Val-de-Marne

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Val-de-Marne
Image illustrative de l'article Val-de-Marne
Val-de-Marne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Créteil
Sous-préfecture(s) L'Haÿ-les-Roses
Nogent-sur-Marne
Président du
conseil général
Christian Favier (PCF)
Préfet Thierry Leleu
Code Insee 94
Code ISO 3166-2 FR-94
Démographie
Population 1 333 702 hab. (2011)
Densité 5 444 hab./km2
Géographie
Superficie 245 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 11
Cantons 49
Intercommunalités 6
Communes 47
Petite couronne.png

Le département du Val-de-Marne (prononcé [val də maʁn]) est un département français appartenant à la petite couronne et qui fait partie de la région Île-de-France. Il est nommé ainsi car la Marne, la plus longue rivière française, coule sur son territoire.

Il est limitrophe des départements de la Seine-Saint-Denis au nord-est, de la Seine-et-Marne à l'est, de l'Essonne au sud, des Hauts-de-Seine à l'ouest et de Paris au nord-ouest.

L'Insee et la Poste lui attribuent le code 94.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Val-de-Marne.
Ancien département de la Seine dont une partie a permis de créer le Val-de-Marne (en orange     ).

Le département du Val-de-Marne a été créé le , en application de la loi du [1], conformément au décret d'application du , à partir de la partie sud-est de l'ancien département de la Seine (29 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (18 communes).

À la création du département, ce dernier compte 1 121 319 habitants, principalement logés dans de petits pavillons de banlieue construits entre la fin du XIXe siècle et les années 1930, et de grands ensembles dont la mise en chantier débute au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La préfecture, Créteil, bénéficie d'un programme d'urbanisme particulier : le « Nouveau Créteil ».

Le pari politique à la création du département était de mélanger populations aisées, sur les franges du territoire, et populations ouvrières, au centre, afin de laisser une chance aux partis de droite de contrôler le conseil général[2].

Le pari est gagné lors des élections cantonales de 1970 avec la victoire des listes gaullistes aux élections cantonales. L'UDR Roland Nungesser devient président du Conseil général à la place du communiste Gaston Viens. Le département bascule pourtant à gauche lors des élections cantonales de 1976 avec l'élection du communiste Michel Germa le à la présidence du Conseil général. Le poids du PC s'érode, mais reste fort dans le département avec encore 21,18 % pour les listes communistes lors du premier tour des élections cantonales de 1992. Le PC se maintient ainsi comme la première force politique d'un département qui penche clairement à gauche. Michel Germa est remplacé par le communiste Christian Favier le .

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Val-de-Marne.

Le territoire du Val-de-Marne est situé dans la partie nord de la France. C'est une plaine alluviale où se situe la confluence du fleuve Seine et de la rivière Marne à Charenton-le-Pont. Outre la Seine et la Marne, la Bièvre, le Réveillon et le Morbras coulent également sur ce territoire. L'altitude moyenne est de 50 mètres, avec environ 30 mètres au niveau de Paris et 126 mètres au niveau du plateau de Villejuif.

Ce département de la banlieue parisienne est très urbanisé, mais conserve quelques rares espaces agricoles au sud-est, sur le versant du plateau de la Brie. En 2007, la densité de population culmine à 24 802 hab./km2 à Vincennes et 24 714 hab./km2 à Saint-Mandé contre seulement 974 hab./km2 à Noiseau, 803 hab./km2 à Périgny et 364 hab./km2 à Santeny.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Val-de-Marne.
L'université de Créteil sous la neige

Le climat du Val-de-Marne est un climat océanique dégradé avec des nuances semi-continentales. Les températures moyennes sont presque toujours supérieures à 3 °C l'hiver et inférieures à 20 °C l'été. Cette douceur des températures est un caractère océanique. Le Val-de-Marne reçoit moins de 650 mm d'eau par an en moyenne. Les pluies tombent en automne et les maxima se situent en été sous forme d'orages. La neige est rare : moins de 11 jours par an en moyenne. La forte urbanisation influe sur le climat en réchauffant les températures, et la pollution atmosphérique est cause d'une perte de 15 à 20 % du rayonnement solaire global.

Parmi les derniers épisodes météorologiques qui touchèrent le département citons la Tempête de 1999 avec des pointes de 173 km/h à Orly[3] vers 6 heures du matin le et la canicule de 2003 avec une surmortalité de 171 % en août 2003, soit le plus haut taux en France[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Val-de-Marne.

Les habitants du Val-de-Marne sont les Val-de-Marnais. Avec une population totale de 1 333 702 habitants en 2011, le département se place au 11e rang national. En 2006, 25,6 % de la population avait moins de 20 ans, 57,1 % avaient de 20 à 59 ans et 17,2 % avaient 60 ans ou plus[5]. Avec 52 141 étrangers de l'Union européenne et 111 380 étrangers hors Union européenne, le Val-de-Marne compte 12,6 % de population étrangère en 2006. Cette proportion est en hausse (+ 0,8 point de pourcentage) par rapport à 1999[6].

Les communes les plus peuplées du département en 2011 sont :

 
INSEE - Populations légales - Recensement de 2011
Évolution démographique du Val-de-Marne
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 2011
1 121 319 1 215 713 1 193 655 1 215 538 1 227 250 1 298 341 1 327 732 1 333 702
Sources : 1968-2009 recensements Source : INSEE.

Transports[modifier | modifier le code]

Orly Sud par la RD7 (ex-RN7)

Le département peut s’appuyer sur un solide réseau de transports alliant rail, route, voies navigables et air.

Par rail[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de triage de Villeneuve-Saint-Georges, l'une des plus importantes au monde[réf. nécessaire].

  • Lignes de métro desservant le département :
    • Ligne (M)(1) (3 stations), communes de Saint-Mandé et de Vincennes
    • Ligne (M)(7) (6 stations), communes d'Ivry-sur-Seine (branche d'Ivry), du Kremlin-Bicêtre et de Villejuif (branche de Villejuif)
    • Ligne (M)(8) (8 stations), communes de Charenton-le-Pont, de Maisons-Alfort et de Créteil
  • Lignes de RER desservant le département :
    • Ligne (RER)(A), communes de Vincennes, de Fontenay-sous-Bois, de Nogent-sur-Marne, de Joinville-le-Pont, de Saint-Maur-des-Fossés, de Sucy-en-Brie, de Boissy-Saint-Léger et de Bry-sur-Marne
    • Ligne (RER)(B), communes de Gentilly, d'Arcueil et de Cachan
    • Ligne (RER)(C), communes d'Ivry-sur-Seine, de Vitry-sur-Seine, de Choisy-le-Roi, de Villeneuve-le-Roi, d'Ablon-sur-Seine, d'Orly, de Thiais et de Rungis
    • Ligne (RER)(D), communes d'Alfortville, de Maisons-Alfort, de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges
    • Ligne (RER)(E), communes de Fontenay-sous-Bois, de Nogent-sur-Marne, du Perreux-sur-Marne, de Villiers-sur-Marne, de Champigny-sur-Marne, du Plessis-Trévise
  • Lignes de tramway desservant le département :
    • Ligne (T)(7), communes de Villejuif, de Chevilly-Larue, de Vitry-sur-Seine, de Thiais, de Rungis et d'Orly

Par route[modifier | modifier le code]

Outre l'autoroute A106 qui relie l'aéroport Paris-Orly à l'autoroute A6, les autoroutes traversant le département sont l’A4 et l’A86, alors que l’A6 se divise en deux branches : A6A et A6B. Si l’A4 offre une bonne desserte du nord-est du département, l’axe transversal est-ouest est l’A86 tandis que l’axe nord-sud est l’A6.

En 1993, le Trans-Val-de-Marne est mis en service. Ligne de transports en commun en site propre suivant l’axe est-ouest, il relie les stations de RER Saint-Maur – Créteil et la Croix de Berny en passant par le marché international de Rungis. Un projet d’extension à l’est est à l’étude.

Par voies navigables[modifier | modifier le code]

La Seine et la Marne qui traversent le département permettent les transports des pondéreux par péniches.

Par air[modifier | modifier le code]

Ouvert au public depuis 1947, l’aéroport Paris-Orly est la deuxième plate-forme aéroportuaire de France, après l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, avec plus de 210 000 mouvements par an, après avoir été la première de 1950 au milieu des années 1980.

L'aéroport est relié par la route et le rail, notamment à Paris. En ce qui concerne les transports en commun, on citera Orlybus, Orlyval et le Noctilien. La nationale 7 passe sous l’aérogare d’Orly Sud inaugurée en 1961. L'autoroute A106 relie l'aéroport à l'autoroute A6.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Val-de-Marne.

L'économie est tournée vers le pôle Orly-Rungis, les entreprises de pointe de la santé et le cinéma. En 2004, le taux moyen de chômage est de 11,5 % dans le département avec de fortes disparités d'une commune à l'autre pour atteindre 16 à 19 % à Valenton, Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Orly. Le pôle d'Orly est pourtant le deuxième plus important bassin d'emplois en Île-de-France avec 60 000 emplois. Ce site a toutefois perdu plus de 16 000 emplois industriels entre 1994 et 1997[7]. Ce mouvement de désindustrialisation s'est accompagné d'une importante montée du secteur tertiaire. La mise en sommeil du projet de troisième aéroport parisien relance le site d'Orly avec un projet de construction d'un troisième aérogare. La logistique constitue l'un des points forts du département grâce à de bonnes infrastructures de transports variés aux portes de Paris : air, route, rail et fluvial. Le Marché international de Rungis profite à plein de ces possibilités.

La santé est un secteur de pointe dans le département avec une concentration de centres hospitaliers et de recherches de renom. Le CHU Henri-Mondor de Créteil ou l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, notamment. Le Val-de-Marne est le second au plan national, après Paris, en matière de médecine clinique.

Dans la vallée de la Bièvre, un secteur est occupé par les hautes technologies. Sur les 27 communes de cette vallée, dix se trouvent en Val-de-Marne.

Autre activité importante, mais qui s'appuie cette fois sur une longue tradition plus que centenaire : le cinéma. Les boucles de la Marne sont particulièrement concernées par cette activité, perpétuant ainsi la mémoire des studios de Saint-Maurice et de Joinville.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Val-de-Marne.
Bords de Marne à Joinville-le-Pont.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Les bords de Marne avec ses guinguettes et ses îles constituent un site remarquable, connu de longue date par les touristes en quête de dépaysement. Nombre de chansons populaires ont jadis vanté les qualités de ces lieux : Quand on s’promène au bord de l’eau chanté par Jean Gabin en 1936, Ah ! le petit vin blanc écrite en 1943 par Jean Dréjac et qui fut un grand succès juste après la guerre ou À Joinville-le-Pont chanté par Bourvil en 1953, notamment, mais aussi des films comme Nogent, Eldorado du dimanche de Marcel Carné (1929) ou La Belle Équipe de Julien Duvivier (1936).

Résolument tourné vers la modernité, le musée d'art contemporain du Val-de-Marne (ou Mac/Val) propose dans le centre-ville de Vitry-sur-Seine un espace consacré à l'art contemporain en France depuis 1950 sur 10 000m². Le Mac/Val fut inauguré en novembre 2005.

Le lac de Créteil est un plan d'eau d'environ 40 hectares qui permet la pratique de la voile, notamment. Ce lac urbain est également un site naturel important aménagé pour faciliter le passage des migrations d'oiseaux. Le Val-de-Marne est également une terre de châteaux. Citons ici le château de Vincennes et le château de Grosbois.

Le département abrite également de petites perles comme la toute première roseraie du monde : la roseraie du Val-de-Marne, créée par Jules Gravereaux (1844-1916) en 1894.

Le plan d'eau le plus étendu est le lac de Créteil qui couvre environ 40 hectares.

Le parc hôtelier du Val-de-Marne comptait en 2003 170 chambres en quatre étoiles, 2784 chambres en trois étoiles, 3635 chambres en deux étoiles et 1651 chambres de moins de deux étoiles. Au total, 8240 chambres soit une augmentation de 56 % entre 1990 et 2003[8].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Maisons anciennes du début du XXe siècle de style "néo-" : néonormand, néogothique, néorenaissance, néo-Louis XIII, néomauresque. Elles inaugurent l'Art nouveau.
  • Les meulières sont des constructions typiques de la banlieue de Paris. Les plus belles, de style Art nouveau sont construites pour les riches parisiens qui souhaitaient se détendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des décorations en fer forgé (verrières, portes, fenêtres...) en briques et en céramiques et constituent de véritables curiosités architecturales qui se découvrent au cours de promenades notamment dans les rues des anciennes communes du Val-de-Marne.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le territoire du Val-de-Marne est très urbanisé, néanmoins, il conserve des espaces verts très variés. Avec une superficie de 245km², le département conserve 2600 hectares d'espaces verts et naturels, soit 22m² par habitant. [9] Le Département du Val-de-Marne est propriétaire d'une vingtaine de ces espaces naturels, dont la gestion est assurée par le Conseil général du Val-de-Marne[10]. Parmi ces espaces naturels, on retrouve les parcs départementaux, les jardins (notamment la Roseraie du Val-de-Marne), les espaces naturels sensibles et les coulée verte[11].

Éducation[modifier | modifier le code]

Université Paris XII Val-de-Marne

En 2005-2006, le département compte 771 établissements publics (325 écoles maternelles, 294 écoles primaires, 102 collèges, 48 lycées et 2 écoles régionales d'enseignement adapté) et 94 établissements privés (47 écoles et 47 établissements du second degré). En septembre 2005, l'inspection académique du Val-de-Marne scolarise 252 757 élèves[12].

Le département compte également un pôle universitaire : l'université Paris XII Val-de-Marne, localisée à Créteil. L'université cristolienne est inaugurée en 1970, avec l'arrivée des premiers étudiants de Lettres le 15 novembre 1970[13] suite à la création par arrêté du 21 mars 1970 après la division de l’Université de Paris et la Loi Faure. C'est un centre multidisciplinaire. La médecine est enseignée au sein du CHU Henri-Mondor inauguré en 1969. Depuis 1972, Institut d'urbanisme de Paris se trouve à Créteil au sein de l'université Paris XII. Saint-Maur-des-Fossés accueillait les étudiants en économie et en droit, mais ces derniers ont rejoint Créteil après la construction de nouveaux locaux universitaires dans la ville chef-lieu. Paris XII adopte le nom d'Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) à partir du 1er janvier 2010[14].

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration du Val-de-Marne.

Le Val-de-Marne compte 47 communes réparties dans trois arrondissements : Créteil, L'Haÿ-les-Roses et Nogent-sur-Marne. La préfecture est située à Créteil.

Le département présente la particularité de posséder plus de cantons (49) que de communes (47).

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique dans le Val-de-Marne.
Est du Val-de-Marne, les villages briards : ici La Queue-en-Brie

Liste des présidents du conseil général[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Qualité
Gaston Viens 1967 1970
PCF
Maire d'Orly
Roland Nungesser 1970 1976
UDR
Maire de Nogent-sur-Marne
Michel Germa 1976 2001
PCF
Christian Favier 2001 En cours
PCF

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]