Nîmes

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Nîmes
Vue aérienne du centre-villeau début des années 1990.
Vue aérienne du centre-ville
au début des années 1990.
Blason de Nîmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
(Préfecture)
Arrondissement Nîmes
(Préfecture)
Canton Chef-lieu de six cantons
+ Canton de La Vistrenque
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Paul Fournier
2014-2020
Code postal 30000 et 30900
Code commune 30189
Démographie
Gentilé Nîmois
Population
municipale
144 940 hab. (2011)
Densité 897 hab./km2
Population
aire urbaine
246 300 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 16″ N 4° 21′ 39″ E / 43.8377777778, 4.3608333333343° 50′ 16″ Nord 4° 21′ 39″ Est / 43.8377777778, 4.36083333333  
Altitude Min. 21 m – Max. 215 m
Superficie 161,5 km2
Localisation

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Liens
Site web nimes.fr

Nîmes (prononcé [nim ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) (en provençal Nimes) est une commune du sud de la France, préfecture du département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont les Nîmois[1].

Située entre la mer Méditerranée et les montagnes des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon-Arles-MarseilleMontpellier-Perpignan, non loin du couloir rhodanien, peuplée de 144 940 habitants en 2011, la ville de Nîmes voit en période estivale un afflux notable de touristes venus visiter ses monuments et participer à ses ferias et festivals.

La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. De la période romaine, Nîmes conserve de remarquables et exceptionnels monuments tels que les Arènes, la Maison Carrée ou encore la tour Magne au pied de laquelle se situe le splendide sanctuaire de la Fontaine. Ce riche passé antique lui vaut le surnom de « Rome française ». Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise, cévenole, à la fois languedocienne et provençale culturellement, fief protestant historique depuis le XVIe siècle, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. Son patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation de son architecture courant de l'époque romaine au XXe siècle a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'art et d'histoire. Depuis 2012, date de son inscription sur la liste indicative des villes acceptées à postuler, la Ville de Nîmes travaille son dossier de candidature sur le thème « Nîmes, l'Antiquité au présent » pour l'inscription de la cité bimillénaire au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Paysage de garrigue.

Préfecture du département du Gard, la commune se trouve dans l’étroite plaine du bas Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole de Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 55 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhodanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'à 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de seulement 50 kilomètres la sépare de la préfecture de région Montpellier et 84 kilomètres de Sète. Barcelone est distante de 380 km.

Assise au pied de collines formant des plateaux couverts de garrigue, l'altitude maximale au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres à 60 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large vallée du Vistre et le plateau de la Costière, notamment au niveau de la fameuse tour Magne, Nîmes embrasse un large paysage, parfois jusqu'à 100 kilomètres.

En direction du midi, s’étalent tout d’abord la vallée fertile de la Vistrenque où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés à côté desquels le canal d'irrigation Philippe Lamour a permis de développer aussi vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la Petite Camargue et de la Camargue par delà le Petit Rhône qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée où s’est développé l'ensemble touristique comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port-Camargue.

Vers le Nord, en direction d’Alès (ville distante seulement de 40 kilomètres de la cité nîmoise) s’étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par le mont Bouquet (631 m), où le Gard serpente à travers des gorges et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom, prestigieux monument romain (pont du Gard). Au pied de la ville d’Alès, la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière du mont Lozère est parfaitement visible tout comme le mont Aigoual au nord-ouest.

Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1 912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante flanqué au sud des montagnes de Luberon, des Alpilles, et, par temps clair, la montagne Sainte Victoire au loin. Au-delà du Rhône, qui trace les limites entre les départements du Gard et de Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville côtoie les cités d’Avignon (40 km au nord-est) et d’Arles (27 km au sud-est). Les cités « jumelles » de Beaucaire et Tarascon se situent à 25 km plein est en direction des Alpilles.

À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche, en terre héraultaise précédée de la Vaunage, sur la silhouette pittoresque du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier auquel répond l'impressionnante falaise de l'Hortus. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, notamment au niveau de Sommières, le Vidourle (petit cours d’eau dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées vidourlades) (comme en 2002) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l’Hérault.

Les communes de Milhaud (continuité urbaine à l'ouest), La Calmette, Saint-Chaptes, La Rouvière, Gajan, Parignargues, Caveirac, Générac, Saint-Gilles, Caissargues (continuité urbaine au sud), Bouillargues, Rodilhan, Marguerittes (continuité urbaine à l'est) et Poulx sont limitrophes à la commune de Nîmes. Du sud-ouest au nord-est, la ville s'étend sur environ de 10 km pour 3 km à 6 km de largeur de la plaine aux garrigues (S-E/N-O).

Nîmes est l'une des 79 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Sud du Gard, elle en est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du pays Garrigues Costières par la communauté d'agglomération de Nîmes Métropole.

Climat[modifier | modifier le code]

La cité gardoise bénéficie d'un climat très doux. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres par heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent froid tend à relativiser les hivers doux. Les moyennes mensuelles varient entre 6,9 °C pour janvier qui est le mois le plus froid et 24,9 °C pour juillet qui est le mois le plus chaud.

L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures.

Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs (Les sept collines de Nîmes, qui topographiquement n'en constituent que trois ont pour toponyme de l'ouest à l'est : Puech du Teil, Montaury, Canteduc, mont Cavalier au sommet duquel trône la tour Magne, Mont Margarot, colline des moulins, La Croix de Fer-Mont Duplan, ) Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations (les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988, déversant, en moyenne, 250 à plus de 420 mm / 450 mm en six heures sur les hauteurs de la ville et entraînant la mort de dix personnes)[2]. La configuration de la ville n'arrange rien lors de ce type d'événement. En effet, de nombreux ruisseaux d'écoulement du plateau des garrigues, appelés cadereaux, convergent tous vers le centre de la ville.

La neige au sol reste un phénomène relativement marginal, apportant en général moins de 10 cm. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir se succéder plusieurs hivers de suite sans sa présence. La dernière chute d'importance s'est produite de manière assez tardive au cours de l'épisode « orageo-neigeux » du 8 mars 2010 avec pas moins de 23 cm relevés à la station météo de Nîmes-Courbessac et plus de 30–40 cm sur les hauteurs des garrigues avec des congères, par endroits, supérieures à 2 mètres[3].

Données et comparaisons climatologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives[4] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nîmes 2 663 h/an 763 mm/an 4 j/an 24 j/an 11 j/an
Toulon 2 899 h / an 665 mm / an 1 j / an 23 j / an 3 j / an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Besançon 1 872 h/an 1 108 mm/an 29 j/an 28 j/an 22 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Températures et précipitations[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Nîmes (Période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,2 5,8 8,3 12,1 15,8 18,7 18,4 14,9 11,5 6,5 3,6 10,2
Température moyenne (°C) 6,9 7,8 10,9 13,5 17,6 21,7 24,9 24,5 20,3 16 10,5 7,5 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,4 16 18,6 23 27,5 31 30,5 25,7 20,4 14,5 11,3 20,2
Record de froid (°C) −12,2 −14 −6,8 −2 1,1 5,4 10 9,2 5,4 −1 −4,8 −9,7 −14
Record de chaleur (°C) 21,3 23,8 27,3 30,7 34,7 39,1 38,8 41,6 35,4 31,9 26,1 20,6 41,6
Ensoleillement (h) 141,6 166,3 222,2 229,8 262 311 341,1 301,6 239 166,6 147,9 134 2 662,9
Précipitations (mm) 64,7 47,3 40,4 65,1 58,5 40,9 28,2 53,3 96,4 119,2 83,1 65,8 762,9
Source : [3]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Déjà à l'époque romaine, Nemausus[5] était une étape sur la Via Domitia, cette ancienne voie de communication qui reliait l'Est de la Provincia romana, (la Provence d'aujourd'hui), à la Septimanie, devenue ensuite (pour la plus grande partie) le Languedoc. Aujourd’hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communication, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France.

Voies routières et autoroutières[modifier | modifier le code]

L’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc, elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne, ou Toulouse et Bordeaux.

La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l’Italie est établie par l'autoroute A54.

Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques de Vaucluse sont accessibles par route N 86, mais on regrettera l'absence d'une liaison autoroutière avec la cité des papes (section de 20 km sur route classique très encombrée entre Remoulins et Les Angles - Villeneuve les Avignon). De Nîmes, vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.

Une rocade permet de contourner la ville par l'Ouest, le Sud et le Sud Est. Elle sera complétée à l'horizon 2016 par un tracé au Nord en cours de concertation[6].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Nîmes – Croisement d'un TGV et d'un TER (AGC) aux couleurs de la Région Languedoc-Roussillon.

Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un nœud stratégique depuis 1845 (première gare ouverte aux voyageurs en 1839). La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille-Saint-Charles, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 50 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille.

Le prolongement de la ligne LGV vers l'Espagne, prévu initialement à l'horizon des années 2020 aurait dû faciliter les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne et l'Espagne en général. Cependant, Nîmes n’est pas assurée de disposer d'une gare TGV prévue pourtant à Manduel, à 12 km à l'est de Nîmes. Cette implantation très excentrée engendre de nombreuses polémiques et protestations. Dans les années 1990, sous l'impulsion de Jean Bousquet, l’hypothèse d’une gare proche de l’aéroport de Garons avait été étudiée avec le prolongement sur 7 km des allées Jean Jaurès (« axe Foster ») qui aboutissait à une future gare TGV avec vue panoramique sur Nîmes. Mais ce projet monumental et ambitieux a été abandonné.[réf. souhaitée]

Le réseau ferroviaire classique, par la ligne de Tarascon à Narbonne assure les liaisons par trains TER ou Intercités de, ou vers, Avignon, Lyon, Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. En direction du nord, la ligne des Cévennes[7] à fort intérêt touristique, met en relation Nîmes et Paris via Alès et Clermont-Ferrand[8]. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, son terminus.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes, appelé aussi « Nîmes Garons » bien que le territoire de cette dernière commune, certes voisine, n'empiète pas sur l'emprise des installations, assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Nîmes et Saint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands et Bruxelles-Charleroi. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier 2007 à Veolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée (éloigné seulement de 50 kilomètres) semble nuire au développement naturel de ces deux infrastructures aéroportuaires qui auraient dû trouver un compromis de fusion depuis fort longtemps. Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l’est de la ville de son premier et ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d’une piste non revêtue. L'ancienne base aéronavale de « Nimes Garons » accueille depuis 2013 la base nationale des canadairs.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les transports urbains sont assurés par les Transports de l'Agglomération Nîmoise. Le terme Go emprunté à langue anglaise a été ajouté pour symboliser le mouvement, le déplacement, voire le dynamisme.

Le 29 septembre 2012, une ligne de bus à haut niveau de service improprement appelé « tram bus » desservant notamment les nouvelles zones commerciales et de loisirs du sud de la ville, le stade des Costières ainsi que le centre historique a été mise en service entre l'autoroute A54 et les Arènes. Les travaux autour de la vieille ville ont été suspendus par le tribunal administratif en mars 2011 pour vice de forme, notamment au niveau de l'impact environnemental et des nuisances en centre-ville, à la suite en particulier de la coupe d'arbres protégés qui ceinturent les boulevards de l'écusson médiéval.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les tours du quartier Pissevin (ZUP Sud), Grands ensembles de logements construits dans les années 1960.
Nîmes – un quartier rénové.

La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par de larges boulevards (sur l'emplacement des anciens remparts médiévaux), très agréablement ombragés par des doubles alignements d'arbres séculaires (micocouliers et platanes).

L'espace s’est néanmoins urbanisé d’une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s’est moins développé au nord, en s’adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu’il s’étalait plus facilement vers l’ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est (la ville en elle-même s'étend sur près de 10 km de longueur pour une largeur n'excédant pas 2 à 5 km.)

L’Écusson médiéval, secteur protégé par le PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur), dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe et le XIXe siècle, hôtel de ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, tous remis récemment en valeur et constituent un ensemble architectural fort intéressant.

Au nord-ouest de l'Écusson, la Maison Carrée, monument romain deux fois millénaire, côtoie le Carré d'art, œuvre de verre de Norman Foster qui abrite le musée d'Art contemporain et la bibliothèque municipale.

La pointe méridionale de l'Écusson s’ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéâtre romain ou arènes au centre d’une grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la monumentale fontaine Pradier et prolongée jusqu’à la gare ferroviaire par la monumentale avenue Feuchères. Dans ces quartiers du XIXe siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l’église Sainte-Perpétue et sa haute flèche, l'hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé au sud par la façade particulièrement monumentale de la gare Talabot-Feuchères (1844) qui lui fait face. Ce secteur a fait l'objet d'aménagements dans le cadre du projet « Arènes-Esplanade-Feuchères » achevé en 2013. Ce projet a cherché à réunir trois espaces distincts Arènes-Esplanade-Feuchères. Plusieurs artères ont également été aménagées à la fin des années 2000 (dont la rue de la République) pour permettre de faire passer le "Tram-bus". La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de plus de 2 km, dont la plupart des grandes arcades sont malheureusement bouchées, créant ainsi une sorte de « mur », traverse en son centre la ville d'est en ouest.

En se développant vers l'ouest, la ville a ouvert de larges et longues artères. L'avenue ou les « allées » Jean-Jaurès, la plus longue (1,8 km pour environ 60 m de large), orientée nord-sud, s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne.

Certaines rues et quartiers du centre-ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les séquelles des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des secteurs urbains, dont dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint-Césaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le square Antonin. Ce devrait être maintenant le tour des places Saint-Baudile, Saint-Charles et son quartier, Questel et Saint-Paul qui bordent les boulevards qui ceinturent « l'écusson médiéval ».

Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston-Doumergue et la réhabilitation de l'ancien hôpital du XIXe siècle, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.

À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. L'agglomération Nîmes-Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'optique d'y faciliter une dynamisation économique.

Pour faire face à la poussée démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zone d'aménagement concerté (ZAC), et accepte même l'ajout d'un étage aux immeubles dans certains quartiers même en centre-ville.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La ville de Nîmes forme, depuis le début des années 2000, trois grands projets de rénovation urbaine. Ces grands chantiers sont regroupés sous l'appellation Grands Travo2 – Nîmes 2012[9] :

  • Les allées Jaurès

L'avenue Jean-Jaurès a connu de 2009 à 2013 une restructuration complète de sa voirie et une modernisation de son design urbain. Ces nouvelles allées ont été redessinées par Jean-Michel Wilmotte.

  • Le projet AEF

Le projet Arènes-Esplanade-Feuchères débute dès 2007 avec la reminéralisation du parvis des arènes. Puis, en 2009, la ville lance de nouveaux travaux afin de rajeunir l'entrée de son cœur historique. L'esplanade Charles-de-Gaulle entame alors sa métamorphose, avec l'aménagement de nouveaux accès pour le parking souterrain des arènes et l'apparition de tout nouveaux espaces verts. Les travaux sur l'Esplanade se sont terminés en avril 2012. À cela s'ajoute une troisième restructuration, celle de l'avenue Feuchères, qui, entièrement restaurée, accueille depuis 2013 plus d'un hectare de végétation avec un petit canal à la manière de celui de la place d'Assas.

  • Tango+

Improprement appelé « tram-bus », il s'agit en fait tout simplement d'un bus « évolué ». Sa mise en place aurait dû occasionner la transformation de cinq grandes places nîmoises sur le pourtour des boulevards de l'écusson. Il s'agit là du futur TCSP (transport en commun en site propre) de Nîmes Métropole. Sa mise en service est à l'œuvre depuis 2012, mais la partie du projet concernant l'écusson, dont les travaux avaient été engagés, a été stoppé net en mars 2011 pour « vice de forme » (abattage des arbres et étude d'impact).

À ces trois grands chantiers s'ajoute également celui du Triangle de la gare, espace urbain désaffecté situé entre la gare SNCF Talabot-Feuchères, le boulevard Natoire et l'avenue du général Leclerc. Soumis à de vifs débats, le réaménagement de cet espace vise à prolonger vers le sud la nouvelle avenue Feuchères. Il accueille de nouveaux logements, des bureaux ainsi que des locaux commerciaux.

  • Autres projets

Nîmes renoue également avec la « tradition » des nouvelles constructions à but culturel en vogue dans les années 1980-1990 avec la livraison de la salle de spectacle Paloma (inaugurée le 7 septembre 2012). Le projet d'un musée de la Romanité de Nîmes ultra moderniste face à l'amphithéâtre romain par les architectes internationaux Elizabeth de Portzamparc et Christian de Portzamparc (ouverture prévue courant 2018 pour un lancement effectif du chantier en décembre 2014).

La ville souhaite également construire un palais des congrès d'une capacité de 800 places (ouverture prévue courant 2016). Réhabiliter l'intégralité de l'ancien hospice d'humanité (XIXe siècle) route d'Uzès, afin d'accueillir une partie de l'université de Nîmes (U Nîmes) au sein du vaste programme urbanistique « Hoche-Sernam ». Nîmes veut également créer un institut de formation des métiers et de l'artisanat, juste à côté de l'actuelle chambre des métiers. Cet édifice d'une superficie de 6 500 m2 fera partie intégrante du futur projet d'Université régionale des métiers[10]. Et enfin la construction d'un immeuble « grand standing » dit « La porte Romaine » face à l'antique « porte Auguste » par le cabinet Norman Foster.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom dérive du celtique Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes. Étymologiquement Nemausus[11] pourrait trouver son origine dans le mot celtique nem[12], qui signifie lieu consacré et que l'on retrouve dans nemeto(n), enclos sacré, temple, suivi du suffixe gaulois -ausu[13]. Strabon et Pline rapportent qu’une peuplade celte se serait établie dans cette région et aurait fondé l’antique capitale des Volques Arécomiques, qui devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables. Durant l'âge du fer (VIIIe ‑ IIe siècle av. J.-C.), Nîmes constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Nîmes.

La Colonia Nemausa[modifier | modifier le code]

Les arènes en habit de lumière.

L’origine de la ville se perd dans une certaine obscurité[Quoi ?]. La victoire remportée sur les Arvernes par Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, en 121 av. J.-C., décida du sort de la ville ; l’inquiétude que lui causaient ses voisins turbulents l'engagea à s'offrir d'elle-même aux Romains et à se mettre sous leur protection sans pour autant lui permettre d’échapper aux dévastations causées par l’irruption des Cimbres et des Teutons. La colonie fondée par Octave Auguste sous la direction de Marcus Vipsanius Agrippa ne fut définitivement organisée qu’en l’an [[27 av. J.-C.]]. La ville est dotée de nombreux monuments et d’une enceinte de 6 km de long, enfermant la troisième superficie urbaine des Gaules (provinces de Germanie incluses), 220 ha[15].

Temple de Diane à Nîmes, dans les Jardins de la Fontaine.

Vers la fin du IIIe siècle, le christianisme commença son histoire en 287 à Nîmes avec saint Baudile. Au début du Ve siècle (407-408), une invasion des Vandales avec Chrocus à leur tête apporta son lot de dévastations dans la colonie qui vit disparaître, entre autres, la basilique élevée en l’honneur de Plotine.

La période médiévale[modifier | modifier le code]

En 472, aux Vandales succédèrent les Wisigoths. En 720, aux Wisigoths succédèrent les Arabo-musulmans du califat de Damas des Omeyyades appelés « Sarrasins », nouveaux vainqueurs dont on dit qu’ils firent peu de ruines dans la ville. En 738, ce fut le tour des Francs de Charles Martel qui brûlèrent et rasèrent largement la cité. Ce fut certainement pendant ces temps obscurs que l’amphithéâtre fut converti en citadelle.

Reprise par les Sarrasins, la ville, en association avec plusieurs villes voisines, fut prise en 752 par Pépin le Bref grâce à l'action du seigneur goth du nom d’Ansemond qui se plaça sous la protection du neuf roi franc. Néanmoins, Ansemond fut tué par un groupe wisigoth rival : du coup, un soulèvement eut lieu à Nîmes en 754, lequel fut rapidement réprimé par le roi, qui imposa le comte franc Radulfe.

En 892, le comté de Nîmes passa dans la maison des comtes de Toulouse[16], puis aux Trencavels[17], vicomtes d'Albi, qui restèrent néanmoins soumis à la suzeraineté des comtes de Toulouse, avant de revenir en 1181 sous l’autorité directe des comtes de Toulouse. En 925 elle eut à subir de nouvelles désolations : les Normands et les Hongrois la traversèrent et en emportèrent quelques lambeaux.

Au XIIe siècle, la ville avait déjà perdu son unité matérielle et formait[18], avec l’amphithéâtre romain devenu forteresse (le castrum arenarum, occupé par la noblesse qui en avait la garde sous le titre de Chevaliers des arènes) et le reste de la cité occupée par la population, deux quartiers indépendants[19]. En 1378, le consulat sortait presque tout entier des rangs de la bourgeoisie. Les arènes, dépeuplées de chevaliers, avaient forcément abandonné aux bourgeois une partie de leurs privilèges municipaux. En 1390, la population entière des arènes avait disparu, et avec elle son consulat.

En 1226, les Nîmois, à l’approche de Louis VIII en croisade contre les Albigeois, se soumirent volontairement. Le roi en profita pour réunir la ville à la couronne. Le traité fut passé le 12 avril 1229.

La fin du XIVe siècle voit une ville qui, si elle est délivrée du danger des Anglais et des routiers, n’en est pas moins épuisée par les tailles et les pestes. Elle eut à disputer le peu de substance qui lui restait à l’avidité fiscale d’abord du duc d’Anjou, puis du duc de Berry, frère du duc d’Anjou nommé gouverneur du Languedoc. La résistance que la ville opposa à la rapacité du duc donna naissance en 1382 à une jacquerie locale que l'on nomma « Tuchinat ».

L'histoire de Nîmes pendant la première moitié du XVe siècle s'inscrit comme une triste continuation de celle du XIVe siècle, sans compter les calamités climatiques qui dévastèrent la ville. La peste qui trouvait une proie facile sur une population déjà malade, faible et mal nourrie, y sévit trois fois en dix ans (1448-1455-1459).

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Le Grand Temple.

Au XVIe siècle la situation de la ville s’améliora insensiblement. En 1533 elle fit un accueil magnifique au roi François Ier et mérita l’établissement de son université. Très vite, Nîmes devint un foyer des plus actifs du calvinisme et les désaccords entre catholiques et protestants furent courants, se partageant le pouvoir soit de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente.

Le 29 septembre 1567, jour de la Saint-Michel, a lieu la Michelade par laquelle des protestants assassinent près de 90 clercs catholiques.

En 1569, la ville, fortement gardée par les troupes catholiques fut prise par un coup d'audace par les huguenots, commandés par Nicolas Calvière. En effet, ceux-ci parvinrent à s'introduire par les égouts[20].

Si l’édit de Nantes apporta une relative tranquillité, sa révocation en octobre 1685 fut suivie de nouvelles persécutions à l'encontre des protestants, ainsi que de nouvelles restrictions. Les réformés ne pouvaient éduquer leurs enfants dans la religion calviniste, leurs inhumations étaient interdites dans les cimetières, leurs cultes encadrés et limités, et ils se voyaient refuser toute fonction publique. C'est logiquement qu'en 1702, à la suite de l'assassinat de l'abbé du Chayla (un opposant des réformés), commença la guerre des Cévennes (par la suite dénommée la guerre des Camisards) où de simples paysans et artisans protestants, excédés par l'intolérance subis par eux et leurs coreligionnaires, parvenaient à tenir tête aux Dragons du roi. Le Gard dans son ensemble fut touché par ce conflit et Nîmes vit se reproduire, le 1er avril 1703, des tueries comme celui du massacre du moulin de l’Agau où les troupes catholiques du maréchal de Montrevel engagèrent des répressions contre des protestants.

La première moitié du XVIIIe siècle ne voyait pas encore l'avènement d'une véritable tolérance. Celle-ci fut véritablement acquise en 1789 avec la Révolution française et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, dont l'un des auteurs, Rabaut-Saint-Étienne, est un pasteur nîmois (il est notamment l'auteur de l'article garantissant la liberté de culte). Cependant, la Révolution provoqua de derniers affrontements. Catholiques, proches des royalistes, et protestants, proches des idées révolutionnaires, se livrèrent, du 13 au 16 juin 1790, à des combats meurtriers désignés sous le nom de « bagarre de Nîmes ».

Essor économique[modifier | modifier le code]

Nîmes est raccordé au chemin de fer dès 1839.
On voit ici le bâtiment de la seconde gare, construit entre 1840 et 1844 pour la ligne de Montpellier à Nîmes.
Le tramway de Nîmes a desservi la ville de 1880 à 1951.
On en voit une rame devant le lycée Alphonse Daudet avant la Première Guerre mondiale, sur l'avenue Victor Hugo.

Dans le domaine économique, c'est à la Renaissance, puis aux XVIIIe et XIXe siècles que Nîmes connaît un essor impressionnant, lorsque se développent de grandes manufactures de tissus.

Dès 1552, le conseil municipal installe un grand marché de la viande, et subventionne l'installation d'une usine de douilles, puis en 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux italiens qui vont développer l'industrie de la soie, au moment où Olivier de Serres et le jardinier François Traucat, développent la culture du ver à soie. La ville finance un an plus tard la création d'une manufacture de soie par Pierre Dupont[21].

Nîmes, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dès les années 1830-1840. Mais la concurrence lyonnaise est rude durant la deuxième moitié du XIXe siècle et la bourgeoisie nîmoise réinvestit les capitaux du textile dans la banque ou la vini-viticulture. La culture de la vigne est facilitée par la construction du canal du Midi (dès le XVIIe siècle) et surtout sa liaison avec le Rhône, par Sète (XIXe siècle). Le transport du vin est aussi grandement favorisé par l'apparition du chemin de fer à Nîmes dès 1839. On notera cependant le coup rude porté aux activités vinicoles par la terrible crise liée au phylloxéra à partir de 1872.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'administration municipale de la ville de Nîmes est présenté dans le tableau ci-dessous.

Conseil municipal de Nîmes (2014-2020)

Groupe Président Effectif Statut
UMP et apparentés Richard Tibérino 31 majorité
Nouveau Centre-UDI Jacky Raymond 9 majorité
FN Yohann Gillet 7 opposition
PCF Sylvette Fayet 3 opposition
Les socialistes pour l'union Françoise Dumas 2 opposition

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Les cantons[modifier | modifier le code]

Nîmes est divisée en sept cantons.

Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune.

Les sept cantons de Nîmes
Canton de Nîmes-1

32 180 habitants
Conseiller général
Marie-Chantal Barbusse (UMP)
Canton de Nîmes-2

30 346 habitants
Conseiller général
Thierry Procida (UDI-NC)
Canton de Nîmes-3

25 252 habitants
Conseiller général
Christian Bastid (PCF)
Canton de Nîmes-4

18 512 habitants
Conseiller général
Laurent Burgoa (UMP)
Les cantons de Nîmes (découpage)
Canton de Nîmes-5

17 698 habitants
Conseiller général
Catherine Jehanno (UMP)
Canton de Nîmes-6

20 701 habitants
Conseiller général
Bernard Auzon-Cape (DVG)
Canton de La Vistrenque
(7e canton de Nîmes)
23 319 habitants au total (dont Nîmes : 251 habitants)
Conseiller général
Joëlle Murré (UDI)

Les circonscriptions[modifier | modifier le code]

Nîmes est divisée en deux circonscriptions législatives :

Nîmes Métropole[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération nîmoise, Nîmes Métropole, compte vingt-sept communes depuis 2009 :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Nîmes.

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Nîmes :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Léon Vergnoles PCF Sénateur du Gard
Conseiller général
octobre 1947 mars 1965 Edgar Tailhades SFIO Sénateur du Gard
mars 1965 mars 1983 Émile Jourdan PCF Député (1973-1986)
Conseiller général (1967-1973)
mars 1983 juin 1995 Jean Bousquet UDF Député (1986-1997)
juin 1995 mars 2001 Alain Clary PCF Député (1997-2002)
Conseiller général du canton de Nîmes-3 (2004-2011)
mars 2001 en cours Jean-Paul Fournier UMP Sénateur du Gard

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Nîmes est le siège de la cour d'appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère.

Nîmes est également le siège du tribunal administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère, récemment installé dans les locaux de l'ancien hôtel Silhol qui abritait jusqu'en 2006 l'ancien commissariat central.

Finances et fiscalité locales[modifier | modifier le code]

Nîmes est l'une des villes les plus endettées de France :

La ville affiche un taux d'endettement deux fois supérieur à la moyenne des autres villes françaises, (+ 37.78 % pour des communes similaires). Toutefois son endettement par habitant est en baisse 27.94 % entre 2000 et 2011 (plutôt mieux que des communes comparables)[22]. Par ailleurs sa "rigidité structurelle" (qui traduit les marges de manœuvre dans les dépenses de la commune) est inférieure de 5,44 % à la moyenne[23].

L'accroissement de la dette correspond à l'ère des « grands travaux » de Jean Bousquet qui a réveillé cette « belle endormie »[24] À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classait parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale.

Cette situation pèse sur la fiscalité locale : Nîmes se classe dans le palmarès des villes où les taxes foncières et d'habitation sont les plus élevées.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 et 2010 puis 4 fleurs en 2014 au concours des villes et villages fleuris[25].

La ville a hébergé au sein de l'incubateur technologique de l'école des Mines d'Alès (innov'up) sur le site de Georges Besse, le projet Apisystems de vigilance de la filière apicole en Europe qui a donné naissance à l'association internationale Maksiska et au programme Bee Secured d'évaluation de l'environnement et de la santé des abeilles à partir de 300 000 ruches innovantes instrumentées déployées sur toute l'Europe.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 7 janvier 2013, Nîmes est jumelée avec[26] :

Par ailleurs, un contrat de partenariat a été signé en 1965 avec la ville de Meknès au Maroc[26] et le centre de préparation militaire marine (PMM) de Nîmes est parrainé par la frégate anti-sous-marine Montcalm de la Marine nationale française[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En termes de population, Nîmes est la deuxième ville de la région Languedoc-Roussillon.

La ville qui fut, au cours du XXe siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième ville de France par sa population intra-muros[28].

En 2007, l'unité urbaine de Nîmes compte 175 990 habitants[29]. D'après les prévisions, la population de celle-ci pourrait atteindre 300 000 habitants dans les années 2030.

En 2008, elle est au centre d'une aire urbaine de 246 300 habitants, ce qui en fait la troisième aire urbaine de la région après celles de Montpellier et Perpignan. C'est la quarantième aire urbaine de France[30].

La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 27 communes depuis 2009 totalise 230 000 habitants selon son site officiel.

En 2011, la commune comptait 144 940 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
40 000 39 594 41 195 37 908 41 266 43 036 44 697 53 497 53 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
54 293 57 129 60 151 62 394 63 001 63 552 69 898 71 623 74 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
80 605 80 184 80 437 82 774 84 667 89 213 93 758 91 667 89 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
99 802 123 292 127 933 124 220 128 471 133 424 144 092 144 940 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2004[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nîmes est située dans l'académie de Montpellier.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

L'école René Char.

La ville administre 44 écoles maternelles (dont 14 situées en ZEP) et 40 écoles élémentaires (dont une dizaine situées en ZEP) communales.

Les écoles maternelles accueillent et scolarisent de l'ordre de 4 000 à 5 000 enfants chaque année. Le cycle élémentaire, écoles primaires et élémentaires, accueille chaque année entre 7 000 et 7 500 enfants dans une quarantaine d’écoles.

Le département gère 12 collèges (Antoine Bigot, Capouchiné, Condorcet, Diderot, Feuchères, Jean Rostand, Mont Duplan, Les Oliviers, Révolution, Romain Rolland, Jules Vallès et Jules Verne) et la région 5 lycées à Nîmes : Alphonse-Daudet, Philippe-Lamour et Albert-Camus (ex-Montaury), établissements d'enseignement général et technologique, Ernest-Hemingway (ex-Camargue), établissement d'enseignement polyvalent et le lycée Dhuoda, établissement d'enseignement technologique. Les lycées professionnels publics au nombre de 4 : Jules-Raimu, Gaston-Darboux, Frédéric-Mistral, et le lycée Voltaire à vocation hôtelière (ex-L'Étincelle), auxquels il faut ajouter le lycée agricole Marie-Durand à Rodilhan (formations générales et dans le domaine de l'agriculture, de l'environnement et de l'aménagement paysager).

Les Nîmois disposent également de cinq lycées et collèges privés : Institut Emmanuel-d'Alzon, Saint-Stanislas, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Jean-Baptiste de La Salle et le lycée privé de la CCI de Nîmes.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Nîmes devient enfin une vraie ville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du futur site « Hoche-Gaston Doumergue » (université de Nîmes), où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici 2015.

Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice. Ce qui a été obtenu en 2006, pour la rentrée universitaire 2007.

L'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, compte tenu d'une forte volonté politique (de toutes tendances) et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes n'est cependant que d'environ 6 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'université de Nîmes. Nîmes a, par ailleurs, la particularité de posséder un centre hospitalier universitaire (Carémeau) autonome et indépendant alors que l'UFR de médecine n'est qu'une antenne de celle de Montpellier.

L'antenne de l'UFR Médecine à Nîmes.
Le site des Carmes, pôle « Sciences ».
Le collège Feuchères.
Enseignement supérieur public[modifier | modifier le code]
Enseignement supérieur privé[modifier | modifier le code]
  • Airways Formation – École de formation de Pilote de ligne
  • Institut Vatel
  • Créajeux - École des métiers du jeu vidéo. Formation d'Artiste 2D/3D spécialisé dans le jeu vidéo, d'artiste 2D/3D spécialisé dans l'animation, de programmeur de jeu vidéo, de testeur de jeu vidéo ainsi qu'une année de préparation aux différentes filières proposés (Prépa-JV). (label SNJV).
  • IFC Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS, Bachelors, bac +3 DCG, bac +5 DSCG)
  • Rise Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS et formations supérieures)
  • IFAG Nîmes (école supérieure de commerce)
  • IFSI Croix-Rouge
  • BTS (lycée Saint-Vincent de Paul pour le secteur du tourisme)
  • Lycée de la CCI de Nîmes (plusieurs sections de BTS)
  • Management industrielle QSE
  • IPESUD
  • Pigier (formation initiale/formation en alternance)
  • Soforma (BTS)
  • Maison des Compagnons
  • École de l'ADN
  • Formatic Santé
  • Lycée Saint-Stanislas (classes préparatoires artistiques)
  • Institut Emmanuel d'Alzon (classes préparatoires littéraires, scientifiques et économiques, BTS)
  • SUPEXUP - Écoles privées supérieures d'immobilier et de commerce : Immobilier (école de la FNAIM) Commerce (commerce international, management, ressources humaines)s'implante au centre de Nîmes en fin d'année 2012.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville, depuis quelques années, entreprend la création de nouvelles animations et festivités. En effet, Nîmes a depuis longtemps le surnom de « belle endormie ».

Feria de Nîmes :

La ville est connue pour ses ferias (qui existent officiellement depuis 1952) :

  • la feria de Pentecôte, dite Feria de Nîmes, du mardi au lundi qui suit (fin mai – juin)
  • la feria des Vendanges en septembre (second week-end, trois jours)
  • la feria de Primavera, en février (deux jours). Celle-ci n'existe plus aujourd'hui car une toile, appelée « la bulle » par les Nîmois, qui recouvrait les arènes et protégeait ainsi les spectacles de l'hiver, n'est plus installée, d'où la suppression de la feria de Primavera.

À cette occasion, des corridas, qui se pratiquent officiellement à Nîmes depuis 1853 (il y avait des courses de taureaux depuis bien plus longtemps) sont organisées, avec ou sans mises à mort, dans les arènes romaines. Les rues sont envahies par des peñas (orchestres de rue d'origine espagnole), et des bodegas (bars souvent temporaires, boite de nuit en plein air dans des hôtels particuliers...) ouvrent au centre-ville en caves ou en extérieurs. La fête dure toute la nuit jusqu'au levé du jour.

La feria de Pentecôte, tout comme celle des vendanges constitue l'une des fêtes les plus populaires d'Europe. Certains médias parlent de plus d'un million de visiteurs par an comprenant la feria de pentecôte et celle des vendanges[33]. En 2012, la Feria de Pentecote a célébré ses 60 ans.

Le 21 avril 2006, a eu lieu le 16e concours des vins des vignerons indépendants qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons[34]. Lors de cette manifestation, 353 médailles d'or, 436 médailles d'argent et 226 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.

Agenda annuel des principales manifestations culturelles et festives :

  • Festival de la biographie : chaque année en janvier.
  • Festival Flamenco : organisé par le Théâtre de Nîmes chaque année en janvier.
  • Tournoi européen de tir à l'arc : chaque année fin janvier.
  • Épreuves de la Coupe du monde d'escrime : chaque année.
  • Différentes épreuves sportives nationales ou internationales : chaque année en février.
  • Festival des auteurs psy : chaque année en mars.
  • Salon européen de la BD : chaque année en mai.
  • Les journées méditerranéennes de l'olivier : en mai.
  • Les journées de l'environnement et du développement durable : chaque année en mai.
  • Le Temps des Jardins, festival culturel et musical : chaque année en juin.
  • Salon du livre d'artiste : chaque année en juin.
  • Les jeudis de Nîmes : tout l'été de chaque année, marchés ouverts en plein air durant la soirée.
  • L'Université Occitane d'Été : chaque année au mois de juillet, les associations M.A.R.P.OC. (Maison pour l'Animation et la Recherche Populaire OCcitane) et I.E.O. 30 (Institut d'Estudis Occitans) organisent une semaine de conférences, de colloques et de spectacles dont le thème central est l'Occitanie.
  • Festival de Nîmes : festival de musique où se retrouvent de nombreux groupes et artistes d'envergure internationale, en juillet de chaque année. Le festival a vu défiler Stevie Wonder, Muse, Jamiroquai, Mika, Metallica, Radiohead, David Guetta, LMFAO, Depeche Mode, Elton John
  • Festival de Jazz : organisé par Jazz 70 en octobre.
  • Festival Tout Simplement Hip-Hop : chaque année au mois d'octobre, concerts rap, battles hip-hop, live graffiti
  • L'Expérience Japonaise – Biennale : tous les deux ans depuis 2007, états de la création contemporaine au Japon, organisé par le Théâtre de Nîmes.
  • L'exposition annuelle du musée archéologique de Nîmes.
  • ARTéNIM : Foire d'Art contemporain, chaque année en fin septembre.
  • Nimagine : salon de l'artisanat, pendant huit jours à la mi-novembre de chaque année.
  • Salon des Antiquaires : première quinzaine de décembre, chaque année, un des plus importants du sud de la France. Incontournable pour la qualité remarquable de ses meubles régionaux à la charnière de la Provence et du Languedoc.
  • Théâtre Bernadette-Lafont: riche programmation tout au long de l'année.
  • Un Réalisateur dans la Ville : festival de cinéma, dans lequel sont programmés et diffusés en plein air (Parc public à Nîmes) pendant une semaine les principaux films d'un réalisateur, en présence de ce dernier et des acteurs principaux. Parmi les réalisateurs invités : Claude Chabrol, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch, Claude Miller ou encore Jean-Pierre Mocky. En juillet 2014, ce sera Patrice Leconte.
  • Les Nuits des Jardins : concerts et spectacles dans les Jardins de la Fontaine. Fin juin, à la tombée de la nuit.
  • La Féérie des Eaux : spectacle de jeux-d'eaux "son et lumière" chaque été dans les Jardins de la Fontaine, et en 2013 également dans les Arènes de Nîmes. En août, à la tombée de la nuit et aussi toute l'après-midi.
  • Le Carré d'art : musée d'art contemporain ayant une des plus importantes collections de France. Inauguré en 1993, cet édifice fêtera ses 20 ans en 2013, et pour l'occasion Sir Norman Foster sera pour la première fois commissaire d'une exposition d'Art moderne, qui se tiendra du 3 mai au 15 septembre 2013 à Carré d'art.

Santé[modifier | modifier le code]

CHRU Nimes Caremeau

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Nîmes.
La piscine Nemausa.

La ville de Nîmes est assez sportive en possédant des clubs sportifs dans la plupart des sports aussi bien individuels que collectifs. Elle possède également des infrastructures de qualité comme le Stade des Costières, Le Parnasse (Nîmes) et la piscine Nemausa. La ville possède aussi un aérodrome dans le quartier de Courbessac.

Les principaux clubs sportifs de la ville pour le football le Nîmes Olympique évoluant en Ligue 2, l'USAM et le HBC Nîmes pour le handball évoluant le plus souvent dans les championnats de France de première division et enfin le RC Nîmes au rugby qui évolua dans les années 1980 et 90 en groupe A de 1re division du Championnat de France (ancienne formule).

La ville de Nîmes a vu naître un grand champion de natation Yannick Agnel, médaille d'or sur 200 m nage libre et sur 4x100 m nage libre et d'argent sur 4x 200 m nage libre aux Jeux olympiques d'été de 2012. Il est le premier et le seul nîmois à avoir été vainqueur d'une médaille olympique.

Nîmes a accueilli quelques événements sportifs comme le WWE Raw LIVE! Tour aux arènes de Nîmes en 2009 avec les stars suivantes: Triple H, John Cena, Randy Orton, The Miz, The Big Show, MVP, Matt Hardy, Kofi Kingston, Maryse Ouellet, Kelly Kelly, Carlito, Primo, Cody Rhodes, Ted DiBiase Jr., Goldust et William Regal. En 2012 la ville a reçu les Championnats du monde squash féminin. Dans le passé, le Grand Prix automobile de Nîmes a été organisé en 1932, 1933 et 1947 sur le circuit de Nîmes-Courbessac.

Nîmes sera ville étape du Tour de France 2014 le 20 juillet 2014.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Nîmes reçoit deux quotidiens principaux : le Midi libre et La Marseillaise, édition gardoise du quotidien provençal. Ainsi qu'un hebdomadaire : La Gazette de Nîmes.

Télévision[modifier | modifier le code]

La télévision régionales émet deux chaînes : France 3 Languedoc-Roussillon (antenne de proximité de France 3 et France 5) et une chaîne locale : TV SUD.

Radio[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

  • Nîmes-actu.com : actualité de Nîmes et de sa région, agenda, communiqués, clips vidéo. Présent sur le web depuis 2005.
  • Nimes-Entreprises.com : web magazine économique et annuaire multimédia et multi-langues (français, anglais, allemand et espagnol) des entreprises de Nîmes et du Gard. Agenda des sorties professionnelles, articles économiques et juridiques, recherche et offres d'emplois ciblées sur le département du Gard.
  • Nemausus.com : découverte de Nîmes et les bons plans de sorties.
  • Sortir à Nîmes : agenda des sorties et loisirs à Nîmes et dans le Gard.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Nîmois disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman, orthodoxe et protestant.

Cultes catholique et orthodoxe[modifier | modifier le code]

La communauté catholique dispose de nombreux lieux de culte : dix-sept églises (Bethléem, cathédrale Notre-Dame et Saint-Castor, Notre-Dame-des-Enfants, Notre-Dame-du-Salut, église Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique, Saint-André, Saint-Baudile, Saint-Césaire, Saint-Charles, Saint-François-de-Sales, Saint-Jean de Courbessac, Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Joseph-des-Trois-Piliers, Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité), cinq chapelles (Institut Emmanuel d'Alzon, Sainte-Eugénie, Saint-Jean-Baptiste de La Salle, Saint-Louis, Sainte-Madeleine-Sainte-Rita) ainsi que le monastère des Stellamarins (Œuvre de l'Étoile) et le sanctuaire Notre-Dame-de-Santa-Cruz. Le culte orthodoxe grec est assuré dans l'église Saint Antoine le Grand et de la Pêche miraculeuse, 573, chemin de la Planète, chaque dernier dimanche du mois.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La Synagogue de Nîmes a été édifiée en 1793 par des marchands juifs (marchands de mules, marchands de textiles) venus du Comtat Venaissin, principalement de Carpentras et installés depuis peu à Nîmes.

Comme celles du Comtat Venaissin dont ils sont originaires, la synagogue qu'ils ont édifiée se trouve au premier étage tandis qu'au rez-de-chaussée se trouvent des annexes : le logement du rabbin, le four à Matsot (pain azyme) ou le Mikvé (bain rituel).

Elle a été restaurée en 1893 et la façade actuelle sur rue date de cette époque. Depuis, elle n'a subi aucun changement notable.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane dispose de sept lieux de culte : association culturelle des musulmans de Nîmes (rue des Greffes), association culturelle et cultuelle du Mas de Mingue (Chemin du Mas de Mingue), association culturelle musulmane de Nîmes (route de Nîmes), association culturelle musulmane Mosaïque de Nîmes (rue Galilée), association franco-musulmane de la ZUP Sud (place Fragonard), association de l'union culturelle musulmane Imano-Paix (quai Mégisserie) et la mosquée Lumière et Piété (rue Jacques-Monod).

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Les différentes communautés disposent des lieux suivants :

ainsi que l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Chemin du Mas de Vignolles.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Concernant les revenus[35], celui moyen par ménage est d'environ 16 500 €/an quand il est d'environ 21 000 € au niveau national. Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) s'élève à 20 995 personnes, soit 14 % de la population totale, contre 4 % au niveau régional et 2 % au niveau national[36].

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 060 €, ce qui plaçait Nîmes au 29 134e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[37].

Emploi[modifier | modifier le code]

Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, textiles, chaussures, la ville semble avoir retrouvé depuis 2000 le chemin de l’essor et du dynamisme économique grâce, entre autres, au dynamisme de Montpellier et d'Avignon. L’environnement nîmois devenu relativement attractif est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées.

En 2009, la population de Nîmes se répartissait ainsi : 66,7 % d'actifs et 33,3 % d'inactifs dont 7,7 % de retraités et 13,2 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[38].

Le taux de chômage était de 20,4 %, légèrement plus faible que celui de 1999 (22,9 %), mais supérieur au taux de chômage du département du Gard et le territoire national. Les données concernant les zones urbaines sensibles de Valdegour et Pissevin sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière[39]. Dans ces îlots de précarité, (en 1999 44,2 % de la population y était au chômage) on trouvait en 2009 78 % des jeunes adultes sans diplôme de niveau au moins égal au baccalauréat[40].

Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7 000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n’atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l’âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n’atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %.[réf. nécessaire]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Nîmes comptait 14 687 établissements : 226 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 735 dans l'industrie, 1 414 dans la construction, 9 698 dans le commerce-transports-services divers et 2 614 étaient relatifs au secteur administratif[41].

En 2011, 1 570 entreprises ont été créées à Nîmes[42] dont 635 par des auto-entrepreneurs[43].

En 2009, la population active nîmoise se compose pour 34,2 % d’employés, pour 27,9 % de professions dites intermédiaires, pour 17 % d’ouvriers, pour 15.1 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 5,5 % d’artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,3 % de la population active[44].

Le parc scientifique et technique Georges Besse.

Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération « Nîmes Métropole », et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses 100 entreprises procure quelque 1 200 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges-Besse spécialisée dans les hautes technologies et les nouvelles technologies de l’information (NTIC), compte 100 entreprises et apporte environ 1 700 emplois[45]. La zone franche urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l’emploi dans les quartiers classés en zones urbaines sensibles (ZUS) qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante.

Nîmes est une commune viticole connue grâce au vin Costières de Nîmes (en rouge, blanc et rosé). Son terroir lui donne la possibilité de produire de l'AOC Languedoc et les IGP Gard et Pays d'Oc[46].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nîmes est classée ville d'art et d'histoire.

Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereur Auguste : comme les « Maison Carrée » et amphithéâtre pour citer les plus célèbres mais aussi portes, temples, tours et remparts ; sans oublier, à proximité, l'aqueduc et le pont du Gard – inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco – construit au Ier siècle de l'ère chrétienne qui conduisait les eaux de la Fontaine d'Eure près d'Uzès au castellum (château d'eau) situé rue de la Lampèze. La ville possède également des édifices religieux, hôtels particuliers, places et musées prestigieux.

Monuments majeurs[modifier | modifier le code]

Monuments romains[modifier | modifier le code]
Les Arènes.
La Maison Carrée (avant rénovation)
La tour Magne.
Le temple de Diane.
La porte d'Auguste.
Le Castellum divisorium.

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXème, les monuments nîmois sont très étudiés par les érudits de l'époque : Hubert Gaultier, Histoire de la ville de Nismes[47], M. Ménard écrit une Histoire des Antiquités de la ville de Nismes et de ses environs[48].

L'amphithéâtre romain : les « Arènes de Nîmes »[modifier | modifier le code]

Construit à la fin du Ier siècle ap. J.-C., l’amphithéâtre de Nîmes, assurément l'un des mieux conservés au monde, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Aujourd’hui, les Arènes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le cœur des ferias de Nîmes, où des corridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier. Un vaste programme de sauvegarde et de restauration de la totalité du monument se met en place tant pour l'ensemble des façades extérieurs (120 arches en tout reparties sur deux niveaux) que le lourd et très problématique traitement de l'étanchéité interne. Programme qui devrait durer de longues années étant donnée l'importance de l'édifice.

Une légende affirme qu'un tunnel relierait les arènes de Nîmes à celles d'Arles25 km). Ce tunnel traverserait ainsi le Rhône. En réalité, de nombreux tunnels existent sous les Arènes, correspondant à un système très perfectionné d'égouts romains.

La Maison carrée[modifier | modifier le code]

La Maison carrée est un temple romain construit en 3 et 5 ap. J.-C. (de récentes et sérieuses études penchent en fait pour 10-8 av JC ...), qui dominait le forum de la ville antique. Dédiée donc, dans un second temps, à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereur Auguste, la Maison Carrée est dans un état de conservation tout à fait exceptionnel qui en fait le temple le plus "intact" du monde romain. La restauration de ses façades, initiée en 2006, a pris 4 ans. La Maison Carrée est entourée d'une colonnade élevée sur un podium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque (ordre corinthien). Elle appartenait autrefois à un important ensemble immobilier : le Forum romain.

La tour Magne (16-15 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Il s'agit du plus imposant vestige de la très longue enceinte romaine de Nîmes. La tour Magne domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Octogonale, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. Par beau temps, elle offre un point de vue sur le mont Ventoux, les Alpilles, les Cévennes, le mont Aigoual, le pic Saint-Loup et la plaine du Vistre, et la garrigue environnante.

Le temple de Diane[modifier | modifier le code]

Ce monument date du IIe ap. J.-C. Il se dresse dans la partie basse des Jardins de la Fontaine à proximité de la source. Il était encore entier au milieu du XVIe siècle, transformé en église. Les frères en furent chassés au moment des guerres de religions et le bâtiment servit alors d'entrepôt à bois et foin. Mais, rapidement, un différend apparaît entre deux personnages sur l'attribution de la propriété du lieu qui est alors incendié. Sa voûte s'effondre, le mur sud est démoli, la façade principale est dépouillée de son ordonnancement de colonnes et de ses frontons étagés. Le temple de Diane constitue néanmoins le seul monument conservé en élévation de l'ensemble du sanctuaire romain dédié au culte impérial et aux loisirs autour de la source sacrée. Sa fonction d'origine reste incertaine, même si l'on penche vers un édifice à vocation culturelle, de type bibliothèque. D'une manière générale, ce monument a été assez peu étudié.

La porte d'Auguste (16-15 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Dite également « porte d'Arles », la porte d'Auguste est une des portes principales de l'époque romaine de la ville. Elle s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des remparts. D'après certains érudits, une borne milliaire y fixait le point de départ de la Via Domitia de Nîmes à Beaucaire. Elle fut redécouverte au moment de la démolition du château royal durant la période révolutionnaire et échappa de peu aux coups de pioches. Elle était flanquée à l'origine de deux puissantes tours.

On notera à cet effet, que la ville antique était entourée d'un rempart autant défensif que surtout symbolique de la puissance de la cité . S'étendant sur plus de 6 km , ponctué de nombreuses tours , sa partie la mieux conservée et la plus impressionnante s'étend du bas de la route de Sauve au sommet du Montaury. Par endroits, il a conservé sa hauteur initiale ce qui en fait un monument exceptionnel ; le tronçon de rempart antique le mieux conservé en France selon le Ministère de la Culture.

La porte de France (16-15 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

La porte de France portait autrefois le nom de porte d'Espagne, elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était, elle aussi, flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la Cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline autour de la Source.

Le Castellum (Ie siècle)[modifier | modifier le code]

Le Castellum est situé rue de la Lampèze, dans le quartier du boulevard Gambetta, au pied de l'ancien « fort Vauban » de 1687, devenu université. Ce bassin de distribution des eaux improprement nommé "Castellum divisorium" depuis sa découverte il y a 170 ans de distribution d’eau arrivant d’Uzès sur 50 km via le pont du Gard est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique[49].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor
Église Sainte-Perpétue-et-Félicité
Temple de l'Oratoire
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor[modifier | modifier le code]

La Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor est édifice roman du XIIe siècle. Flanqué d'une tour massive d'environ 40 mètres, a subi les assauts des guerres de religion. Seules la tour nord et les six premières scènes de la frise sculptée sur le large fronton de la façade appartiennent à l'édifice d'origine. L'église a été reconstruite à deux reprises au XVIIe siècle. L'intérieur a été entièrement remanié à la fin du XIXe siècle par l'architecte diocésain Henri Antoine Révoil qui restaura également, entre autres, l'amphithéâtre romain ou encore la cathédrale de Montpellier. On remarquera cependant la chapelle du Rosaire, très bel exemple d'architecture religieuse baroque du XVIIe, un sarcophage paléochrétien intégré dans l'autel d'une chapelle latérale et, bien sûr, la frise du grand fronton de la façade extérieure, chef-d'œuvre de sculpture de l'art roman, en partie restaurée au XVIIe, inspirée elle aussi des représentations antiques. Elle est élevée au rang de basilique depuis 1882. La hauteur des voûtes de la nef atteint 20 mètres. Henri Antoine Révoil ne fut cependant pas autorisé à remanier la façade en style néo-roman.

Église Saint-Paul[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Paul de style néo-roman, réalisée par l'architecte Charles-Auguste Questel (1835-1849), a été classée MH dès le début du XXe siècle. Elle possède un puissant clocher s'élevant à 62 mètres à la croisée du transept de la nef formant une coupole sur trompes. La façade Est, à trois porches, s'inspire des portails de Saint-Trophime d'Arles et de ceux de l'ancienne abbatiale de Saint-Gilles. Abîmée par le temps, elle nécessiterait une campagne de restauration. Le clocher, quant à lui, à deux étages d'arcades, reprend le modèle de Saint Honorat des Alyscamps d'Arles tout en y ayant adjoint une haute flèche. Admirer également le chevet avec son abside semi-circulaire encadrée par deux absidioles dont l'ensemble forme, avec les toitures, jusqu'au clocher, une élévation à multiples décrochements particulièrement réussie. On notera enfin que Saint-Paul de Nîmes est le premier projet d'église néo-romane présenté en France au XIXe siècle et qu'il s'agit d'un édifice majeur de ce siècle tant décrié qui devait être « à la hauteur » architecturale entre les fleurons que constituent la Maison Carrée et l'amphithéâtre romain. La hauteur des voûtes de la nef centrale atteint 18 mètres.

Église Sainte-Perpétue-et-Félicité[modifier | modifier le code]

L'Église Sainte-Perpétue-et-Félicité est représentative du mouvement éclectique, à tendance néogothique, style de rigueur sous le Second Empire. Elle fut édifiée entre 1854 et 1865 sur les plans de l'architecte Léon Feuchère et sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. La hauteur des voûtes intérieures sur croisées d'ogives est de 20 mètres et l'intérieur de l'édifice, pouvant contenir 1 200 personnes, mesure 45 mètres de long par 20 mètres de large. Remarquer l'étonnante présence d'arcs outrepassés sur les bas côtés. La disposition générale de sa façade occidentale ainsi que son haut clocher ne sont pas sans rappeler l'architecture de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes construite 15 ans plus tard. L'église renferme une très belle pietà en marbre du XVIIe siècle.

Nota : Sainte Perpétue et Sainte Félicité sont deux martyres suppliciées dans l’arène en 203 à Carthage. Nîmes est la seule ville de France qui possède une église où sont honorées les deux saintes. On ne sait pas vraiment par quel cheminement le culte de ces martyres nord-africaines est arrivé jusqu’à Nîmes. Son clocher, le plus haut de la ville, s'élance à 71 mètres au-dessus de l'esplanade au niveau du sommet de sa grande croix en fer. Cette façade et son clocher mériteraient, cependant, une sérieuse restauration (pierres éclatées ou rongées et purges successives afin d'éviter les chutes de pierres). Elle était encadrée à l'origine par le palace du Luxembourg au nord et la façade de la manutention militaire au sud qui permettaient de la mettre en valeur. Aujourd'hui, deux immeubles modernes trop hauts gâchent quelque peu cette harmonie primitive.

Église Saint-Baudile[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Baudile est une variation du style gothique, réalisée entre 1867 et 1877 en pierre de Beaucaire. Elle possède deux clochers surmontés de hautes flèches. L'église Saint-Baudile fut construite sur les plans de l'architecte bordelais Mondet, au détriment du projet romano-byzantin avec coupole et campanile d'Henri-Jacques Espérandieu. À l'intérieur se trouvent les mosaïques des fonts baptismaux et un ensemble de vitraux de belle qualité exécutés par des ateliers bordelais. Elle est la plus spacieuse église de Nîmes. Longueur de la nef : 65 m ; largeur au transept: 30 m ; hauteur sous voûtes, 20 mètres, hauteur des flèches "aigues" en façade : 70 mètres. Les visiteurs pensent d'ailleurs souvent qu'ils sont devant la cathédrale car il s'agit de la plus vaste église de Nîmes. Comme pour l'église Sainte-Perpétue, le monument nécessiterait une importante campagne de restauration.

Article détaillé : Saint Baudile.
Église Saint-Charles (XVIIIe et XIXe siècles)[modifier | modifier le code]

La façade monumentale de l'Église Saint-Charles donne sur le boulevard Gambetta. Elle est surmontée d'un vaste fronton triangulaire de style néoclassique s'inspirant des temples antiques, avec pilastres et sculpture d'une coquille Saint-Jacques au-dessus de la fenêtre qui domine la porte d'entrée. On notera que cet édifice, œuvre de l'architecte Rollin dans les années 1770, est bien peu mis en valeur. Il vient cependant d'être inscrit sur la liste MH. La hauteur des voûtes de la nef s'élève à 19 mètres. Cette nef longue de 33 mètres pour 11,70 mètres de large se compose de 4 travées. Le clocher carré, terminé aujourd'hui par une simple terrasse sans ornement, a malheureusement perdu son couronnement d'origine.

Chapelle Sainte-Eugénie[modifier | modifier le code]

La Chapelle Sainte-Eugénie est la plus ancienne église de Nîmes, romane à l'origine. Sa façade (beaucoup plus haute que l'église elle-même) est un trompe-l'œil de style néo-roman réalisé par des maîtres cimentiers marseillais spécialistes en la matière à la fin du XIXe siècle. L'intérieur présente un plan très irrégulier et conserve une partie de ses voûtes gothiques refaites au XVIIe siècle, nombreux tombeaux médiévaux à même le sol, étonnant et monumental retable en bois et maître-autel de style néogothique formant dentelle de boiseries.

Chapelle Saint-Joseph[modifier | modifier le code]

Cette petite église est classée aux MH et située rue Jean-Reboul, à proximité de la porte de France. Discret mais intéressant édifice du XVIIe siècle. À l'intérieur se trouve un retable et plusieurs peintures de la même époque. Ancienne chapelle conventuelle, elle faillit être démolie en même temps que son couvent à la fin des années 1970.

Ancienne chapelle du collège des Jésuites (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Datant du XVIIe siècle et classée au titre des monuments historiques son architecture se distingue par l'emprunt de nombreux éléments de décoration aux monuments romains de la ville. Elle possède une vaste coupole centrale d'où pénètre la lumière, des balcons en fer finement ouvragés et sa toiture est ponctuée d'originaux clochetons cylindriques surmontés de petits dômes. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles au sein de l'ancien collège des Jésuites transformé depuis 1886 en musée archéologique et des sciences naturelles. Le maître autel et son retable du XVIIe sont invisibles au public, stockés depuis fort longtemps dans les réserves du musée des Beaux-Arts.

Grand temple[modifier | modifier le code]

Le Grand temple est une ancienne église des Dominicains datant de la fin XVIIIe siècle. Elle fut affectée au culte protestant sous la Révolution. Sa façade baroque a été en partie remaniée au XIXe siècle par l'ajout d'une grande Bible sculptée.

Petit temple[modifier | modifier le code]

Le Petit temple est une ancienne église d'un couvent du XVIIIe siècle ; on notera à l'intérieur un remarquable buffet d'orgue très travaillé, du milieu du XVIIIe siècle.

Temple de l'Oratoire[modifier | modifier le code]

Édifié dans un style néo-roman de 1866 à 1877, il se situe près de la porte de France, non loin du quartier de la Placette. Il possède la particularité d'avoir une charpente apparente en fonte de fer ouvragée typique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est le temple de Nîmes possédant la plus grande capacité d'accueil (forme intérieur quasi en hémicycle). À l'arrière de ce bâtiment est installé le conseil régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l'Église Réformée de France depuis l'arrivée du Président de région (ERF-CLR) Christian Bouzy.

Église de Saint-Césaire[modifier | modifier le code]

Hameau à l'ouest de Nîmes, ancienne église romane à l'origine, intéressant chevet.

Église de Courbessac[modifier | modifier le code]

Hameau à l'est de Nîmes, église de la seconde moitié du XIXe siècle.

Monuments civils[modifier | modifier le code]
Maison romane de Nîmes.
Maison romane de Nîmes[modifier | modifier le code]

La Maison romane de Nîmes, a été édifiée au XIIe siècle. Elle présente une décoration sculptée composée de frises, de colonnettes surmontées de têtes de monstre, de têtes de bélier ou de visages humains et de cupules ornées d'un visage, de feuilles d'acanthe ou de fleurs.

"Maison Gothique"

Maison dite de "l'avocat des pauvres ", rue fresque

"Maison renaissance"

Tour de l'horloge[modifier | modifier le code]
Place de L'horloge de nuit
Hôtel de ville de nuit

La Tour de l'horloge a été réédifiée à l'emplacement de l’ancien beffroi de l'hôtel de ville en 1752, cette tour de 30 mètres de haut est surmontée d'un campanile en fer forgé très ouvragé formant une sorte de couronne et abritant une cloche de 1757.

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville a été construit à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. Son escalier d'honneur abrite 4 crocodiles naturalisés des XVIe et XVIIIe siècles provenant de l'ancienne foire de Beaucaire. À noter le Mandarin égrenant les heures sur la place de l'hôtel de ville, au sein de l'ancien hôtel Méjean.

Préfecture[modifier | modifier le code]

Ce « grand château » monumental typique de l'architecture éclectique (1855) sous le Second Empire donne alors sur la nouvelle et prestigieuse avenue Feuchères ; tour de l'horloge sur la façade centrale à portiques et colonnades, avant corps à frontons inspirés de l'Antiquité, toitures mansardées couvertes d'ardoises, tours d'angle donnant sur le parc surmontées de grandes toitures pointues à pans coupés, couvertes, là aussi, d'ardoises (de l'architecte Léon Feuchère). Remarquer le décor du grand escalier d'honneur reprenant la composition d'Hubert Robert sur les monuments antiques de Nîmes, les salons, chambres et la galerie du 1er étage sont dans le plus pur style Napoléon III/ 3ème République. En revanche, les décors du rez-de-chaussée n'ont jamais été achevés.

Palais de justice[modifier | modifier le code]

Imposant monument néoclassique édifié à de 1836 à 1846 par l'architecte Gaston Bourdon. Il possède une puissante colonnade donnant sur l'esplanade, largement inspirée par la Maison Carrée et tout récemment restaurée.Ce monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 août 1993[50].

Ancien hôpital Ruffi[modifier | modifier le code]

L'Ancien hôpital Ruffi est situé rue de la République, l'ancien hôpital Ruffi ou Hôtel-Dieu fut réédifié par Charles-Étienne Durand[51], ingénieur des ponts et chaussées et architecte dans les années 1820-30 dans le style néoclassique monumental avec frontons triangulaires et arcades, qui rappelle un peu le premier palais de justice édifié par le même architecte. Il abrite la CCI de Nîmes depuis 1937 ; belles peintures Art déco régionalistes dans la salle d’honneur et cheminée Renaissance provenant du château de Montcalm.

Ancien hospice d’humanité[modifier | modifier le code]

Situé route d'Uzès, près des casernes, il fut édifié à partir de 1863 et inauguré le 1er novembre 1874. Il a malheureusement perdu sa grande coupole à quatre pans et son lanternon abritant une cloche qui surmontait sa chapelle et ses toitures d'origine donnant au centre de la façade principale du bâtiment sur la route d'Uzès. Des constructions lui ont été adjointes des années 1920 à 1930 pour servir de nouvel hôpital à Nîmes (ancien hôpital Gaston Doumergue) lors de son déménagement définitif de l'ancien hôpital Ruffi de la rue de la République en 1937. Il va subir de graves dommages lors du bombardement allié du 27 mai 1944 (55 victimes) qui visait les casernes militaires voisines. Il est à son tour désaffecté progressivement après les terribles inondations du 3 octobre 1988 au profit du grand et moderne hôpital Carrémeau au milieu des années 1990 sur les hauteurs ouest de la ville. Le site, abandonné depuis 10 ans, fait actuellement l’objet d’une vaste campagne de réhabilitation en vue d’accueillir le nouveau campus universitaire de Nîmes (seuls les bâtiments de l'hospice d'humanité XIXe avec leurs gracieuses cours à portiques seront conservés). Remarquer, côté route d'Uzès, l’ancienne grille d’entrée en fer forgé richement travaillée encadrée de deux petits pavillons. Le grand dôme de la chapelle et son lanternon devraient être reconstruits à l'identique.

Façade de l'ancien théâtre de la Renaissance.
Ancien Théâtre de la Renaissance, puis de la Scala[modifier | modifier le code]

Situé à l'emplacement de l'ancienne église des Carmes, près de l'actuelle église Saint-Baudile, cet édifice fut construit durant la seconde moitié du XIXe siècle (1877). Il brûle à deux reprises, en 1885 et 1893. Du théâtre original, seule la façade nous est parvenue. Son affectation en tant que théâtre est de courte durée puisque dès le début du XXe siècle le magasin Paris-Nîmes y prend ses quartiers puis ce seront les Dames de France qui s'y installeront, jusque dans les années 1980. Un faubourg des antiquaires s'y installe durant une courte période puis le bâtiment est affecté au Rakan, association d'artistes. De style éclectique, très en vogue durant la seconde moitié du XIXe siècle, la façade n'est pas sans rappeler l'architecture d'autres monuments dédiés au théâtre et à l'opéra, comme l'Opéra Comédie de Montpellier ou même le Palais Garnier, de Paris de manière bien plus modeste. L'édifice abrite aujourd'hui la majorité de la partie scientifique de l'université de Nîmes (site des Carmes).

Lycée Alphonse-Daudet[modifier | modifier le code]

Le Lycée Alphonse-Daudet a d'abord été un hôpital. Sa façade néoclassique donnant sur le boulevard Victor Hugo, édifiée au tout début du XIXe siècle avec arcades au rez-de-chaussée, possède, dans sa partie supérieure, une frise à l'antique sur le thème de la médecine. L'intérieur, dont l'aménagement fut un temps envisagé pour accueillir le palais des arts et de la culture de la ville, est richement décoré. Le bâtiment a été finalement affecté au lycée de garçons en 1883 après que ce dernier ait quitté ses locaux du cloître des Jésuites en 1886. Face aux arènes, se dresse une rotonde d'angle (tour de l'horloge vers 1885) surmontée d'une coupole dont les pilastres évoquent les différentes civilisations antiques. Cette tour possède un cadran d'horloge inscrit dans un arc monumental dans lequel s'inscrivent les 12 signes du zodiaque (état très dégradé). Il est soutenu par deux grandes colonnes de marbre rose. L'horloge possède un carillon de plusieurs cloches qui vient d'être remis en marche lors de récents travaux de restauration de la partie haute du campanile. De la même époque datent les différentes adjonctions de bâtiments en pierres et briques avec cours protégées de portiques en fonte de fer, typiques de l'architecture sous la IIIe République. Certaines façades sont soulignées de bandeaux de carreaux émaillés.

Lycée Dhuoda[modifier | modifier le code]

Le Lycée Dhuoda Édifié dans les années 1930, il possède un intéressant programme iconographique de style Art déco ; colonnade en façade et bas-reliefs ; décors peints de la salle des fêtes, etc.

Galerie Jules-Salles[modifier | modifier le code]

Construite au sein du complexe urbanistique de l'ancien cloître des Jésuites par Maximilien Raphel en 1894, elle vient de retrouver ses décors d'origine au cours d'une restauration. Architecture et décors typiques de la fin du XIXe siècle, impressionnante verrière zénithale.

Nombreux hôtels particuliers des XVIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]
Porte de l'hôtel de l'Académie.

La rue Dorée, à l'arrière de l'hôtel de ville (dont la façade XVIIIe est ornée de mascarons remarquables), concentre à elle seule une quantité non négligeable de ces hôtels des XVIIe et XVIIIe siècles encore peu mis en valeur pour certains.

Places monumentales et parcs publics[modifier | modifier le code]

Les Jardins de la Fontaine.
Le square Antonin.
Jardins de la Fontaine[modifier | modifier le code]

Les Jardins de la Fontaine, aménagés au milieu du XVIIIe siècle, constituent l’un des plus importants jardins publics d’Europe. Respectant en partie le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville (Nemausus), J-Ph. Mareschal et Gabriel Dardailhon ont dessiné (sous l'influence de Le Nôtre) un jardin à la française mais aussi dans l'esprit « romantique » où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces végétales méditerranéennes. Au XIXe siècle, influences anglaises et italiennes. Entre les XVIIIe et XIXe siècles un petit théâtre romain, a été enfoui plusieurs fois sous les pelouses.

Esplanade Charles-de-Gaulle et Fontaine Pradier[modifier | modifier le code]

Le premier aménagement de l'esplanade remonte au XVIe siècle. De nombreux embellissements y furent apportés au cours des siècles qui suivirent, et plus particulièrement au XIXe siècle. L'esplanade est dominée, à l'est, par la haute flèche néogothique de l'église Sainte-Perpétue (1852-1864), au nord-est par le grand dôme recouvert d'ardoises de l'immeuble Art déco (1924) des anciens « grands magasins Bloch », au nord-ouest par le palais de justice (par l'architecte Bourdon) avec sa puissante colonnade puis, en arrière, par les imposantes arènes romaines. Au sud, le départ de la très large avenue Feuchères (60 m × 300 m) bordée de façades monumentales telles la préfecture (construite par l'architecte Léon Feuchère en 1855), l'ancien « hôtel Silhol » (actuel tribunal administratif) ou encore l'ancien hôtel des Postes (ancien « hôtel Bézar » en 1846 par Bourdon) en direction de la grande gare centrale Feuchères (1842-1844) confèrent au site un aspect particulièrement monumental.

La fontaine en marbre inaugurée en 1851 au centre de l'esplanade, la fontaine Pradier est l'œuvre du sculpteur James Pradier et de l'architecte Charles Questel (auteur de l'église Saint-Paul). La figure féminine monumentale représente la ville de Nîmes (une des toutes premières représentations allégoriques de ce type en France) couronnée des arènes et des colonnades de la Maison Carrée, celles du palais de justice et de l'ancien théâtre. Elle est entourée de personnages symbolisant les rivières importantes pour la ville ; le Gardon, le Rhône, la fontaine d'Eure (source d'Uzès, point de départ de l'ancien aqueduc romain) et la fontaine de Nîmes.

Square Antonin[modifier | modifier le code]

Aménagé durant la seconde moitié du XIXe siècle sur les plans de l'architecte Henri Révoil à l'emplacement du bassin terminal du quai de la Fontaine, le square Antonin témoigne de l'attachement des Nîmois à leur passé antique. La statue monumentale dédiée à Antonin, érigée au centre du square en 1874, est l'œuvre du sculpteur Auguste Bosc. La grille extérieure en fer forgé est quant à elle l'œuvre de Marius Nicolas, serrurier nîmois. Sur le piédestal de la statue, près de la dédicace, se trouvent ces quelques vers du poète nîmois Jean Reboul :

  • « Le Nîmois est à demi romain,
  • Sa ville fut aussi la ville aux sept collines,
  • Un beau soleil y luit sur de grandes ruines,
  • Et l'un de ses enfants se nommait Antonin. »
Place d'Assas[modifier | modifier le code]

Place du centre-ville avec une imposante fontaine imaginée par l'artiste Martial Raysse au milieu des années 1980.

Place du Marché[modifier | modifier le code]
Place au palmier magistral, animée par la fontaine au Crocodile, créée par les artistes Martial Raysse, Silvio et Vito Tongiani. Le crocodile qui se rafraîchit dans l'eau du bassin en marbre et le palmier rappellent les armoiries de la ville. Il s'agit du seul endroit de Nîmes où figure une plaquette de nom écrite en occitan (Plan dau mercat).

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Ancien fort dit « Vauban »[modifier | modifier le code]

Datant de la fin du XVIIe siècle, sa porte d'accès est surmontée d'une remarquable coquille Saint-Jacques sculptée. Il fut construit pour prévenir des menaces venant de l'intérieur, au temps de la Réforme. L'édifice est aujourd'hui le site principal de l'université de Nîmes.

Architecture ferroviaire[modifier | modifier le code]

Ensemble formé par les bâtiments de la gare des marchandises[modifier | modifier le code]

Le pavillon néoclassique à colonnes doriques, donnant sur la route d'Uzès, date de 1839 et constituait, avec son frère jumeau hélas disparu en 1977 lors d'un élargissement du carrefour, la première gare de Nîmes.

Anciennes rotondes de garage des locomotives[modifier | modifier le code]

Hélas détruites durant la Seconde Guerre mondiale, leurs emplacements ont été en partie rénovés et quelques anciennes colonnes en fonte subsistent. En revanche, la grande et magnifique halle métallique de ce dépôt existe toujours et abrite une partie du musée du chemin de fer.

Viaduc à arceaux et gare centrale Feuchères-Talabot[modifier | modifier le code]

Long de 2 km, il dessert l'actuelle gare centrale. Sa façade monumentale, l'une des premières et des plus anciennes en France à posséder de telles proportions, est ponctuée de près de 20 arches à son rez-de-chaussée et autant de grandes fenêtres à arcades au premier étage (1842-44) ; clin d'œil aux arènes romaines…) avec horloge en son centre. Les vastes frontons qui couronnent l'ensemble ne furent ajoutés qu'entre 1947 et 1948 afin de masquer la nouvelle marquise en voile de béton lors de l'électrification de la ligne. Si la gare a la particularité d'être établie au premier étage et la ligne de passer sur un viaduc surplombant la ville, c'est tout simplement parce que les ingénieurs de l'époque ont tenu compte des risques de barrage que constituerait une « voie classique sur remblais » et du barrage que ce dernier constituerait en cas d'inondations de la ville… De plus, élément esthétique non négligeable, toutes ces arcades ouvertes permettaient, à l'origine, d'apercevoir l'autre côté de la ville (alors la campagne). Mais au fil des décennies, nombre de ces arches furent bouchées pour créer garages et autre ateliers et il aura fallu attendre la catastrophe du 3 octobre 1988 pour voir rouvrir certaines d'entre elles. L'idéal serait bien entendu la réouverture totale de l'ensemble des arcades afin de diminuer la coupure fort disgracieuse que ce « pont bouché » engendre et dans un but de réunification du centre-ville avec les quartiers souvent oubliés dits de « derrière la gare ».

Architecture vernaculaire[modifier | modifier le code]

Capitelles, clapas et mazets[modifier | modifier le code]

La commune de Nîmes, très étendue par sa superficie, possèderait, selon une estimation, plus de 1500 capitelles, abris ou cabanes de pierre sèche, témoins de l'architecture vernaculaire locale. Sans oublier les nombreux murs d'enclos et autres clapas, construits sur le même principe du XVIIe au début du XXe siècle : ils forment un ensemble unique et exceptionnel protégé, en théorie, depuis 25 ans par la « Charte de la garrigue ». Notons aussi la présence de très nombreux masets ou mazets.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Nîmes propose une offre culturelle relativement correcte. Les théâtres sont également nombreux, malgré l'absence d'un grand théâtre, qui manque cruellement à la ville depuis la destruction de l'ancien théâtre par les flammes en 1952. Cette liste tend à énumérer les lieux culturels fréquemment visités, importants ou ayant une certaine influence sur les habitants.

Musées[modifier | modifier le code]

Muséum d’histoire naturelle et Musée archéologique[modifier | modifier le code]
Musée archéologique de Nîmes.

Le Muséum d’histoire naturelle est installé dans l'enceinte du collège des Jésuites (XVIIe siècle), ce musée fut aménagé en 1892 et n'a guère changé depuis… Il abrite de très riches collections relevant des domaines des sciences de la nature et des sciences de l’homme (il se classe tout de même au 7e rang national pour la richesse de ses collections relevant de tous les domaines des sciences de la nature et de certains secteurs des sciences de l'Homme). Il possède notamment le fabuleux herbier de l'érudit nîmois Jean-François Séguier. Mais le bâtiment se trouve dans un état de conservation alarmant et mériterait une rénovation complète attendue depuis fort longtemps. De nombreuses salles ont dû être fermées au public pour des raisons de sécurité. La qualité de la présentation muséographique ainsi que son importance s'en trouvent fortement pénalisées (de nombreuses pièces dorment dans les réserves attendant d'être exposées au public à la faveur d'une hypothétique rénovation).

Musée archéologique est un des musées importants de France avec une très riche collection d'antiques. Installé bien à l'étroit dans une partie l'ancien collège des Jésuites (XVIIe siècle) qui possède une chapelle (qui abrite aussi le musée d'ethnologie et des sciences humaines précédemment évoqué), il présente des collections de l’âge du bronze à l’époque gallo-romaine des céramiques sigillées, des vaisselles en bronze, des parures, des objets artisanaux, des verreries romaines, des monnaies issues du remarquable médailler, des maquettes des monuments antiques remontant au XIXe siècle, de superbes mosaïques et surtout une très importante collection d’inscriptions latines sur stèles souvent en rapport avec la gladiature, spécificité nîmoise de l'époque (épigraphie)[55].

Ces deux musées, totalement obsolètes, constituent un net handicap pour une éventuelle candidature de la ville au patrimoine mondial de l'UNESCO. Lauréate du concours, Elizabeth de Portzamparc a fait une proposition particulièrement audacieuse en vue d'un futur musée de la Romanité. Construit sur le site de l'Ilot Grill en face des arènes son ouverture aurait du être prévue pour le premier semestre 2017 mais force est de constater qu'à la mi 2014 les travaux n'ont pas commencé[56] .

Musée du Vieux Nîmes[modifier | modifier le code]

Le Musée du Vieux Nîmes présente la vie, la culture, l'économie et l'artisanat nîmois depuis la fin du Moyen Âge. Il est installé depuis 1921 dans l'ancien évêché de la fin du XVIIe siècle, près de la cathédrale. On regrettera cependant, une fois de plus, que de nombreuses pièces de la collection soient invisibles ...

Musée des beaux-arts[modifier | modifier le code]
Le Musée des Beaux Arts.

Le musée des beaux-arts, construit en 1907 sur les plans de l'architecte nîmois Maximilien Raphel, a été réaménagé en 1986-1987 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte autour d'une mosaïque romaine découverte en 1883 (Le Mariage d'Admète). Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des œuvres italiennes des XVIe et XVIIe siècles, une collection de peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècles. Remarquer l'immense et superbe mosaïque romaine à laquelle la salle centrale du musée sert d'écrin. Cette mosaïque a été découverte à l'occasion de la construction des anciennes halles centrales de type « Baltard » en 1883-84. Le musée, situé rue Cité-Foulc, à l'écart du traditionnel circuit touristique, mérite cependant un détour.

Carré d'Art[modifier | modifier le code]
Le Carré d'Art.

Le Carré d'Art se trouve face à la Maison Carrée qui se reflète dans ses vitres. Il a été construit à l'emplacement de l'ancien grand théâtre néoclassique (1798) détruit par les flammes en 1952. Conçu par l'architecte Norman Foster le Carré d'Art regroupe la bibliothèque municipale classée, conservant un fonds ancien et proposant tous les services d'une médiathèque moderne, ainsi que le musée d'art contemporain, complété par une audiothèque et une médiathèque. La collection du musée comprend près de 370 œuvres et offre un panorama de la création contemporaine des années 1960 à nos jours[57]. Cette opération urbanistique de grande envergure a permis de retrouver une sorte de forum nîmois.

Musée des cultures taurines[modifier | modifier le code]

Inauguré en mai 2002 dans l'ancien bâtiment du Crédit municipal (anciennement « Le Mont de Piété »), à proximité des arènes, ce lieu unique en France permet de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte du taureau et offre un véritable panel des traditions régionales (très présentes) et internationales.

À Nîmes, la culture taurine et plus spécifiquement la tauromachie est extrêmement marquée. On peut constater l'ancienneté de ce rite en observant attentivement l'amphithéâtre romain : deux avant-corps de taureaux, émergeant d’un frontispice, rappellent l’univers des jeux taurins de l'époque. Leur présence s’expliquerait par le goût de l’empereur Auguste pour cet animal, car ses ancêtres venaient de la ville qui l’honorait, Thurium. Aujourd'hui, si la corrida est le spectacle le plus prisé des arènes et le plus présent, il en est d’autres très appréciés : outre certains combats sans « mise à mort », les courses à la cocarde, ou courses camarguaises, connaissent un grand succès. Ce jeu réunit dans l’arène taureau ou vachette d’une part, et raseteurs d’autre part ; il s’agit pour ces derniers de décrocher, à l’aide d’un peigne, la cocarde fixée entre les cornes de l’animal. Ce jeu demande beaucoup de souplesse et de vivacité pour les raseteurs qui doivent éviter les charges et les cornes de l’adversaire en sautant sur les barricades qui entourent la piste.
Musée du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Exposition d'ancien matériel (dont une locomotive), histoire, documentation, modélisme. Les amateurs d'architecture métallique du XIXe siècle seront comblés par la très grande halle, ayant échappé aux bombardements de 1944, qui donne accès à ce musée très instructif.

Théâtres et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Théâtre ATP
  • Théâtre de Nîmes
  • L'Odéon
  • Théâtre Christian Ligier
  • Théâtre Beau Parleur
  • Théâtre Télémac
  • Théâtre du Périscope
  • Comédia 7 : salle de spectacle
  • Paloma : scène de musiques actuelles (SMAC) inaugurée le 7 septembre 2012 à Courbessac.

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Cinéma complexe Forum Écusson (Groupe Kinépolis): 4 salles
  • Cinéma d'Art et d'Essai Le Sémaphore: 5 salles
  • Cinéma multiplexe Cap' : 10 salles (ouverture courant 2014 dans le nouveau quartier du triangle de la gare)
  • Cinéma multiplexe Forum Kinépolis, en périphérie

Sociétés savantes, culturelles, religieuses[modifier | modifier le code]

La Maison du Protestantisme.
Académie de Nîmes[modifier | modifier le code]

L'Académie de Nîmes est une des plus anciennes sociétés savantes de France. Officiellement reconnue par Louis XIV, l'Académie royale de Nîmes s'est vue conférer, par lettres patentes d'août 1682 « les honneurs, privilèges, facultés, franchises et libertés » dont jouissait depuis 1635 l'Académie française. Fidèle à ses traditions, elle travaille à l'enrichissement du patrimoine culturel, local (Nîmes, Gard), régional (Languedoc-Provence) et national. Sans jamais oublier la devise inscrite au fronton de son hôtel du 16 de la rue Dorée : Ne Quid Nimis (Rien de trop).

Maison du Protestantisme[modifier | modifier le code]

Centre de rencontres, d’accueil et d’échanges, la Maison du Protestantisme se veut la vitrine nîmoise des Réformés et de leur histoire, très liée à la cité. Située à deux pas de la Maison Carrée et du Carré d’Art, elle a vocation à recevoir les visiteurs en organisant des circuits touristiques protestants. Quelques vitrines donnent un aperçu des collections du patrimoine réformé, qui manquent d’un espace permanent d’exposition au Musée du Vieux-Nîmes. La Maison du Protestantisme (qui n’est pas un temple) est selon ses responsables, une « expérience de médiation entre une confession religieuse et son environnement urbain ». À l’échelle du département, elle met en place des itinéraires : « Sur les traces des huguenots, des Cévennes à la Méditerranée ».

Bibliothèques et médiathèques[modifier | modifier le code]

Galeries, salles d'expositions[modifier | modifier le code]

  • Chapelle des Jésuites : expositions temporaires[58]
  • Galerie 4 : galerie d'Art
  • Galerie Anne Paulin : Galerie d'Art
  • Galerie Jules Salles : Galerie d'Art
  • Galerie des Arènes : Galerie d'Art

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Il existe pour certains produits locaux l'appellation d'origine contrôlée « de Nîmes ». La plupart des spécialités du département du Gard sont fabriquées et/ou vendues à Nîmes. La liste suivante en rappelle les principales.

Avolas.

Les Dragées Amande : Accompagnant plusieurs générations de Gardois, la Maison BEZ ouvrit sa première boutique en 1860 au 16 bis, rue Nationale. Elle y demeura jusqu'en 2008, date de son déménagement temporaire au centre commercial des 7 Collines (ancien Géant Casino).

La brandade de Nîmes : Plat typiquement nîmois (depuis le Moyen Âge, la morue était échangée contre le sel de Camargue, d'où sa présence en abondance), la recette de la brandade de morue est signalée dès 1786. Ce mets a acquis son titre de noblesse en 1830 grâce au célèbre cuisinier Charles Durand. La brandade de Nîmes est faite de morue dessalée que l'on monte avec de l'huile d'olive et un peu de lait. Servie de préférence chaude, la brandade se mange également en feuilleté ou tout simplement mélangée à la purée de pommes de terre.

Olives de Nîmes.

L'olive et l’huile d’olive de Nîmes : L'olive de Nîmes est une picholine. Sa chair abondante, ferme et douce se croque verte. Son huile au goût très fruité provient de fruits murs récoltés en décembre et janvier.

La tapenade : C'est une pâte d'olives noires ou vertes que l'on pile avec des anchois, des herbes de Provence et de l'huile d'olive. On la déguste froide, tartinée sur du pain grillé.

L'agneau de Nîmes : L'agneau de Nîmes est élevé sous la mère. Son âge ne doit pas dépasser trois mois. Ainsi sa viande très blanche reste particulièrement goûteuse et appréciée des gourmets.

Le croquant Villaret : Sa recette tenue secrète par la famille Villaret et ses successeurs n'a pas changé depuis 1775. C'est un biscuit mince et doré fait à base de farine, de sucre, d’eau, de fleur d’oranger, d’extrait de citron et d'éclats d'amandes, et particulièrement dur.

Le petit pâté nîmois : C'est une croûte blonde, petite boîte ronde qui cache sous son couvercle un pâté réputé. On le trouve aux halles de Nîmes, dans quelques charcuteries et pâtisseries et on le déguste chaud.

Gariguettes.

La fraise de Nîmes : Disponible dès le 15 mars, la « fraise de Nîmes » est la première fraise printanière de France. De forme allongée et élégante, les deux variétés « gariguette » (qui n'est pas strictement une spécialité nîmoise) et « ciflorette » sont précoces, cultivées en pleine terre, et particulièrement parfumées.

Les Costières et les coteaux du Languedoc : Le vignoble des Costières s'étend au sud de la ville sur 12 000 hectares. Celui des coteaux du Languedoc s’étend plus à l’ouest de la ville. Rouge, rosé ou blanc, la qualité de ces vins AOC n'a cessé de s'améliorer ces vingt dernières années, permettant à certains costières-de-nîmes et coteaux-du-languedoc de figurer parmi les meilleurs vins français. Les vins de Nîmes, plus particulièrement de Langlade (village en bordure ouest de Nîmes, dans la vallée de la Vaunage), sont loués par des chants provençaux. (Le langlade fut un vin fort apprécié par Louis XIV.)

La zarzuela : Spécialité espagnole adaptée à Nîmes, la zarzuela est une sorte de ragoût espagnol importé par les immigrants ibériques venus s’installer en masse dans la ville, fuyant le franquisme ou la misère. La colonie espagnole est importante à Nîmes et a amené avec elle de nombreuses traditions et coutumes adoptées et adaptées par une ville que les traditions taurines rapprochent de ce qui vient de la péninsule.

La gardianne de taureau : En Camargue, la viande de taureau, viande corsée, se déguste en « gardianne », c’est-à-dire, marinée dans du vin. Elle peut également se déguster en grillade, notamment lors de ferrades et fêtes champêtres en Camargue.

La minerve : Cette spécialité n'est pas strictement de Nîmes mais plutôt du (Gard et de l'Hérault essentiellement). C'est une pâtisserie qui serait née à l’occasion de l’Épiphanie. Les gâteaux des rois invendus par les boulangers auraient été découpés en tranches et recouverts d’une « croûte » sucrée (meringue aromatisée à la fleur d'oranger), donnant ainsi la minerve.

L'oreillette : Fameux beignet gardois, l’oreillette demeure une fabrication très artisanale. Sa forme évoque pour certains le pavillon d’une oreille. Ce beignet est traditionnellement préparé dans les familles et consommé pendant toute la période du carnaval.

La fougasse d'Aigues-Mortes : Fougasse de la cité médiévale d'Aigues-Mortes que l'on peut également trouver dans cette ville. Une brioche glacée au sucre et levée à la fleur d'oranger. La recette reste secrète car cette fougasse est unique dans la région. De nombreuses boulangeries en préparent dans le Gard.

La rouille d'Aigues-Mortes : Rouille de la même cité gardoise avec du poulpe, de la pomme de terre et de l'aïoli, et que l'on retrouve également dans les restaurants nîmois.

Le Gard est également un important producteur d'asperges « blanches » ou « vertes ». L'asperge des sables, quant à elle, est produite en Petite Camargue, dans la vallée du Rhône et dans la plaine de Beaucaire.

Nîmes au Cinéma[modifier | modifier le code]

La ville de Nîmes est une ville riche en patrimoine culturel et cinématographique. Pour la beauté de ses décors naturels et son climat chaud et ensoleillé pratiquement toute l'année, Nîmes attire de nombreux réalisateurs et acteurs tels que François Truffaut, Agnès Varda, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Patrice Leconte ou encore Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Bernadette Lafont et Philippe Noiret, mais bien d'autres encore…

Prochainement est prévue l'ouverture d'un 'Bureau National du Cinéma' ainsi que de 'Studios de Cinéma' (les 3e en France, après Saint-Denis et la Victorine à Nice), afin d'augmenter et de faciliter les tournages.

L'ouvrage Dictionnaire du cinéma dans le Gard de Bernard Bastide et Jacques-Olivier Durand (Presses du Languedoc, 1999) évoque les rapports de la ville au cinéma : histoire des tournages, des salles, des festivals, personnalités cinématographiques originaires de Nîmes.

Quelques films principalement tournés à Nîmes :

Un Réalisateur dans La Ville : Chaque été depuis 2005, à la fin du mois de juillet se tient le Festival de Nîmes « Un réalisateur dans la ville », parrainé par Gérard Depardieu, Carole Bouquet et Jean-Claude Carrière. Chaque année un réalisateur est mis à l'honneur (parmi les précédents : Claude Chabrol, Jean-Paul Rappeneau, Bertrand Blier, Claude Miller, Hugh Hudson, Jean Becker et puis Bertrand Tavernier en juillet 2011) avec projection de films en plein air dans les Jardins de La Fontaine de Nîmes. Ce festival est accompagné de conférences tenues par le réalisateur, dont une MasterClass, et le réalisateur vient accompagné de nombreux acteurs présents dans les films projetés. Il réunit environ 3 000 personnes par soir, soit un total de 14 000 personnes chaque année.

En 2012, le Festival a mis à l'honneur le réalisateur Claude Lelouch. Et en 2013, Jean-Pierre Mocky en fut le Président d'honneur.

Pour la 10e édition du Festival, en juillet 2014, ce sera Patrice Leconte qui présidera le Festival.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Le logo de Nîmes
Médaille du Docte collège des Consuls de Nîmes en 2006

L'emblème de la ville d'aujourd'hui s'inspire de l'iconographie de l'as, monnaie frappée à Nîmes dans les débuts de notre ère, au revers de laquelle figure un crocodile enchaîné à un palmier qui symbolise la soumission de l'Égypte à Rome et où sont frappés les mots : COL NEM. Ces mots ayant la signification de colonia Nemausus, ou Nemausum, ou Nemausensis, ou encore colonie nîmoise.

Le logo actuel de la ville, conçu en 1985 par Philippe Starck a gardé la symbolique romaine, tout en modernisant le trait de manière plus lisible.

Pendant le Moyen Âge, la ville dut perdre entièrement le souvenir de ce symbole, car le sceau de la ville, scellant un acte de 1226 qui était propre à la communauté de Nîmes représentait les quatre consuls de la ville, debout en habits civils[59]. Le blason de Nîmes, vers la même époque, était, dit-on, de gueules plein, armes qui appartenaient à la maison des vicomtes de Narbonne.

Les armes successives de la ville de Nîmes
Au Moyen Âge En 1516 Au XVIe siècle, les consuls de cette vieille cité voulurent orner ce Champ de Gueules vide d'emblème qui composait le blason du Moyen Âge en y plaçant un « Taureau d'Or passant », pour rappeler sans doute l'attachement de la ville à la culture taurine. Ce souhait fut exaucé par François Ier en avril 1516.
Les armes actuelles de la ville de Nîmes
La découverte en 1517 de la médaille portant au revers un crocodile attaché à une palme motiva une nouvelle requête des consuls auprès de François Ier. En 1535 le roi concéda ces nouvelles armoiries à la ville de Nîmes.
Elles se blasonnent ainsi :
« De gueules au palmier de sinople posé sur une terrasse du même. Au crocodile passant et contourné, aussi de sinople, attaché avec une chaîne d'or au tronc du palmier. À la couronne florale d'or, liée d'un ruban du même, accrochée à une palme, en chef de l'écu à dextre. À l'inscription d'or en lettres latines COL à la dextre du tronc et NEM à senestre. »
Depuis 1535
« Un simple champ de gueules » « De gueules, à un taureau d'or passant à dextre » Blason de Nîmes.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Nîmes est l'une des plus grandes villes de garnisons de France et un site clé dans le dispositif de défense français.

Conséquence de la nouvelle organisation territoriale mise en place par le Ministère de la Défense, Nîmes devient à compter du 1er janvier 2011 l'une des 51 bases de défense de métropole. Cette base regroupe en fait les diverses unités déjà stationnées : le 2e régiment étranger d’infanterie (plus de 1 200 personnes), le Groupement de soutien de la base de défense (350 personnes), le 4e régiment du matériel (plus de 300), le centre de formation initiale des militaires (300), l’état-major de la 6e brigade légère blindée (200) auxquelles s'ajoutent le 503e régiment du train ainsi que le groupement de soutien de la base de défense (350 personnes).

Créé en 1841, le 2e REI est le plus ancien des régiments d'infanterie de la Légion étrangère. Son histoire est glorieuse tout au long des XIXe et XXe siècles. Le régiment se distingue particulièrement lors du combat d'El Moungar, au Maroc, le 2 septembre 1903. Cette date symbolique est devenue fête de tradition du régiment. À l'image des autres régiments étrangers, le 2e REI a été engagé lors des combats d’Indochine. Son premier bataillon s'est illustré notamment lors de la bataille de Dien Bien Phu. Par la suite il sera engagé dans les très durs combats de la guerre d’Algérie. Aujourd'hui stationné à la caserne Colonel de Charbrères, le 2e REI est l'un des deux régiments d'infanterie blindée de la 6e BLB. Avec ses 1 320 hommes, le 2e REI a la particularité d'être le plus gros régiment de l'infanterie française.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Extrait du culte de Diane : diana silvis et aquis praeest.

  • Jean Poldo d'Albenas, Discours historial de l’antique et illustre cité de Nismes.., Lyon, Guillaume Roville, 1559/1560 (http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1356.asp?param=)
  • Nouvelle histoire de Nîmes, Roland Andreani, collectif, Privat (fin 2005)
  • Nîmes Antique, Dominique Darde, Patrimoine (2005)
  • Il était une fois… Nîmes, Dominique Balaÿ, Livre Jeunesse, Éditions des Falaises (2005)[60]
  • La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe ‑ IIe siècles av. J.-C., Dominique Garcia, éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 978-2-87772-286-5).
  • Nîmes, Pays Gardois, Collectif, Déclic (2002)
  • Nîmes et le rail, de la « bricole » au TGV, Mazier et Pignède, Du cabri (2001)
  • Nîmes, le choc de la modernité, Catherine Bernié-Boissard, L’Harmattan (2000)
  • L’Enceinte gallo-romaine de Nîmes : les murs et les tours, Pierre Varène, CNRS Éditions (1999)
  • La Rumeur de Nîmes, dix ans après l’inondation, René Domergue, Edisud (1998)
  • Recherches sur Nîmes préromaine : habitats et sépultures, Jean-Louis Py, CNRS Éditions (1998)
  • Journées révolutionnaires à Nîmes, Anne-Marie Duport, Chambon (1998)
  • Nîmes, Jean-Luc Fiches, Académie des belles lettres (1997)
  • L’Arène de Nîmes, Fraigneau, (1997)
  • Joanne, Adolphe, Nîmes et Aigues-Mortes..., Paris, Hachette,‎ 1897, 90 p. (lire en ligne)
  • Le Guide de Nîmes, Christian Liger et Claudette Déom, La Manufacture (1989)
  • Nîmes, Arles et la Camargue, Benoît, Alpina (1946)
  • Nîmes, vingt siècles d’histoire, Jean Vieilleville (1941)
  • Nîmes, son histoire, ses monuments, Igolen, Louis Salles (1939)
  • Frédéric Mistral et l'Académie de Nîmes, Charles Terrin, (1930)
  • Quatre Voyageurs allemands à Nîmes, XVIIe ‑ XIXe siècles, Josef Smets, Annales du Midi, t. 110, no 221, janvier-mars 1998, p. 71-87
  • Les Rues de Nîmes, origine des rues Aimat Serre (1986)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Page d'accueil », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 11 décembre 2012).
  2. Cd Météo France – Pluies extrêmes sur le Sud de la France
  3. « neige 8 mars 2010 à Nîmes », sur BFMTV (consulté le 07 janvier 2013).
  4. Données sur le climat de Nîmes, site de l'Internaute
  5. Nemausus est le nom d'une divinité celtique de la source nîmoise qui a donné le nom actuel de la ville de Nîmes. Nemausus est donc le nom antique de Nîmes.
  6. Objectif Gard - Déviation Nord
  7. La ligne fut construite en grande partie par les Nîmois Paulin Talabot et Charles Dombre. Sur cette ligne circule le train appelé Le Cévenol. Cependant, le nom de « Cévenol » a disparu depuis 2007[réf. souhaitée]. Ce train permet au voyageur de s'offrir un voyage touristique pittoresque à travers les paysages sauvages des Cévennes, de la haute Lozère et des gorges de l'Allier. Cette ligne réalise au passage la desserte TER des villes d'Alès, La Grand'Combe, Chamborigaud, Génolhac, Villefort, La Bastide-Puylaurent/Saint-Laurent-les-Bains (point culminant de la ligne à 1 050 mètres et correspondance pour Mende) et enfin Langogne. D'Alès, il y a la possibilité de rejoindre Saint-Ambroix et Bessèges dans la haute vallée de la Cèze
  8. Avec la particularité que ces circulations sont astreintes à un rebroussement au niveau du Poste 3 de Nîmes-Courbessac (en attendant le futur viaduc), pour rejoindre leur ligne
  9. « Page d'accueil », sur Un site de la mairie de Nîmes consacré aux grands travaux (consulté le 14 novembre 2012).
  10. « 20 M€ pour l'avenir de l'artisanat » (consulté le 14 décembre 2012).
  11. Voir également Nemours (Nemausus vers 843)
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968
  13. Histoire abrégée de la ville de Nîmes, avec la description de ses antiquités, Jean François D. Maucomble – 1767
  14. Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004 (ISBN 978-2-87772-286-5).
  15. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire – 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 978-2-87772-331-2), p. 21.
  16. Raymond II fils d’Eudes 918-924 fut le premier. Abrégé de l’histoire de Nismes de Ménard t. 1, p. 77, 1831
  17. Surnom donné à Raymond Bernard (?-1074), père de Bernard Aton (1074-1129)
  18. Division matérielle qui devait remonter au temps des invasions
  19. Les deux factions qui s’étaient formées jouissaient d’une organisation municipale distincte : quatre consuls bourgeois administraient la cité, quatre consuls nobles, le château. La communauté nîmoise demanda à Raimond V, comte de Toulouse, et obtint de lui, en 1194, la confirmation de toutes ses franchises. Ils veillaient séparément ceux-là aux intérêts de la noblesse, ceux-ci de la bourgeoisie, et ne se réunissaient que dans les affaires d'administration d’un intérêt général
  20. « Les religionnaires surprennent la ville de Nîmes, 1569. » (consulté le 27 Mai 2013).
  21. Google Books.
  22. http://www.proxiti.info/dette.php?o=30189&n=NîMES&PHPSESSID=ba4e320f1336595f83ac444d8b02db2a
  23. https://www.decomptes-publics.fr/languedoc-roussillon,19/gard,60/comptes-publics-nimes,11833
  24. Nîmes: un scrutin à hauts risques pour le maire PDG de Cacharel Jean Bousquet Lesechos.fr mai 1995.
  25. Source : Villes et Villages Fleuris
  26. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 07 janvier 2013).
  27. « La Préparation militaire marine de NIMES », sur le site de l'association Net-Marine (consulté le 14 novembre 2012).
  28. Voir article de l'Insee : Les communes de France les plus peuplées.
  29. Unités urbaines de plus de 100 000 habitants
  30. Nouvelles aires urbaines
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  33. un million de visiteurs par an
  34. vigneron-independant.com
  35. Insee - La région par thème Insee – Revenus
  36. CNAF cnaf.fr
  37. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  38. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  39. http://www.epsilon.insee.fr/jspui/bitstream/1/5196/1/synthese0511.pdf INSEE : Salariés des zones franches urbaines en Languedoc Roussillon en 2005
  40. [1]
  41. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  42. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  43. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  44. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=30189-COM&idTheme=2 INSEE Statistiques 2009 Nimes
  45. PDF Fiche Actiparc Nimes Métropole NOV 2012
  46. « Vin Nîmes », sur le site commercial vin-vigne.com (consulté le 14 novembre 2012).
  47. Hubert Gautier, L'histoire de la ville de Nismes et de ses antiquitez sur Google Livres
  48. M. Ménard, Histoire des Antiquités de la Ville de Nismes et de ses environs sur Google Livres
  49. Alain Veyrac, Nîmes romaine et l'eau, CNRS Éditions,‎ 2006 (ISBN 978-2-271-06444-8)
  50. « Palais de justice », base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Charles-Étienne Durand 1762-1840
  52. « Hôtel de Bernis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Hôtel Meynier de Salinelles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Hôtel Régis », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. musees.nimes.fr
  56. [2]
  57. La liste des œuvres est disponible sur un site externe.
  58. Chapelle des Jésuites : expositions temporaires
  59. Actuellement ce sceau fait partie des ornements vestimentaires du « Docte Collège des Consuls de Nîmes ».
  60. « Il était une fois...Nîmes », sur le blog de Dominique Balaÿ, illustrations de Jean Michel Aroyo (consulté le 14 novembre 2012)