Gap

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Gap
Centre ville de Gap
Centre ville de Gap
Blason de Gap
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de six cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gapençais
Maire
Mandat
Roger Didier (UDI)
2014-2020
Code postal 05000
Code commune 05061
Démographie
Gentilé Gapençais
Population
municipale
40 654 hab. (2011)
Densité 368 hab./km2
Population
aire urbaine
44 773 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 34″ N 6° 04′ 43″ E / 44.5594444444, 6.0786111111144° 33′ 34″ Nord 6° 04′ 43″ Est / 44.5594444444, 6.07861111111  
Altitude Min. 625 m – Max. 2 360 m
Superficie 110,43 km2
Localisation

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Site web ville-gap.fr

Gap (prononcé [gap ]) est une commune française située dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, chef-lieu du département des Hautes-Alpes. La ville est historiquement rattachée au Dauphiné. Ses habitants sont appelés les Gapençais[1]. Gap est Ville alpine de l'année 2002. Gap est devenue en 2013 la ville la plus sportive de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Gap

Située sur la route Napoléon qui traverse le col Bayard au nord de la ville, Gap est entre Dauphiné historique et Provence-Alpes-Côte d'Azur administrative. Elle est, avec ses 40654 habitants avec sa population aire urbaine de 44773 habitants ce qui fait pour la ville de Gap avec la population aire urbaine 85427 habitants , la principale agglomération des Alpes du Sud ; à 750 mètres d´altitude, au bord de la Luye, Gap est au milieu d´une nature riche et préservée, au sud-ouest du parc national des Écrins, au sud-est du massif du Dévoluy, à l´ouest du lac de Serre-Ponçon et au nord de la Durance.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Gap est presque entièrement située dans le sillon de Gap[2], une large vallée dont le fond se trouve à environ 735 mètres d´altitude et dont le flanc ouest atteint près de 2 000 mètres (montagne de Charance et pic de Gleize).

Cette vallée a été modelée par le glacier de la Durance[3] lors de la dernière période glaciaire appelée glaciation de Würm.
Ainsi, les sols sont très souvent constitués par des dépôts morainiques. Pas moins de cinq niveaux de moraines latérales et frontales sont observables[4]. Celles-ci sont bien visibles, notamment sur les pentes sud du col Bayard, où elles forment par endroits des terrasses utilisées par l'agriculture.
En se retirant, le glacier a également laissé des blocs erratiques de plusieurs mètres de haut. On peut citer entre autres les blocs erratiques de Peyre-Ossel[5] et de la Justice [6].
Le glacier, qui au Quaternaire a modelé le sillon de Gap, présentait plusieurs diffluences : une vers le glacier du Drac par les cols de Manse et de Bayard[7] et une vers la vallée du Buëch par le seuil de La Freissinouse[8].

La couverture de débris morainiques omniprésente dans le sillon de Gap n'est pas le seul vestige de la glaciation du Quaternaire. On retrouve également la topographie typique des vallées glaciaires. L'emplacement même de la ville de Gap correspond à un ombilic glaciaire, où se sont déposées de grandes quantités d'argile. En amont se situe le verrou glaciaire de Pont-Sarrazin et en aval celui de la Tourronde[9].

L'action mécanique du glacier de la Durance a été facilitée par la présence de couches relativement friables. La partie centrale et sud-est de la commune est principalement constituée de roches tendres (marnes noires Callovo-Oxfordien). Elles sont constituées de schistes argileux tendres de couleurs bleutées ou brunes[10]. Dans la partie nord-ouest, des roches plus dures de couleurs claires, en calcaires Tithoniques, forment par endroits des barres rocheuses voire des corniches[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville de Gap est traversée par la Luye, rivière affluent de la Durance et dont le cours total représente 22,6 kilomètres. Lors de son passage dans la commune, la Luye reçoit plusieurs torrents. Il s'agit, sur la rive droite du Buzon long de 5,1 kilomètres, de la Bonne (9,4 km) et du torrent de Cristaye (2,4 km) ; et sur la rive gauche, du canal de la Magdeleine (5,3 km), du Riotord (4,8 km) et du torrent du Partiment, long de (6,7 km)[12].

Même si le bassin hydrographique de la Luye représente la plus grande part de la commune, les eaux du sud-ouest de la commune (quartier Saint-Jean) se déversent dans le torrent de Malecombe, affluent du Rousine, qui se jette dans la Durance au sud de Tallard.

C'est dans le nord-ouest de la commune (situé de l'autre côté du col de Gleize) que se situent les sources du Petit Buëch. Situées aux environs de 1 700 mètres d'altitude, elles sont formées de plusieurs torrents qui convergent à l'ancien village de Chaudun[13].

Enfin, un important canal alimente Gap en eau potable et en eau pour l'irrigation : le canal de Gap, ou canal du Drac, long d'environ 30 kilomètres, amène l'eau captée dans le Drac via un tunnel sous le col de Manse jusqu'au réservoir des Jaussauds (altitude 1 141 m[14]), où il se divise en deux branches, dont la principale contourne Gap par l'ouest jusqu'à Corréo en passant par Charance[15].

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat tempéré est d'influence méditerranéenne (étés chauds et secs) et également montagnarde (hivers froids).

Ainsi la caractéristique principale du climat local est l'importance de l'ensoleillement dont bénéficie la ville. En outre les chutes de neige soulignent le caractère montagnard de la cité. Si les orages sont fréquents en été, le brouillard est plutôt exceptionnel.

Tableau comparatif des données météorologiques de Gap et de quelques villes françaises
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Gap 2 940 h/an[16] 868 mm/an[17] 19,1 j/an[16] 32 j/an[18] 7 j/an[18]
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Les tableaux ci-dessous représentent les moyennes des températures mensuelles.

Ils montrent aussi les températures moyennes maximales et minimales sur la période 1951-1970.

Nuvola apps kweather.png Températures en °C
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Moyenne année
Températures moyennes maximales(1951-1970)[19] 6,3 8 13,3 16,8 21,5 24,5 27,6 26,5 23 18,2 10,8 7,7 17,0
Températures mensuelles moyennes[17] 0,6 2,4 5,3 8,7 12,5 16,4 19,5 18,8 15,6 10,7 5 1,5 9,8
Températures moyennes minimales(1951-1970)[19] -4,6 -3,7 -0,3 2,3 6 9,2 11,2 10,5 8,5 3,9 0,1 -3,6 3,3

Des comparaisons avec les relevés de la période 1878-1940 ont montré des moyennes maximales plus faibles sur la période 1950-1970 pour les mois d'hiver et d'été. Sur cette même période, toujours pour les mois d'hiver et d'été, on a constaté des moyennes minimales en hausse. Ainsi l'évolution du climat tend vers une atténuation très légère des différences entre les températures hivernales d'une part, et estivales d'autre part[19].

Les températures extrêmes soulignent aussi les composantes montagnardes et méditerranéennes du climat. En effet sur la décennie 1951-1960 le minimum absolu enregistré a été de -18 °C le 3 février 1956. Tandis que le maximum absolu a été de 36,5 °C observé le 8 juillet 1952[19].

Ci-dessous on trouve les précipitations mensuelles moyennes.


Nuvola apps kweather.png Précipitations en mm
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Cumul annuel
Précipitations mensuelles moyennes[17] 70,8 70 72,5 70,8 81,7 70 45,8 58,3 64,2 95 91,7 77,5 868,3

L'évolution des températures mensuelles moyennes (en rouge) et des précipitations mensuelles moyennes (en bleu) sont résumées dans le graphe ci-dessous.

Températures et précipitations mensuelles moyennes.
Station météorologique de Gap Varsie.
La « barre de Bayard », synonyme de beau temps au-dessus de la ville.

En dehors des brises de vallées, le vent dominant est le vent de nord, nommé localement la bise. Il s'agit en fait d'une composante du mistral. Remontant la vallée du Drac, ce vent franchit le plateau Bayard pour redescendre sur Gap. Lorsqu'il entraîne avec lui des nuages, il se produit le phénomène de « la barre de Bayard » : un amoncellement compact de nuages recouvre le plateau de Bayard. Poussés par le vent, ils descendent dans la vallée. Sous l'effet de l'augmentation de la pression et de la température, ces nuées disparaissent aussitôt quelques centaines de mètres plus bas. Même en perpétuel mouvement, la couverture nuageuse semble immobile. Si ces conditions sont synonymes de fraicheur en automne et au printemps, et de froid vif en hiver, elles s'accompagnent toujours d'une atmosphère limpide et parfaitement ensoleillée au-dessus de la ville[19].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte des moyens de transport à Gap
  • Réseau routier

La ville de Gap se situe à un carrefour routier : la route nationale 85 d'une part vers le nord et le sud ; la route nationale 94, vers l'est et la route départementale 994 vers l'ouest d'autre part.

La RN 85 assure une liaison en direction de Grenoble distante de 103 kilomètres, de Sisteron, située à 48 kilomètres, et de la Méditerranée. La RN 94 permet d'atteindre Briançon à 87 kilomètres et l'Italie via le col de Montgenèvre. Quant à la départementale 994, elle rejoint Pont-Saint-Esprit, dans le Gard à plus de 150 kilomètres.

15 kilomètres séparent Gap du péage autoroutier de la Saulce sur l'autoroute A51. Cette autoroute assure une liaison rapide vers Aix-en-Provence et Marseille à 170 kilomètres de là, via la vallée de la Durance. Un projet de prolongement de cette autoroute vers le nord, jusqu'au col du Fau semble définitivement enterré. Bien que souhaitée par les élus pour les électeurs et l'État pour détourner les camions de l'A7, l'absence de cette autoroute n'a pas entraîné le déclin annoncé. Au contraire, la ville n'a cessé de se développer (cf démographie) sans être absorbée par ses voisines relativement lointaines grâce justement à son relatif isolement du réseau routier principal, notamment Grenoble (pas d'effet ville-dortoir).

Compte tenu de l'augmentation de la circulation routière, la création d'un boulevard urbain est devenue une perspective d'amélioration. Celui-ci, long de 9 kilomètres et comportant plusieurs ouvrages d'art, pourrait contourner la ville par l'ouest. Concernant aussi bien le trafic de transit que la desserte de la ville elle-même, il pourrait partir de la RN 85, à proximité de la zone d'activités de Micropolis au sud-ouest, pour aboutir à la RN 94, vers le carrefour de Romette au nord-est[20].

  • Transports ferroviaires
Article détaillé : Gare de Gap.

La ville est desservie par la SNCF.

Gap est reliée directement à Paris quotidiennement par un train-couchettes (la voiture-lits a été supprimée en 2007) du réseau Intercités de nuit, mais aussi par Corail ou TER à Briançon, Grenoble, Valence (gare de Valence-Ville et gare de Valence TGV), ainsi qu'à Aix-en-Provence et Marseille.

Dans les années 1930, des travaux visant à la mise en place d'une ligne métrique entre Gap et Corps par le col de Manse furent entrepris. Ceux-ci ne furent jamais terminés et la ligne du Champsaur ne vit jamais le jour. Certaines portions ont été réutilisées pour la plateforme de la route nationale.

Une ligne fut également commencée vers Barcelonnette à l'est, mais jamais achevée. Un viaduc étonnant, en double courbe, demeure sous les eaux du lac de Serre-Ponçon.


Aéroports à proximité
Nom Destinations Distance
Grenoble-Isère Europe 140 km (dont 45 d'autoroute)
Marseille-Provence Europe, Afrique, Amérique du Nord, Asie 180 km (dont 160 d'autoroute)
Lyon-Saint-Exupéry Europe, Afrique, Amérique du Nord 195 km (dont 100 d'autoroute)
Turin Caselle Europe, Afrique 200 km (dont 70 d'autoroute)
  • Transports aériens

Situé à 13 kilomètres de Gap, l'aérodrome de Gap-Tallard peut recevoir du trafic voyageur.

La compagnie Air Alpes a exploité, par appareil de type DHC-6 Twin otter, une ligne régulière Paris-Le Bourget - Gap de 1973 à 1977, abandonnée depuis. La grande majorité des mouvements aériens est à vocation sportive.

  • Transports urbains
Article détaillé : Transports urbains de Gap.

Les transports en commun de la ville sont assurés par le réseau Linea. En 2008, 9 lignes composent ce réseau. On trouve en outre, un service de transport scolaire, une navette domaine de Gap-Charance/Centre ville/Gap-Bayard fonctionnant en juillet et en août, une navette desservant l'hyper-centre et des taxibus à la demande. Mis à part les taxibus, l'ensemble de ces services sont totalement gratuits pour les usagers[21].

  • Pistes cyclables

Plusieurs pistes cyclables parcourent la ville. Certaines sont installées en site propre; d’autres sont des bandes cyclables.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

  • Rocade, dorénavant appelée boulevard urbain.
  • Parc-Jardin Bernard-Givaudan[22].
  • Rénovation de la rue Jean Eymard[23].
  • Rénovation du Carré de l'Imprimerie en Centre-Ville avec un certain nombre d'aménagements (logements, surfaces commerciales, parking souterrain, maison médicale...)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première attestation du nom de la ville se trouve dans les textes antiques sous la forme Vappincum, réduite par la suite à Vappum, on trouve la forme Gap dès le XIIIe siècle[25].

Le toponyme Vappincum s'analyse sur la base d'un radical Vapp- de sens inconnu et du suffixe -incu d'origine ligure que l'on retrouve de la Provence et du Massif central aux Alpes (cf. Arlanc, Nonenque, Moirans, Morencum au Xe siècle, Lemenc, quartier de Chambéry, anciennement Lemencum)[26]. La forme Gap remonte en réalité à la forme abrégée Vappum, bien attestée, par chute de la finale.

Le v- du radical a été traité comme un w- germanique[27], d'où *Wap, puis Gap (voir pour ce type d'évolution les mots guêpe, latin vespa, traité comme *wespa ; gui, latin viscum, traité comme *wiscum, etc[Note 1]., selon le cheminement phonétique [w] > [gw] > [g]). Cette évolution phonétique se serait faite plus spécifiquement sous l'influence de la langue gotique[28].

Le nom en provençal gavot (au alpin) est également Gap.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le premier peuplement de Gap daterait du néolithique[29]. La culture de ces premiers habitants faisait partie du Chasséen méridional[30].

Les très rares témoignages de l'époque préromaine sont constitués par les vestiges d'un oppidum situés au sommet de la colline de Saint-Mens avec quelques traces visibles d'un dolmen mis au jour en 1866[31] et d'un ancien cimetière au lieu-dit Pré Camargue ; mais aucun reste n'a été conservé de ces deux dernières découvertes. Des deniers gaulois ont également été retrouvés[32]. Selon le Histoire du passage des Alpes par Annibal p. 212 par historien Jean-André de Luc, Gap est le capital tribus celto-ligures Tricorii. Ces peuples, appartenant probablement à des tribus Caturiges, étaient de langue celtique[33].

La période romaine[modifier | modifier le code]

Les voies romaines dans les Alpes au IVe siècle.

Le Gapençais fait alors partie du territoire des Voconces, peuple gaulois romanisé lors de la conquête de la Narbonnaise en 125-124 av. J.-C., dont les capitales étaient Luc-en-Diois et Vaison-la-Romaine.
Vers 20 av. J.-C., Cottius, un chef de tribus de la vallée de Suze, allié à Rome, et exhorté par Auguste, entreprit l'édification d'une voie de communication dans la vallée de la Durance. Il dut soumettre les différents peuples concernés, ceux-ci désireux de conserver leur indépendance. Cet itinéraire, édifié entre 14 et 6 av. J.-C., et qui reçut le nom de Via Cottia per Alpem, reliait Turin à Sisteron et comportait six stations. La ville de Gap a été fondée à partir d'une de ces stations. En 22, le site de Gap devient le départ d'une voie romaine vers Valence[34].
À cette époque, l'emplacement de la future ville se résumait à un camp romain. Ce camp était protégé par un mur terrassé entouré d'un fossé[35]. Il était le plus important entre Montgenèvre et Sisteron. La garnison qui l'occupait pouvait être estimée à 360 hommes. Ceux-ci provenaient des peuplades alentour. Ils étaient chargés de protéger les utilisateurs des voies romaines contre les pillards. Plus tard, un axe vers le Champsaur est créé. Le site de Gap prend de l'importance en devenant un nœud de communication[34].
L'économie est alors principalement pastorale et les premières cultures se développent sur les pentes de Puymaure[34]. Certaines habitations sont construites sur pilotis ainsi que le montrent des fouilles[29].

Durant les premiers siècles, la population s'accroît de façon importante. Vers la fin du IIIe siècle et IVe siècle, est édifiée une nouvelle fortification. Ces remparts[36], qui entourent totalement la première enceinte, sont composés de onze côtés et de onze tours qui protègent les habitants de la ville des invasions barbares[37],[38]. La superficie enclose, 2 ha, fait de Gap un gros bourg[39].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gap et sa région firent partie du comté de Provence constitué à la fin du Xe siècle, puis du comté de Forcalquier qui s'en est détaché au XIIe siècle. Les évêques de Gap étaient aussi les seigneurs temporels de la ville. Mais leur contrôle fut longtemps contesté par les officiers des comtes de Forcalquier, notamment sous l'épiscopat d'Arnoux, qui devint par la suite le saint évêque de la cité [40]. À la mort du dernier comte de Forcalquier en 1209, les régions d'Embrun et de Gap étaient transmises au Dauphiné tandis que celles de Forcalquier et de Sisteron retournaient au comté de Provence. C'est pour cette raison que le blason actuel de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur porte le blason du Dauphiné. En 1349 le Dauphin de Viennois Humbert II transmit sa principauté au fils ainé de Philippe VI de France, le futur roi de France Charles V. De 1349 à 1457 le Dauphiné demeura une principauté séparée de la France, dont le prince était le fils ainé du roi de France. En 1457 Charles VII mit fin à ce statut et intégra la province au royaume de France.

Les Templiers possédaient une maison à Gap, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[41]. La création du consulat qui gouvernait la ville remonte à avant 1209[42].

Au XIVe siècle, la ville profite des bénéfices de l'installation des Papes à Avignon qui lui apporte un passage plus fréquent de voyageurs pour développer un artisanat de laines et de peaux qui la fait prospérer. Les liens avec Avignon sont renforcés par la présence de nombreux clercs de l'entourage du pape au sein du chapitre des chanoines de Gap[43].

Renaissance et ère moderne[modifier | modifier le code]

Gap en 1607

Les XVIe siècle et XVIIe siècles sont des périodes particulièrement sombres pour la ville. Les guerres de religion sont meurtrières dans la région. Gap est un fief catholique, alors que le Champsaur a basculé dans la « religion prétendument réformée ». Après diverses escarmouches, François de Bonne, chef des protestants, décide d'attaquer Gap, pourtant protégée par 20 tours. Dans la nuit du 3 janvier 1577, François Philibert, dit « Cadet de Charance », lui ouvre la porte Saint-Arey, et lui permet de pénétrer par surprise dans la ville[44]. Aux cris de « Tue ! Tue ! » ses hommes procèdent à une véritable boucherie[45]. De Bonne incendie la cathédrale, pille les couvents[44], s'approprie les biens des habitants, et s'édifie une orgueilleuse citadelle sur la colline de Puymaure d'où il domine tout Gap[46]. Revenu au catholicisme en 1622, il abandonnera toute prétention sur la ville.

En 1692, les troupes du souverain piémontais Victor-Amédée II, engagé dans la Ligue d'Augsbourg contre la France de Louis XIV, prennent la ville, abandonnée par ses habitants, le 29 août. Gap est pillée et incendiée[47] : sur les 953 maisons de la commune, 798 sont détruites.

Article détaillé : Invasion du Dauphiné en 1692.
Gap à la fin du XVIIIe siècle

En 1790, pendant la Révolution française, la province du Dauphiné est scindée en trois départements : la Drôme, l'Isère et les Hautes-Alpes dont Gap devient la préfecture. Les Hautes-Alpes deviennent alors le plus haut département de France et Gap, la plus haute préfecture du pays, ce qu'elle est toujours depuis.

En 1802, le baron Charles-François de Ladoucette est nommé préfet des Hautes-Alpes. Sous son administration, la ville de Gap et le département des Hautes-Alpes connaîtront un certain essor. Il fera construire des routes reliant Gap à l'Italie et à la vallée de la Drôme et créera la pépinière départementale. Sa statue, œuvre du sculpteur gapençais Jean Marcellin sera érigée en 1866 sur le cours qui porte son nom.

Gap, la porte Lignole vers 1830

De retour de l'île d'Elbe, Napoléon s'arrête à Gap le 5 mars 1815. Reconnaissant de l'accueil de la population de ces régions, il laisse aux Haut-Alpins le message suivant :

«  Aux habitants des départements des Hautes et Basses Alpes, Citoyens,

J'ai été vivement touché de tous les sentiments que vous m'avez montrés, vos vœux sont exaucés. La cause de la Nation triomphera encore. Vous avez raison de m'appeler votre Père; je ne vis que pour l'honneur et le bonheur de la France. Mon retour dissipe toutes vos inquiétudes ; il garantit la conservation de toutes les propriétés, l'égalité entre toutes les classes et les droits dont vous jouissez depuis vingt-cinq ans, et après lesquels nos pères ont tant soupiré forment aujourd'hui une partie de votre existence.

Dans toutes les circonstances où je pourrai me trouver, je me rappellerai toujours avec un vif intérêt tout ce que j'ai vu en traversant votre pays.  »

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Fresque représentant le centre-ville de Gap en 1899

Gap connaît une nouvelle ère à partir de 1875 avec l'arrivée du chemin de fer.

La commune de Chaudun est réunie à celle de Gap, par l'arrêté préfectoral du 22 octobre 1895[48].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est libérée le soir du 19 août 1944 par les chars du général américain Butler[49].

La commune de Romette est associée à celle de Gap, par l'arrêté préfectoral du 25 novembre 1974[50].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs avant la Libération[51].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1878 Pierre Jules Tanc    
1878 1896 Frédéric Euzière   Avocat, député des hautes-Alpes
1896 1900 Auguste Tourres    
1900 1904 Joseph Faure    
1904 1906 Albert Martin    
1906 1908 Férréol Jean    
1908 1919 Paul Caillat   Banquier
1919 1924 Louis Berne    
1924 1925 Adrien Fabre    
1925 1927 Jean Eymar    
1927 1928 Victor Provensal    
1928 1929 Paul Serres    
19 mai 1925 25 novembre 1940 Auguste Muret SFIO Imprimeur, Conseiller général de Barcelonnette, Député
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs depuis la Libération[52]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Robert Bidault
1947 1971 Émile Didier Parti radical Député et sénateur des Hautes-Alpes
mars 1971 mars 1989 Bernard Givaudan DVD
mars 1989 février 2007 Pierre Bernard-Reymond UDF-CDS puis UMP Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, sénateur
février 2007 en cours Roger Didier[Note 2] PRG puis DVD puis UDI Conseiller général des Hautes-Alpes (canton de Gap-Centre)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Gap fait partie depuis le 1er janvier 2014 de la Communauté d'agglomération du Gapençais avec les communes de La Freissinouse et de Pelleautier

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Gap est divisée en six cantons :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Présence d'un tribunal de grande instance[53].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gap est classé trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gap est jumelée avec plusieurs villes européennes. C'est dans ce cadre que sont réalisés des échanges socioculturels, scolaires et sportifs.

Coopération décentralisée[modifier | modifier le code]

De plus, des accords de coopération décentralisée ont été signés avec plusieurs villes en Afrique et en Asie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 40 654 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 014 8 050 8 891 6 714 7 215 7 854 8 599 8 724 8 797
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 912 8 219 8 165 8 927 9 294 10 765 11 621 10 478 11 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 018 10 823 10 647 9 859 10 660 11 717 13 600 16 371 17 317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
20 478 23 994 28 233 30 676 33 444 36 262 37 332 40 654 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 22 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 27,3 %).
Pyramide des âges à Gap en 2007 en pourcentage[61]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,4 
6,8 
75 à 89 ans
10,8 
14,6 
60 à 74 ans
15,1 
21,1 
45 à 59 ans
20,9 
20,2 
30 à 44 ans
18,9 
18,7 
15 à 29 ans
16,2 
18,0 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2007 en pourcentage[62]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,6 
18,3 
0 à 14 ans
17,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Gap est située dans l'académie d'Aix-Marseille.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 12 écoles maternelles, 13 écoles élémentaires communales et 6 écoles rurales. Il existe également plusieurs écoles maternelles et élémentaires privées[63].

Le département gère cinq collèges et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur quatre lycées, le lycée professionnel Paul-Héraud, le lycée d'enseignement général et technologique agricole "les Emeyères", le lycée Dominique-Villars et le lycée Aristide-Briand.

Il existe également deux lycées privés, le lycée professionnel Sévigné et le lycée Saint-Joseph.

Ceci dit, le lycée professionnel Sévigné est maintenant public.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Université d'Aix-Marseille, pôle universitaire de Gap.
Pôle universitaire de Gap

L'enseignement supérieur à Gap est représenté par le pôle universitaire de Gap, annexe de l'ex-université de la Méditerranée Aix-Marseille II, aujourd'hui université d'Aix-Marseille, fruit de la fusion des trois universités. Il comprend notamment un pôle STAPS, un IUT "Gestion des entreprises et des administrations" (GEA), un IUP « Métiers de la montagne » (master professionnel) unique en France ainsi qu'une licence de maintenance aéronautique (la région Provence-Alpes-Côte d'Azur est pôle de compétitivité aéronautique, et le département a créé le pôle d'excellence rurale Excell(Air).

Plusieurs filières BTS et classes préparatoires existent en lycées, et notamment un BTS Services Informatiques aux Organisations et un BTS Négociations et Relation Clients au lycée Dominique-Villars ainsi qu'un BTS Assistant Manager au lycée Aristide-Briand.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Durant les mois estivaux, l'association des commerçants du centre-ville "Les Vitrines de Gap" organise les Nocturnes, à savoir des animations festives et musicales assorties de l'ouverture des magasins du centre-ville de 19 h jusqu'à 23 h. Chaque année a lieu la Foire Expo, au Parc de la Pépinnière, au mois de mai[64].

Le Quattro, salle de spectacle à gradins rétractables, organisent toutes sortes d'évènements, à savoir des concerts, des spectacles, des séminaires d'entreprises, etc.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville possède un hôpital, le Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud (CHICAS) qui se divise en 3 entités. Le premier site, le plus important, est celui de Gap qui est le plus grand centre hospitalier des Alpes du sud. Gap est également doté d'un site spécialisé dans la gériatrie. À la suite d'une fusion, le CHICAS gère le site de Sisteron. La polyclinique des Alpes du Sud est la seule clinique présente sur la ville ainsi que d'autres centres de rééducations.

Il existe également une Maison Médicale du Gapençais aux larges horaires.

Sports[modifier | modifier le code]

Salle polyvalente de la Blâche.
Le stade nautique.
  • Les clubs :
    • Le club de hockey sur glace, les Rapaces de Gap, évoluant en Ligue Magnus et ayant plus de 30 titres de champion de France toutes catégories confondues.
    • L'équipe de football le Gap FC, qui évolue en 1re division de district des Alpes.
    • Le club d'athlétisme, le Gap Hautes-Alpes Athlétisme (GH2A).
    • Le club de ski de fond, Ski club Gap-Bayard.
    • Le club de VTT, le PJPC
    • Le club de rugby le Gap Hautes Alpes Rugby évolue en Fédérale 3.
    • Le Gap Basket évoluant en Pré-Nationale.
    • Le Gap Handball qui joue en Pré-Nationale.
    • Le Gap Volley-Ball qui joue en Championnat Régional

La ville de Gap accueille régulièrement des étapes du Tour de France ou Critérium du Dauphiné libéré en cyclisme ou du Rallye Monte-Carlo en sport mécanique.

La ville de Gap est connue pour son « Raid VTT des Chemins du soleil », entre Saillans et Gap.

De nombreux équipement sportifs, stades, gymnases, piscines, patinoire, salle polyvalente (boulodrome), courts de tennis sont installés sur la commune. Par ailleurs, la ville de Gap fait actuellement construire une nouvelle patinoire.

Le centre d'oxygénation de Gap-Bayard, situé sur le plateau de Bayard, est le départ d'un golf 18 trous l'été et d'un foyer de ski de fond l'hiver.

En octobre 2004, l'association Objectif JO 2018 a œuvré pour une candidature française des Alpes du Sud, aux Jeux olympiques d'hiver de 2018. La ville de Gap avait été pressentie pour se lancer dans la course. Son désistement a laissé la place en octobre 2008 à une candidature portée par la commune de Pelvoux et la communauté de communes du Pays des Écrins[65].

En 2009, la ville de Gap remporte la compétition sportive de l'émission Intervilles au cours de la finale l'opposant à Dax[66].

La ville de Gap à accueilli durant l'automne 2012 la Finale de la Coupe de France des rallyes amateurs.

En 2013, la ville de Gap est élue ville la plus sportive de France de plus de 20 000 habitants par le journal L'Équipe.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

Cathédrale et églises[modifier | modifier le code]
Chapelles[modifier | modifier le code]
  • Chapelle Saint-Grégoire au lieu-dit Les Fareaux
  • Chapelle Saint-Louis, quartier de Charance
  • Chapelle Saint-Pierre, hameau de Treschâtel
  • Chapelle Saint-Jacques-le-Mineur, quartier de La Tourronde

Protestant[modifier | modifier le code]

  • Église Évangélique, Assemblée de Dieu de Gap
  • Église Protestante Évangélique Le Rocher (CAEF)
  • Temple protestant, dépendant de l'Église protestante unie de France
  • Eglise adventiste

Chrétiens millénaristes[modifier | modifier le code]

  • Témoins de Jéhovah
  • Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

Musulman[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Le BTP, secteur qui s'est développé grâce aux sports d'hiver notamment.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

C'est le secteur qui domine l'économie locale :

Gap est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Alpes. Elle gère le Centre régional et européen du tourisme (CRET) de Briançon, l’ADAPEI de Gap et le CEMBREU de Briançon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le domaine de Charance[modifier | modifier le code]

Le lac de Charance
Ville de Gap vue de Charance

Le château de Charance fut édifié au XVIe siècle. Il comprend un bâtiment principal, qui aujourd'hui est le siège du parc national des Écrins, et plusieurs annexes dont une accueille le musée du Parc.
Le domaine de Charance comprend aussi le Conservatoire botanique national alpin, un jardin en terrasses et un espace arboré de 220 hectares autour du château et au milieu duquel se trouve un petit lac : le lac de Charance.
L'ensemble domine la ville.

Article détaillé : Domaine de Charance.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le théâtre de La Passerelle, scène nationale des Alpes du Sud.
  • Le Quattro, nouvel espace culturel polyvalent inauguré le 27 mai 2008, appelé dans un premier temps le « Cube »
  • Le Conservatoire à rayonnement départemental.
  • Le Centre municipal culture et loisirs (CMCL).
  • La bibliothèque municipale
  • Le festival international de danses folkloriques, qui a lieu tous les ans en juillet.
  • 3 cinémas existent à Gap (dont deux ont du être sauvés par la Mairie lorsque le bâtiment abritant leurs murs a été vendu[69])

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant eu garnison à Gap :

4e régiment de chasseurs (4e Rch) depuis 1983.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, la liste non exhaustive de personnalités nées à Gap ou ayant un attachement particulier à la ville :

Guillaume Farel
Statue de Ladoucette à Gap réalisée par le sculpteur gapençais Jean Marcellin

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Gap

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : « azur, à un château d'or crénelé maçonné de sable, sommé de quatre tours du même, couvertes en pointe. »[93]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théodore Gautier, Précis de l'histoire de la ville de Gap, Afred Allier, imprimeur-libraire, 1844
  • Richard Duchamblo, HistoireS de notre ville: Gap, ses rues, ses hommes, Gap, Librairie des Hautes-Alpes,‎ 1994
    Histoire, anecdotes sur la ville de Gap
  • Richard Duchamblo, La libération de Gap, Gap, Louis-Jean,‎ 1994
    Opuscule sur la libération de Gap en août 1944

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En revanche, ces termes n'ont pas subi d'influence germanique dans les autres langues romanes, y compris en provençal : latin vespa > provençal vèspa, latin viscum > provençal vesc.
  2. Ancien 1er adjoint et membre de la majorité de gauche au conseil général des Hautes-Alpes, Roger Didier est élu maire à la suite de la démission de Pierre Bernard-Reymond (UMP) qui est devenu sénateur le 26 janvier 2007. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il a préféré conserver son mandat de conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
    Source : Le Bulletin des Communes
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 23/07/2008.
  2. Atlas géologique des Alpes françaises
  3. Le quaternaire dans le Gapençais. Atlas géologique des Alpes
  4. Carte géologique de la France au 1/80 000. Feuilles de Gap, no 200, 3e édition. Ministère de l'Industrie.
  5. Site DIREN PACA, bloc erratique de Peyre-Ossel
  6. Site DIREN PACA, bloc erratique de la Justice
  7. Le col Bayard. Atals géologique des Alpes
  8. Claude EYZENQ, Hautes-Alpes, Ubaye, Haut-Drac, Préalpes drômoises
  9. Pierre Chauvet et Paul Pons, Les Hautes-Alpes, hier, aujourd'hui, demain, p. 863
  10. Notice explicative de la Carte géologique de la France au 1/80 000. Feuilles de Gap, no 200, 3e édition. Ministère de l'Industrie., p. 7
  11. Pierre Chauvet et Paul Pons, Les Hautes-Alpes, hier, aujourd'hui, demain, p. 862
  12. La Luye sur le site du Sandre
  13. Le site de Géoportail
  14. http://geoportail.gouv.fr/
  15. Le canal de Gap (ou du Drac) sur le site de l'office de tourisme de Gap [1]
  16. a et b Thèse de recherche et de développement de Pierre-André Pissard, Intégration des données écologiques et paysagères dans l'aménagement des territoires de montagne. Expérimentation sur la commune de Gap.
  17. a, b et c Bulletin climatologique des Hautes-Alpes( Bulletin de la commission météorologique) Année 1995, p. 10
  18. a et b Données météo pour la ville d'Embrun située à 20 kilomètre de Gap à vol d'oiseau Site l'Internaute
  19. a, b, c, d et e Les Hautes-Alpes, hier, aujourd'hui, demain. Tome 1. P. Chauvet; P. Pons; pages 55-99
  20. Le projet de rocade sur le site de la ville de Gap
  21. Site de la ville de Gap
  22. http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=info&id_news=22992
  23. http://www.dici.fr/actu/2013/05/21/que-penser-des-travaux-de-la-rue-jean-eymar
  24. http://www.dici.fr/actu/2013/11/20/gap-le-carre-de-limprimerie-fait-peau-neuve
  25. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 310a
  26. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Collection Que sais-je ?, Presses universitaires de France, 10e édition 1985, p. 31 Chapitre II "les Ligures".
  27. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité.
  28. A. Farnaud, Étymologie du nom de Gap Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, année 1905, pages 431 à 434.
  29. a et b Société d'études des Hautes-Alpes, Histoire de la ville de Gap, p. 4.
  30. Bernard Bligny, Histoire du Dauphiné, p. 28.
  31. Colette Jourdain-Annequin, Atlas culturel des Alpes occidentales. De la préhistoire à la fin du Moyen Âge, p. 78.
  32. Joseph Roman, L'Époque préhistorique et gauloise dans le département des Hautes-Alpes, pages 16 à 18.
  33. Société d'études des Hautes-Alpes, Histoire de la ville de Gap, p. 5.
  34. a, b et c Société d'études des Hautes-Alpes, Histoire de la ville de Gap, pages 7 à 9.
  35. Georges de Manteyer, Le nom et les deux premières enceintes de Gap, p. 146.
  36. Georges de Manteyer, Le nom et les deux premières enceintes de Gap, schémas et plans en fin d'ouvrage.
  37. Société d'études des Hautes-Alpes, Histoire de la ville de Gap, p. 11.
  38. L'histoire de Gap sur le site de l'Office de Tourisme
  39. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  40. Olivier Hanne, "La genèse médiévale d'une figure de l'épiscopat de Gap : saint Arnoux (c.1065-c.1079)" (http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00995817).
  41. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, coll. Rivières et vallées de France, Privat, Toulouse, 1991 (ISBN 2-7089-9503-0), p. 73
  42. André Gouron, « Diffusion des consulats méridionaux et expansion du droit romain aux XIIe et XIIIe siècles », Bibliothèque de l'école des chartes, 1963, tome 121. p. 49.
  43. Olivier Hanne, « Des chanoines de Gap à la cour pontificale au XIVe siècle », Eglise dans les Hautes-Alpes, 94 (2013), p. 15 (http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00995829).
  44. a et b Richard Duchamblo, Histoires de notre ville, Gap, ses hommes, ses rues, Librairie des Hautes-Alpes, 1994, (ISBN 2-909956-10-5), pages 126-127
  45. Faure de Prégentil, Encyclopédie du Champsaur, éditions des Hautes-Alpes, 2005, (ISBN 2-909956-49-0), p. 26.
  46. id., p. 54
  47. André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d’études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966) (ISBN 2-85627-001-8), p. 16
  48. Jean-Pierre Bardet et Claude Motte, Paroisses et communes de France; Hautes-Alpes, p. 144.
  49. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 33
  50. Jean-Pierre Bardet et Claude Motte, Paroisses et communes de France; Hautes-Alpes, p. 145.
  51. liste des Maires de Gap
  52. Source : Liste des anciens maires de Gap sur le site de la ville.
  53. http://lannuaire.service-public.fr/services_locaux/provence-alpes-cote-d-azur/hautes-alpes/ti-05061-01.html
  54. a et b Le jumelage avec Pinerolo et Traunstein: article sur le site de la mairie
  55. Le jumelage avec Pinerolo: article sur le site de la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée
  56. Le jumelage avec Traunstein: article sur le site de la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée
  57. La coopération décentralisée avec Bangou: article sur le site de la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée
  58. La coopération décentralisée avec Katmandou: article sur le site de la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  61. « Évolution et structure de la population à Gap en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010).
  62. « Résultats du recensement de la population des Hautes-Alpes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010).
  63. http://www.ville-gap.fr/fr/citoyen/vivre-a-gap/education/ecoles-maternelles-et-primaires.html
  64. [2]
  65. site officiel de la candidature aux JO de 2018
  66. 2009, Gap, vainqueur d'Intervilles 2009
  67. Inauguration de la mosquée Al Salam de Gap
  68. Gap, base de défense
  69. article Gap poursuit son cinéma dans le mensuel régional le Ravi, septembre 2012
  70. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, p. 86.
  71. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, p. 200.
  72. Joseph Roman, Tableau historique du département des Hautes-Alpes, p. 100 [3]
  73. Félix Allemand, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, p. 344.
  74. Jean-Michel Rolland sur le site de l'Assemblée nationale
  75. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, pages 392,393.
  76. Félix Allemand, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, pages 278-279.
  77. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, p. 235.
  78. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, pages 277,277.
  79. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, pages 349,350.
  80. Hippolyte Müller sur le site de l'Institut de l’information scientifique et technique [4]
  81. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, pages 320, 321.
  82. Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, pages 286, 287.
  83. Valéry d'Amboise, Dictionnaire d'Amboise Dauphiné-Ardèche, pape 44.
  84. Jean Michard-Pellissier sur le site de l'Assemblée nationale
  85. Fiche de Robert Thomas sur The Internet Movie Dataase
  86. Biographie de Jacques Bolognesi
  87. Biographie de Francis Masse
  88. Biographie de Michel Crespin
  89. Voir le site internet de l'artiste > http://blog.bazarmoderne.com
  90. Biographie de Jean-Christophe Lafaille
  91. Christian Pouget sur le site Eurohockey.net
  92. http://www.sebastien-ogier.com/-Pilote-.html
  93. Jean-Charles d'Amat (Société d'étude des Hautes-Alpes) rapporté par Malte-Brun dans la France illustrée (1882), Armorial des communes des Hautes-Alpes.