Crise de subsistance

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La crise de subsistance correspond à une difficulté, pour un individu, à subvenir à des besoins en nourriture. Elle est généralement due à un hiver rude, qui entraîne une mauvaise récolte[1]. En France, le terme est utilisé pour la première fois par Meuvret en 1946, et grandement popularisé par Goubert en 1960 dans son étude à Beauvais[2]. Les crises de subsistance sont souvent la cible d'agioteurs, c'est-à-dire de personnes qui cachent le blé, afin de faire monter les prix, avant de remettre le blé sur le marché, et ainsi tirer des bénéfices importants. Afin de limiter l'agiotage, le gouvernement pouvait mettre en place une politique frumentaire, c'est-à-dire une politique de contrôle des prix et des réserves de blés, menée par les autorités.

Une crise de subsistance se traduit par : la rareté des céréales (crise générale), la montée du prix des céréales, l'arrêt des artisans dans la fabrication et gel des salaires des ouvriers, la rareté des céréales ; l'augmentation des prix et la baisse des salaires entraînent une crise démographique : les plus faibles, c'est-à-dire, les plus pauvres meurent les premiers. Sous l'Ancien Régime, il existait 3 crises importantes de subsistance : 1661-1662 (crise de l'avènement), 1693-1694, et 1709 (« Grand Hiver »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The European subsistence crisis of 1845-1850: a comparative perspective »,‎ 20 juin 2012.
  2. (en) Walter, John et Roger S. Schofield., Famine, Disease and the Social Order in Early Modern Society., Cambridge: Cambridge University Press,‎ 1989 (lire en ligne).