Saint-Pol-sur-Ternoise

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Saint-Pol-sur-Ternoise
Le centre-ville de la commune
Le centre-ville de la commune
Blason de Saint-Pol-sur-Ternoise
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Polois
Maire
Mandat
Maurice Louf
2011-2014
Code postal 62130
Code commune 62767
Démographie
Gentilé Saint-Polois
Population
municipale
5 185 hab. (2010)
Densité 629 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 47″ N 2° 20′ 08″ E / 50.3797222222, 2.3355555555650° 22′ 47″ Nord
       2° 20′ 08″ Est
/ 50.3797222222, 2.33555555556
  
Altitude Min. 82 m — Max. 149 m
Superficie 8,24 km2
Localisation

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Saint-Pol-sur-Ternoise
Liens
Site web ville-saintpolsurternoise.fr

Saint-Pol-sur-Ternoise est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Saint-Polois, anciennement les Polopolitains.

Sommaire

Géographie [modifier]

Situé dans la région Nord-Pas-de-Calais, plus précisément dans le département du Pas de Calais, Saint-Pol-sur-Ternoise est le chef lieu du canton du Ternois.

Localisation [modifier]

La commune s'étend sur une superficie de 824 hectares. Elle a une situation carrefour entre les routes d'Amiens à Béthune ou Saint-Omer et Dunkerque d'une part et d'Arras à Boulogne-sur-Mer et la Côte d'Opale d'autre part.

Communes limitrophes de Saint-Pol-sur-Ternoise
Troisvaux Brias
Gauchin-Verloingt Saint-Pol-sur-Ternoise Ostreville
Ramecourt Herlin-le-Sec Saint-Michel-sur-Ternoise

Géologie et relief [modifier]

Le sous-sol de la commune est essentiellement crayeux. Le sol est constitué en grande partie par le limon des plateaux.

Le relief de la commune est peu accidenté. Cependant, la vallée de la Ternoise naissante constitue le cœur du site dominé par le Mont sur lequel fut construit le château féodal. La végétation est commune à celle de tout le Nord de la France. Le paysage est caractérisé par la présence de prairies dans la vallée surtout et de terres cultivées sur le plateau.

Hydrographie [modifier]

La ville de Saint-Pol-sur-Ternoise se situe au bord de la Ternoise, rivière de 43 km affluent de la Canche qui elle-même se jette ensuite dans la Manche.

Climat [modifier]

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Le climat de Saint-Pol est tempéré océanique.

Urbanisme [modifier]

La ville de Saint-Pol s'est construite sur les deux rives de la Ternoise. Elle s'est développée à partir du carrefour des axes nord-sud et est-ouest en débordant sur les rebords du plateau du Ternois. La ville de Saint-Pol forme avec Saint-Michel-sur-Ternoise et Ramecourt un seul et même ensemble urbain, le bâti étant continu entre ces trois communes.

Histoire [modifier]

Les registres matricules n'ont pas toujours existé, il est donc impossible de savoir précisément l'âge de la ville. D'aucuns pensent qu'elle fut mise au monde par les Gaulois, à cause d'une galerie qui se trouvait le long du château, du côté de la ville, et que cette architecture en galeries est de style gaulois ; outre cela, par les Romains, parce que pendant les guerres en Morinie, ou pendant les 500 ans à peu près qu'ils restèrent dans la Gaule soumise à leur domination, ils ont pu fonder la forteresse pour eux-mêmes, ce qu'on serait porté à croire, à cause des chemins qui y aboutissent (à savoir, le chemin de Thérouanne, celui des 7 voies en Boulonnais, qui pouvait arriver en face de la Sénéchaussée et celui d'Arras qui pouvait, lui, entrer par la porte du vieux château, à l'Est).

Quoi qu'il en soit, il est possible que les Morins et les Atrébates, comme le reste des peuples de la Gaule, ayant besoin de se préparer un refuge en cas d'alerte, plaçaient des forts sur les hauteurs et dans le voisinage des rivières. Le château surgit donc au-dessus de la petite rivière de Lhena ou Terna, plus tard Thernois, Ternois et enfin Ternoise. Les maisons ne durent pas tarder à arriver, lui une fois arrivé là, propre et né pour protéger.

Quand César vint attaquer les Morins, qu'il eut bien de la peine à soumettre, nous étions donc des braves, alors, que nous ayons eu un beau château ou de pauvres cabanes. Les Romains envoyaient la cavalerie de leurs armées des Gaules se refaire dans ce pays ; et des écrivains trouvèrent de là l'étymologie de Tervane ou Terrane, nom qu'il porta longtemps ainsi que la ville. Ce nom disent-ils, fut formé de celui que les Romains donnèrent à tout ce pays Terra avenae, Terre d'avoine. Il suffit d'une petite syncope pour en faire celui de Tervana. Nous verrons d'ailleurs un comte de Tervane Saint-Pol ajouter à son nom de Hugues celui de Campdavaine ou champ d'avoine, et prendre pour armoiries une gerbe d'or en champ d'azur. Comme on disait le pays Tervanois, il n'est pas étonnant que bientôt, par la vitesse de la prononciation, on ait dit Ternois en parlant du pays et de la rivière, ce nom resta longtemps, on disait : le comté de ternois.

Des auteurs ont confondu, à cause de la ressemblance des noms, notre ville de Tervana-Saint-Pol, avec Tervanna-Thérouanne, capitale des Morins. C'est à cause de l'U qui remplaça longtemps le V : Tervana, qu'on écrivit d'abord Terüana et non Terüanna, Thérouanne avec deux N. Marianus Scottus, qui écrivit vers le milieu du XIe siècle, dit que Clodion vainquit les Romains vers l'an 438, et s'empara des Tervaniens et des Morins. Il distingue bien ainsi les deux peuples.

Ce nom de Tervana fut changé en celui de Saint-Pol, et voici comment : Les Danois étant venus faire une incursion chez les circonvoisins, mirent tout à feu et à sang, nulle forteresse, nulle chaumière ne fut épargnée. Après l'orage, quand le flot dévastateur se fut retiré, refoulé par les comtes de Boulogne et de Flandre, et surtout par le roi de France Raoul de Bourgogne, on vit au milieu de cette contrée ruinée, la petite ville sourire paisible et toute rayonnante de tranquillité. Cela se passa en 881, au temps de Louis et Carloman, un an après l'incendie d'Arras par les Normands. Un nuage miraculeux sans doute l'avait enveloppée, charmante vierge, et l'ennemi l'avait croisée sans la voir. Nos bons aïeux ne se contentèrent pas de reconnaître par des neuvaines la protection du saint apôtre, sous le patronage duquel ils avaient déjà placé leur ville ; ils voulurent la nommer du nom de leur saint. Plus tard, l'orthographe se corrompit; et l'on a fait Saint-Pol. Les habitants ont encore le même saint pour patron.

On peut arriver à cette manière d'écrire, en se rappelant que les Espagnols ayant tenu la ville quelque temps, l'appelèrent en leur langue, San-Paolo, d'où Saint-Pol, par le retranchement de l'A; l'O de la terminaison disparut dans la prononciation française.

La conservation d'une ville seule, restée debout au milieu du sac de toutes les autres et de la dévastation de toute la contrée qui l'entoure, a été remarquée par les chroniqueurs. « Il y a, dit Lambert d'Ardres, un bourg et son château appelé Tervana, situé près de la rivière Téna ou Terna, commandant à tout le territoire qui s'étendait même au-delà de la Canche… Ce bourg avait le nom de Tervana, avant de 900 de J-C… Ce nom fut changé en celui de St-Paul, parce que, lors d'une incursion des Danois en 881, ce bourg et son château éprouvèrent la protection de Saint Paul. Pauli Fanum (le temple de saint Paul) seul, n'est pas compté parmi les endroits qui furent réédifiés; c'est qu'il n'avait pas été détruit. Le nom de Tervaniens fut changé en celui de Saint-Polois. »

Après tout, libre à nous de croire que les habitants, attaqués comme les autres, joignirent le courage aux prières, et que dévotement persuadés que leurs prières seules les avaient sauvés, ils en témoignèrent, comme ils le pouvaient, leur reconnaissance au saint.

Tervane ou Saint-Pol et le pays de Tervane, pays Ternavien, et enfin pays de Ternois, furent érigés en comté vers 543. Un comte de Boulogne nommé Roulphe ou Rodolphe, fils d'Aimeric, lui même fils de Leger ou Leodgard (1er comte de Boulogne en 511) donna alors en dot cette contrée à sa fille. Ce Roulphe, outre sa fille mariée à Leodegond, avait un fils nommé Robert ou Robrès, qui s'empara de la Flandre, du pays des Normands, et donna, soit dit en passant, à sa fille, épouse d'un comte de Vermandois, ce qu'il appela le comté d'Hesdin.

En 1537 la ville fut assiégée par les troupes supérieures en nombre de l'empereur espagnol Charles QUINT, pillée et brûlée,ainsi que le magnifique château, fierté des habitants, dont il ne reste que quelques ruines. Plus de 4000 personnes furent ainsi massacrées, François 1er n'y avait laissé qu'une petite garnison d'un millier d'hommes. Ce fut la plus grande catastrophe que la ville ait connue.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795, puis de canton de 1800 à 1801, et d'arrondissement de 1801 à 1926. Et elle est redevenue chef-lieu de canton.

Administration [modifier]

Saint-Pol-sur-Ternoise dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Toutes les données ne sont pas encore connues.
1959 novembre 1965 Pierre Bonnel U.D.R. Pharmacien, conseiller général du canton de Saint-Pol-sur-Ternoise, député du Pas-de-Calais
1965 novembre 1989 Lucien Pignion PS Inspecteur de l'enseignement primaire - député du Pas-de-Calais
novembre 1989 1992 Rémi Cachera PS  
1992 mars 1995 Maurice Louf PS  
mars 1995 juin 2000 Philippe Vasseur UDF Député, Ancien Ministre de l'agriculture
juin 2000 mars 2001 Jean Pépin UDF  
mars 2001 2008 Maurice Louf PS Conseiller général
mars 2008 juin 2011 Yves Héniart Divers droite  
juin 2011 en cours Maurice Louf PS Conseiller général

Jumelages [modifier]

La ville de Saint-Pol-sur-Ternoise est jumelée avec[1] :

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 5 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 152 2 949 3 409 3 500 3 504 3 452 3 374 3 348 3 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 315 3 440 3 567 3 743 3 949 3 797 3 788 3 705 3 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 956 3 970 4 243 4 846 4 704 4 694 4 736 4 535 5 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
5 193 5 318 5 717 5 752 5 215 5 220 5 144 5 120 5 185
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 19,5 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 28,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Pol-sur-Ternoise en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
13,2 
12,6 
60 à 74 ans
14,3 
20,8 
45 à 59 ans
18,7 
19,1 
30 à 44 ans
17,4 
20,5 
15 à 29 ans
19,3 
20,1 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement [modifier]

La ville de Saint-Pol-sur-Ternoise possède de nombreuses écoles et fait partie de l'académie de Lille

  • les écoles primaire et maternelle : l'école La fontaine, l'école Jacques Prévert, l'école Saint-Anne et l'école Lucien Pignon (seulement école maternelle)
  • Les collèges : le collège Salengro et le collège Saint-Louis
  • les lycées : le lycée professionnel Mendès-France et le lycée d'enseignement général et technologique Albert Châtelet.

Sports [modifier]

La ville de Saint-Pol-sur-Ternoise est, entre autres, connue pour son club de basket-ball, le Basket Club Saint Polois et son club de football, l'USSP (union sportive Saint Poloise).

Économie [modifier]

Saint-Pol est le seul centre de quelque importance dans le secteur de Saint-Pol-sur-Ternoise. Au milieu d'une région rurale distante d'une trentaine de kilomètres des centres urbains plus importants comme Arras ou Béthune, la ville concentre un nombre conséquent d'activités économiques et de services : commerce, artisanat, banque, santé, établissements scolaires etc.

Pour cette raison, la ville de Saint-Pol-sur-Ternoise, malgré sa taille réduite, polarise fortement le territoire qui l'entoure.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

L'hôtel de ville est étruit par les bombardement allemands de la Seconde guerre mondiale, il fut reconstruit à l'emplacement de l'ancienne église détruite elle aussi.

L'église Saint-Paul fut reconstruite dans les années 1960 à l'emplacement de l'ancien hôtel de ville. C'est un vaste bâtiment de brique doté d'un campanile.

La gare fut bombardée par les Allemands durant la guerre 1939-1945. Elle fut reconstruite à la fin des années 1960 en englobant un blockhaus allemand.

Le Musée d'Art et d'Histoire Bruno Danvin est installé dans la chapelle des Sœurs noires, inscrit aux monuments historiques.

La commune compte des vestiges du château comtal. Ce château fut la demeure des maisons de Bouillon et de Luxembourg. Il passa aussi à la maison de Châtillon. Confisqué après la mort tragique du connétable de Saint-Pol en 1475, il fut donné à une branche de la maison de Bourbon, puis passa aux princes de Longueville, de Melun-Épinoy et enfin dans celle de Rohan-Soubise.

  • La fondation du château-fort date du VIe siècle.
  • Au IXe siècle, il résista aux attaques des Vikings.
  • Au XIIe siècle, il fut ravagé par les comtes de Flandre.
  • Ravagé par les troupes de Charles Quint au XVIe siècle, il est détruit et n'est point rebâti.
  • Les ruines du château de Saint-Pol et le parc sont rachetés en 1787 par Monsieur de Corbehem, lieutenant-général de la Sénéchaussée de Saint-Pol. Les ruines sont inscrites aux monuments historiques.
  • Statue de Notre-Dame des Ardents, sculpteur Yves de Coetlogon, 1963.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Héraldique [modifier]

Blason Saint-Pol-sur-Ternoise.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

parti : au 1) d’azur à la gerbe de blé d’or, au 2) de gueules aux trois pals de vair et au chef d’or chargé d’un lambel d’azur.

La gerbe d'avoine d'or sur fond d'azur signifie la famille comtale des Campdavene de 1067 à 1205. De gueules à trois pals de vair chargé d'un chef d'or au lambel à trois pendants d'azur signifie la famille comtale des Chatillon de 1205 à 1360. Le lambel a été rajouté par Guy IV de Chatillon en 1292 quand son frère Hugues VI choisit le comté de Blois et prend avec lui le blason de la famille. D'argent au loup de gueule signifie la famille comtale des Luxembourg de 1360 à 1482. Le blason est surmonté d’une couronne de fortifications pour évoquer le droit à la défense du bourg suite à la charte communale de 1202.

Deux Croix Militaires avec deux citations : 1914-18 et 1939-45.

Après la Première Guerre Mondiale, les Armes de la ville sont entourées de laurier (à droite), qui est signe de victoire, de gloire ainsi que de chêne (à gauche), qui est le courage, la force.

Légendes [modifier]

Article détaillé : Ech goblin.

Une légende folklorique est particulièrement rattachée à Saint-Pol-sur-Ternoise, celle d' ech goblin, également connu sous le nom de qu'vau blanc[6] ou ch'gvo blanc[7], qui est mentionné au XIXe siècle comme un gobelin capable de prendre la forme d'un mammifère fantastique possédant un long pelage blanc, et portant autour du cou un collier garni de clochettes. Le son mélodieux de celles-ci pousse les gens et surtout les enfants à chevaucher l'animal dès qu'ils l'entendent. Le dos d'ech goblin s'allonge au fur et à mesure que des personnes l'enfourchent. Lorsqu'il en porte suffisamment, il court à toute vitesse vers la rivière la plus proche et y noie ses cavaliers[7]. Le soir, cette créature se cachait dans des carrières ou des excavations le long de routes qui menaient vers la forêt[6].

Il était évoqué pour effrayer les enfants turbulents, auxquels on disait« Gare a ti, v'lo ch'goblin »[6],[7].

Pour approfondir [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Cathy Camus, Histoire de Saint-Pol-sur-Ternoise, 1999

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Jumelages
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Évolution et structure de la population à Saint-Pol-sur-Ternoise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010
  5. Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010
  6. a, b et c Société de mythologie française, Mythologie française: bulletin de la Société de mythologie française, Numéros 181-184, 1996 [lire en ligne], p. 61 
  7. a, b et c Marcel Bayart, « Creuyances et superstitions », L'Abeille de la Ternoise. Consulté le 3 décembre 2009