Bapaume

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Bapaume
Le beffroi.
Le beffroi.
Blason de Bapaume
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Bapaume
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Artois
Maire
Mandat
Jean-Jacques Cottel
2014-2020
Code postal 62450
Code commune 62080
Démographie
Gentilé Bapalmois
Population
municipale
4 062 hab. (2011)
Densité 705 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 16″ N 2° 51′ 07″ E / 50.1044444444, 2.85194444444 ()50° 06′ 16″ Nord 2° 51′ 07″ Est / 50.1044444444, 2.85194444444 ()  
Altitude Min. 108 m – Max. 137 m
Superficie 5,76 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-bapaume.com

Bapaume est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Chef-lieu de canton du nord de la France, elle fait partie de l'arrondissement d'Arras.

Ses habitants sont appelés les Bapalmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bapaume est desservie par :

Elle est traversée par le TGV Ligne Nord.

Le seuil de Bapaume[modifier | modifier le code]

La ville de Bapaume a été marquée par sa position que certains ont appelé le « seuil de Bapaume », point de passage entre l’Artois, la plaine de Flandre d’une part et la vallée de la Somme et le Bassin parisien d’autre part. Dès la moitié du XIe siècle, on parle du péage de Bapaume, qui fut révisé en 1202 puis en 1442.

Beaucoup de voies passent par Bapaume, d’anciennes routes entre les deux régions puis l’autoroute (1965) et le TGV (1993). Cependant au XIXe siècle, le conseil municipal s’opposa au passage sur son territoire de la voie ferrée Paris-Lille.

Cette position fut regrettée car dès 1859 la municipalité réclamait la création d’une voie ferrée reliant Achiet-le-Grand (voie Paris-Lille) à Bapaume à traction animale (avait-on peur de la vapeur à Bapaume ?). La voie ferrée reliant ces deux communes ne fut mise en service qu’en 1871, avec traction à vapeur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bapaume
Biefvillers-lès-Bapaume Favreuil
Avesnes-lès-Bapaume Bapaume Bancourt

Riencourt-lès-Bapaume

Ligny-Thilloy Beaulencourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bapaume (Batpalmen[1] ou Bapalmen en flamand) signifie « bats tes paumes » dans le sens « afflige-toi », à cause de la pauvreté du terrain ou de quelque dévastation passée[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue générale, porte de Péronne

Les premiers Bapaume[modifier | modifier le code]

La ville actuelle n’est pas à son emplacement primitif. Pendant la période gauloise, la ville est située à environ 1 500 m à l’ouest, à proximité immédiate d’une source abondante, la source de la Sensée. Pendant le Haut Empire romain cette ville prospéra en bordure de la voie reliant Bavay à Amiens. Cette période dura environ trois siècles.

Les invasions barbares de 255 à 280 environ détruisirent totalement ce premier Bapaume.

Sous le Bas-Empire romain, la ville est reconstruite au même endroit par les colons bataves enrôlés en tant que soldats-paysans. Des buttes défensives sont construites tout autour dont une à l’emplacement de l’actuel Bapaume, la route reliant Arras à Saint-Quentin et à Péronne est déviée pour être implantée à proximité de la butte.

Cette ville s’appelait Helena et fut le lieu où Aetius repoussa la tentative d’invasion des Francs en 448. Cette invasion fut réussie en 454 et mit fin à la présence romaine. Pendant les siècles suivants la ville fut dévastée à plusieurs reprises, sur la butte romaine les Francs construisirent un château, la région était peuplée de bandits qui se cachaient dans la forêt d’Arrouaise. L’un deux, Bérenger, s’empara même du château par ruse et en fit son repère. Après sa mort, les habitants de Helluin (Helena) vinrent se mettre à l’abri à proximité du fort et c’est ainsi que naquit Bapaume. Helluin disparut progressivement. C’est grâce aux fouilles entreprises à cet endroit à plusieurs reprises que l’on retrouva les traces de cette ville et son histoire[3].

Les comtes de Flandres[modifier | modifier le code]

Progressivement la ville prend de l’importance, le trafic principal n’était plus Est-Ouest mais Nord-Sud, pour garantir le passage contre les bandits un péage est instauré par les comtes de Flandres, des soldats escortant les marchands sur une partie de la traversée de la forêt d’Arrouaise et au nord de la ville. Grâce à ce péage des églises se construisent. Les seigneurs de Bapaume sont sous la tutelle des comtes de Flandres. Raoul de Bapaume est cité comme compagnon de Guillaume à la conquête de l’Angleterre[4].
Le 28 avril 1180 le mariage de Philippe Auguste et de Isabelle de Hainaut fille de Baudoin V est célébré à Bapaume. Du fait de cette union, en 1191 Bapaume est placé sous la coupe du roi de France[5].

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Royaume de France et comté d’Artois[modifier | modifier le code]

Philippe Auguste revint plusieurs fois à Bapaume pour octroyer des chartes communales. La ville prend son indépendance : construction d’un hôtel de ville avec beffroi, création du blason et d’un sceau, elle a une milice bourgeoise. En 1202, le péage est révisé une première fois puis une seconde fois en 1291. C’est Louis IX de France, en 1237 qui rattacha Bapaume au comté d’Artois passant sous la coupe de Robert d’Artois, son frère, à condition d’en faire hommage aux rois de France. La ville vécut une période de prospérité due au péage et au tissage du lin en toiles très fines (batiste) par les mulquiniers dans la campagne. À la tête du comté d’Artois se succédèrent Robert Ier d'Artois, Robert II d'Artois et Mahaut d'Artois. Le neveu de cette dernière qui se faisait appeler Robert III d'Artois revendiqua le trône longuement et pour se venger alla chercher l’aide des Anglais et il s’ensuivit une longue période de guerre, désastres.

La comtesse Mahaut résida souvent au château car elle voyageait beaucoup. Elle y avait sa chambre et y a entrepris de nombreux travaux de fortification. À la mort de Mahaut, Bapaume passa sous la coupe du comte de Flandres en 1330. Celui-ci fit entreprendre des grands travaux et notamment une muraille d’enceinte et de grands fossés autour de la ville en 1335. L’ensemble Château et ville constituait une des plus belles places fortes et était appelée « clef de l’Artois »[5].

La guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Ces fortifications protégèrent les habitants de Bapaume à maintes reprises des affreuses déprédations auxquelles se livrèrent les Anglais dans cette guerre. Le bailliage de Bapaume souffrit terriblement pendant cette période ; c’est à cette époque que les habitants des villages se cachaient dans les muches creusées dans le sous sol crayeux.

Les ducs de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Bapaume fut sous la coupe des ducs de Bourgogne de 1383 à 1494, c’est dans cette ville que Jean sans Peur vint se réfugier après l’assassinat du duc d’Orléans en 1407 et c’est à Bapaume qu’il réunit son armée pour rentrer en campagne le 30 janvier 1414. En juillet 1414 le roi de France fit le siège de Bapaume; la garnison de Jean sans peur se rendit et Charles VI alla faire le siège d’Arras par la suite. Un traité de paix fut signé le 30 août, Bapaume fut rendu à Jean sans Peur, mais dans un triste état à tel point que le 3 septembre il n’y avait pas assez d’électeurs pour élire les échevins. Après la mort de Jean sans peur son fils Philippe le Bon séjourna plusieurs jours au château en 1420 c’est lui qui en 1437 accorda à la ville de Bapaume deux foires franches par an. Une période de prospérité s’ensuivit, mais le 4 avril 1472, un terrible incendie ravagea la ville, puis elle fut pillée et brûlée par les troupes de Louis XI le 7 mai 1475 et en 1477. En 1486 Charles VIII s’attaqua de nouveau à l’Artois et donc à Bapaume, la région eut beaucoup à souffrir des combats entre les Bourguignons et les Français, en 1488 (le 4 juin) un incendie fit de nouveaux dégâts à la ville.


Administration des Pays-bas[modifier | modifier le code]

C’est à la suite du Traité de Senlis du 13 mai 1493 conclu entre le roi de France et Maximilien d’Autriche que Bapaume va être sous la domination de la maison d’Autriche et administrée par les gouverneurs des Pays-Bas et des gouverneurs nommés par les rois d’Espagne jusqu’en 1641. Une nouvelle ère de prospérité s’engage troublée par les tentatives des gouverneurs de restreindre les privilèges de la ville. Le 23 juillet 1509 le Mayeur Philippe Leclercq obtint un écrit énonçant les pouvoirs des mayeurs et échevins de Bapaume.

Bapaume souffrit beaucoup de la rivalité entre François Ier et Charles Quint, la ville fut dévastée par les Français le 15 octobre 1521, rendue à Charles-Quint au Traité de Madrid, elle fut à nouveau incendiée en 1543 bien qu’entretemps l’empereur eut donné l’ordre de reconstruire le château et les fortifications. La région fut encore ravagée par les armées françaises en 1554.

À la suite de la tentative d’un dénommé Lelievre pour prendre le château[5], les habitants de Bapaume obtinrent que les fortifications du château de la ville soit réunies en 1578. La période troublée par des incursions des dévastations dura jusqu’en 1598, année où fut signé le Traité de Vervins (le 2 mai). Une ère de paix et de prospérité suivit, malgré une épidémie de peste en 1626, qui se termina en mars 1635 quand Louis XIII déclara la guerre à Philippe IV d'Espagne. Le 18 septembre 1641, Bapaume capitula après le siège de l’armée française. Cette capitulation fut fortement fêtée à Paris car Bapaume était considérée comme une des premières places fortes de l’Artois et de la Flandre.

Bapaume et le Royaume de France[modifier | modifier le code]

Louis XIII confirma les pouvoirs de la ville en 1642. Il fit conforter les retranchements qui avaient souffert pendant le siège. Cependant la ville et la campagne environnante eurent à souffrir encore de la présence des armées espagnoles et françaises jusqu’en 1654 (prise d’Arras par Louis XIV qui à cette occasion passa à Bapaume par deux fois au mois d’août).

Le roi soleil passa plusieurs fois à Bapaume, en 1667 en revenant des Flandres. Le 11 mai 1670 il vint passer en revue les troupes stationnées près de la ville; le 7 mai 1673 il passa la nuit au château après avoir inspecté les fortifications.
En 1681 Bapaume fut ravagé par un incendie à la suite duquel il fut interdit de construire avec des toits de chaume. En 1723 fut érigée sur la place une statue représentant Louis XV sur un cheval. C’est la première statue du jeune monarque en France. Le 24 juillet 1744 le roi passa à Bapaume vivement acclamé par la population. Il traversa de nouveau la ville le 6 septembre 1745, le 2 mai et le 11 juin 1746, et le 25 septembre 1747.

Les fortifications[modifier | modifier le code]

Cette position de seuil fit que Bapaume fut soumis à de multiples guerres. Des dispositifs défensifs y furent construits : un camp romain, puis une motte féodale, puis un château à l’emplacement de la motte féodale. Dans ce château la reine Mahaut d'Artois y avait sa chambre, il semble que Jeanne d’Arc y passa une nuit.

Plan de la ville au XVe siècle
Plan de la ville au XVIIIe siècle

En 1335, la ville par elle-même fut fortifiée à l’écart du château. Cependant ces fortifications n’étaient pas très efficaces, la ville fut prise à maintes reprises, Charles Quint ordonna en 1540 de construire une place fortifiée. Des remparts épais avec des bastions ceinturèrent la ville et le château comprenant. En 1578 le château et la ville furent réunis en un seul ensemble. Ces fortifications de Charles Quint furent par la suite renforcées par Vauban. Des systèmes défensifs élaborés tels que des rameaux de mines, des galeries de mine furent aménagés.

En 1550, Wallerand de Hauteclocque, écuyer et seigneur de Wail, Havernas et Hauteclocque, est nommé par le roi lieutenant du capitaine des ville et château de Bapaume[6].

Plus tard, Dominique de Grossolles, chevalier et seigneur de Saint-Martin, devient « major de la ville et château de Bapaume »[7].

Une galerie de mine dans le bastion de la Reyne
Pierre gravée dans le bastion du Dauphin

Au XIXe siècle, Bapaume ne fut plus considérée comme une ville fortifiée. En 1847 le démantèlement des fortifications fut donc entrepris. Il fut réalisé par l’Armée dans le cadre de manœuvres et d’expérimentations d’explosifs. Les murs et les bastions furent arasés, les fossés furent comblés. Seuls le donjon et une partie du bastion du Dauphin sont encore visibles.

Des travaux ont été réalisés dernièrement pour restaurer des galeries souterraines et les rendre visitables : d’une part, au bastion de la Reyne au sud-est de la ville et, d’autre part, au bastion du Dauphin. Ces souterrains ont servi d’abri pendant les deux guerres mondiales.

Le bastion du Dauphin
Pierre posée au départ d'un rameau de mine de 1551

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La société bapalmoise fut également transformée. Au cours de la terreur le château n'était pas suffisant pour emprisonner les citoyens soupçonnés de ne pas être favorables à la Révolution, des maisons libérés par les habitants qui avaient fui furent réquisitionnées pour servir de prison.

Joseph Le Bon vint relancer les actions du comité révolutionnaire.

La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La bataille de Bapaume 2 et 3 janvier 1871[modifier | modifier le code]

La bataille de Bapaume fut livrée les 2 et 3 janvier 1871, durant la Guerre franco-prussienne de 1870 sur les territoires de Biefvillers-lès-Bapaume et de Bapaume.

Le général Louis Léon César Faidherbe à la tête de l'Armée du Nord arrêta les Prussiens.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bapaume est en 1916 l'une des villes considérées comme objectif stratégique des alliés pendant la Première Guerre mondiale, dans le cadre de bataille de la Somme.

Bapaume est occupé par les Allemands dès le 26 septembre 1914, puis par les Britanniques le 17 mars 1917. Le 24 mars 1918, les Allemands reprennent la ville. La division de Nouvelle-Zélande va reconquérir la ville le 29 août 1918. La mairie piégée par des soldats allemands par une mine et un retardateur explose juste avant leur arrivée[8]. La bataille de Bapaume se déroule du 24 au 25 mars 1918 et du 31 août au 3 septembre 1918.

Après l'armistice, alors que commence un lent et dangereux travail de désobusage, la ville sera classée en zone rouge et d'importants travaux devront y être menés pour la reconstruction. La ville anglaise de Sheffield apportera son aide pour la reconstruction.

Il reste de cette époque un monument aux morts, et deux cimetières militaires qui abritent aussi des corps de tués de la Seconde Guerre mondiale.

  • le Bapaume Communal Cemetery.
  • le Bapaume Australian Cemetery qui abrite les dépouilles de 88 soldats de 14-18; au lieu-dit le Pré Pot de Chart. C'est un cimetière qui a été créé en mars 1917 par le 3ème Australian Casualty Clearing Station. il sera clos en juin 1917 avant qu'en avril et mai 1918, y soient ajoutés 23 corps allemands.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale Bapaume a de nouveau été une zone d'intenses combats. Le maire Guidet qui faisait partie de la Résistance, fut arrêté et déporté au camp de Groß-Rosen où il mourut le 27 novembre 1944.

Depuis 1948 un monument qui le montre au moment de son arrestation honore son souvenir. À L'Hôtel de Ville se trouvent une urne avec de la terre de Groß-Rosen ainsi qu'un tableau le représentant.

La commune est jumelée avec Moers, une ville de Rhénanie-Westphalie, ce jumelage est l'œuvre du fils d'Abel Guidet, Henri Guidet, qui s'est impliqué dans la réconciliation franco-allemande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bapaume dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1940 Abel Guidet PRRRS Député, conseiller général
1965 1980 Henri Guidet Radical-socialiste Député, conseiller général
1982 2002 Jean-Paul Delevoye RPR  
2002 2004 Anne Duez    
2004 2014 Jean-Paul Delevoye UMP Président du CESE, ancien Médiateur de la République, ancien ministre
2014   Jean-Jacques Cottel PS Député

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 062 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 492 3 214 3 084 3 060 3 189 3 122 3 210 3 158 3 265
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 189 3 149 3 174 3 059 3 274 3 335 3 291 3 001 3 144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 113 2 946 2 917 2 112 2 947 2 782 2 833 2 748 3 221
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 275 3 575 3 689 3 524 3 509 4 331 4 179 4 148 4 106
2011 - - - - - - - -
4 062 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 25,5 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 16,8 %) ;
  • 46 % de femmes (0 à 14 ans = 15,2 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 28,2 %).
Pyramide des âges à Bapaume en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
5,4 
75 à 89 ans
12,9 
10,9 
60 à 74 ans
13,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,3 
20,9 
30 à 44 ans
19,0 
25,5 
15 à 29 ans
18,4 
16,9 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Économie[modifier | modifier le code]

À Bapaume se trouve un « centre de détention ». Celui-ci est notamment connu pour avoir été le dernier centre pénitentiaire ayant accueilli Lucien Léger (1937-2008) connu comme étant le plus ancien prisonnier de France (et d'Europe) et qui y séjourna plusieurs années jusqu'à sa libération en 2005.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville et le beffroi[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville au milieu du XIXe siècle

L'hôtel de ville avec son beffroi actuel a été construit en 1931 et 1932, Son architecture s'apparente au bâtiment précédent détruit en 1917. Celui-ci avait été terminé en 1610. Le premier beffroi a été érigé au XIIe siècle conformément aux chartes qui avaient été délivrées à la ville de Bapaume, ce bâtiment étant devenu trop petit les échevins obtinrent l'autorisation d'en construire un plus grand en 1374. Du fait des guerres qui suivirent ce beffroi, devenu dangereux, fut abattu en 1537. Un nouveau beffroi fut mis en chantier en 1583 mais après bien des vicissitudes le bâtiment construit fut refusé et détruit et c'est Philippe II d'Espagne qui autorisa en 1590 la construction d'un nouveau bâtiment qui fut terminé en 1610, Il possédait des colonnes et des arcades en façade comme l'hôtel de ville d'Arras. Pour sa construction les échevins de Bapaume avaient eu l'autorisation d'établir un droit d'étapes.

Statue du général Faidherbe[modifier | modifier le code]

Elle fut inaugurée le 27 septembre 1891. Cette première statue fut sculptée par Louis Noël. Mais pendant la Première Guerre mondiale, le 29 septembre 1916, la statue fut renversée[12]. Elle gisait au pied du socle. Croyant sans doute qu'elle était en bronze, les Allemands voulaient en récupérer le métal. Puis elle disparut. Le socle, meurtri par les éclats d'obus resta vide pendant 13 ans. Ce n'est qu'en 1926 que la ville décide de s'adresser au sculpteur Déchin de Paris (il possède encore la maquette de la première statue de 1891) afin de réaliser la statue actuelle. Le nouveau monument fut inauguré le 18 août 1929 sur la place Faidherbe par Paul Painlevé, ministre de la Guerre. Au cours du réaménagement de la place, la statue a été installée quelques mètres plus bas le 26 septembre 1997.

Monument de Briquet et Tailliandier[modifier | modifier le code]

Le monument de Briquet et Tailliandier

Un monument est érigé contre l'hôtel-de-ville à la mémoire d’Albert Tailliandier et Raoul Briquet, tués dans l'explosion de ce bâtiment le 25 mars 1917. Ils étaient tous les deux députés du Pas-de-Calais mais d'opinions différentes : Albert Tailliandier était conservateur, Raoul Briquet était socialiste, en mission d'inspection sur le front pour le compte de l'Assemblée nationale. Ils ont voulu passer la nuit dans le bâtiment mais il était piégé[13].

Église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

L’église vue du beffroi
L'église au XIXe siècle

L'origine de la paroisse Saint-Nicolas se confond avec l'origine de la ville. L'église primitive fut construite dès que la bourgade prit quelque importance en l'an 1085, avant de disparaître à la fin du XIVe siècle. La précédente église avait été édifiée vers l'an 1600. Détruite lors de la Première Guerre mondiale, elle a été reconstruite sur les mêmes fondations. L'église actuelle fut mise en chantier en 1924. Le chantier fut long et difficile : en 1928 les voûtes sont restées un an sans couverture. Les chantiers furent terminés à la fin de l'été 1929. Elle conserve aujourd'hui en la chapelle qui porte son nom, le seul monument historique qui ait bravé toutes les destructions, une statue de Notre-Dame de Pitié, datant du XVe siècle, objet de la vénération de la région.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

La veuve et l'orphelin du monument aux morts.

L'édifice est constitué d'un mur de pierre, surmonté d'un fronton décoré du blason de la ville, et bordé de part et d'autre d'une balustrade. Sous le fronton et au-dessus de la liste des soldats tués en 1914-1918 répartie sur trois colonnes, les mots « Pro Patria », en grand, précèdent la formule classique « La ville de Bapaume à ses enfants ». Plus bas, sur le côté, se tiennent debout une femme et un enfant symbolisant manifestement la veuve et l'orphelin[14]. La femme, la chevelure partiellement couverte d'un voile qui lui descend à l'arrière jusqu'à mi-jambes, lève le bras droit et désigne un nom avec une palme tenue à la main. Elle a, en signe de protection, la main gauche posée sur l'épaule gauche de l'enfant qui, en pantalon court, la tête levée, recueilli, tient un béret à la main droite et s'est passé une couronne mortuaire autour de l'avant-bras gauche. Le bas du monument est occupé par la liste, sur quatre colonnes, des disparus en 1939-1945.

Motte castrale[modifier | modifier le code]

De l'ancien château, il ne reste plus rien derrière les pans de muraille des fortifications de la ville. Le site lui-même a conservé sa forme de cratère et a été aménagé en parc verdoyant et lieu de promenade. Ce site est surnommé "Le Donjon" par les Bapalmois.

Cimetière australien[modifier | modifier le code]

Dans ce cimetière d'une superficie de 459 m2, reposent 88 corps de la guerre 1914-1918. Ce cimetière a été ouvert en mars 1917 par le 3e Australian Casualty Clearing Station, et utilisé jusqu’en juin 1917. En avril et mai 1918, 23 tombes allemandes furent ajoutées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Symbole de la ville au centre du rond-point
Armes de Bapaume

Les armes de Bapaume se blasonnent ainsi :

D'azur à trois mains appaumées d'argent, celle en chef dextre étant une main senestre.[17].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (appaumées).

Ce blason orne le dessus de la porte de l'hôtel-de-ville. Depuis le réaménagement récent du centre-ville, il figure, dans une interprétation esthétique plus moderne, sur chacune des quatre faces de plusieurs blocs de pierre dressés en différents lieux précis. Ces parallélépipèdes gris sont visibles au centre du rond-point devant la mairie et à proximité du monument aux morts (à l'angle de la rue de Péronne et la rue de la République).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]