Tarn-et-Garonne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tarn-et-Garonne
Image illustrative de l'article Tarn-et-Garonne
Tarn-et-Garonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Création du département 21 novembre 1808
Chef-lieu
(Préfecture)
Montauban
Sous-préfecture(s) Castelsarrasin
Président du
conseil général
Jean-Michel Baylet
Préfet Jean-Louis Géraud
Code Insee 82
Code ISO 3166-2 FR-82
Démographie
Gentilé Tarn-et-Garonnais
Population 241 698 hab. (2010)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Superficie 3 717 km2
Subdivisions
Arrondissements 2
Circonscriptions législatives 2
Cantons 30
Intercommunalités 14
Communes 195

Le Tarn-et-Garonne (prononcé [aʁ.ne ɡa.ʁɔn ]) est un département français appartenant à la région Midi-Pyrénées. Il tire son nom du fleuve Garonne et de son affluent le Tarn.

Sa préfecture est Montauban, et son unique sous-préfecture est Castelsarrasin. Chef-lieu de deux cantons, Moissac est la troisième ville du département en termes de population.

L'Insee et la Poste lui attribuent le code 82.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Tarn-et-Garonne.
La création du département du Tarn-et-Garonne à partir des départements voisins.

Le département a été créé pendant le Premier Empire, sur décret impérial de Napoléon Ier, le 21 novembre 1808[1], avec des territoires pris aux départements voisins. En effet, sous l'Ancien Régime, la sénéchaussée de Cahors (12 députés) comprenait quatre bailliages secondaires (dont celui de Montauban), mais la généralité de Montauban englobait à la fois le Quercy et le Rouergue. Après la création des départements en 1790, Montauban n'était plus qu'une sous-préfecture du Lot. Cette situation déplaisait fort aux notables montalbanais. L'Empereur fut donc sollicité par les gouverneurs de la ville et créa le Tarn-et-Garonne, annexant des territoires des départements voisins[2].

Le Tarn-et-Garonne et les provinces et pays qui occupaient son territoire avant la Révolution :

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Coupé : de gueules au léopard lionné d'or, armé et lampassé d'azur ; et de gueules à la croix occitane d'or. »

Drapeau[modifier | modifier le code]

Tarn-et-GaronneFlag.gif

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Tarn-et-Garonne
Article détaillé : Géographie du Tarn-et-Garonne.

Le département de Tarn-et-Garonne fait partie de la région Midi-Pyrénées. Il est limitrophe des départements du Lot, de l'Aveyron, du Tarn, de la Haute-Garonne, du Gers et de Lot-et-Garonne.

Malgré sa faible superficie (c'est l'un des plus petits départements de France métropolitaine), le Tarn-et-Garonne possède une grande diversité de paysages et de reliefs. La plaine, située entre le Tarn et la Garonne, ainsi que dans la vallée de l'Aveyron (de son embouchure jusqu'à Montricoux) contraste avec les collines de la Lomagne et du Nord du département. L'Est du Tarn-et-Garonne est un plateau calcaire, un causse où l'on pratique surtout l'élevage. Les gorges de l'Aveyron dans la région de Saint-Antonin attirent de nombreux touristes, autant pour ses beaux paysages que pour les multiples activités disponibles (canoë, randonnée, etc.).

Le sommet culminant du département est le Pech Maurel, qui s'élève à 510 m et se situe sur la commune de Castanet.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de Tarn-et-Garonne.

La marche des saisons est parfois irrégulière en Tarn-et-Garonne. Les hivers doux et pluvieux connaissent mieux le givre que la neige. Au printemps, les giboulées peuvent être fréquentes et abondantes. Les étés sont chauds et secs, l’automne doux. En novembre, de belles journées ensoleillées contrastent avec le refroidissement de l’air.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Tarn-et-Garonne.

Le Tarn-et-Garonne est un département essentiellement agricole et produit 80 % des fruits de Midi-Pyrénées, soit environ 300 000 tonnes en 2012[3] . Le chasselas de Moissac est renommé dans toute la région, ainsi qu'en France ; il a d'ailleurs reçu l'Appellation d'Origine Contrôlée avec une production de 4 000 tonnes par an en 2012. Moissac avec 29% de sa surface agricole uitilisable consacrée à la culture des fruits, Moissac se classe au premier rang des plantations fruitières du département et elle n'usurpe son titre de "capitale des fruits"[3]. De par sa situation géographie favorable (A20-A62-RN20-Liaisons ferroviaires-Aéroport Blagnac), le Tarn-et-Garonne attire beaucoup d'entreprises notamment dans le domaine de la logistique (zone Grand Sud Logistique), dans l'aéronautique, mais aussi dans la branche du commerce et des services.

Les vins de Tarn-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Le Tarn-et-Garonne est riche de 6 appellations AOC, AO VDQS et Vin de Pays.

  • Fronton (AOC)
Article détaillé : Fronton (AOC).

Décret : 7 février 1975 - Superficie : 2 400 ha - Production : 100 000 hl

Cette appellation des départements de Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne, rattachée à la région Sud-Ouest, produit des vins rouges et rosés à partir d'un cépage local : la négrette. Lorsqu'il est implanté sur un beau terroir, ce cépage donne un vin rouge puissant, noir, tannique et de bonne garde possédant une réelle personnalité marquée par des arômes de violette et de réglisse. On lui adjoint de nombreux autres cépages pour un pourcentage qui ne peut dépasser 25 %; parmi ceux-ci : les cabernets, la syrah, le fer servadou, le côt et de manière plus confidentielle le gamay, le cinsault et le mauzac. Les vins issus de ces assemblages sont en général plus fruités, plus souples et à boire jeunes. Les rosés sont le plus souvent fruités et caractérisés par une faible acidité, surtout lorsque la négrette est bien représentée (Le dictionnaire du gastronome - PUF 2008).

L'aire géographique de production des vins est constituée par le territoire des communes suivantes : Bouloc, Castelnau-d'Estrétefonds, Fronton, Saint-Rustice, Vacquiers, Villaudric, Villematier, Villemur-sur-Tarn et Villeneuve-lès-Bouloc (département de la Haute-Garonne) ; Bessens, Campsas, Canals, Dieupentale, Fabas, Grisolles, Labastide-Saint-Pierre, Montbartier, Nohic, Orgueil et Pompignan (département de Tarn-et-Garonne).

Les vins sont issus des cépages suivants :

Cépage principal :

  • négrette N, dans une proportion minimale de 50 % et maximale de 70 % de l'encépagement ;

Cépages complémentaires :

  • gamay N, mérille N, cinsaut N, mauzac B, l'ensemble de ces cépages représentant 15 % maximum de l'encépagement. À compter de la récolte 2012, le mauzac B ne figure plus dans l'encépagement et l'ensemble des cépages gamay N, mérille N, cinsaut N représente au maximum 10 % de l'encépagement. À partir de la récolte 2019, l'ensemble des cépages gamay N, mérille N, cinsaut N représente au maximum 5 % de l'encépagement ;
  • cot N, fer N, syrah N, chacun de ces cépages représentant au maximum 25 % de l'encépagement ;
  • cabernet franc N et cabernet sauvignon N, ces deux cépages représentant ensemble au maximum 25 % de l'encépagement.

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l'hectare.

Le rendement de base visé à l'article R. 641-73 du code rural est fixé à 50 hectolitres à l'hectare et ne doit pas dépasser 60 hectolitres à l'hectare.

La Négrette, cépage très ancien et exclusif à la région, confère à ces vins, fruité et finesse caractéristiques, complétée à 25 % par les cabernets, la syrah, le fer servadou, le cot ou merille, et à 15 % par le gamay, le cinsault ou le mauzac. Ses rouges sont souples et fruités, ils parviennent rapidement à leur plénitude (4 à 7 ans). Les rosés se boivent jeunes.

Décret : AOVDQS 2005 - Superficie : 150 ha - Production : 6000 hl environ

Situé au Sud-Ouest du Tarn et Garonne, le Vignoble de Saint-Sardos s'étend sur 20 communes du Tarn-et-Garonne (Beaumont-de-Lomagne, Beaupuy, Belbèse, Bouillac, Bourret, Comberouger, Cordes-Tolosannes, Escazeaux, Faudoas, Gariès, Labourgade, Lafitte, Larrazet, Mas-Grenier, Montaïn, Saint-Sardos, Savenès, Sérignac, Verdun-sur-Garonne, Vigueron) et 3 Communes en Haute Garonne. L'origine du vignoble remonte au XIIe siècle.

Les vins rouges et rosés de Saint-Sardos proviennent des cépages suivants :

  • cépages principaux : syrah N, dont la proportion ne peut être inférieure à 40 % de l'encépagement, et tannat N, dont la proportion ne peut être inférieure à 20 % ;
  • cépages complémentaires : cabernet franc N et merlot N, sans que la proportion de ce dernier ne puisse excéder 10 %.

Les vins proviennent obligatoirement de l'assemblage de raisins ou de vins issus d'au moins trois cépages. Les vignes présentent une densité de plantation minimale de 4 000 pieds à l'hectare. Le quantum à l'hectare prévu à l'article R. 641-124 du code rural est fixé à 60 hectolitres pour les vins rouges et les vins rosés.

La structure de ces vins est bien équilibrée grâce aux nuances épicées de la Syrah et les tannins du Tannat, complétée par la rondeur et les arômes fruités ou floraux du Cabernet et du Merlot.

Syndicat des Producteurs de l’Appellation d’Origine Vin Délimité de Qualité Supérieure « Saint-Sardos »

Décret : 15 octobre 1947 - Superficie : 150 ha - Production : 6000 hl environ

Le vignoble de Lavilledieu reconnu V.D.Q.S depuis 1947 couvre environ 150 ha, sur 13 communes, entre Montauban et Castelsarrasin (La Ville-Dieu-du-Temple, Meauzac, Barry-d'Islemade, Albefeuille-Lagarde, Montbeton, Lacourt-Saint-Pierre, Bressols, Montech, Escatalens, Saint-Porquier, Castelsarrasin, Les Barthes, Labastide-du-Temple)

Les vins rouges et rosés doivent provenir des cépages suivants :

  • cépage principal : négrette N dans une proportion minimale de 10 %. À compter de la récolte 2012, cette proportion minimale est portée à 30 % ;
  • cépages complémentaires : syrah N, cabernet franc N, fer N, tannat N, milgranet N, sous réserve que chacun ne dépasse pas un maximum de 25 % ;
  • cépage accessoire : gamay N, dans la proportion maximale de 25 %. À compter de la récolte 2012, cette proportion maximale est portée à 10 %.

Les vins proviennent de l'assemblage de raisins ou de vins issus obligatoirement d'au moins quatre de ces cépages.

La densité de plantation doit être au minimum de 4 000 pieds à l'hectare.

Le quantum à l'hectare prévu à l'article R. 641-124 du code rural est fixé à 60 hectolitres à l'hectare.

Sa personnalité est due à un harmonieux ensemble de Negrette (30 % max.), de Cabernet Franc (25 % max.), de Gamay (25 % max.), de Syrah (25 % max.) et facultativement de Tannat (15 % max.).

Le Lavilledieu rouge, jeune, est généralement tendre, souple et s'épanouit en bouteille jusqu'à 5 ans. Pour les plus charpentés, on pourra attendre 2 à 3 ans de plus. Le Lavilledieu rosé, essentiellement à base de Negrette est très typé.

Décret : 21 novembre 1984- Superficie : 206 ha

Étalés sur des coteaux ou en terrasses très caillouteux en bordure de la Garonne. La production représente près de 11 000 hl dont la particularité est d’offrir des arômes de fruits rouges et noirs.

Le meilleur exemple est le vin noir du Brulhois (appellation Côtes du Brulhois), élaboré avec les cépages Tannat, Cabernet-franc, Cabernet-sauvignon, Merlot, Côt et Fer Servadou. Ce sont des vins charnus et généreux et sont excellents en accompagnement de la cuisine traditionnelle de la Gascogne.

Les Côtes du Bruhlois comprennent 15 communes viticoles dans le Tarn-et-Garonne (Auvillar, Bardigues, Castelsagrat, Caumont, Donzac, Dunes, Gasques, Montjoi, Perville, Pin (Le), Saint-Cirice, Saint-Clair, Saint-Loup, Saint-Michel, Sistels), 23 en Lot-et-Garonne et 4 dans le Gers.

Le quantum à l'hectare prévu par l'article 5 du décret modifié du 30 novembre 1960 est fixé a 50 hectolitres par hectare de vigne en production. La densité de plantation doit être au minimum de 3 300 pieds à l'hectare.

La conduite de la vigne doit être faite en taille dite " Guyot " comportant un long bois et un courson à deux yeux. La charge ne doit pas dépasser 60 000 yeux francs à l'hectare.

Les vins rouges sont élaborés après égrappage total de la vendange.

Les vins rosés doivent être obtenus par la méthode dite " de saignée de cuve ".

Décret du 05.03.81

Les vins doivent être issus de vendanges récoltées sur le territoire des communes suivantes : Montauban, Léojac, Lamothe-Capdeville, Albias, Nègrepelisse, Saint-Étienne-de-Tulmont, Génébrières, La Salvetat-Belmontet, Reyniès, Villebrumier, Varennes, Verlhac-Tescou, Saint-Nauphary, Corbarieu.

Cépages autorisés, à l’exclusion de tous autres : Gamay, merlot, syrah, cabernet franc, cabernet-sauvignon, tannat ; chardonnay, muscadelle, sauvignon, sémillon, ugni blanc, gamay teinturier de Bouze, gamay teinturier de Chaudenay, ces deux derniers cépages ne pouvant représenter au maximum que 30 p. 100 de l’encépagement des parcelles produisant ces vins ; Les cépages Abouriou, jurançon, alicante H. Bouschet, cot, sont autorisés seulement pendant quinze ans à compter 1981

La densité de plantation doit être au minimum de 3 300 pieds à l'hectare.

Le rendement à l'hectare est fixé à 80 hectolitres à l'hectare et ne doit pas dépasser 95 hectolitres à l'hectare.

Décret : 28 décembre 1999 - Superficie : 400 ha

Produisant du rouge et du rosé, Les Coteaux du Quercy comprennent 15 communes viticoles Sur le département du Lot (46) : Belfort-du-Quercy (en partie), Belmontet, Castelnau-Montratier, Cézac, Flaugnac, Labastide-Marnhac, Lascabanes (en partie), (Le) Montat, Montcuq, Montdoumerc, Montlauzun, Saint-Daunès, Saint-Pantaléon, Saint-Paul-de-Loubressac, Valprionde et 18 communes sur le département du Tarn-et-Garonne (82) : Bruniquel (en partie), Caussade (en partie), Labarthe, Lapenche, Lavaurette, Mirabel, Molières, Montaigu-de-Quercy, Montalzat, Montfermier, Montpezat-de-Quercy, Puygaillard-de-Quercy, Puylaroque (en partie), Réalville, Saint-Georges, Sauveterre, Vaïssac (en partie), Vazerac.

Les vins proviennent de l'assemblage des cépages suivants, à l'exclusion de tout autre :

Cabernet franc N dont la proportion doit représenter au minimum 40 % de l'encépagement et au maximum 60 % de l'encépagement ;

Merlot N, cot N, gamay N, tannat N. La proportion de chacun de ces cépages ne doit pas représenter plus de 20 % de l'encépagement.

La densité de plantation est au minimum de 4 000 pieds à l'hectare.

Le quantum est fixé à 60 hectolitres par hectare de vigne en production.

Les rosés sont fruités et doivent être dégustés jeunes. Les rouges sont en général très aromatiques, offrent des tanins bien marqués et des notes de fruits rouges, de fleurs, d'épices. Ils atteignent leur plénitude entre 3 et 5 ans mais peuvent être de bonne garde.

(Source : INAO)

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Tarn-et-Garonne.

La démographie du Tarn-et-Garonne est caractérisée par une faible densité, une population en croissance modérée depuis les années 1950 et plus marquée depuis les années 2000.

En janvier 2007, le département comptait officiellement 231 760 habitants, se situant en 83e position sur le plan national. En huit ans, de 1999 à 2007, sa population s'est accrue de près de 26 000 unités, c'est-à-dire de plus ou moins 3 200 personnes par an. Mais cette variation est différenciée selon les 195 communes que comporte le département.

La densité de population du Tarn-et-Garonne, 62,3 habitants par kilomètre-carré en 2007, est de l'ordre des deux-tiers de celle de la France qui est de 100,5 pour la même année.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture en Tarn-et-Garonne.

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport en Tarn-et-Garonne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Tarn-et-Garonne.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 6,1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Tarn-et-Garonne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % du total des logements.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Administration de Tarn-et-Garonne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La revue d'histoire Arkheia consacre depuis 10 ans des recherches inédites sur l'histoire du Tarn-et-Garonne au XXe siècle. 1808/1908 " centenaire du département de Tarn et Garonne" par la société Ingres" Paris.Monsieur Joseph René Saliné né à Auvillar le 12/11/1872,a participé à l'écriture du livre, il signe "La vieille Histoire de notre Pays".

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]