Le Creusot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Creusot
Le Creusot - Le Marteau-pilon
Le Creusot - Le Marteau-pilon
Blason de Le Creusot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
Creusot-Est
Creusot-Ouest
Intercommunalité Communauté urbaine Creusot-Montceau
Maire
Mandat
André Billardon
2014-2020
Code postal 71200
Code commune 71153
Démographie
Gentilé Creusotins
Population
municipale
22 620 hab. (2011)
Densité 1 249 hab./km2
Population
aire urbaine
42 846 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 05″ N 4° 26′ 28″ E / 46.8014, 4.441146° 48′ 05″ Nord 4° 26′ 28″ Est / 46.8014, 4.4411  
Altitude Min. 316 m – Max. 516 m
Superficie 18,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Creusot

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Creusot
Liens
Site web http://www.le-creusot.fr

Le Creusot est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne. Elle fait partie de la métropole Rhin-Rhône. Le Creusot est la septième ville de Bourgogne en termes de population, avec 22 783 habitants, une agglomération de 34 272 habitants et enfin une aire urbaine de 42 846 habitants.

Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec environ 23 000 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par la technologie de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (Arcelor-Mittal), de l'énergie (Areva, General Electric Oil & Gas, Siag), des transports (Alstom, Safran-Snecma), etc. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Écomusée ainsi que l'Académie François Bourdon, centre d'archives industrielles, qui retracent l'épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d'attractions et de balades en train touristique côtoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature.

Le Creusot est, par ailleurs, le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son Institut universitaire de technologie (4 départements, 6 licences professionnelles) et le centre universitaire Condorcet [1] (4 filières DEUG, DESS), antenne de l'université de Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la plaine des Riaux.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Creusot est une ville de Saône-et-Loire, au sud de la Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage (avec un paysage de bocage très présent) mais également par la viticulture puisque les célèbres cépages bourguignons s'épanouissent à quelque 20 km au nord et à l'est du Creusot. On peut aussi noter la proximité du massif du Morvan (et notamment du Mont Beuvray). Tout proche également, se situe le village d'Uchon, qu'on appelle La Perle du Morvan, il est remarquable par ses éboulis de granit, notamment la Pierre qui croule, les Rochers du Carnaval. Bien qu'aucun cours d'eau ne la traverse, les plans d'eau ne sont pas rares tout autour de la ville (lac de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et lac de Montaubry).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marmagne Saint-Sernin-du-Bois Saint-Firmin Rose des vents
N Le Breuil
O    Le Creusot    E
S
Montcenis Torcy

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Creusot dispose d'un réseau de transport en commun par bus assuré par une entreprise de la CCM, Creusot Montceau Transport (CMT). La gare du Creusot est desservie par les TER Bourgogne mais les Creusotins ont également accès au TGV grâce à la gare Le Creusot-TGV. La ville est proche de l'autoroute puisque la route nationale 80 relie Le Creusot à l'A6 en 25 minutes, André Jarrot est à l'origine de son tracé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Château de la Verrerie.

Jusqu'en 1836[modifier | modifier le code]

En 1768, Gabriel Jars montre l'intérêt du gisement de charbon dit de la Charbonnière, déjà connu dans les environs depuis quelques siècles. Il explique au propriétaire François de la Chaise la possibilité de transformer le charbon en coke, et suggère d’installer à cet endroit des manufactures « pouvant être reliées par route à Chalon sur la Saône et à l’Arroux qui se jette dans la Loire[1]. » Jusqu'en 1782, Le Creusot ne reste cependant qu'un hameau sans industrie, situé au lieu-dit La Combe Denis, le village le plus important à proximité étant alors Montcenis. En 1782, une fonderie royale est construite au Creusot pour profiter des ressources en houille de la région, cette manufacture de canons est la première usine de la ville. Un ingénieur et industriel anglais, William Wilkinson participera au développement de la métallurgie. La famille royale décide également de construire au Creusot la cristallerie de la reine en 1786. Après la Révolution, en 1818, la fonderie et la cristallerie changent de propriétaire. Les forges sont rachetées en 1826 par Manby et Wilson, qui font faillite en 1833.

C'est en 1836 qu'entre en scène une famille lorraine, la famille Schneider. Eugène et Adolphe Schneider, à la recherche d'un site permettant l'établissement d'aciéries, décident de racheter les forges du Creusot qui possédaient les réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet et dont la région ne manquait pas de minerai de fer (mines de Mazenay-Change). Les Schneider mettent en place un plan de développement industriel et urbain du Creusot.

1836-1960[modifier | modifier le code]

Marteau-pilon du Creusot.

Commence alors plus d'un siècle de domination Schneider sur la ville du Creusot. Eugène et Adolphe Schneider se tournent vers des productions résolument modernes, destinées notamment au chemin de fer (locomotives, rails en acier) ou à l'armée (canons, blindages) et dont la qualité est mondialement reconnue. La société se distingue par la production d'aciers spéciaux (metal, fonte) ainsi que par l'utilisation d'outils modernes comme, par exemple, le marteau-pilon à vapeur qui permet de forger des pièces avec une grande précision. Ainsi les aciers du Creusot se montrent souvent à leur avantage lors des concours (Exposition Universelle) par rapport à leurs concurrents (Vickers, Krupp AG, Škoda). Le Creusot n'est plus une bourgade mais une ville-usine. C'est le fief des Schneider qui s'y font aménager en résidence la cristallerie royale (appelée château de la Verrerie). La mairie est à plusieurs reprises dirigée par des membres de la famille. Adolphe et Eugène se servent de la ville pour appuyer leurs ambitions politiques : Eugène Schneider est plusieurs fois député et même président du corps législatif de 1867 à 1870.

Le Creusot et ses usines

La ville et ses usines, qui comptent alors environ 10 000 ouvriers, sont aussi le foyer de mouvements sociaux dont le développement affronte une sévère répression. Autour de 1870, des figures du militantisme ouvrier tels qu'Eugène Varlin, Benoît Malon, Adolphe Assi ou Jean-Baptiste Dumay y sont impliquées. En janvier 1870, la question du contrôle de la caisse de secours mutuel donne lieu à des arrêts de travail qui débouchent sur deux grèves en janvier (10 jours) puis en mars (23 jours). L'intervention de l'armée (4 000 hommes en janvier) fait 6 morts parmi les ouvriers. Après la chute du Second Empire le 4 septembre, Eugène Schneider, alors président du corps législatif, se réfugie en Angleterre. Jean-Baptiste Dumay est nommé maire de la ville. Le 26 mars 1871, en écho à l'insurrection parisienne, Dumay et la garde nationale proclament la Commune du Creusot. Mais l’armée prend le contrôle de la ville et dès le 28 mars, le mouvement est étouffé. La fin du XIXe siècle connaît un regain de tensions sociales qui culminent avec la grève générale de 1899, très dure. Eugène II Schneider fait appel à l'armée. La répression antisyndicale se traduit par des renvois en masse et marque durablement les esprits. Plus tard, en 1936, Le Creusot ne connaîtra pas un seul jour de grève.

La société Schneider diversifie son implantation industrielle avec la construction de nouvelles usines à Chalon-sur-Saône, à Montchanin ou plus tard au Breuil, mais Le Creusot reste le cœur de l'entreprise. Lors de la Première Guerre mondiale, celle-ci participe à la fabrication des premiers tanks français avec le char Schneider CA1. L'activité se diversifie également dans la production d'équipements électriques. C'est à cette époque que la société Schneider a employé le plus grand nombre de salariés avec près de 20 000 ouvriers[2]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville, grand centre industriel doté de capacités de production d'armes, est occupée le 17 juin 1940 par le régiment Grossdeutschland. Pour arrêter toute production, les aviations anglaise et américaine bombardent la ville à plusieurs reprises. Le bombardement du 17 octobre 1942, par la RAF, fait 63 morts et plus de 250 blessés. Le bilan est encore plus lourd dans la nuit du 20 au 21 juin 1943 : plus de 300 morts et 1000 blessés, destruction au moins partielle de l'hôtel-Dieu, de l'hôtel de ville, du château de la Verrerie et de trois églises. Ces bombardements ont laissé un souvenir très fort dans la mémoire des Creusotins car c'est essentiellement la population, plus que les usines, qui a été touchée.

Paternalisme[modifier | modifier le code]

Statue d'Eugène Schneider.

De 1836 à 1960, au Creusot, tout tourne autour de la sidérurgie et de la dynastie Schneider. Celle-ci déploie un paternalisme qui tend à réguler tous les aspects de la vie des Creusotins. Les aciéries emploient au moins un membre de chaque famille creusotine. Des écoles sont créées (les dernières fermeront leurs portes au milieu du XXe siècle), un dispensaire puis un hôpital sont mis en place, des logements sont bâtis pour les ouvriers et les ingénieurs (on peut encore voir aujourd'hui au Creusot leurs quartiers respectifs). Tous ces aménagements permettent d'améliorer la vie des Creusotins qui travaillaient souvent dans des conditions difficiles (on cite en particulier les puddleurs dont l'espérance de vie était très limitée).

Les habitants entretiennent des relations passionnelles avec leurs patrons (les Schneider), tantôt s'engageant contre eux dans des luttes syndicales très dures (la grande grève de 1899), tantôt leur rendant de vigoureux hommages en se cotisant pour leur ériger des statues ou en se mobilisant à l'occasion des événements de la famille (mariages ou enterrements par exemple).

Réalisations des usines au temps des Schneider[modifier | modifier le code]

Canons à l'entrée du château de la verrerie.
  • Des locomotives à vapeur avec, notamment, La Gironde (1838), une des premières locomotives françaises.
  • Des locomotives électriques comme la BB 9004 détentrice en 1955 du record du monde de vitesse sur rail avec 331 km/h.
  • Des aciers spéciaux au nickel (1889).
  • Les canons français des guerres franco-allemandes.
  • Des plaques de blindage pour les navires.
  • Le marteau-pilon à vapeur du Creusot, permettant un travail très précis de l'acier. Il est devenu l'emblème de la ville. Depuis le 20 septembre 1969, il est à l'entrée de la ville du Creusot.
  • Les premiers rails français en 1827, des rails en acier dès 1868, (pour l'anecdote, le TMB — tramway du Mont-Blanc — utilise encore les rails Schneider).
  • Des navires et sous-marins pour le ministère de la guerre (des chantiers ont été installés à Chalon-sur-Saône).
  • De nombreux matériels électriques.
  • Des charpentes métalliques de ponts ou de gares (gare de Santiago du Chili en 1896).
  • Un des premiers ascenseurs de la tour Eiffel est un ascenseur Schneider qui sort des usines du Creusot encore visible sous un des piliers.

Difficultés[modifier | modifier le code]

L'entreprise, au fil des ans, devient un immense conglomérat où se côtoient les activités sidérurgiques et électriques (développées à partir de la fin du XIX siècle). Mais cette belle mécanique se grippe en 1960 avec la mort de Charles Schneider. Orpheline, l'entreprise n'est plus la même. L'âge d'or est bien loin lorsqu'éclate le choc pétrolier de 1973. Les usines Schneider (intégrées alors dans le groupe Creusot-Loire) entrent dans une terrible période de difficultés financières qui aboutit au dépôt de bilan en 1984. Les mouvements sociaux se multiplient au Creusot en 1983-1984 mais sans succès et la plus grande partie de l'usine disparaît. Les activités sidérurgiques ayant survécu aux difficultés sont intégrées au groupe Usinor (depuis Arcelor, et maintenant Arcelor Mittal) tandis que l'entreprise se recentre sur ses activités électriques (Schneider Electric). La ville perd ici son plus grand pourvoyeur d'emplois.

Temps présent[modifier | modifier le code]

L'usine de la Snecma au Creusot.
Usines du Creusot.

Saigné à blanc par le dépôt de bilan de Creusot-Loire en 1984, le Creusot a réussi à dépasser cette période sombre de son histoire : la plupart des activités historiques ont été reprises par différents grands groupes mondiaux ; de plus, d'importants efforts ont été menés pour diversifier les activités.

De sorte qu'aujourd'hui le site industriel ne comporte aucune friche. Y sont notamment implantés :

  • General Electric Oil & Gas à travers l'usine de Thermodyn (compresseurs industriels, turbines à vapeur) ;
  • ArcelorMittal via notamment Industeel (aciers spéciaux) ;
  • Safran via la Snecma (disques pour réacteurs d'avions). L'usine Snecma est d'ailleurs un des symboles de la renaissance du Creusot, de par son architecture moderne et de par sa localisation. Elle a en effet été construite sur les ruines des plus anciens bâtiments de Creusot-Loire ;
  • Areva avec la forge du Creusot (nucléaire), qui a réalisé en 2007 d'importants investissements (75 millions d'euros) pour y installer trois tours géants (les plus grands d'Europe) permettant de réaliser des pièces pour les centrales nucléaires, en particulier l'EPR ;
  • Alstom, avec une de ses principales usines qui produit des bogies (TGV, métros, tramways…).

D'autres entreprises encore ont fait le choix du Creusot comme BSE (électronique), Siag (mâts d'éoliennes), Pinguely Haulotte (nacelles élévatrices), NFM (tunneliers et grands systèmes mécaniques)…

Dans cette conjoncture, les Creusotins tentent de rénover leur ville afin de développer de nouvelles sources d'emplois notamment dans le secteur tertiaire qui se développe rapidement depuis quelques années.

La ville s'est, depuis 1984, beaucoup transformée. Les vastes étendues d'ateliers ont disparu pour laisser place à d'autres activités. La ville a ainsi développé une politique de loisirs en créant un parc d'attractions mettant en avant le thème, historique pour la cité, de la locomotive. L'ancienne cristallerie royale qui avait été transformée en château par la famille Schneider s'est muée en Écomusée. Les anciennes halles de construction de locomotives ont été transformées en bibliothèque universitaire. D'importants travaux sont toujours effectués pour redonner vie aux rues marchandes de la ville. Une association, l'académie Bourdon, s'est créée afin d'organiser les archives des usines qui sont mises à la disposition des chercheurs. L'association crée également des expositions. Pour se donner de plus grands moyens, Le Creusot a cofondé la Communauté urbaine Creusot-Montceau (CCM), qui regroupe 19 communes de la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville du Creusot
Les maires du Creusot
Date d'élection Identité Informations complémentaires
1815 Jean-François Chagot
1825 Henri Marie-Françoise Chagot
1831 Louis Hippolyte Chagot
1832 Henri Pognon Chef comptable des forges du Creusot
1841 Adolphe Schneider Copropriétaire des forges du Creusot
1845 Désiré Lemonnier Directeur des forges du Creusot
1855 Alfred Deseilligny Gendre d'Eugène Schneider et Directeur des forges du Creusot
1866 Eugène I Schneider Copropriétaire des forges du Creusot
1870 Jean-Baptiste Dumay Socialiste (A.I.T.), nommé par le préfet
1871 Henri Schneider Copropriétaire des forges du Creusot
1896 Eugène II Schneider Copropriétaire des forges du Creusot
1900 Docteur Rebillard Soutenu par l'usine (élu sur une liste sur laquelle figure Eugène II Schneider)
1919 Docteur Marcel Bichet
1925 Paul Faure Socialiste (S.F.I.O.)
1929 Victor Bataille Radical indépendant, soutenu par l'usine
1944 Marcel Jacquemin Désigné par le comité de libération de la ville
1947 Dr Jean Garnier Gaulliste (U.N.R.)
1966 Henri Lacagne Gaulliste (U.D.R.)
1977 Camille Dufour PS, ex-Syndicaliste C.F.D.T., réélu en 1983 et 1989
Depuis 1995 André Billardon Socialiste (P.S.), réélu en 2001, 2008 et 2014

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 22 620 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 545 1 145 1 332 1 218 1 334 2 700 4 012 6 303 8 083
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 390 16 094 23 872 22 890 26 432 28 125 27 301 28 635 32 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30 584 33 437 35 587 38 396 32 419 32 034 29 417 24 106 28 663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
33 737 34 102 33 366 32 149 28 909 26 283 23 813 22 620 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Le Creusot a longtemps vibré au rythme des performances de son équipe de rugby, jadis présente au plus haut niveau du championnat français (Club olympique Creusot Bourgogne). Elle possède également l'équipe Creusot Cyclisme.

En football, plusieurs clubs évoluent au Creusot, avec notamment la JO Creusot, l'ANFE et Le Creusot portugais.

En basket, elle possède l'équipe de l'ABC regroupant des minimes très prometteurs. L'équipe sénior féminine reste le fanion du club puisqu'elle évolue en Nationale 2, dont elle a disputé les play-offs d'accession en Nationale 1 lors de la saison 2010-2011.

En escrime, l'Espérance réalise: 36 podiums nationaux, 2 podiums mondiaux et 1 européen de Bérénice Vignard en 2001 à GDANSK et 2004, sans oublier la 4e place de Gaby Venot au Challenge MONAL en 1960.

En handball, le Creusot Torcy Montchanin Handball (CTM HB) a une équipe masculine des -18 ans, tenante du titre de champion de Bourgogne. Ils sont entraînés par Alain Holder. Leurs ainés, eux, sont en pré-national.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Églises[modifier | modifier le code]

Église Saint Henri
  • Église catholique Saint-Henri (la plus importante de la ville) avec un carillon de 25 cloches[7] dont quatre de volées classé MH en 1994[8], une rareté dans la région.
  • Église catholique Saint-Charles.
  • Église catholique Saint-Laurent.
  • Église catholique Saint-Eugène.
  • Temple réformé de l'ERF.
  • Centre Evangélique - 74 rue Edith Cavel (Assemblées de Dieu de France - ADD)

Musées[modifier | modifier le code]

Le château de la Verrerie est en partie occupé par l'Écomusée chargé de mettre en valeur le patrimoine, notamment industriel, du Creusot et de sa région.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La ville du Creusot s'est dotée d'une médiathèque fin 2007. Les locaux de l'ancienne bibliothèque municipale (quartier de la Molette) furent réhabilités pour accueillir de nouveaux documents (DVD notamment) et offrir de nouveaux services (postes multimédias). Le secteur Musique regroupe l'un des fonds les plus importants du département.

Scène artistique[modifier | modifier le code]

Alto au Creusot.

Le Creusot possède une scène nationale, L'Arc, située au cœur de ville et qui accueille chaque année des artistes de renom (se sont notamment produits Julien Clerc, Bernard Lavilliers ou encore la troupe de théâtre Les Deschiens). Des associations proposant diverses animations existent également. Par exemple l'une d'elle, La Baraque, lieu de convivialité a pour but de produire des projets amateurs accessibles à tous (concerts, observation d'étoiles, expositions, théâtre, des projections de vidéos, etc)[9]. Théâtre avec ENTR'ACTES fait également partie du paysage Creusotin, avec plusieurs spectacles montés chaque année en partenariat avec la Cie DIVADELKO http://www.divadelko.org . Elle organise également des ateliers théâtre sous forme de stages dans toutes la France et du coaching en développement personnel en direction des entreprises nationales. Elle s'engage entre autres, auprès des personnes présentant des déficiences intellectuelles avec qui elle monte des spectacles en Saône et Loire. Au niveau musical une longue tradition existe dans la ville avec l'Harmonie des usines fondée au XIXe siècle par les Usines Schneider. Devenue aujourd'hui Harmonie municipale, elle continue à animer la vie de la cité. La ville possède un très beau conservatoire, dans les locaux de l'Alto, où pas moins de trente disciplines sont enseignées de façon sérieuse.

L'Orchestre symphonique de la Communauté.

L'Orchestre symphonique de la Communauté réunit une soixantaine de musiciens amateurs et professionnels. Né en 1976, issu d'une histoire qui commence en 1920 avec la fondation du « Cours d'ensemble symphonique » du Creusot, il donne des concerts dans toute la Bourgogne et au-delà pour perpétuer le répertoire classique et faire connaître des compositeurs contemporains[10][réf. insuffisante].

Le plus ancien festival de musique du Creusot est Blues en Bourgogne (Festival du Creusot), qui existe depuis 1991. Le Creusot accueille aussi le Festival des Giboulées, qui comme son nom l'indique a lieu fin mars - début avril. Ce festival mélange groupes locaux dans une scène off et stars nationales et internationales à la Halle des Sports. Ce festival est plus ouvert au niveau du style puisqu'on y trouve aussi bien des groupes de dub ou de chanson française que de musique électronique. JoeyStarr, Thiefaine, Les Ogres de Barback, Ezekiel, Big Mama, la Ruda, Rachid Taha, les Wampas, No one is innocent, Mano Solo, Enhancer, N&SK, Mass Hysteria, The Skatalites, JMPZ, Kaophonic Tribu, C2C, 1995… se sont déjà succédé sur cette scène. Les groupes de musique du Creusot reflètent ces influences, car outre le heavy metal, le hip-hop, l'influence du blues et des musiques jamaicaïnes est importante. Quelques noms de groupes passés et présents : les Kaktus, les Battaglia (plutôt marqués blues), les Pilgrims, Kalimero Dub Nation, Royal Macadam Orchestra (plutôt influencés par le ska, le dub, et la chanson française « jazzy » pour les derniers), ainsi que les Monky Brass Band. Dans la scène de « metal - rock » creusotine, on pouvait retrouver de jeunes groupes tels qu'Exortal ou The Sons Of Talion (ex-Talion). Ces groupes jouaient parfois à la salle municipale de l'Escale, avant de disparaître. La musique électronique, quant à elle, n'occupe qu'une infime partie de la culture creusotine, notamment avec Flex Blur.

En ce qui concerne la musique urbaine hip-hop, la ville du Creusot regorge de jeunes artistes dont la plupart sont toujours en activité; parmi eux on peut citer le colelctif Bagdad 712, Kemsone, (rappeur qui s'est produit à de nombreuses reprises dans des salles de spectacle de la région Creusot-Montceau) les rappeurs A2L, Meztizo, Kalash Animal… ainsi que le groupe Les Asos et le collectif de beatmakers Arthur Crew. Musicalement cette scène est généralement orientée dans un style Jazzy et parfois sombre, proche du Rap East Coast. Dans un registre plus pop, le groupe Strange Milk, après une longue période d'inactivité, sortira au cours du dernier trimestre de l'année 2011 un album autoproduit nommé "Infrasonic Sunflowers", mêlant à un style pop psychédélique des influences rock alternatif.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(par ordre chronologique de naissance)

  • Adolphe Schneider (Nancy, Meurthe-et-Moselle 1802 - Le Creusot 1845) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Eugène Schneider [Joseph Eugène Schneider] (Bidestroff, Moselle 1805 - Paris 1875) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Eugène Varlin (Claye-Souilly, Seine-et-Marne 1839 - Paris 1871) : militant socialiste ; créateur au Creusot d'une section de l'Association internationale des travailleurs.
  • Henri Schneider (Le Creusot 1840 - Paris 1898) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député
  • Adolphe Assi (Roubaix, Nord 1841 - Nouméa, Nouvelle-Calédonie 1886) : militant et ouvrier mécanicien au Creusot ; animateur des grèves de 1870.
  • Jean-Baptiste Dumay (Le Creusot 1841 - Paris 1926) : ouvrier tourneur, militant, écrivain, fut maire et député ; auteur de Mémoires d'un militant ouvrier du Creusot, 1841-1905.
  • Benoît Malon (Précieux, Loire 1841 - Asnières-sur-Seine, Hauts-de-Seine 1892) : militant ouvrier ; auteur d'une série d'articles sur la grande grève de 1870 au Creusot.
  • Floris Osmond (Paris 1849 - Saint-Leu 1912) : ingénieur sidérurgiste français développa les aciers au laboratoire de l’Usine du Creusot entre 1880 et 1884.
  • Mgr Louis-Lazare Perruchot Le Creusot 1852- Monaco 1930 [2]organiste, compositeur, Maître de Chapelle de la Cathédrale de Monaco ; sa carrière musicale débuta vers 1870 comme titulaire des orgues de l'église St Laurent au Creusot
  • Georges Bras (Saint-Sernin-du-Bois 1859-1937) : Député de Saône-et-Loire de 1914 à 1919 (socialiste), ouvrier carrier il fut élu aux élections des 26 avril et 10 mai 1914.
  • Eugène II Schneider (Le Creusot 1868 - Paris 1942) : industriel, propriétaire des usines du Creusot ; fut maire et député.
  • Paul Alfred Giboulot (Le Creusot 1886 - Hambourg 1944) : ingénieur des usines du Creusot ; résistant ; mort en déportation le 7-12-1944 (réf.11)
  • Charles Schneider (Paris 1898 - Saint-Tropez 1960) : industriel, propriétaire des usines du Creusot.
  • Raymond Rochette (Le Creusot 1906 - 1993) : peintre ; a rendu hommage aux ouvriers du Creusot tout au long de son œuvre.
  • Mathilde Carré (1908-1970), dite la Chatte, espionne et agent-double pendant la Seconde Guerre mondiale, originaire du Creusot.
  • André Jarrot (Lux, Saône-et-Loire 1909 - Chalon-sur-Saône, Saône-et-Loire 2000) : a été député, sénateur, membre du Parlement européen et président de la Communauté urbaine Creusot-Montceau.
  • Pierre Leygonie (Le Creusot 1923 - Le Creusot 2007) : peintre
  • Dany Dauberson (Suzanne Gauche) (Le Creusot 1925 - Marseille, Bouches-du-Rhône 1979) : chanteuse et actrice.
  • Camille Dufour (Betteny, Marne 1925) : Syndicaliste CFDT, élu maire du Creusot en 1977 réélu en 1983 et 1989.
  • Marie-Pierre Casey(Le Creusot 1937): comédienne.
  • André Billardon (Monceaux-le-Comte, Nièvre 1940) : maire actuel.
  • Jean-Paul Anciaux (Le Creusot 1946) : député de 2002 à 2012.
  • Christian Bobin (Le Creusot 1951) : écrivain, poète.
  • Catherine Lépront (Le Creusot 1951) : romancière
  • Daniel Kaczorowski (Le Creusot 1952) : rugbyman.
  • Emilio Armillès (Le Creusot 1953) Membre Fondateur et directeur artistique du Festival de Blues du Creusot de 1992 à 1999, auteur/compositeur travaille avec Daniel Lavoie, Sandrine Roy (Garou) Roger Tabra.
  • Bruno Cadoré (Le Creusot, 1954) : docteur en médecine (spécialiste de bioéthique médicale), religieux dominicain, maître général de l'ordre des Prêcheurs
  • Jean-Claude Merlin (Le Creusot 1954) : astronome amateur, découvreur de la petite planète 10233 Le Creusot.
  • Marie-Annick Nicolas (Le Creusot 1956) : violoniste.
  • Robin Renucci (Le Creusot 1956) : acteur.
  • Claudie Haigneré (Claudie André-Deshays ép. Haigneré) (Le Creusot 1957) : médecin, scientifique, spationaute ; ministre déléguée dans les gouvernements Raffarin II et III.
  • Christophe Alévêque (Le Creusot 1963) : humoriste, chanteur et chroniqueur.
  • François Pérol (Le Creusot 1963) : haut fonctionnaire et banquier.
  • Philippe Correia (Le Creusot 1971) : footballeur
  • Frédéric Demontfaucon (Le Creusot 1973) : judoka.
  • Sébastien Kuzbik (Le Creusot 1978) : rugbyman.
  • Fabrice Moreau (Le Creusot 1978) : aviron.
  • Romain Gallant (Le Creusot 1979) : animateur de radio.
  • Anthony da Silva (Le Creusot 1980) : footballeur.
  • Sébastien Grax (Le Creusot 1984) : footballeur.
  • Julien Doreau (Le Creusot 1983) : basketteur professionnel
  • Sandrine Brétigny (Le Creusot 1984) : footballeuse.
  • Romain Genevois (L'Estère, Haïti 1987) : footballeur professionnel passé par la JO Creusot
  • Manuel Plasson (Écuisse 1985) : Pro Gamer
Une attraction du parc touristique des Combes, le Déval'train

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Creusot

Les armes du Creusot se blasonnent ainsi : D’azur au marteau-pilon d’argent, posé sur une terrasse du même, l'enclume sommée d’un lingot de gueules, accosté en chef de deux lampes anciennes de mineur d’or allumées de gueules ; au chef du même chargé d'une ancre d'argent accostée de deux fleurs de lis d'or. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à quatre tours et soutenu à dextre d'une branche de chêne et à senestre d'une palme, le tout d'or, passées en pointe en sautoir et retenant un listel de parchemin chargé de la devise en lettres romaines de sable FAC FERRUM, FER SPEM. La Croix de Guerre 1939-1945 appendue à la pointe de l'écu brochant sur le listel[11].

Les lampes de mineurs rappellent l'extraction de la houille, et le marteau-pilon est emblématique de la ville. L'ancre était l'emblème de la corporation des fondeurs-forgerons. La devise FAC FERRUM, FER SPEM peut se traduire par « Travaille le fer, porte l'espoir ».
Ce blason a été dessiné par Robert Louis en 1950. Il a été adopté par la ville le 21 décembre 1950[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Chronologie Le Creusot », sur http://www.ecomusee-creusot (consulté le 25 avril 2013)
  2. Les Schneider, Le Creusot. Une famille, une entreprise, une ville (1836-1960), Fayard/Réunion des musées nationaux, 1995, p. 188.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Notice no PM71000825 », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. Le Creusot : la 241P17 sur de bons rails dans le quotidien JSL du 18/10/2012
  7. saint-Henri Le carillon de l’église a résonné à merveille, publié le 10/05/2014 sur le site du JSL.
  8. Carillon, église Saint-Henri : « Notice no PM71000853 », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. Site officiel de La Baraque
  10. http://orchestreccm.monsite.orange.fr.
  11. Registre des délibérations du Conseil Municipal de la Ville du Creusot, délibération du 21 décembre 1950
  12. Cf. http://www.creusot.net/creusot/histoire/armoiries/blason.htm.