Louis XIII de France

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Louis XIII
Portrait du roi Louis XIII, par Champaigne.
Portrait du roi Louis XIII, par Champaigne.
Titre
Roi de France et de Navarre
14 mai 161014 mai 1643
(&&&&&&&&&&01205333 ans, 0 mois et 0 jour)
Couronnement 17 octobre 1610,
en la cathédrale de Reims
Régent Marie de Médicis (1610-1614)
Prédécesseur Henri IV
Successeur Louis XIV
Dauphin de France
27 septembre 160114 mai 1610
(&&&&&&&&&&&031518 ans, 7 mois et 17 jours)
Prédécesseur François
Successeur Louis-Dieudonné
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Date de naissance 27 septembre 1601
Lieu de naissance Fontainebleau (France)
Date de décès 14 mai 1643 (à 41 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-en-Laye (France)
Sépulture Nécropole de la basilique de Saint-Denis
Père Henri IV de France
Mère Marie de Médicis
Conjoint Anne d’Autriche
Enfant(s) Louis XIV Roi de France et de Navarre
Philippe Ier d’Orléans
Héritier Nicolas de France (1610-1611)
Gaston de France (1611-1638)
Louis de France (1638-1643)
Résidence Château neuf de Saint-Germain-en-Laye
Palais du Louvre

Louis XIII de France
Rois de France et de Navarre

Louis XIII de France, surnommé « Louis le Juste », né le 27 septembre 1601 au château de Fontainebleau et décédé le 14 mai 1643 au château neuf de Saint-Germain-en-Laye, est roi de France et de Navarre entre 1610 et 1643. Il est le fils de Henri IV et de Marie de Médicis.

Son règne est marqué par l’affaiblissement des Grands et des protestants, la lutte contre la maison de Habsbourg et l'affirmation de la domination militaire française en Europe. L’image de ce roi est inséparable de celle de son principal ministre, le cardinal de Richelieu.

Il est le père du roi Louis XIV et de Philippe, fondateur de la maison Orléans dont est issu le roi Louis-Philippe Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le fils de Henri IV et de Marie de Médicis[modifier | modifier le code]

L'enfance[modifier | modifier le code]

Louis XIII, premier fils du roi Henri IV et de la reine Marie de Médicis, naît au château de Fontainebleau. L'enfance du dauphin Louis nous est assez bien connue grâce au journal qu'a laissé son médecin, Jean Héroard. Tous les détails de son alimentation, sa santé et de sa vie intime y sont notés. Le futur roi est installé dès le mois de novembre au château de Saint-Germain-en-Laye, où il retrouve les enfants illégitimes de son père, puis plus tard ses frères et sœurs le rejoignent au château[1]. Il est baptisé le 14 septembre 1606 à Fontainebleau, son parrain est, comme il est d'usage, le pape Paul V, représenté par le cardinal de Joyeuse, sa marraine est sa tante, Éléonore de Médicis, duchesse de Mantoue, sœur de la reine Marie[2]. Du château de Saint-Germain, le jeune Louis XIII sort peu, sa mère Marie n'aime pas beaucoup que son fils entre en contact avec les habitants. Le dauphin est rapidement attiré par la musique et reçoit souvent des musiciens dans ses appartements[3]. Il joue lui aussi de certains instruments et chante. La danse, la peinture et le dessin seront aussi parmi les distractions du futur souverain, mais ce qu'il préfère, ce sont les armes et ce qui touche au militaire[4].

Très tôt, il se découvre une passion pour les armées et les chevaux et parle souvent de guerre. Il s'exerce très jeune à l'arc et à l'arquebuse[4] et aime faire appliquer les obligations cérémoniales à ses gardes[5]. Il reçoit sa première leçon à l'âge de sept ans de la part de son précepteur le poète Nicolas Vauquelin Des Yveteaux[6] ; il ne montre pas un grand intérêt pour les lettres, que ce soit en français ou en latin, pour la géométrie, les mathématiques. Seule l'histoire semble le passionner un peu, en dehors des activités artistiques et militaires[7]. Jugé insuffisant, des Yveteaux est remplacé en 1611 par le philosophe Nicolas Le Fèvre, qui meurt en novembre 1612, remplacé par M. de Fleurence[6]. Il a pour gouverneur le militaire Gilles de Courtenvaux de Souvré[7].

Le futur Louis XIII a une profonde adoration pour son père, malgré le fait que ce dernier n'hésite pas à le fouetter dès son plus jeune âge et à l'humilier moralement selon un ancien usage qui veut que le dauphin soit dressé pour servir le Roi et la Reine[8]. Son père montre toutefois des signes d'affection en demandant à ses enfants de l'appeler papa et non Monsieur comme le veut l'usage[9]. Ses relations avec sa mère sont tout autres. Cette dernière cache rarement sa préférence pour son cadet Gaston d'Orléans. Il n'est jamais ravi de la voir et refuse plusieurs fois de la servir, contrairement à son père, avec lequel il n'hésite pas à jouer le rôle de valet de chambre[10].

Louis, l'orphelin de père[modifier | modifier le code]

Louis, enfant roi, 1611 par Frans Pourbus le Jeune, Palais Pitti

À la mort d'Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il n'a que 8 ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme régente. La majorité du roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d'esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l'écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï qui accaparent les plus hautes charges de l'État.

Traumatisé par la mort brutale d'un père qu'il chérissait, le petit roi n'a pas une enfance joyeuse. Tout d'abord, il ne trouve aucun substitut à l'amour paternel auprès de sa mère Marie de Médicis, qui le considère comme quantité négligeable. Louis se renferme assez vite sur lui-même, il a des troubles d'élocution, voire de bégaiement[11] et souffre d'un manque d'affection.

Louis face à la régence de sa mère[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, le mépris des favoris italiens à son égard accroît son mal-être. En grandissant, Louis XIII devient taciturne et ombrageux. Il y a pourtant en lui, en regard de ces défauts, une forte volonté d'être digne de son père Henri IV. Il s'indigne de voir Concini, un étranger incapable selon lui, usurper le gouvernement de son État, tandis qu'on le relègue, lui, jeune roi, dans un coin du Louvre.

Or la régence de Marie de Médicis est très difficile : la gestion des affaires par son gouvernement est mauvaise, et les forces du royaume, hostiles à la centralisation du pouvoir qu'avait initiée Henri IV, en profitent. De graves troubles éclatent dans le royaume (religieux, nobiliaires, sociaux), ce qui provoque des États Généraux inutiles et une instabilité politique. La politique pro-italienne et pro-espagnole de la Reine fait naître chez le petit roi un très lourd sentiment d'amertume. Alors que Henri IV avait songé à marier son héritier avec la princesse Nicole de Lorraine héritière des duchés de Lorraine et de Bar, ce qui aurait porté pacifiquement la frontière française jusqu'aux Vosges, le 21 novembre 1615 à Bordeaux, Marie de Médicis marie le jeune roi à Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Pour Louis, c'est une humiliation de plus, car, conformément à la mémoire des choix de son père, il ne voit en Anne qu'une Espagnole et par conséquent une ennemie. Louis XIII, qui n'a que quatorze ans, pour éviter toute demande de divorce par l'Espagne, est obligé de consommer le mariage comme en témoigne son médecin dans ses notes personnelles, prises heure par heure et qui relatent avec précision la vie du jeune Louis XIII. Le roi est traumatisé par ce rapport obligatoire, au point qu'il attendra quatre ans avant de regagner, poussé par le duc de Luynes, le lit de la reine, son épouse.

Un souverain qui affirme son autorité[modifier | modifier le code]

Louis XIII en armure par Frans Pourbus le Jeune
Louis XIII, jeune roi libéré de la tutelle de sa mère, 1622 par Peter Paul Rubens

Après la régence mouvementée et pro espagnole de sa mère, Louis XIII rétablit progressivement l'autorité royale en brisant les privilèges des protestants, ceux des « Grands », et l'encerclement des Habsbourg par une politique conflictuelle conduite par son ministre Richelieu.

Sortir de la régence de la reine-mère[modifier | modifier le code]

C'est par un coup de force, le 24 avril 1617, que Louis XIII accède au pouvoir. Poussé par son favori Luynes il ordonne l'assassinat du favori de sa mère, Concino Concini et fait exécuter la Galigai sa femme, dame de compagnie de sa mère. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de roi. Louis XIII remplace Concini par son propre favori, Charles d'Albert, duc de Luynes. Très rapidement, Luynes accumule les titres et les fortunes. Son avancement crée des mécontentements, d'autant que le favori du roi est un très mauvais homme d'État.

En 1619, la reine-mère s'échappe du château de Blois et lève une armée contre son fils qui choisit de se réconcilier avec elle, lors du Traité d'Angoulême le 30 avril 1619, lui cède les villes d'Angers et de Chinon, mais lui interdit de revenir au Conseil. En 1620, Marie de Médicis déclenche une guerre civile qui se conclut par sa défaite totale à la bataille des Ponts-de-Cé le 7 avril 1620, où le roi commande personnellement. Par crainte de voir sa mère poursuivre des complots, le roi accepte son retour à la cour de France, et se réconcilie avec elle sous l’influence de Richelieu.

Contre les protestants[modifier | modifier le code]

Le roi se rend à Pau en Béarn, dont il est le souverain, pour y rétablir la religion catholique comme religion officielle. Dès lors, il entend mettre fin aux privilèges politiques et militaires dont bénéficient les protestants depuis l'Édit de Nantes et imposer le catholicisme d'État à tous ses sujets. De 1620 à 1628 (siège de La Rochelle), il combat et massacre les protestants, pille et détruit les fortifications de leurs places-fortes.

Il mène une première campagne contre les protestants en 1621 et permet la prise de Saint-Jean-d'Angély, mais il échoue devant Montauban en grande partie du fait de l'incompétence de Luynes. Celui-ci meurt de la scarlatine durant le siège de Monheurt, alors qu'il était déjà tombé en disgrâce.

Le duc de Rohan défend Montauban puis Montpellier contre les troupes de Louis XIII. Finalement un accord est conclu entre les deux parties, le 19 octobre 1622. Louis XIII signe l'Édit de Montpellier confirmant l'Édit de Nantes : extension de la liberté d'exercice de culte des protestants et limitation à deux du nombre de leur places de sûreté (La Rochelle et Montauban).

Le choix de Richelieu[modifier | modifier le code]

Le Cardinal de Richelieu, premier ministre du Roi, 1633 par Philippe de Champaigne

Louis XIII, décidé à participer davantage aux affaires de l’État et de se lier à un seul ministre, gouverne avec Brûlart de Sillery et son fils, le marquis de Puisieux, ainsi qu’avec La Vieuville qui sont vite disgraciés pour incompétence.

En 1624, Marie de Médicis parvient à faire entrer le cardinal de Richelieu au conseil du roi, prélat qui a été le représentant du clergé aux États généraux de 1614 et ministre du gouvernement Concini. La plupart des historiens mettent en évidence l'étroitesse des relations entre Louis XIII et Richelieu qui écrit : « Je soumets cette pensée comme toutes les autres à votre majesté » pour signifier au roi qu'il ne tentera jamais de gouverner à sa place. La relation du Roi avec Richelieu est assez complexe et a sans doute évolué avec le temps vers une affection réelle. Il est l'auteur de cet éloge sur le cardinal : « Le cardinal de Richelieu est le plus grand serviteur que la France ait eu ».

Les deux hommes partagent une même conception de la grandeur de la France et des priorités qui s’imposent dans le domaine politique. Mais le Cardinal, beaucoup plus posé et responsable, semble respecter beaucoup plus la fonction que l'homme[12]. Le programme politique de Richelieu se décline de plusieurs manières : l'abaissement des grands féodaux, la rationalisation du système administratif et la lutte contre la maison de Habsbourg à l'extérieur (Guerre d'Italie (1624-1625), Guerre franco-espagnole, Guerre de Trente Ans).

Richelieu combat les protestants moins d'une façon planifiée que pour assurer l'autorité de l'État. Toutes les guerres contre les huguenots sont déclenchées par le soulèvement d'un de leurs chefs (duc de Rohan, Benjamin de Rohan, duc de Soubise). Même le siège de La Rochelle n'est sans doute pas souhaité jusqu’à ce que Rohan déclenche les hostilités. La reddition de cette dernière ville, après un très long siège qui s'achève en 1628, est suivie de la promulgation de l’édit de grâce d’Alès (28 juin 1629), interdisant les assemblées politiques et supprimant les places de sûreté protestantes, mais maintenant la liberté de culte dans tout le royaume sauf à Paris.

Une politique conduite par Richelieu contre les Grands et l'Espagne[modifier | modifier le code]

Affaiblir les Grands[modifier | modifier le code]

Louis XIII en costume de sacre, par Philippe de Champaigne, Royal Collection

Louis XIII doit faire face à l’hostilité d’une partie de la famille royale à l'égard de Richelieu et de sa politique anti-espagnole.

Il se brouille avec sa femme. Après 11 ans de mariage, le couple, qui s'entend mal, n'a toujours pas donné d'héritier à la couronne. En 1626, la reine, poussée par la duchesse de Chevreuse, participe au complot du comte de Chalais, ayant pour but d'assassiner le roi et mettre son frère et héritier, le joyeux Gaston de France, sur le trône. À partir de cette date, le couple vit séparé.

Dès le début de l'implication de la France dans la guerre de Trente Ans (1635), Anne d'Autriche tente de renseigner secrètement l'Espagne sur les dispositions militaires et politiques françaises (bien qu'elle soit tenue à l'écart de toutes les décisions du roi). La trahison est découverte mais l'affaire est finalement étouffée par le roi lui-même, qui est trop pieux pour penser sérieusement à un divorce de répudiation, qui provoquerait en outre des difficultés avec le Saint-Siège.

Il écarte également définitivement sa mère lors de la journée des Dupes (10 novembre 1630), pendant laquelle la cour croit le cardinal congédié, à la suite d’une violente altercation entre le roi et la reine-mère. Cette journée se termine par l'exil de la reine-mère à Moulins (le roi ne la revit plus jamais), l'emprisonnement du chancelier Michel de Marillac et l'exécution du frère de celui-ci, le maréchal de Marillac, pour des motifs fallacieux, le procès étant dirigé par des hommes du cardinal.

Louis XIII doit mater plusieurs révoltes organisées par son frère et héritier, Gaston d'Orléans, et faire enfermer nombre de ses demi-frères comme le duc de Vendôme. Conscient des dilemmes qui agitent le roi, Pierre Corneille lui dédie plusieurs répliques du Cid.

Le roi veut aussi rabaisser l'orgueil des Grands du royaume et se montre inflexible à plusieurs reprises, ordonnant l'exécution du comte de Montmorency-Bouteville pour avoir violé l'interdiction des duels et celle d'Henri II de Montmorency duc de Montmorency pour révolte. La légende qui fait de Louis XIII un fantoche soumis à Richelieu a pour origine le refus de nombre de contemporains de donner au roi le crédit des nombreuses exécutions qui eurent lieu sous son règne.

Louis XIII veut que les enfants de la noblesse, trop souvent rebelles, soient réunis non loin de Paris et crée en 1638 le Collège de Juilly pour leur inculquer l'amour de leur roi dans un lieu où il pourra leur rendre visite régulièrement.

Briser l'encerclement espagnol[modifier | modifier le code]

Depuis François Ier, le Royaume de France est encerclé par les possessions des Habsbourg (Espagne, Saint-Empire, Pays-Bas, influence en Italie, colonies...). Plusieurs guerres ou complots ont opposé les Habsbourg aux Valois, en particulier au moment des guerres de religion. Henri IV au moment de son assassinat en 1610 était sur le point de faire alliance avec les protestants pour relancer la guerre contre la très catholique Espagne. Pendant la régence, à cause de la peur d'une nouvelle guerre, sa veuve Marie de Médicis se rapproche du parti proespagnol et conclut deux alliances matrimoniales avec les enfants de Philippe III (1612). En 1615, Louis XIII épouse Anne d'Autriche, et Élisabeth le dauphin Philippe, prince des Asturies.

Mais la France redoute toujours la politique impérialiste des Habsbourg, notamment en Allemagne, et se fait défenseur des « libertés germaniques ». Sur les conseils de Richelieu, Louis XIII attend l'occasion favorable pour desserrer la domination diplomatique et reprendre le projet de son père, la guerre contre l'Espagne plusieurs fois reportée. Or, les Habsbourg sont en difficulté dans l'Empire face aux protestants lors de la guerre de Trente Ans. De plus, le redressement de la France par Richelieu amène l'accroissement des tensions franco-espagnoles.

À partir de 1631 la diplomatie française se rapproche alors des ennemis de l'Espagne, et particulièrement des puissances protestantes qu'elle finance. D'abord, les deux pays se contentent d'une guerre froide (passage du pas de Suse et Guerre de Succession de Mantoue). L'année 1635 marque un véritable tournant : la France déclare la guerre ouverte à l'Espagne. Le roi est dans une position internationale et religieuse délicate, puisqu'il se retrouve en conflit avec deux rois catholiques habsbourgs : Ferdinand III du Saint-Empire et Philippe IV d'Espagne. Son allié est le protestant Gustave II Adolphe de Suède. Militairement, jusqu’à la fin du règne, le roi est engagé dans une terrible guerre durant laquelle il commande plusieurs fois personnellement (siège de Corbie). Il occupe ainsi la Catalogne révoltée dans la guerre des faucheurs (1641). Après quelques années difficiles, l'armée française vient peu à peu à bout de l'armée espagnole.

Assurer la continuité et la succession du roi[modifier | modifier le code]

Anne d'Autriche, Reine de France, épouse de Louis XIII, 1625 par Pierre Paul Rubens
L'absence d'héritier favorise les complots[modifier | modifier le code]

Le souci majeur de Louis XIII, durant son règne, est d'être de nombreuses années sans héritier mâle. D'une santé médiocre, secoué par de violentes maladies, le roi manque à maintes reprises de mourir subitement sans héritier : cela entretient chez les prétendants au trône de grandes espérances (Gaston d'Orléans, le comte de Soissons, le comte de Moret…). La très difficile relation qu'entretient le roi avec la reine augmente les espoirs de ces princes, qui toujours mêlés à des complots (notamment la conspiration de Chalais), espèrent bien que le roi n'aura jamais d'héritiers.

La naissance du dauphin, futur Louis XIV, en 1638 après 23 ans de mariage, alors que le roi et la reine ont 36 ans, le font surnommer « l'enfant du miracle ». Les mémorialistes diffèrent sur l'attitude du roi à l'égard de son héritier : Tallemant des Réaux dit que le roi considéra son fils d'un œil froid, puis se retira. Tous les autres mémorialistes, dont l'ambassadeur de Venise Contarini qui était présent, disent que le roi tomba à genoux devant son fils et l'embrassa. Louis XIII et Anne d'Autriche ont en 1640 un second fils, Philippe, futur duc d'Orléans. Ces deux naissances limitent les complots à ceux qui veulent prendre la place du Cardinal, malade (conspiration de Cinq-Mars).

Le futur Louis XIV à droite et son petit frère Philippe d'Orléans à gauche, fils de Louis XIII
Le décès de Richelieu, la montée de Mazarin et la mort du Roi[modifier | modifier le code]
Louis XIII le Juste, écu d’argent, 1er poinçon de Warin 1642, Paris.

Après la mort du cardinal, en décembre 1642, le roi décide de se réconcilier avec certains des anciens conspirateurs comme son demi-frère, César de Vendôme et ses fils, le duc de Mercœur et le duc de Beaufort. Toutefois, il poursuit la même politique. Il fait entrer au conseil d'État un des proches collaborateurs de Richelieu, le Cardinal Mazarin qui devient vite premier ministre de fait, (le Roi n'a pas nommé de premier ministre, mais au bout de quelques mois, lorsque le secrétaire d'État à la guerre, Sublet de Noyers démissionne, le roi nomme pour le remplacer un des protégés de Mazarin, Michel Le Tellier).

Après six semaines de terribles coliques et vomissements, Louis XIII meurt le 14 mai 1643 (33 ans jour pour jour après son père Henri IV, assassiné le 14 mai 1610), à 41 ans, des conséquences d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn[13]. Il est toutefois probable que cette maladie chronique n'ait fait que l'affaiblir et que le coup de grâce lui ait été donné par son médecin, Bouvard, qui laisse le bilan de trente-quatre saignées, mille deux cents lavements et deux cent cinquante purges pratiquées sur le roi dans les deux dernières années de sa vie[14]. Son corps est porté à la Basilique Saint-Denis sans aucune cérémonie, selon son propre désir pour ne pas accabler son peuple d'une dépense excessive et inutile. Juste avant de mourir, Louis XIII rédige un testament visant à limiter les prérogatives de sa femme, la nouvelle Régente. Anne d'Autriche n'en tient pas compte et le fait casser dès qu'elle en a connaissance.

Personnalité et bilan : un roi fragile qui rétablit l'autorité royale[modifier | modifier le code]

« Louis le Juste » : un roi religieux[modifier | modifier le code]

Louis XIII est très pieux, profondément catholique. S'il est tolérant envers les protestants, c'est par respect de la réconciliation accomplie par son père. Marie de Médicis a tout de même veillé à ce que son fils reçoive une éducation catholique sévère. Louis XIII a horreur du péché. C'est pour lui une obsession. Le roi répugne aux superfluités de la vie. Les difficultés qu'il rencontre en 1638, ainsi que son tempérament très pieux l'amènent à placer la France sous la protection de la Vierge Marie. Il rédige aussi, avec son confesseur, le père Nicolas Caussin, un livre de prières. Sa politique religieuse active rallie le clergé ce qui limite les contestations catholiques à sa diplomatie d'alliance avec les puissances protestantes contre les Habsbourg.

Le roi contrôle par son gouvernement centralisateur les autorités locales dans le souci du bien-être des peuples et du salut de ses États. Il est à l'origine de l'édit qui fait obligation aux évêques d'octroyer une rémunération aux officiers du culte. Il permet le retour de l'école des Jésuites de Clermont à Paris et ouvre celle-ci aux fils de la bourgeoisie. Il aide également Saint Vincent de Paul à fonder une congrégation religieuse dont le but est de venir en aide aux plus pauvres. Le corps des Intendants remplace les baillis et sénéchaux dans l'administration du territoire[réf. nécessaire]. Sous son règne est frappé le premier Louis d'or. Il achève la construction du pont Neuf, fait creuser le canal de Briare et crée le premier office de recensement des chômeurs et invalides. Toutefois, le poids des conflits pèse lourd en fiscalité.

Un roi guerrier qui agrandit son royaume[modifier | modifier le code]

Louis XIII est un roi-soldat comme son père. Depuis toujours, il est passionné par les chevaux et par les armes. Excellent cavalier, il se trouve fréquemment sur les champs de bataille, où il montre un grand courage. En temps de paix, la chasse est son passe-temps favori. Il ne craint pas de dormir sur la paille, quand ses chevauchées l'emmènent loin de la ville. Il écrit des articles militaires pour la Gazette de Théophraste Renaudot. Quoique passionné par le dessin et la danse, Louis XIII, n'est pas un roi mécène. La seule statue à son effigie fut fondue à la Révolution. Il a cependant protégé le peintre Georges de La Tour, voulu faire rester Poussin en France et promulgué plusieurs édits en faveur des troupes de théâtre.

Il affirme nettement l'unité du Royaume, contre les protestants, les grands et l'Espagne, en général par l'usage de la force. Le Béarn et la Navarre sont rattachés à la couronne tandis que les protestants cessent de former un « État dans l'État ». Perpignan, le Roussillon, et la Catalogne en révolte contre l'Espagne sont annexés à la France, de même que l'ensemble de la Savoie et du Piémont, ainsi que la ville de Casale Monferrat. Au nord, une grande partie du Hainaut est conquise avec la prise d'Arras. À l'est, la Lorraine est intégralement occupée par les troupes françaises. Enfin, le roi subventionne les expéditions de Champlain au Canada et favorise le développement de la Nouvelle-France. Louis XIII laisse faire Richelieu qui cherche à doter la monarchie française d'une marine de guerre. Cette jeune marine, qui compte une soixantaine de vaisseaux et un peu plus de vingt galères en 1642, intervient efficacement contre la flotte espagnole en Méditerranée et sur les côtes atlantiques.

Il autorise aussi, pour la France, la traite négrière en 1642[15]. Tous les ports français y participeront, en premier lieu ceux de Nantes et de Bordeaux mais aussi le Havre, Marseille, Brest, Lorient, La Rochelle ou St-Tropez. La traite suscite néanmoins de violentes protestations[16].

Sur le plan économique, Louis XIII créée en 1640 le louis d'or, un nouveau système monétaire français qui tiendra jusqu'à la Révolution française[17].

La sexualité du Roi[modifier | modifier le code]

La sexualité du Roi a été sujette à une attention particulière, eu égard à ses relations familiales hétérosexuelles et aux relations émotionnelles fortes qu'il entretient avec certains hommes de son entourage, comme le raconte Gédéon Tallemant des Réaux dans ses Historiettes.

Si le roi ne trouve pas le bonheur dans son mariage avec Anne d'Autriche (l'union n'est consommée qu'en 1619[18],[19]), il lui conçoit deux enfants[18], la reine accouchant du futur Louis XIV après plusieurs fausses couches[19]. Le Roi avait, selon les termes de Pierre Chevallier, incontestablement des « tendances homosexuelles »[18]. Il est lié amoureusement à plusieurs autres personnes : aux femmes (Louise Angélique de La Fayette et Marie de Hautefort), et aux hommes (le Duc de Luynes, François de Barradat, Claude de Saint-Simon et le marquis de Cinq-Mars) ; il n'existe cependant pas de preuve qu'il se soit engagé dans des relations charnelles avec ses favoris masculins[19]. Le sexologue Fritz Klein, spécialiste de l'étude de la bisexualité, voit ainsi le roi Louis XIII comme bisexuel[20].

Un souverain austère[modifier | modifier le code]

Son rejet des vanités entraîne chez lui une grande méfiance vis à vis des courtisans et de sa femme. Il vise ainsi une réputation d'austérité.

Anne d'Autriche, son épouse, est délaissée après la nuit de noces ; le jeune Louis XIII a « de la honte et une haute crainte » selon les mots d'Héroard à aller voir la reine, contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs. Son jeune âge (14 ans) peut justifier ses appréhensions. Il la néglige ensuite assez souvent[21]. Toutefois, la plupart des historiens et des romanciers qui soutiennent la thèse d'une non consommation du mariage de Louis XIII et Anne d'Autriche avant la naissance de Louis XIV oublient que la reine fit trois fausses couches, dont l'une consécutive à une chute accidentelle dans un escalier. Des études génétiques récentes prouvent que Louis XIV descendait bien de Louis XIII[22].

Sa santé fragile et sa religiosité peuvent expliquer pour part cette distance vis-à-vis d'une épouse imposée par sa mère. Sa méfiance politique (justifiée) joue un rôle au moins aussi important. Autre raison ; le souvenir de la mésentente politique et conjugale entre ses parents : outre sa position anti espagnole, Marie de Médicis reprochait à Henri IV ses infidélités ouvertes (Louis avait été élevé avec ses demi-frères).

Toutefois, on connaît du roi deux liaisons féminines, toutes deux platoniques[23] il est vrai : l'une avec Marie de Hautefort, future duchesse d'Halluin, l'autre avec Louise de La Fayette, avec laquelle il voulut se retirer à Versailles.

Les favoris[modifier | modifier le code]

Durant son règne, Louis XIII entretient des relations émotionnelles fortes avec quelques hommes de son entourage. Les deux plus célèbres de ses « favoris » furent le duc de Luynes et le marquis de Cinq-Mars que le roi combla de bienfaits.

La nature exacte de ces relations est l'objet de réflexion de la part de certains contemporains et des historiens comme Chevallier et Petitfils. Sans avoir de preuves que ces relations aient été charnelles, la familiarité du roi avec ses favoris les a conduit à s'interroger sur une possible homosexualité ou bisexualité du roi.

Pierre Chevallier[24], qui a par ailleurs douté de l'homosexualité d'Henri III, a mis en avant les tendances homosexuelles de Louis XIII ; il évoque le témoignage en octobre 1624, du Vénitien Morosini, qui définit le rôle du maréchal de Toiras, l'un des favoris de Louis XIII : « Non pour les affaires de l’État mais pour la chasse et les inclinations particulières du roi »[25]. Jean-Christian Petitfils a repris ces conclusions, tout en mettant en avant, sans le prouver toutefois, les convictions catholiques du monarque pour inférer l'hypothèse de la non-consommation de ses désirs[réf. nécessaire].

Parmi les contemporains, la source la plus importante à cet égard est Gédéon Tallemant des Réaux, chroniqueur assez hostile à Richelieu et qui ne se cache pas d'utiliser des témoignages de seconde, voire de troisième main. Parmi les autres sources, on citera Héroard, Ménage et Saint-Simon[26].

Parmi, les autres favoris, on peut citer Blainville, Vendôme, le commandeur de Souvray, Montpuillan-la-Force, le marquis de Grimault[27], François de Baradas et le duc de Saint-Simon[réf. nécessaire].

Le compositeur[modifier | modifier le code]

En 1635, Louis XIII aurait créé la musique, le livret et les costumes du Ballet de la Merlaison ou Ballet de la chasse au merle, dansé par le roi lui-même la même année à Chantilly et à Royaumont (le 17 mars[28],[29].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Descendance[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Le personnage de ce roi apparaît dans de nombreux films, essentiellement grâce aux diverses adaptations du roman d'Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires qui a été adapté une trentaine de fois. Le roi y apparaît souvent comme un personnage triste et infortuné. Certaines adaptations de Dumas, comme celles de George Sidney ou de Richard Lester, font de Louis XIII un personnage comique, en le dépeignant comme un benêt ou un maladroit. Le règne de Louis XIII donne au cinéma de cape et d'épée, notamment dans les années cinquante et soixante, ses heures de gloire.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une Statue équestre de Louis XIII est située, place des Vosges à Paris dans le square portant son nom. Ce monument a été élevé le 4 novembre 1829 en remplacement de l’ancienne statue de bronze érigée en 1639.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 28
  2. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 54
  3. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 32
  4. a et b Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien p. 35
  5. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 36
  6. a et b Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 37
  7. a et b Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 38
  8. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 39
  9. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien p. 40
  10. Pierre Chevalier Louis XIII, roi cornélien page 42
  11. Historiettes, Tallemant des Réaux, Bibliothèque de la Pléiade ISBN 2-07-010547-4, p. 334
  12. Voir: Mém. de Richelieu, en 9 Vol. Paris, 1790-1793
  13. Jean-Christian Petitfils, Louis XIII, Perrin, 2008, p. 849
  14. J. J. Bernier, P. Chevalier, D. Teysseyre, J. André, « La maladie de Louis XIII. Tuberculose intestinale ou maladie de Crohn ? », La Nouvelle Presse médicale, vol. 10, no 27,‎ 20 juin 1981, p. 2243-2250
  15. Yaya Sy, Les légitimations de l'esclavage et de la colonisation des Nègres, Éditions L'Harmattan, 2009, p. 49
  16. Eric Saugera, La traite des Noirs en 30 questions
  17. Histoire du franc, 1360-2002, par Georges Valance, Paris, Champs Flammarion, 1998, page 71.
  18. a, b et c « Louis XIII », Larousse, édition 2005 numérisée (lire en ligne)
  19. a, b et c (en) Michael D. Sibalis, « Louis XIII », glbtq.com, An Encyclopaedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender and Queer Culture, 2004
  20. (en) Fred Klein, The Bisexual Option, p. 136
  21. « Le 25 [janvier 1619], vendredi. — Mis au lit, prié Dieu. À onze heures ou environ, sans qu'il y pensât, M. de Luynes vient pour le persuader de coucher avec la Reine. Il résiste fort et ferme, par effort jusques aux larmes, y est emporté, couché, s'efforce deux fois comme l'on dit, hæc omnia nec inscio. À deux heures il revient ; dévêtu, mis au lit, il s'endort jusqu'à neuf heures du matin (2). Note 2 : Le Journal d'Arnaud d'Andilly dit que le Roi coucha pour la première fois cette nuit-là avec la Reine. "M. de Luynes le porta dans ses bras. M. de Beringhem (qui mourut trois semaines après) portoit le flambeau. Stéphanille, femme de chambre espagnole, sortit de la chambre et Mme de Bellière, première femme de chambre de la Reine, y demeura seule. Voy. aussi les Mémoires de Pontchartrain et Le Roi chez la Reine ou histoire secrète du mariage de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, par M. Armand Haschet, 1800, in-12. » Journal de Jean Héroard sur l’enfance et la jeunesse de Louis XIII (1601-1628) extrait des manuscrits originaux par Eud. Soulié et Ed de Barthélemy, 1868.
  22. http://www.maxisciences.com/roi/louis-xvi-descend-bien-d-henri-iv-selon-des-analyses-adn_art28165.html
  23. « L'amour du roi n'était pas comme celui des autres hommes, car il aimait une fille sans dessein d'en avoir aucune faveur, et vivait avec elle comme avec un ami ; tellement que, quoiqu'il ne soit pas incompatible d'avoir ensemble une maîtresse et un ami, à son égard cela se pouvait accorder, parce que sa maîtresse était son unique ami et une confidente à laquelle il soumettait tous les mouvements de son cœur. » (Mémoires du marquis de Monglat, I, p. 238.)
  24. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1981_num_139_2_450238_t1_0294_0000_2
  25. Muhlstein Anka. Reines éphémères, mères perpétuelles: Catherine de Médicis, Marie de Médicis, Anne d'Autriche, 2001, Albin Michel, page 175.
  26. Ainsi par exemple dans l'extrait suivant de des Réaux : Le Roi commença par son cocher Saint-Amour à témoigner de l'affection à quelqu'un. Ensuite, il eut de la bonne volonté pour Vendôme, le commandeur de Souvray et Montpuillan-la-Force… qui furent éloignés l'un après l'autre par la reine mère. Enfin monsieur de Luynes vint[réf. insuffisante]
  27. Esprit Alard, seigneur d’Esplan : « Le connétable avoit fait venir de son pays un jeune homme, fils d'un je ne sais qui, nommé d'Esplan, qui servoit à porter l'arbalète au Roi. Enfin, il fit si bien qu'il devint marquis de Grimault. » (Tallemant des Réaux, vol. I)
  28. Le Monde du 18 septembre 2011, p. 22
  29. « Le Ballet de la Merlaison », sur www.cnd.fr (consulté le 18 septembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Girard & Jacques Dinet, jésuites : La Mort du roi Louis le Treizième, mis en forme par Girard à la demande de la reine mère pour servir de modèle à Louis XIV en 1643.
  • Paul Cunisset-Carnot, Un Mouvement séparatiste sous Louis XIII. L'émeute des Lanturelus à Dijon en 1630 (1897)
  • Pierre Boitel, sire de Gaubertin, Histoire des choses les plus mémorables de ce qui s'est passé en France depuis la mort de Henri le Grand jusqu’à l'assemblée des notables en 1617 et 1618
  • Armand Jean du Plessis de Richelieu, Mémoires du cardinal de Richelieu sur le règne de Louis XIII
  • Marius Topin, Louis XIII et Richelieu : étude historique, 1876
  • P. Chevallier, Louis XIII, roi cornélien, Paris, 1979
  • M. Foisil, L'enfant Louis XIII : l'éducation d'un roi (1601-1617), Paris, 1996
  • C. Bouyer, Le sceptre et la pourpre, 2001
  • Hubert Méthivier et Pierre Thibault, Le Siècle de Louis XIII, 9e édition corrigée, 1994
  • Lloyd Moote, Louis XIII, the Just, 1989
  • Robert Merle, Fortune de France (les tomes 7 à 13 du cycle retracent la vie de Louis XIII)
  • Jean-Christian Petitfils, Louis XIII, Perrin, 2008 (ISBN 978-2262023850)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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