Creuse (département)

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Creuse
Creuse (département)
Creuse (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Guéret
Sous-préfecture(s) Aubusson
Président du
conseil général
Jean-Jacques Lozach (PS)
Préfet Christian Chocquet
Code Insee 23
Code ISO 3166-2 FR-23
Code Eurostat NUTS-3 FR632
Démographie
Gentilé Creusois
Population 122 560 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Superficie 5 565 km2
Subdivisions
Arrondissements 2
Circonscriptions législatives 1
Cantons 27
Intercommunalités 18
Communes 260

Le département de la Creuse est un département français, situé dans la région Limousin. Il tire son nom de la rivière Creuse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 23. Sa préfecture — qui est également sa plus grande ville — est Guéret (13 563 habitants). Elle n'a qu'une seule sous-préfecture : Aubusson. La Creuse est située dans le Massif central.

Dénomination[modifier | modifier le code]

La Creuse est appelée, en occitan, La Creusa ou La Cruesa, prononcé « La Croso » ou « La Cruéso ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Creuse.

Le département est créé par la Révolution française le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche.

Le champ de foire de Royère-de-Vassivière au début du XXe siècle

Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partent tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur...

  • Les maçons de la Creuse deviennent bâtisseurs de cathédrale ou construisent en 1624 la digue de La Rochelle.
  • Au XIXe siècle, ils participent -notamment comme plâtriers, métier censé être parmi les plus pénibles- à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devient définitive : la Creuse perd la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud "Mémoires de Léonard", la description de cet exode qui marque si fortement les modes de vie.
  • De 1963 à 1980, 1 630 enfants réunionnais « orphelins » sont déplacés par les autorités françaises dans le but de repeupler les départements français victimes de l'exode rural comme la Creuse, le Tarn, le Gers. Ce déplacement d'enfants par avions entiers est organisé sous l'autorité de Michel Debré, député de La Réunion à l'époque. Cet épisode de l'histoire française, très connu à La Réunion, qui a donné lieu à de nombreuses études écrites ou filmées, est communément appelé « l'affaire des Enfants de la Creuse ou des Réunionnais de la Creuse ».

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bande de gueules chargée de trois lionceaux d'argent. »

Drapeau[modifier | modifier le code]

Marche Flag.svg

Politique[modifier | modifier le code]

L'Hôtel des Moneyroux à Guéret,
siège du Conseil Général.
Article détaillé : Politique dans la Creuse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte détaillée du département de la Creuse avec ses réseaux routiers et hydrologiques principaux
Article détaillé : Géographie de la Creuse.

La Creuse fait partie de la région du Limousin. Elle est limitrophe des départements de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de l'Allier, du Puy-de-Dôme, du Cher et de l'Indre. Il s'agit du deuxième département le moins peuplé de France après la Lozère.

Le département est situé à l'extrémité nord-ouest du Massif central. Le plateau de Millevaches occupe le sud-est. Le département culmine à 932 m dans la forêt de Châteauvert, à Saint-Oradoux-de-Chirouze.

Les tourbières[modifier | modifier le code]

La Creuse présente de nombreuses tourbières sur son territoire comme la tourbière de la Mazure située entre les communes de Royère-de-Vassivière, Le Monteil-au-Vicomte et Saint-Pierre-Bellevue. Une tourbière est un écosystème très original, fragile, une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique majoritairement végétale, peu ou pas décomposée. Cette caractéristique fait des tourbières des puits de carbone.

La faune est pauvre et très spécialisée : le lézard vivipare, le pipit farlouse, la vipère péliade qui bénéficie d'un statut de protection partielle dans la liste de l'arrêté du 22 juillet 1993, le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus Galicus) : c'est un oiseau, rapace diurne de la famille des Accipitridés. Sa silhouette ressemble à celle d'une grosse buse. Ses ailes et sa queue sont larges et son ventre est clair tandis que sa poitrine et sa tête sont plus sombres. Il se nourrit presque exclusivement de serpents.

En ce qui concerne la flore, on trouve de nombreuses espèces rares dont toutes les espèces de Droséra.

Les forêts[modifier | modifier le code]

Dans l'ouest de la Creuse,
paysage typique
Paysage de la Creuse
Vallée de la Creuse vue du Bourg d'Hem.
Aux abords des Ribières, hameau de la Celle Dunoise.

La forêt limousine est nouvelle. En 1862, elle occupe une faible surface avec 118 900 hectares. Mais après les deux guerres mondiales, par plantations et boisement des terrains abandonnés, elle se développe pour atteindre 584 000 hectares en 2003[1]. De fait, le développement de la forêt est proportionnel au déclin de la population.

Les grands espaces sont essentiellement occupés par les forêts de résineux (sapin de Douglas et épicéa) ainsi que de feuillus (chêne, hêtre, bouleau, châtaignier[2]).

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Creuse.

Le climat de la Creuse présente les caractères généraux du climat du Massif Central. Il est humide, froid et très variable. L'air est pur, mais vif.

Température : Par suite de l'altitude élevée du département, la température est plus basse que ne l'indique la latitude.

Les hivers sont généralement longs et plus ou moins rigoureux, surtout au sud du département, où la neige est abondante et persiste souvent pendant plusieurs semaines de l'année. Le nord du département est plus tempéré. Les étés sont courts. L'automne est généralement la plus belle saison[non neutre] de la Creuse.

Vents : Les vents dominants sont ceux du sud-ouest. Ils sont en général chargés de pluie. La hauteur moyenne des pluies est d'environ 1 mètre par an, dans le sud du département, et 60 cm au nord.

Caractéristiques : Les caractéristiques des régions principales sont donc :

  • région nord : températures douces, pluviométrie plus faibles,
  • région centre : température très variables, pluviosité dépendant de l'altitude et de l'exposition,
  • région sud : zone plus continentale, grande pluviosité (plus d'un mètre) température plus basse et enneigement plus long[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Creuse.
Race bovine limousine

L'économie de la Creuse repose traditionnellement sur deux domaines :

Depuis quelques années toutefois, le développement du tourisme vert compense son retard par rapport aux départements limitrophes, grâce à la création de nombreuses structures d'accueil, chambres d'hôtes, gites ruraux. Le lac de Vassivière, en particulier, attire de nombreux touristes en période estivale.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Creuse.

Les habitants de la Creuse sont les Creusois.

Une idée reçue allègue que[Laquelle ?] la Creuse est le département le moins peuplé de France, ce qui est faux. En effet, ce rôle est tenu par la Lozère, aussi bien par la densité de population (14 hab./km2 contre 22 pour la Creuse (qui devance aussi la Guyane et les Alpes-de-Haute-Provence) que par la population totale (76 933 contre 123 133 pour la Creuse en janvier 2005). De plus, ce département, contrairement à certains de ses voisins (Allier...), a un solde migratoire positif. En fait la population baisse à cause du solde naturel très négatif (taux de mortalité très élevé et taux de natalité très bas) qui donne à la Creuse une population âgée. Cette situation est aggravée par le fait que les jeunes s'en vont souvent poursuivre leurs études hors du département (parfois dès le lycée) dans les métropoles voisines (Limoges, Montluçon, Clermont-Ferrand, Châteauroux) et ne reviennent pas toujours « au pays ».

Cependant, pour la première fois depuis de nombreuses décennies, la population départementale a augmenté entre les recensements 2006 et 2007, de 460 habitants[4].

Les communes de plus de 2 000 habitants (chiffres 2011 et évolution de la population par rapport à 2006)

NB : Les communes en italique sont situées dans l'agglomération de Guéret.

Le département possède 1 aire urbaine : Guéret.

Culture[modifier | modifier le code]

Carte des dialectes occitans.
Le marchois y est représenté en gris
Église de Sous-Parsat
Le pont dit romain de Sénoueix
Procession à Crocq, dans les années 1960
La petite Creuse de Monet

Langue[modifier | modifier le code]

La Creuse est en totalité de langue occitane. Le tiers nord est de dialecte marchois, le tiers sud-ouest est de dialecte limousin, tandis que le tiers sud-est est de dialecte auvergnat.

Jusqu'au XVIe siècle, la langue officielle est l'occitan. Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le thème, la rime...-). L'occitan reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs creusois ayant plus de 50 ans.

Dans le sud-ouest du département, il s'agit de limousin proprement dit, dans le sud-est d'auvergnat, avec des phénomènes de transition. La moitié nord comprend les parlers dits du croissant, qui en plus de caractères particuliers et anciens sont marqués par une transition avec les langues d'oïl. Les parlers du croissant sont classés dans l'occitan en dépit de leur apparence phonétique actuelle, en raison de leur histoire et de caractères hérités encore présents. C'est dans l'aire du croissant que le déclin de la langue est le plus avancé, allant dans certaines communes jusqu'à la disparition totale.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes creusois. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases des Creusois, ainsi que dans leur accent.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Cuisine limousine et plus particulièrement la cuisine creusoise sont caractérisées par l'adaptation à un terroir plutôt pauvre, d'où des plats souvent simples et très nourrissants.

La Flognarde est une sorte de clafoutis, peu épais cuit dans un grand moule[5]. Le Gâteau creusois est un dessert pur beurre aux noisettes, spécialité récente de la Creuse[6] Regroupées au sein d'une association, 31 pâtisseries du département produisent "Le Creusois" traditionnel cuit et vendu dans une tuile. Il existe des variantes semi-industrielles (en particulier à Gouzon) dont on trouve la production de "gâteaux creusois" ou "gâteaux aux noisettes" dans la plupart des enseignes de grande distribution dans toute la France Le Pâté de pommes de terre[7] est plus traditionnel et se décline avec ou sans viande selon la région et les habitudes de la maîtresse de maison. Le fondu creusois est traditionnellement réalisé avec un fromage de vache de pays ou remplacé par un camembert servi en nappage avec une assiette de frites, une omelette et du jambon du pays.

Personnalités liées au département[modifier | modifier le code]

Hommes politiques, religieux et militaires :

Peintres, sculpteurs et auteurs de cartons de tapisserie :

Écrivains et Historiens  :

Scientifiques, entrepreneurs et paysagistes :

Médias, Sportifs et divers :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Creuse.

Depuis plusieurs années la Creuse essaie d'attirer les touristes. Les principaux pôles touristiques sont le lac de Vassivière, la station thermale d'Evaux-les-Bains, la vieille ville d'Aubusson et ses monuments liés à la tapisserie (maison du tapissier, musée..), les ruines du Château de Crozant ainsi que le Labyrinthe Géant de Guéret, situé à 3 km au sud de Guéret c'est le plus grand labyrinthe végétal permanent au monde[9].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Les Pierres Jaumâtres, situées au sommet du mont Barlot, près de Boussac sur la commune de Toulx-Sainte-Croix, sont un amas granitique comme on peut en rencontrer plusieurs dans le département de la Creuse, notamment au lieu-dit Rigole du diable. Elles constituent un site naturel classé.
  • La Cascade des Jarrauds, située à Saint-Martin-Château en Creuse fait partie de la rivière la Maulde.
  • La pierre aux neuf gradins est un site situé sur la commune de Soubrebost, à proximité de Pontarion.
  • L'étang des Landes : réserve naturelle nationale depuis 2004. Situé dans le Bassin de Gouzon, l'étang des Landes est le seul étang naturel du Limousin. D'une superficie d'environ 120 ha, il abrite une flore et une faune remarquable notamment en matière d'oiseaux. Les ornithologues passionnés pourront y retrouver en migration ou en nidification, hérons, grues, balbuzards, marouettes... et une pléiade de canards.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée de l'électrification à Bourganeuf

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 20,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Creuse dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]