemblée nationale, elle est membre du Bureau du groupe parlementaire Socialiste, radical, citoyen et divers gauche, membre de la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire et membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, où elle publie deux rapports : en 2008 avec Claude Birreaux sur la "valorisation de la recherche" ; en 2011 sur "la biologie de synthèse : enjeux et propositions"[7]. En 2009, 2010, et 2011, elle est rapporteur pour avis des budgets « industrie », « recherche » et « développement durable ».

Nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault le 16 mai 2012, puis réélue députée le 17 juin 2012, son suppléant Olivier Véran siège à l'Assemblée nationale en raison de l'incompatibilité des fonctions de ministre et de député.

En 2013, elle présente devant le Parlement, la loi d'orientation pour l'enseignement supérieur et la recherche, première loi commune à ces deux sujets. Promulguée le 22 juillet 2013[8] elle prévoit notamment le regroupement des établissements d'enseignement supérieur en Communauté d'universités et d'établissement, la simplification et le décloisonnement du paysage de la recherche, la mise en place d'une spécialisation progressive en licence dans le cadre du programme Bac-3/Bac+3. Cette loi vise également à améliorer l'orientation des étudiants, en permettant un accès privilégié aux IUT pour les bacheliers technologiques, et aux STS pour les bacheliers professionnels.

En 2014, elle soutient la proposition de loi pour le développement et l'encadrement des stages, qui prévoit d'interdire les stages hors-cursus et offrir de nouveaux droits aux stagiaires.

Malgré une pétition critiquant son bilan et réunissant plus de 7 000 universitaires[9], elle est nommée, le 9 avril 2014, dans le gouvernement de Manuel Valls, secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Benoit Hamon[10].

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Geneviève Fioraso, Ministre de la Recherche », La Recherche, mai 2012, consulté sur www.larecherche.fr le 18 mai 2012.
  2. a et b le blog personnel de Geneviève Fioraso, consulté le 26 septembre 2012.
  3. Belleret C., « La toute puissante « CEA connexion », Nouvel Obs, cahier spécial Grenoble, 21 juin 2012.
  4. Stéphane SIEBERT, interview Twideco TV à l'université d'été du Medef 2009, Le Post, le 14 octobre 2009, consultée le 21 septembre 2012.
  5. « Geneviève Fioraso est la nouvelle ministre de la Recherche », La Recherche, 18 mai 2012.
  6. « Geneviève Fioraso », Les Échos, 5 novembre 2003.
  7. Rapport de Geneviève Fioraso "biologie de synthèse" (OPECST)
  8. Loi du 22 juillet 2013
  9. « Fioraso se met à dos près de 7 000 universitaires et chercheurs », Libération, 8 avril 2014.
  10. Décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, JORF no 0085 du 10 avril 2014, p. 6560.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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