Montauban

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montauban (homonymie).
Montauban
La place Nationale.
La place Nationale.
Blason de Montauban
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Montauban
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de six cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Montauban
Maire
Mandat
Brigitte Barèges
2014-2020
Code postal 82000
Code commune 82121
Démographie
Gentilé Montalbanais
Population
municipale
56 536 hab. (2011)
Densité 418 hab./km2
Population
aire urbaine
102 325 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 05″ N 1° 21′ 21″ E / 44.018056, 1.355833 ()44° 01′ 05″ Nord 1° 21′ 21″ Est / 44.018056, 1.355833 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 207 m
Superficie 135,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte administrative du Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Montauban

Géolocalisation sur la carte : Tarn-et-Garonne

Voir sur la carte topographique du Tarn-et-Garonne
City locator 14.svg
Montauban

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montauban

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montauban
Liens
Site web montauban.com

Montauban est une commune française, chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Montauban est la commune la plus peuplée du Tarn-et-Garonne. Au dernier recensement de 2011, la commune comptait 56 536 habitants appelés les Montalbanais.

En 2010, l'unité urbaine comptait 73 104 habitants[1] et l'aire urbaine 102 325 habitants[2].

La commune est connue pour être le berceau de Jean-Auguste-Dominique Ingres, l'un des plus grands peintres du XIXe siècle, la ville est surnommée « la Cité d'Ingres » et du sculpteur Antoine Bourdelle, mais aussi pour l'épisode historique qui y eut lieu, « les 400 coups » lors du siège de la ville par Louis XIII en 1621.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montauban se situe à une cinquantaine de kilomètres au nord de Toulouse dans le département de Tarn-et-Garonne, à la confluence du Tescou et du Tarn, ainsi qu'à environ 80 km d'Agen (préfecture du Lot-et-Garonne), 76 km d'Albi (préfecture du Tarn) et à environ 60 km de Cahors (préfecture du Lot).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 13 517 hectares ; son altitude varie entre 72 et 207 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est reliée au canal de Garonne par un embranchement long de 12 km, le canal de Montech ou « canal de l’embranchement de Montauban ». Le ruisseau du Grand Mortarieu la traverse du sud vers le nord.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Montauban est de type océanique dégradé. La température minimale a été atteinte le 9 janvier 1985 avec -20 °C et la température maximale en août 2003 avec 41,8 °C. On compte environ 40 à 50 gelées par an.

La moyenne annuelle des précipitations est de 739 mm mais il n'est tombé que 425 mm de pluie en 1967 et en revanche 1 005 mm en 1959. La neige est présente sur Montauban environ sept jours par an. Il en est tombé 15 cm en janvier 1985 et 14 cm les 28 et 29 janvier 2006. La neige est restée au sol dix jours d'affilée en février 2012.

Le vent est faible dans le Tarn-et-Garonne mais sa direction dominante reste ouest/nord-ouest. La présence du vent d'autan est marquée. En novembre 1982, le vent d'autan a soufflé à Montauban à plus de 120 km/h, 130 km/h en décembre 1999 et à 133 km/h lors d'une mini-tornade en juin 2006.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Montauban-Ville-Bourbon
Article détaillé : Gare de Montauban-Ville-Bourbon.

C'est une gare desservie par des TGV, des Intercités, des Intercités de nuit et des TER. Elle permet de relier directement la ville, au sud à Toulouse et au nord à Paris. La gare de Montauban est la seconde gare de Midi-Pyrénées par son chiffre d'affaires. Elle génère un peu plus de six millions d'euros de chiffre d'affaires par an, soit 90 000 euros par semaine. La gare de Montauban a accueilli environ un million de voyageurs en 2008.

Entre 1913 et 1933 la ville était desservie par les tramways du Tarn-et-Garonne.

La SEMTM (Société d'économie mixte des Transports Montalbanais)

Les transports en commun de la ville sont assurés par la société d'économie mixte des transports montalbanais (SEMTM), qui gère plusieurs services :

  • Le réseau de bus urbains Le Bus TM : Il s'agit du réseau de lignes régulières d'autobus de Montauban, il se compose de 66,7 kilomètres de lignes urbaines, est emprunté 1 300 000 voyageurs par an et 1 200 000 kilomètres sont parcourus chaque année par les autobus sur le réseau. Il dessert la commune de Montauban la communauté d'agglomération du Grand Montauban. Le réseau comporte 7 lignes régulières nommées de A à G.
  • Le service de transports scolaires Moustik : Ce service est uniquement à vocation scolaire et sert à transporter les élèves de leur domicile à leur école.
  • La navette électrique gratuite Cocci (ou navette centre-ville) : Cette navette sans arrêt défini permet le mercredi et le samedi aux personnes se garant sur les différents parkings de la ville de rejoindre très rapidement le cœur historique de la cité d’Ingres (la place Nationale, la rue de la Résistance, la rue des Carmes ou la place du Coq) ;
  • Le service Monbeecycle : Il s'agit d'un service de location de vélos courte ou longue durée et sur réservation.

L’accessibilité des transports est au cœur des préoccupations : les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, les fauteuils roulants et les personnes handicapées mentales peuvent désormais accéder aux différents réseaux grâce à de nombreux aménagements.La quasi-totalité des véhicules de la SEMTM sont équipés de palettes escamotables acceptant un fauteuil roulant. Un programme d’arrêts aménagés sur toutes les lignes du réseau Le Bus TM est en cours de réalisation.

Des navettes directes, par route, permettent de rejoindre l'aéroport de Toulouse-Blagnac (service non-géré par la SEMTM).

Le canal de Montech

Voie navigable, et depuis mai 2008, la nouvelle capitainerie de 'Port Canal' accueille une vingtaine de bateaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étude étymologique de Montauban est divisée en 2 interprétations distinctes.

  1. En occitan (languedocien), le nom de la commune s'orthographie Montalban (prononcer Mountalba), qui signifie « mont blanc ». Une explication très hypothétique de ce nom est que le cœur de la ville est situé sur une légère colline où l'on trouvait de nombreux saules, dont le dos des feuilles est blanc, qui donnaient une impression de mont blanc par temps de vent. Toujours est-il que l'on retrouve le symbole du saule sur le blason de la ville [4].
  2. L'origine latine du nom de la commune est Mons Albanus, or Albanus a pour seule définition : aubains, et il faut rechercher tout son sens dans la Charte que donne le comte de Toulouse à la fondation de Montauban, charte extrêmement libérale pour l'époque avec les articles 21 et 25 qui stipulent d'une part la protection contre toutes poursuites du seigneur quitté et d'autre part l'abrogation du Droit d'aubaine.

Cette ville aurait donc été construite pour favoriser l’exode de la population inféodée au seigneur de Montauriol et lui donner asile, et aurait donc pour signification le "Mont des étrangers"[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montauban[modifier | modifier le code]

Le site de fondation initiale de la ville est délimité sur trois côtés par des cours d'eau : le Tarn à l'ouest, le Tescou au sud-ouest (jusqu'au confluent avec le Tarn) et le ruisseau de la Garrigue (la Mandoune) au nord-est (jusqu'au confluent avec cette même rivière).

Au sud, sur une hauteur surplombant le Tescou, se dressait depuis le IXe siècle l'abbaye de Montauriol (peut-être fondée autour de 820 ou de 830), affiliée à l'ordre bénédictin sous le nom initial de Saint Martin, puis de Saint Théodard (Sanctus Audardus) depuis la fin du Xe siècle[6]. De cette époque, date le premier noyau de peuplement autour de l'abbaye (village de Montauriol : Mons Aureolus)[7].

Au nord, à une quinzaine de kilomètres, les ruines de l'antique ville gallo-romaine de Cossa semblent être ignorées.

Origines médiévales[modifier | modifier le code]

Extension de l'urbanisation de Montauban, du Moyen Âge à aujourd'hui

En octobre 1144, le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain, fonde Montauban[8], souvent considérée comme une des premières bastides mais à tort (ces dernières n'ont vu le jour qu'à partir de 1229, date du traité de Meaux-Paris). Ce traité a mis fin entre autres aux villages fortifiés (Castéras, Castelnauetc.) pour asseoir le pouvoir étatique et démanteler ainsi l'emprise seigneuriale qui persistait sur les campagnes françaises au Moyen Âge.

La cité, comme les bastides qui suivront, est tracée selon un plan orthogonal avec une place centrale dédiée au commerce, et une place annexe pour l'Eglise. La petite ville neuve croît de façon spectaculaire, et l'ancien évêque de Cahors Jacques Dueze, devenu le pape Jean XXII, fonde l'évêché de Montauban en 1317, émancipant définitivement la ville de l'espace d'influence de l'abbaye de Moissac. Sont édifiés l'église Saint Jacques au XIIIe siècle puis le pont-vieux au début du XIVe siècle. Ce dernier est équipé de deux tours de défense à ses extrémités et d'une chapelle en son centre.

Lors de la Guerre de Cent Ans la ville passe pour quelques années aux mains des Anglais. Le Prince de Galles, Édouard de Woodstock, dit aussi le Prince Noir, fait édifier un château au bord des rives du Tarn. La grande épidémie de peste de 1348, la guerre de cent ans, et le petit âge glaciaire porte un grave coup au développement de la France. Montauban n'est pas épargnée.

En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[9].

Montauban et la Réforme[modifier | modifier le code]

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Montauban se convertit au protestantisme, pour devenir entièrement huguenote au début des guerres de religion[10]. En 1559, la messe pour la mort d’Henri II n’est dite qu’au bout de huit mois. En janvier 1561, le culte protestant est public ; au mois d’août, les moines catholiques sont dans l’impossibilité de prêcher. L’évêque est chassé, et tous les consuls de la ville sont protestants[11].

En 1562, lors de la première guerre de religion, Montauban résiste à trois tentatives de siège de Montluc. Les églises ne sont rendues aux Catholiques, en 1563, que sous la menace. Aussi, quand Charles IX fait son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume – son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine –, il est exigé que les Montalbanais rasent leurs fortifications pour accueillir le roi. Après négociations, c’est accepté, et le roi fait son entrée le 20 mars 1565. Il est accueilli dans la liesse. Si l’évêque, Jacques II des Prés-Montpezat, peut revenir, il ne reste pas[12].

En 1570, la paix de Saint-Germain, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Une nouvelle enceinte est construite.

En 1598, Henri IV, ayant accordé par l'édit de Nantes des droits religieux aux protestants de France, garantit à ces derniers des « places de sûreté » au nombre de 51, plus des lieux de refuge. Montauban est une des principales places de sûreté concédées par le roi, avec Nîmes et La Rochelle. Elle acquiert ainsi le droit de se protéger en bâtissant et en entretenant des fortifications.

Cette même année, une université protestante, l'Académie de Montauban et de Puylaurens, y fut installée. Daniel Chamier, célèbre pasteur drômois et rédacteur des articles secrets de l'édit de Nantes, y enseigna. Elle fut fermée en 1685, année de la révocation de l'édit de Nantes.

Les fortifications de Montauban au moment du siège, en 1621

En 1621, le duc de Luynes, connétable de France qui mène la guerre contre les protestants, lève le siège de Montauban malgré une forte concentration d'artillerie. Pendant 96 jours, la ville sous l'égide du consul Jacques Dupuy est déterminée à résister au siège de l'armée royale. Elle aurait subi le feu nourri de 400 pièces dont le clocher de l'église Saint-Jacques garde encore quelques traces. L’historien Max Lagarrigue a démontré que cet épisode, connu comme « les Quatre Cents Coups de Montauban », est en partie légendaire[13].

Dernière citadelle et place de sûreté calviniste, Montauban engage des tractations avec Richelieu dès la prise de La Rochelle et se rend sans résistance le 20 août 1629 à l'armée royale, accueillant le monarque et son ministre aux cris de « Vive le roi, vive le cardinal ». Les remparts sont détruits par l'autorité royale.

Montauban à la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La ville devient chef-lieu de la Généralité du Bas-Quercy en 1636. En 1661, elle reçoit une cour des aides. À l'instar du territoire qu'elle commande, son dynamisme industriel est remarquable. Dans le même temps, la population subit les Dragonnades (occupation des Régiments de Dragons chez l'habitant, à la suite de la Révocation de l'Édit de Nantes, en 1685). Ces persécutions n'empêchent pas qu'en 1700, elle compte environ 30.000 habitants (Toulouse en compte environ 48.000)[14], 15 000 ouvriers textiles et 2000 ouvriers de minoteries en 1750. Afin de ré-implanter durablement le catholicisme dans la ville sont édifiés un nouveau palais épiscopal sur les ruines du château du Prince noir, une cathédrale de style classique en pierres de taille, un collège jésuite (l'Ancien Collège), et l'église Saint-Étienne de Sapiac[15]. Montauban connait un vrai âge d'or et prend le visage qu'on lui connait encore aujourd'hui: les nombreux hôtels particuliers de style classique en brique rouge, la Place Nationale (rebâtie dans le style actuel après un incendie en 1614), le creusement du Canal du Midi (puis le canal de Montech), le cours Foucault[16]. Les consuls autorisent l'implantation d'un théâtre sur l'emplacement actuel du théâtre Olympe de Gouges. Les tours fortifiées du Pont Vieux sont détruites et un arc de triomphe à la gloire du roi est édifié à l'extrémité du pont. De nouveaux quartiers prennent forme autour du centre ancien : Villebourbon (à dominante industrielle et artisanale), Villenouvelle.

En 1790, Montauban fait partie du département du Lot, et est chef-lieu d'un district, puis sous-préfecture à la création de l'administration préfectorale, en 1800. Le palais épiscopal est confisqué par les révolutionnaires et la ville l'acquiert aux enchères pour en faire son hôtel de ville.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

C’est en 1808, année de la création du département de Tarn-et-Garonne par Napoléon Ier, que la ville devient préfecture de département.

La même année, la Faculté de théologie protestante de Montauban y ouvre (à nouveau) ses portes pour former les pasteurs réformés. Ses enseignants les plus connus furent Jules Pédezert, Charles Bois, Émile Doumergue et Jean Monod. Elle est rattachée à l'Université de Toulouse jusqu'en 1906, puis devient autonome à cette date, du fait de la séparation des Églises et de l’État en 1905. Puis elle est transférée à Montpellier en 1919, devenant la Faculté de théologie protestante de Montpellier. Sa bibliothèque est divisée : la partie théologique revient à la faculté de Montpellier, tandis que la partie littéraire et humaniste, riche en ouvrages des XVe et XVIe siècles, est confiée à la Bibliothèque universitaire de Toulouse.

En 1809, Montauban fit partie des bonnes villes qui remplacèrent, sur leur blason, les fleurs de lys par trois abeilles, symbole de Napoléon.

La ville stagne économiquement et est fortement concurrencée par la Flandre, l'Angleterre et le Nord-pas-de-Calais dans la production de tissus. Malgré tout, Montauban profite de la croissance économique du second Empire puis de la Belle Époque, et la ville se modernise. De nouveaux quartiers s'étant installés sur les rives du Tarn (Villebourbon, Sapiac) les crues de 1766, 1870 et 1930 sont particulièrement destructrices alors que la vieille ville située en hauteur n'est pas touchée. Cependant des avenues, le long desquelles des immeubles viennent s’agglomérer, sont tracées: faubourg lacapelle et faubourg du moustier notamment. Le musée Ingres est ouvert en 1851 et s'agrandit progressivement dans tout l'ancien palais épiscopal. De nouvelles églises de style néogothique sont édifiées dans les quartiers récents: Saint Orens à Villebourbon et Saint-Jean-Baptiste à Villenouvelle. Le quartier de Villenouvelle est relié au centre ancien par un nouveau pont, celui des consuls de style néo- médiéval, qui enjambe le ruisseau lagarrigue en 1898. Au Sud de ce nouveau pont, la place Lefranc devant le théâtre vient d'être agrandie et aérée. Une bibliothèque de style Beaux-arts est bâtie au cœur de la vieille ville en face du musée Ingres. Un riche particulier fait construire le château de Montauriol et son parc (aujourd'hui le Conseil général). L'hôtel de Préfecture est bâti. Villebourbon confirme son statut de quartier industriel, avec l'édification de deux moulins (sapiacou et glacière de palisse) et des biscuiteries Poult, bâtiment de style néo-mauresque[17]. Le jardin des plantes est aménagé en 1861. Le réseau ferré français est en pleine essor: en 1856 le premier train de la ligne Bordeaux-Toulouse-Sète s'arrête à Montauban, en 1864 la gare de Montauban-Villenouvelle est ouverte aux voyageurs et en 1884 la nouvelle gare de Montauban-Villebourbon entre en service. À la fin de la période, quelques années avant la Première Guerre mondiale, un second pont est édifié sur le Tarn : le pont Neuf[18].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Montauban est évidemment épargnée par les destructions de la guerre 14-18 qui ont lieu dans le Nord-Est de la France, mais perd de nombreux soldats. Un monument aux morts spectaculaire sera édifié par le sculpteur Bourdelle sur le cours Foucault.

On remarquera quelques bâtiments de style Art déco comme le bâtiment des postes (allée de l'Empereur) les anciennes halles (place Lalaque) ou les galeries Lafayette (hyper-centre). De façon plus classique et rappelant la place nationale, le Théâtre se voit doter d'une nouvelle façade[19]. La ville est desservie par les tramways du Tarn-et-Garonne en service de 1913 à 1933.

A la fin de l'hiver 1929/1930, un épisode cévenol[20] succède à plusieurs jours de pluie. Fin février 1930 le Tarn gonfle très sérieusement, et une crue dévastatrice ravage Montauban et Moissac début mars. Les secteurs de Villebourbon et de Sapiac sont complètement immergés[21] . On dénombre plus de 200 décès et 3000 logements détruits (dont la majeure partie sur Moissac et Montauban)[22]. Cette crue centennale voire millénaire sert de référence au plan de prévention des risques liés aux inondations. Montauban est touchée en 1996 par une autre crue de moindre importance. suite à cet événement des digues et barrages sont bâtis en bordure du Tarn pour éviter et atténuer les effets dévastateurs d'une nouvelle crue[23].

« Si dès la fin 1936, quelques centaines de familles espagnoles de réfugiés débarquent à Montauban pour fuir la guerre civile, ce sont des milliers de républicains qui transitent par la gare de Villebourbon avant de gagner le camp de Septfonds. »[24] Dans ce cortège, Manuel Azaña, président de la République espagnole « après avoir échappé à la Gestapo près du Pyla, parvient dans une ambulance à Montauban. »[25] Finalement mis en résidence surveillée dans une chambre de l'hôtel du Midi à la demande du gouvernement de Vichy, « Azaña à qui l'on refuse un exil au Mexique »[26], meurt d'épuisement, le 3 novembre 1940. « Le préfet Durocher lui refuse des obsèques ostentatoires, la visite du maréchal Pétain deux jours à peine après ses obsèques n'y était, sans doute, pas étrangère »[27].

Au même moment où le dernier président de la République espagnole découvrait la patrie d'Ingres et de Bourdelle, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés de toute l'Europe du Nord, et en particulier des sujets belges y terminaient également leur course. « Carrefour, Montauban devenait un terminus pour ces milliers d'exilés qui avaient tout quitté pour ne pas revivre les horreurs et exactions allemandes de la Grande Guerre »[25]. Parmi ces réfugiés, « il y avait aussi Mona Lisa, La Joconde de Léonard de Vinci qui échappait au pillage et trouvait refuge avec toute une partie des collections du Louvre et du musée de Versailles dans les épais murs du musée Ingres »[25]. Sous la garde du futur académicien André Chamson, une plaque commémorative le rappelle au 30, rue de la Comédie.

Plaque commémorative à André Chamson

Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » de la division Das Reich y est cantonnée, avant d’être appelée en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane[28]. Le père Leonid Chrol[29], pope dans la ville, convainc les soldats du Reich, Tchétchènes ou Ingouches pour la plupart, qu'ils quittent Montauban sans effusion de sang - car il parlait leur langue[30].

Pendant les trente glorieuses sont édifiés de nouveaux quartiers périphériques de lotissements et de résidences à l'Est, notamment les chaumes. Pendant la même période sont construits la piscine Chambord, le parc sportif de la Fobio, une nouvelle bibliothèque à l'Est de la ville puis les archives du musée Ingres. Deux zones industrielles et commerciales émergent à l’extrême Nord (Aussonne, Albanord) et à l’extrême Sud de la Ville (Albasud). Un troisième pont enjambant le Tarn est inauguré en 1970, le pont de Sapiac[31]. La route nationale 20 devient progressivement l'autoroute A20. Après les années 1970, la ville s'étend, avec la constitution de hameaux (Fonneuve, Carreyrat, Saint-Martial, Falguières…) et la construction de nombreux lotissements en bordure de la ville.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

De nouvelles infrastructures voient le jour à Montauban : salle de concert eurythmie sur l'ancien site de la gare Villenouvelle(2000), coulée verte sur l'ancienne ligne de chemin de fer (2002), médiathèque (2012), golf (2012), complexe aquatique (2013). Fermé à la navigation depuis 1990, le canal de Montech est rouvert en 2003.

En 2006, un incendie détruit le moulin de Sapiacou[32].

Le boulevard urbain Ouest est progressivement édifié à partir de 2010, avec notamment l'inauguration du pont de l'Avenir en 2011.

Montauban est d'ores et déjà desservie par les TGV, mais le réseau LGV n'arrivera pas à Montauban avant 2024. Le tracé de la ligne est déjà défini et une gare LGV devrait être bâtie au sud de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1994 Hubert Gouze PS ancien député
1994 2001 Roland Garrigues PS Député de 1997 à 2002
2001 en cours Brigitte Barèges RPR puis UMP Député de 2002 à 2012

La commune fait partie de la première circonscription de Tarn-et-Garonne.

Montauban est chef-lieu de ces six cantons :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 56 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
26 160 21 950 23 973 25 357 24 660 23 865 23 561 25 102 24 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
25 095 27 054 25 991 25 624 26 952 28 335 29 863 30 388 29 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30 506 28 688 29 778 26 094 28 829 29 981 32 025 36 281 38 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
41 002 45 872 48 028 50 682 51 224 51 855 53 941 56 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Universités et écoles supérieures :

  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 1 Sciences sociales
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 2 Arts appliqués
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 2 Département Archives et Médiathèque (DAM)
  • Université de Montauban, antenne de l'université de Toulouse 3 Licences Professionnelles "Instrumentation et Systèmes Innovants pour une Agriculture Eco-responsable".
  • École de commerce et de gestion de Montauban (EGC)

Lycées :

Collèges :

  • Collège Institut familial (privé)
  • Collège Saint-Théodard (privé)
  • Collège Notre-Dame (privé)
  • Collège Olympe de Gouges (Montplaisir), triple champion de France de rugby (public)
  • Collège Jean-Jaurès (Villebourbon)
  • Collège Ingres
  • Collège Manuel Azaña

Santé[modifier | modifier le code]

  • Centre Hospitalier : 100 rue Léon Cladel

Le Centre Hospitalier accueille un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), qui recrute par concours infirmiers et aide-soignants.

  • Cliniques privées :
    • Clinique Cave
    • Clinique Boyé
    • Clinique Saint-Michel
    • Clinique du Pont de Chaume

Médias[modifier | modifier le code]

  • Presse locale et régionale :
    • La Dépêche du Midi, édition du Tarn-et-Garonne
    • Le Petit Journal
  • Radios locales
    • Radio Asso 100.7 MHz
    • CFM Montauban 101.2 MHz
  • Télévision locale
    • NetworkVisio
  • Presse d'opinion sur Internet :
    • L'Insolent de Montauban

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • US Montauban, club de rugby à XV champion de France en 1967, dont la section professionnelle est le MTG XV (Montauban Tarn-et-Garonne XV) rugby à XV évoluant en Championnat de France de rugby Top 14 en 2009-10. Champion de France de deuxième division en 2001 et 2006. Le club évolue au stade Sapiac. Le club du MTG 15 a été rétrogradé et redevient amateur avec toujours les mêmes couleurs, le vert et noir. Désormais, la fédération a interdit de nommer le club MTG XV mais USM. Le club retrouve le monde professionnel et évoluera en pro D2 lors de l'exercice 2014-2015.
  • Montauban Football Club, club de football évoluant en DHR. Le club évolue au stade Georges-Pompidou anciennement nommé stade de la Fobio.
  • Les « Gerfauts de Montauban », club de football américain.
  • Le Montauban Athlétisme.
  • L'US Montauban Cyclisme 82, évoluant au niveau élite, champion de France amateurs 1997 et club formateur de nombreux coureurs professionnels. Organisateur du Tour du Tarn-et-Garonne.
  • Le club de plongée CANOM, spécialisé dans la plongée enfants
  • Le MBC (basket-ball) évoluant en Nationale 3 Masculine.
  • L'Association Tennis Montauban, organisateur d'un tournoi Future.
  • L'USM Tennis de Table avec plusieurs joueurs dans le top français et une équipe évoluant en Pré-nationale.
  • Les Jeunes Espoirs Montalbanais (JEM) : école de football, créée en 1986 et réputée pour sa formation des jeunes (pas d'équipes séniors).
  • L'USM Escrime, peu connue mais forte de ses résultats en compétition nationale chaque année.
  • phes.
  • Hippodrome des Allègres
  • Le Baseball club montalbanais (Les « Orioles de Montauban »)
  • Usm boxe Montauban boxe
  • USM Handball, club de Handball
  • L'Union nautique montalbanaise, club d'aviron.
  • Le Dojo Montalbanais, un club majeur de la région en judo.
  • L'Association Montalbanaise de Sauvetage et Secourisme : natation sportive, sauvetage, formation BNSSA
  • Le MN82, un des plus grands clubs de natation de France, avec 1142 licenciés en 2011. Né de la fusion des deux principaux clubs tarn-et-garonnais, le Cercle des Nageurs Montalbanais et les Dauphins Montalbanais, Montauban Natation 82 a vu le jour le 12 juin 2007.
  • ULM, Ulm 82 [(ulm Midi-Pyrénées)], le plus grand club ulm du Tarn-et-Garonne à Albefeuille Lagarde, école de pilotage et baptême de l'air.
  • Golf Les Aiguillons
  • Golf de Lestang
  • Complexe Aquatique Chambord (3e plus grand complexe aquatique de France).
  • Player's Montauban: Club de pétanque de la cité d'Ingres, créé en 1991, avec un titre de champion de France de Jeu provençal, dès 1992.
  • Espace Grimpe : club d'escalade de Montauban

Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques
Ville étape du Tour de France 1998

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 609 €, ce qui plaçait Montauban au 25 470e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[36].

En 2009, 50,9 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 1].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 35 990 personnes, parmi lesquelles on comptait 70,5 % d'actifs dont 61,2 % ayant un emploi et 9,3 % de chômeurs[Insee 2].

On comptait 34 409 emplois dans la zone d'emploi, contre 28 756 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 22 213, l'indicateur de concentration d'emploi est de 154,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 3].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Montauban comptait 6 186 établissements : 343 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 343 dans l'industrie, 501 dans la construction, 3 958 dans le commerce-transports-services divers et 1 041 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 4].

En 2011, 668 entreprises ont été créées à Montauban[Insee 5], dont 363 par des autoentrepreneurs[Insee 6].

Le centre-Ville et Villebourbon comprennent près de 3 958 entreprises.[réf. nécessaire]

À noter également que Montauban est située à seulement à une dizaine de kilomètres de la zone « Grand Sud Logistique », réalisée par le conseil général du Tarn-et-Garonne (450 ha - 2 000 emplois à terme[réf. nécessaire]), principalement sur le territoire de la commune de Montbartier.

Montauban est le siège :

  • de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne ;
  • de la biscuiterie Poult ;
  • de la société d'équipements électro-acoustiques Bouyer ;
  • de l'un des trois sites français de la société APEM, leader en interfaces homme-machine, dédié à la production des claviers professionnels ;
  • des luminaires Delmas ;
  • de la société d'agro-alimentaire Les Fils de A. Doumenge ;
  • du quotidien départemental d'informations locales Le Petit Journal, édité à Montauban et comprenant douze éditions (Tarn-et-Garonne, Aude, Aveyron, Lot, Lot-et-Garonne, Gers, Pyrénées-Orientales, Hérault, Midi-Toulousain, Comminges, Hautes-Pyrénées, Ariège) ;
  • de la société Dragées Pécou, entreprise de dragées ;
  • du syndicat patronal CGPME Midi-Pyrénées ;
  • du quotidien d'information régional La Dépêche du Midi édition Tarn-et-Garonne, dont le siège est à Toulouse ;
  • de la société Guéry Motos Sport, importateur des cyclomoteurs et motos espagnols Rieju pour la France ;
  • de la caisse primaire d'assurance maladie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte 43 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[37] et 140 lieux et aucun monument ou lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[38].

Par ailleurs, elle compte 606 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[39] et un objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[40].

Montauban est classée ville d'art et d'histoire. Le matériau de construction le plus utilisé est la brique rouge.

La ville constitue une curiosité architecturale caractéristique des bastides de la région. Fondée en 1144 par le comte de Toulouse, comme de nombreuses petites villes du Sud-Ouest, elle répond à certaines caractéristiques : ses rues se coupent toutes en angles droits et définissent une place centrale rectangulaire. Le centre ancien est très homogène et aucun bâtiment moderne ne vient rompre l'harmonie des façades de briques généralement édifiées aux XVIIe et XVIIIe siècles[41],[42].

Certains bâtiments et complexes architecturaux se distinguent :

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée Ingres héberge des œuvres de deux Montalbanais célèbres, Jean Auguste Dominique Ingres et Antoine Bourdelle. On y trouve exposé le fameux violon d'Ingres, l'étui de l'instrument étant malheureusement rangé dans les réserves. Toutefois, ce dernier est visible à chaque journée du patrimoine.
  • Le musée d'histoire naturelle Victor-Brun, ouvert en 1854 à l'initiative de naturalistes amateurs de la Société des sciences, agriculture et belles-lettres du Tarn-et-Garonne qui souhaitaient montrer à leurs concitoyens leurs collections d'oiseaux et de mammifères.
  • Le musée de la Résistance et de la Déportation.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Autres institutions culturelles[modifier | modifier le code]

  • L'Académie de Montauban : elle a été fondée en 1730 par Jean-Jacques Lefranc de Pompignan sous la forme d'une société littéraire. Cette académie a poursuivi ses travaux sous différents noms. Elle a aujourd'hui son siège à l'Ancien Collège (au no 4 rue du Collège).
  • Durant les années 1598 à 1685 (durant le temps où l'Édit de Nantes était en vigueur), l'Académie de Montauban, université protestante formait les pasteurs[51].
  • Le Conservatoire à Rayonnement Départemental (Musique et Danse)
  • La salle de concert et de spectacles de la ville, la salle Eurythmie, inaugurée en 2000.
  • La salle Le Rio Grande [52]
  • Orchestre baroque « Les Passions »[53]
  • Théâtres : le théâtre Olympe de Gouges. La ville accueille plusieurs troupes de théâtre amateurs, dont théâtre de l'Embellie[54]
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Cinémas : la ville possède un multiplexe, ainsi qu'une salle orientée Art et Essai : le « Paris ».
  • Il existe également une association de cinéphiles, Eidos.
  • Plusieurs associations de langues et cultures organisent chaque année une semaine du cinéma dans leurs langues d'étude (cinéma russe par l'association Pouchkine, cinéma italien par l'association Dante Alighiéri).

Montauban et le cinéma[modifier | modifier le code]

Classifications administratives[modifier | modifier le code]

  • La ville a reçu en 1998 le label d'excellence « Ville d'art et d'histoire » attribué par le ministère de la culture et de la communication.
  • La ville de Montauban a pour ambition de rejoindre très prochainement les « Grands Sites » de Midi-Pyrénées.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) est une unité militaire de l'armée française située au quartier Doumerc à Montauban. De plus, Montauban possède une Base de Défense (BDD) regroupant quelques unités militaires de Montauban, Agen et Castelsarrasin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Montauban[modifier | modifier le code]

Ayant vécu à Montauban[modifier | modifier le code]

Décédés à Montauban[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

De gueules au saule d'or étêté, ayant six branches sans feuilles, trois à dextre, trois à senestre ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.

En 1809, Montauban fit partie des bonnes villes qui remplacèrent, sur leur blason, les fleurs de lys par trois abeilles, symbole de Napoléon.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire générale de Montauban :

  • Michel Ferrer et Jean-Claude Fau (sous la direction de), Images et visages de Tarn-et-Garonne, tome V-1 : Le Pays montalbanais aux temps modernes, Compagnie des Écrivains de Tarn-et-Garonne, 2008, pages 35 à 190 ; tome V-2, pages 1 à 124.
  • Daniel Ligou (sous la direction de), Histoire de Montauban, éditions Privat, Toulouse, 1984
  • Janine Garrisson (sous la direction de), Montauban ville solaire, éditions Autrement, 1993
  • Robert de Mentque, Le Vieux Montauban, 1944 ; réédité par Privat, Toulouse, 2001
  • Emerand Forestié Neveu, Notes historiques ou éphémérides montalbanaises, Imprimerie Forestié 1882 et reprints 2003
  • François Moulenq, Histoire du Tarn-et-Garonne, tome I, pages 1 à 109 et tome II pages 79 à 124, 1879 et reprints 1991
  • Henri Lebret, Histoire de Montauban 1668 ; réédité en 1841 et en 2000 (éditions de la Tour Gile)
  • Flottard Perrin de Grandpré, Histoire de Montauban - depuis la fondation de son abbaie par le Roi Pépin jusqu'à l'épiscopat de Pierre de Bertier (987-1674), Manuscrit des années 1680 édité en 2004

Montauban au Moyen Âge :

  • Emmanuel Moureau, Vivre en ville au temps des papes d'Avignon - Montauban (1317-1378), La Louve Éditions, Cahors, 2009
  • Emmanuel Moureau, Un marchand au Moyen Âge, La Louve Editions, Cahors, 2012
  • Colonel Yvan Reverdy, Alphonse Jourdain, Comte de Toulouse, Fondateur de Montauban, Académie de Montauban - Séance solennelle et publique du 12 décembre 1983

La Réforme à Montauban :

  • Robert Garrisson (Éditeur), Mémoires de Samuel de Pechels 1685 - 1692 , Musée du Désert, 1936 (Je ne changerai pas : journal d'un bourgeois huguenot de Montauban, exilé à la révocation de l'édit de Nantes)
  • Henry de France, Les Montalbanais et le refuge, Éditions Le Livre d'Histoire
  • Philip Conner, Huguenot Heartland : Montauban and Southern French Calvinism during the Wars of Religion, Aldershot, 2002 (St Andrews Studies in Reformation History).
  • Daniel Dessert, Les Daliès de Montauban - Une dynastie protestante de financiers sous Louis XIV, Éditions Perrin, Paris, 2005

Autres sujets relatifs à Montauban :

  • Emérand Forestié, Histoire de l'imprimerie et de la librairie à Montauban, 1898 ; réédité en 2008
  • Daniel Ligou, Montauban à la fin de l'Ancien Régime et aux débuts de la Révolution (1787-1794), Paris, M. Rivière, 1958.
  • Henri Nicol, Le Jugement de Montauban ou le procès d'un honnête homme, Éditions La pensée universelle, Paris, 1979
  • Académie des Sciences, Belles-Lettres et Art (ouvrage collectif), Dictionnaire des rues de Montauban, 1994
  • Académie des Sciences, Belles-Lettres et Art (ouvrage collectif), La traversée du XXe siècle à Montauban - 34 journées mémorables, 1999
  • Jean-Paul Damaggio, Elections municipales à Montauban - une commune laboratoire (1904-2008) Documents, portraits, études, Editions La Brochure, Angeville, 2013.

Urbanisme, architecture et sculpture à Montauban :

  • Hélène Guicharnaud, Montauban au XVIIe siècle - Urbanisme et architecture, Éditions Picard, 1991
  • Roland Chabbert et collab., Architecture et urbanisme à Montauban, 2004
  • Philippe Ploquin, Françoise Peuriot, Olivier Miquel, Montauban la secrète, Éditions C.E.D., Nègrepelisse, 2004, 167 p.
  • Françoise Peuriot, Robert Pico et Philippe Ploquin, Montauban dévoilée, Éditions C.E.D., Nègrepelisse, 2010
  • Roland Garrigues, Flavio de Faveri - Un destin sculpté, Éditions du Réveil, Montauban, 2011

Fiction :

  • Luc Corlouër, Simon de Montauban, Éditions le Cormoran, 2011
    Roman sur un jeune apprenti journaliste de Montauban

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  2. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  3. EMP T5 - Emploi et activité.
  4. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  5. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  6. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Données Insee
  2. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/resume.asp?codgeo=086&nivgeo=AU2010
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  4. (fr)+(oc) « Montalban, vila occitana », sur le site de la mairie (consulté en 6 décembre 2013).
  5. L’ÉTYMOLOGIE DU NOM DE MONTAUBAN PAR M. Arnaud CAPDEPIC, RECUEIL DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES, BELLES-LETTRES ET ARTS DE TARN-ET-GARONNE 1894.
  6. Collectif, Images et visages de Tarn-et-Garonne, tome V-1, Le Pays montalbanais aux temps modernes, 2008, p. 37, [lire en ligne].
  7. François Moulenq, Histoire du Tarn-et-Garonne, 1879 reprints 1991, tome I, p. 69 et suivantes, Tome II p. 71 et suivantes.
  8. Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine de Montauban : La fondation de Montauban
  9. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA506 Lettres patentes de Louis XI, Saintes, mai 1472
  10. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 245
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 255
  12. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 256
  13. Max Lagarrigue, Les Quatre Cents Coups de Montauban, légende ou réalité ?, Montauban, revue Arkheia, n°4, 2002.
  14. site de la commune de Montauban, histoire de la ville
  15. diocèse de Montauban, église de Sapiac
  16. le cours Foucault sur tourisme 82
  17. l'inventaire de Villebourbon sur patrimoines.midipyrénées.fr
  18. Pont Neuf de Montauban sur structurae.info
  19. laissez vous conter Montauban, brochure office du tourisme Montauban
  20. inondation de mars 1930 dans le Tarn, sur le blog Mazamet-Montagne-Noire
  21. 1930: l'inondation du siècle, sur ladepeche.fr
  22. Le Sud Ouest ravagé par les inondations, sur meteofrance.fr
  23. Montauban à l'abri des inondation, sur le courrier des maires
  24. Max Lagarrigue sous la direction, 1940, la France du repli : l'Europe de la défaite, Toulouse, Privat, 2001
  25. a, b et c Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, éd. Hainaut, Charleroi, 2005
  26. G. Bourgeois, Manuel Azaña et le bon vouloir de Vichy, éd. Arkheia, Montauban, 2008.
  27. Max Lagarrigue,Manuel Azaña et la France, éd. Arkheia, Montauban, 2007.
  28. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 43
  29. Prêtre orthodoxe né en 1902 à Saint-Pétersbourg (Russie), mort à Montauban en 1982.
  30. Il s'agit de 2000 soldats (qualifiés de"Mongols" par l'état nazi) transfuges de l'Armée rouge ; références : http://anocr82.free.fr/garnison/pomponne/pomponne_1.htm
  31. Pont de Sapiac (Montauban) sur structurae.info
  32. « Montauban, Le moulin renaîtra-t-il de ses cendres ? » sur la Dépèche, 07-12-2010
  33. Daniel Ligou (sous la direction de) Histoire de Montauban, Privat, Toulouse 1984, p. 325 et 326.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  36. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  37. « Liste des monuments historiques de la commune de Montauban », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « Liste des lieux et monuments de la commune de Montauban à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Liste des objets historiques de la commune de Montauban », base Palissy, ministère français de la Culture.
  40. « Liste des objets de la commune de Montauban à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  41. Laissez-vous conter Montauban
  42. Ciap : La ville au fil des siècles
  43. Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Hainaut, Charleroi, 2005 et du même auteur 1940, la France du repli, l’Europe de la défaite, Toulouse, Privat, 2001.
  44. Laissez-vous conter le musée Ingres
  45. Laissez-vous conter la place Nationale
  46. Laissez-vous conter le muséum Victor Brun
  47. Laissez-vous conter la roseraie François Mitterrand
  48. Laissez-vous conter le Jardin des plantes
  49. Laissez-vous conter les oiseaux de la Pissote
  50. Bourdelle pas à pas
  51. Michel Nicolas, Histoire de l'ancienne Académie protestante de Montauban (1598-1659) et de Puylaurens (1660-1685), édition E. Forestié, 1885.
  52. http://www.lerio.fr/pages/La_salle_Le_Rio_Grande-2135409.html
  53. Orchestre « Les Passions », site officiel
  54. L'Embellie, site officiel
  55. « Le colonel Yvan Reverdy. Une figure montalbanaise marquante du XXe siècle », sur Société des Membres de la Légion d'honneur,‎ 2014 (consulté le 4 juin 2014).