André Malraux

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André Malraux

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André Malraux en 1974.

Nom de naissance Georges André Malraux
Autres noms Maurice Sainte-Rose, Colonel Berger
Activités écrivain, homme politique et homme d'action
Naissance 3 novembre 1901
Paris, France
Décès 23 novembre 1976 (à 75 ans)
Créteil, France
Langue d'écriture Français
Genres Romans, essais sur l'art
Distinctions Prix Goncourt (1933)
Prix Interallié (1930)
Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération, Médaille de la Résistance
Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945
enterré au Panthéon de Paris

Œuvres principales

Compléments

Signature

Signature de André Malraux

André Malraux, pour l'état civil Georges André Malraux, né le 3 novembre 1901 dans le 18e arrondissement de Paris[1] et mort le 23 novembre 1976 à Créteil (Val-de-Marne), marié le 26 octobre 1921 à Clara Goldschmidt, divorcé le 9 juillet 1947, remarié à Riquewihr (Haut Rhin) le 13 mars 1948 avec Marie-Madeleine Lioux[2], est un écrivain, aventurier, homme politique et intellectuel français.

Essentiellement autodidacte et tenté par l'aventure, André Malraux gagne l'Indochine où il participe à un journal anticolonialiste et est emprisonné en 1923-1924 pour trafic d'antiquités khmères. Revenu en France, il transpose cette aventure dans son roman La Voie royale publié en 1930 et gagne la célébrité avec la parution en 1933 de La Condition humaine, un roman d'aventure et d'engagement qui s'inspire des soubresauts révolutionnaires de la Chine et obtient le Prix Goncourt.

Militant antifasciste, André Malraux combat en 1936-1937 aux côtés des Républicains espagnols. Son engagement le conduit à écrire son roman L'Espoir, publié en décembre 1937, et à en tourner une adaptation filmée Espoir, sierra de Teruel en 1938. Il rejoint la Résistance en mars 1944 et participe aux combats lors de la Libération de la France. Après la guerre, il s’attache à la personne du général de Gaulle, joue un rôle politique au RPF, et devient, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, ministre d'État, ministre de la Culture de 1959 à 1969.

Il écrit alors de nombreux ouvrages sur l'art comme Le Musée imaginaire ou Les Voix du silence (1951) et prononce des oraisons funèbres mémorables comme lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon le 19 décembre 1964[3]. En 1996, pour le 20e anniversaire de sa mort survenue le 23 novembre 1976, ce sont les cendres de Malraux qui sont à leur tour transférées au Panthéon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

André Malraux naît dans une famille d'origine flamande[réf. souhaitée]; il est le fils aîné de Fernand Georges Malraux (1875-1930), employé de commerce, qui dirige à Paris l'agence d'une banque américaine, et de Berthe Félicie Lamy (1877-1932), originaire de la région parisienne. Il a un frère cadet, Raymond-Fernand (1902-1903), mort à trois mois. En 1905, les parents de Malraux se séparent, créant un choc dans sa vie[réf. souhaitée]. Son père aura d'un second mariage deux autres fils : Roland Malraux (1912-1945) et Claude Malraux (1920-1944). Il passe ainsi son enfance avec sa mère, sa grand-mère et une tante épicière au 16 rue de la Gare à Bondy dont il ne gardera pas de bons souvenirs[4]. Il a 8 ans lorsque son grand-père, Emile-Alphonse dit Alphonse (né le 14 juillet 1832), armateur à Dunkerque, meurt en « vieux viking », en 1909, mais il a déjà perdu presque toute sa fortune en mer ; contrairement à ce que Malraux laissera souvent entendre, il semble qu'il ne s'agisse pas d'un suicide[5]. Dès l'enfance, André est atteint du syndrome de Gilles de la Tourette (tics), dont il souffrira toute sa vie[6],[7].

Formation[modifier | modifier le code]

À 14 ans, il entre à l'école supérieure de la rue Turbigo (le futur lycée Turgot), période durant laquelle il fréquente déjà assidûment les bouquinistes, les salles de cinéma, de théâtre, d'expositions, de concerts, etc. Ainsi commence sa passion pour la littérature contemporaine.

En 1918, élève au lycée Condorcet, il abandonne ses études secondaires, il n'obtiendra jamais son baccalauréat, ce qui ne l'éloignera pas de la littérature. Il cultive déjà trois admirations profondes, parmi beaucoup d'autres : Victor Hugo, Michelet et Michel-Ange.

Il travaille en 1919, pour le libraire-éditeur René-Louis Doyon, qui fait le commerce des livres rares ; c'est ainsi qu'il fait la connaissance de Max Jacob. Il fréquente les milieux artistiques de la capitale, étudie partout les œuvres d'art anciennes et modernes, et suit très librement des cours au Musée Guimet et à l'École du Louvre. Doyon fonde en 1920 sa revue, La Connaissance, et ouvre ses colonnes à Malraux, qui publie ses premiers textes dès 1920 : petits essais de théorie littéraire, comptes rendus critiques et premières proses. Les œuvres de cette époque appartiennent au genre farfelu - c'est Malraux qui ressuscite le terme -, proses poétiques influencées par l'expressionnisme allemand et la poésie cubiste d'Apollinaire ou de Max Jacob. C'est aussi l'époque où il joue au Père Ubu et lit Alfred Jarry. Il s'en souviendra après 1948, en adhérant au Collège de Pataphysique. Il entame également une collaboration à la revue Action dans laquelle il publie des articles sur Lautréamont et André Salmon, éditant aussi des textes peu connus du poète Jules Laforgue. Il n'a que dix-huit ans lorsqu'il publie son premier livre, Lunes en papier, dédié à Max Jacob[8].

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Il devient directeur littéraire chez Simon Kra, en 1920. Il côtoie Jean Cocteau, Paul Morand, Raymond Radiguet, Pierre Reverdy, André Salmon, André Suarès, Derain, Léger, Vlaminck. Il livre des articles pour la revue Action, de Florent Fels. Simon Kra, libraire, lui confie la direction artistique des éditions du Sagittaire. Il y publie Le Livret de l'imagier de Rémy de Gourmont, Carnet intime de Laurent Tailhade, des textes de Baudelaire présentés comme inédits alors qu'ils ne le sont pas[9] et des extraits de Sade donnés comme des ouvrages complets[10]. Il peut maintenant voler de ses propres ailes et s'installe à Paris, rue Rachel à Montmartre en 1919, puis dans une chambre au Lutetia, 45 Boulevard Raspail en 1920.

Il fait la connaissance de sa future épouse, Clara Goldschmidt, au cours d'un dîner organisé par Florent Fels. Ils séjournent ensemble en Italie, à Florence et Venise et rentrent d'urgence, n'ayant plus d'argent. Le couple se marie le 21 octobre 1921 et part en voyage de noces à Prague, puis à Vienne et passe les fêtes de fin d'année à Magdebourg, ville d'origine de la famille de Clara. Début 1922, le couple va à Berlin, puis en Tunisie et en Sicile. Malraux compte gérer l'argent et les actions de son épouse. (« Je ne vais tout de même pas travailler » dit-il à Clara. En 1936, lorsque leur couple sera délité, il lui lancera « Je ne vous ai épousée que pour votre argent[11]. ») Max Jacob le présente au marchand de tableaux Daniel-Henry Kahnweiler, (1884-1979) qui l'engage comme éditeur à la galerie Simon.

À cette époque, il est présenté à Charles Maurras, dont il partagera quelque temps le nationalisme et l'aversion pour l'anarchie, et dont il préface élogieusement le livre Mademoiselle Monk[12]. Il exprime son envie de le rencontrer[13],[14].

En 1922, il réussit à faire ajourner son service militaire, alléguant ses tics et, selon Olivier Todd, quelques maux imaginaires[15]. Malraux sera réformé en 1929, ce qui ne l'empêchera pas ensuite d'accepter cent fois de risquer sa vie en connaissance de cause dans les combats de la guerre civile espagnole et dans ceux de la Résistance. En 1923, de mauvais placements de la fortune de son épouse dans des valeurs mexicaines qui s'effondrent ruinent le couple[16],[17].

L'Indochine[modifier | modifier le code]

L'affaire du vol d'œuvres d'art à Angkor[modifier | modifier le code]

Poussé par son goût de l'aventure et son amour de l'art, et peut-être pour se refaire, Malraux décide de partir avec Clara et son ami d'enfance Louis Chevasson en Indochine pour en ramener des statues et les revendre, après s'être renseigné sur les prix et les débouchés auprès de Paul Cassirer et Daniel-Henry Kahnweiler[18] et avoir pris contact avant son départ avec de riches collectionneurs américains et allemands qui pourraient être intéressés par un « lot de statues khmères »[19]. Pour obtenir une mission archéologique gratuite, il prétend faussement qu'il suit des cours à l'École des langues orientales, fait miroiter la promesse d'un don financier important à l'École française d'Extrême-Orient (EFEO), s'engage à laisser la direction des fouilles à cette école et à ne prétendre à aucun droit de propriété personnelle sur les œuvres d'art découvertes, devant uniquement faire des moulages de statues pour le musée Guimet[20]. La mission lui est accordée par une commission du ministère des colonies en septembre 1923[21]. Il part de Marseille pour Hanoï où il rencontre Léonard Auroussea, directeur par intérim de l'EFEO, qui émet des réserves, la région des fouilles étant insoumise[22], puis s'établit à Siem Reap à proximité du complexe archéologique d'Angkor le vendredi 13 octobre 1923[23]. À la mi-décembre, Malraux et ses compagnons arrachent à la scie, au temple de Banteay Srei, une tonne de pierres sculptées et quatre grands morceaux de bas-reliefs[24] qu'ils emballent et emportent pour les revendre à un collectionneur. Arrivés à Phnom-Penh, le 23 décembre 1923, ils sont arrêtés et assignés à résidence à l'hôtel Manolis dont ils ne pourront plus payer la note au bout de quatre mois[19]. André Malraux est condamné, le 21 juillet 1924, à trois ans de prison ferme et son ami Louis à un an et demi[25]. Clara, qui est censée n'avoir fait que suivre son mari, n'a pas été inculpée[26]. Elle repart pour Paris en juillet 1924 et mobilise en faveur de son mari les intellectuels de l'époque comme Marcel Arland, Charles Du Bos, Louis Aragon, André Breton, François Mauriac, André Gide, Jean Paulhan et Max Jacob, qui signent une pétition réclamant un statut privilégié pour « ceux qui contribuent à augmenter le patrimoine intellectuel de notre pays[27] ». En appel, le 28 octobre 1924, la peine de Malraux est réduite à un an et huit mois avec sursis, sans interdiction de séjour, celle de son ami à huit mois, également avec sursis[28].

Cette affaire lui vaut quelques ennemis dont le rédacteur en chef du journal L'Impartial de Saïgon, M. Henry Chavigny de Lachevrotière, avec qui il engagea une vive polémique dans la presse[29] et surtout le Gouverneur de la Cochinchine, Cognacq[30]. De retour en France, Malraux se pourvoit en cassation dans l'espoir d'obtenir la restitution des bas-reliefs[19]. L'arrêt d'appel sera annulé par la Cour de cassation en 1925 et un nouvel arrêt sera rendu le 11 mai 1926[31]. Cette affaire connaît un épilogue inattendu : alors qu'il était promis à la destruction, le temple de Banteay Srei, bénéficiant de la médiatisation du procès, est classé et restauré par l’École française d'Extrême-Orient[20].

La critique du colonialisme[modifier | modifier le code]

Malraux rentre en France en novembre 1924 sur le Chantilly avec son ami Chevasson. Il demeure quelque temps au 39, boulevard Edgar-Quinet. C'est là qu'il fait ses débuts à la NRF et rencontre Picasso. Il décide cependant de regagner l'Indochine, dans l'intention d'y combattre les injustices du système colonial avec l'avocat progressiste Paul Monin, qui a déjà commencé ce combat sur place[32]. Pour financer leur voyage, André et Clara Malraux vendent des tableaux, parmi lesquels de faux Picasso et de faux Derain[33]. Ils bénéficient aussi d'une aide financière de Fernand Malraux. Ils s'embarquent pour Saïgon en troisième classe en février 1925. Pour conserver à son arrivée en Cochinchine toute la dignité qui convient à quelqu'un venu en découdre avec les plus hauts personnages d'Indochine, Malraux débarque avec Clara à Singapour, rejoint Bangkok par le train et s'embarque à nouveau — mais cette fois, en première classe — pour Saïgon[34].

En juillet 1925, Malraux et Monin fondent L'Indochine, journal qui dénonce le système colonial et les injustices dont sont victimes les Annamites. Un jeune métis, journaliste de talent, Eugène Dejean de la Bâtie, accepte d'en être le gérant. Malgré les obstacles, le journal connaît une large diffusion, mais disparaît bientôt en raison d'une série de pressions de l'administration coloniale, pour renaître avec des moyens de fortune, en novembre, sous le titre de L'Indochine enchaînée[35]. Malraux se brouille avec Monin qui tente de l'entraîner en Chine pour participer à la révolution chinoise[36]. Le témoignage de Paul Morand[37] qui a rencontré Malraux le 3 novembre 1925 à Saigon[38] (et non à Hong-Kong comme on l'a longtemps cru), a entretenu la légende selon laquelle Malraux avait été un acteur de la révolution chinoise en tant que chargé de la propagande du Guomindang sous Borodine[39]. En fait dès l'automne 1925, Malraux songe avant tout à sa carrière littéraire. Il sait L'Indochine enchaînée condamnée à brève échéance. Au début de 1926, Malraux revient en France avec Clara[40]. L'Indochine s'éloigne de ses préoccupations[41], mais il ne l'oublie cependant pas totalement puisqu'en 1931, il signe dans la revue Europe la pétition contre la brutalité de la répression des troubles en Annam-Tonkin.

Si Malraux ne s'est jamais engagé concrètement dans la révolution chinoise, son ami Paul Monin a pris, lui, tous les risques et, sans devenir le « lieutenant » de Borodine, a réellement effectué de courtes missions pour le Guomindang[42]. En 1935, encore, dans la préface d'un livre d'Andrée Viollis[43], Malraux reconnaîtra « les nécessités d'une colonisation », tout en distinguant entre ces nécessités de la colonisation et « les sottises qui se réclament d'elle[44]. »

Les années 1930[modifier | modifier le code]

Le romancier[modifier | modifier le code]

En 1926, le couple emménage au 122, boulevard Murat à Paris. Malraux se remet à l'édition des livres de luxe et devient le directeur des éditions À la sphère qui publient des œuvres de François Mauriac, Albert Samain, André Gide et Jean Giraudoux ainsi que Pascal Pia qui s'adonne avec un certain succès aux faux littéraires avec Années de Bruxelles, présenté comme le journal intime de Baudelaire[45]. En août 1926, il publie La Tentation de l'Occident, chez Grasset, dialogue épistolaire entre un Français et un Chinois[46].

En 1927, il est alité pendant un trimestre entier à la suite d'une crise de rhumatisme articulaire aigu. Il entre au comité de lecture des éditions Gallimard et la même année, y devient directeur artistique, chargé des éditions et des expositions d'art[47]. Dans les salons de la maison Gallimard, il organise des expositions d'art extrême-oriental et d'art contemporain[48]. Il publie Écrit pour un ours en peluche, dans la revue 600, Le Voyage aux îles Fortunées, dans la revue Commerce, et un important essai, D'une jeunesse européenne.

En 1928, il publie chez Grasset Les Conquérants, roman qui met en scène, dans la Chine de 1925, des affrontements entre nationalistes du Kuomintang et communistes[49]. Ce roman connaît alors un grand succès. Chez Gallimard, il publie Royaume farfelu. À cette époque, Malraux affirme avoir joué un rôle important au Kuomintang comme vice-commissaire à la propagande[48],[50]. Durant toute cette période, il effectue de très nombreux voyages, en Europe centrale et orientale, visitant aussi l'Afrique du Nord, le Proche-Orient, l'Arabie et la Perse. En 1930, tout en continuant d'écrire, il visite le Japon, les Indes et revient par les États-Unis[48]. La même année, il publie La Voie royale, roman d’aventures largement inspiré par son expédition archéologique au Cambodge[51]. Il édite Calligrammes de Guillaume Apollinaire. Le 20 décembre 1930, son père se suicide[52].

Au début de 1931, la Galerie de La Nouvelle Revue française, nouvellement créée par Gaston Gallimard, organise une exposition des œuvres d'art gothico-bouddhique que Malraux a rapportées d'Orient[53], où il a voyagé deux fois avec Clara, en 1929 et en 1930. Malraux prétend que les œuvres exposées proviennent du Pamir et qu'il les y a trouvées lui-même. Il se montre avare d'explications aux universitaires et aux journalistes. Gaston Poulain, chroniqueur à Comœdia, publie une interview de Malraux qui incite au scepticisme sur l'authenticité des objets exposés[54]. La Galerie de la NRF, dont Malraux est actionnaire, a pour objet le commerce des objets d'art et les opérations immobilières, mobilières et financières. Une grande partie de son stock, où sont représentés l'art gothico-bouddhique, l'art gréco-bouddhique, l'art indo-hellénistique ainsi que l'art des nomades de l'Asie centrale, est alimentée par les voyages de Malraux et Clara en Asie[55], qui se poursuivront en 1931 : Ispahan, Afghanistan, Inde, Birmanie, Malaisie, Singapour, Hong Kong, Chine, Japon[56]. Malraux fait sortir les objets d'art de leur pays d'origine en contournant la douane, le cas échéant en corrompant le douanier[57]. Pour écouler les pièces, la galerie utilise un procédé qui, à l'époque, n'est pas illégal : on place en salle de ventes une petite quantité d'objets dont on possède de nombreux analogues, on fait monter le prix des objets mis en vente et on les achète au prix élevé qu'ils ont atteint, ce prix servant ensuite d'argument pour demander cher de toutes les pièces semblables[58]. Le commerce d'œuvres d'art semble avoir mis Malraux très à l'aise financièrement[59].

Le 22 mars 1932[60], la mère de Malraux meurt. Il rencontre Josette Clotis, et s'installe avec Clara au 44 rue du Bac (Paris 7e), où il écrit La Condition humaine, roman inspiré du massacre de Shanghai de 1927. L'œuvre connaît un immense succès et elle est couronnée par le Prix Goncourt en décembre 1933. Florence Malraux, fille d'André et de Clara, naît le 28 mars 1933[61].

Le militant antifasciste[modifier | modifier le code]

Dès 1933, au moment où Hitler prend le pouvoir, il milite contre le fascisme et le nazisme. Il prononce un discours lors de la première réunion de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (A.E.A.R.), présidée par André Gide. Il participera à plusieurs activités de cette association, sans savoir qu'elle est noyautée par des agents de Moscou, notamment Willi Münzenberg[60] : nombre d'intellectuels français se rapprochent alors du parti communiste dans une commune opposition au fascisme germanique[48]. Au mois d'août, il rencontre Trotski à Saint-Palais-sur-Mer[62]. Il a avec Louise de Vilmorin une courte liaison, qu'il rompt quand il apprend que sa maîtresse accorde simultanément ses faveurs au journaliste allemand Friedrich Sieburg[63].

En janvier 1934, il se rend en Allemagne avec André Gide, tous deux envoyés par le parti communiste français pour remettre une pétition réclamant la libération de Dimitrov, accusé de complicité dans l'incendie du Reichstag[64], mais les deux écrivains ne sont reçus ni par Hitler ni par Goebbels[65].

En mars, Malraux se lance dans une nouvelle aventure : il va avec le capitaine Édouard Corniglion-Molinier reconnaître en avion le site de Marib, au Yémen, capitale légendaire du royaume de Saba, celui de la Reine de Saba. Malraux ne se laisse pas dissuader par l'archéologue historien Henri Munier, qui lui explique que la reine de Saba n'a aucune consistance historique[66]. Le 7 mars, survolant les environs de Sanaa (Yémen), les deux explorateurs aperçoivent « une plage de galets colossaux » et pensent que c'est la ville de la reine de Saba. Corniglion-Molinier télégraphie en ce sens à L'Intransigeant. Au retour, ils sont invités et reçus à Addis-Abeba par l'empereur Hailé Sélassié 1er, qui prétend descendre de Salomon et de la reine de Saba[67]. Malraux et Corniglion-Molinier auraient survolé une oasis, quelques ruines et des groupes de maisons habitées : Asahil Rymen, Kharib et Duraib[68].

En mars 1934, Malraux adhère au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, qui vient d'être créé[69] et il participe à la fondation de la Ligue mondiale contre l'antisémitisme. Il fréquente le journaliste et écrivain Ilya Ehrenbourg, agent d'influence soviétique chargé de gagner des sympathisants parmi les intellectuels parisiens[70]. De juin à septembre, André et Clara Malraux sont en URSS avec Ehrenbourg et sa femme[71]. Malraux donne des entretiens à la Pravda et rencontre Boris Pasternak. Il semble n'avoir vu Staline que de loin, lors d'un défilé sportif, même s'il évoqua plus tard « le Staline que j'ai connu[72] ». En août, il assiste au Congrès des écrivains soviétiques, où Gorki l'étonne par son adhésion caricaturale aux doctrines officielles en matière de littérature[73]. Malraux prononce un discours : L'art est une conquête[réf. souhaitée], où il rend hommage à l'émancipation du prolétariat en U.R.S.S. mais exprime la crainte que les principes du réalisme socialiste n'étouffent la création littéraire[74].

En mai 1935[75], il publie chez Gallimard Le Temps du mépris, nouvelle inspirée de récits que lui ont faits Manès Sperber, Bernard Groethuysen et Willy Bredel, un communiste allemand que les Allemands ont libéré après un an de camp[76]. Il écrit la préface du livre d'André Viollis, Indochine S.O.S., et commence sa Psychologie de l'Art.

En juin 1935, il est, avec Gide, le participant français le plus en vue du Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, au Palais de la Mutualité à Paris[77]. Dans l'esprit de son organisateur discret, Willi Münzenberg, ce congrès doit être une manifestation à la gloire de l'U.R.S.S[78], mais certains écrivains parviennent à protester contre l'emprisonnement des opposants à Staline[79]. Selon des rapports des écrivains Victor Kine et Johannes Becher au Comité central du Parti communiste d'U.R.S.S., Malraux aurait aidé efficacement les Soviétiques à limiter l'action des protestataires[80].

En mars 1936, il refait un court séjour en URSS. Il s'entretient avec Eisenstein[81], qu'il a déjà rencontré à Paris en 1932 et qui envisage de travailler à une adaptation cinématographique de La Condition humaine[82]. Malraux et Eisenstein font quelques projets, mais Eisenstein finit par renoncer, car La Condition humaine lui semble trop antistalinienne[83]. Malraux a également une rencontre assez décevante avec Gorki[84], qui mourra peu après. Il participe de nouveau au Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, qui se tient à Londres, et y prononce une allocution.

Le combattant en Espagne[modifier | modifier le code]

Quand la guerre civile éclate en Espagne, le 18 juillet 1936, Pierre Cot, ministre français de l'Air, et son chef de cabinet Jean Moulin se mettent en liaison avec Malraux et lui demandent d'aller se renseigner sur place[85]. Le 22 juillet 1936, Malraux s'envole sur un avion ministériel français à destination de Madrid[86]. Revenu à Paris le 28[87], il projette d'aller se battre en Espagne[88], au service de ses idées progressistes mais aussi dans l'espoir, selon les termes d'Olivier Todd, d'« échapper à une Clara hystérique[89] ». Il recrute des pilotes, dans le cadre d'une organisation discrète par laquelle les ministères français vendent indirectement au gouvernement espagnol des avions destinés officiellement à l'armée de l'air française[90]. Promettant des avions et des pilotes, Malraux est bien accueilli par les républicains espagnols, et le ministère espagnol de l'Aviation l'homologue au grade de lieutenant-colonel[91]. Il monte de toutes pièces l'escadrille internationale España avec une vingtaine de Potez 540 et en prend le commandement comme colonel jusqu'en 1937. Bien que n'ayant jamais manié une arme ni piloté un avion[87], il participe à soixante-cinq missions aériennes, et prend part, en août, aux combats contre les troupes franquistes en particulier à Tolède, Madrid, Guadalajara et Teruel[92]. Il est deux fois blessé. Il laisse le rôle de chef opérationnel à Abel Guidez, qui lui a été proposé par le cabinet de Pierre Cot[93]. Il participe au bombardement à Medellin, lors de la campagne du Tage. Le 1er septembre 1936, son escadrille inflige des dégâts au champ d'aviation clandestin franquiste d'Olmedo[94]. En février 1937, il participe à une mission sur Malaga.

Bien que Malraux ne pilote pas et tire mal, ses hommes prisent son courage et sont impressionnés par son savoir, même s'ils ne comprennent pas toujours ses propos[95]. En revanche, les appréciations de ses supérieurs militaires dont on a connaissance ne lui sont pas favorables. Antonio Camacho Benitez, chef de l'aviation gouvernementale, écrit dans un rapport : « Après l'attitude et l'action de monsieur Malraux, il conviendrait de prendre trois mesures : le réduire à la discipline, l'expulser ou le fusiller »[96]. D'après les mémoires d'Ignacio Hidalgo de Cisneros, qui, à la fin de la guerre civile, était général en chef de l'aviation républicaine, Malraux se déconsidéra en prétendant s'ériger en chef d'escadrille sans comprendre qu'il aurait fallu pour cela être aviateur, surtout en temps de guerre ; à trois ou quatre exceptions près, les aviateurs de Malraux n'étaient pas des antifascistes mais de simples mercenaires, attirés par une solde très élevée ; Malraux, étant ignorant de l'aviation, s'en remettait à eux mais ils ne firent rien d'utile et, au contraire, créèrent des difficultés ; Hidalgo de Cisneros essaya à plusieurs reprises de les licencier, « mais le gouvernement s'y opposait, alléguant la mauvaise impression que produirait en France l'expulsion d'Espagne, pour inutilité et indélicatesse, des aviateurs qu'une fausse propagande avait convertis en héroïques défenseurs de la liberté »[97].

Malraux quitte l'Espagne en 1937. Il part le 24 février 1937 faire aux États-Unis et au Canada une tournée de conférences destinées à récolter des fonds en faveur des républicains espagnols[98]. Dans sa propagande, il lui arrive de prétendre que des membres de son escadrille ont été torturés par les franquistes[99]. Pendant toute la durée de son engagement en faveur de l'Espagne républicaine, Malraux évite, malgré les procès de Moscou, qui inquiètent alors partout les progressistes[100], de se montrer trop critique envers les communistes et l'U.R.S.S., qu'il considère comme seuls capables de faire régner la discipline nécessaire au salut de la république[101]. Cette attitude diplomatique de Malraux envers les staliniens (qui n'a pas empêché le communiste André Marty de proposer sa liquidation en février 1937[102]), l'entraîne dans une aigre polémique de presse avec Trotski[103].

En juillet 1937, il participe à un congrès d'écrivains organisé par le gouvernement espagnol[104]. Dans la revue Verve, il publie d'abord le premier texte de la Psychologie de l'Art, puis Psychologie des Renaissances et De la représentation en Orient et en Occident. Il séjourne avec Josette Clotis dans les Pyrénées[105], où, s'inspirant de ses combats en Espagne, il écrit le roman L'Espoir, qui sera publié en décembre 1937[106]. Le roman fait l'objet de lectures et de discussions passionnées. Il passe l'hiver 1937-1938 à Paris, résidant à l’hôtel Madison au 143, boulevard Saint-Germain ; Josette Clotis demeure à deux pas, à l'hôtel Royal-Condé[107]. Malraux se détache de plus en plus de Clara, qui, elle, s'accroche et refuse le divorce[108].
En 1938, avec Édouard Corniglion-Molinier, il réalise le film Espoir, sierra de Teruel, dont le tournage débute le 4 août à Barcelone[109], au prix de nombreuses difficultés, et se poursuit à Tarragone et dans la sierra de Montserrat[110]. En janvier 1939, l'équipe du film doit évacuer Barcelone tombée aux mains des nationalistes et part terminer le film à Joinville et Villefranche-de-Rouergue[111]. Le film est projeté quelques fois en privé de juin à août. En septembre[109], sa sortie en salle est interdite à la suite d'une demande faite à Édouard Daladier par Philippe Pétain, ambassadeur auprès de Franco[112].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le dragon de deuxième classe (1939-40)[modifier | modifier le code]

À la déclaration de guerre, Malraux, qui avait été ajourné en 1922 et réformé en 1929, s'engage à Provins ; il est accepté comme simple soldat de deuxième classe dans les chars d'assaut, et incorporé le 14 avril 1940 comme dragon au 41e dépôt de cavalerie motorisée, près de Provins[113], où il reste jusqu'au 14 mai 1940. Il reçoit une instruction d'élève sous-officier et espère devenir « tankeur »[114], mais les évènements ne lui en laissent pas le temps. Il décrira ainsi sa guerre[115] : « Nos chars de Provins étaient hors d'état de nous porter hors du polygone d'entraînement. En mai, nous avons fait mouvement à pied, avec des antichars. Nous avons un peu tiraillé. J'ai été très légèrement blessé le 15 juin. Et le 16, nous étions faits prisonniers comme des fantassins, à mi-distance à peu près de Provins et de Sens, où on nous dirigea... ». Il semble qu'en fait, Malraux n'avait pas été blessé, mais que ses pieds étaient endoloris par des souliers trop étroits, ce pour quoi il fut soigné par des infirmiers de la Wehrmacht au camp de prisonniers de Sens[116]. Volontaire pour aider aux moissons[réf. souhaitée], il est affecté à une ferme de Collemiers[117]. Fin septembre, son demi-frère Roland l'avertit que, selon les radios (neutres) suisse et suédoise, les Allemands recherchent certains écrivains, notamment Malraux, pour les libérer[réf. souhaitée]. Vu ses engagements politiques, Malraux estime avoir peu de chances d'être libéré[118] et, avec l'aide de Roland qui lui fournit vêtements, chaussures et argent, il s'évade de la ferme, déguisé en charpentier, en compagnie du poète Jean Grosjean, de Jean Beuret et de l'abbé Magnet, le futur aumônier du Vercors, mort dans le maquis des Glières, qui lui offre l'hospitalité chez lui, dans la Drôme, en zone libre. Cette évasion est facilitée par la discipline très souple que les officiers allemands appliquaient aux prisonniers de guerre français[119]. Le même jour[réf. souhaitée], Josette a mis au monde leur premier fils, nommé Pierre en hommage à Pierre Drieu la Rochelle[120], mais qu'on appellera Gauthier (1940-1961). Malraux, encore marié, ne peut reconnaître l'enfant. Pour que celui-ci porte le nom de Malraux, Roland le reconnaît[120].

L'écrivain pendant l'Occupation (jusqu'en 1944)[modifier | modifier le code]

Après son évasion, Malraux écrit à de Gaulle pour lui proposer de combattre dans l'aviation française libre ; mais le résistant chargé de transmettre ce courrier est arrêté par la police et avale la lettre : ne recevant aucune réponse, Malraux croit qu'il a été écarté en raison de sa participation à la guerre d'Espagne[121]. Se méfiant de l'influence des communistes[réf. souhaitée], il refuse de s'engager dans les rangs de la Résistance intérieure malgré les pressions de Marcel-François Astier, Bourdet, Sartre et Simone de Beauvoir. Il croit que les Anglais finiront par être vainqueurs[122], mais les résistants français, qui manquent d'argent, d'armes et de matériel, lui font l'effet de « jouer au petit soldat[123] ».
En janvier 1941[réf. souhaitée], il s'installe avec Josette Clotis à Roquebrune-Cap-Martin, villa La Souco[124] où il restera jusqu'à l'automne 1942, avec un séjour à la mi-1941 à la villa Les Camélias à Cap d'Ail[125]. Il reprend contact avec des écrivains installés sur la Côte d'Azur : André Gide et Roger Martin du Gard entre autres. Il s'abstiendra toujours de publier dans La Nouvelle Revue française contrôlée par Drieu la Rochelle, devenu collaborateur de l'occupant, mais garde de bons rapports personnels avec cet écrivain[126]. En septembre[réf. souhaitée], il fait un séjour dans l'Allier[127], puis il s'installe dans le Cantal[réf. souhaitée], où Josette viendra le rejoindre avec leur fils. En 1943[réf. souhaitée], il s'installe avec Josette Clotis à Saint-Chamant, en Corrèze[128]. Son second fils, Vincent (1943-1961), naît le 11 mars 1943[129].

Peu à peu, la Résistance, qui possède maintenant des armes et de l'argent, semble plus sérieuse à Malraux[130]. Début septembre[réf. souhaitée], il a ses premiers contacts avec elle, en l'occurrence avec Harry Peulevé, chef du réseau britannique Author du SOE. Il aide au recrutement de son demi-frère Roland dans le réseau.[réf. souhaitée] À l'automne 1943, toutefois, des efforts de Pierre Kaan et de Serge Ravanel pour faire entrer Malraux dans le Résistance active restent sans résultats[131].

Début 1944, Roland lui fait rencontrer George Hiller, chef du réseau Footman, autre réseau du SOE.

Le Résistant (1944-45)[modifier | modifier le code]

La Résistance dans le Sud-Ouest (1944)[modifier | modifier le code]

Fin mars 1944, ses deux demi-frères, Roland et Claude, agents du SOE, ayant été arrêtés par les Allemands[132], André passe à la Résistance[133] : il quitte discrètement Saint-Chamant et gagne la vallée de la Dordogne, au château de Castelnaud près de Limeuil, puis au Château de la Vitrolle. Il se fait appeler colonel Berger[134]. George Hiller le met en rapport avec les groupes Vény du Lot. Grâce à Jacques Poirier et à George Hiller, il circule dans plusieurs départements (Corrèze, Lot, Dordogne et Tarn), y rencontre des chefs de la Résistance, et leur fait part de sa « mission », en ayant assez d'habileté pour laisser croire à chacun des groupes se réclamant d'une des hiérarchies en présence qu'il appartient à une autre. Il parle volontiers de son « PC interallié ». Il n'est en fait qu'un membre du réseau Nestor-DIGGER du SOE, commandé par Jacques Poirier (alias « Jack ») et implanté en Dordogne. Durant tout son engagement dans le Sud-Ouest, son rôle sera en fait celui d'un témoin et d'un compagnon prestigieux, très peu celui d'un acteur et encore moins celui d'un commandant d'unité[135]. Jacques Poirier, contrairement à beaucoup d'autres chefs de la Résistance, admirait Malraux, mais le trouvait plus utile par ce qu'il disait que par ce qu'il faisait[136].

Le « colonel Berger » est arrêté par les Allemands (le Kamfpgruppe Wilde, de la 11e Panzer Division de la Wehrmacht, et non la division 2e Panzer Division SS Das Reich comme Malraux l'écrit dans ses Antimémoires) à Gramat le 22 juillet 1944, lors de la fusillade de la voiture de George Hiller[137]. Il subit des interrogatoires au cours desquels il aurait été l'objet d'un simulacre d'exécution[138], puis, au terme de divers transferts, est incarcéré à la prison Saint-Michel de Toulouse[139]. Il se retrouve libre quand les Allemands quittent la ville, le 19 août[140].

Un peu auparavant, le 26 juillet 1944, l'attaque d'un wagon de la Banque de France dans la gare de Neuvic avait mis des masses financières immenses dans les mains des résistants. Des sommes importantes sont comptabilisées comme ayant été versées pour la libération de Malraux, ce qui, comme l'a noté Guy Penaud, pose un problème, puisque Malraux n'a été libéré qu'après le départ des troupes allemandes. Dans les premiers jours qui suivent sa libération, Malraux dit à une de ses proches : « Si vous avez des embêtements financiers..., n'hésitez pas. Momentanément, je suis riche[141]. »

La Brigade Alsace-Lorraine (1944-1945)[modifier | modifier le code]

Fin août 1944[réf. souhaitée], séjournant à Paris, il rencontre Ernest Hemingway. Les deux écrivains auraient échangé des propos peu amènes, si on en croit Hemingway, qui raconta d'ailleurs la scène à plusieurs reprises en y embellissant chaque fois son propre rôle[142]. Malraux, qui prétend faussement disposer d'un stock de munitions et savoir que les Britanniques vont parachuter 10 000 hommes en Dordogne, trouve des officiers pour avaliser sa propre nomination au grade de colonel et à la tête de la Brigade Alsace-Lorraine, nouvellement créée, qui réunit d'anciens maquisards alsaciens et lorrains réfugiés dans le sud-ouest[143]. Le 17 septembre, il rencontre à Dijon, à l'Hôtel de La Cloche, le général de Lattre de Tassigny[144]. À la tête de la brigade[145], Malraux participe dans les Vosges et en Alsace à la campagne de la première armée française, notamment à la prise de Dannemarie[146] et de Colmar[réf. souhaitée], ainsi qu'à la défense de Strasbourg[147]. À l'aise dans la stratégie mondiale, il l'est moins sur le terrain militaire, où il délègue toute compétence à ses adjoints, le lieutenant-colonel Pierre Jacquot et le commandant Brandstetter[148]. Le 12 novembre, Josette Clotis décède accidentellement[146]. Le 15 mars 1945, la brigade est dissoute[149].

Après la Libération, Malraux se fait octroyer diverses distinctions (compagnon du Distinguished Service Order, compagnon de la Libération, croix de la Libération, médaille de la Résistance, croix de guerre) en grossissant ses états de service à la Résistance. Il prétend par exemple avoir pris le maquis dès 1940[150], alors que, comme vu plus haut, il ne l'a fait qu'en 1944.

Le militant gaulliste[modifier | modifier le code]

Il s'installe avec Madeleine Malraux, la veuve de son demi-frère Roland mort sur le Cap Arcona, et avec son neveu Alain Malraux, fils de Madeleine et de Roland, au 18 bis, avenue Robert-Schuman, dans une villa construite par Louis Faure-Dujarric. Clara et leur fille Florence s'installent au 17, rue Berthollet à Paris.

Raymond Aron rapporte dans ses Mémoires que Malraux avait changé de façon stupéfiante en 1944 sur la question du communisme, auquel il voue désormais une hostilité presque haineuse. Dès 1945, il s’attache à la personne du général de Gaulle, dans le gouvernement duquel il est ministre de l'Information, de novembre 1945 à janvier 1946[151]. Il prend Raymond Aron pour chef de cabinet[152]. Il suit de Gaulle dans l'aventure du RPF, où il exerce les fonctions d'organisateur de la propagande[153] de 1947 à 1953. En 1953, de Gaulle, après avoir constaté la déliquescence électorale du RPF, décide de le mettre en veilleuse et Malraux cesse d'y être actif[154].

Pendant la traversée du désert de de Gaulle (1953-1958), Malraux se tient à l'écart de la politique[154]. En 1948[réf. souhaitée], il épouse Madeleine[155] et adopte[réf. souhaitée] son neveu Alain. Avec Madeleine, il voyage en Grèce, en Égypte et en Iran[réf. souhaitée]. Il collabore à la réalisation de l'ouvrage Malraux par lui-même de Gaëtan Picon[156] et part l'été à Lucerne avec Madeleine. En janvier 1954, les époux Malraux sont invités à New York pour l'inauguration des nouvelles galeries du Metropolitan Museum[157]. Ils passent leurs vacances en Italie, où ils visitent la Toscane et l'Ombrie. L'année suivante, ils vont en Égypte. En 1956, ils voyagent avec Alain Malraux, à Rome et en Sicile.

Avec d'autres écrivains (Sartre, Martin du Gard, Mauriac), Malraux adresse en avril 1958 au président de la République René Coty une lettre contre la torture en Algérie[158].

Le ministre d'État chargé des Affaires culturelles[modifier | modifier le code]

Le 1er juin 1958, Charles de Gaulle, revenu au pouvoir, nomme Malraux ministre délégué à la présidence du Conseil et le charge de l'Information. À cette mission s'ajoutent, en juillet 1958,[réf. souhaitée] l'expansion et le rayonnement de la Culture française[159]. Dans une note non datée, Malraux explique à l'intention de son successeur au ministère de l'Information que ce ministère, tel qu'il l'a organisé, est un appareil destiné à lutter par la radio contre les journaux « ennemis »; à cette fin, il est nécessaire qu'une « épuration politique » écarte de la radio tous les techniciens communistes et tous les journalistes qui se sont montrés hostiles à de Gaulle en mai-juin 1958[160].

Le 27 novembre 1958, venant de Perse, Malraux arrive à La Nouvelle-Dehli[161]. Son intention est de faire en Inde une "good will visit" (ou visite de courtoisie) destinée à nouer entre la France et l'Inde des liens culturels propres à faciliter l'action diplomatique ou politique[162]. Il est reçu par Nehru, qu'il interroge sur la spiritualité indienne mais qui répond qu'il doit, par priorité, s'occuper des problèmes matériels[163].

À l’été 1958, il reconnait l’usage de la torture en Algérie et affirme que le président va y mettre un terme. Le général de Gaulle, alors président du Conseil dans la IVe République, demande à Georges Pompidou, son proche conseiller à Matignon, de le remplacer par Jacques Soustelle et de lui trouver « autre chose ». Embarrassé par la situation, Georges Pompidou affirme devant Malraux que le général a choisi de lui confier un ministère de la Culture, en remplacement du secrétariat d’État des Beaux-arts, car il serait le « seul capable de donner le ton et la grandeur qui s'imposent » pour donner « au génie français du panache, du rayonnement ». Le général de Gaulle accepte cette idée de ministère pour les Affaires culturelles, c’est ainsi qu’il a été dit que ce ministère a été créé spécialement pour Malraux, qui prend ses fonctions le 8 janvier 1959[164],[165]. Le 28 mai 1959, à l'occasion d'un spectacle « Son et Lumière » sur l'Acropole, il prononce un discours rendant hommage à Athènes[166]. En août et septembre, il voyage en Amérique du Sud : Argentine, Brésil, Chili, Pérou, Uruguay. Le but de ce voyage est surtout de défendre la politique de la France en Algérie, politique dite d'autodétermination pour l'Algérie[167]. En octobre, Malraux assiste avec le général de Gaulle à la première de Tête d'or, de Paul Claudel, spectacle créé par la compagnie Madeleine Renaud - Jean-Louis Barrault à l'Odéon.

Ministre, il mêle politique de prestige et œuvre sociale. Sans être un gaulliste de gauche déclaré, il ne renie nullement son passé de gauche, reprochant par exemple à François Mitterrand le 15 décembre 1965 de n'avoir « même pas [été] en Espagne[168] ». Renouant avec l'esprit du Front populaire, il fait de la culture une affaire administrée par l’État. S'il n'est pas à l'origine des Maisons des jeunes et de la culture (issues de la République des Jeunes, créée à la Libération), il est bien, en revanche, le créateur des Maisons de la Culture, grandes machines gérées par le ministère du même nom le 4 août 1962.

André Malraux accepte pour son amie Jacqueline Kennedy de transporter La Joconde à la National Gallery of Art. Elle parle de lui comme de « l'homme le plus fascinant avec qui [elle a] jamais parlé ».

En 1960, il prononce un discours à l'occasion de l'Indépendance des Colonies d'Afrique noire.[réf. souhaitée] Au ministère des Affaires étrangères, on voit Malraux d'un assez mauvais œil. On estime qu'il empiète sur le domaine des Affaires étrangères[169] et on craint que, dans ses voyages à l'étranger, il ne fasse des promesses qui, pour motifs financiers ou autres, se révéleraient irréalisables. Par exemple, lors d' un voyage au Mexique en 1960, il explique aux autorités que « la pluie artificielle est maintenant un procédé tout à fait au point » et que, contrairement à ce qui serait sûrement le cas des États-Unis, la France serait prête à mettre gratuitement cette technique en œuvre au Mexique. Au Quai d'Orsay, on note que la machine à faire la pluie n'existe pas et que le Mexique ne manque d'ailleurs pas de pluies[170]. De Gaulle semble avoir laissé les mains libres à Malraux pour faire de belles promesses, tout en comptant sur les fonctionnaires pour refuser les dépenses excessives[171].

Toujours en 1960, Malraux participe au sauvetage des monuments de Nubie.[réf. souhaitée] En septembre 1960, il se fâche avec sa fille Florence parce qu'elle a signé le Manifeste des 121, favorable à l'insoumission des jeunes appelés pour l'Algérie[172]. Cette brouille durera jusqu'en 1968. Le 23 mai 1961, ses deux fils meurent dans un accident de la route[173].

Le 7 février 1962, à son domicile de Boulogne-Billancourt, il est la cible d'un attentat de l'OAS. Il quitte les lieux pour s'installer jusqu'en 1969 au Pavillon de La Lanterne à Versailles, mis à sa disposition par le gouvernement.

En mai 1962, il est reçu par John Kennedy[174]. Il crée le 4 août 1962 l'Inventaire général du patrimoine culturel et le PSMV : Plan de sauvegarde et de mise en valeur. En 1963, il décide de faire fermer la grotte de Lascaux ouverte au public depuis 1949, la trop grande fréquentation provoquant des modifications climatiques qui engendrent des maladies sur les parois, algues vertes, puis formation de calcite (blanche). En 1964, il inaugure en compagnie du général de Gaulle la Maison de la Culture de Bourges.[réf. souhaitée] Le 19 décembre 1964, en présence du général de Gaulle, il prononce un de ses discours les plus célèbres : l'oraison funèbre de Jean Moulin, dont les cendres sont transférées au Panthéon[175].

En 1965, Malraux inquiète ceux qui le connaissent. Souvent alcoolisé[176], alternant mégalomanie et dépression[177], il est parfois épuisé, titubant et bredouillant en présence de ses collaborateurs, ce qui amène de Gaulle à conseiller un repos sous forme de voyage[178]. Le 22 juin 1965, Malraux embarque sur Le Cambodge en compagnie d'Albert Beuret, pour se rendre en Extrême-Orient[179]. Arrivé en Chine, il est invité officiellement le 17 juillet par les autorités chinoises, qui donnent ainsi suite à une lettre de de Gaulle[180]. Après un délai dont la longueur incite l'ambassade de France à demander une nouvelle intervention à de Gaulle[181], Mao Tsé Toung reçoit Malraux le 3 août[182]. Malraux se montre flagorneur[183], mais Mao ne répond à ses questions que par de brèves banalités et ne marque pas le moindre intérêt pour la France[184]. Au retour, Malraux laissera entendre qu'il a proposé à Pékin une politique relative à la guerre du Viêt Nam, ce que le gouvernement chinois et Alain Peyrefitte démentiront. Le journal Le Monde notera « le vague » des déclarations de Malraux, « qui contraste avec leur solennité[185] ». Malraux brodera beaucoup sur son entretien avec Mao dans ses Antimémoires (1967) et renchérira en 1972[186].

Pendant ce dernier voyage en Orient, Malraux fait une nouvelle visite en Inde. Comme en 1958, il s'intéresse à la spiritualité de l'Inde et non à son état économique et social[187].

Le 1er septembre 1965, il prononce une oraison funèbre à l'enterrement de l'architecte Le Corbusier. Ce dernier ayant construit une ville nouvelle en Inde, Malraux a demandé à l'ambassadeur de l'Inde en France d'être présent avec de l'eau du Gange, mais a laissé entendre tacitement que de l'eau ordinaire en ferait très bien office[188].

En mars 1966, il inaugure la Maison de la Culture d'Amiens[réf. souhaitée] et en avril[réf. souhaitée] le premier festival mondial des arts nègres à Dakar avec Léopold Senghor, président du Sénégal[189]; à l'automne, il organise la grande rétrospective de Picasso aux Grand et Petit-Palais[189]. Il crée le 30 septembre 1966 la Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines : DRASM, délocalisée à Marseille et à Annecy, relevant de la Direction du patrimoine, (sous-direction de l'archéologie) du Ministère de la Culture, qui deviendra le DRASSM : Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, le 4 janvier 1966.

Au printemps 1966, Madeleine et André Malraux, après quelques ruptures et retours, se séparent définitivement[190], sans divorcer[191]. Il rédige les Antimémoires, qui paraissent en septembre 1967 et sont très bien accueillis par la critique et le public. Il y trace un portrait de Mao en sublime héros de l'histoire, à travers une version très mythifiée de leur entretien. Il devient ainsi, selon les termes d'Olivier Todd, la caution « de droite » ou « gaullienne » de la « maolâtrie » qui transporte alors bon nombre de journalistes, d'écrivains et de cinéastes[192]. Il envoie un exemplaire du livre à sa fille Florence, ce qui amène leur réconciliation[193].

Vers cette époque, il noue une seconde liaison avec Louise de Vilmorin[194]. En 1968, il modifie très profondément le prix de Rome. En février 1968, il est attaqué par des cinéastes et des cinéphiles, relayés par François Mitterrand, parce qu'il a voulu retirer la direction administrative de la cinémathèque française, tout en lui laissant la direction artistique, à Henri Langlois, dont la gestion fait l'objet de rapports très défavorables[195]. C'est l'Affaire Langlois, qui se terminera par une marche arrière de Malraux[réf. souhaitée]. En février 1969, il participe aux côtés du président nigérien Hamani Diori à la première conférence de Niamey, qui aboutira un an plus tard, lors de la deuxième conférence de Niamey (16 au 20 mars 1970), à la création de l'Agence de coopération culturelle et technique, ancêtre de l'actuelle Organisation internationale de la francophonie[196].

Après les affaires[modifier | modifier le code]

En 1969, le général de Gaulle abandonne le pouvoir et Malraux, qui ne tenait son poste de ministre que de de Gaulle, quitte la politique[197]. À aucun moment il n'aura cessé d'être fidèle au général, même pendant les évènements de Mai 68, véritable « crise de civilisation[198] », selon lui, qui l'inquiète par le « nihilisme[199] » des étudiants. Ainsi l'a-t-on vu en tête de la manifestation de ceux qui réclamaient la restauration de l’ordre à l’Arc de Triomphe le 30 mai 1968[200]. Cet ordre, Malraux n’a cessé de l’identifier à la personne et à l'œuvre du général de Gaulle. Il sera d'ailleurs une des rares personnes que ce dernier consentira à recevoir jusqu’à sa mort en 1970.

Louise de Vilmorin, avec qui il s'est installé au château de Vilmorin à Verrières-le-Buisson, meurt le 26 décembre 1969[201]. Il continuera à habiter au château en compagnie de la nièce de Louise : Sophie de Vilmorin (1931-2009), sa dernière compagne[202], qui s'occupera de lui jusqu'à sa mort[203].

En 1970, il préface les Poèmes de Louise de Vilmorin et rédige Les Chênes qu'on abat, à la suite du décès du général. En 1971, il devient le premier président de l’Institut Charles-de-Gaulle.

Renouant avec les engagements de sa jeunesse, il prend parti pour l'indépendance du Bangladesh en 1971. Peut-être pris au piège de propos qu'il a tenus sur l'inutilité d'un appui purement verbal, Malraux, âgé de 70 ans, annonce son intention d'aller se battre dans l'armée indienne, qui soutient les indépendantistes. Indira Gandhi, qu'il rencontre à l'ambassade de l'Inde en France, lui fait comprendre qu'on apprécie son appui moral mais que sa présence physique dans l'armée indienne n'est pas vraiment nécessaire[204].

En février 1972, Richard Nixon, qui compte se rendre en Chine, invite Malraux à Washington[204]. Nixon croit en effet que Malraux a « connu Mao Tsé-toung et Zhou Enlai en Chine en 1930 » et qu'il « a gardé avec eux des contacts intermittents au cours des années[205] ». Les conseillers de Nixon ont des avis divergents sur la prestation de Malraux. Leonard Garment trouve Malraux « fascinant parce qu'il a une histoire fascinante ». John Scali, lui, déclare ne pas être impressionné par les « rêveries » de Malraux, embrouillées, contradictoires, truffées d'oublis ou d'illogismes ; Malraux est pour Scali « un vieil homme prétentieux tissant des idées obsolètes dans un cadre spécial pour le monde tel qu'il aurait voulu qu'il soit ». Henry Kissinger, dans ses souvenirs publiés en 1979, déplorera que les connaissance de Malraux sur la Chine fussent très en retard et ses prédictions à court terme « outrageusement fausses », mais reconnaîtra que son intuition lui permettait de voir parfois clair à long terme, comme sur l'inévitable rapprochement entre la Chine et les États-Unis[206].

Les neuf émissions télévisées de La Légende du siècle, réalisées par Françoise Verny et Claude Santelli et diffusées à partir d'avril 1972[réf. souhaitée], rendent Malraux familier au grand public[207].

En novembre 1972, à l'initiative de son médecin-neuropsychiatre Louis Bertagna[176] qui le traite depuis 1966, Malraux est hospitalisé à la Salpêtrière pour alcoolisme et dépression nerveuse[208]. De ce séjour à l'hôpital, qui dure vingt-neuf jours, il tirera le livre Lazare[209].

Il témoigne, en octobre 1973, en faveur de Jean Kay, qui passe en justice pour le détournement du vol 711[210] et part avec Sophie de Vilmorin au Bangladesh.

Lors de l'élection présidentielle de 1974, il soutient le gaulliste Jacques Chaban-Delmas contre François Mitterrand et contre Valéry Giscard d'Estaing. Son apparition dans une émission télévisée où il est censé appuyer Chaban-Delmas se révèle désastreuse : il semble dire que la télévision rendra les enseignants inutiles, ce qui fait perdre à Chaban-Delmas les voix des enseignants gaullistes[211]. Lors de cette campagne, il déclare : « Politiquement, l'unité de l'Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l'unité politique de l'Europe mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l'Islam[211]. »

Dans cette même année 1974, il présente au Japon une exposition de La Joconde[212].

En janvier 1975, il inaugure le Centre Culturel André Malraux à Verrières-le-Buisson, y prononce un discours sur le livre de poche et son avenir. Il prononce en mai à la cathédrale de Chartres, un discours pour le 30e anniversaire de la Libération des camps de concentration. Fin décembre 1975, avec Sophie de Vilmorin, il fait à titre privé un voyage à Haïti, où il s'intéresse aux peintres spontanéistes de l'école de Saint-Soleil[213]. Il assiste à une cérémonie vaudoue, mais s'en va très vite[214].

En novembre 1976, il est hospitalisé à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, officiellement pour une congestion pulmonaire, mais en réalité pour un cancer de la peau. Il meurt à l'hôpital le 23 novembre 1976. Il est inhumé le lendemain au cimetière de Verrières[215] et non pas dans le parc du Château de Vilmorin, comme il l'aurait souhaité, aux côtés de Louise de Vilmorin. Un hommage national lui est rendu le 27 dans la cour carrée du Louvre.

Dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de sa mort, et à l'instigation de Pierre Messmer[216], les cendres de Malraux ont été transférées du cimetière de Verrières-le-Buisson où il était enterré, au Panthéon en 1996.

Sépulture d'André Malraux au Panthéon

Humanisme et nostalgie du divin[modifier | modifier le code]

Malraux ne s’est jamais cru lié par un dogme et, à travers ses mutations, il est resté fidèle à son besoin de dépassement, en excluant tout recours aux utopies consolatrices, mais en devenant de plus en plus dépendant aux stupéfiants. Agnostique, il a mis dans l’art — et notamment dans l'idée d'un « musée imaginaire » qui arracherait les œuvres d’art à leurs fonctions traditionnelles pour les repenser dans leurs relations et leurs métamorphoses — la seule grandeur à la portée de l’homme et ses seules chances d’éternité[réf. nécessaire]. C’est pourquoi fraternité et humanisme sont au cœur de sa vie et de son œuvre :

« L’humanisme, ce n’est pas dire : "Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait", c’est dire : "Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase." »

— Les Voix du silence, 1951

Dès 1926, il exprime dans La Tentation de l'Occident une idée à laquelle il reviendra souvent :

« Dieu a été détruit. L'homme ne trouve que la mort[217]. »

On lui a souvent attribué la phrase « Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas ». Il a pourtant plusieurs fois démenti l'avoir prononcée, bien que différents témoins, dont André Frossard, aient affirmé l'avoir entendue de sa bouche sous la forme un peu différente « Le XXIe siècle sera mystique ou ne sera pas »[218]. Elle pourrait aussi être une citation non littérale de ce propos authentique :

« Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer les dieux. »[219]

André Malraux et l'Inde[modifier | modifier le code]

Dans cette perspective de « réintégration des dieux », André Malraux donna une large part à la civilisation indienne ainsi qu'à sa religion, l'hindouisme. Dans Antimémoires, il place l'Inde comme un de ses phares personnels les plus inspirants :

« [Face à l'Inde] Je venais de retrouver l'une des plus profondes et des plus complexes rencontres de ma jeunesse. Plus que celle de l'Amérique préhispanique, parce que l'Angleterre n'a détruit ni les prêtres ni les guerriers de l'Inde, et que l'on y construit encore des temples aux anciens dieux. Plus que celle de l'Islam et du Japon, parce que l'Inde est moins occidentalisée, parce qu'elle déploie plus largement les ailes nocturnes de l'homme ; plus que celle de l'Afrique par son élaboration, par sa continuité. Loin de nous dans le rêve et dans le temps, l'Inde appartient à l'Ancien Orient de notre âme. »

La politique culturelle de Malraux[modifier | modifier le code]

La politique culturelle de Malraux favorise surtout les arts, qui ont le plus d’effet sur les masses : arts vivants, musées, cinéma (il crée le label "Art et essai"), musique…. La culture de Malraux en matière d’art et sa fraternité à l’égard de plusieurs artistes de premier plan (Matisse, Braque, Picasso, Giacometti) distinguent particulièrement l'œuvre du ministre : commandes du plafond de l’Odéon à André Masson en 1963, du plafond de l’Opéra de Paris à Marc Chagall en 1962, envoi de la Joconde de Vinci aux États-Unis en 1963 ; restauration du château de Versailles, ou encore campagne de ravalement des grands monuments de Paris et des quartiers anciens (Loi Malraux du 4 août 1962). Malraux n’a de cesse de faire rayonner la culture française dans le monde. On lui doit notamment le système « d'avance sur recettes », mis en place par un décret de juin 1959, qui reste de nos jours un moteur important de la création cinématographique en France. À la même période, il fondait la Biennale de Paris, manifestation d'art dont le but était la valorisation de la jeune créativité française et internationale et le renforcement de la présence artistique française dans le monde.

L'administration étatique de l’art inaugurée par Malraux, cette volonté de produire du culturel en y mettant les moyens budgétaires, a été jugée par l'historien Marc Fumaroli[réf. souhaitée] comme le grand enterrement nihiliste de la culture française. Selon lui, si l’on compare l’extraordinaire abondance de talents lors de la IIIe République qui n'avait pas de politique culturelle, avec l'ère malrucienne et actuelle, on s’aperçoit que l’après-guerre est pour la France un désert artistique, qu’on s’efforce de dissimuler à coup d’évènements culturels. Toutefois, la thèse de Marc Fumaroli est fortement contestée par certains historiens de la politique culturelle comme Philippe Poirrier et Philippe Urfalino[réf. souhaitée], qui soulignent plutôt la modestie de la politique culturelle de la période Malraux, tout en pointant ses singularités : rôle initiateur de l'État, volonté de démocratiser la culture consacrée, élargissement de l'État-providence aux questions culturelles. Le ministère des Affaires culturelles, créé pour conserver Malraux au gouvernement, sera pérennisé après son départ en 1969.

Le mythomane[modifier | modifier le code]

Personne ne nie que Malraux fut un grand mythomane. Il a ainsi rédigé lui-même son dossier militaire, s'attribuant des blessures fictives. Il a prétendu être entré dans la Résistance dès 1940, ce qui est faux, comme l'ont relevé Olivier Todd[220] et d'autres auteurs avant lui (Guy Penaud[221], René Coustellier[222]). Clara Malraux, comme Olivier Todd le rappelle, prétendait que Malraux était en permanence un escroc génial. Paul Nothomb affirmait que Malraux n'était jamais dupe de ses propres fabulations[223].

Dans plusieurs textes, d'ailleurs, Malraux se plaît à relativiser la valeur de la véracité. Par exemple, à propos du faux en bibliophilie (qu'il pratiqua), il fait dire à un personnage en qui il semble bien mettre de lui : « La mystification est éminemment créatrice[224]. » Dans La Voie royale, l'auteur dit en son propre nom : « Tout aventurier est né d'un mythomane[225]. » Olivier Todd estime essentielle à la compréhension de Malraux une idée exprimée dans La Condition humaine : « Ce n'était ni vrai ni faux, c'était vécu[226]. » Pendant la Seconde Guerre mondiale, Malraux aurait dit : « Je fabule, mais le monde commence à ressembler à mes fables[227]. »

Détail des fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Discours célèbres et conférences[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Édition des œuvres complètes[modifier | modifier le code]

Les Œuvres complètes d'André Malraux sont disponibles en six volumes dans la collection "Bibliothèque de la Pléiade" (éditions Gallimard) : les deux premiers tomes sont consacrés aux œuvres de fiction ; le tome III au Miroir des limbes ; les tomes IV et V rassemblent les Écrits sur l'art ; le tome VI, intitulé Essais, rassemble des textes sur la littérature (articles, préfaces), des discours et articles à caractère politique, Le Triangle noir, L'Homme précaire et la littérature ainsi que les deux Carnets posthumes (d'URSS et du Front populaire). Cet ensemble comporte des chronologies détaillées, un appareil critique, des index, de nombreux inédits, ainsi que, pour les volumes IV et V, les illustrations des éditions originales. Dans la même collection un Album Malraux (iconographie choisie et commentée par Jean Lescure, 517 illustrations) a été publié en 1986.

Dessins, croquis[modifier | modifier le code]

Deux cents dessins et croquis réalisés depuis la fin de la guerre jusqu'à sa séparation d'avec Madeleine, sont présentés par cette dernière et son fils Alain dans un livre, " L'Univers farfelu d'André Malraux ", paru le 23 septembre 2009 aux éditions du Chêne, sous la direction de Marie-Josèphe Guers.

Bibliographie générale des œuvres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux historiques[modifier | modifier le code]

Biographies et témoignages[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bockel, L'Enfant du rire, Grasset, 1973. (En particulier le chapitre VI : "André Malraux ou l'agnostique comblé de grâce". Pierre Bockel fut l'aumônier catholique de la brigade Alsace-Lorraine).
  • Jean Lacouture, Malraux, une vie dans le siècle, Éditions du Seuil, 1973.
  • Suzanne Chantal, Le cœur battant, Grasset, Paris 1976.
  • Curtis Cate, Malraux, Perrin, Paris, 2006, 828 p. (ISBN 2-262-02582-7). Traduction de André Malraux : a Biography, Hutchinson, Londres, 1995.
  • Sophie de Vilmorin, Aimer encore : André Malraux 1970-1976, Gallimard, Paris 1999.
  • Alain Malraux, Les Marronniers de Boulogne, Paris éditions Bartillat, 2001.
  • Olivier Todd, André Malraux, une vie, Gallimard,‎ 2001 (ISBN 978-2070424559) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rémi Kauffer, André Malraux, le roman d'un flambeur, Hachette, 2001
  • Jean-Claude Larrat, André Malraux, Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche », 2004.

Clara Malraux

  • Dominique Bona, Clara Malraux, nous avons été deux, Grasset & Fasquelle, Paris, 2010. 469 p.

Paul Monin

  • Yves Le Jariel (préf. Jean Lacouture), L'Ami oublié de Malraux en Indochine : Paul Monin (1890-1929), Paris, Les Indes savantes,‎ 2014 (ISBN 978-2846543279) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Études critiques[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Aubert, Malraux et Picasso, Une relation manquée, Paris/Gollion, Infolio, 2013
  • Raphaël Aubert, Malraux ou la lutte avec l'ange. Art, histoire et religion, Genève, Labor et Fides, 2001.
  • Yves Beigbeder, André Malraux et l'Inde, thèse (université de Paris-IV), 1983. (« Beigbeder est un des rares spécialistes de Malraux qui, tout en l'admirant, ne verse pas dans la surenchère hagiographique. » Olivier Todd, André Malraux, une vie, Gallimard, 2001, p. 659.)
  • Anissa Benzakour-Chami, André Malraux, une passion, EDDIF, 2001, 433 p.
  • Cahier Malraux, Éditions de l'Herne, Cahiers de l'Herne, n° 43, Paris, 1982, 492 p., dirigé par Michel Cazenave, (ISBN 9782851970466)
  • Françoise Dorenlot, Malraux ou l'unité de pensée, Gallimard, 1970.
  • Alexandre Duval-Stalla, André Malraux - Charles de Gaulle : une histoire, deux légendes, Paris, Gallimard, 2008.
  • Marc Fumaroli, L’État culturel, Paris, De Fallois, 1991. (L'ouvrage ne porte que partiellement sur Malraux).
  • Henri Godard, L'Autre face de la littérature. Essai sur André Malraux et la littérature, Gallimard, coll. "L'Infini", 1990.
  • Henri Godard et Jean-Louis Jeannelle (dir.), Modernité du Miroir des limbes  : un autre Malraux, Paris, Éditions Classiques Garnier, coll. « Série Recherches sur André Malraux », 2011.
  • Geoffrey T. Harris, De l'Indochine au RPF, une continuité politique. Les romans d'André Malraux, Éditions Paratexte, Toronto, 1990, 223 p. (ISBN 0-920615-24-4)
  • Dominique Hervier, André Malraux et l'architecture, Éd. Le Moniteur / Comité d'histoire du ministère de la Culture et des institutions culturelles, 2008
  • Joseph Hoffmann, L'Humanisme de Malraux, Paris, Klincksieck,‎ 1963, 397 p.
  • Jean-Louis Jeannelle, Malraux, mémoire et métamorphoses, Paris, Gallimard, coll. « Hors série Connaissance », 2006.
  • Jean-Louis Jeannelle, Résistance du roman : genèse de « Non » d’André Malraux, Paris, CNRS Éditions, 2013.
  • Jean Lacouture, Malraux, itinéraire d'un destin flamboyant, Bruxelles, André Versaille Éditeur, 2008.
  • Joël Loehr, Répétitions et variations chez André Malraux, Honoré Champion, 2004
  • Jean-Louis Loubet del Bayle, L'illusion politique au XXe siècle, Des écrivains témoins de leur temps, Economica, 1999.
  • Jean-Francois Lyotard, Signé Malraux, 1996.
  • Denis Marion, André Malraux, Seghers, 1970.
  • Alain Meyer, La Condition humaine d'André Malraux, Gallimard, coll. "Foliothèque", 1991.
  • Guy Penaud, André Malraux et la Résistance, Pierre Fanlac, 1986.
  • Gaëtan Picon, Malraux par lui-même, Éditions du Seuil, 1953.
  • Claude Pillet, Le sens ou la mort, essai sur Le Miroir des limbes d'André Malraux, Berne - Berlin - New York, éd. Peter Lang, 2010, accompagné d'une bibliographie complète sur cdrom (Dix mille textes pour André Malraux).
  • Philippe Poirrier, L'État et la culture en France au XXe siècle, Paris, Le Livre de poche, 2006.
  • Philippe Poirrier, Art et pouvoir de 1848 à nos jours, Cndp, 2006.
  • Marie-Ange Rauch, Le conquérant de la rue de Valois, in Revue des deux Mondes, numéro spécial : les mille et un visages de Malraux, Paris novembre 1996.
  • François de Saint-Cheron, L'esthétique de Malraux, Sedes, 1996.
  • François de Saint-Cheron, Les Romans de Malraux, Hatier, 1996.
  • François de Saint-Cheron, Malraux, Ministère des Affaires étrangères-Adpf, 1996.
  • Michaël de Saint-Cheron, André Malraux et les juifs Histoire d'une fidélité, Paris, DDB, 2008.
  • Michaël de Saint-Cheron, André Malraux, ministre de la fraternité culturelle, précédé de Conversations avec André Malraux, Paris, Kimé, 2009.
  • Catharine Savage Brosman, Malraux, Sartre, and Aragon as Political Novelists, University of Florida Press, 1964, (ASIN B001OK3Z1Q)
  • Perrine Simon-Nahum, André Malraux : l'engagement politique au 20e siècle, Armand Colin, 2010
  • Françoise Theillou, Malraux à Boulogne, la maison du Musée imaginaire, 1945-1962, Paris éditions Bartillat, 2009.
  • Solange Thierry et al., André Malraux et la modernité - catalogue de l'exposition du centenaire de sa naissance Musée de la vie romantique, Paris 2001.
  • Philippe Urfalino, L'invention de la politique culturelle, Paris, Hachette, 2004.
  • Jean-Pierre Zarader, Malraux et la pensée de l'art, Paris, Vinci, 2003.

Revues littéraires[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • de Daniel Rondeau et Alain Ferrari, André Malraux ou la grande vie, Arte, 1995.
  • de René Jean Bouyer : Le mystère Malraux, film de FR3 et France 5, durée: 90 min et 52 min, diffusé en novembre 2006 ; sur les deux chaînes Fr3 et France 5.
  • de Michèle Rosier, Malraux, tu m'étonnes !, 2001.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • André Malraux - Grands Discours 1946-1973, coffret de 3 CD audio, sélection de François Busnel, Frémeaux & Associés - Ina.
  • André Malraux - Audition du 12 mai 1976, commission des libertés de l'Assemblée nationale, CD audio, sous la direction de Jean-Louis Debré, Frémeaux & Associés - Assemblée nationale.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au numéro 53 rue Damrémont.
  2. Voir Olivier Todd 2001, p. 321 et 389.
  3. Discours d'André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.
  4. Antimémoires, 1967. André Malraux disait ne pas aimer son enfance. Il laissait entendre qu'elle avait été pénible, ce que son ami d'enfance, Louis Chevasson, démentait. Olivier Todd 2001, p. 27 et 621, n. 17.
  5. Olivier Todd 2001, p. 22 et 620, n. 7.
  6. Olivier Todd 2001, p. 21.
  7. Olivier Todd 2001, p. 586.
  8. Joseph Hoffmann 1963, p. 1.
  9. Olivier Todd 2001, n.12, p. 36 et 621.
  10. Olivier Todd 2001, n.13, p. 37 et 621.
  11. Olivier Todd 2001, p. 43 et 216.
  12. Olivier Todd 2001, p. 46 et 64.
  13. Stéphane Giocanti, Maurras – Le chaos et l'ordre, éd. Flammarion, 2006, p. 294.
  14. En 1972, la prise de distance de Malraux implique un dernier hommage quand il affirme : « J'ai accepté de rédiger ce texte comme on se livre à un exercice. J'aurais aussi bien écrit sur Hegel. »
  15. Olivier Todd et 2001 ., p. 38 et 300.
  16. Olivier Todd 2001, p. 46.
  17. Chronologie de Malraux sur Kronobase
  18. Olivier Todd 2001, p. 49.
  19. a, b et c Thierry Leclère, « L'Affaire Malraux », Télérama
  20. a et b Patrick Liegibel, « Le procès Malraux », émission Au fil de l'histoire sur France Inter, 5 décembre 2012.
  21. Olivier Todd 2001, p. 49-50.
  22. Les Khmers ont déjà exécuté deux chargés de mission de l'École française d'Extrême-Orient.
  23. L'Affaire Malraux.
  24. Philippe Flandrin, Trésors volés : les dessous du trafic, éd. du Rocher, 272 p. (ISBN 9782268072050)
  25. Olivier Todd 2001, p. 57 et 622 n. 12.
  26. Olivier Todd 2001, p. 55.
  27. Olivier Todd 2001, p. 58-59.
  28. Olivier Todd 2001, p. 59-60.
  29. Le mystérieux destin d'Henry Chavigny de Lachevrotière.
  30. Yves Le Jariel 2014.
  31. Olivier Todd 2001, p. 68 et 84. O. Todd ne précise pas quelle fut exactement la décision judiciaire du 11 mai 1926. Il dit seulement que le tribunal retint la culpabilité mais accorda des circonstances atténuantes aux prévenus.
  32. Olivier Todd 2001, p. 61-62.
  33. Olivier Todd 2001, p. 63.
  34. Clara Malraux, Les combats et les jeux, pp. 16-29., Grasset,‎ 1969
  35. Quelques notes sur Eugène Dejean de la Bâtie
  36. Yves Le Jariel 2014, p. 165.
  37. Paul Morand, Papiers d'identité, p. 171., Grasset,‎ 1931
  38. Michel Collomb, Un voyage au Siam : Paul Morand en Asie du Sud-Est
  39. yves Le Jariel, L'ami oublié de Malraux en Indochine, Paul Monin (1890-1929), Paris, Les Indes savantes,‎ 2014
  40. Yves Le Jariel 2014
  41. Olivier Todd 2001, p. 83-84.
  42. Yves Le Jariel, L'ami oublié de Malraux en Indochine, Paul Monin, p. 167, chap. Le voyage à Canton., Les Indes savantes,‎ 2014
  43. Olivier Todd 2001, p. 199 et 634, n. 19.
  44. Olivier Todd 2001, p. 200.
  45. Olivier Todd 2001, p. 87.
  46. Olivier Todd 2001, p. 87-92.
  47. Olivier Todd 2001, p. 94 et 624, n. 11.
  48. a, b, c et d Joseph Hoffmann 1963, p. 2.
  49. Olivier Todd 2001, p. 102 et 103.
  50. Janine Mossuz ainsi que Walter G. Langlois dans son livre, L'aventure indochinoise, estiment que Malraux s'est bien rendu en Chine au début de 1926, voir Pol Gaillard, André Malraux, Bordas, 1970, p. 17-18 ; d'après Olivier Todd 2001, p. 96 et 103, il est inexact qu'il ait joué un rôle important.
  51. Olivier Todd 2001, p. 112-113.
  52. Olivier Todd 2001, p. 120.
  53. Olivier Todd 2001, p. 123 et 626, n. 8.
  54. Olivier Todd 2001, p. 62 n. 8, et 123 à 125.
  55. Olivier Todd 2001, p. 125.
  56. Olivier Todd 2001, p. 127-128.
  57. Olivier Todd 2001, p. 128.
  58. Olivier Todd 2001, p. 126-127.
  59. Olivier Todd 2001, p. 128-129.
  60. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 132.
  61. Olivier Todd 2001, p. 135.
  62. Olivier Todd 2001, p. 163 et 629, n. 7.
  63. Olivier Todd 2001, p. 145.
  64. Joseph Hoffmann 1963, p. 2-3.
  65. Olivier Todd 2001, p. 131.
  66. Olivier Todd 2001, p. 151.
  67. Olivier Todd 2001, p. 153-154.
  68. Olivier Todd 2001, p. 157 et 629, n. 16., qui renvoie, sans donner plus de références, à une démonstration faite par l'historienne Jacqueline Pirenne
  69. Olivier Todd 2001, p. 157.
  70. Olivier Todd 2001, p. 158.
  71. Olivier Todd 2001, p. 168.
  72. Olivier Todd 2001, p. 185 et 631, n. 31.
  73. Olivier Todd 2001, p. 176-179.
  74. Olivier Todd 2001, p. 179-182.
  75. Olivier Todd 2001, p. 189-190 et 634, n. 5.
  76. Olivier Todd 2001, p. 187 et 632, n. 39.
  77. Olivier Todd 2001, p. 195.
  78. Olivier Todd 2001, p. 196.
  79. Olivier Todd 2001, p. 196-197.
  80. Olivier Todd 2001, p. 198-199 et 634, n. 18.
  81. Olivier Todd 2001, p. 209.
  82. Olivier Todd 2001, p. 207.
  83. Olivier Todd 2001, p. 207-211.
  84. Olivier Todd 2001, p. 213-214.
  85. Olivier Todd 2001, p. 221.
  86. Olivier Todd 2001, p. 221-222.
  87. a et b Olivier Todd 2001, p. 222.
  88. Olivier Todd 2001, p. 224.
  89. Olivier Todd 2001, p. 225-226 et 255.
  90. Olivier Todd 2001, p. 225.
  91. Olivier Todd 2001, p. 227.
  92. Joseph Hoffmann 1963, p. 3.
  93. Olivier Todd 2001, p. 228-229.
  94. Olivier Todd 2001, p. 234. ; Robert S. Thornberry, André Malraux et l'Espagne, Droz, Genève, 1977, partiellement consultable sur Google livres, p. 46.
  95. Olivier Todd 2001, p. 235-236.
  96. Voir Ricardo de La Cierva, « Les communistes et la République espagnole », dans Arnaud Imatz (dir.), La Guerre d'Espagne revisitée, 2e éd., 1993, p. 73, qui renvoie à R. Salas Larrazábal, Historia del Ejercito Popular de la Republica, Madrid, 1972, t. 1, p. 93.
  97. Ignacio Hidalgo de Cisneros, Memorias, t. 2, La Republica y la Guerra de España, Paris, 1964, p. 232 ss. Cité par Ricardo de La Cierva, « Les communistes et la République espagnole », dans Arnaud Imatz (dir.), La Guerre d'Espagne revisitée, 2e éd., 1993, p. 73-74.
  98. Olivier Todd 2001, p. 245-246.
  99. Olivier Todd 2001, p. 248-249.
  100. Olivier Todd 2001, p. 249-250.
  101. Olivier Todd 2001, p. 242, 248, 252.
  102. Olivier Todd 2001, p. 238 et 638, n. 51.
  103. Olivier Todd 2001, p. 249-253.
  104. Olivier Todd 2001, p. 255-258.
  105. Olivier Todd 2001, p. 259 et 261.
  106. Le livre a été commencé pendant la tournée aux États-Unis. La plus grande partie en est écrite à Vernet-les-Bains, dans un chalet loué à partir du 18 juillet 1937. Olivier Todd 2001, p. 255, 261 et 639, n. 4.
  107. Olivier Todd 2001, p. 277.
  108. Olivier Todd 2001, p. 284, 288, 289.
  109. a et b Erice, Victor: André Malraux: de Sierra de Teruel (1939) à Espoir (1945): Tarfic, revue de cinèma 81, printemps 2012
  110. Olivier Todd 2001, p. 281-282, 285.
  111. Olivier Todd 2001, p. 288.
  112. Olivier Todd 2001, p. 290-291, 295.
  113. Olivier Todd 2001, p. 300.
  114. Olivier Todd 2001, p. 300-301.
  115. Entretien avec Jean Lacouture, 29 janvier 1973.
  116. Olivier Todd 2001, p. 301 et 643, n. 8. ; Voir aussi les Antimémoires, Gallimard 1967, p. 294 à 321.
  117. Olivier Todd 2001, p. 303.
  118. Olivier Todd 2001, p. 304.
  119. Olivier Todd 2001, p. 303 et 305.
  120. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 305.
  121. Pol Gaillard, André Malraux, Bordas, 1970, p. 23-24.
  122. Olivier Todd 2001, p. 311.
  123. Olivier Todd 2001, p. 313.
  124. Olivier Todd 2001, p. 306.
  125. Olivier Todd 2001, p. 308.
  126. Olivier Todd 2001, p. 309-310.
  127. Olivier Todd 2001, p. 310.
  128. Olivier Todd 2001, p. 319 et 320.
  129. Olivier Todd 2001, p. 323.
  130. Olivier Todd 2001, p. 329.
  131. Olivier Todd 2001, p. 331.
  132. Claude Malraux, second du réseau SALESMAN de Philippe Liewer, est arrêté à Rouen fin février ; il sera déporté et exécuté en captivité. Le 21 mars, Roland Malraux, second du réseau AUTHOR d'Harry Peulevé, est arrêté à Brive. Voir le récit de l'arrestation de Roland : Arrestation du 21 mars ; il sera déporté Neuengamme, en Allemagne et mourra le 3 mai 1945 lors du naufrage du Cap Arcona.
  133. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 332.
  134. Vincent Berger est le nom d'un personnage de son roman Les Noyers de l'Altenburg, paru en Suisse en 1943 sous le titre La Lutte avec l’ange.
  135. Sur le rôle décoratif et le bluff de Malraux dans la Résistance du Sud-Ouest, voir Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 334-344.
  136. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 334 et 344.
  137. Pour un récit de l'arrestation, voir la boîte déroulante blessure de George Hiller. Voir aussi Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 344-348.
  138. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 344 et p. 647, n. 35.
  139. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 344-347.
  140. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 348.
  141. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 349 et p. 648, n. 46, 48, 52, 54 et 55, qui renvoie à Guy Penaud, Les Milliards du train de Neuvic.
  142. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 349-350 et p. 648-649, n. 56.
  143. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 351-352.
  144. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 353.
  145. Grégory GUIBERT, L'action d'André Malraux à la tête de la Brigade Alsace-Lorraine : un commandement charismatique et spirituel, Mémoire de Master d'histoire du vingtième siècle de Sciences Po (dir : Jean-Pierre Azéma), Paris, 2002, 209 p.
  146. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 359.
  147. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 360.
  148. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 354 et 358.
  149. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 367.
  150. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 368-370.
  151. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 380-381.
  152. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 381.
  153. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 394.
  154. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 409.
  155. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 411.
  156. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 419.
  157. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 407 et p. 653, n. 30.
  158. Une " adresse solennelle " au président de la République à propos de la saisie du livre de M. Alleg, Le Monde, 17 avril 1958: http://www.lemonde.fr/archives/article/1958/04/17/une-adresse-solennelle-au-president-de-la-republique-a-propos-de-la-saisie-du-livre-de-m-alleg_2297236_1819218.html?xtmc=malraux&xtcr=1
  159. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 421.
  160. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 422-423 et p. 653, n. 3.
  161. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 505.
  162. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 501-503.
  163. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 506.
  164. Alain Frerejean, C'était Georges Pompidou, éd. Tallandier, 2014, p. 99.
  165. Récit moins détaillé dans Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 427.
  166. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 430 et p. 654, n. 16.
  167. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 430.
  168. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 513 et p. 659, n. 24.
  169. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 426-427 et 429-430.
  170. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 432 et p. 654, n. 20.
  171. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 432.
  172. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 457.
  173. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 469.
  174. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 452-456 et p. 655, n. 4-7.
  175. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 464.
  176. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 476.
  177. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 471-472.
  178. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 478.
  179. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 480.
  180. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 482 et 484.
  181. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 484.
  182. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 485.
  183. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 486.
  184. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 487 et 490.
  185. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 492.
  186. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 495-499 et 656-657, n. 13.
  187. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 509 et 511.
  188. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 499 et p. 658, n. 27 et 28. O. Todd se réfère à un entretien qu'il a eu avec Arajeshwar Dayal, qui avait été l'ambassadeur en question.
  189. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 475.
  190. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 475 et p. 656, n. 7.
  191. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 522 et 603.
  192. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 499.
  193. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 500.
  194. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 499-500.
  195. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 530-531.
  196. Souvenirs de la première conférence de Niamey
  197. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 544.
  198. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 537 et p. 661, n. 18.
  199. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 532 et 534.
  200. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 538-539.
  201. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 546.
  202. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 499-500. Après la mort de Malraux, Sophie de Vilmorin (1931-2009) a publié un livre de souvenirs intitulé Aimer encore (Gallimard, 1999; rééd. Folio, 2000).
  203. Source INA Journal Télévisé d'Antenne 2, le 23 novembre 1976
  204. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 560-562.
  205. Mémoires de Nixon, cités par Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 564 et p. 663, n. 12.
  206. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 566-568.
  207. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 526.
  208. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 553. Voir aussi Biographie détaillée de Malraux sur le site www.malraux.org
  209. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 553.
  210. Voir l’interview de Malraux dans Le Monde du 7 décembre 1971 et sa biographie sur le site web du ministère de la culture
  211. a et b Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 595.
  212. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 581.
  213. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 582.
  214. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 583.
  215. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 602.
  216. Source : Interview de Jacques Chirac, Président de la République, au journal Le Figaro, 23 novembre 1996.
  217. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 91.
  218. L'universitaire américain Brian Thompson s'est penché à plusieurs reprises sur cette question ; il avait entendu cette phrase de la bouche même de Malraux lors d'un entretien à Verrières-le-Buisson en 1972. Sa communication au colloque international sur Malraux, tenu à Belfast en 2007, a été publiée dans une revue spécialisée aux États-Unis (« Nul n’est prophète : Malraux et son fameux XXIe siècle », in Revue André Malraux Review n° 35 (2008), pp. 68-81). Le texte intégral est disponible en format PDF sur les sites spécialisés www.malraux.org et www.andremalraux.com.
  219. A. Malraux, « L'homme et le fantôme », dans L'Express du 21 mai 1955. (Voir aussi « L’homme et le fantôme », A. Malraux, Cahier de l’Herne, p. 436.) Cité par François Perrin, Franc-parler, Ottignies, 1996, p. 173 et 190, qui cite également un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuves, no 49, mai 1955, p. 15.
  220. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 368. Voir aussi Rencontre avec Olivier Todd, à l'occasion de la parution de André Malraux, sur le site de Gallimard, 2001.
  221. Guy Penaud, André Malraux et la Résistance, éd. Pierre Fanlac, 1986
  222. René Coustellier, Le Groupe Soleil dans la Résistance, éd. Pierre Fanlac, 1998
  223. Rencontre avec Olivier Todd, à l'occasion de la parution de André Malraux, sur le site de Gallimard, 2001.
  224. Préface à un catalogue d'éditions originales et de livres illustrés, 1929, cité par Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 33 et p. 621, n. 6.
  225. Cité par Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 113 et 311.
  226. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 139.
  227. Olivier Todd, André Malraux, une vie, éd. Gallimard, 2001, p. 657, n. 13, qui se réfère à un entretien avec Jacques Andrieu.
  228. Philippe Van den Heede, Réalisme et vérité dans la littérature: réponses catholiques, Saint-Paul, 2006