Saint-Gratien (Somme)

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Saint-Gratien
Le château de Saint-Gratien
Le château de Saint-Gratien
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage et de l'Hallue
Maire
Mandat
Bruno Massias
2014-2020
Code postal 80260
Code commune 80704
Démographie
Population
municipale
368 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 00″ N 2° 24′ 34″ E / 49.9667, 2.4094 ()49° 58′ 00″ Nord 2° 24′ 34″ Est / 49.9667, 2.4094 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 113 m
Superficie 6,95 km2
Localisation

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Saint-Gratien

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Saint-Gratien

Saint-Gratien est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de ce village situé à 12 kilomètres d'Amiens vient du Saint Gratien d'Amiens, martyrisé par les Romains en 303 après Jésus Christ[1].

La légende raconte qu'on planta la houlette en coudrier de Gratien, le berger, sur sa tombe. En une nuit, elle prit racine, donna des feuilles et des fruits de la couleur du sang. D'après la tradition, ce miracle se reproduisait chaque nuit du 23 octobre.

Une autre version indique que Gratien ficha lui-même en terre son bâton qui fit jaillir une source, donna du feuillage et des noisettes. Il se fit une écorchure à la main, se servit d'une feuille comme pansement et ainsi teinta de rouge l'arbuste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme, 1918[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Première bataille de la Somme (1918) et ANZAC.

En septembre 1917, les troupes australiennes Australian Imperial Force, AIF du Corps d'armée australien et néo-zélandais (ANZAC) sont mises sous le commandement du général Sir W. W. Birdwood[2]

général Monash
Le général John Monash, portrait de 1918


Fin janvier 1918, les cinq divisions du général Birdwood, sont commandées par : Major général Sir H. B. Volker, Smith, Vc, John Monash (GHQ à Franvillers), Sainclair-Mac-Lagan, Sir Hobs (GHQ au château de Bussy-lès-Daours).


Le 30 mars, à la suite du bombardement de Franvillers, le quartier général de la 3ème Division des troupes australiennes "Australian Imperial Force, AIF" est déplacé le même jour à Saint-Gratien.


Le 31 mai, Sir John Monash, commandant la 3ème Division, prend le commandement du Corps Australien, et installe son quartier général au château de Saint-Gratien. En liaison avec les troupes canadiennes, il repoussera les Allemands qui s'étaient avancés jusqu'à Villers-Bretonneux.


Son Etat-major comprenait les généraux de brigade : C. H. Foot, R. A. Carruthers, Thomas Blamey, L.D. Fraser et W. A. Coxen (en)[3].

Général Monash
Le général John Monash et son État Major, au château de Saint-Gratien le 31 mai 1918

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, Saint-Gratien a été l'une des quatorze communes relevant de l'Administration cantonale et de la Justice de paix de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (30 mars 1800), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI (30 août 1798).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-Paul Durand    
mars 2008[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Bruno Massias   Réélu pour le mandat 2014-2020 [5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 368 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
475 506 531 598 646 638 637 632 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
641 617 559 539 535 517 478 434 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
367 333 303 275 238 242 226 212 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
220 225 240 337 362 371 355 346 361
2011 - - - - - - - -
368 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château appartint d'abord aux seigneurs du même nom, puis à deux familles échevinales d'Amiens, May au XVesiècle et Saint-Delis au XVIe. Il fut ensuite la possession des Hirzel, protestants suisses. En 1786, il fut acquis par Jean-Baptiste Jourdain de Thieulloy, issu d'une famille amiénoise anoblie en 1735, qui entreprit la reconstruction du château dans un style néo-classique. Les travaux étaient achevés en 1789. La craie provenait de la carrière voisine de Bavelincourt.

Le château comprend un corps de logis rectangulaire orienté nord-sud, et une cour de communs à l'ouest, avec écuries, pigeonnier, chapelle. Le corps de logis est constitué d'un avant-corps central légèrement saillant, pourvu d'un étage de combles, et de deux ailes un peu moins hautes. Les façades sont ornées de quelques sculptures, bustes de Flore et de Cérès (côté nord), sphinges entourant l'escalier (côté sud). Sur le plafond du grand salon, une peinture à l'huile sur enduit représente le lever du jour avec Appollon, l'Aurore, la Nuit.

L'ensemble fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1954[8].

Église[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Gratien

L'église est dédiée à Saint Gratien d'Amiens. Elle a été construite sur les plans de l'architecte dioscésain Alexandre Grigny en 1864, en remplacement d'une ancienne église dont les travaux de réhabilitation avaient été estimés trop coûteux. Complètement édifié en briques, cet édifice est néo-roman par sa nef et surtout son chevet, qui présente des arcatures proches des motifs architecturaux de lésènes et de festons de l'architecture romane lombarde et néo-gothique par sa flèche. La façade est constituée d'un mur pignon avec un clocher-porche en avancée. L'église se compose d'une nef et de deux collatéraux, le chœur se terminant par une abside en cul-de-four. Sa nef de 19,30m de long est bordée de bas-côtés. La largeur de la nef centrale est de 7,60m et celle des bas-côtés de 3,10m. Le chœur a une longueur de 7,70m ; il se termine à l'est par un chevet semi-circulaire et deux sacristies[9].

La tour a une hauteur de 18 mètres et la flèche une hauteur de 16 mètres. Une tour-escalier est accolée à la partie droite de la façade.

Les voûtes en berceau de la nef, du chœur et des bas-côtés sont en briques. Elles sont portées par six grosses colonnes, six piliers de section carrée et autant de pilastres incorporées dans les murailles renforcées par des contreforts. Piliers et colonnes sont réunis longitudinalement par des arcs en plein cintre et latéralement par des arcs doubleaux (tous les arcs sont à section rectangulaire ; réalisés en briques, ils sont creux et revêtus d'un enduit simulant la pierre). Dans les bas-côtés des doubleaux réunissent piliers et colonnes aux pilastres contrefortées, assurant une fonction supplémentaire d'arcs-boutants. Colonnes, piliers et pilastres sont couronnés de chapiteaux et reposent sur des socles moulurés. La voûte du sanctuaire, en forme de croupe est également en briques et repose sur des murailles contrefortées.

L'édifice n'est éclairé que par des baies de dimensions réduites : la nef comporte quatre fenêtres de 2,40 m. de haut sur 0,80 m. de large et le chevet six petites baies groupées deux à deux. Les murailles intérieures sont recouvertes d'un enduit et peintes en blanc. La voûte du chevet et celle de la travée du chœur sont recouvertes d'un enduit bleu et parsemées d'étoiles dorées. La façade ouest est percée par un portail et des baies en plein cintre, mais l'élévation et la finesse de la flèche et des clochetons, montrent une élévation vers le ciel d'inspiration gothique.

En 1866, l'Impératrice Eugénie fait don d'un chemin de croix en néo-plastique-bois[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint Gratien d'Amiens », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. (en) « Lieutenant General Sir William Birdwood », sur http://www.anzacsite.gov.au,‎ 2010 (consulté le 7 mai 2011)
  3. Official History of Australia in the war 1914-1918. Volume V : Australian Imperial Forces in France, 1918 (Index : Saint-Gratien)
  4. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 16 mars 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Le château de Saint-Gratien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « L'église Saint-Gratien », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Archives départementales de la Somme. Série 99 O, et Itinéraires du patrimoine, livret 181 (Direction régionale des affaires culturelles de Picardie)

Liens externes[modifier | modifier le code]