Épinal

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Épinal
Vue de la Moselle la nuit.
Vue de la Moselle la nuit.
Blason de Épinal
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges (préfecture)
Arrondissement Épinal (chef-lieu)
Canton Chef-lieu d'Épinal-Est et d'Épinal-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Michel Heinrich
2014-2020
Code postal 88000
Code commune 88160
Démographie
Gentilé Spinaliens
Population
municipale
32 734 hab. (2011)
Densité 553 hab./km2
Population
aire urbaine
88 573 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 28″ N 6° 27′ 04″ E / 48.1744, 6.4512 ()48° 10′ 28″ Nord 6° 27′ 04″ Est / 48.1744, 6.4512 ()  
Altitude Min. 315 m – Max. 492 m
Superficie 59,24 km2
Localisation

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Liens
Site web www.epinal.fr

Épinal est une commune française, préfecture du département des Vosges dans la région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Spinaliens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Moselle au centre-ville.

Dans le sud de la Lorraine, à proximité de la Belgique, du Luxembourg, de l’Allemagne et de la Suisse, Épinal bénéficie d’une situation privilégiée au cœur de l’Europe, aux confins de la Banane bleue. Épinal est située à 380 km à l’est de Paris, 70 km au sud de Nancy, 135 km au sud-ouest de Strasbourg et 81 km au nord-ouest de Mulhouse.

  • Épinal est traversée par la Moselle. La ville se trouve dans un couloir creusé par cette dernière dans les couches de grès vosgien reposant sur le soubassement granitique du massif des Vosges. Le granite clair porphyroïde affleure au fond de la vallée de la Moselle. La largeur de la vallée est d’environ 750 m.
  • La ville est entourée de plateaux plus ou moins arrondis avec une pente relativement marquée notamment sur la rive droite. La pente est parfois échancrée par des vallées secondaires comme la rue Saint-Michel et le faubourg d’Ambrail au nord. L’altitude au niveau de la Moselle au centre de la ville est de 324 m. À l’ouest (rive gauche), les plateaux s’élèvent jusqu’à une altitude de 360 à 440 m et pour l’est (rive droite), ils atteignent une altitude de 360 à 470 m. La vallée de la Moselle s’élargit rapidement en aval de la ville.
  • Le cadre est verdoyant, les forêts de résineux et de hêtres des plateaux sont visibles du centre-ville.
Localisation départementale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Épinal
Golbey Golbey
Dogneville
Jeuxey
Deyvillers
Chantraine Épinal Aydoilles
La Baffe
Renauvoid
Uriménil
Dounoux
Dinozé
Archettes
Dinozé

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique d'Épinal
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2 −1,3 0,8 3,2 7,1 11 12,7 12,3 8,8 6 2,1 −1 5
Température moyenne (°C) 1,2 2,6 5,7 9,2 13,1 16,9 18,7 18,2 14,5 10,9 5,6 2 9,9
Température maximale moyenne (°C) 4,4 6,5 10,6 15,2 18,9 22,8 24,6 24 20,2 15,7 9,1 4,9 14,7
Record de froid (°C)
date du record
−18,9
1987
−17,1
1991
−17,8
2005
−7,5
2003
−1,6
1989
0,9
2006
5
1986
2,6
1998
−0,6
1987
−6,7
1997
−13,6
1998
−18,8
2001
Record de chaleur (°C)
date du record
17,4
1999
18,9
1990
23,8
1998
27,6
1993
31
2009
34,7
2003
35
2006
38
2003
29,8
1999
26,5
2009
22,5
1995
17,8
1989
Nombre de jours avec gel 20 17 14 6 1 0 0 0 0 3 11 17 89
Ensoleillement (h) 86,8 82,6 125,4 178,7 190 230,3 226,5 193,7 171,2 125,1 64,3 59,8 1 734,4
Précipitations (mm) 59,3 67,8 76,5 67,7 80,3 80,8 80,1 73,9 84,3 83,2 77,1 92,7 923,7
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
41,4
1994
35,4
1997
31,6
1999
37,4
2005
34,6
2008
45,2
1997
35
2000
42
1992
88
2006
72
2006
62,2
1996
62
1989
88
2006
Nombre de jours avec neige 5 5 3 2 0 0 0 0 0 0 3 6 24
Nombre de jours d'orage 0 1 1 1 5 4 4 4 2 1 0 0 23
Source : Météociel et la météo.org - Station météo d'Épinal[1],[2] et Relevés 1986-2010[3]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Située au cœur de l'Europe, le long de la vallée de la moyenne Moselle, à la croisée des chemins commerciaux, industriels et touristiques, au carrefour de l'Allemagne, de la Belgique, du Luxembourg et de la Suisse, Épinal bénéficie d'une très bonne desserte en matière de voies de communication permettant un accès facile et rapide à toutes les grandes villes européennes.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La RN57 dans l'agglomération spinalienne.

Véritablement au cœur du réseau routier départemental, Épinal dispose d'une desserte nord-sud (RN 57 / E23) la situant à 75 km (40 min) de Nancy, 130 km (1h15) de Metz et ouvrant l'accès tant à l'Europe du Nord (A31) qu'à la Franche-Comté, l'Alsace et la Suisse (RN 66).

Dans le sens est-ouest, la ville bénéficie également d'un accès privilégié à l'Ouest vosgien grâce à la RD166 doublée. Un projet est actuellement porté par le Conseil général pour doubler la RD 46 depuis Épinal en direction de l'Alsace et de Saint-Dié-des-Vosges (Y vosgien). En effet, l'évolution du trafic entre Épinal et Rambervillers - passé de 6180 à 8160 véhicules par jour (soit une progression de 32 %) entre 1994 et 2004 - fait que le Conseil Général des Vosges a choisi de concentrer prioritairement ses moyens sur cette section de l'axe est-ouest. Un nouvel échangeur avec la RN57 devrait également voir le jour sur le secteur de La Voivre à Épinal pour raccorder cette nouvelle voie mais la suppression envisagée de l'échangeur actuel de Jeuxey est contesté par la population à cause des nombreux flux locaux sur le secteur (zones commerciales).

La RN 57 sur le secteur de l'agglomération spinalienne sert également de rocade est. Plus de 31 000 véhicules (dont 12,7 % de poids lourds) y circulent quotidiennement (chiffres de 2004). La RD166A quant à elle supporte le trafic nord. À long terme, un projet de rocade sud / sud-ouest pour l'agglomération est projeté pour créer une vraie rocade complète de transit.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Depuis l'arrivée du TGV Est Européen le 10 juin 2007, Épinal est désormais à 2 h 20 de Paris avec 2 allers-retours. Parallèlement, dans le cadre d'un partenariat avec les collectivités territoriales, la création d'un pôle d'échanges multimodal pour faciliter les déplacements et les transferts entre les différents modes de transport a vu le jour. De plus, depuis 2008, l’Association pour la Liaison de la Lorraine et du Nord Franc Comtois au TGV Rhin Rhône présidée par le député-maire d'Épinal Michel Heinrich, œuvre pour que le projet d’électrification de la ligne ferroviaire Épinal-Belfort prenne corps (les liaisons vers la Franche-Comté et le sud Alsace étant pour l'heure de médiocre qualité). L’électrification de la ligne permettrait de relier le TGV Est au TGV Rhin-Rhône. Cette ouverture du sud Lorraine offre de nouvelles perspectives pour de nombreux voyageurs et des enjeux économiques et sociaux importants. Le Luxembourg et les villes du Sillon Lorrain (Thionville, Metz, Nancy, Épinal) pourraient ainsi être reliées au bassin lyonnais et au Grand Sud ; Épinal serait par exemple à 1 h 56 de Lyon.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Imagine (réseau de transport).
Un des bus du réseau Imagine.
Bus 
Le transport en commun urbain est assuré par le Syndicat Intercommunal des Transports de l'Agglomération Spinalienne (SITAS) sous le nom commercial Imagine. Contrairement à d'autres villes, les lignes du réseau Imagine ne relient pas les quartiers de l'agglomération entre eux, mais forment un réseau en toile d'araignée reliant quelques communes limitrophes à partir du centre-ville spinalien : Golbey, Chantraine, Dinozé et Jeuxey. La totalité des bus transitent par un pôle d'échange, situé place des 4 Nations, ce qui sous-entend que toutes les lignes desservent le centre-ville. Le réseau Imagine comprend :
  • 7 lignes sur lesquelles circulent des bus de 6h00 à 20h30 tous les jours de la semaine et les week-ends avec une fréquence réduite le dimanche et les jours fériés.
  • du transport à la demande sur l'ancienne commune de Saint-Laurent.
  • un service de transport de personnes à mobilité réduite (PMR) appelé Cap'Imagine et effectué à l'aide de 2 minibus spécialement aménagés.
  • un parking relais P+R à l'entrée Est de la ville, à côté du centre des congrès.

L'exploitation du réseau Imagine est confiée par le SITAS à une société privée (Keolis Épinal, filiale de Keolis) dans le cadre d'un contrat de délégation de service public opérationnel depuis le 1er janvier 2012.

Les projets à venir en 2012 seront notamment la mise en place d'un système d'information en temps réel dans tous les véhicules du réseau et ainsi qu'aux principaux arrêts, la requalification de la Place des 4 Nations en un pôle d'échanges central pour toutes les lignes du réseau, et exclusivement réservé aux bus et aux piétons, et la poursuite du développement du réseau dans l'agglomération Spinalienne.

Une des navettes gratuites de centre-ville.
Navette 
Un service de navette entièrement gratuite a été mis en place pour relier le grand parking gratuit du Champ de Mars (2000 places) au centre-ville en moins de 5 minutes. La navette fonctionne du lundi après-midi au samedi, de 8h45 à 12h30 et de 13h45 à 19h30, avec une fréquence de 10 minutes.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

De nombreuses pistes cyclables ont été aménagées en quelques années en centre-ville par la ville et la communauté de communes Épinal-Golbey. Le réseau de pistes cyclables est destiné aux trajets domicile-travail et fréquenté avant tout pour le loisir. Une grande piste permet de rejoindre le Port au réservoir de Bouzey (15 km). La ville a également mis en place une agence de location de bicyclettes au Port (Vélo Bleu).

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des travaux réalisés au port au début des années 2000, un effort tout particulier a été fait à destination des plaisanciers. C'est 32 points d'amarrage avec bornes d'eau et d'électricité qui sont en service. Les sanitaires sont à leur disposition à la capitainerie. La fréquentation du port est en hausse croissante ces dernières années. Le port d'Épinal est relié au Canal de l'Est.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

  • L'aéroport d'Épinal-Mirecourt (33 km) accueille une société spécialisée dans les vols d'affaires en France et en Europe. Son activité se repartit entre les vols d'affaires, les vols charters, l'aviation privée et les vols d'entraînement (formation des équipages civils et militaires). Épinal se situe également à une heure de l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine régional et à deux heures des aéroports internationaux de Basel-Mulhouse-Fribourg et de Luxembourg.
  • Depuis 1921 Épinal possède également un petit terrain d'aviation doté d'une piste de 700 mètres en herbe. L'aérodrome est situé juste au nord de l'agglomération, sur la commune de Dogneville. L'aéro-club vosgien est un aéro-club lorrain évoluant sur le site.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Épinal est clairement divisée en deux pôles, de part et d’autre de la Moselle. Rive droite ou quartier historique (hôtel de ville, palais de justice, marché, théâtre, basilique, préfecture, conseil général, restaurants, cinéma) et rive gauche (commerces, musée, gares) ou nouvelle ville. Chacun de ses deux pôles ont pour centre une place forte. La place des Vosges à droite, et la place des Quatre-Nations à gauche.

La mairie définit dix quartiers.

Rive Droite[modifier | modifier le code]

Ce quartier a plus de mille ans. C’est le berceau de la cité, son cœur historique : le château, la basilique, le marché — au milieu de la deuxième moitié du Xe siècle — ont été les facteurs déterminants de l’implantation réussie d’Épinal sur la rive droite de la Moselle. Ce quartier est aujourd’hui le quartier du passé reconquis. Le dégagement des anciennes murailles de la « ville aux cent tours », les fouilles entreprises sur le site du château, la pose de plaques rappelant les noms anciens des rues ou l’histoire de tel ou tel bâtiment, la réouverture en 2004 du Musée du Chapitre, constituent un important effort collectif pour retrouver les racines sous les décombres de l’Histoire.

Rive Gauche[modifier | modifier le code]

Une ferme sur l’île était bâtie au Xe siècle, lors de la naissance de la ville : Rualménil, la maison sur la rivière. Du rail à la Moselle, le quartier rive gauche s’étire entre le fer et l’eau, de la Magdeleine au Champ du Pin. L’île exceptée (« la petite ville »), c’est le tableau de Nicolas Bellot hors les murs : le quartier du quai des Bons-Enfants où trouvaient à s’héberger les voyageurs qui ne pouvaient entrer dans la ville (ce fut le cas de Montaigne en 1580 !) ; le quartier du chemin contournant la cité, pour les Princes jugés indésirables par les Bourgeois.

Le Plateau de la Justice[modifier | modifier le code]

L’image de la ville nouvelle qui domine la Moselle a pris le pas sur le passé dans la conscience collective spinalienne. Le plateau tire son nom des « bois de justice » où se pratiquait l’exécution des condamnés qui y montaient jusqu’en 1791 par l'impasse des Peignes perdus en y traversant la maison du bourreau. Ils devaient patienter sur le chemin des Patients avant d'être exécutés. Il a vécu une vie agricole jusqu’à la fin des années 1950. Après la construction du quartier de la Vierge, l’expansion de la ville était telle qu’il a fallu trouver une vaste zone de construction. Le projet de ZUP a nécessité de longues négociations — et parfois des expropriations — avec une centaine de propriétaires qui possédaient les 55 hectares concernés. Dix milliards de francs (valeur 1965) ont été investis pour la construction d’environ 1000 logements.

Le Saut-le-Cerf[modifier | modifier le code]

500 en 1947, 1000 en 1949 : le Saut-le-Cerf compte plus de 4400 habitants en 1999. C’est dire que les terres jadis agricoles de l’endroit (il reste encore une ferme en exploitation) ont été l’un des théâtres de l’expansion d’Épinal. L’un des tout premiers peuplements résulte de l’implantation de nombreux baraquements de sinistrés à la suite des tragiques bombardements de la dernière guerre : un peu de l’âme du centre habitera toujours ces marches de la ville.

La Vierge[modifier | modifier le code]

C’est le quartier de la « Quarante-Semaine », nom donné en référence à la durée de la terrible peste de 1635, qui a vu plusieurs centaines de Spinaliens mourir dans des loges (baraques) de la vallée de Bonnefontaine, laissant la communauté exsangue. Vers le milieu du XVIIe siècle, la découverte d’une Vierge, minuscule statuette en bois, donne son nom à la colline. À la fin du XIXe siècle, on décide de déboiser l’endroit pour y construire trois casernes (Dorsner, Varaigne et Bonnard). Le quartier compte 1500 habitants en 1900, 1913 en 1999.

Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Quartier morcelé par les vallons successifs, et par le chemin de fer en patte d’oie, Saint-Laurent et le Vieux Saint-Laurent comprennent de nombreux lieux-dits, habités par « une part non négligeable de la population non agglomérée de la ville ». Ces lieux-dits ont pour noms souvent poétiques : Humbertois, le Champ-de-Damas, Genauféte, le Bambois (avec ses 490 mètres, il est le point culminant des hauteurs qui environnent Épinal), Bésonfosse, la Croix-Rouge, le Bouffrot, Bénaveau (et la mythique fontaine des Trois Soldats : Demarue, Saulus, Diez), la Taviane, le Guintôt, les Neuves-Granges, etc.

Le Champ du Pin[modifier | modifier le code]

Dans une anse de la Moselle, sur la rive gauche, le Champ du Pin a longtemps été le point extrême sud de la ville, jusqu’à la fusion de la commune de Saint-Laurent en 1964. Après avoir servi de cadre aux manœuvres militaires à partir de la fin du XVIIIe siècle, son urbanisation s’est réalisée parallèlement aux implantations industrielles d’après 1870. On y construisit les sept plus grandes usines que compta Épinal, parmi lesquelles la manufacture de tissus imprimés, les filatures et tissages, l’atelier de gravure sur rouleaux en cuivre destinée à l’impression des tissus. Il fut longtemps le cœur ouvrier de la cité.

Ouest[modifier | modifier le code]

Implanté entre le territoire de la commune de Chantraine et le chemin de fer, ce quartier est né pour ainsi dire avec le rail, à la fin des années 1850.Les premiers bâtisseurs ont élevé leurs maisons dans les vergers et les jardins, il est encore aujourd’hui imprégné du caractère champêtre de ses origines. Étendu de part et d’autre d’une importante voie de pénétration de la ville (la rue Notre-Dame-de-Lorette), il a été investi par des personnes souvent modestes, cheminots et petits rentiers, ayant construit pierre à pierre la maison qui était l’aboutissement d’une vie de travail. À partir de 1890, les casernes y ont occupé une immense place, dans l’espace et dans la vie sociale, jusqu’au départ des troupes et la destruction des bâtiments en 1998.

Est[modifier | modifier le code]

Ancré sur le tapis vert situé entre l’éperon du parc du château et la voie de contournement, ce quartier Est fut longtemps le "no man’s land" spinalien. Aujourd’hui, les terres vierges de Poissompré, de Razimont, de la Colombière, sont presque complètement urbanisées : dus essentiellement à l’initiative des promoteurs, des lotissements y sont sortis de terre comme autant de petits villages.

Sud-Est[modifier | modifier le code]

Le terme « quartier » désigne usuellement une partie urbanisée d’une ville. Difficile, il y a vingt ans, de définir ainsi la zone Sud-Est d’Épinal ! Mais il avait bien fallu rassembler sous ce vocable les lieux-dits disséminés sur ce territoire couvrant près de la moitié de la commune : le moins peuplé des quartiers en est le plus étendu (287 habitants en 1999 sur plus de 2 600 ha). Regroupant des endroits portant des noms aussi évocateurs que Saint-Oger, Bénifontaine, Prefoisse, Malgré-Moi, Pré-Serpent, Calotine, Grande-Mouche, ce quartier s’organise autour de deux rubans urbanisés, la Tranchée de Docelles et la route d’Archettes, reliés par le nœud d’Uzefaing.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, la municipalité s'est lancée dans un vaste programme de transformation du centre-ville en liaison avec le PDU (Plan de Déplacements Urbains) approuvé par la commune en 2000.

Projet de boucle de contournement de l'hyper centre.

D'abord entamés avec la rénovation de la rue des États-Unis et de la rue des Minimes, puis par la construction d'une nouvelle passerelle et de la rénovation complète de l'ancien Marché Couvert et de ses abords, les travaux ont ensuite visé le ré-aménagement des places de la ville et de ses rues : place de la Chipotte, place Stein, place Pinau, quais de Contades et Sérot, quais Ferry et Lapicque. Le secteur de la gare SNCF s'est vu également complètement restructuré. Les travaux d’aménagement du centre-ville dessinent petit à petit ce que sera la ville d'ici 2020.

L’embellissement du cadre de vie et la dynamisation du centre-ville sont au cœur des projets. Les réaménagements se sont donc accompagnés de différentes réflexions, sur les déplacements doux, l’accessibilité à tous des transports en commun, l’offre de stationnement, et enfin sur le schéma de circulation.

Le parking aérien de la Gare (205 places).

Les préconisations du Plan de Déplacement Urbain ont servi de base de travail, différentes études (comptage de véhicules, identification origine-destination des flux) ont permis de vérifier certaines hypothèses et d’ajuster les propositions.

Concrètement, les axes Victor Hugo/Dutac, la rue de Nancy et Quai des Bons Enfants seront mis en double sens et le sens de la rue des Petites Boucheries sera inversé. Une boucle de contournement du centre-ville sera ainsi constituée pour sortir le transit de l’hyper centre et la Place des Quatre Nations aura une vocation unique de pôle de transports urbains en 2011.

Le centre-ville d'Épinal présente plus de 4 300 places de stationnement en voirie, dont plus des deux tiers sont gratuites. Le stationnement payant est concentré sur l'hyper-centre, avec près de 1 400 places. En limitant dans la durée le stationnement dans ces secteurs, l'objectif est d'assurer la rotation des véhicules pour faciliter l'accès de la clientèle aux commerces et services.

La société Q-Park, qui est chargée du stationnement par délégation depuis 2008, a réalisé une profonde rénovation des parkings en ouvrage (Gare, 205 places ; Marché Couvert, 38 places ; Saint-Nicolas, 410 places) et créé des parkings en enclos : Clemenceau (57 places) et De Lattre (57 places).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un vieux mémoire cité par Dom Calmet nous apprend que le château d’Épinal, un des plus anciens de la Gaule Belgique, dominait une ville au nom de Chaumont, Calmonensis, et qu'il fut détruit ainsi que la ville par les Vandales en 406.

Albéric ou Ambron les fit alors rebâtir, en 431, mais les Barbares les détruisirent à nouveau en 636, de fond en comble.

Si bien qu'on ne vit dans la suite que ronces et épines, d'où le nom de Spinalium qui lui fut donné au Xe siècle par son restaurateur Thierry Ier de Metz.

En lorrain, la ville se nommait Pino.

Histoire[modifier | modifier le code]

Xe siècle : la fondation[modifier | modifier le code]

Gravure de Nicolas Bellot (1626)

Sur une terre qui appartenait à l'ancienne civitas des Leuci, se trouve un promontoire qui surplombe les routes d'eau, nord sud de l'ancienne route de Germanie (voie romaine Metz-Bâle) et un embranchement de la voie Langres-Strasbourg. Thierry Ier évêque de Metz décide de construire sur une des manses de la paroisse de Dogneville un château et un monastère. La manse s’appelait la manse de Spinal, mais la ville recouvrait aussi[4] les terres des manses d'Avrinsart[5] , Grennevo[6], Rualménil[7] et Villers[8]. Il dota l’ensemble d’un marché[9]. Le but de Thierry était de protéger le sud de ses possessions qui était attaqué par les pillards bourguignons. À l’époque, la ville de Remiremont était bourguignonne. Il donna au monastère les reliques de saint Goëry qui se trouvaient dans le monastère messin de Saint-Symphorien. Ces reliques furent l’objet de nombreux pèlerinages ce qui permit l’essor économique de la ville.

Des fouilles archéologiques ont confirmé des traces d'une présence humaine au Xe siècle. Un dépotoir a été retrouvé, ainsi que des traces de clôtures et des latrines.

Le monastère ne fut réellement occupé que sous le règne de son successeur Adalbéron II. L’église et le monastère furent consacrés[10] en l’honneur de saint Maurice et de saint Goëry. Le monastère fut d’abord occupé par les hommes (chanoine) puis rapidement par des femmes bénédictines puis chanoinesses au XIIe siècle. L’occupation initiale par les hommes n’étant d’ailleurs pas totalement avérée.

XVIIe siècle la guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Grand sceau d’Épinal annexé à une charte du 10 septembre 1444 par laquelle les quatre gouverneurs d'Épinal et de Rualmesnil ont confirmé la donation de la ville d'Épinal au roi. Sceau de la ville repris sur une médaille de 1966.

En 1444, la ville d'Épinal faisait encore partie du domaine des évêques de Metz. En septembre, des représentants de la ville, profitent du passage du roi Charles VII à Nancy pour lui offrir la soumission de la ville et lui demander en retour sa protection. L'acte de soumission d’Épinal est daté du 7 septembre 1444[11],[12]. En 1445 Épinal est cédée au duc de Bourgogne pour détourner celui-ci de la Lorraine. Finalement, Épinal sera sous la tutelle du duc de Lorraine.

Le duché de Lorraine[modifier | modifier le code]

Le château d’Épinal au XVIIe siècle. Extrait d’un tableau de Nicolas Bellot représentant la Passion du Christ. L’artiste a symbolisé Jérusalem par le château d’Épinal. Le tableau est exposé dans la basilique Saint-Maurice

Depuis 1466 Épinal appartient au duché de Lorraine. Celui-ci est indépendant depuis le traité de Nuremberg de 1542. À l’intérieur du duché, la ville bénéficie d’un statut de relative autonomie. Elle est administrée par un collège de quatre notables choisis tous les ans. À l’aube du XVIIe siècle, les historiens estiment que la population est d’environ 4 000 habitants. Il y a une activité importante textile parfaitement visible sur le plan peint par Nicolas Bellot en 1626 (tableau original visible dans le musée de la cité des images à côté de l’imagerie, reproduction visible au musée du chapitre). Sur cette peinture on distingue parfaitement le blanchiment sur prés des draps au lieu-dit les Gravots. Il existe également une industrie papetière utilisant les moulins sur le bord de la Moselle (également visible sur le plan Bellot). Le plan montre également le château ainsi que les remparts qui protègent la ville. La ville connaît dans la première partie du siècle une certaine prospérité grâce aux activités industrielles et commerciales. Avec l’avènement de Charles IV duc de Lorraine (début du règne le 28 novembre 1625), la situation d’Épinal et de toute la Lorraine change. Ce dernier a un caractère belliqueux et inconstant. Malgré une intelligence certaine et de bonnes qualités militaires, il se montre incapable de mener une politique qui sauvegarde les intérêts du duché. Il choisit les Habsbourg contre les Bourbons, ne comprenant pas que la France est en pleine évolution et devient la puissance dominante en Europe. Au même moment Richelieu récent conseiller du roi Louis XIII cherche à affaiblir la maison d’Autriche. La situation s’aggrave quand Charles IV accueille le frère du roi, Gaston d’Orléans alors en disgrâce qui fuyait Paris. Ce dernier épouse Marguerite de Lorraine à Nancy.

La première occupation française[modifier | modifier le code]

La croix des pestiférés à la Quarante semaine. La croix se situe à l’endroit où ont été inhumées les victimes de l’épidémie de peste de 1636.

En 1629, la ville est atteinte par une épidémie extrêmement violente de peste pendant les mois de juillet, août et septembre. La Lorraine est atteinte par les armées suédoises qui mènent des incursions meurtrières dans le duché en 1632.

Le 26 mars 1632, Charles IV reconnait par lettre patente les 32 religieuses de l’Annonciade sous la direction de la mère supérieure Seguin (ce couvent se situait sur la place du marché couvert)[13].

En 1633, la ville est attaquée par les troupes françaises du maréchal Caumont de la Force. La ville se rend sans combattre ce qui lui permet de négocier des conditions favorables (proclamation du 17 septembre 1633).

En 1635, le maréchal de la Force empêche Jean de Woerth et la ligue catholique d’occuper Épinal. La ville est assiégée par Charles IV, installé à Rambervillers. La défense de la ville est sous les ordres du colonel Gassion. Charles IV doit se replier en novembre sur Besançon sans prendre la ville.

La ville est atteinte par une seconde épidémie de peste en 1636. La mortalité est énorme, à la fin de l’épidémie, il ne reste que 1000 habitants dans la ville. La ville garde la mémoire de cet épisode, l’épidémie s’est appelée l’épidémie des quarante semaines (à cause de sa durée). Un quartier de la ville s’appelle toujours le quartier de la quarante semaine (proche de l’endroit où furent enterrés les pestiférés morts de la peste).

La deuxième occupation française[modifier | modifier le code]

En octobre de cette même année, Charles IV reprend la ville grâce à la complicité d’un conseiller de la ville Denis Bricquel. À la suite de négociations de l’abbesse de Remiremont Catherine, tante de Charles IV, la neutralité de la ville est reconnue par le roi le 24 septembre. Le 21 mars 1641 Louis XIII et Charles IV signent la paix de Saint-Germain qui ne durera que quatre mois. Le 25 septembre, le lieutenant français du Hallier prend le château de la ville au baron d’Urbache. Commence alors une occupation de la ville par les troupes françaises qui dure jusqu’en 1650. Les habitants doivent supporter les frais de cette occupation (logement et nourriture des soldats et des chevaux).

Le 16 août 1650, la France est affaiblie par la Fronde, les troupes de Charles IV commandées par le colonel Lhuiller reprennent la ville avec l’aide des habitants. Malheureusement l’occupation lorraine est aussi lourde que l’occupation française. À la suite de négociations, la ville est de nouveau reconnue neutre par les deux parties. Mais les Français s’arrangent pour faire jouer la neutralité en leur faveur. La municipalité prête allégeance sous la menace au roi de France Louis XIV le 18 juillet 1653 à Nancy. Ainsi commence la troisième occupation française qui dure jusqu’au traité de Vincennes en 28 février 1661. La ville retourne dans le giron lorrain.

La ville est ruinée par les épreuves. Dans une requête datée de 1654 au frère de Charles IV (celui-ci est alors prisonnier en Espagne), le duc Nicolas François, le rédacteur mentionne la ville comme étant celle qui est la plus misérable de la province.

Épinal cesse d’être une place forte[modifier | modifier le code]

Le château vu de la ville et le pont Clemenceau

En 1670, les Français prennent la ville de Nancy, Charles IV se réfugie à Épinal. La ville défendue par le Lorrain Comte de Tornielle est attaquée par les troupes du maréchal de Créqui. Il s’empare de la ville le 19 septembre et le château le 28 septembre. La ville est condamnée à verser une somme exorbitante aux Français de trente mille francs barrois et doit démolir à ses frais le château et les fortifications. Ces conditions exigées sur ordre du roi étaient destinées à effrayer la Lorraine. Le château est détruit mais les fortifications ne sont détruites que partiellement. Les remparts sont en fait intégrés progressivement à l’habitat. Les portes (porte des grands moulins, porte Saint Goëry, porte d’Ambrail, porte d’Arches) sont détruites entre 1723 et 1778. La porte du Boudiou n’est détruite qu’au XIXe siècle (un jour avant l’arrivée de Prosper Mérimée qui venait déclarer la porte monument historique). Le montant de la somme d’argent à verser est fortement diminué après la reddition des autres places fortes lorraines. Mais la chute de la ville représente un tournant, la ville cesse d’être une place forte.
La ville se francise progressivement. En 1685, le bailliage est remplacé par le bailliage royal. Le système des quatre gouverneurs disparaît. Le premier maire royal de la ville, François de Bournaq est nommé.

XVIIIe siècle, Épinal devient chef-lieu du département des Vosges[modifier | modifier le code]

En 1790, l’Assemblée constituante demande à l’assemblée départementale des Vosges de choisir entre Mirecourt et Épinal pour désigner le chef-lieu du département. L’assemblée départementale se réunit à Épinal le 1er juin et choisit par trois cent onze voix contre cent vingt-sept la ville d’Épinal. Mirecourt devient une sous-préfecture.

1870 : la guerre mais aussi le début d’un nouvel apogée[modifier | modifier le code]

Entrée de la batterie de Sanchey, l’un des quinze forts datant des années 1880

Même si Épinal est moins concernée par le conflit que les régions françaises plus au Nord, la ville est néanmoins envahie par les troupes allemandes à partir du 12 octobre 1870. Les combats pour défendre la ville ont eu lieu dans les environs à Deyvillers, vers le Château de Failloux, au bois de la Voivre et dans la tranchée de Docelles. À l’entrée des soldats par le faubourg Saint-Michel, s’illustre le spinalien Sébastien Dubois qui se plaçant un genou à terre avec son fusil au milieu de la rue abat deux soldats avant d’être lui-même tué. En représailles de la résistance de la ville, les Allemands demandent 500 000 francs or. Cette somme est ramenée à 100 000 francs après négociation. La ville est occupée jusqu’au 30 juillet 1873.

Paradoxalement, la catastrophe pour la France de la défaite de 1870 est à l’origine d’un formidable développement de la ville. Avec le traité de Francfort, la ville d’Épinal comme la presque totalité du département des Vosges reste française. Commence alors un très fort développement basé sur l’immigration de nombreux industriels alsaciens notamment du secteur textile qui fuient l’occupation allemande. Ces industriels sont à l’origine de l’industrie textile dans les Vosges. Épinal prenant la place de Mulhouse passé en territoire allemand comme centre industriel du textile. Le développement est également provoqué par la position frontalière de la ville qui devient une des quatre places fortes[14] avec Verdun, Toul et Belfort du système de défense Séré de Rivières.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'éphémère réseau de tramway spinalien[modifier | modifier le code]

Tramway au terminus du Champ du Pin
Les anciens tramways d'Épinal, place des Vosges
La rue Léopold-Bourg
Train militaire, quai de Dogneville
Article détaillé : Tramway d'Épinal.

Au début du XXe siècle, seul le chef-lieu d'Épinal disposera d'un réseau urbain de tramways, et il peut paraître curieux que des promoteurs aient en 1903 tenté l'aventure consistant à desservir une ville d'une population permanente avoisinant 30 000 habitants. La société se constitue le 8 juillet 1903, mais la concession est accordée à ses fondateurs, par convention du 29 août 1904 passée avec la ville pour une durée de 65 ans. Le réseau prévu comprend deux lignes à voie métrique :

  • Gare - Poissompré ;
  • Pont de Golbey - Champ du Pin

complétées par deux raccordements entre la Gare et la rue de la Faïencerie puis entre la Place des Vosges et la Préfecture. La ville consent certains sacrifices dérogeant aux conditions habituelles des concessions de tramways urbains : octroi d'une garantie d'intérêt, prise en charge de l'entretien du pavage. Le décret du 15 novembre 1904 prononce la déclaration d'utilité publique. Les travaux, entrepris en 1905, permettent la mise en service des deux lignes le 17 février 1906. Le dépôt se trouve à la Maison Romaine sur la ligne du Pont de Golbey. Il abrite douze petites motrices équipées du frein à patins et deux remorques très peu utilisées.

Le tracé des lignes, correct dans les faubourgs, devient franchement difficile en ville : voirie étroite et accidentée, itinéraires très sinueux, voie unique avec des garages très espacés. La ville d'Épinal est en outre sillonnée par des voies militaires à l'écartement de 0,60 m ; les convois de l'Armée disposent de la priorité, et il est interdit à un tramway de s'engager sur le pont de la Loge Blanche si un train militaire le franchit.

Les tramways circulent à la fréquence de 20 min, déjà dissuasive lorsque les distances à parcourir sont courtes. L'iconographie ne nous montre, en général, que des tramways peu achalandés. Les militaires, nombreux à Épinal, hésitent à consacrer deux journées de prêt pour s'offrir un ticket à 0,10 F. En conséquence, à partir de 1908 la compagnie décide d'apposer des pancartes publicitaires sur le toit de ses petites motrices pour combler les pertes financières. Toutefois, les résultats de l'exploitation sont très décevants et, lorsqu'un exercice enregistre un excédent, il s'agit d'une somme infime bien incapable d'amortir une dépense d'établissement voisine d'un million.

Peu avant 1914, la compagnie tente d'améliorer le service en utilisant un des raccordements pour obtenir une déserte plus cohérente. Il est prévu trois lignes totalisant un peu plus de 7 km :

  • Pont de Golbey - Préfecture ;
  • Gare - Champ du Pin ;
  • Place des Vosges - Poissompré

Le service est suspendu à la mobilisation d'août 1914.

La Place des 4 Nations lors de la libération de la ville par les Alliés en 1944.

Au sortir de la guerre, l'état d'abandon dans lequel se trouve le réseau pendant plus de 4 ans exigerait de grosses dépenses de remise en état. Ces frais paraissent injustifiés au regard des résultats antérieurs. La société prononce sa dissolution et sa mise en liquidation en 1920. Les liquidateurs acceptent le 5 février 1925 de signer une convention de résiliation de la concession, et prennent à leur charge la dépose des installations. Le décret du 13 août 1925 prononce le déclassement du réseau.

Occupation puis libération de la ville[modifier | modifier le code]

En juin 1940, pour protéger la retraite des troupes françaises en débâcle, le génie fait sauter les arches centrales du magnifique viaduc de la Taverne à Dinozé. Le 11 juin 1940, les Allemands vont à leur tour bombarder le viaduc de Bertraménil au cours de leur offensive de manière à couper tout lien ferroviaire aux troupes françaises dans ce secteur.

Le fort de Longchamp situé au nord d’Épinal, qui est le fort le plus puissant de la place, combattit quatre jours en juin 1940 avec un effectif très réduit. Il tirera près de 300 obus de 155 et 400 de 75. Les bombardements qu’il subira ne feront aucun dégât majeur mais cinq soldats périront dans le fort pendant les combats (3 Allemands et 2 Français). Il sera complètement ferraillé en 1943-44.

La libération d'Épinal commença les 22 et 23 septembre 1944 par un duel d'artillerie qui fut particulièrement tragique pour la ville dont le centre a été durement éprouvé.

Auparavant, débarquée en Normandie, la 3e Armée américaine commandée par le Général Patton a libéré le nord de la région d'Épinal. La 2e DB commandée par le Général Leclerc formait alors l'aile droite de la 3e Armée américaine. Elle libérait Dompaire et avança sur Épinal par le nord et l'ouest (Chaumousey, Les Forges, Chantraine).

Débarquée en Provence, la 1re Armée française, commandée par le Général De Lattre De Tassigny, montait en parallèle avec la 7e Armée américaine et libérait la région sud d'Épinal après avoir pris Toulon, Marseille, Lyon

Le Mémorial Américain du Quéquement.

Ainsi, les forces alliées avaient décidé de prendre la ville d'Épinal en tenaille, en particulier grâce aux renseignements communiqués par les réseaux de résistance locale.

Très vite, l'ennemi fut chassé de l'usine où il était replié dans l'actuel quartier du port, et les Alliés prirent le dessus sur des Allemands manquant de munitions.

Le dimanche 24 septembre 1944, vers 17h30, le premier char américain de la 7e Armée américaine, commandée par le Général Patch entra par le sud dans la ville d'Épinal sous les acclamations de la population : la victoire s'annonçait enfin.

Les habitants vivaient alors la fin de l'époque la plus dure et la plus cruelle de l'histoire de la ville.

Épinal était libérée, mais la ville était terrassée. Son centre était détruit, le quartier de la gare était totalement rasé après les séries de bombardements visant à chasser l'ennemi. L'hôpital, le lycée, la prison…, toutes les installations, la plupart des ponts, des écoles et l'église, un nombre considérable de logements étaient entièrement ou partiellement détruits.

Au cours de la lutte, l’explosion des ponts fut si forte que tous les immeubles et les magasins bordant les rives de la Moselle eurent à souffrir.

La ville comptait ses morts au milieu des gravats.

Durant l’hiver 1947-1948, une forte crue de la Moselle accrut encore les dégâts.

Le Cimetière américain d'Épinal d'une superficie d'environ 22 hectares, fut construit sur le site libéré le 21 septembre 1944 par la 45e Division d'Infanterie américaine. Le Mémorial est composé d'une chapelle et d'un musée ainsi que d'une Cour d'Honneur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Logo de la Ville jusqu'en 2009.

Le maire d’Épinal est Michel Heinrich depuis 1997 (réélu en 2001, 2008 et 2014[15]). Il a succédé à Philippe Séguin (élu en 1983, 1989 et 1995), qui avait démissionné.

Liste des maires successifs d’Épinal
Période Identité Parti Qualité Période Identité Parti Qualité
1790 - 1791 Donat Vosgien . . 1874 - 1881 Jean-Baptiste Huot . .
1791 - 1800 Pierre Guilgot . . 1881 - 1883 Pierre-Arthur Florion . .
1800 - 1802 Christophe Denis . . 1883 - 1888 August Ohner . .
1802 - 1815 Claude de Launoy . . 1888 - 1892 Charles Gérard-George . .
1815 - 1816 Sébastien Bérard . . 1892 - 1900 Georges Juillard . .
1816 - 1818 Dieudonné Abram . . 1900 - 1911 Émile Stein . .
1818 - 1821 Jean Drouel . . 1911 - 1914 Stanislas Merklen . .
1821 - 1824 Ruault . . 1914 - 1919 Paul Mieg . .
1824 - 1830 Charles de Chambon . . 1919 - 1938 Augustin Baudouin . .
1830 - 1835 Fortunat Pellicot . . 1938 - 1941 Léon Schwab . .
1835 - 1840 Éloi Lehec . . 1941 - 1944 August Thiétry . .
1840 - 1841 Joseph Colin . . 1944 Henry Najean . Avocat
1841 - 1843 Pierre Adam . . 1944 - 1945 Léon Schwab . Docteur en droit
1843 - 1848 Joseph Collenne . . 1945 - 1947 Alfred Thinesse MRP Médecin
1848 Jules Mougin . . 1947 - 1959 Charles Guthmüller RPF Député
1848 - 1852 Joseph Claudel . . 1959 - 1977 André Argant MRP Professeur
1852 - 1862 Joseph Ferry . . 1977 - 1983 Pierre Blanck PS Fonctionnaire des Postes
1862 - 1867 François-Félix Maud’Heux . . 1983 - 1997 Philippe Séguin RPR Député, Président de l'Assemblée Nationale, Président du RPR
1867 - 1871 Charles Kiener . . Depuis 1997 Michel Heinrich UMP Député, Pharmacien
1871 - 1874 Jacques Pentecôte . . . . . .


La commune voisine de Saint-Laurent a été rattachée à Épinal en 1964.

Liste des maires successifs de Saint-Laurent
Période Identité Parti Qualité Période Identité Parti Qualité
1793 - 1800 Jean-François Mangin . . 1869 - 1870 Charles-Dominique Colin . .
1800 - 1801 M. Mathieu . . 1870 - 1885 André-Frédéric Thouvenin . .
1801 - 1803 Dominique Colin . . 1885 - 1893 Charles-Dominique Colin .
1803 - 1810 Claude-Philippe Houillon . . 1893 - 1900 Charles-Émile Balandier . .
1810 - 1813 M. Romary . . 1900 - 1928 Claude-Joseph-Hyacinthe Colin . .
1813 - 1815 M. Colin . . 1928 - 1945 M. Mourey . .
1815 - 1823 Dominique Colin . . 1945 - 1957 Camille Mater . .
1823 - 1845 Jean-Nicolas Mangin . . 1957 - 1963 Louis Boulay . .
1845 - 1869 André Pagelot . . 1963 - 1964 Julien Ruellet . .

Cantons[modifier | modifier le code]

Épinal est chef-lieu de deux cantons :

Communauté d’agglomération spinalienne[modifier | modifier le code]

Bien que l'agglomération d’Épinal s’étende de plus en plus sur les communes voisines, l'intercommunalité y est encore peu développée. Les Vosges comportaient seulement des Communautés de Communes jusqu'au 1er janvier 2011 où la Communauté d'Agglomération Épinal-Golbey a été officiellement créée. L'unique Communauté d'Agglomération du département n'était alors composée que de deux communes, Épinal et Golbey, jusqu'au 31 décembre 2011. En effet, depuis le 1er janvier 2012, et à la suite du schéma départemental de coopération intercommunale élaboré ces dernières années pour les Vosges, le 23 décembre 2011 a été amendée la création d'une nouvelle Communauté d'Agglomération spinalienne étendue à 38 communes pour 81 597 habitants. Les compétences de cette nouvelle structure restent à présent à définir.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La démographie d’Épinal a toujours été intimement liée à l’industrie du textile, industrie longtemps dominante dans la région. Le tableau présenté ci-dessous permet de distinguer plusieurs périodes marquantes. Si la ville a gagné plus de 10 000 habitants entre 1870 et 1890, c’est pour plusieurs raisons. D’une part, l’essor de l’industrie textile y a joué un rôle important, mais ici, c’est surtout la position géographique d’Épinal qui a été l’élément prédominant. En 1871, Épinal devint une ville proche de la nouvelle frontière d’Alsace-Lorraine et accueillit à ce titre une très importante garnison (14 000 hommes en 1914) qui en fit l’une des quatre grandes places fortes de l’Est[14]. En même temps, les émigrés alsaciens s’y installèrent et apportèrent avec eux la prospérité économique : l’industrie cotonnière profita dans la vallée de la Moselle de la main-d’œuvre importante et des circonstances politico-militaires.

Les autres fluctuations démographiques s’expliquent par l’exode rural et à partir des années 1980 aux problèmes naissants de l’industrie textile.

Toutefois, la baisse récente de la population à Épinal est à relativiser. En effet, territorialement, le dernier recensement confirme la poursuite d’une tendance de fond : la périurbanisation. La population de l'Agglomération spinalienne augmente depuis 1999. Autour d’Épinal, les communes les plus emblématiques de ce phénomène sont La Baffe, Darnieulles, Golbey, Les Forges, Fontenay, Longchamp, Uxegney et Sanchey, ainsi que Hadol, Pouxeux et Raon-aux-Bois en direction de Remiremont. Elles affirment ainsi leur vocation résidentielle en enregistrant une accélération du rythme des constructions neuves et en envoyant chaque jour 25 % à 50 % de leurs actifs travailler dans l’Agglomération spinalienne. Au regard de la bonne tenue des naissances et de la hausse du nombre de constructions neuves dans ces communes, cette situation semble traduire l’installation pérenne de jeunes couples avec enfants.

D’après le recensement Insee de 2010, Épinal compte 35 387 habitants, en progression par rapport aux années précédentes.

L'agglomération spinalienne comptait 63 657 habitants en 2007, en progression également par rapport aux années précédentes (62 504 hab en 2006).


En 2011, la commune comptait 32 734 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
6 688 7 321 7 905 7 941 9 070 9 526 10 012 11 485 11 076
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
11 957 11 870 11 847 14 894 16 445 20 932 23 223 26 525 28 080
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
29 058 30 042 28 352 26 849 27 350 27 708 23 395 28 688 30 313
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
36 856 39 604 37 818 36 732 35 794 34 014 32 734 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (23,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 26 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 17,6 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
Pyramide des âges à Épinal en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
11,3 
11,4 
60 à 74 ans
14,1 
18,9 
45 à 59 ans
19,5 
19,3 
30 à 44 ans
18,4 
26,0 
15 à 29 ans
20,4 
18,2 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département des Vosges en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,4 
75 à 89 ans
10,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,8 
22,1 
45 à 59 ans
21,1 
20,5 
30 à 44 ans
19,1 
18,2 
15 à 29 ans
15,8 
18,8 
0 à 14 ans
17,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

  • École maternelle et primaire d’Ambrail
  • École maternelle du Château
  • École maternelle du 149e R.I.
  • École primaire du 149e R.I.
  • École primaire du Centre
  • École maternelle du Champbeauvert
  • École primaire du Champbeauvert
  • École maternelle Charles Perrault
  • Groupe Scolaire Émile Durkheim
  • École maternelle des Épinettes -
  • École maternelle E. Rossignol
  • École maternelle Guilgot
  • École maternelle et primaire Jean Macé
  • École maternelle et primaire de la Loge Blanche
  • École maternelle et primaire Louis Pergaud
  • École maternelle Luc-Escande
  • École primaire Maurice Ravel
  • École maternelle et primaire Paul-Émile-Victor
  • École maternelle R. Lang
  • École primaire Gaston-Rimey
  • École maternelle de Saint-Laurent
  • École primaire de Saint-Laurent
  • École primaire du Saut-le-Cerf
  • École maternelle et primaire Victor Hugo
  • École privée primaire et maternelle Saint Goëry

Collèges[modifier | modifier le code]

Lycées[modifier | modifier le code]

Lors de la rentrée 2009, le lycée professionnel Jean-Charles Pellerin qui était situé 44 rue Abel-Ferry fusionna avec le lycée des métiers Pierre Mendès France

  • Lycée professionnel Isabelle Viviani
  • Lycée privé professionnel Hôtelier Notre-Dame
  • Lycée privé d’enseignement général et technologique Saint Joseph

Ensemble scolaire[modifier | modifier le code]

  • Ensemble scolaire Notre-Dame / Saint-Joseph], regroupant le Collège privé Notre-Dame, le Lycée privé d’enseignement général et technologique Saint Joseph et le Lycée professionnel Hôtelier Notre-Dame depuis 2005.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Concert sur la Place des Vosges.

La Ville d’Épinal - cité des images et des contes de fées, disait-on autrefois -, développe une véritable politique culturelle. Elle possède une École Supérieure d’art, un Conservatoire à rayonnement départemental (le Conservatoire Gautier-d'Épinal), un Musée de l’Image, une galerie d’exposition artistique, etc. Dans le cadre d’un Syndicat intercommunal, elle a donné naissance à Scènes Vosges qui propose désormais des manifestations de grande qualité dans trois lieux : le Théâtre, l’Auditorium de la Louvière et la Rotonde, un lieu magnifique à Thaon-les-Vosges. Une Scène de Musiques Actuelles (SMAC) est également en cours de création à Épinal.

Plusieurs manifestations organisées par la Ville rassemblent chaque année des milliers de personnes.

  • Les Imaginales :
Article détaillé : Les Imaginales.

Le Festival des mondes imaginaires qui a lieu chaque année quatre jours en mai depuis 2002 rassemble une centaine d’auteurs, illustrateurs, scientifiques de haut niveau, critiques, etc. venant du monde entier. pour le plus grand intérêt de milliers de personnes venues de toute la France et des pays limitrophes. Consacré à la Fantasy, la Science-Fiction, au Roman historique, au Fantastique, aux Contes et légendes, il cherche à décloisonner les genres. Sa réputation de qualité et de convivialité en fait un Festival particulièrement original. Plusieurs prix littéraires (les Prix Imaginales) y sont décernés. Site officiel des Imaginales

  • Portes ouvertes à l'Imagerie, week-end de Pâques ou de la Toussaint.
  • Rues & Compagnies, le deuxième week-end de juin. Théâtre de rue.
  • Les Larmes du Rire, dix jours en octobre. Théâtre burlesque.
  • Les Cybériades : Lancé en 2001, à l’initiative du conseil des jeunes, il s’agit d’un tournoi de jeux vidéo sur console et sur PC.
  • Fête de l’internet : Depuis 2002, la Ville d’Épinal participe à la fête de l’internet. Créée en 1997, cette fête a pour but de sensibiliser les Français à l’utilisation des nouvelles technologies et Internet en particulier.
  • Jeux & Compagnies, au mois de mars. Festival sur le thème du jeu.
  • Zinc Grenadine, au mois d'avril. Festival consacré à la littérature destinée à la jeunesse.
  • GéNériQ, festival des tumultes musicaux, en novembre. Depuis 2007.
  • The Spin Festival, festival musical, en avril ou mai.
  • L’Été des artistes, ou Épinal bouge l'été : depuis 2003, cette manifestation réunit, place des Vosges, chaque samedi de juillet et d’août, et au parc du Château chaque mercredi de juillet et août, des artistes et artisans d’art. La manifestation se déroule autour d’un chapiteau, où des graveurs contemporains renommés exécutent en public des démonstrations autour de l’art pictural : Joêl Roche (Prix de Rome), Jean-Pierre Lécuyer, Dominique Lecomte, Gérard Bretin, etc.
  • Festiconv SeNyu, au mois de mars, depuis 2013. Festival consacré à la culture japonaise.
  • Les Défis du bois, au mois de mai. Compétition estudiantine autour du thème du bois.
  • Salon Planète et énergies, au mois de février. Salon consacré à la thématique des économies d'énergie.
  • Salon des antiquaires et de la brocante, au mois de février.
  • Salon de l'automobile, en automne.
  • Salon Habitat & Bois, en septembre. Festival autour du thème du bois et de l'habitation.
  • Salon Eurogénétique, en avril.
  • Salon de la Gourmandise et des arts de la Table, en novembre.
  • Négociales, challenge national du commerce, en mars.
  • Neuro'Vosges, salon consacré à la thématique du don d'organes, en mars.
  • Salon du petit élevage, en novembre.

La vie associative culturelle, très animée (une centaine d’associations représentant tous les secteurs culturels), propose également des manifestations de grande qualité. Par exemple :

  • Floréal musical d’Épinal : depuis plus de vingt ans, le Floréal Musical d’Épinal donne rendez-vous chaque printemps aux mélomanes. C’est un festival éclectique, festif, parcourant tous les répertoires et toutes les époques de la musique classique, avec des incursions dans les musiques traditionnelles et l’improvisation.
  • Concours international de piano : en mars les années impaires.
  • Concours artistique d'Épinal : en mars et avril, sur cinq week-ends, chaque année. Concours associatif réalisé depuis 1953, en partenariat notamment avec le conservatoire Gautier-d'Epinal, mettant en compétition de nombreux candidats sur nombre d'instruments musicaux, ainsi qu'en chant lyrique.
  • Conservatoire Gautier-d'Épinal : le conservatoire spinalien propose un certain nombre de concerts, de divers styles de musiques, des étudiants ou des professeurs, tout au long de l'année. Soit dans l'auditorium du conservatoire, soit sur diverses autres scènes (théâtre municipal ou auditorium de la Louvière).
  • Concerts classiques d'Épinal : série de concerts classiques, de septembre à mars, organisés par une association.
  • Cafés-jazz et Cafés-chansons : série de concerts musicaux, le plus souvent de jazz, proposés de septembre à avril par l'association Lavoir entendu, généralement au lavoir-théâtre Georges-Brassens, et parfois au théâtre municipal.
  • Tréteaux de Léo : festival de théâtre organisé par le centre Léo-Lagrange, sis quartier du Saut-le-Cerf
  • Amis du théâtre populaire : association théâtrale diffusant des pièces de théâtre tout au long de l'année.
  • Cercle d'art lyrique d'Épinal : association de diffusion de représentations d'opéra.
  • Université de la culture permanente : conférence d'un universitaire pour tous publics, sur des thèmes variés (politique, histoire, philosophie, sociologie, économie, sciences, arts, droit, géographie...), chaque jeudi hors vacances scolaires de septembre à juin, à la salle de spectacles du Plateau de la Justice.
Marché de Noël d'Epinal.

Des fêtes traditionnelles et populaires ponctuent également le calendrier spinalien :

  • Les Champs golots : le samedi des Rameaux, cette fête populaire marque la fin de l’hiver. Pour symboliser le dégel des ruisseaux, un bassin est créé dans la rue devant l’Hôtel de Ville et les enfants y font naviguer des bateaux de leur fabrication, tout illuminés.
  • La fête foraine de la Saint-Maurice se tient tous les ans au Champ de Mars, durant trois semaines, à cheval sur les mois de septembre et d’octobre.
  • Le Village de Noël : du 1er au 24 décembre, depuis 1999, une véritable tradition s’est ancrée au centre-ville. Bien sûr, il y a une quarantaine de chalets emplis de cadeaux à offrir ou à s’offrir, de mets de fêtes et de tant d’autres choses… Mais il y a aussi des animations, une grande exposition sous chapiteau, des promenades en calèche, des sculpteurs sur glace… Et un calendrier de Noël géant (créé par un artiste différent chaque année) s’affiche chaque jour sur la façade de l’Hôtel de Ville…
  • Saint-Nicolas : sans aucun doute, la plus populaire des fêtes spinaliennes. Chaque premier samedi de décembre, un très grand cortège de chars est organisé dans les rues de la cité. Le « saint patron » des enfants se voit précédé par des dizaines de chars décorés et animés par diverses organisations locales. Traditionnellement, le Père Fouettard clôt le défilé. Après deux tours dans la ville, les spectateurs se dirigent vers les quais de la Moselle et sur les ponts pour écouter le discours de saint Nicolas, le voir « s’envoler dans le ciel » et admirer un splendide feu d’artifice.

À savoir également : la ville d’Épinal est représentée internationalement lors de divers festivals folklorique depuis 1959 par un groupe folklorique municipal nommé Les Pinaudrés.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Il existe des dizaines de clubs et d’associations sportives à Épinal. Voici les principaux :

Match de Hockey Épinal / Rouen.
  • Club de Patinage sur glace d'Épinal : Danse sur glace
  • GESN (Golbey Épinal Saint-Nabord) : Canoë-kayak
  • ESS Épinal : Athlétisme
  • Jeunes Sapeurs Pompiers
  • CNE : Cercle des nageurs d’Épinal
  • Epinal Handball (Championnat de France National 2 masculin)
  • ASPTT Épinal Natation
  • Golf Club des Images d’Épinal : Golf
  • Aviron-club d’Épinal : Aviron
  • Route d’Archettes : Cyclisme
  • Véloce Club Spinalien : Cyclisme
  • Les Enfants du Roc : Escalade
  • Société d’escrime spinalienne : Escrime
  • Société Hippique d’Épinal
  • Judo-Club spinalien, Les Amis de Georges, Judo Bushido Club : Judo
  • Moto-Club Spinalien, Moto-Club des Images : Moto-cross, motocyclisme
  • Club Vosgien d’Épinal : Randonnée pédestre
  • RAEG (Rugby Athlétique Épinal Golbey) : Rugby
  • Cercle de Voile d’Épinal : Voile
  • Taekwondo Épinal Club
  • Tennis-Club Spinalien
  • Top Spinalien Pongiste : Tennis de table
  • Galaxy Gym : Boxe thaï et boxe américaine
  • Samouraï Gym : Remise en forme, musculation, gym, squash, sauna, karaté, Self Défense
  • Pop'Fly d'Épinal : Softball et Baseball
  • CBE Club de Badminton d'Épinal: badminton
  • LPE La pétanque d'Épinal: pétanque
  • Aïkido Club Épinal : Aïkido
  • Groupe Folklorique Les Pinaudrés

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite : Vosges Matin est depuis janvier 2008 le seul journal quotidien de presse écrite, à la suite de la fusion des deux journaux du département, l'Est Républicain et La Liberté de l'Est. Mais l'on notera que l'hebdomadaire départemental L'Écho des Vosges, très connu sur le secteur de Gérardmer, publie depuis avril 2009, l'hebdomadaire L'Écho des Vosges édition Vallée de la Moselle. 100% Vosges, créé en 2009, est un hebdomadaire vosgien de la presse gratuite d'information, dont le siège se trouve à Épinal.

L'Émetteur du Bois de la Vierge. Tour haubanée de 100 m de haut.

Concernant la radio, Épinal est couverte par certaines radios nationales, telles que les radios du groupe Radio France, NRJ, Virgin Radio, Skyrock, Fun Radio, Rire & Chansons, MFM Radio, Nostalgie, RFM, Europe 1, RMC Info, RTL... Ainsi que de radios locales et/ou régionales telles que : France Bleu Sud Lorraine (Nancy), Magnum la radio (Vosges) et Radio Cristal (Vosges).

Enfin, la chaîne de télévision locale Vosges Télévision diffuse des émissions sur Épinal et les Vosges. Régulièrement l'émission "Place Publique" expose la vie locale du bassin spinalien. C'est également le cas lors du Journal Local de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 Lorraine (Nancy) dans l'édition régionale.

Créée en mai 1990 sous le nom d'Images Plus, une chaîne de télévision de proximité est actuellement diffusée sur le câble de l'agglomération d'Épinal où elle dessert 10 communes et, depuis mai 2009, dans les Vosges sur la TNT par voie hertzienne, sur le canal 31.

Vosges télévision permet donc à une majorité de Vosgiens de recevoir leur télévision de proximité par le câble ou par voie hertzienne. Cette couverture est complétée par la diffusion des programmes en direct sur le site internet de la chaine qui permet également de revoir les programmes de la semaine.

Numericable est en train de déployer le très haut débit internet pour les foyers de l'agglomération spinalienne. Dans le cadre d’un accord entre le Syndicat Intercommunal Câblimages et Numericable, le réseau câblé d'Épinal et de trois communes voisines (Golbey, Chantraine et Dogneville) va être rénové en fibre optique 100 Mégas, permettant aux habitants de bénéficier, dès le 2e semestre 2010, des offres de Numericable. 6 millions d’euros d’investissement sont pris en charge par Numericable et le Syndicat intercommunal Câblimages pour ces travaux.[réf. nécessaire]

Épinal est décorée depuis 2007 de @@@@@ par l'Association Villes Internet, le maximum étant de cinq @. En 2012, la commune d'Épinal a été une nouvelle fois récompensée pour la 5e année consécutive par le label « Ville Internet @@@@@ »[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Épinal, premier pôle d'emploi Vosgien[modifier | modifier le code]

L'économie à Épinal

Avec plus de 60 000 emplois comptabilisés sur son territoire, soit près de quatre emplois vosgiens sur dix, la zone d'emploi d'Épinal est de loin le principal fournisseur d'emplois du département. Au cours de la période 1999-2005, elle a fait preuve d'une plus grande attractivité que durant la décennie 1990. Elle bénéficie d'un apport important d'actifs provenant essentiellement des autres zones d'emploi vosgiennes. Ce surplus d'actifs est majoritairement féminin. L'arrivée de main-d'œuvre correspond à une croissance de l'emploi supérieure à la moyenne régionale, alors que la population active reste atone.

Si, en effet, certains secteurs traditionnels comme l'agriculture, l'habillement-cuir ou le textile, ont reculé, les services ont largement compensé ce déclin. Les services opérationnels (sélection et fourniture de personnel, enquêtes et sécurité, activités de nettoyage, assainissement, voirie et gestion des déchets ainsi que divers autres services fournis aux entreprises), ont à eux seuls généré 1 500 emplois, soit près de la moitié de la hausse de l'emploi.

Épinal, chef-lieu du département, et son agglomération offrent 36 000 emplois, dont près de 2 600 emplois de cadres et professions intellectuelles supérieures, soit 30 % de ceux proposés dans l'ensemble du département. Le tiers de ces emplois sont occupés par des personnes ne résidant pas dans l'agglomération. Plus généralement, cette dernière attire en particulier les actifs des cantons environnants. Ainsi, 65 % des actifs résidant dans le canton de Châtel-sur-Moselle, 30 % et 34 % de ceux de Dompaire et Xertigny travaillent dans l'agglomération spinalienne. Son attractivité s'étend aussi dans les cantons de Bains-les-Bains et Charmes où un actif sur cinq effectue quotidiennement le trajet pour travailler à Épinal et son agglomération, et à un degré moindre dans ceux de Darney, Rambervillers et Remiremont où cette proportion s'élève à un sur huit. Enfin, la Meurthe-et-Moselle, et majoritairement l'Agglomération Nancéienne, capte 13 % des actifs du canton limitrophe de Charmes, situé sur l'axe Nancy-Épinal.

Épinal n’est donc pas à proprement parler une ville industrielle. Ce sont en fait, pour la majorité, les communes avoisinantes qui abritent les principales industries, et notamment les villes de Golbey et Thaon-les-Vosges. Sur la première se situe entre autres, la plus importante usine européenne de papier journal (Norske Skog), une usine de climatisation (Trane) et une usine Michelin. Sur la seconde se situe une usine de turbo pour voitures (Honeywell Turbo Technologies). L’économie d’Épinal est avant tout une économie fondée sur le secteur tertiaire, ce qui en fait la métropole sud de la Lorraine.

Épinal se proclame « Capitale mondiale du bois » et de l’Image dite « d'Épinal ».

Épinal est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Vosges. Elle gère l’aéroport de Mirecourt.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le bassin spinalien et très actif au niveau commercial. La ville centre possède quatre zones commerciales dont :

La rue Léopold-Bourg.
  • Le centre-ville qui comporte librairies, bars, restaurants, hôtels, magasins comme Atelec Épinal, Subway, Camaïeu, Cache-Cache, Esprit, EDC, IKKS, Burton, Pimkie, Jenifer, Armand Thierry, Jules, Séphora, Bata, Julien d'Orcel, Thiriet, Célio, Douglas, Rouge-Gorge… et un hypermarché Géant Casino récemment rénové. Le centre-ville possède également une petite galerie marchande avec des magasins comme Monoprix, France Loisirs, Gothika, Soho et un très actif marché couvert rénové entièrement en 2005.
  • La ZAC du Saut-le-Cerf comporte plus d'une trentaine de magasins comme La Halle, Gémo, BUT, Quick, Fly, Magvet, Norma, Saint-Maclou, New-Baby, Ma Jardinerie, Feu Vert, Thiriet, Buffalo Grill, Monsieur Meubles, Gifi, Vet'Affaires, Orchestra, Aubert, Keria…
  • La ZAC des Terres Saint-Jean (espace inaugurée durant l'année 2009 & considérée comme un centre commercial écolo) comporte elle aussi plus d'une trentaine de magasins comme Brico-Dépôt, Cultura, Leader Price, Château d'Ax, Maison du Monde, JYSK, Lapeyre, Casa, La Foir'Fouille, CCV, MaxiZoo, Botanic, La Grande Récré, Gautier…
  • La ZAC de la Roche où sont principalement implantés des concessionnaires automobiles comme Renault, Dacia, Mercedes, Citroën, Ford, Toyota… mais aussi des magasins comme Décathlon, Métro, Véloland, Mercier David… Sur la zone de la Roche se trouve également le Centre des Congrès qui accueille beaucoup d'animations et de salons tout au long de l'année.

La ville d'Épinal possède également une grande zone d'activité, La Voivre, où on retrouve une grande clinique et maternité privée, La Ligne Bleue, des bureaux d'expert comptable, des entreprises destinées aux professionnels, des industries… La ville d'Épinal a aussi un petit quartier où l'on trouve beaucoup de bureaux d'avocat, d'architectes, de banquiers, de syndics comme le cabinet ATIS et le cabinet Sygestim et des PME… : la pépinière d'entreprises.

La zone commerciale du Saut-le-Cerf.

L'agglomération spinalienne a encore beaucoup d'autres magasins et zones commerciales dans sa périphérie, notamment sur :

  • La commune de Jeuxey où se trouve l'hypermarché Carrefour et sa galerie commerciale, ainsi que des magasins comme Tati, McDonald's, Courtepaille, Intersport, King Jouet, Norauto, Besson Chaussures, Kiabi, Picard, Flunch, Chausséa, Générale d'Optique, 4 Murs. Le centre commercial Carrefour (anciennement Rond Point et Euromarché) a été inauguré au début des années 1980.
  • La commune de Chavelot où se trouvent principalement des concessionnaires automobiles comme BMW, Fiat, Misubishi, Lancia, Alfa Roméo et des magasins comme Conforama, Cuisines Schmidt, Leader Price, Noz, Point Vert.
  • À Golbey, la ZAC de la Pétrolerie, comporte un hypermarché Leclerc et sa galerie marchande ainsi que des enseignes comme McDonald's, Babou, Feu Vert, King Jouet, Défi Mode, Chausséa, Optical Center, Thiriet…
  • Une nouvelle grande ZAC est également en cours de construction sur la commune de Jeuxey : la zone intitulée "Le Salet" où sont déjà implantés les établissements Bricorama, KFC, Restaurant Del'arte, La Criée ou La Boucherie. Le salon de coiffure-visagiste Passage Bleu et le restaurant Léon de Bruxelles sont les dernières unités à avoir rejoint ce secteur marketing.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Panorama d’Épinal depuis les ruines du château
Le Pinau (l'enfant à l'épine) éponyme orne l'une des fontaines de la ville

Épinal compte de nombreux monuments classés :

  • Les maisons de la place des Vosges nommée autrefois Place du Poiron (inscrites monument historique[25]).

En outre la ville d'Épinal compte cinq orgues dans les édifices religieux et un dans l'école de musique[26] :

  • l'orgue de 1905 d'Henri Didier, dans l'église Saint-Antoine de Padoue[27] ;
  • l'orgue de 1960 de Curt Scwenkedel, dans l'église Notre-Dame-au-Cierge[28] ;
  • le grand orgue de 1828 de Jean-Baptiste Gavot et l'orgue de chœur de 1891 d'Henri Didier, dans la basilique Saint-Maurice[29], [30];
  • l'orgue de 1874 des frères Wetze, dans l'église réformée[31].
  • l'orgue Haerpfer (1970) et Garnier (2005) de l'école de musique[32].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Catholique
Basilique Saint-Maurice
La Basilique Saint-Maurice est une église gothique du XIIIe majoritairement de style gothique champenois. La première église a été bâtie au Xe par l’évêque de Metz Thierry. La deuxième église a été construite au XIe. Elle fut consacrée par le pape Léon IX. La basilique actuelle reprend les dimensions de cette dernière. Classée monument historique depuis 1846.
Église Notre-Dame-au-Cierge 
Construite initialement en 1900 et achevée en 1939 sous l'impulsion de Mgr Evrard, curé de Notre-Dame de 1920 à 1953, l'église Notre-Dame-au-Cierge a été détruite par les bombardements des 11 et 23 mai 1944 sur la ville d’Épinal. Elle est reconstruite en 1958, selon une conception résolument moderne avec Jean Crouzillard pour architecte qui fait appel pour le décor à deux artistes reconnus, Gabriel Loire pour les verrières, notamment celle du chœur d’une superficie de 180 m2 qui retrace la vie de la Vierge Marie et Léon Leyritz pour la réalisation de la porte centrale en émail cloisonné sur cuivre sur le thème du Christ rayonnant sur le monde. En outre, l'église abrite la statue de Notre-Dame-au-Cierge qui, selon la tradition, est arrivée à Épinal sur les flots de la Moselle en crue le 25 octobre 1778, lors du "déluge de la Saint-Crépin". L'église fait partie des trois édifices lorrains retenus par le Ministère de la Culture pour recevoir le label XXe siècle. Elle est classée monument historique depuis 2011.
Église Saint-Laurent 
La première pierre de l'édifice est posée en juin 1868 par Mgr Caverot, évêque de Saint-Dié, alors que le village de Saint-Laurent n'est pas encore rattaché à Épinal. La nouvelle église construite dans le style néo-gothique est consacrée le 22 septembre 1869 en conservant le vocable de Saint-Laurent alors que la relique du saint martyr est transférée de la chapelle du Vieux-Saint-Laurent en la nouvelle église en 1883. La tour a été construite en 1892. La première cloche (800 kg, fonderie de Robécourt) a été installée en 1870, les deuxième et troisième (1310 et 690 kg) proviennent des ateliers Drouot d’Arras. Elle a conservé la totalité de son décor originel. Une remarquable chapelle est aménagée à droite de l'entrée après la Première Guerre Mondiale en souvenir des soldats de la Paroisse morts pour la France.
Église Sainte-Maria-Goretti (quartier de la Vierge et de la Quarante-Semaine)
La première pierre de l'église a été posée le 30 juin 1956 en la fête de Notre-Dame de la Consolation par Mgr Henri Brault, évêque de Saint-Dié. La construction s'opère sur des plans des architectes Deschler et Crouzillard sous l'impulsion de l'Abbé Villaume. Dès 1959, la première messe est célébrée en l'église tandis que les travaux durent encore plusieurs années. Les cloches sonnent en 1964. L'église est consacrée sous le vocable de Sainte-Maria Goretti le 30 octobre 1966 par Mgr Jean Vilnet, évêque de Saint-Dié. En 1971, la statue de "Notre-Dame de Consolation", venue de la basilique Saint-Maurice revient près du lieu de ses origines. Le grand vitrail du chœur représentant l'Arbre de Vie est dû au Maître verrier Gabriel Loire.
Église Saint-Antoine de Padoue (quartier du Champ du Pin)
La première pierre est posée le 11 juillet 1897 au cœur des nouveaux quartiers industriels qui se développent après la guerre de 1870 avec l'afflux des réfugiés alsaciens. C'est un édifice de style romano-byzantin construit par l'architecte Lanternier de Nancy et l'entrepreneur spinalien Hiessler. La première messe est célébrée en mars 1898 mais l'église reste longtemps inachevée: son clocher n'est érigé qu'après 1950. Elle a conservé son décor d'origine, notamment les fresques achevées en 1902 qui représentent Saint-Antoine parlant aux poissons dans le transept droit et dans le transept gauche, la vision de sainte Bernadette à la grotte de Lourdes. Le décor est complet avec un grand autel surmonté d’une statue du Sacré-Cœur ouvrant largement les bras à la population de ce quartier ouvrier d’Épinal. Enfin, dans le transept gauche, on peut admirer le vitrail de Notre-Dame des Usines offert par les ouvriers des établissements Boeringer et Steinbach en juillet 1901.
Église de la Sainte-Famille (quartier du Saut-le-Cerf)
Elle a été construite entre 1955 et 1958 sur les plans de l'architecte Jacquot et sous l'impulsion de l'Abbé Sinteff, premier Curé de la paroisse qui se fit récupérateur de ferrailles, de bois ou de livres pour financer la construction de l'église. De nombreuses familles du quartier ont aidé à sa construction ce qui explique le vocable sous lequel la paroisse a été créée. L'autel en grès de Bourgogne a été consacré en 1969 par Mgr Jean Vilnet.
Église Saint-Paul 
Construite en même temps que le quartier du Plateau de la Justice, les premiers projets de l'église datent de 1962. Sa naissance est due aux efforts de l'Abbé Paul Nicolas qui se transforme en forain pour financer le projet. L'édifice est construit à partir de 1970 sur un plan triangulaire avec un plafond en bois qui monte depuis le chœur jusqu'à une flèche qui culmine à 20 mètres de hauteur. Elle est l'œuvre de l'architecte Igor Ivanoff. Mgr Jean Vilnet, évêque de Saint-Dié, y célèbre la première messe le 22 avril 1972. Par leur forme, l'église et le centre paroissial Saint-Paul sont parfaitement intégrés à l'architecture de la place d'Avrinsart, place centrale du quartier du Plateau de la Justice.
Chapelle Notre-Dame-de-Consolation (dite chapelle de la Quarante semaine) 
Elle a été construite en 1909 - 1910 grâce à une souscription des paroissiens de Saint-Maurice et des habitants du quartier en raison de l'éloignement de l'église Saint-Maurice. Elle rappelle par sa présence une première chapelle construite à proximité en 1658, qui avant la Révolution, abritait un pèlerinage très actif à Notre-Dame de Consolation dont la statuette avait été découverte dans le tronc d'un chêne par des bûcherons vers 1650. Cette chapelle fut démolie pendant le Révolution. La statuette fut alors placée dans l'église Saint-Maurice puis dans la nouvelle église Sainte-Maria-Goretti du quartier de la Vierge en 1971.
Chapelle Saint-Michel 
Construite vers le milieu du XVe siècle par un riche bourgeois d'Épinal, elle devient un ermitage à partir du XVIe siècle et abrite un chapelain jusqu'à la Révolution. Après sa vente comme bien national, plusieurs propriétaires se succèdent jusqu'à ce que l'Abbé Brenier, curé de la paroisse Saint-Maurice l'achète en 1876 et la fasse restaurer. Son intérêt artistique tient dans son architecture gothique et dans ses fresques des XVe et XVIe siècles qui représentent le Jugement dernier, saint Pierre et saint Michel ainsi que les symboles des quatre Évangélistes (un ange, un lion, un taureau et un aigle). Elle constitue un remarquable témoignage de l'art religieux du XVe siècle à Épinal. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Chapelle du Vieux-Saint-Laurent 
Son origine n’est pas connue. Elle a peut-être été construite à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle à l’emplacement d’une autre église. L’autel du XVIIIe siècle en bois doré est classé monument historique depuis 1960. Il est construit sur un autel en grès datant du XVIe siècle. En 1752, elle a reçu une relique de saint Laurent. Cette dernière se trouve maintenant dans l’église paroissiale.
Chapelle de l'Institution Notre-Dame (actuellement Ensemble scolaire Notre-Dame-Saint-Joseph)
D'une forme originale, sa première pierre a été posée en 1957. Elle est consacrée en 1961 sous le vocable de la Bienheureuse Alix Le Clerc, fondatrice de l'ordre des chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame.
  • Juif :
Synagogue
Datant de 1863, détruite en 1940, reconstruite en 1952 ; le culte est toujours célébré dans une nouvelle synagogue de style moderne[33].
  • Protestant :
Temple protestant 
Inauguré le 21 septembre 1873 sur les plans de l’architecte Risler, situé 28 rue de la Préfecture[34].
  • Musulman :
Mosquée 
Construite sur le site des Terres Saint-Jean (ZAC). Inaugurée le 15 septembre 2012.
Mosquée turque 
Construite dans le quartier de la Zup derrière la place d'Avrinsart. Elle a pour directeur Orhan Karamemis.

Musées et galeries d'art[modifier | modifier le code]

Bibliothèques et médiathèques[modifier | modifier le code]

La Maison romaine.
  • La Bibliothèque Multimédia Inter-communale, qui remplace la précédente installée dans la Maison romaine (1892), copie d’une maison de Pompéi (villa pompéienne), est faubourg Saint-Michel, à la place des anciens locaux de la compagnie de bus STAHV.
    Le fonds ancien recèle des livres exceptionnels consultables sur demande, en particulier un des deux plus vieux livres connus (un livre se définissant comme un recueil de pages de même taille, reliées et contenues dans une couverture) : il s’agit du Glossaire d’Épinal[35], décrit comme le premier dictionnaire latino-anglais de l’histoire (734)[36].
  • La médiathèque départementale et la bibliothèque départementale de prêt des Vosges, gérées par le Conseil général des Vosges, se trouvent dans la zone d'activité économique de La Voivre.
  • Bibliothèque de la maison diocésaine : la maison diocésaine d'Épinal, située rue de Lattre de Tassigny, comporte une bibliothèque, composée d'ouvrages centrés sur la religion, l'histoire des religions et la théologie, qu'il est possible d'emprunter.
  • Bibliothèque du centre Léo-Lagrange.
  • La Bibliothèque pour tous, bibliothèque associative située rue Saint-Goëry.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Épinal jouit d’une réputation internationale concernant ses espaces verts et le savoir-faire de ses jardiniers. La ville a d’ailleurs reçu le Lauréat International des Villes les plus fleuries et arbore aujourd’hui encore 4 fleurs sur les panneaux d’entrées de ville.

  • Le Parc du Cours : grand parc public le long de la Moselle, créé au début du siècle. 30 corbeilles y sont plantées chaque année, en mosaïculture.
  • La roseraie de la Maison Romaine : étonnante et magnifique reproduction d’une maison de Pompéi, construite en 1905 par la veuve d’un riche industriel qui se ruina dans cette aventure. Cette maison, devenue bibliothèque, est entourée d’une belle roseraie : plus de 500 espèces différentes y sont plantées.
  • Le parc du château : Parc animalier de 23 ha situé autour des ruines du château.
  • Le jardin médiéval reconstitué au pied du château et la vigne qui nous rappelle que jadis, on faisait du vin à Épinal.
  • Le port d’Épinal : 3 hectares de verdure en centre-ville.
  • L'Île sous la Gosse : Petit parc boisé situé entre le port d'Épinal et Golbey.
  • Le Jardin des 5 Sens près de la maison de retraite.
  • Ville fleurie : quatre fleurs et mention Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[37].

Les images d’Épinal[modifier | modifier le code]

Image d’Épinal : Napoléon sur son lit de mort.
Articles détaillés : Image d'Épinal et Imagerie d'Épinal.

L’imagerie d’Épinal a été fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin où furent imprimées les premières images d’Épinal en série.
Des batailles napoléoniennes aux contes pour enfants en passant par des devinettes, l’Imagerie était au XIXe siècle ce que sont aujourd’hui les journaux ou les magazines. Elle a d’ailleurs joué un rôle prépondérant dans la propagande du temps du Premier Empire.

L’imagerie a grandement participé à l’essor de la cité et lui a offert une réputation de dimension nationale et internationale. Aujourd’hui, l’Imagerie continue à fabriquer des images comme par le passé. Sept artistes différents et complémentaires créent les images nouvelles sur des thèmes aussi variés que le Piano, l’Équipe de France, championne du Monde de Football ou encore Cyrano de Bergerac.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant tenu garnison à Épinal :

Le 7e régiment de tirailleurs algériens-1962-1964-devient 170 RI en 1964.

Sous l'impulsion de Philippe Séguin, le 170°RI est rebaptisé pour donner naissance au 1°Régiment de Tirailleurs en 1994. Il tient garnison au Quartier Varaigne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sportifs célèbres[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

  1. « D’argent, à une tour de sable à trois créneaux, au contour de laquelle est écrit : SCEL DES QUATRE GOUVERNEMENTS DE LA VILLE D’ÉPINAL. »
    (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884) - « armes de la ville avant la domination française »
  2. « D’azur, à la croix d’argent, l’écu semé de fleurs de lis d’or. »
    (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884) - « armes de la ville depuis la réunion de la Lorraine à la France. »
  3. Les armes actuelles sont « de gueules à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, maçonnée et ajourée de sable, accostée de deux fleurs de lys d’or. »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dominique Armand, « Épinal situation et site » in Épinal du château à la préfecture, Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges p. 13-16. 3e trimestre 2000
  • Jean Bossu, Chronique des rues d'Epinal (3 volumes), Jeune Chambre Economique d'Epinal, avril 1984
  • Michel Bur, Le château d’Épinal XIIIe et XIVe siècles, Comité des travaux historiques scientifiques, 2002 (ISBN 2-7355-0500-6)
  • Robert Javelet, Épinal, Images de mille ans d’histoire, Presses des établissements Braun et cie Mulhouse, 1972 (Pas d’ISBN)
  • Philipe Kuchler, « L’origine de la ville d’Épinal d’après les fouilles archéologiques du palais de justice (VIIIe-XIIIe) » in Journées d’études vosgiennes, Épinal du château à la préfecture, Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges, p. 27-433e trimestre 2000
  • Michel Pernod, « Épinal au XVIIIe siècle, le premier apogée de la ville et les malheurs de la guerre » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 67 à 80. 3e trimestre 2000
  • Albert Ronsin, « Imprimeurs et libraires à Épinal du XVIe au XVIIIe siècle » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
  • Rémy Thiriet, « Épinal sous la IIIe république » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
  • François Weymuller, Histoire d’Épinal des origines à nos jours, Éditions Horvath, 1985 (ISBN 2-7171-0340-6)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Michel Guidat, Bernard Hestin : Saint-Laurent, du terroir à la cité – Éditions Sapin d’or – Dépôt légal 3e trimestre 1989 (pas d’ISBN)
  • René Fetet : la chapelle Notre-Dame de consolation, la Quarante semaine Épinal, 1910-2000, 90 ans d’histoire – 2000. Publié à compte d’auteur (pas d’ISBN)
  • Mairie d’Épinal.
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Pages 447 - 448 : Épinal
  • Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 650
    Présentation de l’orgue de la maison Gonzalès à Epinal

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Observation météo quotidienne », sur www.meteociel.fr (consulté le 22 avril 2012)
  2. « Conditions climatiques de la ville d'Épinal dans les Vosges », sur site de Météociel (consulté le 22 avril 2012)
  3. « Relevés climatiques d'Épinal 1986-2010 », sur météo france (consulté le 7 janvier 2012)
  4. B. Houot, Fondation et origines de la vile d'Épinal, Bulletin de la Société Lorraine des Études Locales, 1976.
  5. signifiant lieu essarté où se gardait les troupeaux, se situant rive droite sur le plateau au nord-est en un lieu où existe toujours le toponyme Le Vrinsart
  6. mot formé de greva (grève) et vau (vallée), situé au sud sur la rive droite, une rue de Grennevo à Épinal; A. Fournier, Topographie ancienne du département des Vosges, Epinal, 1892, p. 70
  7. La manse sur le ruisseau?, île ayant donné naissance au second quartier de la ville
  8. faisant partie d'Uxegnéville (P. Marinchal, Dictionnaire topographique du département des Vosges, Paris, 1941.) ou bien rive droite au sortir de la ville sur l'axe Bâle/Metz (B. Houot, op. cit.).
  9. Diplôme de Otton III du Saint-Empire confirmant la création de l'Abbaye Saint-Vincent de Metz et d'un marché à Épinal daté du 20 juin 983 ; Monumenta Germanicae Historica, scriptores, IV, p. 481, Documents Rares ou Inédits de l'Histoire des Vosges, T I, p. 10-12 ; Archives Départementales de Meurthe & Moselle, B 673 Épinal I no 145 (copie sur papier du XVe siècle)
  10. cf article sur Basilique Saint-Maurice d'Épinal
  11. Relation du siège de Metz en 1444, par Charles VII et René d'Anjou, par Louis Félicien J. Caignart de Saulcy, Jean François Huguenin, 1835
  12. Selon une autre source le 10 septembre (Medieval Institute Library
  13. Annales de la Société d’émulation du département des Vosges
  14. a et b La place forte d'Épinal 1876-1914 sur le site de l'Arfupe
  15. E. R., « Michel Heinrich… et ses adjoints », Epinalinfos.fr,‎ 29 mars 2014 (lire en ligne)
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. « Évolution et structure de la population à Épinal en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population des Vosges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  20. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association
  21. « Notice no PA00107140 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00107328 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Notice no PA00107139 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. JORF no 0083 du 6 avril 2012 page 6274. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2011. Classement par arrêté du 15 avril 2011
  25. « Notice no PA00107143 », « Notice no PA00107144 », « Notice no PA00107145 », « Notice no PA00107146 », « Notice no PA00107147 », « Notice no PA00107148 », « Notice no PA00107149 », « Notice no PA00107150 », « Notice no PA00107151 », « Notice no PA00107152 », « Notice no PA00107153 », « Notice no PA00107154 », « Notice no PA00107155 », « Notice no PA00107156 », « Notice no PA00107157 », « Notice no PA00107158 », « Notice no PA00107159 », « Notice no PA00107160 », « Notice no PA00107161 », « Notice no PA00107162 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 262 à 283
  27. église Saint Antoine de Padoue
  28. église Notre-Dame-au-Cierge
  29. basilique Saint-Maurice (orgue de chœur)
  30. basilique Saint Maurice (Grand-Orgue)
  31. église réformée
  32. école de musique
  33. Synagogue et cimetière juif d’Épinal
  34. Les temples protestants de France : Vosges (88) : Epinal : Le temple
  35. Le glossaire d'Épinal en PDF et sa transcription
  36. Rome et les Barbares à Venise
  37. Palmarès 2007 du 47e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 2 octobre 2009.