Bourges

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Bourges
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
Blason de Bourges
Blason
Bourges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher (préfecture)
Arrondissement Bourges
Canton Chef-lieu de 5 cantons
Intercommunalité Bourges Plus
Maire
Mandat
Pascal Blanc (UDI)
2014-2020
Code postal 18000
Code commune 18033
Démographie
Gentilé Berruyers[1]
Population
municipale
66 602 hab. (2011)
Densité 969 hab./km2
Population
aire urbaine
138 550 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 04″ N 2° 23′ 47″ E / 47.0844444444, 2.3963888888947° 05′ 04″ Nord 2° 23′ 47″ Est / 47.0844444444, 2.39638888889  
Altitude Min. 120 m – Max. 169 m
Superficie 68,74 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-bourges.fr/

Bourges (prononcé [buʁʒ ]) est une commune française, préfecture du département du Cher. Avec 66 381 habitants (2010), c'est la commune la plus peuplée du département. Au centre d'une aire urbaine de 135 000 habitants, Bourges est la 3e commune la plus peuplée de la région Centre, après Tours et Orléans, et devant Châteauroux, Blois et Chartres. Elle est aussi la capitale historique du Berry, province de l'Ancien Régime correspondant approximativement aux départements actuels de l’Indre et du Cher.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La rue Moyenne de bourges.

Capitale de l'ancienne province du Berry, à quelques dizaines de kilomètres du centre géométrique de la France, et à 240 km au sud de Paris, la ville de Bourges est située à la confluence de plusieurs rivières (Yèvre (et Voiselle, une de ses déréviations), Auron, Moulon, Langis). Cette forte présence de l'eau affluant dans une vallée (celle de l'Yèvre) à la pente très peu marquée explique l'importante surface marécageuse au pied de la ville médiévale (actuel centre ville, sur un promontoire rocheux en prolongement du plateau Sud). Ces vastes zones humides cernant autrefois la ville à l'Est et l'Ouest et pendant longtemps dédiées au pacage et au maraichage ont au fur et à mesure du développement urbain étaient aménagées par les humains: canalisation des cours d'eau, remblais, urbanisation, exploitation agricole. Les marais de l'Yèvre et de la Voiselle divisés en multiples parcelles et dédiés aujourd'hui à l'exploitation potagère d'agrément et aux loisirs ont au sein de cet ensemble géographique spécifique peu subi l'urbanisation.

La ville de Bourges est malgré tout désavantagée par sa situation géographique qui n'offre aucune voie principale de communication aussi bien ferroviaire que routière. Elle dispose malgré tout d'un grand patrimoine historique comme le quartier Avaricum, la cathédrale Sain-Etienne de Bourges classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, ou encore la Maison de la culture de Bourges.

Ancienne ville fortifiée, Bourges témoigne encore aujourd'hui de ces marques avec la présence notamment au niveau de la mairie de remparts gallo-romains ainsi que le marquage au sol d'une ancienne tour.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières et autoroutières[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rocade de Bourges et Autoroute A71.

Bourges dispose d'une rocade qui permet son contournement d'est en ouest par le sud sur 36 km grâce à la RN 142 et la RD 400 . Elle est actuellement en 2x1 voies sauf sur une partie en 2x2 voies sur 1,2 km à l'est. Actuellement, la rocade n'est pas totalement reliée. Seule la section nord-est entre la RN 151 et la RD 940, longue de 4,2 km est en construction et devrait voir le jour en 2014. La section nord ouest est encore à l'étude.

L’A71 (Orléans-Clermont-Ferrand) relie la ville à 1 heure d’Orléans, 2h30 de Paris et à 4 heures de Lyon. Il est possible, via l’A85 à Vierzon (39 km de Bourges) d’aller à Tours en 1h30.

Voies urbaines[modifier | modifier le code]

Bus de Ville à Bourges

L’agglomération berruyère est desservie par le réseau de transport en commun AggloBus (19 lignes, 71 bus) et reste reliée au reste du département grâce au réseau Lignes 18, géré par le Conseil Général du Cher. La commune est aussi desservie par la ligne routière TER Centre ChâteaurouxBourges (en l'absence de chemin de fer).

Bourges développe aujourd'hui beaucoup les liaisons à vélo, et pour cause: la ville possède 22km de pistes totalement sécurisées. Forte du succès des liaisons douces du Val d’Auron et de la voie aérospatiale, la ville de Bourges a souhaité encourager l’utilisation du vélo et poursuivre le développement de son réseau cyclable, créant un véritable maillage de la ville. Une rocade verte vient ainsi compléter les voies cyclables en site propre. Une étude a montré que près de la moitié des ménages de l’agglomération disposent d’un véhicule. 35 % des déplacements font moins d’un kilomètre. Les habitants effectuent chaque jour 460 000 déplacements, dont 65 % en voiture, 23 % à pied, 7 % en transports collectifs et 3 % à vélo[2].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Bourges.
Le gare de Bourges

Bourges, en regard de sa taille et proximité à Paris est plutôt mal desservie par le réseau ferroviaire. En effet, elle ne se trouve pas sur une des grandes radiales ferroviaires françaises (lignes depuis Paris, cœur historique du réseau), ce qui nuit à sa desserte. On ne compte par exemple compter seulement 4 trains directs aller/retour par jour pour Paris-Austerlitz, sa gare tête-de-ligne. En comparaison, Nevers, étant une ville plus petite, mais sa gare étant sur la ligne Paris-Clermond Ferrand, elle bénéficie de 12 trains aller/retour pour Paris au quotidien.

Cependant, en contrepartie, la position de la gare de Bourges lui donne une très bonne desserte « Est-Ouest ». On peut par exemple rallier sans détours depuis Bourges Tours, Angers, Nantes, Le Croisic, Montluçon, Nevers, Moulins, Roanne, Lyon.

L'agglomération dispose aussi de trois autres petites gares qui sont les gares de Marmagne, Saint-Germain-du-Puy et Saint Florent-sur-Cher relié à Bourges-Gare via des navettes TER.

Projet de TGV[modifier | modifier le code]

Une ligne TGV est actuellement à l'étude pour un trajet Paris - Orléans - Bourges - Clermont-Ferrand - Lyon mais celle-ci s'avère compromise par les derniers plans d'équipement nationaux revus à la baisse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Doulchard Vasselay
Fussy
Saint-Germain-du-Puy Rose des vents
Marmagne N Moulins-sur-Yèvre
O    Bourges    E
S
La Chapelle-Saint-Ursin
Le Subdray
Trouy
Plaimpied-Givaudins
Osmoy
Soye-en-Septaine

Les quartiers[modifier | modifier le code]

Plan des secteurs de Bourges
Les quartiers de Bourges : Centre-Ville (jaune), Couronne centrale (bleu), Intérieur de Bourges : Chancellerie, Pignoux, Aéroport... (vert), Communes périphériques (violet)

La ville possède de nombreux quartiers qui sont eux-mêmes divisés en 3 secteurs : Le centre-ville divisé en 2 zones, la couronne centrale l'encerclant et qui se divise en 5 zones et les quartiers en périphérie de la ville au nombre de 13 qui représentent des secteurs précis tels que l'industrie. Certains quartiers disposent d'une mairie annexe mais la plupart sont directement reliés à celle de Bourges. Il existe un Conseil de quartier pour chacun d'entre eux.

Le Centre-Ville, au cœur de la ville divisé 2 zones et délimité par les boulevards permettant de le contourner, représente l'hypercentre et regroupe la principale rue marchande (rue Moyenne), la préfecture de Bourges, le pôle d'échange des bus (place de la Nation), la cathédrale Saint-Étienne jusqu'à la gare SNCF. Il dispose aussi de nombreux parcs paysager ouverts au public comme le jardin de l'archevêché ou celui des Pré-Fichaux.

Les couronnes centrales, au nombre de 4 regroupent l'ensemble des zones qui encerclent le Centre-Ville et qui dynamisent la ville. Elle regroupe la majorité des collèges, lycées et enseignements supérieurs. Les marais de Bourges sont eux aussi inclus dans cette zone. Les couronnes sont intégralement gérés par la ville de Bourges, considérées comme le prolongement du Centre-Ville.

Les quartiers à l'intérieur de Bourges et périphérique à la ville, au nombre de 13 et pour la plupart disposant de Conseil de quartier sont les principaux secteurs où sont situés l'industrie et les commerces. Dans le quartier de Gionne se situe l'école militaire de Bourges, au niveau du secteur de la pyrotechnie. Le quartier de Pignoux accueille la toute nouvelle Technopole Lahitolle regroupant l'INSA de Bourges ainsi que les entreprises innovantes.

Les Quartiers de la Chancellerie et des Gibjoncs ont quant à eux fait partie d'un requalification et d'une rénovation dû à leur classement en Zone urbaine sensible.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Bourges est tempéré avec des influences continentales et océaniques. Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971 - 2000 :

Relevé météorologique de Bourges (normales 1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,9 1,2 3 4,8 8,7 11,5 13,8 13,6 10,8 7,6 3,5 1,8 6,8
Température maximale moyenne (°C) 6,6 8,4 12 14,6 18,9 22,1 25,5 25,4 21,6 16,3 10,4 7,5 15,8
Record de froid (°C)
date du record
−20,4
16/01/1985
−16,4
14/02/1956
−11,3
1/03/2005
−3,7
12/04/1986
−2,6
7/05/1957
3,4
5/06/1969
4,6
10/07/1948
4,6
22/08/1946
1,8
20/09/1962
−5
30/10/1997
−9,1
24/11/1998
−14
20/12/1946
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
30/01/2002
22,6
24/02/1960
29,4
25/03/1955
29,4
16/04/1949
32
27/05/2005
38
27/06/2011
39,6
28/07/1947
39,9
10/08/2003
35,1
16/09/1961
31,7
1/10/1985
22,7
3/11/1994
20
16/12/1989
Précipitations (mm) 56,1 58,2 53 58,3 78,5 58,8 59,8 50,8 62,6 66,7 64,1 65,7 732,6
Nombre de jours avec précipitations 12 10 10 10 12 9 8 7 9 10 11 11 119
Source : Météo France[3],[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,6
−0,9
56,1
 
 
 
8,4
1,2
58,2
 
 
 
12
3
53
 
 
 
14,6
4,8
58,3
 
 
 
18,9
8,7
78,5
 
 
 
22,1
11,5
58,8
 
 
 
25,5
13,8
59,8
 
 
 
25,4
13,6
50,8
 
 
 
21,6
10,8
62,6
 
 
 
16,3
7,6
66,7
 
 
 
10,4
3,5
64,1
 
 
 
7,5
1,8
65,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

La capitale du peuple gaulois des Bituriges Cubes[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, la ville se nommait Avaricum « le port sur l’Yèvre » (le nom celte étant *Avariko- qui se retrouve dans le nom de la rivière Yèvre, Avar). Au Ve siècle av. J.-C., Bourges voit le développement d’une vaste agglomération proto-urbaine étendue sur plusieurs dizaines d’hectares et en contact étroit avec la Méditerranée (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.). La publication récente des fouilles réalisées dans le quartier Saint-Martin-des-Champs[5] permet de mieux comprendre l’importance des activités artisanales dans le cycle de développement socio-économique observable à cette époque de l’extrême fin du 1er âge du Fer. Des tombes riches, comme le grand tumulus de Lazenay, manifestent par ailleurs la puissance de l’aristocratie biturige contemporaine. Compte tenu de ces récentes découvertes archéologiques, le texte de Tite-Live selon lequel les Bituriges Cubi auraient encadré les premières migrations celtiques en Italie du Nord prend un nouveau relief. À la fin du Ve siècle av. J.-C., le site semble abandonné en grande partie et n’est réoccupé densément qu’à partir du IIe siècle av. J.-C. Durant la guerre des Gaules, César en fit le siège, qui dura de longs mois. Partout ailleurs en Gaule, Vercingétorix avait mis en place une politique de la terre brûlée : aucune ville, aucune ferme ne devait servir à l’approvisionnement des légions romaines. Cependant, les habitants d’Avaricum le supplièrent d’épargner leur cité, mettant en avant la sûreté de leur ville protégée par des défenses naturelles (car située sur une butte entourée d’une rivière et de marais) et par une puissante muraille au sud. De cette muraille, lui revenait la nomination de Ville rouge, au même titre que Le Mans. César réussit à prendre la cité en affamant ses combattants et en repoussant l’armée de secours de Vercingétorix. Des 40 000 hommes, femmes et enfants enfermés dans ses murs, seuls 800 en réchappèrent.

Article détaillé : Siège d'Avaricum.

Une fois la ville conquise, elle est reconstruite dans le style romain avec un plan hippodamien et de nombreux complexes monumentaux : porte monumentale, aqueducs, thermes et amphithéâtre. De nombreuses villas sont bâties et la ville atteint une taille supérieure à celle du Moyen Âge.

Par la suite, pendant les invasions barbares, la ville se replie sur elle-même et une enceinte gallo-romaine est construite en remployant les pierres des bâtiments officiels pour l’occasion ; la surface enclose (40 ha), bien qu’en retrait par rapport à la période précédente, est une des plus importantes des Gaules[6]. Elle est l'objet d'un premier grand incendie en 588.

Bourges devient également le siège d’un archevêché, dont relèvent les diocèses d’Albi, de Cahors, de Clermont, de Mende, du Puy-en-Velay, de Rodez, de Saint-Flour et de Tulle. Le diocèse est l’un des tout premiers à être fondé par saint Ursin lors des premières campagnes d’évangélisation de la Gaule vers le IVe siècle. De ce fait le diocèse obtient des privilèges et les archevêques de Bourges deviennent primat des Aquitaines (cf. provinces romaines) et Patriarche de l’Église romaine. Dès le Moyen Âge, ces prérogatives sont contestées notamment par les archevêques de Bordeaux, et actuellement elles n'ont plus qu’une valeur honorifique.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

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Des Mérovingiens aux Capétiens[modifier | modifier le code]

En 588, Bourges connait le premier de ses grands incendies médiévaux[7]

La ville, qui relevait du royaume d'Aquitaine, est prise par Charles Martel en 731[8], puis immédiatement reprise par Eudes d'Aquitaine. Pépin Ier la prend d'assaut en 762, détruit ses remparts et l'intégra au domaine royal sous la garde de ses comtes[9].

En revanche, la période carolingienne est plus faste à en juger par les traces qu’elle laissa, bien que mal connue. Si elle débute par un nouvel incendie destructeur en 760[7], de nombreux édifices sont construits, signe d’une réorganisation sociale, politique et religieuse. De cette époque, date la construction d’un Hôtel-Dieu et de la première cathédrale de Bourges, à l’emplacement de l’actuelle, par Raoul de Turenne. De cet édifice, subsiste une crypte mérovingienne sous le chœur de l’édifice actuel. On assiste aussi à la construction d’un palais (recouvert par l’actuelle préfecture). De nombreuses abbayes sont fondées avec l’appui du pouvoir royal comme celle de Saint-Ambroix. Une première vague d’églises est construite, dont l’église Saint-Paul.

La cathédrale Saint-Étienne, XIIe et XIIIe siècles.

Puis au XIIe siècle, Bourges était le chef-lieu d’une vicomté, jusqu’à ce que le dernier vicomte de Bourges, Eudes d'Arpin en 1101 vende ses fiefs pour 60 000 sous-or au roi de France afin de financer sa croisade. Bourges entre de ce fait dans le domaine royal, propriété propre de la Couronne. L’archevêque Aimoin constitue en 1038 une association diocésaine regroupant tous les hommes de plus de quinze ans, qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu[10]. Bien que peu efficace, elle est relayée au XIIe siècle par une commune diocésaine (dès avant 1108), qui elle a une certaine efficacité : sa milice contraint en 1149 Renaud de Graçay à abandonner le château de Saint-Palais[11].

Durant ce siècle, la ville connaît un nouvel âge d’or, autour du chantier de la cathédrale, et la construction d’une nouvelle enceinte sous l’impulsion du roi Philippe Auguste[réf. nécessaire]. Cette nouvelle enceinte porte la superficie de la ville à 15 ha, entourée des faubourgs de Saint-Ambroix, Saint-Fulgent et Saint-Ursin[12]). En effet, la ville est un centre religieux important, même si elle ne possède pas de centre de pèlerinage. De nombreux prélats se succèdent, dont certains connaissent de brillantes carrières, certains allant même jusqu’au siège de Saint-Pierre. L’influence des familles locales qui sont devenues très proches du roi, tels les La Châtre et les Sully pour ne citer qu’eux, concourt à la volonté de réaliser un édifice exceptionnel grâce à la puissance tant économique que politique des archevêques de Bourges. Par une nuit de tempête, la cathédrale foudroyée est en feu. Elle venait d’être reconstruite et n’était même pas encore achevée. Les décideurs hésitent, mais peut-être par rivalité avec l’archevêque de Bourges, Henri de Sully, frère du constructeur de Notre-Dame de Paris, décident en 1192 l’édification d’une nouvelle cathédrale sur un plan unique et original. Cette cathédrale constitue un manifeste visible de la puissance de l’église berruyère, mais aussi de la monarchie capétienne (les Anglais sont tout proches). De 1192 jusqu’au milieu du XVe siècle ce chantier monopolise toute la ville.

En 1251, la croisade des Pastoureaux passe à Bourges[13].

De grands incendies, celui du 23 juin 1252 qui entre dans la mémoire de la ville[14],[7] et en 1353 favorisent la reconstruction et la modéification[réf. nécessaire] de l'architecture de la ville au contact de la cathédrale qui est épargnée.[réf. nécessaire] L'incendie de juin 1252 arrive après plusieurs années arides[15] et est activé par le vent[16]. Il cause de grandes destructions dans les quartiers Saint-Médard, Saint-Pierre-le-Marché, Saint-Pierre-le-Guillard et Saint-Ambroix. Le soir même, l'archevêque Philippe Berruyer écrit la nouvelle à la régente, Blanche de Castille, qui dépêche une commission d'enquête. Cette commission interroge 249 personnes et livre un rapport sous forme d'un rouleau de parchemin de 120 m de long, sources exceptionnelles sur l'incendie[12], cependant incomplètes : alors qu'elles décrivent des destructions sur le quart nord-ouest de la ville, Jean-Pierre Leguay estime que la superficie touchée est bien plus importante[17]. Les personnes se retrouvant sans abri sont très nombreuses : plus des deux-tiers des habitants des maisons détruites sont dans l'incapacité de reconstruire ou de trouver un logement de substitution. La ville fait construire des baraques de fortune en armature bois et murs de torchis pour les héberger en urgence[18]. Une théorie du complot émerge à l'occasion, et on accuse les Pastoureaux, passés l'année d'avant, d'être la cause de l'incendie[13].

La ville est à nouveau incendiée en 1259, 1338, 1353, 1407, 1463, 1467, le 27 juillet 1487, en 1508 et en 1538[7]. La ville stocke pourtant par prudence 700 seaux dans toute la ville, pour favoriser la lutte précoce contre l'incendie[19], mais, entre autres facteurs, les départs d'incendie sont favorisés par l'absence de foyer protégé dans les ateliers de nombreux artisans[20]. Il arrive toutefois que la lutte contre l'incendie soit victorieuse, comme le 29 juin 1491. Ce jour-là, l'incendie prend dans les écuries de l'auberge Barangier, au faubourg Saint-Sulpice. Des équipes de charpentiers sont envoyées sur les toits pour couper les chevrons et faire tomber la charpente avec de grands crochets prévus à cet effet, et limiter ainsi la propagation de l'incendie[13].

Le grand siècle de Bourges (1360-1461)[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle la ville devient la capitale du duché de Berry, qui est donné en apanage à Jean de Berry, troisième fils du roi de France Jean le Bon, et frère du roi Charles V. Ce grand seigneur, fils, frère, et oncle de roi, pair de France, développe dans sa capitale une cour fastueuse. Il attire dans la ville de nombreux artistes parmi les plus brillants de son temps. Ces grands chantiers marquent profondément la ville. Son plus grand ouvrage est la construction d’un palais ducal (grand palais) bâti sur les restes de la muraille gallo-romaine, et en continuité des restes d’un palais plus ancien appelé le petit palais (ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref). Ce palais est rattaché par une galerie (galerie du Cerf) à la Sainte-Chapelle (ou chapelle palatine). De ces édifices ne subsistent que deux des salles d’apparat du grand palais (actuel conseil général), le petit palais méconnaissable sous une façade replaquée au XIXe siècle (actuelle préfecture). La Sainte-Chapelle a été complètement détruite ; certaines de ses verrières furent néanmoins placées dans les vitraux de l’église basse de la cathédrale. D’autres éléments montrent l’importance que joua ce prince mécène pour Bourges, dont le vitrail central de la façade occidentale de la cathédrale (grand housteau), le célèbre manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry, l’horloge astronomique située à l’origine sur le jubé de la cathédrale (la première de France).

Le Dauphin, futur Charles VII de France, ayant trouvé refuge à Bourges, utilise l’administration mise en place par son grand-oncle, le duc de Berry, pour pouvoir reprendre le contrôle de son royaume (hôtel des monnaies, cour de justice, siège épiscopal[précision nécessaire]). Son fils futur Louis XI naît d’ailleurs dans le palais des archevêques en 1423. Charles VII y promulgue la Pragmatique Sanction en 1438.

Jacques Cœur, fils d’un marchand drapier, est l’un des habitants les plus illustres de cette époque. D’abord travaillant avec son père comme fournisseur de la cour ducale, il connaît une ascension fulgurante. Il épouse la fille du prévôt de Bourges, Macée de Léodepart, puis participe à la fabrication des monnaies (ce qui lui vaut quelques déboires), puis il devient grand argentier c’est-à-dire fournisseur de la cour royale, il développe ainsi un réseau commercial international grâce à l’établissement d’un réseau de comptoirs et d’une flotte commerciale. Mais sa fortune devient trop grande ; elle éveille les jalousies, et le conduit à sa perte. Traduit et condamné par la justice royale, il devient un homme traqué. Homme ruiné, il trouve refuge auprès du pape Nicolas V. Tous ses biens sont confisqués et vendus au profit du roi, et il meurt en exil en 1456. La trace la plus marquante qu’il a laissée dans la ville est la construction d’un hôtel particulier encore existant aujourd’hui, le palais Jacques-Cœur.

En 1463, le roi Louis XI ordonne la création de l’université de Bourges [21] qui, après des débuts difficiles, attire des enseignants renommés et de nombreux étudiants au XVIe siècle[22].

En 1467, un incendie part d'un atelier de teinturier, près de l'église Saint-Bonnet, et, poussé par un vent puissant[16] détruit le quartier Bourbonnoux[23].

Les quatre « prud’hommes » administrent la ville, puis sont remplacés en juin 1474 par un maire et 12 échevins[24]. Le 25 août 1487[25], le Grand incendie de Bourges, encore appelé Grand incendie de la Madeleine, détruit le tiers de la ville et marque le début du déclin de la capitale du Berry[réf. nécessaire]. Très bien connu grâce à d'abondantes archives[12], il part de la maison d'un menuisier, rue Saint-Sulpice[23]. Les marchés étant détruits, les foires annuelles sont déplacées à Troyes et Lyon[26]. Après l'incendie, le manque de logements entraîne une flambée des prix, certaines maisons pouvant voir leur prix multiplier par cinq[27]. Les travaux de déblaiement et la reconstruction prennent du temps : ainsi en novembre, alors que les échevins se réunissent au palais de justice, la ville est encore en ruines et encombrée de débris des maisons incendiées[28]. Si la plupart des habitants ont des difficulté à se reloger ou à reconstruire, les moines Augustins, eux, peuvent faire appel à la solidarité de l'évêché voisin : le diocèse d'Autun fait ainsi appel à la générosité de ses fidèles pour financer la reconstruction de leur monastère[29]. Quant aux échevins, ils n'ont pas le comportement responsable et solidaire de ceux de 1252 : le roi accorde une aide énorme de 23 000 livres, qui est entièrement consacrée à la construction d'un palais fastueux destiné à héberger l'hôtel de ville[30]. Leur action se limite à une réglementation encadrant la construction d'annexes et d'appentis sur l'espace public[31]. Les couvertures en matériaux inflammables sont proscrites, au profit de la tuile et de l'ardoise[32], mais l'échevinage ne se soucie pas de faire appliquer ces règles les années suivantes[31]. Si on trouve quelques beaux exemples d'hôtels particuliers construits en pierre, en style pré-Renaissance, comme la maison de la Reine Jeanne[33], la plupart des maisons privées construites juste après l'incendie et encore conservées sont très conservatrices dans leur construction, autant dans les matériaux utilisés (armature bois) que dans leur aménagement intérieur. La principale innovation architecturale étant le cabinet de pierre permettant, en cas d'incendie, d'abriter les objets de valeur[34]. La municipalité est obligée de faire d'importants travaux de réfection sur des bâtiments endommagés ou détruits : porte Saint-Privé, pont levis, tours de l'enceinte, boulevard d'artilleries à l'époque construits en bois, mais aussi l'hôtel de ville, les prisons, les marchés publics doivent être reconstruits, ainsi que onze églises, l'Hôtel-Dieu de Saint-Julien[25]. Les échevins profitent néanmoins des destructions pour élargir la place Gordaine[35].

Un autre incendie débutant près de la cathédrale en 1559 dit des "grandes écoles", détruit une partie de la ville.

Bourges sous l’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L'âge d'or de l'Université[modifier | modifier le code]

Dès le début du XVIe siècle, la ville de Bourges resplendit par son Université. Elle accueille les plus grands humanistes du temps et notamment des grands professeurs de droit comme Alciat, Le Douaren ou Cujas[36]. C’est sous Alciat que le futur réformateur Jean Calvin a fait ses études de droit (pendant 18 mois) et c’est à Bourges, alors un des endroits où soufflait le plus fort le vent de la Réforme, qu’il est tombé sous l’influence de son professeur allemand de langue grecque Melchior Wolmar qui l’a converti à la foi luthérienne.

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Montgomery prend la ville en mai 1562, puis ses hommes la saccagent. Le 21 décembre 1569, des troupes protestantes venues de la ville de Sancerre échouent, dans l’attaque de la Grosse Tour, face aux catholiques dirigés par le Gouverneur du Berry : Claude de la Châtre. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Bourges le 26 août 1572, et le massacre des protestants y dure jusqu’au 11 septembre[37]. En 1585, son gouverneur La Chatre se rallie à la Ligue dès son lancement[38].

Du XVIIe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville connaît un nouveau sursaut lié à deux évènements majeurs, la Contre-Réforme d’abord, dont les jésuites vont être les principaux réalisateurs et qui va se matérialiser à Bourges par la construction du collège Sainte-Marie. Et deuxièmement la présence puis son rôle en tant que gouverneur du Berry du futur prince de Condé. Nouvelles idées et influence politique transforment la ville. La cité encore médiévale s’ouvre, les murailles sont détruites, de nombreux édifices publics sont bâtis (hôpital général, carmel) ou réaménagés (Hôtel-Dieu, hôtel des échevins). Deux hommes jouent un rôle fondamental : un architecte, Le Juge, qui réalise la plupart de ces chantiers et l’archevêque Michel Phélyppeaux de la Vrillère, grand courtisan, dont la famille est l’une des plus riches de France qui fait construire un palais archiépiscopal, des jardins à la française signés Le Notre et un grand séminaire.

En prévision des États généraux de 1789, Me de Villebanois, curé de St Jean-le-Vieil, est élu député du clergé.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Le tramway de Bourges desservit la ville de 1898 à 1949.

La vocation militaire de Bourges commença lorsqu’un régiment de dragons y fut cantonné sous le règne de Louis XIV. Bourges et ses environs comptent désormais de nombreuses activités liées à la défense, notamment la soufflerie hypersonique du Subdray, les établissements MBDA (ex-Aérospatiale), l’établissement d’expérimentation technique de Bourges (essais de tirs). Ce dernier établissement est le successeur de l’école d’artillerie, implantée à Bourges en 1839 à la suite de pressions intensives des élus locaux[39].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bourges

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville Bourges :

« D’azur, à trois moutons passants d’argent, à la bordure engrêlée de gueules, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Il existe une variante :

« D’azur à trois moutons d’argent, accornés de sable, accolés de gueules et clarinés d’or, à la bordure engrêlée de gueules ; au chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or. »

Voir une représentation de ce dernier blasonnement

Summa imperii penes Bituriges (Le souverain pouvoir appartient aux Bituriges).

Économie[modifier | modifier le code]

Vue de Bourges depuis la cathédrale.

C'est seulement à partir du XIXe siècle que Bourges retrouve un véritable essor économique : en 1850, la fonderie de Mazière s'installe au sud de la ville et s'équipe de deux hauts fourneaux circulaires en 1864 grâce à Louis Léonce Melchior de Vogüé ; elle se spécialise dans les charpentes métalliques comme celles du Pavillon Baltard de Paris, et les pièces de fonderie et du mobilier urbain ; l'installation d'industries métallurgiques, aéronautiques, chimiques et d'établissements militaires, attire une importante main-d'œuvre. Depuis 1952 une usine pour la fabrication des pneumatiques Michelin a été édifiée au nord de la ville. Aujourd'hui, le développement du trafic routier replace Bourges, grâce à sa position géographique, dans une situation privilégiée.

  • Défense nationale : Écoles militaires de Bourges (EMB) qui regroupent l'école du matériel, l'école du train et le centre de formation logistique.
  • Fabrications d'armement : DGA Techniques Terrestres (anciennement établissement technique de Bourges), Nexter (anciennement GIAT industries). Ce dernier est scindé en plusieurs entités, Nexter Systems qui possède un bureau d'études et Nexter munitions, une de ses filiales qui a son bureau d'études à Bourges sur le site des « Pyramides » et la production qui est centralisée à La Chapelle-Saint-Ursin.
  • Centre de Formation de la Défense (CFD), principal centre de formation du personnel civil de la défense (anciennement centre de formation de la direction générale de l’Armement.
  • Conception et fabrication Aéronautique, Société nationale industrielle aérospatiale. Anciennement Nord-Aviation, puis Aérospatiale, suivie par la fusion avec Matra. En 2002 fusion avec deux grands missiliers anglais et italien, pour devenir la société MBDA, leader mondial de l'armement.
  • L'usine Michelin traite essentiellement les pneus aéronautiques (fabrication et rechapage).
  • Au XIXe siècle, Bourges doit une partie de sa prospérité à sa traversée par le canal de Berry dont elle a d’ailleurs demandé la modification du tracé initialement prévu, vers 1811, afin d’être desservie par lui.
  • Bourges est aussi le siège de l'entreprise Monin, très connue pour ses sirops.

Bourges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Cher. Elle gère l’aéroport (code AITA : BOU).

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les travaux du centre commercial avaricum

Les quartiers nord de Bourges font actuellement l'objet d'une restructuration importante dans le cadre d'un Plan de Renouvellement urbain (PRU)

Les autres projets d'aménagement notables au début des années 2010:

- quartier mixte d'Avaricum dans le centre ville, qui mêlera surfaces commerciales et tertiaires et logements, parking. Les travaux, qui devaient initialement se terminer courant 2010 n'ont commencé qu'en octobre 2012[40] et l'ouverture de la gallerie est désormais prévu pour février 2015.

-écoquartier de Baudens au Sud du centre ville, le long du Boulevard du Maréchal Joffre, lui aussi mixte.

-le technopôle de Lahitolle à l'Est du centre ville et à l'emplacement de l'ancien complexe de fabrication d'artillerie, en cours d'aménagement depuis le début des années 2000, et qui se construit autour d'activités d'enseignement et et recherche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L’hôtel de ville de Bourges

En 2010, la commune de Bourges a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[41].

Liste des maires successifs après 1943
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Pascal Blanc UDI  
2005 2014 Serge Lepeltier UMP
PR
Député (1993-1997), sénateur (1998-2004), ministre (2004-2005), conseiller régional
2004 2005 Roland Chamiot UMP Conseiller général (2001-2008)
juin 1995 2004 Serge Lepeltier UMP Député (1993-1997), sénateur (1998-2004), ministre (2004-2005)
juin 1993 juin 1995 Jean-Claude Sandrier PCF Député
mars 1977 mai 1993 Jacques Rimbault PCF Député / décédé avant fin du mandat
mars 1959 mars 1977 Raymond Boisdé CNIP puis RI Député
mai 1953 mars 1959 Louis Mallet DVD -
1948 mai 1953 André Cothenet - -
1947 1948 Heni Salle - -
1943 1947 Charles Cochet SFIO -

La ville est divisée en cinq cantons :

Jumelages et relations internationales[modifier | modifier le code]

La ville de Bourges est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2010, Bourges comptait 66 381 habitants (soit une diminution d'environ 8,3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 67e rang au niveau national, alors qu'elle était au 61e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 290 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bourges depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 77 300 habitants.

En 2011, la commune comptait 66 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
15 964 16 330 17 552 18 910 19 730 25 324 22 826 24 799 25 037
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 799 28 064 30 119 31 312 35 785 40 217 42 829 45 342 43 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
46 551 44 133 45 735 45 942 44 245 45 067 49 263 51 040 53 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
60 632 70 814 77 300 76 432 75 609 72 480 70 828 66 602 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 27,3 %).
Pyramide des âges à Bourges en 2007 en pourcentage[44]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,6 
6,3 
75 à 89 ans
11,0 
13,5 
60 à 74 ans
14,7 
20,4 
45 à 59 ans
20,4 
19,3 
30 à 44 ans
17,7 
23,4 
15 à 29 ans
19,6 
16,4 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département du Cher en 2007 en pourcentage[45]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,7 
75 à 89 ans
11,5 
15,7 
60 à 74 ans
16,2 
22,1 
45 à 59 ans
21,2 
19,9 
30 à 44 ans
18,9 
16,7 
15 à 29 ans
14,8 
17,4 
0 à 14 ans
16,0 

Culture et enseignement[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Étienne
Maisons à pans de bois

Bourges est classée Ville d’Art et d’Histoire.

  • La cathédrale Saint-Étienne de Bourges fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992.
  • Palais Jacques-Cœur (voir Jacques Cœur)
  • Musée Maurice-Estève, dans l’ancien hôtel des échevins
  • Les marais de l’Yèvre et de la Voiselle, jardins familiaux et cultures maraîchères ont été classés en 2003 sur la Liste des monuments naturels et des sites.
  • Les vestiges des remparts gallo-romains.
  • Les restes du palais du duc Jean de Berry (aujourd’hui préfecture)
  • La place Gordaine et ses maisons à pans de bois (XIVe siècle)
  • La grange des dîmes (XIIe siècle) - rue Molière, près de la cathédrale
  • Le palais archiépiscopal (XVIIe siècle) - ancien hôtel de ville - et son jardin à la française (jardin de l’archevêché) attribué à Le Nôtre[46].
  • Le canal de Berry et les rives de l’Auron
  • L’hôtel Cujas, qui abrite le Musée du Berry
  • L’hôtel Lallemant, exemple de la première Renaissance française.
  • L'église Notre-Dame. Presque entièrement ruinée lors d'un incendie qui, en 1487, détruisit les deux tiers de la ville, l'église Saint-Pierre-le-Marché, dédiée plus tard à Notre-Dame, subit, lors de sa reconstruction, de multiples modifications de son plan initial : adjonction de bas-côtés et de la tour carrée qui s'élève au nord de la façade occidentale. C'est pourquoi se trouvent mêlés plusieurs styles.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

La maison de la Culture de Bourges, inaugurée officiellement le 18 avril 1964 par André Malraux ministre d'État chargé des affaires culturelles, est l'une des premières du type en France. En 2010, elle est en grande partie fermée en vue de sa rénovation. Mais suite à de nombreuses études du sol et à des recherches archéologiques majeures sous le bâtiment, la rénovation a été interrompue pour envisager une reconstruction sur un autre site.

À Bourges se trouve l'Institut International de Musique électroacoustique (IMEB) et le Conservatoire de musique et de danse du Cher.

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

La ville de Bourges compte plusieurs salles de spectacle, parmi lesquelles :

Entrée du théâtre Jacques-Cœur.
  • l'Auditorium (471 places + 10 PMR) ;
  • le Hublot (234 à 500 places + 4 PMR) ;
  • le théâtre Jacques-Cœur (350 places + 3 PMR) ;
  • la maison de la Culture de Bourges (une salle de 900 places et une salle de 360 places) ;
  • les Rives d'Auron (1800 places) ;
  • le théâtre Saint-Bonnet (120 places) ;
  • le 22-Ouest (350 places) et le 22-Est (350 places) ;
  • le Salon d'Honneur.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Les Nuits lumières de Bourges 2000.jpg

Chaque année, Bourges reçoit entre autres événements :

  • depuis 1977 et dans la ville un festival musical et culturel durant cinq jours et se déroulant généralement en avril : le Printemps de Bourges ;
  • depuis 1985, après la restauration du grand orgue de la cathédrale, le festival « Les très riches heures de l'Orgue en Berry » ;
  • depuis l'an 2000, de mai à septembre et sur un parcours de 2,5 kilomètres dans la ville ancienne mettant en valeur les monuments à travers éclairages et scénographies, les Nuits Lumière, premier prix du Concours Lumières en 2002 ;
  • depuis 2002, les "Récréations" sont un rendez-vous estival d'une semaine avec les écrivains de l'Oulipo. Autour du 14 juillet, elles réunissent des participants de tous pays pour écrire avec les auteurs invités et profiter d'une semaine de rencontre et d'échange.

Musées[modifier | modifier le code]

Animaux naturalisés au Muséum de Bourges.


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

La ville compte aujourd'hui 8 collèges :

  • Collège Jean Renoir
  • Collège Jules Verne
  • Collège le Grand Meaulnes
  • Collège Littré
  • Collège Victor Hugo
  • Collège Saint-Exupéry
  • Collège privé Saint-Jean-Baptiste de la Salle
  • Collège privé Sainte-Marie Saint-Dominique

Lycées[modifier | modifier le code]

La ville compte aujourd'hui 10 lycées :

  • Ecole privée Pigier Bourges
  • Lycée Alain-Fournier
  • Lycée Jacques Coeur
  • Lycée Marguerite de Navarre
  • Lycée Pierre-Emile Martin
  • Lycée privé Saint-Jean-Baptiste de la Salle
  • Lycée privé Sainte-Marie Saint-Dominique
  • Lycée professionnel Jacques Coeur
  • Lycée professionnel Jean de Berry
  • Lycée professionnel Jean Mermoz

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

En 2008, 172 clubs accueillaient 21 500 licenciés[48]. On peut notamment citer Bourges Basket qui a remporté onze[réf. nécessaire] championnats de France et trois[réf. nécessaire] Euroligues dont deux consécutives et le Bourges judo. Le CREPS de la Région Centre s’est implanté à Bourges en 2004.

  • Bourges foot CFA2
  • Bourges XV fédérale 3
  • HBC Bourges national 3 féminine
  • Bourges HB 18 Pré-national Féminine et Excellence Régional Masculine
  • BOURGES escrimes
  • Baseball FALCONS nationale 2
  • Water Polo A.C BOURGES masculin nationale 3, feminine nationale 2
  • Paris -Bourges course internationale cycliste

Les infrastructures majeures sont :

  • Stade Jacques Rimbault: 7 000 places assises, 5 500 debout
  • Stade Alfred Depege: 1 500 places assises
  • Palais des sports du Prado: 3 100 places (projet d'agrandissement à 5 000 places en cours)
  • Le futur vélodrome rattaché au CREPS
  • Patinoire (loisirs): 850 à 1 200 places
  • Base nautique du Val d'Auron

Organisation d'evenements sportifs majeurs :

  • Euroligue basket final four 1998 et 2003
  • Championnat d'Europe d'escrime 2003
  • Finale coupe de France de football féminin 2012
  • Championnats de France d'aviron (Minimes).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

L'école de Pyrotechnie, au tout début du XXe siècle. Elle était alors desservie par le tramway de Bourges.

En 1860, en raison de sa position centrale, Bourges fut choisie pour être le centre de l’armement sous le Second Empire. La ville voit s’implanter la fonderie de canons (1866), l’arsenal, la direction de l’artillerie, l’école de pyrotechnie[50] ainsi qu’un champ de tir.

En 1912, à côté de Bourges est créée l’école de pilotage d’Avord. Elle deviendra le plus grand centre de formation de la guerre 14-18.

En 1928, la firme Hanriot implante son école de pilotage à Bourges. C’est le début de l’épopée aéronautique. Les ateliers de fabrication seront construits entre 1932 et 1939, ils deviendront plus tard l’Aérospatiale.

Des aviateurs prestigieux séjourneront à Bourges et à Avord :

Unités ayant été stationnées à Bourges[modifier | modifier le code]

Industrie aéronautique et militaire[modifier | modifier le code]

À partir de 1928 les industries aéronautiques vont se succéder à Bourges :

  • 1928 - L’école Hanriot s’installe à Bourges, et deux ans plus tard, la société Hanriot commence des fabrications d’avions.
  • SGA (Société Générale de l’Aéronautique) regroupe de 1930 à 1934 les usines Hanriot, des moteurs Lorraine, Nieuport Delage et SECM.
  • 1er février 1937 - Création de la SNCAC (Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre) fusion et nationalisation des sociétés Hanriot et Farman.
  • 1950 - La SNCAC devient la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord).
  • 1958 - La SNCAN change d’appellation et devient Nord Aviation.
  • La SNIAS, Société Nationale des Industries Aéro-Spatiales, naît le 1er janvier 1970. Elle regroupe Nord Aviation, Sud Aviation et la Sereb.
  • 24 juin 1984 - la SNIAS s’appelle désormais Aérospatiale.

Bourges est aussi un haut lieu pour l'industrie d'armement terrestre avec Nexter (ex Giat Industries), le centre d'essais DGA Systèmes Terrestres (ex ETBS) et MBDA (missiles).

Avions fabriqués à Bourges[modifier | modifier le code]

Avant-guerre[modifier | modifier le code]
  • Avion d’observation Potez 25 (312 appareils - 1930 à 1933).
  • Avion d’entrainement Hanriot 431 (jusqu’en 1933), Hanriot 432 (2 exemplaires), avion d’observation Hanriot 433 (26 appareils - 1935) et avion d’observation Hanriot 436 (50 appareils - 1934).
  • Hanriot 16 et 16-1 (40 appareils - 1934).
  • Avion de bombardement Bloch MB.200 (45 matériels - 1935 à 1936).
  • Avion de bombardement Bloch MB.210 (50 ou 70 matériels - 1936 à 1939).
  • Hanriot 182 (45 matériels - 1935 à 1937. Puis environ 200 matériels de 1938 à 1939).
  • Hanriot 192 (9 matériels).
  • Chasseur monoplace Curtis H 75 A1 (Origine États-Unis - assemblés à Bourges en 1939).
  • Bimoteur d’entrainement Hanriot 232 (19 matériels - 1940).
  • Avion d’assaut Bréguet 693 (27 matériels - 1940).
  • Avion d’entrainement Hanriot 437 (1 exemplaire).
  • Avion d’observation Hanriot 438 (12 exemplaires).
  • Hanriot 439 (13 exemplaires).
  • Prototypes trimoteur LH 70 (1930) et bipoutre H 110 puis H 115.
  • Bimoteur d’entrainement et d’observation NC 510 (2 prototypes - 1938 à 1939).
  • Prototypes bimoteur NC 530.
  • Chasseur bombardier - bimoteur triplace H 220 ou NC-600 (1 prototype et 1 exemplaire série - 1940).
Période de l’occupation[modifier | modifier le code]
  • Avion de liaison bimoteur Siebel 204 A - 115 appareils - avril 1942 à fin 1943.
  • Avion école et de liaison bimoteur Siebel 204 D - 796 appareils commandés - livraison de septembre 1943 à juin 1944.
Après-guerre[modifier | modifier le code]
  • Avion de liaison école NC 701 « Martinet » copie du Siebel 204 D (263 exemplaires - 1944 à 1949).
  • Avion de liaison NC 702 (62 exemplaires - 1947 à 1949).
  • Quadriplace NC 840 « Chardonneret » (1 prototype - 1945).
  • Avions légers NC 850 (1 prototype - 1947), NC 851 (9 ex - 1947), NC 852 (1 prototype), NC 853 (40 ex - 1949).
  • Avion cargo quadrimoteur « Cormoran » NC 210 et NC 211 (2 prototypes - 1948 à 1949).
  • Avion de tourisme NC 856 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de tourisme NC 860 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de transport Noratlas, ou Nord 2501 (221 exemplaires - 1952 à 1959).
  • Avion de transport Nord N262 et N262E « Frégate » (110 exemplaires - 1961 à 1976).
  • Avion de transport Transall C160 (56 exemplaires - 1963 à 1973).
  • Pointe avant du Mirage F1 (600 tronçons).
  • Tronçon voilure 21 du Concorde.
  • Case de train et « Bossettes » de l’A300.
  • Plan centraux ATR 42 et ATR 72.
  • Fuselage du Falcon 50.

Missiles fabriqués à Bourges[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Site officiel de Bourges.
  3. Météo France.
  4. « Premières fortes chaleurs de l'été », sur le site de Météo-France,‎ 28 juin 2011 (consulté le 28 juin 2011).
  5. Pierre-Yves Milcent, Bourges-Avaricum : Un centre proto-urbain celtique du Ve siècle av. J.-C. ; les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, coédition Bourges : Service d’archéologie municipale/Toulouse : UMR 5608 Cultures et sociétés de la Préhistoire, 2007. Dans la collection Bituriga : monographie.
  6. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 2-87772-331-3), p. 21.
  7. a, b, c et d Leguay (2005), op. cit., p. 32.
  8. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 17.
  9. La chronique de Frédégaire .
  10. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p. 14-15.
  11. Chédeville, op. cit., p. 15.
  12. a, b et c Leguay (2005), op. cit., p. 65.
  13. a, b et c Leguay (2005), op. cit., p. 100.
  14. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Âge, Paris : J.-P. Gisserot, 2005, collection « Les classiques Gisserot de l'histoire », 224 p., ISBN 2-87747-792-4., p. 27.
  15. Leguay (2005), op. cit., p. 31.
  16. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 83.
  17. Leguay (2005), op. cit., p. 68.
  18. Leguay (2005), op. cit., p. 173 et 177.
  19. Leguay (2005), op. cit., p. 110.
  20. Leguay (2005), op. cit., p. 82.
  21. Les lettres de création de l'université de Bourges sont datées de Mareuil près d'Abbeville décembre 1463 (vraisemblablement du 31 décembre 1463) (http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA150 Ordonnances des rois de France, tome XVI p. 150), et par lettres patentes datées aux Montlis-lèz-Tours, le 6 décembre 1469 (Archives nationales, X1A 8606, fol.217 v°), d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p. 83, note no 1, Librairie Renouard, Paris 1880. D'ailleurs, le 22 février 1470, Louis XI expédia une autre lettre au parlement de Paris, en demandant son enregistrement immédiat, en raison de l'autorisation du pape. Selon cette lettre, il est évident que la création de l'université de Bourges subit des empêchements d'autres universités déjà existantes : "...nonobstant quelzconques opposicions, que l'on ait mises ou vueille mectre pour et ou nom des autres universitez de nostre royaume ou autres quelconquez...". (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p. 82-84) .
  22. J.-Y. Ribault, « L’Ancienne université de Bourges », dans Académie d’Orléans, Guide de l’étudiant, année 1964-1965, p. 23-25.
  23. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 34.
  24. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA20 Lettres patentes de Louis XI, Ermenonville, juin 1474.
  25. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 117 et 128.
  26. Leguay (2005), op. cit., p. 133.
  27. Leguay (2005), op. cit., p. 160.
  28. Leguay (2005), op. cit., p. 81.
  29. Leguay (2005), op. cit., p. 179.
  30. Leguay (2005), op. cit., p. 182.
  31. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 184.
  32. Leguay (2005), op. cit., p. 185.
  33. Leguay (2005), op. cit., p. 208-209.
  34. Leguay (2005), op. cit., p. 207.
  35. Leguay (2005), op. cit., p. 206.
  36. Stéphan Geonget, Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois, Klincksieck, 2011, 528 p.
  37. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
  38. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 341.
  39. L’Encyclopédie de Bourges.
  40. Le projet Avaricum à Bourges lanouvellerépublique.fr.
  41. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  44. « Évolution et structure de la population à Bourges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010).
  45. « Résultats du recensement de la population du Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010).
  46. « Si c'est le célèbre paysagiste Le Nôtre qui est contacté en 1681 pour ce projet, il ne semble pas qu'il ait lui-même établi les premières esquisses. Ce n'est qu'à partir de 1731 que le jardinier Coudreau entreprend la réalisation de ce jardin. » Ville de Bourges.fr.
  47. Site officiel du Festival international du film écologique de Bourges.
  48. Source.
  49. http://books.google.fr/books?id=jItAAAAAcAAJ&pg=PA7.
  50. « Ecole militaire de pyrotechnie », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphan Geonget, Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois, Klincksieck,‎ 2011, 528 p. (ISBN 2-252-03786-5)
  • Roland Narboux, De Hanriot à l’aérospatiale, Tardy Quercy,‎ 1990
  • Roland Narboux, L’Histoire de Bourges au XXe siècle, éditions Bernard Royer
    en 3 volumes
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Pages 189-190 Bourges

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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