Orne (département)

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Orne (61)
Localisation de l'Orne en France
Administration
Région Basse-Normandie
Préfecture Alençon
Préfet de département Michel Lafon
Président du
conseil général
Alain Lambert
Sous-préfecture(s) Argentan
Mortagne-au-Perche
Statistiques
Population totale 292 879 hab. (2006)
Densité 48 hab./km2
Superficie 6103 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Cantons 40
Intercommunalités 41
Communes 505

Le département de l'Orne (61) est un département français, dans la région Basse-Normandie, qui doit son nom au fleuve éponyme qui y prend sa source puis le traverse, l'Orne.


Sommaire

[modifier] Histoire

L'Orne est l'un des 83 départements français créés lors de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. La majeure partie de son territoire correspond à une partie de l'ancien duché de Normandie et du duché d'Alençon, sa partie sud-est provient cependant du comté du Perche.

[modifier] Héraldique

Orne

Coupé : au premier de gueules aux deux léopards d’or armés et lampassés d’azur, au second d’azur aux trois fleurs de lys d’or brisé d’une bordure de gueules chargée de huit besants d’argent.

Ce blason n'est toutefois qu'une proposition de Robert Louis et n'a rien d'officiel, le département n'ayant pas officiellement adopté de blason.

[modifier] Géographie

Article détaillé : Géographie de l'Orne.
Carte de l'Orne

L'Orne fait majoritairement partie de l'ancienne province de Normandie ; sa partie sud-est fait cependant partie du Perche.

Il forme avec les départements du Calvados et de la Manche la région Basse-Normandie. Il est bordé au nord par le Calvados, à l'ouest par la Manche, au sud par la Mayenne et la Sarthe (région Pays-de-la-Loire), au sud-est par l'Eure-et-Loir (région Centre) et au nord-est par l'Eure (région Haute-Normandie).

L'ouest du département appartient au Bocage normand. Cette région est appelée "Bocage ornais". Les villes principales sont Flers, La Ferté-Macé et Domfront. La station thermale de Bagnoles-de-l'Orne se trouve également dans cette région. La forêt des Andaines est située au sud du Bocage ornais. Il est lui-même divisé en des sous-ensembles géographiques : Domfrontais, Pays d'Houlme, pays d'Andaine et Suisse Normande (Val d'Orne).

Le centre du département laisse place à une plaine céréalière : campagne d'Argentan et campagne d'Alençon. Il s'y trouve également la forêt d'Écouves. Les Alpes Mancelles débordent sur le département de l'Orne au sud-ouest d'Alençon, où l'on y trouve un des plus beaux villages de France : Saint-Céneri-le-Gérei.

Au centre-nord-est, le Pays d'Auge méridional couvre le département. Il est maintenant tendance de confondre cette partie du Pays d'Auge avec la campagne d'Argentan. C'est le pays du camembert, avec le village de Camembert et la ville de Vimoutiers. C'est aussi le pays du cheval et des haras (Haras national du Pin, Hippodrome d'Argentan, etc.) dans le Hiémois.

Au nord-est se trouve le Pays d'Ouche qui est à cheval sur le département de l'Orne et celui de l'Eure. La ville principale est L'Aigle.

Enfin à l'est et au sud-est le Perche s'étend, déployant ses forêts et ses bois. Les villes principales sont Mortagne-au-Perche et Bellême.

Avec près de 105 000 ha, la forêt tient une place de choix dans la géographie et l'activité économique de l'Orne.

Deux parcs naturels régionaux contribuent largement à la valorisation du patrimoine naturel et à l'essor de l'activité touristique du département :

Le département est traversé par la limite de partage des eaux s'écoulant vers l'Atlantique, au sud, et vers la Manche au nord. L'Orne, fleuve éponyme, se jette dans la Manche après avoir parcourue la Suisse Normande et arrosée Caen.

Le département est en outre formé sur les collines de Normandie. Le point culminant de l'Orne est le Signal d'Écouves (417 m).

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[modifier] Climat

Article de fond : Climat de l'Orne

  Relevés de températures et de précipitations à Alençon 1961-1900
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6,4 7,6 10,8 13,8 17,5 21 23,3 23,1 20,6 16 10,2 7,1 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,2 2,6 4,4 7,5 10,4 12,2 11,8 9,8 7 3,5 1,7 6,1
Températures moyennes (°C) 3,6 4,4 6,7 9,1 12,5 15,7 17,7 17,4 15,2 11,5 6,9 4,4 10,4
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 73,8 64,1 64,7 50,2 64,8 49,2 46,1 41,4 59,1 69,8 77 74,9 735,2
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 53,7 77,8 129,7 167,7 195,2 212,6 230,6 205,8 166,8 117,3 71,8 50,6 1679,6
Source : Infoclimat[1].

[modifier] Communes de l'Orne

[modifier] Démographie

Les habitants de l'Orne sont les Ornais et les Ornaises

[modifier] Évolution de la population

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
- - 424 669 422 884 441 881 443 688 442 072 442 107 439 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 127 423 350 414 618 398 250 392 526 376 126 367 248 354 387 339 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
326 952 315 993 307 433 274 814 277 637 273 717 269 331 273 181 274 862
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2009 - -
280 549 288 524 293 523 295 472 293 204 292 337 292 879 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

La population diminue depuis de nombreuses années, malgré une relative stagnation depuis 1999, autour des 293 000 habitants. On est loin du début du XIXe siècle où la population atteignait les 443 000 habitants. Depuis ces années, après l'exode rural vers de plus grandes villes, la population a atteint le seuil minimum des 270 000 habitants avant la Seconde Guerre mondiale. Puis le baby-boom a fait augmenter la population, pour stagner aujourd'hui.

[modifier] Répartion démographique

Le département de l'Orne est essentiellement rural. Avec une densité de population de 48 hab./km², l'Orne se place bien en dessous de la moyenne nationale (95 hab./km²). Les zones les plus densément peuplées sont autour des villes (moyennes) d'Alençon, de Flers et d'Argentan, les 3 villes dépassant les 10 000 habitants. À l'inverse les zones très peu peuplées se situe dans les cantons de Carrouges, Courtomer, Exmes.

Article de fond : Démographie de l'Orne

[modifier] Principales villes

Rang Villes Date du recensement
1982 1990 1999
1 Alençon 31 608 29 988 28 935
2 Flers 18 911 17 888 16 947
3 Argentan 17 327 16 413 16 596
4 L'Aigle 9 834 9 466 8 977
5 La Ferté-Macé 6 708 6 913 6 679
6 Mortagne-au-Perche 4 851 4 584 4 513
7 Sées 4 767 4 547 4 504
8 Vimoutiers 4 918 4 723 4 418
9 Domfront 4 483 4 410 4 262

[modifier] Aires urbaines

Il existe 5 aires urbaines dans le département de l'Orne :

Aire urbaine Population (1999) Nb. communes Espace urbain Superficie (km²) Densité (hab./km²)
Alençon
> partie Orne
64 978
50 299
54
30
Alençon–Argentan 584,69
309,32
111
163
Flers 34 836 23 Flers–Vire 219,77 159
Argentan 27 387 37 Alençon–Argentan 380,61 72
L'Aigle 20 043 21 L'Aigle 266,38 75
Nogent-le-Rotrou
> partie Orne
20 456
5 009
17
8
Nogent-le-Rotrou 244,08
119,95
84
42

[modifier] Religion

Article détaillé : diocèse de Séez.

[modifier] Culture

L'Orne est réputée pour ses élevages de chevaux. Elle est le premier département français en terme d'élevage de trotteurs.

  • Gastronomie :
Article détaillé : Cuisine normande.
Église Notre-Dame de La Ferté-Macé.

Article de fond : Culture dans l'Orne

[modifier] Ornais célèbres

[modifier] Tourisme

Article détaillé : Tourisme dans l'Orne.

L'Orne possède un potentiel touristique assez remarquable du fait de plusieurs causes :

Du fait de la proximité avec Paris, l'Orne accueille également un certain nombre de Parisiens qui ont une résidence secondaire, surtout dans la région du Perche, ou bien dans la région de Bagnoles-de-l'Orne.

[modifier] Communes ayant plus de 10% de résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 12,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Orne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

[modifier] Politique et Administration

Articles détaillés : Administration de l'Orne et Politique de l'Orne.

L'Orne vote traditionnellement à droite et fait office de bastion conservateur. C'est une terre de tradition gaulliste. Mais, suivant les tendances politiques du reste de la région Basse-Normandie, les plus grandes villes du département prennent peu à peu une étiquette socialiste. Aux municipales de 2008, Alençon (et aussi La Ferté-Macé) ont élu un maire socialiste, à l'instar des villes de Flers et d'Argentan où la gauche est déjà présente depuis longtemps. Les cantons de ces villes prennent également peu à peu une couleur rose, et constitue généralement l'opposition au Conseil général.

En outre, la 3e circonscription du département a élu un député socialiste de 1981 à 1993 (il s'agit de Michel Lambert). Il n'y avait pas eu de député de gauche dans le département depuis la Libération, et l'élection de l'avocat Raymond Guesdon en 1946. Toutefois, les trois sièges de député sont revenus à droite depuis 1993. En effet, même si la gauche se montre petit à petit dans le département, l'Orne demeure un des départements qui a le plus voté Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et dont le Conseil général, d'une étiquette UMP, est formé de 32 sièges de droite sur 40.

Les trois circonscriptions de l'Orne ont une étiquette UMP. Deux ont même vu passer leur député au premier tour aux législatives de 2007.

Donc, par sa ruralité et par le peu d'abondance de grandes villes, et sans doute aussi par tradition, le département demeure une terre bleue.

  • Préfet : Michel Lafon

Circonscriptions législatives de l'Orne :

Arrondissements de l'Orne :

Voir aussi :

[modifier] Transport

Article détaillé : Transport dans l'Orne.

[modifier] Routes et autoroutes

Réseau routier de l'Orne

L'Orne est enclavée au niveau des transports. Elle n'a inauguré sa première autoroute qu'en 2005, et l'autoroute doublant la N 12 (Paris-Rennes-Brest) ne passe pas dans l'Orne (par Alençon) bien que ce soit plus direct, mais par Le Mans.

L'infrastructure routière se traduit principalement par la N 12 (Paris-Alençon-Rennes) dont la section Paris-Alençon est en cours d'aménagement à 2×2 voies.

L'infrastructure autoroutière est présente par l'A 28 (Rouen-Alençon-Le Mans-Tours) [axe Calais-Bayonne, projet du Grand contournement de Paris], et par l'A 88 (une partie est en service, une deuxième en construction et une dernière en voie express aux normes non-autoroutières) qui ira à terme de Caen à l'A 28 au niveau de Sées. Elle permettra de faire par autoroute Caen-Alençon-Le Mans-Tours.

[modifier] Chemin de fer

Réseau ferré de l'Orne

Au niveau ferroviaire, le réseau est jugée "vétuste". La "Convention Orne" signée entre le Conseil général et le Conseil régional a pour but de moderniser le réseau ferroviaire ornais (électrification de la ligne Paris-Granville,...). Aucun TGV ne dessert le département (comme le reste de la Basse-Normandie).

La ligne Paris-Granville est la principale ligne du département, elle mène à la capitale. Elle dessert L'Aigle, Argentan et Flers. La radiale Caen-Tours dessert Argentan et Alençon. Ces deux lignes ont un tronçon commun entre Argentan et Surdon. Une ligne SNCF par autocar assure le raccordement de la ligne Paris-Granville aux villes de La Ferté-Macé et de Bagnoles-de-l'Orne. Les Alençonnais peuvent se rendre à Paris par TGV via la gare du Mans puisque la liaison Alençon-Le Mans est relativement rapide. Enfin, la ligne Paris-Brest traverse l'Orne sur cinq ou six kilomètres, sans grande gare notable.

Voir aussi :

[modifier] Transport interurbain

Le Conseil général de l'Orne assure des liaisons quotidiennes entre les différentes villes du département, grâce au réseau Cap'Orne. Horaires sur le site du Conseil général

[modifier] Aéroports

[modifier] Notes et références

  1. Infoclimat, « Alençon (1961-1990) ». Consulté le 3 août 2008

[modifier] Liens externes

48°42′N 00°00′W / 48.7, 0

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