Nièvre (département)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nièvre.
Nièvre
Image illustrative de l'article Nièvre (département)
Nièvre (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Nevers
Sous-préfecture(s) Château-Chinon
Clamecy
Cosne-Cours-sur-Loire
Président du
conseil général
Patrice Joly (PS)
Préfet Jean-Pierre Condemine
Code Insee 58
Code ISO 3166-2 FR-58
Code Eurostat NUTS-3 FR262
Démographie
Gentilé Nivernais
Population 219 584 hab. (2012)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Superficie 6 817 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Circonscriptions législatives 2
Cantons 32
Intercommunalités 28
Communes 312

Le département de la Nièvre (prononcé [njɛvʁ ]) est un département français situé dans le sud-ouest de la région Bourgogne, dans le centre du pays, et doit son nom à la rivière qui le traverse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 58.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Nièvre.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de l'ancienne province du Nivernais. À noter qu'à l'origine, le département s'écrivait « Nyèvre » [1].

Voir aussi :

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure engrêlée de gueules. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre.
Carte géologique simplifiée de la Nièvre.

La Nièvre fait partie de la région Bourgogne, et correspond approximativement à l'ancienne province du Nivernais. Elle est limitrophe des départements de l'Yonne, de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire, de l'Allier, du Cher et du Loiret.

La Nièvre est constituée de régions naturelles assez variées. D'ouest en est, on peut distinguer :

  • l'extrémité amont du Val de Loire. La Loire, rejointe par l'Allier au Bec d'Allier, légèrement en aval de Nevers, sur les territoires des communes de Marzy et de Gimouille, constitue l'essentiel de la frontière ouest du département avec le Cher ;
  • la Puisaye, à l'extrémité nord-ouest du département, à la limite avec les départements du Loiret et de l'Yonne ;
  • les collines calcaires du Nivernais, qui correspondent à la partie centrale du département ;
  • le Bazois, qui se trouve à l'est des collines du Nivernais et qui correspond aux contreforts du Morvan ;
  • l'est du département correspond à la partie occidentale du Morvan, massif granitique, anciennement exploité pour son bois notamment, et aujourd'hui davantage dédié à une activité touristique.

Le département est traversé par de nombreux cours d'eau, notamment la Loire, l'Allier, l'Yonne, l'Aron et la Cure, et aussi par plusieurs canaux.

Avec ses 6 817 km2, la Nièvre se hisse au 22e rang des départements français les plus grands, et au 21e rang des départements de France métropolitaine.

Le centre géographique de la zone euro fut situé dans la Nièvre du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2008 :

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Nièvre.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Nièvre.

L'économie de la Nièvre est assez diversifiée.

Nevers est une ville traditionnellement administrative, et ne possède guère que la faïence comme industrie ancienne. Depuis les années 1960, elle accueille de nombreuses petites et moyennes industries de construction électrique et mécanique, chimie.

Plusieurs petites communes des environs de Nevers possèdent une tradition industrielle plus marquée : Fourchambault, Imphy (métallurgie), La Machine (mine de charbon), Varennes-Vauzelles (constructions mécaniques et ferroviaires), Cercy-la-Tour (équipementier automobile), Prémery. La plupart de ces activités connaissent cependant quelques difficultés.

L'économie rurale repose essentiellement sur l'élevage bovin (surtout pour la viande), la viticulture (dans le secteur de Pouilly-sur-Loire) et l'exploitation forestière (dans le Morvan). Le tourisme tend également à se développer dans le Morvan.

Le thermalisme anime également quelques communes (Pougues-les-Eaux, Saint-Honoré).

L'homme d'affaires nivernais Jean-François Hénin a annoncé le 12 août 2006 le projet soutenu par le conseil général d'une mine de charbon couplée à une centrale électrique de 1 000 MW autour de Cossaye dans le sud de la Nièvre (1,4 milliard d'euros d'investissements et 400 emplois), dans cet ancien département minier où la dernière mine a fermé en 1974[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Nièvre.

Les habitants de la Nièvre sont les Nivernais.

Démographie de la Nièvre sans double compte
Arrondissement Population (1990) Population (1999) Population (2009) Évolution 1990 ⇔ 1999 Évolution 1999 ⇔ 2009 Nombre de cantons Nombre de communes
Château-Chinon (Ville) 30 214 28 141 27 027 -6,86 % -3,96 % 6 72
Clamecy 28 019 26 739 26 221 -4,57 % -1,94 % 6 93
Cosne-Cours-sur-Loire 46 549 45 074 45 274 -3,17 % +0,44 % 7 64
Nevers 128 496 125 244 121 677 -2,53 % -2,85 % 13 83

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture dans la Nièvre.
  • Musique

Les Estivales en Puisaye-Forterre sont un festival français de musique classique qui, depuis 2003, se déroule chaque année pendant la deuxième quinzaine d'août sur le territoire de la Puisaye-Forterre, dans les départements de l'Yonne, de la Nièvre et du Loiret. La fête de la chanson française à Lormes La fête de l'accordéon à Luzy Festival DJazz Nevers Festival Blues en Loire

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Conservation des variétés locales de pommes et autres arbres fruitiers[modifier | modifier le code]

Le siège de la branche nivernoise de l'association de sauvegarde des races de pommes locales Les Croqueurs de pommes[3] se trouve à Billy-sur-Oisy, près de Clamecy[4]. L'association, qui s'appelle ici G.R.E.F.F.O.N (Groupe pour la Renaissance des Espèces Fruitières et Forestières Oubliées de la Nièvre), a été créé à l'origine à Varzy et incluait les espèces forestières dans son curriculum ; mais devant l'ampleur de la tâche elle s'est ralliée en 1991 à l'association nationales Les Croqueurs de pommes. Extrêmement active, l'association G.R.E.F.F.O.N a organisé sa première Fête de la Pomme en novembre 1996 à Billy-sur-Oisy - une fête à l'ampleur croissante, avec un point fort en 2008 pour EuroCroq'pom 2008, le 30e anniversaire des Croqueurs de pommes : aidés par la ville de Nevers, les membres prennent cette démonstration en charge et attirent 450 participants de 55 associations de Croqueurs et 15 associations de France et d'Europe qui présenteront plus de 2000 variétés de fruits. Ce succès notoire amène de nombreuses sollicitations dans la Nièvre et dans les départements alentour, et attire le soutien de la région Bourgogne, ce qui promeut la création de vergers de conservation locaux avec des aides financières et aides à l'information.
G.R.E.F.F.O.N n'a cependant pas attendu l'intérêt de l'administration de Bourgogne pour promouvoir la création d'un premier verger de conservation en 1998 à Michaugues : cette petite commune au centre du Nivernais installe progressivement plus de 400 arbres de 150 variétés de toutes les espèces sur un terrain paysager de 5  ha En 1999, G.R.E.F.F.O.N aide l'instituteur de Dracy (Yonne) à créer un verger pédagogique à l'école primaire de Dracy : chaque élève choisit une variété ancienne qu'il entretiendra tout au long de sa scolarité. Des conventions sont passées avec les communes demandant l'aide de l'association pour créer ou sauvegarder des vergers ; la Ville de Nevers propose un terrain pour créer une pépinière.

Vergers conservatoires dans la Nièvre et environs 

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans la Nièvre.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 16,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Nièvre dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Politique[modifier | modifier le code]

La Nièvre est un département traditionnellement très ancré à gauche.

Ainsi, sur les 32 conseillers généraux que compte le Conseil général de la Nièvre, il y a 21 socialistes ou apparentés, 1 communiste, 1 non-inscrit, et 9 membres du groupe "Rassemblement pour l'avenir de la Nièvre" (droite).

Le résultat du second tour des dernières élections présidentielles françaises révèle nettement l'ancrage à gauche du département :

  • En 2012, François Hollande avait recueilli 58,81 % des voix dans le département, contre 51,62 % au niveau national ;
  • En 2007, Ségolène Royal avait recueilli 52,91 % des voix dans le département, contre 46,94 % au niveau national ;
  • En 1995, Lionel Jospin avait recueilli 57,07 % des voix dans le département, contre 47,36 % au niveau national ;
  • En 1988, François Mitterrand avait recueilli 63,96 % des voix dans le département, contre 54,02 % au niveau national ;
  • En 1981, François Mitterrand avait recueilli 62,91 % des voix dans le département, contre 51,76 % au niveau national.

Lors de chacun de ces scrutins présidentiels, la Nièvre fut l'un des départements français à avoir le plus voté en faveur du candidat de gauche.

Voir aussi :

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration de la Nièvre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/departement-de-la-nyevre/premiere-carte-de-departement-de-la-nyevre-decrete-le-26-janvier-1790-par-l-asse,10889735.aspx
  2. Le Monde, 13 septembre 2006
  3. Association Les Croqueurs de pommes, carte nationale des antennes locales.
  4. Les Croqueurs de pommes - Association G.R.E.F.F.O.N (Groupe pour la Renaissance des Espèces Fruitières et Forestières Oubliées de la Nièvre).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Gonin, Historique des luttes politiques dans le département de la Nièvre depuis 1870 jusqu'en 1956 : souvenirs et rappels, Nevers, Éditions d'art du Nivernais,‎ 1956, 116 p.
  • Amédée Jullien, La Nièvre à travers le passé : topographie historique de ses principales villes, Nevers, J. Michot,‎ 1883, 244 p.
  • Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, imprimerie impériale,‎ 1865
  • Luc Billard, La Nièvre, Les éditions du Bastion,‎ 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]