Bourges
| Bourges | ||
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Cher (préfecture) | |
| Arrondissement | Bourges | |
| Canton | Chef-lieu de 5 cantons | |
| Intercommunalité | Bourges Plus | |
| Maire Mandat |
Serge Lepeltier (PR) 2008-2014 |
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| Code postal | 18000 | |
| Code commune | 18033 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Berruyers[1] | |
| Population municipale |
66 381 hab. (2010) | |
| Densité | 966 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
123 584 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 120 m – Max. 169 m | |
| Superficie | 68,74 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-bourges.fr/ | |
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Bourges (prononcé [buʁʒ]) est une commune française, préfecture du département du Cher. Forte de 66 786 habitants (2009), c'est la commune la plus peuplée du département. Au centre d'une aire urbaine de 135 000 habitants, Bourges est la 3e plus grande commune de la région Centre après Tours et Orléans. Elle est aussi l’ancienne capitale du Berry, ancienne province correspondant approximativement aux départements de l’Indre et du Cher.
Géographie[modifier]
Situation[modifier]
À quelques dizaines de kilomètres du centre de la France, et à 240 km au sud de Paris. La ville de Bourges est située à la confluence de plusieurs rivières (Yèvre, Voiselle, Auron, Moulon), ce qui explique la surface importante de marais au pied de la ville médiévale. Ces marais sont pour la plupart canalisés, divisés en multiples parcelles et voués à l’exploitation potagère.
Climat[modifier]
Le climat de Bourges est tempéré avec des influences continentales et océaniques. Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971 - 2000 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -0,9 | 1,2 | 3 | 4,8 | 8,7 | 11,5 | 13,8 | 13,6 | 10,8 | 7,6 | 3,5 | 1,8 | 6,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,6 | 8,4 | 12 | 14,6 | 18,9 | 22,1 | 25,5 | 25,4 | 21,6 | 16,3 | 10,4 | 7,5 | 15,8 |
| Précipitations (mm) | 56,1 | 58,2 | 53 | 58,3 | 78,5 | 58,8 | 59,8 | 50,8 | 62,6 | 66,7 | 64,1 | 65,7 | 732,6 |
| Nombre de jours avec pluie | 12 | 10 | 10 | 10 | 12 | 9 | 8 | 7 | 9 | 10 | 11 | 11 | 119 |
| Record de froid (°C) (année du record) |
-20,4 (16/01/1985) |
-16,4 (14/02/1956) |
-11,3 (1/03/2005) |
-3,7 (12/04/1986) |
-2,6 (7/05/1957) |
3,4 (5/06/1969) |
4,6 (10/07/1948) |
4,6 (22/08/1946) |
1,8 (20/09/1962) |
-5 (30/10/1997) |
-9,1 (24/11/1998) |
-14 (20/12/1946) |
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| Record de chaleur (°C) (année du record) |
17,6 (30/01/2002) |
22,6 (24/02/1960) |
29,4 (25/03/1955) |
29,4 (16/04/1949) |
32 (27/05/2005) |
38,0 (27/06/2011) |
39,6 (28/07/1947) |
39,9 (10/08/2003) |
35,1 (16/09/1961) |
31,7 (1/10/1985) |
22,7 (3/11/1994) |
20 (16/12/1989) |
Histoire[modifier]
La capitale du peuple gaulois des Bituriges Cubes[modifier]
Dans l’Antiquité, la ville se nommait Avaricum « le port sur l’Yèvre » (le nom celte étant *Avariko- qui se retrouve dans le nom de la rivière Yèvre, Avar). Au Ve siècle av. J.-C., Bourges voit le développement d’une vaste agglomération proto-urbaine étendue sur plusieurs dizaines d’hectares et en contact étroit avec la Méditerranée (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.). La publication récente des fouilles réalisées dans le quartier Saint-Martin-des-Champs[4] permet de mieux comprendre l’importance des activités artisanales dans le cycle de développement socio-économique observable à cette époque de l’extrême fin du 1er âge du Fer. Des tombes riches, comme le grand tumulus de Lazenay, manifestent par ailleurs la puissance de l’aristocratie biturige contemporaine. Compte tenu de ces récentes découvertes archéologiques, le texte de Tite-Live selon lequel les Bituriges Cubi auraient encadré les premières migrations celtiques en Italie du Nord prend un nouveau relief. À la fin du Ve siècle av. J.-C., le site semble abandonné en grande partie et n’est réoccupé densément qu’à partir du IIe siècle av. J.-C. Durant la guerre des Gaules, César en fit le siège, qui dura de longs mois. Partout ailleurs en Gaule, Vercingétorix avait mis en place une politique de la terre brûlée : aucune ville, aucune ferme ne devait servir à l’approvisionnement des légions romaines. Cependant, les habitants d’Avaricum le supplièrent d’épargner leur cité, mettant en avant la sûreté de leur ville protégée par des défenses naturelles (car située sur une butte entourée d’une rivière et de marais) et par une puissante muraille au sud. De cette muraille, lui revenait la nomination de Ville rouge, au même titre que Le Mans. César réussit à prendre la cité en affamant ses combattants et en repoussant l’armée de secours de Vercingétorix. Des 40 000 hommes, femmes et enfants enfermés dans ses murs, seuls 800 en réchappèrent.
Une fois la ville conquise, elle est reconstruite dans le style romain avec un plan hippodamien et de nombreux complexes monumentaux : porte monumentale, aqueducs, thermes et amphithéâtre. De nombreuses villas sont bâties et la ville atteint une taille supérieure à celle du Moyen Âge.
Par la suite, pendant les invasions barbares, la ville se replie sur elle-même et une enceinte gallo-romaine est construite en remployant les pierres des bâtiments officiels pour l’occasion ; la surface enclose (40 ha), bien qu’en retrait par rapport à la période précédente, est une des plus importantes des Gaules[5]. Elle est l'objet d'un premier grand incendie en 588.
Bourges devient également le siège d’un archevêché, dont relèvent les diocèses d’Albi, de Cahors, de Clermont, de Mende, du Puy-en-Velay, de Rodez, de Saint-Flour et de Tulle. Le diocèse est l’un des tout premiers à être fondé par saint Ursin lors des premières campagnes d’évangélisation de la Gaule vers le IVe siècle. De ce fait le diocèse obtient des privilèges et les archevêques de Bourges deviennent primat des Aquitaines (cf. provinces romaines) et Patriarche de l’Église romaine. Dès le Moyen Âge, ces prérogatives sont contestées notamment par les archevêques de Bordeaux, et actuellement elles n'ont plus qu’une valeur honorifique.
Le Moyen Âge[modifier]
Des Mérovingiens aux Capétiens[modifier]
La période mérovingienne ne laisse que peu de traces. La ville, qui relevait du royaume d'Aquitaine, est prise par Charles Martel en 731[6], puis immédiatement reprise par Eudes d'Aquitaine. Pépin 1er la prit d'assaut en 762, détruisit ses remparts et l'intégra au domaine royal sous la garde de ses comtes[7].
En revanche, la période carolingienne est plus faste à en juger par les traces qu’elle laissa, bien que mal connue. De nombreux édifices sont construits signe d’une réorganisation sociale, politique et religieuse. De cette époque, date la construction d’un hôtel-Dieu et de la première cathédrale de Bourges, à l’emplacement de l’actuelle, par Raoul de Turenne. De cet édifice, subsiste une crypte mérovingienne sous le chœur de l’édifice actuel. On assiste aussi à la construction d’un palais sous l’actuelle préfecture. De nombreuses abbayes vont être fondées avec l’appui du pouvoir royal comme celle de Saint-Ambroix. Une première vague d’églises va être construite telle que l’église Saint-Paul.
Puis au XIIe siècle, Bourges était le chef-lieu d’une vicomté, jusqu’à ce que le dernier vicomte de Bourges, Eudes d'Arpin en 1101 vende ses fiefs pour 60 000 sous-or au roi de France afin de financer sa croisade. Bourges entre de ce fait dans le domaine royal, propriété propre de la Couronne. L’archevêque Aimoin constitue en 1038 une association diocésaine regroupant tous les hommes de plus de quinze ans, qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu[8]. Bien que peu efficace, elle est relayée au XIIe siècle par une commune diocésaine (dès avant 1108), qui elle a une certaine efficacité : sa milice contraint en 1149 Renaud de Graçay à abandonner le château de Saint-Palais[9].
Durant ce siècle, la ville connaît un nouvel âge d’or, autour du chantier de la cathédrale, et la construction d’une nouvelle enceinte sous l’impulsion du roi Philippe Auguste. En effet, la ville est un centre religieux important, même si elle ne possède pas de centre de pèlerinage. De nombreux prélats se succèdent, dont certains vont connaître de brillantes carrières qui les mèneront même jusqu’au siège de Saint-Pierre. L’influence des familles locales qui sont devenues très proches du roi, tels les La Châtre et les Sully pour ne citer qu’eux, va concourir à la volonté de réaliser un édifice exceptionnel grâce à la puissance tant économique que politique des archevêques de Bourges. Le déclic vient par une nuit de tempête : la cathédrale foudroyée est en feu. Elle venait d’être reconstruite et n’était même pas encore achevée. Les décideurs hésitent, mais peut-être par rivalité avec l’archevêque de Bourges, Henri de Sully, frère du constructeur de Notre-Dame de Paris, décident en 1192 l’édification d’une nouvelle cathédrale sur un plan unique et original. Cette cathédrale constituera un manifeste visible de la puissance de l’église berruyère, mais aussi de la monarchie capétienne (les Anglais sont tout proches). De 1192 jusqu’au milieu du XVe siècle ce chantier démesuré va monopoliser toute la ville. Mais de grands incendies en 1252 et en 1353, vont favoriser la reconstruction et la modéification de l'architecture de la ville au contact de la cathédrale qui est épargnée.
Le grand siècle de Bourges (1360-1461)[modifier]
Au XIVe siècle la ville devient la capitale du duché de Berry, qui est donné en apanage à Jean de Berry, troisième fils du roi de France Jean le Bon, et frère du roi Charles V. Ce grand seigneur, fils, frère, et oncle de roi, pair de France, va développer dans sa capitale une cour fastueuse. Il va attirer dans la ville de nombreux artistes parmi les plus brillants de son temps. Ces grands chantiers vont profondément marquer la ville. Son plus grand ouvrage sera la construction d’un palais ducal (grand palais) bâti sur les restes de la muraille gallo-romaine, et en continuité des restes d’un palais plus ancien appelé le petit palais (ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref). Ce palais sera rattaché par une galerie (galerie du cerf) à la Sainte-Chapelle (ou chapelle palatine). De ces édifices ne subsistent que deux des salles d’apparat du grand palais (actuel conseil général), le petit palais méconnaissable sous une façade replaquée au XIXe siècle (actuelle préfecture). La sainte chapelle a été complètement détruite ; certaines de ces verrières furent néanmoins placées dans les vitraux de l’église basse de la cathédrale. D’autres éléments montrent l’importance que joua ce prince mécène pour Bourges, ainsi l’on peut citer comme autres réalisations : le vitrail central de la façade principale de la cathédrale (grand housteau), le célèbre manuscrit des très riches heures du duc de Berry, l’horloge astronomique située à l’origine sur le jubé de la cathédrale (la première de France).
Le dauphin, futur Charles VII de France, ayant trouvé refuge à Bourges, va utiliser l’administration mise en place par son grand-oncle, le duc de Berry, pour pouvoir reprendre le contrôle de son royaume (hôtel des monnaies, cour de justice, siège épiscopale). Son fils futur Louis XI naîtra d’ailleurs dans le palais des archevêques en 1423. Charles VII y promulgua la Pragmatique Sanction en 1438.
Jacques Cœur, fils d’un marchand drapier, sera l’un des habitants les plus illustres de cette époque. D’abord travaillant avec son père comme fournisseur de la cour ducale, il va connaître une ascension fulgurante. Il épouse la fille du prévôt de Bourges, Macée de Léodepart, puis va participer à la fabrication des monnaies (ce qui lui vaudra quelques déboires), puis il devient grand argentier c’est-à-dire fournisseur de la cour royale, il va ainsi développer un réseau commercial international grâce à l’établissement d’un réseau de comptoirs et d’une flotte commerciale. Mais sa fortune devient trop grande ; elle va éveiller les jalousies, et le conduire à sa perte. Traduit et condamné par la justice royale, il devient un homme traqué. Homme ruiné, il va trouver refuge auprès du pape Nicolas V. Tous ses biens sont confisqués et vendus au profit du roi, et il meurt en exil en 1456. La trace la plus marquante qu’il a laissée dans la ville est la construction d’un hôtel particulier encore existant aujourd’hui, le palais Jacques-Cœur.
En 1463, le roi Louis XI ordonna la création de l’université de Bourges [10] qui, après des débuts difficiles, attire des enseignants renommés et de nombreux étudiants au XVIe siècle[11].
Les quatre « prud’hommes » administrent la ville, puis sont remplacés en juin 1474 par un maire et 12 échevins[12]. Le 22 juillet 1487, le Grand incendie de Bourges, encore appelé Grand incendie de la Madeleine, détruisit le tiers de la ville et marqua le début du déclin de la capitale du Berry. Un autre incendie débutant près de la Cathédrale en 1559 dit des "grandes écoles" , détruira une partie de la ville.
Bourges sous l’Ancien Régime[modifier]
L'âge d'or de l'Université[modifier]
Dès le début du XVIe siècle, la ville de Bourges resplendit par son Université. Elle accueille les plus grands humanistes du temps et notamment des grands professeurs de droit comme Alciat, Le Douaren ou Cujas[13]. C’est sous Alciat que le futur réformateur Jean Calvin a fait ses études de droit (pendant 18 mois) et c’est à Bourges, alors un des endroits où soufflait le plus fort le vent de la Réforme, qu’il est tombé sous l’influence de son professeur allemand de langue grecque Melchior Wolmar qui l’a converti à la foi luthérienne.
Les guerres de religion[modifier]
Montgomery prend la ville en mai 1562, puis ses hommes la saccagent. Le 21 décembre 1569, des troupes protestantes venues de la ville de Sancerre échouent, dans l’attaque de la Grosse Tour, face aux catholiques dirigés par le Gouverneur du Berry : Claude de la Châtre. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Bourges le 26 août 1572, et le massacre des protestants y dure jusqu’au 11 septembre[14]. En 1585, son gouverneur La Chatre se rallie à la Ligue dès son lancement[15].
Du XVIIe siècle à la Révolution française[modifier]
Au XVIIe siècle, la ville connaît un nouveau sursaut lié à deux évènements majeurs, la Contre-Réforme d’abord, dont les jésuites vont être les principaux réalisateurs et qui va se matérialiser à Bourges par la construction d’un de leurs lycées. Et deuxièmement la présence puis son rôle en tant que gouverneur du Berry du futur prince de Condé. Nouvelles idées et influence politique transforment la ville. La cité encore médiévale s’ouvre, les murailles sont détruites, de nombreux édifices publics sont bâtis (hôpital général, carmel) ou réaménagés (Hôtel-Dieu, hôtel des échevins). Deux hommes jouent un rôle fondamental : un architecte, Le Juge, qui réalise la plupart de ces chantiers et l’archevêque Michel Phélyppeaux de la Vrillère, grand courtisan, dont la famille est l’une des plus riches de France qui fait construire un palais archiépiscopal, des jardins à la française signés Le Notre et un grand séminaire.
En prévision des États généraux de 1789, Me de Villebanois, curé de St Jean-le-Vieil, est élu député du clergé.
XIXe et XXe siècles[modifier]
La vocation militaire de Bourges commença lorsqu’un régiment de dragons y fut cantonné sous le règne de Louis XIV. Bourges et ses environs comptent désormais de nombreuses activités liées à la défense, notamment la soufflerie hypersonique du Subdray, les établissements MBDA (ex-Aérospatiale), l’établissement d’expérimentation technique de Bourges (essais de tirs). Ce dernier établissement est le successeur de l’école d’artillerie, implantée à Bourges en 1839 à la suite de pressions intensives des élus locaux[16].
Héraldique[modifier]
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville Bourges :
« D’azur, à trois moutons passants d’argent, à la bordure engrêlée de gueules, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or. »
— Malte-Brun, la France illustrée (1882)
Il existe une variante :
« D’azur à trois moutons d’argent, accornés de sable, accolés de gueules et clarinés d’or, à la bordure engrêlée de gueules ; au chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or. »
Voir une représentation de ce dernier blasonnement
Summa imperii penes Bituriges (Le souverain pouvoir appartient aux Bituriges).
Économie[modifier]
C'est seulement à partir du XIXe siècle que Bourges retrouve un véritable essor économique : l'installation d'industries métallurgiques (1850: fonderie de Mazière au sud de la ville ,avec deux hauts fourneaux circulaires installés en 1864,par Louis Léonce Melchior de Vogué, et spécialisée dans les charpentes métalliques (Halls Baltard de Paris ) et les pièces de fonderie et du mobilier urbain) , aéronautiques , chimiques et d'établissements militaires attire une importante main-d'œuvre. Depuis 1952 une usine pour la fabrication des pneumatiques Michelin a été édifiée au nord de la ville. Aujourd'hui, le développement du trafic routier replace Bourges, grâce à sa position géographique, dans une situation privilégiée.
- Défense nationale: Écoles militaires de Bourges (EMB) qui regroupent l'école du matériel, l'école du train et le centre de formation logistique.
- Fabrications d'armement: DGA Techniques Terrestres (anciennement établissement technique de Bourges), Nexter (anciennement GIAT industries). Ce dernier est scindé en plusieurs entités, Nexter Systems qui possède un bureau d'études et Nexter munitions, une de ses filiales qui a son bureau d'étude à Bourges sur le site des "Pyramides" et la production qui est centralisée à La Chapelle St-Ursin.
- Centre de Formation de la Défense (CFD), principal centre de formation du personnel civil de la défense (anciennement centre de formation de la direction générale de l’Armement.
- Conception et fabrication Aéronautique, Aérospatiale. Anciennement Nord-Aviation, puis Aérospatiale, suivie par la fusion avec Matra. En 2002 fusion avec deux grands missiliers anglais et italien, pour devenir la société MBDA, leader mondial de l'armement.
- Usine Michelin, traite essentiellement les pneus aéronautiques (fabrication et rechapage).
- Au XIXe siècle, Bourges doit une partie de sa prospérité à sa traversée par le canal de Berry dont elle a d’ailleurs demandé la modification du tracé initialement prévu, vers 1811, afin d’être desservie par lui.
- Bourges est aussi le siège de l'entreprise Monin, très connue pour ses sirops.
Bourges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Cher. Elle gère l’aéroport (code AITA : BOU).
Urbanisation[modifier]
Les quartiers nord de Bourges sont actuellement l'objet d'une restructuration importante dans le cadre d'un Plan de renouvellement urbain. D'autres projets importants sont en cours : la construction d'un nouveau centre commercial (avec des logements, un parking et de nombreux commerces) dans le centre ville, dans le quartier Avaricum ( Les travaux, qui devaient initialement se terminer courant 2010 ont commencé en octobre 2012[17].) et la construction d'un écoquartier à 10 minutes du centre ville.
Voies de communication[modifier]
Voies routières[modifier]
Bourges dispose d'une rocade qui permet son contournement d'est en ouest par le sud sur 36 km grâce à la RN 142 et la RD 400 . Elle est actuellement en 2x1 voies sauf sur une partie en 2x2 voies sur 1,2 km à l'est. Actuellement, la rocade n'est pas totalement reliée. Seule la section nord-est entre la RN 151 et la RD 940, longue de 4,2 km est en construction et devrait voir le jour en 2014. La section nord ouest est encore à l'étude.
Voies autoroutières[modifier]
L’A71 (Orléans-Clermont-Ferrand) relie la ville à 1 heure d’Orléans, 2h30 de Paris et à 4 heures de Lyon. Il est possible, via l’A85 à Vierzon, d’aller à Tours en 1h30.
Voies urbaines[modifier]
L’agglomération berruyère est desservie par le réseau de bus AggloBus (22 lignes, 120 bus) et reste reliée au reste du département grâce au réseau Lignes 18. La commune est aussi desservie par la ligne Ter Centre : Châteauroux ↔ Bourges. L'agglomération dispose aussi de trois autres petite gare qui sont les gares de Marmagne , St Germain du Puy et St Florent Sur Cher relié à Bourges-Gare via des navettes Ter. Bourges développe aujourd'hui beaucoup les liaisons à vélo et pour cause la ville possède plus de 37 km de pistes totalement sécurisées. Forte du succès des liaisons douces du Val d’Auron et de la voie aérospatiale, la Ville de Bourges a souhaité encourager l’utilisation du vélo et poursuivre le développement de son réseau cyclable, créant un véritable maillage de la ville. Une rocade verte vient ainsi compléter les voies en site propre. Une étude a montré que près de la moitié des ménages de l’agglomération dispose d’un véhicule. 35 % des déplacements font moins d’un kilomètre. Les habitants effectuent chaque jour 460 000 déplacements, dont 65 % en voiture, 23 % à pied, 7 % en transports collectifs et 3 % à vélo[18].
Voies ferroviaires[modifier]
Bourges est une des très rares villes en France à être mal desservie au niveau ferroviaire en fonction de sa taille. En effet, la gare ne se trouvant pas sur une des grandes radiales ferroviaires françaises, les trains devant aller jusqu’à Bourges doivent être le plus souvent en terminus, limitant ainsi l’effet de desserte de la ville, ou sinon, les gens devant aller jusqu’à la gare de Vierzon pour pouvoir prendre un train jusqu’à Paris.
On peut par exemple compter seulement 4 trains direct aller/retour par jour pour Paris-Austerlitz, sa gare tête-de-ligne. En comparaison, Nevers, étant une ville plus petite, mais sa gare étant sur une des radiales ferroviaires, bénéficie de 12 trains aller/retour pour Paris au quotidien.
Cependant, en contre-partie, la position de la gare de Bourges lui donne une très bonne desserte « Est-Ouest ». On peut par exemple aller depuis Bourges: à Tours, Angers, Nantes, Le Croisic, Montluçon, Nevers, Moulins, Roanne, Lyon.
Administration[modifier]
En 2010, la commune de Bourges a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[19].
La ville est divisée en cinq cantons :
- le 1er canton compte 12 069 habitants ;
- le 2e canton compte 11 227 habitants ;
- le 3e canton compte 20 882 habitants ;
- le 4e canton compte 16 111 habitants ;
- le 5e canton compte 12 191 habitants.
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2010, Bourges comptait 66 381 habitants (soit une diminution d'environ 8,3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 67e rang au niveau national, alors qu'elle était au 61e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 290 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bourges depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 77 300 habitants.

Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
- 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 27,3 %).
Culture et enseignement[modifier]
Monuments[modifier]
Bourges est classée Ville d’Art et d’Histoire.
- La cathédrale Saint-Étienne de Bourges fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992.
- Palais Jacques-Cœur (voir Jacques Cœur)
- Musée Maurice-Estève, dans l’ancien hôtel des échevins
- Les marais de l’Yèvre et de la Voiselle, jardins familiaux et cultures maraîchères ont été classés en 2003 sur la Liste des monuments naturels et des sites.
- Les vestiges des remparts gallo-romains.
- Les restes du palais du duc Jean de Berry (aujourd’hui préfecture)
- La place Gordaine et ses maisons à pans de bois (XIVe siècle)
- La grange des dîmes (XIIe siècle) - rue Molière, près de la cathédrale
- Le palais archiépiscopal (XVIIe siècle) - ancien hôtel de ville - et son jardin à la française (jardin de l’archevêché) attribué à Le Nôtre[25].
- Le canal de Berry et les rives de l’Auron
- L’hôtel Cujas, qui abrite le Musée du Berry
- L’hôtel Lallemant, exemple de la première Renaissance française.
- L'église Notre-Dame. Presque entièrement ruinée lors d'un incendie qui, en 1487, détruisit les deux tiers de la ville, l'église Saint-Pierre-le-Marché, dédiée plus tard à Notre-Dame, subit, lors de sa reconstruction, de multiples modifications de son plan initial : adjonction de bas-côtés et de la tour carrée qui s'élève au nord de la façade occidentale. C'est pourquoi se trouvent mêlés plusieurs styles.
Vie culturelle[modifier]
La maison de la Culture de Bourges, inaugurée officiellement le 18 avril 1964 par André Malraux ministre d'État chargé des affaires culturelles, est l'une des premières du type en France. En 2010, elle est en grande partie fermée en vue de sa rénovation.
A Bourges se trouve l'Institut International de Musique électroacoustique (IMEB) et le Conservatoire de musique et de danse.
Salles de spectacles[modifier]
La ville de Bourges compte plusieurs salles de spectacle, parmi lesquelles :
- L'Auditorium (471 places + 10 PMR)
- Le Hublot (234 à 500 places + 4 PMR)
- Le Théâtre Jacques Coeur (350 places + 3 PMR)
- La maison de la Culture de Bourges (une salle de 900 places et une salle de 360 places)
- Les Rives d'Auron (1800 places)
- Le Théâtre Saint Bonnet (120 places)
- Le 22 Ouest (350 places) et le 22 Est (350 places)
- Le Salon d'Honneur
Manifestations culturelles[modifier]
Chaque année, Bourges reçoit entre autres événements :
- Depuis 1977 et dans la ville un festival musical et culturel durant cinq jours et se déroulant généralement en avril : le Printemps de Bourges ;
- Depuis 1985, après la restauration du grand orgue de la cathédrale, le festival « Les très riches heures de l'Orgue en Berry » ;
- Depuis l'an 2000, de mai à septembre et sur un parcours de 2,5 kilomètres dans la ville ancienne mettant en valeur les monuments à travers éclairages et scénographies, les Nuits Lumière, premier prix du Concours Lumières en 2002 ;
- Depuis 2002, les "Récréations" sont un rendez-vous estival d'une semaine avec les écrivains de l'Oulipo. Autour du 14 juillet, elles réunissent des participants de tous pays pour écrire avec les auteurs invités et profiter d'une semaine de rencontre et d'échange.
- Depuis 2005, le Festival international des scénaristes qui se déroule fin mars et le Festival international du film écologique[26] qui se déroule généralement fin septembre, début octobre.
Musées[modifier]
- Musée du Berry (archéologie, arts et traditions populaires)
- Muséum d'histoire naturelle Gabriel Foucher
- Musée Estève (art contemporain)
- Hôtel Lallemant (arts décoratifs)
- Musée des Meilleurs Ouvriers de France
- Musée de l’École
- Musée de la résistance
- Musée du CFD à accès réglementé et restreint (Centre de Formation de la Défense) avec des pièces uniques (prototypes et seules restantes des conflits)
Enseignement supérieur[modifier]
- École Nationale Supérieure d'Ingénieurs (ENSIB)
- École des Beaux-Arts (ENSA)
- École Hubert Curien
- École Supérieure des Techniques Appliquées de la COMmunication (ESTACOM)
- Institut Universitaire de Technologie de Bourges (IUT)
- UFR de Droit (antenne rattachée à l'Université d'Orléans)
- UFR de Sciences (antenne rattachée à l'Université d'Orléans)
- Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI)
- Classes préparatoires scientifiques au lycée Alain-Fournier
- Institut Universitaire de Formation des Maitres (IUFM) de Bourges
- CREPS de Bourges
Sports[modifier]
En 2008, 172 clubs accueillaient 21 500 licenciés[27]. On peut notamment citer Bourges Basket qui a remporté onze[réf. nécessaire] championnats de France et trois[réf. nécessaire] Euroligues dont deux consécutives et le Bourges judo. Le CREPS de la Région Centre s’est implanté à Bourges en 2004.
- Bourges foot CFA2
- Bourges XV fédérale 3
- HBC Bourges national 3 féminine
- Bourges HB 18 Pré-national Féminine et Excellence Régional Masculine
- BOURGES escrimes
- Base ball FALCONS nationale 2
- Water Polo A.C BOURGES masculin nationale 3 ,feminine nationale 2
- Paris -Bourges course internationale cycliste
Les infrastructures majeures sont :
- stade Jacques Rimbault : 7 000 places assises, 5 500 debout
- stade Alfred Depege : 1 500 places assises
- palais des sports du Prado : 3 100 places (projet d'agrandissement à 5 000 places en cours)
- patinoire (loisirs) : 850 à 1 200 places
- base nautique du Val d'Auron
Organisation d'evenements sportifs majeurs :
- euroligue basket final four 1998 et 2003
- championnat d'europe d'escrime 2003
- finale coupe de France de football féminin 2012
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Charles VII (1403-1461) et Louis XI (1423-1483), rois de France. Ce dernier est d’ailleurs le seul roi de France né à Bourges, et la cérémonie du baptême eut lieu dans la Cathédrale Saint-Étienne de Bourges le lendemain de la naissance[28].
- Jean Ier de Berry (1340-1416), frère de Charles V, ce prince capétien est considéré comme un mécène de la ville : il en fit une capitale artistique à la fin du XIVe début du XVe siècle. Il fit notamment construire à Bourges un palais ainsi que la Sainte-Chapelle palatine de Bourges.
- Jean Colombe (v. 1430-1493), enlumineur français.
- Charles de France (1446-1472), frère de Louis XI créa en 1463 l’université de Bourges qui rayonna longtemps hors du duché du Berry. André Alciat (1529-1533) et Jacques Cujas (1520-22-1590) y enseignèrent le droit.
- Jeanne de France (1464-1505) épouse déchue de Louis XII, titrée duchesse de Berry, fonde à Bourges l’ordre monastique de l’Annonciade.
- Jacques Cœur (1395-1456), marchand, y est né et y a fait construire un fastueux palais.
- Geoffroy Tory (1480-1533), pionnier de l’imprimerie.
- Barthélemy Aneau (début du XVIe siècle-1565), poète y est né.
- Jacques Cujas (1520-22-1590), jurisconsulte y a enseigné jusqu’à sa mort en 1590.
- François Ragueau, jurisconsulte (?-1605) son successeur. Sénéchal du Berry.
- Jean Chenu (1559-1627), jurisconsulte y est né et y a exercé sa profession d’avocat jusqu’à sa mort.
- Jean Calvin, le théologien et réformateur religieux y étudia de 1529 à 1531
- Louis Bourdaloue (20 ou le 28 août 1632-), jésuite, prédicateur, dont la renommée éclipsa un temps celle de Bossuet, y est né.
- Joseph-Vincent-Dominique Fabrefonds (1752-1826), général des armées de la République et de l'Empire.
- Étienne François Sallé de Chou (1754-1832), avocat du Roi, député du Berry à l’Assemblée constituante de 1789, Premier Président de la Cour d'appel de Bourges.
- Jean-Baptiste Augier (Bourges 1769-1819), général de la Révolution et de l’Empire, également député du Cher de 1813 à 1819.
- Antoine Boin (1791-1871), député du Cher sous la Restauration.
- Émile Deschamps (1791-), poète y est né.
- L’abbé Théophile Moreux (1867-1954), célèbre astronome qui a fondé l’observatoire de Bourges.
- Paul-Adrien Bourdaloue (1798-1868), maire-adjoint de la ville de Bourges, ingénieur des Ponts et Chaussées qui a laissé son nom au premier réseau de nivellement général de la France.
- Berthe Morisot, artiste peintre (1841-1895) y est née en 1841.
- Marguerite Audoux (1863-1937), écrivain, a passé son enfance dans l’orphelinat religieux de Bourges.
- Frédéric Boutet (1874-1941), auteur de romans et de nouvelles fantastiques, y est né.
- Jules Gaucher, (1905-1954), colonel de la Légion étrangère tué au cours de la bataille de Diên Biên Phu.
- Marcel Bascoulard (1913-1978) est un des artistes de Bourges parmi les plus atypiques et les plus attachants.
- Vladimir Jankélévitch (1903-1985), philosophe né au 16 boulevard Gambetta y vécut durant son enfance et son adolescence.
- Simone Weil y enseigna la philosophie une année en 1935.
- Le capitaine Dreyfus y a passé quelques mois en garnison.
- Alfred Stanke « Le Franciscain de Bourges » (1904-1975) : né à Dantzig, le frère Alfred Stanke est envoyé en 1939 par l’armée allemande à la prison du Bordiot de Bourges, où il emploiera toute son énergie à soulager les blessures des prisonniers torturés par la Gestapo et à aider les résistants en captivité, tout cela au risque de sa vie. De cet homme, il reste des souvenirs vivaces au travers d’un film (Le Franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara avec Hardy Kruger, Jean Desailly, Suzanne Flon, Sylvain Joubert, sorti en 1968) d’un livre et d’un timbre gravé en 2000.
- Jean Frézal (1922-2007), médecin, spécialiste de la génétique, fondateur du premier laboratoire français de cartographie des gènes humains associé à une unité clinique y est né le 19 août 1922.
- Jean-Christophe Rufin (1952-), un des fondateurs de Médecins Sans Frontières, prix Goncourt 2001, avec Rouge Brésil, y est né.
- Xavier Bazot (15 décembre 1955), écrivain, auteur entre autres de Un fraisier pour dimanche - 1996 - le serpent à plumes, qui s’inspire de son expérience de fils de pâtissier, y est né.
- Alain Calmat, vice-champion olympique de patinage artistique à Insbruck, champion du monde en 1965 à Colorado Spring, ancien ministre de la jeunesse et des sports du gouvernement Fabius (84-86) fut député du Cher de 1986 à 1988 et de 1988 à 1993.
- Georges Gosnat )3 décembre 1914-), homme politique français, y est né.
- Jean-François Deniau (1928-2007), ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing, écrivain, membre de l’Académie française, fut également conseiller général du Cher, élu d’un canton de Bourges.
- Marcel Plaisant (1887-1958), homme politique
- Henri Sellier (né à Bourges 1883-1943), homme politique, sénateur, maire de Suresnes,ministre de la santé 1936
- Laurent Bignolas, présentateur du 19/20
- Jean Meunier (né à Bourges 1906-1975), homme politique, député, maire de Tours 1944-1947,secrétaire d'État, co-fondateur de La Nouvelle République du centre- Ouest
- Roger Testu (1913-2008), dessinateur humoristique
- Armand Toupet (1919-2006), écrivain né à Bourges.
- Charles Brown, compositeur, fut directeur de l’École Nationale de Musique de la ville de 1948 à 1970
- Daniel Colling (1946-), Alain Meilland (1948-) et Maurice Frot (1928-2004) ont créé le Printemps de Bourges en 1977
- Henri Brisson (1835-1912), président de l'Assemblée Nationale 1881-1885, 1904-1905, 1906-1912, président du Conseil 1885 et 1898.
- Jean Boucher, peintre né à Bourges.
- Agénor Bardoux (1829-1897), ministre de l'Instruction publique en 1877, né à Bourges.
- Cochon de Lapparent (1839-1908), géologue né à Bourges.
- Gaétan Gatien de Clérambault, célèbre psychiatre de l'hôpital Sainte-Anne, maître de Lacan, qui a décrit l'automatisme mental et qui est connu pour ses photographies de drapés féminin, y est né.
- Béatrice Vialle (1961-), seule femme pilote de Concorde au monde et première femme à avoir piloté un avion de ligne supersonique.
Vie militaire[modifier]
En 1860, en raison de sa position centrale, Bourges fut choisie pour être le centre de l’armement sous le Second Empire. La ville voit s’implanter la fonderie de canons (1866), l’arsenal, la direction de l’artillerie, l’école de pyrotechnie[29] ainsi qu’un champ de tir.
En 1912, à côté de Bourges est créée l’école de pilotage d’Avord. Elle deviendra le plus grand centre de formation de la guerre 14-18.
En 1928, la firme Hanriot implante son école de pilotage à Bourges. C’est le début de l’épopée aéronautique. Les ateliers de fabrication seront construits entre 1932 et 1939, ils deviendront plus tard l’Aérospatiale.
Des aviateurs prestigieux séjourneront à Bourges et à Avord :
- l’as Marcel Haegelen, 23 victoires, pilote d’essai de l’usine de Bourges ;
- l’as Georges Guynemer, 53 victoires, qui séjourne à Avord en 1915 ;
- René Fonck, l’as des as aux 75 victoires ;
- Antoine de Saint-Exupéry, qui sort sous-lieutenant de la base d’Avord.
Unités ayant été stationnées à Bourges[modifier]
- État-Major du 8e Corps d’Armée, (avant) 1906 - 1913 (jusqu’à ?)
- État-Major de la 15e Division d’Infanterie, 1913
- État-Major de la 16e Division d’Infanterie, 1913
- État-Major de la 9e Division d’Infanterie Motorisée, 1939 - 1940
- État-Major de la 8e Division de Cavalerie, 1913
- 95e Régiment d’Infanterie, (avant) 1906 - 1939 (jusqu’à ?)
- 1er Régiment d’Artillerie de Campagne, 1906 - 1914
- 37e Régiment d’Artillerie de Campagne, 1906 - 1914
- 37e Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile, 1939
- 511e Régiment de Chars de Combats, 1940
- 8e Légion de Gendarmerie, 1906
- École supérieur et d'application du matériel (ESAM), 1960 - 2009
- Écoles Militaires de Bourges (EMB), août 2009
Industrie aéronautique et militaire[modifier]
À partir de 1928 les industries aéronautiques vont se succéder à Bourges :
- 1928 - L’école Hanriot s’installe à Bourges, et deux ans plus tard, la société Hanriot commence des fabrications d’avions.
- SGA (Société Générale de l’Aéronautique) regroupe de 1930 à 1934 les usines Hanriot, des moteurs Lorraine, Nieuport Delage et SECM.
- 1er février 1937 - Création de la SNCAC (Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre) fusion et nationalisation des sociétés Hanriot et Farman.
- 1950 - La SNCAC devient la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord).
- 1958 - La SNCAN change d’appellation et devient Nord Aviation.
- La SNIAS, Société Nationale des Industries Aéro-Spatiales, naît le 1er janvier 1970. Elle regroupe Nord Aviation, Sud Aviation et la Sereb.
- 24 juin 1984 - la SNIAS s’appelle désormais Aérospatiale.
Bourges est aussi un haut lieu pour l'industrie d'armement terrestre avec Nexter (ex Giat Industries), le centre d'essais DGA Systèmes Terrestres (ex ETBS) et MBDA (missiles).
Avions fabriqués à Bourges[modifier]
Avant-guerre[modifier]
- Avion d’observation Potez 25 (312 appareils - 1930 à 1933).
- Avion d’entrainement Hanriot 431 (jusqu’en 1933), Hanriot 432 (2 exemplaires), avion d’observation Hanriot 433 (26 appareils - 1935) et avion d’observation Hanriot 436 (50 appareils - 1934).
- Hanriot 16 et 16-1 (40 appareils - 1934).
- Avion de bombardement Bloch MB.200 (45 matériels - 1935 à 1936).
- Avion de bombardement Bloch MB.210 (50 ou 70 matériels - 1936 à 1939).
- Hanriot 182 (45 matériels - 1935 à 1937. Puis environ 200 matériels de 1938 à 1939).
- Hanriot 192 (9 matériels).
- Chasseur monoplace Curtis H 75 A1 (Origine États-Unis - assemblés à Bourges en 1939).
- Bimoteur d’entrainement Hanriot 232 (19 matériels - 1940).
- Avion d’assaut Bréguet 693 (27 matériels - 1940).
- Avion d’entrainement Hanriot 437 (1 exemplaire).
- Avion d’observation Hanriot 438 (12 exemplaires).
- Hanriot 439 (13 exemplaires).
- Prototypes trimoteur LH 70 (1930) et bipoutre H 110 puis H 115.
- Bimoteur d’entrainement et d’observation NC 510 (2 prototypes - 1938 à 1939).
- Prototypes bimoteur NC 530.
- Chasseur bombardier - bimoteur triplace H 220 ou NC-600 (1 prototype et 1 exemplaire série - 1940).
Période de l’occupation[modifier]
- Avion de liaison bimoteur Siebel 204 A - 115 appareils - avril 1942 à fin 1943.
- Avion école et de liaison bimoteur Siebel 204 D - 796 appareils commandés - livraison de septembre 1943 à juin 1944.
Après-guerre[modifier]
- Avion de liaison école NC 701 « Martinet » copie du Siebel 204 D (263 exemplaires - 1944 à 1949).
- Avion de liaison NC 702 (62 exemplaires - 1947 à 1949).
- Quadriplace NC 840 « Chardonneret » (1 prototype - 1945).
- Avions légers NC 850 (1 prototype - 1947), NC 851 (9 ex - 1947), NC 852 (1 prototype), NC 853 (40 ex - 1949).
- Avion cargo quadrimoteur « Cormoran » NC 210 et NC 211 (2 prototypes - 1948 à 1949).
- Avion de tourisme NC 856 (1 exemplaire - 1949).
- Avion de tourisme NC 860 (1 exemplaire - 1949).
- Avion de transport Noratlas, ou Nord 2501 (221 exemplaires - 1952 à 1959).
- Avion de transport Nord N262 et N262E « Frégate » (110 exemplaires - 1961 à 1976).
- Avion de transport Transall C160 (56 exemplaires - 1963 à 1973).
- Pointe avant du Mirage F1 (600 tronçons).
- Tronçon voilure 21 du Concorde.
- Case de train et « Bossettes » de l’A300.
- Plan centraux ATR 42 et ATR 72.
- Fuselage du Falcon 50.
Missiles fabriqués à Bourges[modifier]
- Missiles antichar SS10, ENTAC, SS11, Milan, HOT et Eryx.
- Missiles antinavire SS12, Exocet MM38, AM39, SM 39, MM40.
- Missiles Sol-Air Roland, Aster 15 et Aster 30.
- Missiles air-sol AS 15, AS 20, AS 30, l’Apache et Scalp EG.
- Missiles air-sol nucléaires ASMP et ASMP A.
- Cibles C22.
Villes jumelées[modifier]
Au 28 juillet 2011, Bourges est jumelée avec sept villes[30]
Peterborough (Angleterre) depuis 1957.
Augsbourg (Allemagne) depuis 1967.
Aveiro (Portugal) depuis 1989.
Forlì (Italie) depuis 1989.
Iochkar-Ola (Russie) depuis 1991.
Palencia (Espagne) depuis 1995.
Koszalin (Pologne) depuis 1999.
Notes et références[modifier]
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
- Météo France.
- Premières fortes chaleurs de l'été, sur le site de Météo-France. Mis en ligne le 28 juin 2011, consulté le 28 juin 2011.
- Pierre-Yves Milcent, Bourges-Avaricum : Un centre proto-urbain celtique du Ve siècle av. J.-C. ; les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, coédition Bourges : Service d’archéologie municipale/Toulouse : UMR 5608 Cultures et sociétés de la Préhistoire, 2007. Dans la collection Bituriga : monographie.
- Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 2-87772-331-3), p. 21.
- Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 978-2-910919-09-2), p. 17.
- La chronique de Frédégaire .
- André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p. 14-15.
- Chédeville, op. cit., p. 15.
- Les lettres de création de l'université de Bourges sont datées de Mareuil près d'Abbeville décembre 1463 (vraisemblablement du 31 décembre 1463) (http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA150 Ordonnances des rois de France, tome XVI p.150), et par lettres patentes datées aux Montlis-lèz-Tours, le 6 décembre 1469 (Archives nationales, X1A 8606, fol.217 v°), d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p.83, note n°1, Librairie Renouard, Paris 1880. D'ailleurs, le 22 février 1470, Louis XI expédia une autre lettre au parlement de Paris, en demandant son enregistrement immédiat, en raison de l'autorisation du pape. Selon cette lettre, il est évident que la création de l'université de Bourges subit des empêchements d'autres universités déjà existantes : "...nonobstant quelzconques opposicions, que l'on ait mises ou vueille mectre pour et ou nom des autres universitez de nostre royaume ou autres quelconquez ...". (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p.82-84) .
- J.-Y. Ribault, « L’Ancienne université de Bourges », dans Académie d’Orléans, Guide de l’étudiant, année 1964-1965, p. 23-25.
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA20 Lettres patentes de Louis XI, Ermenonville, juin 1474.
- Stéphan Geonget, Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois, Klincksieck, 2011, 528 p.
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 341.
- L’Encyclopédie de Bourges.
- Le projet Avaricum à Bourges lanouvellerépublique.fr.
- http://www.ville-bourges.fr/environnement/bourges-velo.php
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 3 février 2011.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 3 février 2011.
- Recensement de la population au 1er janvier 2010, sur Insee. Consulté le 2 janvier 2013.
- Évolution et structure de la population à Bourges en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010.
- Résultats du recensement de la population du Cher en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 20 novembre 2010.
- « Si c'est le célèbre paysagiste Le Nôtre qui est contacté en 1681 pour ce projet, il ne semble pas qu'il ait lui-même établi les premières esquisses. Ce n'est qu'à partir de 1731 que le jardinier Coudreau entreprend la réalisation de ce jardin. » Ville de Bourges.fr.
- Site officiel du Festival international du film écologique de Bourges.
- Source.
- http://books.google.fr/books?id=jItAAAAAcAAJ&pg=PA7.
- Ecole militaire de pyrotechnie, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Villes jumelées sur le site de la ville de Bourges. Consulté le 28 juillet 2011.
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Stéphan Geonget, Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois, Klincksieck, 2011, 528 p. (ISBN 2-252-03786-5)
- Roland Narboux, De Hanriot à l’aérospatiale, Tardy Quercy, 1990
- Roland Narboux, L’Histoire de Bourges au XXe siècle, éditions Bernard Royer
en 3 volumes
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3).
Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Pages 189-190 Bourges
Articles connexes[modifier]
- Liste des archevêques de Bourges
- Grand incendie de Bourges
- Cour d'appel de Bourges
- Espace urbain de Bourges-Châteauroux
Liens externes[modifier]
- (fr+en) Site officiel
- (fr) Office de tourisme
- (fr) Amis Cathédrale de Bourges
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de Bourges sur le site officiel du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la Région Centre
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