Orne (département)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Orne.
Orne
Image illustrative de l'article Orne (département)
Orne (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Alençon
Sous-préfecture(s) Argentan
Mortagne-au-Perche
Président du
conseil général
Alain Lambert
Préfet Jean-Christophe Moraud
Code Insee 61
Code ISO 3166-2 FR-61
Code Eurostat NUTS-3 FR253
Démographie
Population 290 891 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Superficie 6 103 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 40
Intercommunalités 41
Communes 505

L'Orne est un département français de la région Basse-Normandie, nommé d'après le fleuve qui y prend sa source puis le traverse. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 61.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Basse-Normandie selon le découpage des provinces de l'Ancien Régime
La majeure partie de l'Orne appartient à la Normandie, sauf sa pointe sud-est qui fait historiquement partie du Perche.
Article détaillé : Géographie de l'Orne.

L'Orne est majoritairement issue de l'ancienne province de Normandie ; sa partie sud-est fait cependant partie du Perche.

Il forme avec les départements du Calvados et de la Manche la région Basse-Normandie.

Situation et limites[modifier | modifier le code]

L'Orne est un département du nord-ouest de la France, situé grossièrement entre Paris et la Bretagne, dans le Grand Ouest. Il est situé dans le Sud de la région Basse-Normandie et forme la partie méridionale de l'ancienne province de Normandie. C'est le seul des cinq départements normands à ne pas avoir un accès à la mer.

Il est délimité par :

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Paysage du Domfrontais
Paysage du Domfrontais, dans le Bocage normand
  • Le centre-nord-est du département est formée par le sud du pays d'Auge, région bocagère et archétypique de la Normandie, s'étendant sur l'est du Calvados et le centre-nord-est de l'Orne. Les principales communes sont Vimoutiers, Gacé, Trun. Le village de Camembert, ou encore le Haras national du Pin, lieux touristiques, se situent dans le pays d'Auge ornais.
  • Le nord-est est formé par le pays d'Ouche qui s'étale sur les départements de l'Eure et l'Orne. L'Aigle est la ville-centre du pays d'Ouche ornais.
  • Enfin, à l'est et au sud-est, le département est formé par le Perche, qui historiquement n'appartient pas à la Normandie. Le paysage est accidenté par les collines du Perche. Mortagne-au-Perche et Bellême sont les deux principales villes du Perche ornais.

Deux parcs naturels régionaux contribuent largement à la valorisation du patrimoine naturel et à l'activité touristique du département :

Reliefs et géologie[modifier | modifier le code]

La Roche d'Oëtre
La Roche d'Oëtre est un des lieux les plus touristiques de la Suisse normande.

L'Orne est un département vallonné, excepté au niveau de la plaine d'Argentan. Le sud-ouest du département est formé par les collines de Normandie (appartenant au Massif armoricain), le sud-est par les collines du Perche. L'est du département fait partie du Bassin parisien.

Deux régions particulières, la Suisse normande et les Alpes mancelles, sont particulièrement touristiques en raison de leurs reliefs pittoresques respectivement formés par l'Orne et la Sarthe.

Le point culminant de l'Orne est le Signal d'Écouves (413 m), c'est également le point culminant de Normandie. Il est situé dans la forêt d'Écouves, au nord d'Alençon. La butte Chaumont (378 m) est un autre sommet de la forêt d'Écouves.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat ornais est de type océanique.

Relevés de températures et de précipitations à Alençon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 1,2 2,6 4,4 7,5 10,4 12,2 11,8 9,8 7 3,5 1,7 6,1
Température moyenne (°C) 3,6 4,4 6,7 9,1 12,5 15,7 17,7 17,4 15,2 11,5 6,9 4,4 10,4
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,6 10,8 13,8 17,5 21 23,3 23,1 20,6 16 10,2 7,1 14,8
Ensoleillement (h) 53,7 77,8 129,7 167,7 195,2 212,6 230,6 205,8 166,8 117,3 71,8 50,6 1 679,6
Précipitations (mm) 73,8 64,1 64,7 50,2 64,8 49,2 46,1 41,4 59,1 69,8 77 74,9 735,2
Source : Infoclimat[1]

Forêts[modifier | modifier le code]

L'Orne compte 87 000 ha de forêts et 17 600 ha de haies et bosquets, ce qui fait de l'Orne le département bas-normand le plus boisé, et le deuxième du Grand Ouest, après la Sarthe. Le taux de boisement est de l'ordre de 17 %[2].

Les forêts ornaises sont majoritairement plantées de feuillus, approximativement 75 %, contre 25 % de conifères. Environ deux tiers de la forêt ornaise est privée, le reste appartenant à l'État ou géré par l'Office national des forêts[2].

Les principales forêts du département sont :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le fleuve Orne à Argentan

Le département est traversé par la ligne de partage des eaux séparant le bassin de l'Atlantique au sud, et le bassin de la Manche au nord.

Les principaux cours d'eau sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Orne est l'un des 83 départements français créés lors de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. La majeure partie de son territoire correspond à une partie de l'ancien duché de Normandie et du duché d'Alençon, sa partie sud-est provient cependant du comté du Perche.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Orne

Coupé : au premier de gueules aux deux léopards d’or armés et lampassés d’azur, au second d’azur aux trois fleurs de lys d’or brisé d’une bordure de gueules chargée de huit besants d’argent.

Ce blason n'est toutefois qu'une proposition de Robert Louis, le département n'ayant pas officiellement adopté de blason.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Département conservateur[3], il est dominé par le vote rural. C'est une terre de tradition gaulliste. Mais, suivant les tendances politiques du reste de la région Basse-Normandie, les plus grandes villes du département prennent peu à peu une étiquette socialiste. Aux élections municipales de 2008, Alençon et La Ferté-Macé ont élu un maire socialiste, à l'instar des villes de Flers et d'Argentan où la gauche est déjà présente depuis longtemps. Les cantons de ces villes prennent également progressivement une couleur rose, et constitue généralement l'opposition au conseil général.

Les trois députés de l'Orne sont renouvelés lors des législatives de 2012, alors que la gauche obtient un score historique en enlevant deux des trois circonscriptions, quand la droite les détenait toutes depuis 1993. Candidat pour la quatrième fois, le maire d'Alençon Joaquim Pueyo est le premier socialiste à conquérir la première circonscription, à droite depuis 1958, aidé par la vague rose et la division de la droite locale, tandis que le divers gauche Yves Goasdoué reprend la troisième circonscription que représentait Michel Lambert dont il était attaché parlementaire avant la victoire d'Hubert et Sylvia Bassot. Dans la deuxième circonscription l'UMP Véronique Louwagie succède à Jean-Claude Lenoir[3].

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Carte des arrondissements et des cantons de l'Orne
Carte des arrondissements et des cantons de l'Orne

L'Orne compte 3 arrondissements, 40 cantons et 505 communes. Depuis août 2012, le préfet de l'Orne est Jean-Christophe Moraud[4].

  • L'arrondissement d'Alençon s'étend sur le sud et le sud-ouest du département, il est organisé autour d'Alençon et de la partie méridionale de l'ancien arrondissement de Domfront supprimé en 1926. Il comprend 11 cantons et 133 communes pour une superficie de 1 710 km2, ce qui en fait le plus petit des trois arrondissements (mais pas le moins peuplé). En 2010, il comptait 100 601 habitants. Le sous-préfet de l'arrondissement d'Alençon est le Secrétaire général de la Préfecture, Benoît Hubert, depuis 2012[5].
  • L'arrondissement d'Argentan s'étend sur le nord et le nord-ouest du département, il est organisé autour d'Argentan et de la partie septentrionale de l'ancien arrondissement de Domfront. C'est le plus grand et le plus peuplé des trois arrondissements, avec 17 cantons et 226 communes pour une superficie de 2 432 km2. Il comptait 118 759 habitants en 2010. Le sous-préfet de l'arrondissement d'Argentan est Jean-François Saliba, nommé le 27 août 2012[6].
  • L'arrondissement de Mortagne-au-Perche s'étend sur la partie percheronne du département, au sud-est, ainsi que sur l'agglomération de L'Aigle. C'est le moins peuplé des trois arrondissements. Il comprend 12 cantons et 146 communes pour une superficie de 1 961 km2, et comptait 72 282 habitants en 2010. En 1926, suite au décret Poincaré, il fut supprimé en même temps que l'arrondissement de Domfront, ses cantons avaient alors été réparti entre les arrondissements d'Alençon et d'Argentan ; puis a été restauré en 1942. Le sous-préfet de Mortagne-au-Perche est Claude Martin[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Circonscriptions législatives[modifier | modifier le code]

L'Orne compte trois circonscriptions législatives issues du découpage électoral de 1986. Le département n'a pas été affecté par le redécoupage de 2010.

  • La troisième circonscription (d'Argentan-Flers) correspond au territoire de l'arrondissement d'Argentan moins les cantons de La Ferté-Frênel, Gacé, Le Merlerault et Vimoutiers intégrés dans la deuxième circonscription. C'est une circonscription davantage sensible au vote urbain qui a déjà élu un député socialiste entre 1981 et 1993, puis à nouveau en 2012.
Circonscription Député (XIVe législature) Population (2010) Cantons Communes
Première circonscription Joaquim Pueyo (PS) 100 601 hab. 11 133
Deuxième circonscription Véronique Louwagie (UMP) 92 501 hab. 16 205
Troisième circonscription Yves Goasdoué (PS) 98 540 hab. 13 167

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des sénateurs de l'Orne.

L'Orne dispose de deux sièges au Sénat et ses sénateurs appartiennent à la « série 1 » selon le fonctionnement des élections sénatoriales.

Depuis l'élection sénatoriale de 2011, les deux sénateurs ornais sont :

Conseil général[modifier | modifier le code]

Le conseil général de l'Orne est composé de 40 sièges et a toujours été dominé par la droite depuis le début de la Ve République, notamment en raison de la surreprésentation des cantons ruraux proportionnellement à leur démographie, en plus d'un électorat généralement ancré à droite. À titre d'exemple, le canton de Courtomer, rural, comptait 3 051 habitants en 2010, contre 14 095 habitants pour le canton d'Alençon-2 la même année.

Depuis les élections cantonales de 2011, l'assemblée départementale dispose d'une majorité de 30 sièges (droite) et d'une opposition de 10 sièges (gauche). Schématiquement, les conseillers généraux de la majorité sont issus des cantons ruraux, et les conseillers généraux de l'opposition sont issus des principales villes ornaises.

Depuis le 14 décembre 2007, le président du conseil général est Alain Lambert (SE/DVD). Considéré comme l'homme fort de la Droite ornaise depuis les dernières décennies, il a rallié le candidat du MoDem à la présidentielle de 2012 François Bayrou. Au-delà d'une démarche individuelle, Alain Lambert a encouragé la création d'un comité de soutien au MoDem avec plusieurs éléments divers-droite du département ; non sans créer des tensions au sein de la majorité départementale et de la droite locale.

Conseil régional[modifier | modifier le code]

L'Orne dispose de 9 sièges sur les 47 que compte le conseil régional de Basse-Normandie. D'après l'élection régionale de 2010, les neuf sièges ornais sont ainsi répartis[8] :

  • 3 sièges pour le groupe socialiste, dont celui de Laurent Beauvais, le président du conseil régional,
  • 2 sièges pour le groupe Europe Écologie,
  • 1 siège pour le groupe communiste,
  • 1 siège pour le groupe centriste,
  • 2 sièges pour le groupe Union pour un mouvement populaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et emploi[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans l'Orne.
Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

L'Orne possède un potentiel touristique assez remarquable du fait de plusieurs causes :

Du fait de la proximité avec Paris, l'Orne accueille également un certain nombre de Parisiens qui ont une résidence secondaire, surtout dans la région du Perche, ou bien dans la région de Bagnoles-de-l'Orne.

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 10,9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Orne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Orne.

Les habitants de l'Orne sont les Ornais et les Ornaises.

Le département de l'Orne est essentiellement rural. Avec une densité de population de 48 hab./km2, l'Orne se place bien en dessous de la moyenne nationale (95 hab./km2). Les zones les plus densément peuplées sont autour des villes (moyennes) d'Alençon, de Flers et d'Argentan, les trois villes dépassant les 10 000 habitants. À l'inverse les zones très peu peuplées se situe dans les cantons de Carrouges, Courtomer, Exmes.

La population diminue depuis de nombreuses années, malgré une relative stagnation depuis 1999, autour des 293 000 habitants. On est loin du début du XIXe siècle où la population atteignait les 443 000 habitants. Depuis ces années, après l'exode rural vers de plus grandes villes, la population a atteint le seuil minimum des 270 000 habitants avant la Seconde Guerre mondiale. Puis le baby-boom a fait augmenter la population, pour stagner aujourd'hui.

Évolution de la population
1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846 1851
395 738 424 669 422 884 434 379 441 881 443 688 442 072 442 107 439 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 127 423 350 414 618 398 250 392 526 376 126 367 248 354 387 339 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
326 952 315 993 307 433 274 814 277 637 273 717 269 331 273 181 274 862
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2011 - -
280 549 288 524 293 523 295 472 293 204 292 337 290 891 - -
(Sources : ...)

Principales villes[modifier | modifier le code]

Rang Villes Date du recensement
1982 1990 1999 2006
1 Alençon 31 608 29 988 28 935 28 458
2 Flers 18 911 17 888 16 947 16 094
3 Argentan 17 327 16 413 16 596 14 900
4 L'Aigle 9 834 9 466 8 977 8 415
5 La Ferté-Macé 6 708 6 913 6 679 6 201
6 Sées 4 767 4 547 4 504 4 508
7 Mortagne-au-Perche 4 851 4 584 4 513 4 210
8 Domfront 4 483 4 410 4 262 3 976
9 Vimoutiers 4 918 4 723 4 418 3 970

Il existe 5 aires urbaines dans le département de l'Orne :

Aire urbaine Population (1999) Nb. communes Espace urbain Superficie (km²) Densité (hab./km²)
Alençon
partie Orne
64 978
50 299
54
30
Alençon–Argentan 584,69
309,32
111
163
Flers 34 836 23 Flers–Vire 219,77 159
Argentan 27 387 37 Alençon–Argentan 380,61 72
L'Aigle 20 043 21 L'Aigle 266,38 75
Nogent-le-Rotrou
partie Orne
20 456
5 009
17
8
Nogent-le-Rotrou 244,08
119,95
84
42

Éducation et enseignement[modifier | modifier le code]

Santé et démographie médicale[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport dans l'Orne.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau routier de l'Orne.

Deux autoroutes et une route nationale traversent le département de l'Orne :

  • L'A28 relie le Nord de la France et notamment Calais et le port du Havre à Tours où elle rejoint l'A10 vers Bordeaux et la péninsule ibérique. C'est un axe majeur dans les échanges entre le Nord et le Sud de la France en évitant l'agglomération parisienne (grand contournement de Paris). Cette autoroute traverse l'Orne selon un axe nord/sud entre Rouen et Le Mans. Elle dessert le département au niveau des villes d'Alençon, de Sées et de Gacé, et a été mise en service en 2005 (section Alençon - Le Mans en 2001).
  • L'A88 est une autoroute bas-normande qui relie Caen à l'A28 au niveau de Sées. Cet axe permet de raccorder la région caennaise et le port de Cherbourg à l'A28 vers le Sud de la France. Cette autoroute dessert Argentan et Sées.
  • La N12 est un axe reliant Paris à Brest par Rennes. Elle passe par Mortagne-au-Perche et Alençon, où elle croise l'A28. C'est la seule route nationale qui reste dans le département suite aux déclassements successifs de 1972 et 2006. À terme, il est prévu que l'intégralité du parcours entre Paris et Alençon soit à 2×2 voies. Dans l'Orne, la section de Mortagne-au-Perche à Alençon est aux normes autoroutières, et la fin des travaux pour la mise à 2×2 voies de la déviation nord d'Alençon est prévue pour l'été 2013[9].

Le autres axes importants du département sont :

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Carte ferroviaire de l'Orne
Réseau ferré de l'Orne
Train à quai en gare d'Alençon
Les TER forment l'essentiel du trafic de la ligne Caen - Tours (ici en gare d'Alençon).

Trois lignes ferroviaires traversent le département de l'Orne.

  • La ligne Paris - Granville est une radiale d'importance secondaire reliant la capitale au sud de la Basse-Normandie selon un axe est/ouest. Elle traverse l'Orne dans sa longueur et dessert les villes de L'Aigle, Argentan et Flers. C'est le principal axe ferroviaire reliant l'Orne à Paris. Cinq allers-retours quotidiens sont assurés par des trains Intercités entre Paris et Granville. Deux allers-retours supplémentaires entre Paris et Argentan sont assurés par des trains express régionaux, ces trains desservent L'Aigle et Argentan. Cette ligne n'est pas électrifiée (sauf entre Paris et Dreux). Originellement à double voie, certaines portions entre Argentan et Granville ont été réduite à voie unique lors de sa modernisation entre 1994 et 1999.
  • La ligne Caen - Tours est une transversale nord/sud reliant les villes de Caen, Alençon, Le Mans et Tours. Elle dessert Argentan et Alençon et permet de connecter ces villes aux métropoles régionales que sont Caen et Le Mans, et également au pôle TGV de la gare du Mans. C'est une ligne à double voie non électrifiée. Trois allers-retours quotidiens entre Caen et Tours sont assurés par des trains Intercités ; cependant cette ligne est surtout parcourue par des trains express régionaux entre Caen et Le Mans, Caen et Alençon, ou encore Alençon et Le Mans. Cela porte ainsi le nombre d'allers-retours quotidiens à 13 entre Alençon et Le Mans, et 8 entre Argentan et Caen.
  • La ligne Paris - Brest traverse la pointe sud-est département et offre des relations entre Paris et Le Mans par voie classique (service régionaux du TER Centre). C'est une ligne électrifiée à double voie.

Les deux premières lignes représentent à elles seules à la quasi-totalité du réseau ferré ornais. Elles forment un tronc commun d'une dizaine de kilomètres au centre du département entre les gares d'Argentan et de Surdon.

Au total, l'Orne compte 7 gares et 8 haltes ferroviaires (voir liste des gares de l'Orne).

Réseaux interurbains[modifier | modifier le code]

Un bus du réseau interurbain de l'Orne
Un bus aux couleurs du réseau Cap'Orne

Deux réseaux de transports en commun permettent des déplacements interurbains dans l'Orne, mais comme la plupart des réseaux TER et des réseaux de bus départementaux en France, ils ne sont pas coordonnés entre eux.

  • Le réseau de bus Cap'Orne est le service de bus interurbain géré par le conseil général de l'Orne et comprend 24 lignes régulières. Il n'y a pas de lignes de bus entre les villes qui sont déjà reliées entre elles par le train. Un tarif unique à 2 € quel que soit le voyage a été mis en place par le conseil général. Bien que le réseau Cap'Orne soit accessible à tous, les horaires des bus sont rythmés par les horaires scolaires ; il n'y a pas de service le samedi après-midi, le dimanche et lors des vacances scolaires. Finalement, c'est un réseau principalement affecté au transport scolaire. Près d'1,7 million de voyages sont effectués chaque année par le réseau Cap'Orne, soit une fréquentation d'environ 4 500 passagers par jour[12].

Réseaux urbains[modifier | modifier le code]

Les trois plus grandes villes ornaises, ainsi que la station thermale de Bagnoles-de-l'Orne, disposent de réseaux de bus urbains :

Aéroports[modifier | modifier le code]

L'Orne compte six aérodromes :

Culture[modifier | modifier le code]

Filière équine[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Haras national du Pin et Percheron.

L'Orne est réputée pour ses élevages de chevaux. Elle est le premier département français en termes d'élevage de trotteurs.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine normande.
Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de La Ferté-Macé.

Dentelles[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Dentelle d'Alençon et Dentelle d'Argentan.

Langues régionales[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Normand, Normand méridional et Percheron (idiome).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diocèse de Séez.

Personnalités de l'Orne[modifier | modifier le code]

Cette section doit être recyclée. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Infoclimat, « Alençon (1961-1990) » (consulté le 3 août 2008)
  2. a et b La forêt ornaise Préfecture de l'Orne
  3. a et b Eric de Grandmaison, « Orne : la gauche profite des divisions de la droite », Le Monde.fr, 18 juin 2012.
  4. Le préfet de l'Orne Préfecture de l'Orne
  5. Le Secrétaire général Préfecture de l'Orne
  6. Le sous-préfet d'Argentan Préfecture de l'Orne
  7. Le sous-préfet de Mortagne-au-Perche Préfecture de l'Orne
  8. Les conseillers régionaux Conseil régional de Basse-Normandie
  9. « Déviation Nord : pas d'ouverture avant juin », ouest-france.fr, 4 avril 2013.
  10. « Début du chantier de la 2x2 voies Flers-Argentan », ouest-france.fr, 6 janvier 2010.
  11. « Flers-Landigou en 2x2 voies dès demain mardi », ouest-france.fr, 10 décembre 2012.
  12. Routes et transports Conseil général de l'Orne
  13. Présentation Alto, www.altobus.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]