Évangélisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Églises évangéliques ni évangélisation.

L'évangélisme, plus couramment christianisme évangélique ou protestantisme évangélique, est une partie importante du christianisme mondial. Cet ensemble réunit des confessions chrétiennes dans diverses églises. Le terme « évangélique » est au départ un simple adjectif découlant du terme « Évangile ». Bien que les évangéliques reconnaissent la contribution de la Réforme protestante par Luther démarrée en 1520, ils se distinguent en reconnaissant les autres réformes rejetées par les protestants; à savoir le baptisme en 1609, le pentecôtisme en 1906 et les autres réveils évangéliques qui ont suivis. En effet, le 1er point de distinction d'une église chrétienne évangélique est l'anabaptisme (notamment le baptême pour les croyants adultes seulement). Selon l'Alliance évangélique mondiale, le mouvement rassemble 600 millions de personnes dans le monde, en 2014.

Les chrétiens évangéliques ont essentiellement en commun l'importance cruciale qu'ils accordent primo à la conversion individuelle relevant d'un choix personnel à la suite de l'expérience religieuse de « la rencontre avec le Christ » et impliquant donc un changement de vie, et secundo à une relation individuelle avec Dieu s'articulant autour de la lecture de la Bible et de la communion avec Dieu par la prière (personnelle ou bien en communauté).

Portrait général[modifier | modifier le code]

Selon le Conseil national des évangéliques de France, la foi évangélique se résume en trois points[1] qui se retrouve également dans la déclaration de foi de l'Alliance évangélique mondiale, adoptée en 1951[2]:

  1. biblicisme : La Bible est la référence de la foi évangélique.
  2. nouvelle naissance : Reconnaître l'œuvre du Christ par repentance, et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus, pour « recevoir » le « don » du salut correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). Le baptême adulte anabaptiste est l'expression de cette décision.
  3. témoignage : L'Évangile est la Bonne Nouvelle (trad. du grec) que les chrétiens évangéliques aiment partager, dans leur famille et à l'étranger, dans le respect de la liberté individuelle.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, le terme anglais evangelical commence à être utilisé dans le monde anglo-saxon pour désigner les groupements internes au protestantisme qui se distinguent tour à tour par leur piété et leur attachement à un réveil religieux. C'est ce sens anglo-saxon qui s'est imposé en francophonie dans la seconde moité du XXe siècle (en France vers la fin des années 1960). Aujourd'hui, le terme d'« évangélisme » désigne précisément cette tendance protestante.

Cependant, le terme évangélique peut également désigner de manière assez vague certaines confessions protestantes comme le luthéranisme, le calvinisme (ou bien certains catholiques qui donnent une place importante à la conversion personnelle, la lecture de la Bible, et l'engagement militant). Ces critères sont dus au sociologue britannique David Bebbington. Il ajoute à ceux-ci le caractère central de la Crucifixion de Jésus de Nazareth (appelé le « crucicentrisme »), thème rémanent dans les prédications évangéliques, et vue comme un tournant dans l'histoire de l'humanité. C'est néanmoins le critère le moins souvent retenu, peut-être parce que moins opérationnalisable. D'autres groupes peuvent se rapprocher théologiquement ou sociologiquement (c'est le cas de certains catholiques) de cette tendance sans pour autant être évangéliques au sens strict.

D'un point de vue socio-historique, il apparaît que l'évangélisme peut être également défini par deux critères principaux :

  • le revivalisme, qui englobe les conceptions sur l'importance de la conversion individuelle en tant qu'appropriation personnelle du salut ;
  • l'orthodoxie : l'autorité de la Bible et de sa pleine inspiration, la justesse de son contenu et la défense subséquente des « vérités chrétiennes »[3].

Les évangéliques connaissent aujourd'hui une forte croissance, dans la majorité des pays du monde[4].

Approche globale[modifier | modifier le code]

Ce sens anglo-saxon est le plus souvent évoqué dans les expressions comme « christianisme évangélique[5] » ou « (les) évangéliques ». Pourtant, la prétention à être évangélique déborde le cadre des communautés spécifiquement dénommées comme telles, de sorte que, plus largement, « évangélique » peut, et à certains égards devrait, être compris comme « une manière de dire et de vivre la foi » qui traverse des dénominations diverses[6]. À ce titre, par souci de clarté, la distinction s'opère entre « Églises de professants » d'un côté (qui sont des Églises évangéliques au sens strict), et, au-delà des cercles strictement évangéliques, une « tendance évangélique » plus large dans le protestantisme (avec des Églises individuelles ou des Églises établies étant, de ce fait, de tendance évangélique).

Beaucoup d'amalgames sont cependant dus à la polysémie du terme et à la confusion engendrée par son utilisation dans des circonstances qui ne se recoupent jamais totalement. L'évangélisme est à ne pas confondre avec

  • le conservatisme évangélique, qui est une tendance s'attachant à l'importance d'une compréhension plus traditionnelle des points focaux du christianisme (principalement sur le Christ et sa personne). Il n'en reste pas moins que le conservatisme sur des questions doctrinales, en même temps que le progressisme sur des questions rituelles ou de théologie pratique par exemple, a souvent influencé l'évolution du mouvement évangélique en Europe, et plus tardivement (années 1920 et 1930) aux États-Unis ;
  • le fondamentalisme évangélique, qui est un courant théologique distinct, ici marqué en particulier par le littéralisme biblique (sans prendre en compte le contexte social de l'époque) ;
  • l'évangélisation - Il y a souvent confusion entre « évangéliste » qui fait référence à l'évangélisation et « évangélique » qui désigne un membre de l’Église évangélique.

La série d'articles sur l'évangélisme concerne au premier chef les Églises de professants, « noyau évangélique, séparé des Églises établies »[7]. On ne saurait pourtant passer sous silence les rattachements immanquables qui existent entre les Églises de professants et les autres Églises de tendance évangélique mais n'étant pas dénommées comme telles, tout particulièrement au sein des Églises établies. On traitera donc aussi de ces dernières, sans donc manquer de parler de la plus large tendance évangélique.

D’un point de vue lexical, l'anglais fait la distinction entre les adjectifs evangelical (« évangélique », « de l’Évangile » ou « des évangiles » ; mais signifie parfois également en tant que substantif « adhérent au christianisme évangélique ») et « evangelistic » (« lié à la promotion de la prédication et de la dissémination de l’Évangile chrétien »), que le français nomme « évangéliste ». En français, d'un point de vue européen, le terme est lexicalement plus proche de l'allemand « evangelisch » (adjectif) ou « Evangelisch(en) » (substantif) qui en Allemagne désigne de façon générique les protestants (luthériens et réformés). On constate toutefois depuis les années 1980 que les courants historiques protestants allemands préfèrent se dénommer « protestantisch ».

« Évangélique » est donc un terme générique. Il désigne aujourd’hui dans les régions à prédominance de langues germaniques (Allemagne, Europe nordique, Angleterre les luthériens et les réformés, la forme dominante du christianisme issu de la Réforme ((XVe et XVIe siècles). Aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Australie, il caractérise une prise de position singulière et fréquemment conservatrice dans le christianisme protestant.

C’est à un tel point qu’ailleurs dans le monde le terme « évangélique » peut être simplement pris comme synonyme de « protestant ». Par exemple, en Belgique on parle volontiers du culte protestant-évangélique ; dans beaucoup de pays francophones en Afrique, l'Église évangélique désigne l'ensemble des Églises chrétiennes non catholiques reconnues (autrement dit, les Églises protestantes).

Approche historique[modifier | modifier le code]

En Europe, la naissance des Églises évangéliques se situe à partir du XVIIIe siècle et est issue des Églises protestantes traditionnelles (anglicane, réformée, luthérienne). On ne peut pas attribuer leur naissance à un seul évènement en particulier, mais la Réforme radicale, les guerres du XVIe siècle, la prise de parti de Luther en faveur de la noblesse allemande y ont leur part.

On peut citer les noms importants de penseurs anglo-américains John Wesley, Charles Spurgeon, Smith Wigglesworth qui sont considérés comme des fondateurs de la foi évangélique.

Approche ecclésiologique[modifier | modifier le code]

Henrik Lindell, journaliste français, écrivait en juin 2006 dans les colonnes du magazine catholique Témoignage chrétien :

« Les évangéliques sont difficiles à cerner comme groupe distinct. Comme chez les cathos, on y retrouve des communautés progressistes et conservatrices. Au sein du protestantisme, dont ils forment un des principaux courants, ils sont connus pour leur relative orthodoxie biblique, leur insistance sur la conversion personnelle, le sens de la communauté professante et leur méfiance à l'égard des grandes structures. À l'échelle de la planète, il existe plusieurs centaines de millions d'évangéliques, particulièrement en Amérique, en Afrique et en Asie du Sud-Ouest. En Europe, ils s'imposent de plus en plus face aux Églises historiques. En France, selon un sondage CSA pour Réforme et La Croix il y a six mois, environ un quart des protestants (4 % de la population) se dit proche des évangéliques. Ils seraient aussi nombreux que les réformés. Les jeunes Français (18-24 ans) se sentent plus proches des évangéliques […] que des luthériens et réformés réunis.. »

— Henrik Lindell, « Les oubliés du 20 heures. Les évangéliques au-delà des clichés », Témoignage chrétien, n°3208 du 8 juin 2006, page 9

L'ensemble des Églises évangéliques toutes confondues représente aujourd'hui autour de 600 millions de personnes dans le monde, les plaçant au deuxième rang parmi les religions issues du christianisme, après le catholicisme romain. La foi évangélique serait la religion qui progresse le plus au monde. Le monde évangélique d'aujourd'hui est une véritable mosaïque. Il y règne une immense diversité, allant de gens extrêmement ouverts sur le plan théologique et œcuménique, à d'autres extrêmement fermés sur ces plans-là, mais entre les deux, il y a place pour la variété. Et variété il y a aussi dans l'organisation : épiscopalienne (sous l'autorité d'un seul, l'évêque), presbytérienne (autorité du conseil des anciens) ou congrégationaliste (autorité de l'ensemble des membres de l'assemblée).

Bien qu'il y ait certains points que presque chaque dénomination évangélique partage avec d'autres (Églises de professants, points principaux de la profession de foi…), ces Églises se caractérisent donc par une très grande diversité, tant dans l'organisation que dans les dogmes de foi, que dans le rapport à la Bible, aux questions sociales ou à l'œcuménisme.

Approche théologique[modifier | modifier le code]

Profession de foi[modifier | modifier le code]

Parmi les chrétiens, les évangéliques se distinguent particulièrement par leur piété et la place qu'ils accordent à la pratique de leur religion. Cela est tellement vrai que les sociologues les plus remarqués n'ont pas vraiment pu donner d'autre distinction de l'identité évangélique que dans ce que les évangéliques croient.

Ainsi n'est-il pas injuste de mentionner à quel point ce que l'on peut appeler la « théologie évangélique » s'appuie d'abord sur une profession de foi, singulièrement porteuse d'identification, étant donné que c'est cette importance cruciale de la profession de foi elle-même qui permet certaines particularités socioreligieuses évangéliques telles l'interdénominationalisme, l'œcuménisme des convertis, et la pensée globaliste.

Comme vu précédemment, la foi évangélique se distingue en trois points[1] :

  1. biblicisme : La bible est la référence de la foi évangélique.
  2. nouvelle naissance : Reconnaître l'œuvre du Christ par repentance, et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus, pour « recevoir » le « don » du salut correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). Le baptême adulte anabaptiste est l'expression de cette décision.
  3. témoignage : L'Évangile est la Bonne Nouvelle que les chrétiens évangéliques aiment partager, dans leur famille et à l'étranger, dans le respect de la liberté individuelle.

On ne peut poursuivre sans y ajouter d'autres éléments d'expression de la foi chrétienne traditionnelle et de la Réforme protestante, moins particuliers aux évangéliques :

En sociologie des religions, ces points de foi se traduisent par des attitudes sociologiques qui permettent d'identifier un comportement sociologiquement évangélique.

Principaux axes doctrinaux[modifier | modifier le code]

On retrouve deux principaux axes doctrinaux; les fondamentalistes et les évangéliques modérés[10],[11]. Les libéraux sont plus rares et se retrouvent généralement dans les églises protestantes traditionnelles.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les protestants éprouvent de plus en plus de difficulté à réfléchir en termes de doctrine quand il est question des croyances principales. La question se pose avec plus d'acuité pour les évangéliques qui, par la tradition d'attachement aux expressions traditionnelles de la foi chrétienne, la peur des hérésies et l'autorité conférée à la Bible, ont constitué un corps de croyances considérées comme essentielles. C'est ainsi que chez les plus fondamentalistes, certains points de doctrine se révèlent plus proches de dogmes lorsque leur compréhension et leur interprétation est faite de façon rigoriste. C'est dans ces courants que la frontière entre théologie, doctrine et dogme est la plus mince et la plus confuse[12].

Sans renier le caractère essentiel de la profession de foi évangélique, d'autres courants, dit « évangéliques modérés » sont plus sensibles au progressisme et à la conciliation science et foi. Ils ont périodiquement révélé leur ouverture à des réflexions plus réfléchies sur les vérités chrétiennes, dans une démarche de défense de ces vérités (insistance sur la « saine doctrine»)[13]. La montée en force de ce courant – désormais majoritaire – de l'évangélisme a commencé à se faire voir en particulier aux États-Unis (bien que ce courant existait en Europe, plus silencieusement, mais depuis plus longtemps) à partir des années 1920-1930. C'est en ce temps-là qu'un divorce marqué a été consommé entre « évangéliques fondamentalistes » et les dénommés « néo-évangélicalistes » (évangéliques modérés). Dans les années 1960-1970, les premières générations ont été formées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en France[14]. À cette approche critique, interpellées par la sécularisation de la société américaine et par les mouvements de contre-culture, ont lancé un renouveau de l'apologétique chrétienne (une apologétique désormais enrichie de la démarche scientifique), dans un mouvement tendant à imposer la notion de doctrine comme « croyance véritable et rationnelle », à laquelle on adhère par raisonnement et conviction plutôt que par foi aveugle[15],[16],[17].

Différentes orientations théologiques[modifier | modifier le code]

Toutes les tendances évangéliques confondues, qu'elles relèvent des Églises de professants ou d'autres dénominations, se retrouvent dans les grands traits de ce que l'on peut qualifier de théologie évangélique. En fait, il n'y a pas d'autorité évangélique statuant sur la doctrine ; c'est un trait typique du protestantisme. On ne peut pas désigner de référence unique pour la théologie évangélique, bien que certaines Églises décident collégialement pour leurs communautés des orientations doctrinales dont l'application peut parfois aller jusqu'à être très rigoriste, voire inflexible (sortant par là même de la libre-pensée que l'on reconnaît comme un fondement de la pensée protestante).

C'est différemment qu'il faut dire que les tendances évangéliques retrouvent dans leur théologie une dose variable des grands courants du protestantisme. Il en résulte que l'observateur aguerri reconnaîtra divers courants dans la théologie évangélique;

Ces courants sont différemment utilisés selon les dénominations évangéliques, (baptisme ou pentecôtisme).

Principaux courants[modifier | modifier le code]

La diversité de ces mouvements est à attribuer à une caractéristique même d’un des piliers du protestantisme, la Sola Scriptura (« l’Écriture seule »), établissant la Bible comme l’autorité suprême en matière de foi (à l’exclusion de la Tradition, en rupture avec le catholicisme romain) et l’ultime fondement de celle-ci, associé à un choix délibéré pour le libre examen : le croyant est appelé à lire la Bible pour lui-même et à forger son avis sur base de sa propre critique et des éclairages des spécialistes. C’est donc à partir d’interprétations divergentes de certains points particuliers des écrits bibliques (du canon protestant), ou alors d’emphase sur certains points non doctrinaux qui peuvent être ou ne pas être disputés, que des écoles différentes se sont constituées en Églises, appelées dénominations.

Les principaux courants évangéliques sont :

Baptisme[modifier | modifier le code]

Le baptisme est une confession chrétienne évangélique issus d'un réveil démarré par le pasteur anglais John Smyth en Hollande en 1609[18],[19]. Ce mouvement se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, au baptême adulte en tant que témoignage volontairele baptême adulte en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État, et finalement l’autorité de la congrégation (congrégationaliste). Aujourd’hui, on peut estimer la population baptiste mondiale à au moins 125 millions de personnes, dont un peu plus de 50 millions de membres baptisés par immersion[18],[20].

Pentecôtisme et Renouveau charismatique[modifier | modifier le code]

Le pentecôtisme se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, aux dons du Saint-Esprit, au baptême adulte en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État.

Existant sous une forme classique depuis le début du XXe siècle, c'est aujourd'hui l’une des deux mouvances principales répandues par le Renouveau charismatique initié dans les années 1950, avec le plus de succès dans les communautés afro-américaines des États-Unis, mais mondialement généralisée. C'est Douglas Scott et son épouse, missionnaires anglais, qui ont fait connaître le pentecôtisme en France dans une communauté baptiste au Havre à partir du 1er janvier 1930.

Le pentecôtisme met l’emphase sur le Saint Esprit (considéré comme manifestation spirituelle et continue de Dieu dans l’histoire humaine et dans les histoires des vies humaines) et ses dons, tels que présentés dans le Nouveau Testament, surtout les écrits pauliniens et les Actes des Apôtres (glossolalie, guérisons miraculeuses, et même résurrections font partie de ces dons). Il s'attache, dans le cadre protestant – et encore plus depuis un mouvement appelé « troisième vague » né aux États-Unis dans les années 1980 – à un retour le plus conforme possible à l'Église primitive décrite dans ces livres. Dans la pratique, il se distingue par un culte dynamique et moderne. Aujourd'hui les pentecôtistes et charismatiques sont au nombre de 584 millions [21].

Mouvements connexes[modifier | modifier le code]

Évangélisme libre[modifier | modifier le code]

Le terme d'"Église libre" recouvre l'idée d'Églises indépendantes de l'État. De telles Églises se constituent donc en réaction à une Église plus ou moins liées à l'État.

En France, les Églises évangéliques libres, dont les membres se disent « libristes », sont issues de l'Église Réformée de France : en 1849 l'État décide de rémunérer les pasteurs en maintenant le Concordat de Napoléon, les privant ainsi de toute autonomie vis-à-vis du pouvoir. Les Églises de la Réforme qui refusent cette tutelle font dissidence et, en se regroupant avec d'autres Églises protestantes indépendantes issues du Réveil, créent l'« Union des Églises évangéliques libres » dans le sens « indépendantes de l'État » et « fidèles à l'Évangile » par opposition au courant libéral non confessionnel qui traversait l'Église réformée à cette époque. L'Union des Églises évangéliques libres (UEEL) est aujourd'hui membre de la Fédération protestante de France (FPF). À titre d'exemple, Claude Baty, qui fut président de la FPF (2007-2013), est un pasteur issu de l'UEEL.

Les Églises libres sont des Églises de professants et non de multitude. Les libristes sont proches des baptistes mais ne font pas du baptême par immersion une condition d'accès à la Sainte Cène ou au statut de membre. L'UEEL compte une cinquantaine d'Églises en France pour environ 4 000 membres et sympathisants. Elle est associée aux Églises évangéliques libres dans le monde par l’intermédiaire de la Fédération internationale des Églises évangéliques libres (IFFEC).

En Suisse, dans le Canton de Vaud, l'Église libre existe entre 1848 et 1966 comme scission de l'Église nationale, par souci d'indépendance vis-à-vis de l'État, avec Alexandre Vinet comme figure de proue. L'Église libre re-fusionne avec l'Église nationale pour former l'Église évangélique réformée du Canton de Vaud en 1966. Dans le canton de Neuchâtel et au-delà, les Églises évangéliques libres sont issues du réveil de Genève, et ont longtemps formé la « fédération des Églises évangéliques libres » (FEEL), aujourd'hui incluse dans la « fédération romande d'Églises évangéliques ».

En Allemagne, l'idée d'Église libre (« freikirche ») recouvre toutes les Églises qui ne sont pas Églises d'État.

Juifs messianiques[modifier | modifier le code]

Le judaïsme messianique est un ensemble hétéroclite de mouvements religieux combinant une théologie chrétienne avec une pratique religieuse juive, en clair des Juifs affirmant la messianité de Yechoua (Jésus). Ces mouvements peuvent comporter aussi bien une majorité de membres juifs qu'une majorité de membres chrétiens. Le groupe le plus connu, quoique pas le plus important en nombre, se nomme Jews for Jesus. Quoique beaucoup de juifs messianiques soient ethniquement, et halakhiquement, Juifs (c'est-à-dire pourraient être considérés comme Juifs selon les standards orthodoxes), le judaïsme messianique n'est pas reconnu comme légitime par quelque organisation juive que ce soit, y compris les juifs réformés, à part deux voix dissidentes et marginales, à savoir la Rabbanit reconstructionniste Carol Harris-Shapiro et le Rav réformé Dan Cohn-Sherbok.

Les juifs messianiques se reconnaissent généralement pour chrétiens, tout en soulignant l'importance de leur identité juive qu'ils tiennent à conserver, ainsi que certaines de leur traditions, pour autant qu'elles soient en accord avec l'Évangile.

La plupart des communautés messianiques sont regroupées au sein de l'IMJA (International Messianic Jewish Alliance), dont le siège est aux États-Unis. La branche française de l'IMJA est l’AFJM (Alliance francophone des Juifs messianiques).

Avant 1939, le nombre de juifs messianiques était estimé à 100 000. Après la guerre et l'Holocauste, des communautés se reconstituèrent notamment aux États-Unis. Aujourd'hui ils seraient 500 000, principalement sur le continent américain.

Adventistes[modifier | modifier le code]

Mouvement issu de la prédication de l'Américain William Miller (1782-1849), fortement orientée vers l’eschatologie chrétienne, prêchant notamment le retour en gloire du Christ sur terre (en latin Secundum Adventum Christi, d'où le nom d'adventistes). Il connut un certain succès puisque 50 000 « millerites » sont acquis à sa cause en moins de quinze ans. Sur la base de calculs à partir de la Bible (surtout le livre prophétique de Daniel), il avança que le Second Avènement (ou Seconde Venue) du Christ devait se dérouler en 1844, cet événement étant effectivement annoncé dans la Bible mais sans datation explicite.

L’histoire lui ayant donné tort, « la grande déception » donna un coup sévère à la popularité du millerisme. À la suite de cette « grande déception » le mouvement se scinda en différentes branches adventistes. La plupart rejetant totalement la prédication de l'Américain William Miller. La plus connue est, bien sûr, l’Église adventiste du septième jour, qui toujours croit qu'en 1844, un événement prophétique s'est accompli. Il existe cependant d’autre dénominations adventistes comme l'Église de Dieu (Septième Jour)[22],[23], la Conférence Générale de la Foi Abrahamique[24] ou encore l’Église Chrétienne Adventiste[25]. Toutes ces Églises ne pratiquent d’ailleurs pas toutes nécessairement le Sabbat, mais elles ont certaines doctrines en commun comme l'annihilationisme.

Ellen White (1827-1915) avec Église adventiste du septième jour jouera un rôle important, sinon déterminant, dans la repopularisation du mouvement en arguant des erreurs d’interprétation de Miller et surtout de l'« attachement au respect du jour du samedi » (septième jour de la semaine juive) « en tant que jour du repos » plutôt que le dimanche. D’aucuns, dans le milieu protestant, ont considéré l’adventisme comme une secte.

Les principaux désaccords doctrinaux de Église adventiste du septième jour avec les autres mouvements évangéliques et même au sein de l'adventisme concernent :

L'Église adventiste du septième jour a abandonné certaines positions qui faisaient l'objet de reproches comme l'excès de leadership et de direction. Néanmoins, sa position n’a pas vraiment changé concernant le sabbat, les codes vestimentaires ou la consommation de l’alcool, par exemple. Il s’ensuit que L'Église adventiste du septième jour est probablement l'Église protestante qui a le plus de désaccords doctrinaux avec le reste des évangéliques, si bien que leur classification parmi les évangéliques ne va pas toujours de soi.

On a observé dans cette mouvance adventiste une tendance au rapprochement vers le christianisme protestant. De son côté, le reste du protestantisme a, au cours des dernières décennies, de plus en plus rejoint l'avis des adventistes sur l'imminence de la Seconde Venue du Christ, annonçant selon la Bible la fin des temps et le Jugement.

Néanmoins, c’est au mouvement adventiste au sens large que l’on doit une partie importante de la littérature et de la pensée eschatologique chrétienne contemporaine, et une emphase plus forte sur l’héritage judaïque du christianisme et des doctrines chrétiennes.

Assemblées de Frères ou Darbystes[modifier | modifier le code]

Les Églises appelées Assemblées de Frères sont apparues vers 1826 au sein de l'Église anglicane (Irlande, Angleterre) et d'autres Églises protestantes (France, Suisse…). John Nelson Darby, J.-G. Bellett et George Muller furent quelques pionniers de ce mouvement. Leur ligne théologique reprend en grande partie les acquis des Réveils allemands et anglais dans le protestantisme des XVIIe et XIXe siècles avec comme axes majeurs:

  • Les grands piliers de la théologie protestante sur la Bible, la grâce, la souveraineté de Dieu, le salut par la foi…
  • L'importance de l'engagement personnel, qui les rapproche de l'Anabaptisme.
  • Les quatre bases du courant évangélique : Bible, nouvelle naissance, témoignage personnel et l'importance de la croix.
  • Le sacerdoce universel des croyants, poussé jusqu'à refuser la mise en place d'un « clergé ». Chez les « Frères larges » depuis plusieurs décennies des pasteurs sont nommés, mais simplement comme faisant partie d'un groupe de responsables (« anciens ») à direction collégiale.
  • L'autonomie des Églises locales (congrégationalisme), supervisées par des anciens chez les « Frères Larges », mais sans aucun titre dans l'aile plus exclusive.

Le mouvement s'est développé au XIXe en Europe et dans tous les pays anglo-saxons. Il s'est aussi implanté en terre de mission (Afrique, Moyen-Orient, Inde…) au XXe siècle. Depuis 1848, il est scindé en deux tendances: Les frères « larges » et les frères « étroits ». L'approche exclusive est incarnée par John Nelson Darby.

Les « Frères larges » se sont distancés de la « doctrine » de Darby. On les appelle « Open Brethren » en Grande-Bretagne, Communautés et assemblées évangéliques de France ou CAEF en France, AESR en Suisse (les AESR sont désormais intégrées à la Fédération romande d'Églises évangéliques)). Ils accordent plus d'autonomie aux Églises locales, sont plus ouverts aux autres croyants et aux changements doctrinaux, et sont plus actifs dans l'évangélisation. Leur nombre est évalué à deux millions dans le monde.

Une autre partie de ces croyants est restée attachée à la « doctrine » de Darby et a conservé le nom d’Assemblées de Frères ; ils sont plus interdépendants, plus conservateurs, très attachés à la spontanéité et la collégialité et forment plusieurs cercles de communion plus ou moins cloisonnés, des plus modérés aux plus étroits. Ils sont moins de 500 000 dans le monde. Ils sont souvent qualifiés de « darbystes », mais ne se désignent eux-mêmes que rarement ainsi ; seulement comme des « chrétiens » cherchant à appliquer de façon exacte les principes doctrinaux de la Bible.

L'Unité dans la foi[modifier | modifier le code]

Les diversités qui se répercutent en termes sociaux, culturels, politiques, ethniques et linguistiques autant que dénominationnels ne posent aux évangéliques, paradoxalement peut-être, aucun problème d'ordre doctrinal. C'est une conséquence directe d'un autre pilier du protestantisme, celui de la Sola fide (« la foi seule ») selon lequel, pour le dire simplement, peu importe la dénomination d'une personne, c'est sa foi seule et non ses actions qui sont vues par Dieu comme critère pour trouver faveur à ses yeux, et en fin de compte pour son salut ou non. Les évangéliques sont, il semble, les moins frileux à admettre que les membres de leur Église ou de leur dénomination ne seront pas nécessairement tous sauvés lors du Jour du Jugement. Aussi préfèrent-ils, sans distinction de dénominations (et quand bien même le catholicisme romain n'est vu par eux que comme une autre dénomination), parler de l'Église (tout court) aussi appelée Église universelle à la suite du « Symbole des apôtres » (« Je crois en […] la Sainte Église universelle […] »), qui est à comprendre comme l'ensemble des « vrais » croyants en Christ, sauvés par leur foi.

Article détaillé : Interdénominationalisme.

Depuis un quart de siècle, on observe dans les groupes protestants à caractère évangélique une tendance au rapprochement entre les différentes dénominations. Une politique volontariste pour l’ouverture à tous, la minimisation des différences et la fuite du « dénominationalisme », en plus du fait du manque de distinction du christianisme évangélique en général, l’amène déjà depuis longtemps aussi à une tendance à l’uniformisation sur base de ce qui les unit tous : l’attachement à l’Écriture biblique en tant que fondement de leur foi. Le Conseil national des évangéliques de France ou encore le Réseau évangélique suisse[28] en sont les preuves tangibles.

La fuite de l’étiquette et de la catégorisation trop rapide les pousse à développer des comportements ecclésiastiques interdénominationnels. Ainsi, les chrétiens d’obédience évangélique auront une forte tendance à se nommer simplement « chrétiens », à avoir des pratiques ou activités similaires en dehors du simple culte hebdomadaire institué, et à développer un langage dont les fondements bibliques (afin d’éviter les particularismes et la labellisation) amènent souvent certains à le qualifier de « patois de Canaan ». En guise d'exemples : dans ce « patois », se convertir est plus valablement remplacé par l’expression « rencontrer Jésus » ou « accepter Christ », pratiquer sa foi sera plutôt appelé « vivre en Christ », l’engagement à la repentance est volontiers désigné par l’expression « mourir au péché ».

Cette tendance occasionne souvent une difficulté de communiquer de façon compréhensible l’Évangile de manière directe aux non-convertis au christianisme évangélique (que le jargon évangélique anglo-américain appelle les unchurched ; comprenez « ceux qui ne font pas (encore) partie de l'Église (universelle, sans considération de dénominations) »). Cette tendance force les évangélisateurs (c’est-à-dire, idéalement dans le christianisme évangélique, tous les croyants) à chercher une façon de communiquer l’Évangile de façon plus compréhensible dans le monde développé actuel, et par des moyens plus en phase avec le cadre sociologique de l’endroit d’évangélisation. C’est probablement l’un des éléments d’explication du succès de la foi chrétienne évangélique aujourd’hui.

Les évangéliques et la politique[modifier | modifier le code]

Certains dirigeants politiques chrétiens évangéliques n'hésitent pas à partager leur foi dans l'exercice de leurs fonctions administratives. C'est le cas de nombreux présidents africains; on peut citer: Boni Yayi, John Dramani Mahama, Goodluck Jonathan, Pierre Nkurunziza, Olusegun Obasanjo, Yoweri Museveni. Ces dernières années, le premier ministre canadien Stephen Harper a affirmé certaines prises de positions influencées par ses convictions chrétiennes. Aux USA, la foi est régulièrement mêlé à la politique.

L'exemple des USA[modifier | modifier le code]

Les évangéliques américains votaient peu jusque dans les années 1970: 70% d'entre eux n'avaient pas voté pour la présidentielle de 1976[29]. Seulement, Jimmy Carter avait ouvertement affirmé sa foi chrétienne évangélique lors de la campagne. Le président avait donc fait de la religion, un nouveau thème de campagne, inédit jusque là...ce qui allait le desservir. En effet, quatre ans plus tard, Jimmy Carter, par ses positions sur l'avortement, l'homosexualité et le féminisme, déçut beaucoup ces chrétiens qui décidèrent de s'organiser et de former un lobby politique que Ronald Reagan, aux principes très conservateurs[30], sut récupérer. Les évangéliques avaient aussi de toute façon pris leurs distances avec un Parti démocrate qui avait, selon eux, participé au déclin moral des États-Unis. Une fois la présidentielle de 1980 gagnée, Reagan fit d'ailleurs voter une série de lois et favorisa des amendements directement liés aux valeurs chrétiennes que défendent les évangéliques. De Reagan à Bush fils, les évangéliques, tout en s'organisant toujours mieux, ont voté massivement pour les Républicains.

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush réaffirma sa foi[31] et se fit le défenseur des valeurs traditionnelles mais avec un peu moins de véhémence que ses prédécesseurs. Les évangéliques attendaient beaucoup de Bush et de sa promesse, la faith-based initiative, une série de dispositions spéciales de l'État américain et de subventions destinées aux associations religieuses afin d'aider à lutter contre la pauvreté. Hélas, une partie d'entre eux furent déçus par l'absence de barrage efficace contre le mariage homosexuel, le manquement à la faith-based initiative et la politique guerrière du président et de son administration. À ce sujet, David Kuo, conseiller spécial de Bush pour la faith-based initiative démissionna de son poste en 2006 en dénonçant le dénigrement de l'administration en place envers les pauvres et déclara que cette même administration recherchait le soutien des chrétiens tout en se moquant d'eux[32]. Leur mobilisation fut donc moindre depuis 2008 et fut donc un des facteurs, bien que n'étant pas le seul, ayant favorisé les élections de Barack Obama.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.lecnef.org/ce-qu-ils-croient#evan%20ou%20prot
  2. http://www.eglises.org/declaration/
  3. Voir Jean Baubérot, « Protestantisme », dans Encyclopædia Universalis, Paris, Encyclopædia Universalis, 2002, vol. 18, p. 1045, col. I.
  4. http://www.lavie.fr/religion/protestantisme/il-y-a-pres-de-600-millions-d-evangeliques-dans-le-monde-22-01-2014-48987_18.php
  5. Il est nécessaire de mentionner que certaines Églises évangéliques préfèrent se distancer de leur identité protestante. C'est le cas des évangéliques qui se qualifient eux-mêmes de « non dénominationnels », ou de certaines Églises pentecôtistes.
  6. Il reste que dans ce cas, la variété devient tellement grande que le terme lui-même risque d'en perdre de sa signification. D'où la vision, plus commode, de « l'évangélisme » comme un phénomène social religieux particulier d'un côté, ce dont nous traitons ici, et de l'autre côté du fait d'être « évangélique » comme un caractère théologique variablement observé dans des Églises protestantes, voire catholiques. On peut consulter à cet égard l'avis du sociologue français Sébastien Fath qui privilégie la conception plus restreinte.
  7. Sébastien Fath selon Religioscope, « À propos de l'évangélisme et des Églises évangéliques en France – Entretien avec Sébastien Fath », en ligne le 3 mars 2002.
  8. Mokhtar Ben Barka, Les Nouveaux rédempteurs : Le fondamentalisme protestant aux États-Unis, Paris, Atelier-Labor et Fides, 1998[réf. nécessaire].
  9. Lire notamment « Église (institution) », Wikipédia, l'encyclopédie libre, http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89glise_%28institution%29&oldid=9245703 (Page consultée le 13 août 2006)
  10. http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as31/pages/interview.html
  11. http://www.academia.edu/3804950/La_fin_de_la_coh%C3%A9sion_doctrinale_%C3%A9vang%C3%A9lique_Les_enjeux_identitaires_de_la_th%C3%A9ologie_%C3%A9vang%C3%A9lique_post-conservatrice
  12. http://www.promesses.org/arts/152p14-20f.html
  13. http://journalchretien.net/actualite-chretienne/15544-ces-evangeliques-meconnus
  14. http://www.revuescriptura.com/vol-7-2-view-Pare
  15. http://www.gotquestions.org/Francais/Lapologetique-chretienne.html
  16. http://www.universalis.fr/encyclopedie/apologetique/2-l-apologetique-chretienne-aux-premiers-siecles/
  17. http://www.questionsuivante.fr/?cat=20
  18. a et b « L'origine des églises baptistes », site de l'Église baptiste de Sept-Îles.
  19. « Église baptiste », site du Centre de ressources et d'observation de l'innovation religieuse (CROIR) de l'Université Laval.
  20. « Baptistes », sur le site de l'Église évangélique baptiste de Tours.
  21. http://www.pewforum.org/2011/12/19/global-christianity-exec/
  22. a et b http://www.churchofgod-7thday.org/
  23. a et b http://isaiah43-10.over-blog.com/
  24. http://www.abc-coggc.org/
  25. http://www.adventchristian.org/
  26. http://www.tjc.org/landing.aspx
  27. http://www.pistis.org/
  28. « Réseau évangélique suisse », sur www.evangelique.ch (consulté en 12.08.2014)
  29. HARLEY Richerd, The Evangelical Vote and the Presidency, 25 juin 1980, The Christian Science Monitor, page 12.
  30. KAISER Robert, As With the Country, Differing Sympathies for The "New Tolerance": The Social Issues, 1er novembre 1980, The Washington Post.
  31. DOWD Maureen, We keep bumping into Jesus on the campaign trail, 16 décembre 1999, Register-Guard.
  32. Tempting Faith: An Inside Story of Political Seduction (en), octobre 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Approches chrétiennes[modifier | modifier le code]

Approches historiques & sociologiques[modifier | modifier le code]

Approches universitaires[modifier | modifier le code]

  • Les évangéliques à l’assaut du monde numéro 119 de la revue Hérodote (quatrième trimestre 2005).
  • Jean Duchesne, Jesus Revolution: made in U.S.A., Paris, Édition du Cerf, 1972, 135 p. N.B.: En dépit du titre anglais de ce livre, son texte est en français; la trad. espagnole, portant le même titre, a été publiée par Ediciones Marova, Madrid, en 1973, 196 p., dans la coll. "Nuevas fronteras".
  • Yannick Fer, L'offensive évangélique. Voyage au cœur des réseaux militants de Jeunesse en Mission, Genève, Labor et Fides, 2010, 182 pp.