Jacob Jordaens
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Jacob Jordaens
Autoportrait avec sa femme et sa fille Elisabeth, 1621-1622, Musée du Prado, Madrid.
| Naissance | 19 mai 1593 Anvers |
|---|---|
| Décès | 18 octobre 1678 Anvers |
| Nationalité | Flamande |
| Activité(s) | Peintre |
| Maître | Adam van Noort |
| Mouvement artistique | baroque |
| Influencé par | Rubens, peintres vénitiens du XVIe siècle |
Jacob Jordaens (en français parfois Jacques Jordaens et en néerlandais Jacobus Jordaens) est un peintre flamand né à Anvers le 19 mai 1593, mort le 18 octobre 1678.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Jacques Jordaens (il signait Jacques Jordaens, et non pas Jacob) est l'un des plus grands maîtres de la peinture anversoise du XVIIe siècle, avec Pierre Paul Rubens et Antoine Van Dyck. Au contraire de ses deux peintres contemporains, Jacques Jordaens n'a jamais voyagé en Italie pour étudier les œuvres de la Renaissance italienne et passa sa vie principalement à Anvers.
Son père était un marchand de toiles ou de serges. La famille Jordaens appartenait à la bourgeoisie aisée : leur maison se situait dans la Hoogstraat (La Rue Haute), une des rues les plus connues pour le commerce de draps à Anvers, et qui conduisait de la Grande-Place au Rivage (les deux places les plus importantes d'Anvers).
Jordaens est baptisé le 20 mai 1593, comme en témoignent les registres baptistaires de l'église Notre-Dame d'Anvers, église catholique. Fils aîné, ses parents auront dix autres enfants après lui (huit filles et deux garçons). Son enfance est peu connue, mais il a probablement reçu une éducation suffisante caractéristique de la bourgeoisie de son époque. À partir de 1607, il se forme auprès d'Adam van Noort, un peintre flamand dont les tableaux restent d'attribution douteuse. Adam Van Noort était luthérien, mais lors de la Contre-Réforme à Anvers, il doit, de même que sa famille et que certains peintres, dissimuler sa croyance. Jordaens vivra avec la famille Van Noort jusqu'en 1618, composée des parents et de six enfants.
En 1615, Jordaens s'inscrit comme franc-maitre à la Guilde de Saint-Luc d'Anvers. Le 15 mai 1616, il se marie catholiquement avec la fille aînée de son maître, Catharina Van Noort, de quatre ans plus âgée que lui. De leur mariage naîtront trois enfants : Elisabeth (1617), Jacques (1625) et Anne Catherine (1629).
En 1659, il fait partie des 400 habitants les plus riches d'Anvers.
En 1671, sept ans avant sa mort, il se convertit au calvinisme.
Certains de ses thèmes privilégiés en peinture étaient : L'adoration des bergers, Le satyre et le paysan, Le petit Jupiter nourri par la chèvre Amalthée ainsi que « Comme les vieux chantent, ainsi les jeunes jouent de la flûte ». Connu pour Le roi boit peint vers 1640, il a été le premier peintre d'Anvers après la mort de Rubens en 1640.
Il collabora plusieurs fois avec Rubens de 1620 à 1640, par exemple pour les œuvres destinées à la décoration de la Tour de la Parada.
Jacob Jordaens s'inspira beaucoup de peintres contemporains tels que Jan Brueghel l'Ancien, Abraham Janssens van Nuyssen et d'Hendrick van Balen.
Jacob Jordaens meurt le 18 octobre 1678, le même jour que sa fille Elisabeth. Comme sa fille, Jordaens fut enterré à Putte, dans la République des Sept Pays-Bas-Unis. Plusieurs protestants y furent enterrés, car le village, situé aux Provinces-Unies, possédait une petite église protestante. À l'emplacement de l'église protestante disparue et du cimetière se dresse, depuis 1877, un monument du sculpteur belge Jef Lambeaux. Dans le piédestal sont encastrées les dalles funéraires des tombes de Jordaens et de ses disciples Van Pape et Van Stalbemt[1].
Une exposition de Jordaens a eu lieu à Anvers du 27 mars au 27 juin 1993, à l'occasion de l'évènement Anvers 93 Capitale européenne de la culture.
Œuvres [modifier]
- Allégorie de la Fécondité (vers 1625), Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles
- Autoportrait avec parents, frères et sœurs (Musée de l'Ermitage, Saint-Petersburg
- Concert de famille (1638), Musée royal des Beaux-Arts, à Anvers
- Éducation de Louis XIII (cartons)
- Grand Chevaux (cartons), Musée de Vienne
- L'Adoration des bergers (vers 1617), Mauritshuis, La Haye
- L'Assomption, église Saint-Hippolyte, Poligny (copie ?)
- Le Christ et les Pharisiens (vers 1660), Palais des Beaux-Arts de Lille
- La détresse de l'enfant prodige, Palais des Beaux-Arts de Lille
- L'Enfance de Jupiter (ou Le petit Jupiter nourri par la chèvre Amalthée (vers 1630), Musée du Louvre, Paris
- L'Enlèvement d'Europe (1643), Palais des Beaux-Arts de Lille
- La Famille du peintre (1620-1621), Musée du Prado, Madrid.
- Le Jugement dernier, église paroissiale Notre-Dame de Bougival
- Les quatre Evangélistes (vers 1625-30), Musée du Louvre, Paris
- Le repos de Diane (1645-55), Musée du Louvre, Paris
- Le roi boit, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles
- La Sainte Famille, Musée National Brukenthal, Sibiu/Hermannstadt, Roumanie
- Le Satyre et le Paysan, sujet traité dans des tableaux à Budapest, Munich, Göteborg, au Musée de Cassel ...
- Les Signes du Zodiaque, plafond de l'annexe de la bibliothèque du Palais du Luxembourg
- Le Satyre et le Paysan, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles
- Le Triomphe de la religion, église paroissiale d'Argentré-du-Plessis
- Louis XIII et le cheval au piquet
- Louis XIII apprend à monter à cheval
- Louis XIII à cheval combattant (cartons et tapisserie)
- Louis XIII à cheval sautant un obstacle (cartons et tapisserie)
- Louis XIII à cheval effectuant un saut sur place (cartons et tapisserie)
- Louis XIII et le cheval au piquet (cartons et tapisserie)
- Louis XIII sur son cheval marron (cartons et tapisserie)
- Pan et syrinx, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles
- Saint Martin exorcisant un possédé, église de Brandeville
- Triomphe de Frédéric-Henri d'Orange-Nassau (1651-1652), Huis Ten Bosch, salle Maison d'Orange-Nassau, La Haye
- Têtes d'Apôtres (1610), Musée de la Chartreuse de Douai
- Méléagre et Atalante, Musée du Prado, Madrid
- Méléagre et Atalante, Musée royal des Beaux-Arts, Anvers
- Offrande à Cérès, Musée du Prado, Madrid
- Piéta, Musée du Prado, Madrid
- Portrait d'un homme (1624), National Gallery of Art, Washington
- Samson contre les Philistins (1663), Paleis op de Dam, Amsterdam
- Suzanne et les vieillards, Palais des Beaux-Arts de Lille
- Tête de vieillie femme, Musée des beaux-arts de Nancy
- Tribut de Saint-Pierre, Copenhague
- Un piqueur et ses chiens (1635), Palais des Beaux-Arts de Lille
- Ulysse et Polypheme (1630-35)
Sources [modifier]
- Musée du Louvre
- Inventaire culture en France
- Musées royaux des beaux-arts de Belgique
- Palais des Beaux-Arts de Lille
- Musée du Prado...
Galerie [modifier]
-
Les quatre évangélistes, vers 1625-30, musée du Louvre, Paris.
Bibliographie [modifier]
- D’Hulst, De Poorter, Vandeuven, Jacob Jordaens (1593-1678), Tableaux et tapisseries. (catalogue d'exposition), Musée royal des beaux-arts (Anvers), 1993.
Références [modifier]
- Voir : site Web plaatsengids.nl