Bapaume

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Bapaume

Le beffroi.
Le beffroi.

Bapaume#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Bapaume
(chef-lieu)
Code Insee abr. 62080
Code postal 62450
Maire
Mandat en cours
Jean-Paul Delevoye (UMP)
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bapaume
Démographie
Population 4 148 hab. (2006)
Densité 720 hab./km²
Gentilé Bapalmois
Géographie
Coordonnées
géographiques
50° 06′ 16″ Nord
         2° 51′ 07″ Est
/ 50.1044444444, 2.85194444444
Altitudes mini. 108 m — maxi. 137 m
Superficie 5,76 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bapaume est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Chef-lieu de canton du nord de la France, elle fait partie de l'arrondissement d'Arras.

Sommaire

[modifier] Toponymie

La « Bapaume», geste de désespoir. Les Bapalmoises et les Bapalmois ne dansaient pas de joie devant l'abondance des récoltes. Au contraire : ils « battaient des paumes » en signe de désespoir, tant leurs terres étaient mauvaises. C'est ainsi que les linguistes expliquent l'origine du nom de cette petite ville connue pour avoir été le théâtre d'une des rares victoires françaises contre les Prussiens au cours de la guerre de 1870. C'est l'un des quelques villages et lieux-dits de France dont le nom, transmis par les petites-gens (étymologie populaire), est lié à la dureté de sa terre pour les paysans ou à la production d'icelle comme Rompéchine en Charente, Bramefain et Balledent dans le Limousin, Bréviandes en Champagne-Ardenne (et les diverses communes au nom similaire) ou encore Moque-Baril en Touraine parmi une multitude d'autres villes.....

[modifier] Géographie

Bapaume est desservie par :

Elle est traversée par le TGV Ligne Nord.

[modifier] Histoire

[modifier] Le seuil de Bapaume

La ville de Bapaume a été marquée par sa position que certains ont appelé le seuil de Bapaume, point de passage entre l’Artois, les plaines de Flandres d’une part et la vallée de la Somme et le bassin parisien d’autre part. Dès la moitié du XIe siècle, on parle du péage de Bapaume, qui fut révisé en 1202 puis en 1442.

Beaucoup de voies passent par Bapaume, d’anciennes routes entre les deux régions puis l’autoroute (1965) et le TGV (1993). Cependant au XIXe siècle, le conseil municipal s’opposa au passage sur son territoire de la voie ferrée Paris-Lille.

Cette position fut regrettée car dès 1859 la municipalité réclamait la création d’une voie ferrée reliant Achiet-le-Grand (voie Paris-Lille) à Bapaume à traction animale (avait-on peur de la vapeur à Bapaume ?). La voie ferrée reliant ces deux communes ne fut mise en service qu’en 1871, avec traction à vapeur.

[modifier] Les fortifications

Cette position de seuil fit que Bapaume fut soumis à de multiples guerres. Des dispositifs défensifs y furent construits : un camp romain, puis une motte féodale, puis un château à l’emplacement de la motte féodale. Il semblerait que dans celui-ci la reine Mahaut d'Artois y séjourna et que Jeanne d’Arc y passa une nuit.

Plan de la ville au XVe siècle
Plan de la ville au XVIIIe siècle

En 1335, la ville par elle-même fut fortifiée à l’écart du château. Cependant ces fortifications n’étaient pas très efficaces, la ville fut prise à maintes reprises, Charles Quint ordonna en 1540 de construire une place fortifiée. Des remparts épais avec des bastions ceinturèrent la ville et le château comprenant des systèmes défensifs élaborés tels que des rameaux de mines, des galeries de mine. Ces fortifications de Charles Quint furent par la suite renforcées par Vauban.

Une galerie de mine dans le bastion de la Reyne
Pierre gravée dans le bastion du Dauphin

Au XIXe siècle, Bapaume ne fut plus considérée comme une ville fortifiée. En 1847 le démantèlement des fortifications fut donc entrepris. Il fut réalisé par l’Armée dans le cadre de manœuvres et d’expérimentations d’explosifs. Les murs et les bastions furent arasés, les fossés furent comblés. Seuls le donjon et une partie du bastion du Dauphin sont encore visibles.

Des travaux ont été réalisés dernièrement pour restaurer des galeries souterraines et les rendre visitables d’une part au bastion de La Reyne au sud-est de la ville et d’autre part au bastion du Dauphin. Ces souterrains ont servi d’abri pendant les deux guerres mondiales.

Le bastion du Dauphin
Pierre posée au départ d'un rameau de mine de 1551

[modifier] La bataille de Bapaume 2 et 3 janvier 1871

La bataille de Bapaume fut livrée les 2 et 3 janvier 1871, durant la Guerre franco-allemande de 1870 aux territoires de Biefvillers-lès-Bapaume et de Bapaume.

Le général Louis Léon César Faidherbe à la tête de l'Armée du Nord arrêta les Prussiens.

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[modifier] Première Guerre mondiale

Bapaume est en 1916 l'une des villes considérées comme objectif stratégique des alliés pendant ce conflit, dans le cadre de l'offensive sur la Somme.

Bapaume est occupé par les Allemands dès le 26 septembre 1914, puis par les britanniques le 17 mars 1917. Le 24 mars 1918, les Allemands reprennent la ville. La division de Nouvelle-Zélande va reconquérir le ville le 29 août 1918. La mairie piégée par des soldats allemands par une mine et un retardateur explose juste avant leur arrivée[1]. La Bataille de Bapaume se déroule du 24 au 25 mars 1918 et du 31 août au 3 septembre 1918.

Après l'armistice, alors que commence un lent et dangereux travail de désobusage, la ville sera classée en zone rouge et d'importants travaux devront y être menés pour la reconstruction. La ville anglaise de Sheffield apportera son aide pour la reconstruction.

Il reste de cette époque un monument aux morts, et deux cimetières militaires qui abritent aussi des corps de tués de la Seconde Guerre mondiale.

  • le Bapaume Communal Cemetery.
  • le Bapaume Australian Cemetery qui abrite les dépouilles de 88 soldats de 14-18; au lieu-dit le Pré Pot de Chart. C'est un cimetière qui a été créé en mars 1917 par le 3ème Australian Casualty Clearing Station. il sera clos en juin 1917 avant qu'en avril et mai 1918, y soient ajoutés 23 corps allemands.
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[modifier] Seconde Guerre mondiale

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale Bapaume a de nouveau été une zone d'intenses combats. Le maire Guidet qui faisait partie de la Résistance, fut arrêté et déporté au camp de Groß-Rosen où il mourut le 27 novembre 1944.
Depuis 1948 un monument qui le montre au moment de son arrestation honore son souvenir. À L'Hôtel de Ville se trouvent une urne avec de la terre de Groß-Rosen ainsi qu'un tableau le représentant.

La commune est jumelée avec Moers, une ville de Rhénanie-Westphalie, ce jumelage est l'œuvre du fils d'Abel Guidet, Henri Guidet, qui s'est impliqué dans la réconciliation franco-allemande.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2004 à ce jour Jean-Paul Delevoye UMP Médiateur de la République, ancien ministre
2002 2004
1982 2002 Jean-Paul Delevoye
1965 1983 Henri Guidet PRRRS Député, conseiller général
1929 1940 Abel Guidet PRRRS Député, conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3275 3575 3689 3524 3509 4331 4148[2]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Héraldique

Armes de Bapaume

Les armes de Bapaume se blasonnent ainsi :

D'azur à trois mains appaumées d'argent.

[modifier] Économie

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Sur la place Faidherbe

La statue du général Faidherbe devant le beffroi

[modifier] La statue du général Faidherbe

Elle fut inaugurée le 27 septembre 1891. Cette première statue fut sculptée par Louis Noël. Mais pendant la Première Guerre mondiale, le 29 septembre 1916, la statue fut renversée. Elle gisait au pied du socle. Croyant sans doute qu'elle était en bronze, les Allemands voulaient en récupérer le métal. Puis elle disparut. Le socle, meurtri par les éclats d'obus resta vide pendant 13 ans. Ce n'est qu'en 1926 que la ville décide de s'adresser au sculpteur Dechin de Paris (il possède encore la maquette de la première statue de 1891) afin de réaliser la statue actuelle. Le nouveau monument fut inauguré le 18 août 1929 par M. Paul Painlevé, ministre de la Guerre. Au cours du réaménagement de la place, la statue a été installée quelques mètres plus bas le 26 septembre 1997.

[modifier] Monument de Briquet et Taillandier

Le monument du Briquet et Taillandie

Un monument est érigé contre l'hôtel de ville à la mémoire d’Albert Taillandier et Raoul Briquet tués dans l'explosion de l'hôtel de ville le 25 mars 1917. Ils étaient tous les deux députés du Pas-de-Calais mais d'opinions différentes, Albert Taillandier était conservateur Raoul Briquet était socialiste, en mission d'inspection sur le front pour le compte de l'Assemblée nationale. Ils ont voulu passer la nuit dans le bâtiment mais il était piégé.

[modifier] L’église Saint-Nicolas

L’église vue du beffroi

L'origine de la paroisse Saint-Nicolas se confond avec l'origine de la ville. L'église primitive fut construite dès que la bourgade prit quelque importance en l'an 1085, avant de disparaître à la fin du XIVe siècle. La précédente église avait été édifiée vers l'an 1600. Détruite lors de la Première Guerre mondiale, elle a été reconstruite sur les mêmes fondations. L'église actuelle fut mise en chantier en 1924. Le chantier fut long et difficile : en 1928 les voûtes sont restées un an sans couverture. Les chantiers furent terminés à la fin de l'été 1929. Elle conserve aujourd'hui en la chapelle qui porte son nom, le seul monument historique qui ait bravé toutes les destructions, une statue de Notre-Dame de Pitié, datant du XVe siècle, objet de la vénération de la région.

[modifier] Le centre de détention

À Bapaume se trouve un centre de détention. Celui-ci est notamment connu pour avoir été le dernier centre pénitentiaire ayant accueilli Lucien Léger (1937-2008) connu comme étant le plus ancien prisonnier de France (et d'Europe) et qui y séjourna plusieurs années jusqu'à sa libération en 2005.

[modifier] Jumelage

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Page officielle à la mémoire des soldats australiens qui ont libéré Bapaume (consultée 2 janvier 2009)
  2. Insee, Population légale 2006


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