Brest

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Brest
Tour tanguy et chateau
Blason de Brest
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère (sous-préfecture)
Arrondissement Brest (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 10 cantons
Intercommunalité Brest métropole océane
Maire
Mandat
François Cuillandre
2014-2020
Code postal 29200
Code commune 29019
Démographie
Gentilé Brestois, Brestoise
Population
municipale
140 547 hab. (2011)
Densité 2 839 hab./km2
Population
aire urbaine
311 735 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 27″ N 4° 29′ 08″ O / 48.390834, -4.485556 ()48° 23′ 27″ Nord 4° 29′ 08″ Ouest / 48.390834, -4.485556 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 103 m
Superficie 49,51 km2
Localisation

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Brest
Liens
Site web http://www.brest.fr/

Brest ([bʁɛst], Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère dans la région Bretagne. C'est un port important, deuxième port militaire en France après Toulon, à l'extrémité ouest de la Bretagne. Avec ses 141 315 habitants, les Brestois et les Brestoises, et une communauté urbaine comptant 221 600 habitants, Brest est la première agglomération de l'ouest breton rayonnant sur un bassin de plus d'un million d'habitants[1], deuxième de région Bretagne derrière Rennes et la 23e commune la plus peuplée de France. Bien que Brest, aussi appelée la cité du Ponant soit la ville la plus peuplée du Finistère, la préfecture du département est Quimper.

Au Moyen Âge, l'histoire de Brest se confond avec l'histoire de son château. Puis Richelieu en fait un port militaire. Brest se développera autour de son arsenal, jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Fortement marquée par des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, Brest a vu son centre historique presque entièrement renouvelé pendant la Reconstruction. À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, la désindustrialisation de la ville s'accompagne du développement du secteur tertiaire.

Brest est aujourd'hui une ville universitaire importante de 23 000 étudiants[2]. Son université est pluridisciplinaire et comporte une faculté de médecine ; par ailleurs Brest et son pays compte plusieurs grandes écoles : des écoles d'ingénieurs —Télécom Bretagne, ENSTA Bretagne, ENIB et ISEN—, l'école d'agronomie ESIAB, l'école de commerce ESC Brest, et l'École navale de formation des officiers de la Marine Nationale. Brest est aussi un pôle de recherche important, axé sur la mer, avec notamment le plus grand des centres Ifremer, le CEDRE ainsi que l'Institut universitaire européen de la mer et l'Institut polaire français. Le technopôle facilite la mise en œuvre de ces compétences scientifiques et techniques dans le domaine économique et industriel.

Brest a toujours été très marquée par son passé maritime : l'Académie de marine y fut fondée en 1752, le porte-avions Charles de Gaulle y fut construit, et tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Brest est située à l’ouest de la Bretagne, dans le nord du Finistère, département dont elle est une sous-préfecture ; mais Brest est préfecture maritime de l'Atlantique.

Brest se trouve à la pointe nord-ouest de la péninsule armoricaine, en bordure de la rade de Brest et fait partie historiquement du pays de Léon. Un dicton populaire affirme que « l’on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d’y aller »,[réf. souhaitée] ce dicton s'explique aisément par sa situation excentrée dans l'espace français et européen. Brest est par exemple un terminus ferroviaire, une seule voie ferrée y aboutissant (Ligne Paris-Montparnasse - Brest), un terminus routier (deux voies express, les route nationale 12 et route nationale 165, venant de Paris et Nantes-Quimper s'y achèvent) et même aérien (absence de liaisons internationales long-courrier). Brest est éloigné en espace-temps de Paris et du centre de gravité économique de l'Union européenne, bénéficiant certes désormais d'une desserte par trains TGV Atlantique mais sans ligne à grande vitesse au-delà du Mans, bientôt au-delà de Rennes.

Installée sur une péninsule, le Léon, Brest est quasiment dépourvue d’arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade, au-delà de laquelle la presqu’île de Crozon regarde vers Douarnenez et plus loin vers Quimper, tandis qu’à l'ouest et au nord la mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres, et à l’est Landerneau et Morlaix ont longtemps limité son influence. Au sud, l'estuaire de l'Élorn a joué longtemps le même rôle (d'ailleurs historiquement cet estuaire séparait le Léon de la Cornouaille) car, avant la construction du pont Albert-Louppe, mis en service en 1930, seul un bac permettait de le franchir, ou il fallait faire le détour par Landerneau. Désormais ce pont a été doublé par le pont de l'Iroise qui a mis fin aux embouteillages en direction du sud.

Le désenclavement par la voie maritime n'a pas eu le succès escompté : si Brest est le port de France métropolitaine le plus proche du continent américain, la tentative d'y créer un port transatlantique pour passagers ne fut que fugitive sous le Second Empire ; Brest n'a même aucune liaison maritime directe régulière par ferries avec les îles Britanniques (c'est Roscoff qui l'a obtenue avec la Brittany Ferries), ni avec la péninsule Ibérique (c'est Saint-Nazaire qui a obtenu cette liaison maritime).

Rose des vents Guilers Bohars et Gouesnou Guipavas Rose des vents
Plouzané N Le Relecq-Kerhuon
O    Brest    E
S
Rade de Brest Rade de Brest Plougastel-Daoulas

Relief, géologie[modifier | modifier le code]

La ville de Brest, constituée majoritairement sur les orthogneiss de Brest, datés du Cambrien, s'est développée sur un plateau situé à une centaine de mètres d'altitude, paradoxalement pour un port en « tournant le dos à la mer » : l'axe urbain principal (place de Strasbourg - rue Jean-Jaurès - place de la Liberté - rue de Siam - rue de la Porte - rue Anatole-France - rue Victor-Eusen) étant certes en gros parallèle mais éloigné du trait de côte, les espaces proches de la mer n'ayant été urbanisés que tardivement à l'exception de la Penfeld et de ses abords (château de Brest, Recouvrance).

La présence de falaises élevées presque rectilignes qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain et qui limitent au sud le plateau du Léon et dominent la rade de Brest explique ce paradoxe, que les entraves à l'urbanisation littorale liées aux servitudes militaires du port de guerre ont accentué.

La topographie brestoise se caractérise aussi par un relief en creux lié à la reprise de l'érosion après la pénéplanation survenue à l'ère secondaire. Le resoulèvement du Massif armoricain à l'ère tertiaire a provoqué la destruction de la pénéplaine armoricaine réduite à l'état de lambeaux de plateaux séparés les uns des autres par des ravins encaissés (de l'ouest vers l'est, vallons de Maison-Blanche, des Quatre-Pompes, de la Grande-Rivière, de la Penfeld et de ses affluents comme le ravin du Moulin-à-Poudre, de la rue Pierre-Sémard, du Dour-Bras, du Vieux Bourg de Saint-Marc, du Stang-Alar) difficiles à franchir sauf à construire des ponts (pont Robert-Schumann sur le ravin du Moulin-à-Poudre, ponts de l'Harteloire et de Villeneuve sur la Penfeld, pont du Forestou enjambant la rue Pierre-Sémard). L'étroitesse et la profondeur de ces vallons encaissés provoque parfois des inondations comme celles qui surviennent périodiquement dans le quartier de Kérinou.

C'est l'aber encaissé de la Penfeld, vestige du lit de l’Aulne avant qu’elle ne creuse le passage du Goulet[3] qui a constitué un havre, seul lieu propice à l'établissement d'un port avant les extensions portuaires datant du Second Empire. À son embouchure un éperon rocheux fournissait un site défensif qui porte le château de Brest et qui est le site originel de la « cité du Ponant ».

Par le jeu de la tectonique des plaques et de la déformation isostatique, Brest se soulève (subsidence) de 0,7 mm/an +/- 0,25 ; donnée ne pouvant être « ni régionalisée, ni extrapolées dans le temps »[4], qui permet de corriger en les contextualisant les mesures directes faites par le marégraphe de Brest qui de 1889 à 1962 a enregistré une « élévation relative du niveau marin » de 1,8 mm/an, ce qui porte la variation absolue à 2,5 mm/an si l'on tient compte de la surrection de la croûte terrestre (de 0,7 mm/an) dans cette région (selon les mesures de nivellement)[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Finistère.

En raison de sa situation sur le littoral de l'océan Atlantique, le climat de Brest est tempéré océanique. La ville est soumise aux influences maritimes toute l'année.

Les records de température maximale et minimale à Brest (aéroport de Guipavas[5]) entre 1945 et 2001 sont respectivement de 35,2 °C le 12 juillet 1949 et −14 °C le 28 janvier 1947[6]. La température moyenne est de 10,9 °C. Il y a 159 jours de pluie par an en moyenne. Grâce à la proximité de l'océan, Brest subit rarement des extrêmes au niveau des températures, les jours avec des températures d'au moins 30 °C sont rares et les fortes gelées aussi, avec seulement 1 jour par an. Les chutes de neige y sont plutôt rares avec seulement 7 jours par an.

Brest, 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010, record depuis 1855
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,1 5,4 6,1 8,9 11,2 13,2 13,2 11,6 9,6 6,7 4,8 8,3
Température moyenne (°C) 6,9 6,8 8,5 9,7 12,6 15 17 17 15,4 12,7 9,5 7,4 11,6
Température maximale moyenne (°C) 9,3 9,5 11,5 13,2 16,2 18,7 20,7 20,8 19,1 15,7 12,2 9,9 14,8
Record de froid (°C)
date du record
−14
28/1/1947
−13,4
21/2/1948
−4,9
7/3/1971
−3
6/4/1911
0
7/5/1949
3,8
2/6/1962
6
18/7/1965
6
24/8/1931
3,5
26/9/1972
−1,5
28/10/2003
−6,6
7/11/1980
−10,1
28/12/1970
−14
28/1/1947
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−5,1
12/1/1987
−2,9
7/2/1991
1,3
10/3/1958
4
7/4/1986
7
2/5/1947
10,9
4/6/1953
13,3
5/7/1978
13
17/8/1963
11,2
29/9/1887
6,2
30/10/1922
−0,6
6/11/1980
−3
17/12/1927
−5,1
12/1/1987
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12,4
19/1/2007
12,4
4/2/2004
12,5
24/3/1996
17,2
21/4/1893
17,6
19/5/1916
20,6
17/6/1887
22,4
20/7/1901
22,8
13/8/1914
21
8/9/1911
18,6
5/10/1921
14,8
1/11/1924
13,4
2/12/1985
22,8
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
21/1/1969
19,3
28/2/1960
25
31/3/1929
28,2
25/4/1893
30,6
23/5/1884
33,3
27/6/1976
35,2
12/7/1949
35,1
9/8/2003
35
7/9/1911
28,2
7/10/1898
22,4
1/11/1897
19
11/12/1924
35,2
12/7/1949
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0,5 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,8
Nombre de jours avec gel 4,3 4,7 1,3 0,5 0 0 0 0 0 0,1 1 4,1 16
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 0,2 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,4
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0 0,1 1 1,8 3,6 2,7 1,6 0 0 0 10,7
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0 0,1 0,5 0,3 0 0 0 0 0,9
Ensoleillement (h) 61,4 77,4 118,7 156,3 179,8 190,6 169,4 172,9 160,2 107,7 70,7 64,8 1 529,8
Nombre de jours avec rafales ≥ 57,6 km/h 11,7 9,4 9,7 7,4 4,6 3,7 1,9 2,3 4,8 8,3 9,4 11,3 84,5
Nombre de jours avec rafales ≥ 100,8 km/h 0,7 0,5 0,2 0,1 0 0 0 0 0 0,2 0,2 0,5 2,4
Précipitations (mm) 143,8 111,7 95,8 92,1 79 59,8 66,8 66,8 83,3 129 134,1 147,8 1 210
Nombre de jours avec précipitations 21,5 18,3 19 17,6 17,1 15,2 17,5 18,8 18,7 21,3 21,4 21,2 227,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 17,7 14 14,5 13 11,2 8,6 10,4 9,6 10,1 15,7 16,8 17,2 158,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 9,5 7,9 6,7 6,3 5,5 3,9 3,9 4 5,5 8 9,1 9,4 79,4
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 5,1 4 2,8 3,1 2,5 1,9 1,8 2 2,5 4,3 4,6 5,2 39,8
Nombre de jours avec neige 1,7 2,3 1 0,6 0 0 0 0 0 0 0,4 0,9 6,9
Nombre de jours avec grêle 1,8 1,3 1,3 1,2 0,3 0,1 0 0 0 0,1 1,1 1,5 8,7
Nombre de jours d'orage 1,1 0,8 0,9 0,9 1,5 0,9 1,4 1,2 0,9 0,8 0,7 1,1 12,2
Nombre de jours avec brouillard 4,2 4,4 4,5 5,3 5,5 8 9,2 10,6 8,2 6,1 4 4,6 74,6
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 205,8 102 57 127 39,6 42,2 136 45 37,2 106,8 278,8 188,8 1 366,2
Relevé pluviométrique en 2010 (mm) 117,4 160,4 79,4 42,2 46 42,8 88,6 127,2 108,9 129,7 250,9 116,3 1 309,8
Relevé pluviométrique en 2011 (mm) 98,1 140,6 14,8 29,6 19,3 101,1 55,9 69,9 58,8 157,8 46,1 214,4 1 006,4
Relevé pluviométrique en 2012 (mm) 78,2 30,7 40,4 211,4 79,3 138,9 101,5 83,5 54,5 149,1 171,8 242,5 1 381,8
Source : Exemple « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,3
4,4
143,8
 
 
 
9,5
4,1
111,7
 
 
 
11,5
5,4
95,8
 
 
 
13,2
6,1
92,1
 
 
 
16,2
8,9
79
 
 
 
18,7
11,2
59,8
 
 
 
20,7
13,2
66,8
 
 
 
20,8
13,2
66,8
 
 
 
19,1
11,6
83,3
 
 
 
15,7
9,6
129
 
 
 
12,2
6,7
134,1
 
 
 
9,9
4,8
147,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Le 24 octobre 2011, un épisode pluvieux particulièrement important touche la ville. Sur une période de 24 heures, il est relevé un cumul de 105 mm de pluie, record de précipitation depuis 1945[7],[8],[9]. Le précédent record sur 24 heures était de 72 mm le 7 juillet 2004[10]. Il faut remonter à 1883 pour retrouver de telles précipitations sur Brest[11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Brest

L'automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n’étant que peu utilisé, pour partie en raison du relief de la ville et pour partie par insuffisance d'aménagements adaptés. L'apparition de nombreux Vélo à assistance électrique, semblent indiquer un changement de tendance. Les travaux accompagnant la mise en place du tramway, ont permis la création d'aménagement cyclable.

Deux voies express de type autoroutier et gratuites relient Brest à Rennes (RN 12) et à Nantes (RN 165). Une troisième route nationale, la RN 265, permet de les relier à l'est. Un tronçon de cette voie fait partie de la rocade qui contourne partiellement la ville.

La gare ferroviaire et routière est desservie quotidiennement par plusieurs TGV la reliant à la gare de Paris-Montparnasse. Les trains les plus rapides relient Paris à Brest en 4 h 20. Le projet Bretagne à Grande Vitesse a comme ambition de réduire ce temps de trajet à 3 h 10 d'ici à 2020.

Un bus du réseau Bibus

Brest et son agglomération sont également dotées d’un réseau de bus + tram appelé Bibus composé de 22 lignes dont 7 à la demande. Une ligne de tramway est entrée en service le 23 juin 2012 et traverse la ville d’est en ouest en reliant la porte de Plouzané (Technopôle) aux portes de Gouesnou (Kergaradec) et Guipavas (Keradrien-Froutven) en passant par Recouvrance, Siam et Jean Jaurès[12]. Une seconde ligne de transport en commun en site propre est envisagée entre la Cavale Blanche et le port en passant par Bellevue, les facultés, Albert 1er, Liberté, et la gare SNCF.

L’aéroport de Brest Bretagne, situé sur la commune de Guipavas, est le 1er aéroport breton pour le trafic passagers, représentant 45 % de ce trafic dans la région. Une nouvelle aérogare, d'une forme évoquant une raie manta, est en service depuis le 12 décembre 2007, et porte la capacité de l’aéroport à 1,8 million de passagers par an[13].

Le port de Brest, 1er centre français de réparation navale civile, surtout affecté au transport de vracs agroalimentaires, de marchandises diverses, d'hydrocarbures et de conteneurs, est aussi utilisé pour le transport de passagers, à destination de la presqu'île de Crozon et des îles de la mer d’Iroise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Brest et ses quartiers.

Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam, elle l’est aussi par son urbanisme décrié. D’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années 1950-1960, surnommée « Brest la blanche », du fait de l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient les seuls hydrofuges efficaces bon marché[14], et par référence à son surnom de « Brest la rouge »[15], l’image de la ville ne tarda pas à se ternir dans les années 1970. Les dernières années ont vu l’ébauche de coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le temps.

Brest s'est toujours construite autour de son arsenal le long de l'embouchure de la rivière de Penfeld : la rive gauche, francophone et bourgeoise, s'est développée autour de son château alors que la rive droite, connue pour son quartier de Recouvrance, s'est constituée autour d'une tour médiévale et a toujours été plus populaire et est restée bretonnante jusqu'au début du XXe siècle. À ce titre, le château et la tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens. Le bâti du centre-ville, rive gauche, a été quasiment entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre. En revanche, à Recouvrance, rive droite, plusieurs rues ont échappé aux destructions de la guerre et de la Reconstruction, et constituent aujourd'hui des promenades qui rappellent la ville d’avant-guerre.

Le vieux Brest[modifier | modifier le code]

Le quartier des Sept-Saints[16], construit autour de l'église éponyme des Sept-Saints fut le noyau historique du centre-ville de Brest, Brest même (rive gauche), au bord de la Penfeld avant de monter sur le plateau plus haut. Tout le vieux Brest était ceinturé dans des remparts construits par Vauban, et s’organisait rive gauche autour de deux rues principales qui partaient de la porte Landerneau : La Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907), l’artère principale de la ville qui descendait jusqu’à l’arsenal, et la rue de Siam. Sur la rive droite autrement appelée Recouvrance, la rue principale était la rue de la Porte débouchant sur la porte du Conquet. Brest fut petit à petit chassé de son cœur historique qu'est la Penfeld, par les militaires qui se l’approprieront complètement à la fin du XIXe siècle ce qui se traduira entre autres par la destruction des quartiers en bordure de la Penfeld comme celui des Sept-Saints.

Les bâtiments officiels et militaires étaient marqués par une architecture rigoureuse, sobre et classique. Le cours Dajot, à partir de sa construction à la fin du XVIIIe siècle était alors habité par la bourgeoisie et les officiers de marine et était le lieu de promenade privilégié des Brestois, tandis que la rive droite était beaucoup plus populaire et déshéritée. À noter que Brest d'avant-guerre était connue comme l'une des villes les plus insalubres de France[réf. nécessaire].

Article détaillé : Cours Dajot.

La Reconstruction eut raison des vestiges que la guerre avait épargnés sur la rive gauche : le bagne (1750) et la corderie qui n'avaient subi que peu de dégâts, furent rasés pour faire place au boulevard Jean-Moulin à la fin des années 1940 ; la façade du théâtre (1766) ne subira le même sort qu’en 1970[17]. Néanmoins, de cette époque, il reste le bâtiment des subsistances dans l’arsenal, l'église Saint-Sauveur, une partie du tissu urbain de Recouvrance, ainsi que quelques ruines ici et là dans le centre-ville reconstruit, comme la porte de l'ancien séminaire de Brest, ou le péristyle de la caserne Fautras.

Article détaillé : Recouvrance.

Du XIXe siècle à 1940[modifier | modifier le code]

Sous le Second Empire, Brest commence à changer de visage avec l'arrivée d'une architecture industrielle qu’illustrent les ateliers du plateau des Capucins, ainsi que d’autres bâtiments de l’arsenal et évidemment le pont National (aujourd’hui disparu et remplacé par l’actuel pont de Recouvrance depuis la Reconstruction), qui permit de relier Brest même et Recouvrance. Le XIXe siècle vit aussi la ville se développer hors de ses murs, notamment avec l’Annexion, futurs quartiers Saint-Martin et Saint-Michel qui furent peu touchés par la Seconde Guerre mondiale.

Article détaillé : Quartier de Saint-Martin.

La ville est reliée au réseau des chemins de fer dès 1865, avec la création de la gare de Brest. Elle se dote d'un premier réseau de tramway en 1898, qui circulera jusqu'en 1944, après avoir été également desservie par des chemins de fer secondaires à voie métrique la reliant à Saint-Pol-de-Léon, les Chemins de fer départementaux du Finistère, dès 1893.

L’Art déco tient une place importante dans le style architectural privilégié dans l’entre-deux-guerres, avec ses immeubles à bow-windows ; la présence américaine a poussé Brest à se moderniser et l’on y construit notamment le Palais du Commerce dit maison Esders (immeuble Art déco de 1926, architecte : Aimé Freyssinet), l’hôpital Augustin-Morvan (architectes : Raymond Lopez, Raymond Gravereaux), l'hôtel Continental[22] et une nouvelle gare[23] (architecte : Urbain Cassan). On trouve aussi des lotissements mêlant style Art déco et régionalisme bon marché censés répondre aux besoins des ouvriers et des employés[24].

Les faubourgs de la ville n’ayant subi que peu de dégâts, les constructions de ces époques sont toujours bien visibles aujourd’hui dans le tissu urbain de Brest, par opposition à la vieille ville malheureusement disparue ; certains de ces immeubles donnent lieu localement à des opérations de rénovation[25].

Architecture de la Reconstruction[modifier | modifier le code]

Le plan Mathon tel qu’il fut adopté en 1948 ; la zone verte qui était en lieu et place des remparts et douves sera régulièrement mitée jusqu’à ne quasiment plus exister de nos jours.

Le centre-ville est reconstruit suivant le plan de l’urbaniste en chef Jean-Baptiste Mathon, secondé par Maurice Piquemal[26] ; très conservateur et hygiéniste, ce plan puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, tout en respectant les formes géométriques dessinées par Vauban. Le centre-ville est débarrassé de ses remparts et voit le plateau sur lequel il se trouve aplani, ce qui coupe la ville des rives de la Penfeld (le vallon de la rue Louis Pasteur, ex-Grand-rue, est remblayé) ; par endroits, le plancher originel du centre-ville se situe à plusieurs dizaines de mètres au-dessous de l'actuel. Il s’organise autour deux lignes fortes : un axe majeur nord-sud, la rue de Siam, avec pour extrémité la place de la Liberté avec l’hôtel de ville (architecte : Maurice-Léon Génin) d’un côté et le pont de Recouvrance de l’autre ; et un axe mineur est-ouest bordé par nombre d’administrations publiques se terminant par le palais de Justice de Brest sur le cours Dajot en passant par l’immeuble de la banque de France et la place Wilson (ancien champ de bataille). En leurs intersections devait se trouver un forum que la librairie Dialogues occupe depuis quelques années[27]. La place de la Liberté construite sur les anciens glacis a pour rôle de relier le cœur historique reconstruit de la ville avec ses faubourgs Saint-Martin ou l’Annexion en une espèce d’agora ; la place ne jouera ce rôle qu’après son réaménagement en 1996 par l’architecte Bernard Huet[28]. Le tissu urbain est aussi dédensifié par rapport à ce lui de l'avant-guerre.

La monotonie admise du style de la ville reconstruite contraste avec la diversité relative des façades (aucune n’est identique). Cette diversité architecturale de la ville vient du fait que les chefs d’îlot censés harmoniser la reconstruction étaient parfois propriétaires d’autres parcelles et ainsi s’arrangeaient entre eux[29]. La rigueur, le monumental et l’impression de répétition règne dans la ville où les corniches jouent un rôle unifiant à l’échelle des groupes d’immeubles d’angle. Loin des rues étroites l’ex-intra-muros, elles sont maintenant aérées et rectilignes.

Venant casser ce style haussmannien simplifié et miniature, il n’y a guère que les bâtiments d’État qui ont le droit à un pavement en granite ainsi que les immeubles monumentaux de la place de la Liberté et de l’avenue Georges-Clemenceau (architectes : Jean de Jeagher, Y. Francès et M. Philippe[30]), la nouvelle église Saint-Louis avec son parement de pierre de Logonna et l’immeuble Comœdia (architecte : M. Ouchacoff, sculpteur Jean-René Debarre[31]). De l’avant-guerre dans l’ex-intra-muros de la rive gauche, ne subsistent que quelques immeubles longeant le cours Dajot, un immeuble dans le bas de la rue du Château et l’ex-palais du commerce dans la rue d’Aiguillon.

La rive droite, aussi débarrassé de ses remparts, voit fusionner Recouvrance et la désormais ex-commune de Saint-Pierre-Quilbignon. Bien que la rive droite fût aussi lourdement touchée par la guerre et la Reconstruction, le tissu urbain ne fut pas entièrement renouvelé comme ce fut le cas pour le centre-ville rive gauche, où immeubles anciens, souvent insalubres au sortir de la guerre, jouxtent immeubles de la Reconstruction.

Période contemporaine et projets d’aménagements[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, les différentes équipes municipales brestoises tentèrent d'embellir la ville en faisant appel à des artistes contemporains de premier plan : les fontaines de Marta Pan (1988) en plein centre de la rue de Siam sont emblématiques de cette volonté. Ces fontaines en granit noir d'Afrique du Sud - dont le coût et le résultat avaient défrayé la chronique à l'époque -, Marta Pan les nommait Lacs ; elles devaient être le prélude à une tentative - finalement avortée - de remodeler l'ensemble de la rue de Siam en une sorte de parcours d'eau : il devait prendre sa « source » place de la Liberté, se continuer dans la partie existante, et se terminer en delta, dans la partie basse de la rue. Un changement de majorité municipale eut raison de ce projet. À noter que Bernard Huet reprit en partie l'idée du parcours d'eau, ainsi que celle de fosse, lorsqu'il rénova l'ensemble place de la Liberté et Square Mathon(1999).

En ce qui concerne les nouvelles constructions, on peut citer le bâtiment très ajouré de la librairie Dialogues (architectes : R. Le Berre, Y. Hénaff, Ch. Olphe-Gaillard[32]), la salle de spectacle Quartz située dans ce qui devait être la « zone verte » du plan Mathon (remanié par Pierre Henri Argouarch en 2008[33]), La faculté des Lettres et Sciences sociales (1994, architecte : Massimiliano Fuksas), et plus récemment, la salle des musiques actuelles la Carène (architecte : Jacques Ripault) rappelant le Style international sur le port de commerce, et le cinéma multiplexe Liberté (architecte : Pierre Chican) reconnaissable par son placage rouille.

Le centre ville de Brest vient de connaître son plus profond remaniement depuis la reconstruction de la ville et la rénovation de la place de la Liberté, avec l'arrivée du tramway, en service depuis juin 2012 : la rue de Siam est devenue piétonne ce qui profite aussi aux rues adjacentes ; c'est surtout la partie basse de la rue de Siam qui a vu son aspect le plus transformé avec le réaménagement de la place des Français Libres. La rue Jean-Jaurès est désormais à sens unique, ce qui a notablement réduit le trafic. Le pont de Recouvrance a reçu un nouveau tablier aux formes plus arrondies ; enfin, la rue commerçante de Recouvrance, la rue de la Porte, est complètement rénovée. Les travaux ont débuté en août 2009 et sont en cours d’achèvement.

Autres projets[34] :

  • Création du quartier de centre-ville des Capucins (sur 15 hectares), sur le plateau du même nom, rétrocédé par la Marine nationale. Les ateliers du plateau des Capucins accueilleront, entre autres, L'école des beaux-arts de Brest, actuellement en centre-ville. Il fut aussi question d'une passerelle enjambant la Penfeld, reliant le nouveau quartier au centre-ville, mais le choix de la municipalité semble se tourner désormais vers projet de liaison par câble, actuellement à l'étude. Le quartier neuf sera en contre-haut des ateliers, et il sera desservi par le tramway. Le projet a été confié à l'architecte Bruno Fortier[35]. Fin théorique des travaux : 2020.
  • Rénovation des halles Saint-Louis, avec la destruction des actuelles halles et construction d'un nouveau bâtiment en style contemporain comportant les halles proprement dites, et un centre commercial. La gestion du site a été confiée à la Compagnie de Phalsbourg, alors qu'elle était municipale jusque-là. Début retardé des travaux, automne 2012, et ouverture, printemps 2015. La place Saint-Louis devrait aussi devenir piétonne.
  • Rénovation et réouverture du Comœdia.
  • Projet de stade (non confirmé)
  • Projet d'un zénith (non confirmé)

Logement[modifier | modifier le code]

Haut de la rue de Siam en 2014

Le nombre total de logements dans la commune est de 76 941[36]. Parmi ces logements, 91,7 % sont des résidences principales, 1,4 % sont des résidences secondaires et 6,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 25,1 % des maisons individuelles, 72,1 % sont des appartements et enfin seulement 2,8 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 43,2 %[36]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 54,1 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[36]. On peut noter également que 2,7 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 10,7 % sont des studios, 16,3 % sont des logements de deux pièces, 24,1 % en ont trois, 24,7 % des logements disposent de quatre pièces, et 24,2 % des logements ont cinq pièces ou plus[36].

Les espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le vallon du Stang-Alar[37] abrite, outre un espace vert remarquable par ses espèces exotiques en raison du climat d'abri dont il bénéficie en raison de son encaissement, le Conservatoire botanique national de Brest[38].
  • Les rives de Penfeld offrent d'agréables promenades sur les deux rives de ce fleuve côtier, véritable coulée verte en plein tissu urbain[39]
  • Le jardin des Explorateurs, appelé ainsi car il commémore les marins explorateurs partis de Brest, offre de plus une vue imprenable sur le port et le château, ainsi que sur la rade de Brest[40].
  • Le jardin de l'Académie, tout près du château, domine le port de commerce de Brest[41]
  • Le parc d'Éole[42]
  • Des jardins publics plus traditionnels comme ceux de Lambézellec, Saint-Marc et Kérinou, le jardin Kennedy (près de la gare), le square Mathon (en plein centre-ville), le jardin Anne-Marie Rosenbaum, etc.
  • Des espaces boisés : bois de Dour-Braz, bois de la brasserie (à Lambézellec), bois de l'Arch'antel (à Saint-Pierre-Quilbignon) et surtout le bois de Keroual[43], tout près de Brest, même s'il est situé sur le territoire de la commune de Guilers. La vallée du Costour, en fait située sur le territoire des communes de Guipavas et du Relecq-Kerhuon est aussi toute proche de Brest.
  • Le fort du Questel[44] : outre le fort lui-même, qui a été réhabilité et sécurisé pour en permettre la visite et qui était un élément important du système de défense de Brest, ce site de 6 hectares permet de nombreuses promenades dans un site naturel en partie boisé, qui descend jusqu'aux rives de la Penfeld et de son affluent l'Allégoet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Brest et Chronologie de Brest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, elle s'appelait en latin Bresta super Caprellam, c'est-à-dire en français Brest-sur-Chevrette ; la Chevrette désignant la Penfeld[45]. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l'origine de son nom. Pour certains[Qui ?], son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Pour d'autres[Qui ?], dans son nom, qui n'est pas directement traduisible en français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie bretonne sous les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie « mamelon, colline, mont »[46]. Il trouve également ses racines en gaulois dans le mot brista signifiant combat en français et dit brezel en breton, signifiant guerre.

Une étymologie populaire fait dériver Brest du nom d'un roi Bristok ou Bristocus du Ve siècle[47] mentionné dans la vie de saint Rioc, à moins que ce nom ne dérive d'une forme archaïque du nom de la ville[48].

En français, Brest se prononce [bʁɛst ], en breton [brest ] et en gallo [Bresst].

Héraldique et vexillologie[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne
Commentaires : Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, et que figurent sur la moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises[49].
Elles sont identiques à celles de la ville de Bourg-la-Reine.

Premier port du duché, la ville de Brest a arboré, durant les temps qu'elle n'était plus anglaise, plusieurs brisures de l'enseigne navale de celui ci, la Croazuff, avant d'adopter, dans les suites de l'Union de la Bretagne et de la France, l'actuel drapeau:

De la préhistoire à 1900, voir l'article détaillé Histoire de Brest

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de guerre vers 1912 (photographie autochrome de Jules Gervais-Courtellemont)

Un foyer de francophonie[modifier | modifier le code]

La présence de la Royale explique que très tôt, Brest a été un îlot de francophonie dans un monde bretonnant, comme en témoigne par exemple une enquête de 1902 : Brest est alors l'une des trois seules communes du Finistère, avec ses voisines Saint-Pierre-Quilbignon et Le Relecq-Kerhuon où l'enseignement du catéchisme est donné exclusivement en français, alors que dans 169 communes du département il est donné en breton et en français, que dans 123 autres communes le catéchisme est donné en breton alors que les élèves savent le français et que dans une seule commune (Guengat) les instituteurs déclarent que les élèves sont incapables de comprendre le français[50].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914 des troupes composées de soldats bretons ont combattu sur le sol belge et notamment dans la commune de Maissin en province du Luxembourg et depuis lors deux voiries communales commémorent ce lien. Elle s'appellent rue de Brest et rue du 19e régiment d'infanterie de Brest. Au cimetière franco-allemand de Maissin figure un calvaire breton du XVIe siècle transféré depuis Le Tréhou.

Navires américains à Brest lors de l'arrivée à Brest du président Wilson en 1919

« Brest vit débarquer sur ses quais tour à tour les troupes russes, portugaises, américaines. De mai à octobre 1918, des centaines de milliers de soldats américains débarquèrent à Brest. Le plus grand steamer du monde, le Léviathan, desservait uniquement Brest, et il amenait à chaque voyage 10 000 hommes. Des camps étaient établis un peu partout autour de Brest pour loger tous ces soldats en attendant leur transfert vers le front. Le camp de Pontanézen contenait à lui seul 110 000 hommes : c'était une véritable ville à côté de la ville. [...]. Depuis l'entrée en guerre des États-Unis jusqu'à l'armistice, la rade de Brest reçut 105 transports de troupes et 784 110 hommes. [...] Le chiffre des ouvriers de l'arsenal restait toujours voisin de 6 000[51]. »

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'activité du port fut grande aussi en 1919-1920, au moment du réembarquement des troupes américaines. La vente des stocks américains fin 1919 et courant 1920 attira à Brest une foule de spéculateurs guettant l'aubaine d'achats à bas prix. Brest devient à cette époque une forteresse ouvrière et syndicale : les manifestations et grèves y sont nombreuses et de véritables émeutes éclatent, comme celle du 7 août 1935[52], qui provoque le décès d'un ouvrier de l'arsenal et une vingtaine de blessés[53].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. À l'annonce de l'arrivée des Allemands, les marines de guerre et de commerce françaises évacuent rapidement le port, détruisent les installations et mettent hors de service les ponts et plusieurs bâtiments dont quatre sous-marins en réparation. Les Allemands construisent alors, à Laninon, une base sous-marine. C'est à Brest qu'eut lieu, de la part d'un groupe de jeunes militants trotskistes, une des rares tentatives de recruter et d'organiser des soldats allemands antinazis[54]. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à l'occupation de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines, après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts collatéraux sont alors immenses.

Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :

Port de Brest, août 1944
« 

(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

 »

Entre 1940 et 1944, Brest est la cible de 165 bombardements et 480 alertes, qui firent 965 morts et 740 blessés graves. Une soixantaine de Brestois furent fusillés par les Allemands et 146 furent déportés. L'abri Sadi-Carnot, creusé en plein centre-ville de Brest en 1941-1942 servait de refuge aux 2 000 Brestois restés dans la cité, ainsi qu'aux troupes allemandes d'occupation. L'explosion accidentelle survenue dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944 provoqua la mort de 371 Français (dont celle de Victor Eusen, président de la délégation spéciale chargée d'administrer Brest entre 1942 et 1944) et de 500 à 600 soldats allemands.

Article détaillé : Explosion de l'abri Sadi-Carnot.

De nombreux brestois participèrent à des actions de résistance ; parmi eux, le "groupe Élie" dont 11 membres brestois[55] furent condamnés à mort le 22 novembre 1941 et fusillés au Mont-Valérien le 10 décembre 1941[56]. Dix-neuf brestois[57] sont fusillés le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, après avoir été condamnés à mort le 28 août 1943 « pour actes de sabotage et de terrorisme contre les troupes d'occupation allemandes »[58]. De nombreux autres méritent d'être cités, comme Mathieu Donnart ou Charles Jourde[59]. De nombreux résistants furent fusillés à Brest, par exemple les 18 résistants de Saint-Pol-de-Léon membres du réseau Centurie, fusillés le 6 juillet 1944 et dont les restes n'ont été retrouvés qu'en 1962 sur le plateau du Bouguen[60] ou Yves Hily, Gaston Viaron et Julien Kervella, fusillés au fort du Bouguen le 10 juin 1944[61], Marcel Cousquer, Alfred Jameau, Jean-Pierre Gourlaouen, tous trois FTPF, fusillés par les Allemands le 18 août 1944 rue Coat-ar-Guéven[58].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Brest est assiégée par les 2e, 8e et 29e divisions d’infanterie US[62], membres du 8e corps d'armée commandé par le général Troy Middleton de la IIIe armée américaine ; la ville est libérée le 18 septembre 1944 après 45 jours de siège du 7 août 1944 au 18 septembre 1944. Pendant le siège, la ville reçut 30 000 bombes et 100 000 obus ; environ 10 000 militaires alliés ou allemands y laissèrent leur vie. Sur les 16 500 immeubles existant avant-guerre, seuls 200 étaient encore debout, dont quatre seulement dans le centre-ville. L'hebdomadaire Le Courrier du Finistère a publié des témoignages de Brestois ayant subi ces bombardements[63].

Article détaillé : Bataille de Brest.

La formation du Grand Brest et la Reconstruction[modifier | modifier le code]

Brest s'était agrandie une première fois en 1681 (annexion de Recouvrance au détriment de la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon) et à nouveau en 1861 au détriment de la commune de Lambézellec (annexion du quartier dénommé ensuite l'Annexion allant de l'actuelle place de la Liberté à l'Octroi, incluant entre autres le quartier de Saint-Martin). L'expression locale Brest même, utilisée par les anciens Brestois, désigne Brest dans ses limites traditionnelles d'avant ces annexions, par opposition aux quartiers certes désormais brestois depuis ces annexions, mais qui faisaient partie antérieurement des communes précitées.

Mais c'est en 1944 (arrêté du 3 octobre 1944 pris par Victor Le Gorgeu, alors commissaire régional de la République), que la commune de Brest s'agrandit de façon importante, quand commença sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants, réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment), rentrent alors reconstruire, sur les décombres du vieux Brest, une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon. Brest est alors devenu une ville de conception urbaine moderne, s'opposant au Brest d'avant-guerre, où des quartiers insalubres existaient. Alors que la vieille ville était très vallonnée, la ville nouvelle, débarrassée de ses remparts, est aplanie et ouverte. Le centre-ville du nouveau Brest se présente donc sur un plateau, qui par endroits est à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol originel. À l'inverse de villes reconstruites dans l'esprit d'avant-guerre comme Saint-Malo, à Brest n'a pas été visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant-guerre. Le plan Mathon, bien vite adopté, est fondamentalement conservateur, d'un point de vue urbanistique, et n'eut pas la complexité de celui d'Auguste Perret au Havre[27]. Du vieux Brest, seuls le château, la tour Tanguy, des parties de Recouvrance, ainsi que les faubourgs, ont résisté aux bombes américaines et à la Reconstruction.

Le 28 juillet 1947, l'explosion de l'Ocean Liberty[64], un Liberty ship chargé de 3 000 tonnes d'ammonitrates (un engrais très explosif), échoué sur le banc de Saint-Marc, provoque 26 morts, une centaine de blessés graves et des dégâts considérables dans toute la ville, l'effet de souffle ayant été très important. « La baraque-hôtel située en bordure de l'avenue Amiral Réveillère a été entièrement brûlée […] L'hôpital Ponchelet a été entièrement dévasté […]. Le plafond du cinéma Éden s'est effondré. […] Les rues sont jonchées de débris de verre » écrit le journal Ouest-France[65]. Pendant cette période de Reconstruction, on construisit également des baraques en bois pour les sans-abri. Le Grossherzogin Elisabeth, un trois-mâts école allemand rebaptisé Duchesse Anne, sert de logement militaire à partir de 1949[66].

La seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la Reconstruction, pour une augmentation de salaire. À la suite d'une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1 000 à 2 000 ouvriers, des responsables du parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes[67].

Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture, occupe rue Parmentier l'aile gauche du bâtiment départemental dominant le cours Dajot, construit après la dernière guerre par l'entreprise Marc, l'aile droite hébergeant à l'origine la chambre de commerce et d'industrie de Brest, transférée dans les années 1980 à proximité de la gare SNCF, sur l'ancien parking de la gare routière. Désormais cette aile droite de l'ensemble immobilier sous-préfecture-CCI a été récupérée par les services du conseil général. La sous-préfecture a été agrandie dans les années 1990 par un appendice de style résolument moderne, dédié à l'accueil du public.

La préfecture maritime de l'Atlantique se trouve dans le château de Brest.

La ville possède un tribunal de grande instance dont les bâtiments se situent rue Saint-Yves. Dans le cadre de la réforme des tribunaux, le TGI de Brest se voit doté d'un pôle d'instruction chargé de cette fonction pour l'ensemble du département. Le conseil de prud'hommes ainsi que la Banque de France se situe rue du Château.

Par exception à la règle d'implantation des services départementaux de l'État dans la ville chef-lieu, la trésorerie générale du Finistère a son siège à Brest, square Marc-Sangnier.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Brest, place de la Liberté

La mairie principale de Brest se situe à l'hôtel de ville, place de la Liberté.

Depuis 1973, Brest forme avec sept communes voisines une communauté urbaine, la Communauté Urbaine de Brest (CUB), rebaptisée Brest métropole océane le 8 novembre 2005.

Le conseil municipal est composé de 55 conseillers, dont le maire et les 21 adjoints. Quarante-quatre des conseillers appartiennent à la majorité municipale PS et 11 représentent l’opposition dont 8 UMP, 1 MPF et 3 indépendants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs

Période Identité Parti Qualité
2001 en cours François Cuillandre PS Maire, député du Finistère, président de Brest Métropole Océane
1989 2001 Pierre Maille PS professeur, maire, conseiller général du Finistère
1985 1989 Georges Kerbrat RPR médecin hospitalier, maire
1983 1985 Jacques Berthelot RPR professeur, maire
1982 1983 Pierre Maille PS professeur, maire, conseiller général du Finistère
1977 1982 Francis Le Blé PS chef de travaux de la Marine, maire, conseiller général, président de la Communauté urbaine de Brest
1973 1977 Eugène Berest UDF professeur de Lettres au lycée de Brest, député, maire
1959 1973 Georges Lombard IPAS avocat, maire, député du Finistère, sénateur, conseiller régional
Source : les archives municipales - Voir la liste complète des maires de Brest

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le Pilier Rouge, angle des rues Jean Jaurès et Maria-Chapdelaine.

La ville de Brest est divisée en sept grands quartiers possédant chacun une mairie et un maire délégué[68] :

  • Bellevue - Jacqueline Héré, 20 489 habitants (Bellevue, Le Bergot, Bouguen, Kerbernier, Kergoat, Kerhallet, Lanrédec, Quizac) ;
  • Brest-centre - Réza Salami, 27 649 habitants (Kergonan, Pilier Rouge, Saint-Louis, Saint-Martin, Saint-Michel, Sanquer, Bas de Siam, Tour d'Auvergne) ;
  • Europe - Hosny Trabelsi, 18 545 habitants (Le Dourjacq, Kergaradec/l'Hermitage, Kerbernard/Pen-ar-Creac'h, Kergonan, Ménez-Paul, Pontanézen) ;
  • Lambézellec - Isabelle Le Glas, 24 008 habitants (Bonne Nouvelle, Kerédern, Kerellé, Kerinou, Kervao, Lambézellec, Loscoat, Pen-ar-C'hleuz, Le Restic, Treornou/Croix Rouge) ;
  • Quatre Moulins - Jacques Quillien, 26 461 habitants (Le Carpon, Kerangoff, Kerbonne, Le Landais, Mesdoun, Plateau des Capucins, Prat-Lédan, Les-Quatre-Moulins, Quéliverzan, Recouvrance) ;
  • Saint-Marc - Nathalie Chaline, 22 715 habitants (Le Bot/Pont Neuf, Forestou, Le Guelmeur, Kerangall/Kerampéré, Keruscun, Moulin-Blanc, Petit-Paris, Port de Commerce, Poul-Ar-Bachet, Saint-Marc, Sébastopol) ;
  • Saint-Pierre - Patricia Salaün-Kerhornou, 14 034 habitants (Cavale Blanche, Keranroux, Kerargaouyat/Le Cruguel, Kerourien, Larc'hantel/Sainte-Anne, Maison-Blanche/Le Portzic, Pouléder/Kernabat, Saint-Pierre, Valy-Hir).

Cantons[modifier | modifier le code]

Brest est divisée en dix cantons[69] (voir aussi cantons du Finistère) :

Canton Conseiller général Code cantonal Population
canton de Brest-Plouzané Chantal Simon Guillou 29 03 16 170
canton de Brest-Recouvrance Marie Gueye 29 04 16 521
canton de Brest-Centre Réza Salami 29 05 21 285
canton de Brest-Cavale-Blanche-Bohars-Guilers Pascale Mahé 29 44 16 780
canton de Brest-Bellevue Jean-Luc Polard 29 45 20 287
canton de Brest-L'Hermitage-Gouesnou Dominique Jaffrédou 29 46 15 478
canton de Brest-Lambézellec Franck Respriget 29 47 17 928
canton de Brest-Kerichen Rébecca Fagot-Oukkache 29 50 18 921
canton de Brest-Saint-Marc Marc Labbey 29 53 22 383
canton de Brest-Saint-Pierre Pierre Maille 29 54 14 909

Depuis mars 2008, tous les cantons brestois ont un conseiller général PS ou divers gauche.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Brest est jumelée avec dix villes[70] :

Protocole d'amitié :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Brest est la plus grande ville de l’ouest breton, avec une population de 156 217 habitants en 1999, ce qui place Brest au 17e rang des villes françaises à cette date.

Le chiffre de 1936 inclut les communes voisines de Lambézellec (19 227 habitants), Saint-Pierre-Quilbignon (5 898 habitants) et Saint-Marc (14 233 habitants) qui seront intégrées dans le Grand Brest en 1945.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Brest classés par date de recensement de 1793 à 2010.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
24 180 25 865 22 130 26 361 29 860 29 773 48 225 55 820 61 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
54 665 67 833 79 847 66 270 66 828 69 110 70 778 75 854 74 538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
84 284 85 294 90 540 73 960 67 861 69 841 79 342 74 991 110 713
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
136 104 154 023 166 826 156 060 147 956 149 634 144 548 140 547 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2004[72].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 16 juin 2006, et signée le 11 juillet 2006[73].

Signalisation bilingue français/breton d'une salle communale

À la rentrée 2013, 442 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues (soit 3% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [74].

Le parler tizef[modifier | modifier le code]

Contrairement à Recouvrance, Brest même a longtemps été une île francophone dans un océan bretonnant. Le français parlé à Brest jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et même quelques décennies plus tard, a donc acquis des caractéristiques originales qui rendaient les Brestois facilement reconnaissables quand ils se déplaçaient.

Parmi ces caractéristiques on peut relever :

  • des archaïsmes (par exemple espérer pour attendre),
  • les termes bretons courants (par exemple du reuz pour du bruit) qui sont aussi passés dans le français parlé dans toute la Bretagne,
  • des termes bretons plus rares dont l'origine n'est pas toujours comprise par les locuteurs (par exemple pondalez pour palier qui est orthographié « pont d'allée » par Anne Selle dans Brume sur le grand pont),
  • des bretonnismes lexicaux (par exemple envoyer avec soi pour emporter ou emmener),
  • des bretonnismes syntaxiques (comme la forme Objet-Sujet-Verbe : Brestois que je suis)
  • des termes maritimes utilisés dans un contexte proche de celui d'origine (par exemple amarrer, baille, carrée…)
  • des termes maritimes détournés (par exemple décapeler pour se déshabiller),
  • une phonétique originale (pas de e ouvert, pas de o fermé, diphtongues avalées…) qui fait entendre bréçâdbrésmeum pour « Brestois de Brest même »,
  • un débit apparemment un peu traînant mais qui ne fait que compenser les nombreux phonèmes avalés,
  • un accent tonique plus marqué que le français standard mais moins que le breton,
  • une intonation assez marquée.

Parmi les « brestismes », il faut retenir ti-zef qui désigne un habitant natif de « Brest même » (intra-muros, rive gauche) et Yannick qui désigne un habitant de Recouvrance (Brest intra-muros, rive droite).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Brest relève de l'académie de Rennes. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

À l’unanimité de ses élus, le conseil municipal de Brest s’est engagé, le 5 octobre 2007, à proposer une initiation à la langue et la culture bretonnes dans toutes les écoles primaires publiques[75].

Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires de la commune :

Recherche et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le parvis de la fac de Lettres et des Sciences humaines de l'Université de Bretagne occidentale (UBO).

Principal pôle économique de la pointe Bretagne, Brest et son pays dispose de nombreux établissements supérieurs et de recherche :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête internationale de la mer, des bateaux et des marins[modifier | modifier le code]

Voilier et feux d'artifices lors des Tonnerres de Brest

Tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Le clou de la fête est la grande régate pendant laquelle l'ensemble de la flotte navigue de Brest à Douarnenez où se prolonge la fête, en longeant la côte rocheuse et découpée de la pointe bretonne, et passant pour beaucoup entre les Tas de Pois.

Brest 1992 en fut la première édition. L'ouverture de la Penfeld aux civils constitua une attraction qui explique en partie le succès inattendu de la fête, avec près d'un million de visiteurs. Le moment fort de la fête fut sans conteste la mise à l'eau, le 14 juillet, d'une goélette, réplique d'un aviso du début du XIXe siècle. Baptisée La Recouvrance, du nom du plus célèbre quartier de Brest, elle porte haut les couleurs de la ville. Depuis cette époque elle propose des croisières, est présente à chaque fête et peut souvent être admirée dans le port de Brest, au quai Malbert.

Brest 2004 accueille près de 2 000 voiliers traditionnels venant de vingt nations différentes. Cette fête apporte des nouveautés majeures, comme des jangadas (bateaux brésiliens) et des bateaux vikings, des yoddlers. Pour sa sixième édition, la fête s'appelle Les Tonnerres de Brest 2012[76].

Festivals[modifier | modifier le code]

Tous les jeudis soirs d'été depuis 1988, la ville organise les Jeudis du Port, soirées de concerts gratuits et d'arts de la rue sur les quais du port de commerce, qui font rimer qualité artistique et succès populaire[77].

Tous les ans au mois d'avril, la Kevrenn Brest Sant-Mark lance le Printemps des sonneurs, qui permet à dix à vingt bagadoù de présenter au public leur répertoire de la saison à venir, après un défilé des différents bagadoù. Il se termine par un « triomphe » où les quelques centaines de musiciens jouent ensemble sur les marches de la mairie, place de la Liberté. Cette fête a pour origine le cinquantième anniversaire de la Kevrenn Brest Sant-Mark qui avait été créée pour récolter des fonds pour aider les victimes de l'explosion de l'Ocean Liberty en 1947. Brest avait déjà organisé de 1953 à 1970 le Festival des cornemuses, qui a inspiré en 1972 le Festival interceltique de Lorient.

Le Festival Européen du film court a lieu en novembre. Il est organisé par l’association Côte Ouest.

Le festival de musique électronique Astropolis, se déroule à Brest et au Manoir de Keroual, à Guilers, traditionnellement au début du mois d'août ou au début de juillet, comme en 2013. Il prend différentes formes et propose de nombreuses activités liées à la musique électroniques, gratuites ou payantes et s'adressant à tous les publics. Ce festival se décline sous plusieurs formes, entre soutien et partenariats d'événements ou encore sa version Astropolis Hiver au mois de janvier

D'autres festivals ont également vu le jour dans la ville comme celui du conte (en novembre), le festival de la radio et de l'écoute à Brest (en décembre, organisé par l’association Longueur d’onde), le festival international de théâtre d'improvisation Subito (en mars-avril, organisé par la cie Impro Infini), et enfin le Festival intergalactique de l’image alternative (en octobre, organisé par Canal Ti Zef).

Chaque week end de l'Ascension, La Foire aux Croûtes accueille sur la place Guérin environ 200 artistes peintres, néophytes ou confirmés, en leur permettant d'exposer leurs œuvres, sous chapiteau et à l'extérieur. Durant trois jours, cette manifestation, complétée par des animations de rue et divers spectacles, permet la découverte et l'expression de nouveaux talents.

Santé[modifier | modifier le code]

Le programme Nidcap consacré à la prise en charge des prématurés a été mis en place à l'hôpital Morvan par le docteur Jacques Sizun en 1994. Ce programme a été développé par Als Heidelise à la Harvard Medical School.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Brest.

La ville propose au public un équipement varié et de nombreux clubs et évènements sportifs.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Journaux et magazines
  • Radios
    • Radio Neptune[78] : radio privée associative à Brest
    • Fréquence Mutine[79] : radio associative depuis 1982
    • Radio U[80] : la plus jeune des radios associatives locales brestoises existe depuis 2001
    • RCF Rivages[81] : la radio diocésaine de Quimper et Léon depuis 1992
    • France Bleu Breizh Izel Radio de proximité et de services
  • Télévisions
    • Canal Ti Zef[82]: la télé différente
    • Télévision générale brestoise, TGB fabrique de la TV, à Brest et autour, en asso et sans but lucratif
    • TV Résidences, association qui produit le magazine Chemins de traverse diffusé sur Tébéo
    • Tébéo, Télévision Bretagne Ouest

Vie associative des quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Brest dispose de :

  • 8 maisons pour tous
  • 9 patronages laïques
  • 6 centres sociaux

et des associations thématiques telles que le GPAS, le CAP/CSF, le Bureau Information Jeunesse, l'Office des Retraités Brestois, Brest à pied et à vélo (Bapav), etc.

Ces associations sont animées et gérées par des bénévoles. Elles sont souvent affiliées à une fédération d'éducation populaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Malgré son image de ville industrielle dont l'activité dépend en grande partie des commandes militaires, le tertiaire représente 75 % de l'activité dans le bassin de Brest[83]. Cette tendance à la tertiarisation se poursuit encore, ce qui permet le maintien des effectifs salariés, malgré le déclin industriel[84]. Brest accueille ainsi le siège et de nombreuses filiales du groupe bancaire Arkéa, des hôtels B&B, du groupe Eurodif, de la marque de surfwear Kanabeach… Neuvième port de commerce français en comptant la réparation navale civile, la ville évolue vers les métiers de recherche et de conception, mais reste résolument attachée à la mer. Elle revendique ainsi la place de premier pôle européen pour les sciences et techniques liées à la mer : 60 % de la recherche française dans le domaine maritime est basée à Brest[85].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'Arsenal de Brest[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Liste des principaux employeurs dans le pays de Brest avec le nombre de salariés (chiffre 2008 ou 2009)[86],[87]:

Avec près de 18000 emplois le secteur de la défense est le premier employeur de la ville et de la région :

Les autres principaux employeurs sont :

Institutions économiques[modifier | modifier le code]

Chambre de commerce et d'industrie de Brest[modifier | modifier le code]

Brest est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest, qui gère des infrastructures de réparation navale civile, l'aéroport de Brest Bretagne, ainsi que le port de commerce de Brest, le port de pêche de Brest, le port de Camaret, le port de Landerneau, le port de Lanildut, le port de l'Aber-Wrac'h.

Pôles de compétitivité[modifier | modifier le code]

Brest est représentée dans trois pôles de compétitivité labellisés par l'État en 2005[88] :

Technopôle Brest Iroise[modifier | modifier le code]

Le Technopôle Brest Iroise[92] regroupe 4 600 personnes et fédère les mondes de l’entreprise, de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus particulièrement dans les domaines des sciences et technologies de la mer, des sciences et technologies de l’information et de la communication ainsi que les sciences du vivant (agro-alimentaire – santé – biotechnologie).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Sites maritimes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin-Blanc.
  • L'arsenal de Brest.
  • La route de la Corniche et le jardin des Explorateurs offrent des points de vue sur l'arsenal de Brest.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Article connexe : Urbanisme.

Lieu de promenade ou de détente, le vallon du Stang-Alar abrite l'un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde. Son rôle est non seulement d'assurer la conservation des plantes menacées d'extinction, mais aussi, après étude et culture, de tenter une réintroduction en milieu naturel. Le jardin de 22 ha est un très beau parc paysager où alternent les plantes ornementales courantes (magnifiques magnolias et nombreux camélias) et des espèces menacées. Les serres de 1 000 mètres carrés, dans lesquelles 95 % des espèces présentées sont des plantes menacées de disparition dans la nature, se répartissent en milieux exotiques très différents : l'étage montagnard tropical, les îles subtropicales (à remarquer le géranium de Madère dont la floraison est spectaculaire), les zones tropicales sèches (le ruizia cordata, petit arbre endémique de l'île de La Réunion) et les forêts tropicales humides.

La ville a été récompensée par quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[93].

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Situé à l'est du port de commerce, en bordure du port de plaisance du Moulin Blanc, Océanopolis se présente comme un vaste bâtiment aux allures de crabe géant. Centre de culture scientifique et technique de la mer, vitrine de toutes les activités liées à l'océanographie, Océanopolis se veut être un « lieu vivant », point de rencontre entre les chercheurs, les professionnels, les industriels et le grand public. Devant la richesse et la diversité des sujets ayant trait à la mer, Océanopolis améliore et renouvelle souvent ses expositions.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Louis est un monument de style moderne érigé pendant la reconstruction de Brest entre 1953 et 1958, après la Seconde Guerre mondiale sur les ruines de l'ancienne église Saint-Louis, construite entre 1686 et 1785. Bien que l’édifice reste controversé, la nouvelle église Saint-Louis est un bâtiment dont la conception fit preuve de volonté architecturale et de novation.

L'église Saint-Sauveur de Recouvrance, dessinée par Frézier, est la plus vieille église paroissiale de Brest, datant du 1750[94].

L’église Saint-Martin fut construite entre 1865 et 1877 dans un style néoroman et néogothique. Le quartier l’Annexion prendra le nom de Saint-Martin par la suite[95].

L'église Sainte-Thérèse a été construite à la fin des années 1950, dans le quartier neuf du Landais. Elle a été construite par les architectes L. Freyssinet et Jean Marzin de Brest[96]. Elle a la particularité d'être circulaire. Les vitraux sont d'André Bouler et datent de 1959.

L'église Saint-Luc construite en 1965 sur des plans de Pierre Pinsard, dans le quartier Montaigne-Kérichen. Les quatre cloches proviennent d'Oran[97].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Le réseau des bibliothèques municipales de Brest[98] est constitué de dix succursales réparties dans les différents quartiers de Brest. La bibliothèque centrale (ou bibliothèque d’étude), située au 22 rue Traverse, abrite d’importantes collections encyclopédiques de niveau universitaire (200 000 ouvrages) ainsi que 40 000 volumes patrimoniaux : ouvrages anciens, manuscrits, cartes et plans, fonds spéciaux (1 500 ouvrages et périodiques du XVe siècle à nos jours sur les échecs, fonds mer, fonds breton, fonds nobiliaire). Depuis 1968, la bibliothèque municipale de Brest est inscrite sur la liste des bibliothèques classées. La bibliothèque municipale est par ailleurs membre du pôle associé mer à la Bibliothèque nationale de France, qui réunit le Service historique de la Défense, Ifremer et l'Université de Bretagne occidentale.

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée de la Marine de Brest, établissement décentralisé du Musée national de la Marine, abrite une collection de maquettes de navires, tableaux, sculptures. Il se trouve dans le château.

Le musée de la tour Tanguy est un musée municipal gratuit présentant divers documents historiques et maquettes reconstituant le vieux Brest d’avant 1939.

Le musée des beaux-arts se veut un point d’ancrage dans la ville nouvelle : un lieu où retrouver, à travers l’expression artistique, une mémoire ailleurs effacée. C’est pourquoi on privilégia d’emblée l’acquisition de peinture européenne depuis la fin du XVIe siècle jusqu’à nos jours.

Le musée mémorial fort Montbarey raconte l’histoire du Finistère pendant la Seconde Guerre mondiale et sa libération.

Le centre d'art Passerelle se donne pour objectif de promouvoir la création plastique contemporaine en favorisant les échanges avec d’autres formes d’expression artistique (manifestations à caractère événementiel, impromptus poétiques, chorégraphiques et musicaux).

Océanopolis est un parc de découverte des océans. Il comporte trois pavillons : tempéré, polaire et tropical ; et associe à un contenu scientifique des mises en scène impressionnantes, ses 42 aquariums contenant outre quelque 3 700 m3 d’eau de mer, 10 000 animaux de 1 000 espèces différentes. Océanopolis possède la plus grande manchotière d'Europe

Le conservatoire botanique national, niché au cœur du vallon du Stang-Alar, est un espace unique de 40 hectares de réputation internationale. Il recueille, conserve et cultive les espèces rares en voie de disparition des îles du monde entier.

Panorama vu du pont de Recouvrance : la Penfeld avec sur sa rive gauche le château et sur sa rive droite la tour Tanguy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Note : Certains personnages correspondent à plusieurs catégories. Ils sont listés uniquement sous la première catégorie leur correspondant.

Artistes et écrivains[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Politiques et serviteurs de l'État[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Brest#Sportifs.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brest.fr - Brest perspectives
  2. Participation Brest
  3. Jacques Garreau Structure et relief de la région de Brest, Norois, 1980 p. 546
  4. a et b BRGM, Revue du BRGM pour une Terre Durable BRGM's journal for a sustainable Earth, no 9 ; avril 2009 - Voir chapitre : Les flux sédimentaires, témoins de l’évolution des reliefs des marges continentales (page 18 et suivantes)
  5. Les statistiques de Guipavas ne donnent qu'une idée approximative du climat de Brest, ainsi par exemple l’aéroport situé à 98 m d’altitude, reçoit 121 cm d’eau par an contre 79 dans la ville à quelques centaines de mètres de la mer et à une vingtaine de mètres d’altitude. (J. Kessler et A. Chambraud Météo de la France. Tous les climats localité par localité JC Lattès - 1990)
  6. Les records météorologiques en Finistère, à la station météo de Brest-Guipavas, Météo-France
  7. 105 mm de pluie sur Brest en 24 h
  8. Brest sous les eaux
  9. Relevé de Météo-France
  10. Record de pluie sur Brest
  11. 104 mm de pluie sur Brest en 1883
  12. Site officiel du projet de tramway
  13. Source : site officiel de l’aéroport de Brest Bretagne
  14. Alain Boulaire et René Le Bihan, Brest, Éditions Palantines, juin 2004, Eurografica, Vicenza Italie, (ISBN 2-911434-38-2), page 164
  15. Georges-Michel Thomas, Brest la Rouge, Brest, Éditions de la Cité,‎ 1962, 168 p.
  16. Wiki-Brest : Le quartier des Sept-Saints
  17. Alain Boulaire et René Le Bihan, Brest, Éditions Palantines, juin 2004, Eurografica, Vicenza Italie, (ISBN 2-911434-38-2), page 158
  18. Dictionnaire biographique de Coysevox
  19. « Notice no 3679 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  20. « Notice no 3681 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  21. « Notice no 3682 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  22. L'histoire de l'Hôtel Le Continental Groupe Oceania Hôtels
  23. Alain Boulaire et René Le Bihan, Brest, Éditions Palantines, juin 2004, Eurografica, Vicenza Italie, (ISBN 2-911434-38-2), pages 122 à 125
  24. Ville de Brest, Balade urbaine à Saint-Martin, pdf, 2007
  25. Saint-Martin : un nouvel élan (vidéo)
  26. Maurice Piquemal (1902-1995), inspecteur général des Ponts et Chaussées et directeur de la délégation départementale du MRU, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme créé en 1944
  27. a et b Alain Boulaire et René Le Bihan, Brest, Éditions Palantines, juin 2004, Eurografica, Vicenza Italie, (ISBN 2-911434-38-2), pages 154 à 168
  28. Archiguide Bernard Huet
  29. Brest il y a 50 ans : L’enthousiasme de la Reconstruction – L’Express du 31 juillet 2003
  30. Ville de Brest, Balade urbaine Centre-Siam, pdf, 2007
  31. Une nouvelle vie pour le Comœdia à Brest grâce au mécénat - Mécénat en Bretagne
  32. Daniel Le Couëdic, Carmen Popescu, Rachel Sattolo, Art public et projet urbain : Brest, 1970-2000, Rennes, PUR, 2008 (ISBN 974-2-7535-0537-7[à vérifier : isbn invalide]), page 98
  33. Site de Pierre Henri Argouarch
  34. Brest.fr : Projets de Brest Métropole Océane
  35. Plateau des Capucins : interview de Bruno Fortier
  36. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN - Brest
  37. Brest.fr - Le vallon du Stang-Alar
  38. Brest.fr - Le conservatoire botanique national de Brest
  39. Brest.fr - Les rives de Penfeld
  40. Brest.fr - Le jardin des explorateurs
  41. Brest.fr - Le jardin de l'Académie
  42. Brest.fr - Le parc d'Éole
  43. Brest.fr - Le bois de Keroual
  44. Brest.fr - Le fort du Questel
  45. Claude Sterckx, Gwenaël Leduc, Les fragments inédits de la vie de Saint Goëznou In: Annales de Bretagne, 1971, T. 78, no 2, p. 278. [1]
  46. En gallois on trouve l'équivalent /bryn/.
  47. Albert De Vleeshouwer Impressions de voyage (1913)
  48. Brest sur Encyclopédie Marikavel, Jean-Claude-Even
  49. Malte-Brun dans La France illustrée de 1882 donne un autre blason en parallèle à celui ci-dessus : D'azur à un navire d'or, au chef d'hermine
  50. Émile Combes, Campagne laïque (1902-1903), Gallica
  51. S. Castel, Brest, étude de géographie urbaine, Annales de Bretagne, 1932, Gallica
  52. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, Gallica
  53. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, Gallica
  54. André Calvès, J’ai essayé de comprendre, Mémoires : 1re partie : 1920-1950, mai 1993
  55. Louis Élie, né le 10 avril 1905 à Melleran (Deux-Sèvres) fut le fondateur de ce réseau de résistance et fut l'un des fusillés. Les autres fusillés furent Roger Grozeleau, Joseph Thoraval, Joseph Prigent, Roger Ogor, René Gourvennec, Albert Muller, François Quéméner, Louis Stéphan, Georges Bernard, Robert Busillet.
  56. http://aieux-bretons-et-normands.eklablog.com/bretons-du-groupe-elie-c24612728
  57. Parmi eux, Albert Abalain, Lucien Argouach, André Berger, Louis Departout, Yves Giloux, Henri Moreau, Albert Rannou, Albert Rolland, Joseph Ropars, Jean Teurroc
  58. a et b http://www.wiki-brest.net/index.php/Plaques_comm%C3%A9moratives_%C3%A0_Brest
  59. Membre des réseaux Ronsard-Marathon de la France combattante, arrêté le 9 juillet 1943, déporté, mort pour la France le 22 janvier 1945 au Camp de concentration de Flossenbürg
  60. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/stpoldeleon/reseau-de-resistants-hommage-a-la-cathedrale-05-07-2009-455937.php
  61. http://www.wiki-brest.net/index.php/Ploudalmezeau_le_24_avril_1944
  62. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 25
  63. Finistère Hebdo
  64. Wiki-Brest - L'Ocean Liberty vient de tuer
  65. Brest Maville.com
  66. Jean-Louis Molle, Le Trois-mâts carré Duchesse Anne, ex-voilier-école allemand Grossherzogin Elisabeth, Punch Éditions, mai 1999, p. 86 et 87 et Daniel Le Corre, Décadence et grandeur de la Duchesse Anne, in Chasse-Marée (revue), 1997, no 107, p. 47 et 48
  67. Cette histoire fait l’objet de la bande dessinée Un homme est mort d’Étienne Davodeau et Kris, qui a été inspirée par un film destiné à être diffusé sur les piquets de grève, dont la seule copie a été perdue.
  68. Site de la mairie
  69. « Cantons du Finistère », Insee (consulté le 01/07/2007)
  70. Site internet de la mairie
  71. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  72. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  73. Article de Sked à l'occasion de la signature de la charte Ya d'ar brezhoneg
  74. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  75. Cf. page 8 du compte rendu du conseil municipal du 5 octobre 2007
  76. Brest événements nautiques
  77. Les Jeudis du Port 2013 : 25 ans de passion !, brest.fr
  78. Radio Neptune
  79. Fréquence Mutine
  80. Radio U
  81. RCF Rivages
  82. Canal Ti Zef
  83. site Invest in Brest
  84. Chiffres CCI Brest
  85. Invest in Brest, BMO
  86. Situation de l’emploi et du marché du travail dans le Pays de Brest - octobre 2009
  87. La zone d'emploi de Brest
  88. Les pôles de compétitivité en France
  89. Pôle Mer Bretagne
  90. Pôle Images et Réseaux
  91. Pôle Valorial
  92. Technopôle Brest-Iroise
  93. Villes et Villages Fleuris
  94. Jean-Louis Auffret, Brest d'hier à demain, Éditions Cloître, mars 2002, Saint-Thonan France, (ISBN 2-910981-65-7), page 25
  95. Jean-Louis Auffret, Brest d'hier à demain, Éditions Cloître, mars 2002, Saint-Thonan France, (ISBN 2-910981-65-7), page 45
  96. René Couffon, Diocèse de Quimper et Léon Nouveau répertoire des Eglises et chapelles, édition 1988, p. 41
  97. René Couffon, Diocèse de Quimper et Léon, Nouveau répertoire des églises et chapelles, édition 1988, p. 38
  98. Réseau des bibliothèques municipales de Brest
  99. D'Henri Ansquer. Le vrai titre de cette complainte est À Recouvrance. Voir aussi Recouvrance

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages évoquant le « vieux Brest »[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La reconstruction de Brest[modifier | modifier le code]

  • Brest-en-baraques : Histoire d'une ville provisoire, 1945-1975 de Françoise Rouxel (1998)
  • Brest en reconstruction : Antimémoires d'une ville de Pierre Le Goïc (2001)
  • Un homme est mort de Kris et d'Étienne Davodeau (2006)