Bar-le-Duc

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Bar-le-Duc
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
L'église Saint-Étienne et, à droite, le palais de Justice, sur la place Saint-Pierre.
Blason de Bar-le-Duc
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse (préfecture)
Arrondissement Bar-le-Duc (chef-lieu)
Canton Bar-le-Duc-1
Bar-le-Duc-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse
Maire
Mandat
Bertrand Pancher
2014-2020
Code postal 55000
Code commune 55029
Démographie
Gentilé Barisiens
Population
municipale
15 759 hab. (2012)
Densité 667 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 19″ N 5° 09′ 37″ E / 48.771944, 5.16027848° 46′ 19″ Nord 5° 09′ 37″ Est / 48.771944, 5.160278  
Altitude Min. 175 m – Max. 327 m
Superficie 23,62 km2
Localisation

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Liens
Site web www.barleduc.fr

Bar-le-Duc est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine. C'est la préfecture du département de la Meuse.

Ses habitants sont appelés les Barisiens. Toutefois, à l’image de ce qui était le nom du terroir autrefois, on pourrait tout aussi légitimement les appeler Barrois. Bar-le-Duc fut la capitale du duché de Bar. La ville est le point de départ de la Voie sacrée qui, lors de la Première Guerre mondiale, permettait un accès à Verdun pour ravitailler les troupes françaises engagées dans les combats.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan de Bar-le-Duc et ses environs.

Bar-le-Duc se situe dans le Grand Est de la France, au sud-ouest du département de la Meuse - dont elle est le chef lieu - et à l'ouest de la région Lorraine. La ville s'étend dans la vallée de l'Ornain et sur ses hauteurs, le long d'un axe est-ouest formé par la rivière l'Ornain, le canal de la Marne au Rhin, la voie ferrée, et l'ancienne voie romaine Reims-Metz. La commune se trouve au cœur du Pays du Barrois.

La ville de Bar-le-Duc est située à mi-chemin entre Paris (207 km) et Strasbourg (190 km). Dans la région, elle se trouve à 74 km de Nancy (Meurthe-et-Moselle), à 83 km de Metz (Moselle) et à 115 km d'Épinal (Vosges). Dans le département, elle est distante de 46 km de Verdun et de 31 km de Commercy, les deux autres plus grandes villes de Meuse. Elle est donc plus proche de Saint-Dizier (22 km), sous-préfecture de la Haute-Marne.

Communes limitrophes de Bar-le-Duc
Fains-Véel Behonne Naives-Rosières
Fains-Véel Bar-le-Duc Resson
Combles-en-Barrois Montplonne Savonnières-devant-Bar
Longeville-en-Barrois

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique de la Lorraine.

La superficie de la commune est de 2 362 ha, son altitude varie de 175 m à 327 m[1].

Le département de la Meuse se situe dans la partie orientale du Bassin parisien, et est constitué d'un socle rocheux d’âge mésozoïque (jurassique et crétacé). Bar-le-Duc se trouve sur un sol constitué de Calcaires du Barrois datant du Tithonien. La couche de calcaire s'étend sur une surface de 1 200 km2 à l'ouest du département, et totalise une épaisseur de 95 m à 110 m au sud du département. On y note également une faible épaisseur d'alluvions anciennes dans la vallée de l'Ornain[2].

Les calcaires lithographiques ont été exploités dans différents sites autour de Bar-le-Duc et Ligny-en-Barrois tels que les carrières de Tannois et de Givrauval. Suffisamment durs, ils ont servi à la construction de maisons par le passé[3].

Dans les années 80, quelques forages d'exploration ont été réalisés autour de la ville, notamment dans les communes de Fains-Véel[4] et Culey[5], qui ont mis en évidence des indices de gaz mais n'ont conduit à aucune exploitation. Des essais de production, sans succès, ont été faits dans la forêt domaniale du Haut-Juré, où les forages ont atteint les couches du Trias inférieur[6],[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc s'est construite sur les berges de l'Ornain, qui traverse la ville de part-en-part d'est en ouest. Cette rivière prend sa source de deux autres rivières, l'Ognon et la Maldite, au sud de Gondrecourt-le-Château, dans le département de la Meuse, et se jette finalement dans la Saulx à Étrepy, dans le département de la Marne[8].

La commune est traversé par un deuxième grand cours d'eau, cette fois-ci artificiel. À partir de 1838, le canal de la Marne au Rhin est construit parallèlement à l'Ornain. Long de 312 km, il relie la Marne (Vitry-le-François) au Rhin (Strasbourg)[9]. Plusieurs écluses et pont levants sont répartis le long du canal dans la ville. Un port de plaisance est situé dans la ville, au point kilométrique (PK) 47 du canal, à proximité des commerces[10].

Le canal des usines est une dérivation de l'Ornain. Construit au Moyen Âge, il permettait d'alimenter en eau le fossé des fortifications de la ville basse. Il a alors le nom de canal des moulins dû aux moulins construits le long du cour d'eau. Les nombreuses tanneries et filatures qui viendront s'installer par la suite finiront par donner au canal son nom définitif de canal des usines[11].

Le Naveton est un petit cours d'eau qui prend sa source au nord de Bar-le-Duc, dans la commune de Naives-Rosières. Il traverse la ville du nord au sud pour finir par se jeter dans l'Ornain[12]. Le trop plein du canal de la Marne au Rhin se déverse dans le Naveton[13].

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Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type « tempéré océanique humide » (Cfb) d'après la Classification de Köppen. C'est un climat océanique dégradé, comme dans une grande partie de la France.

Bar-le-Duc jouit d'un climat chaud et sec en été avec parfois des températures très élevées, le printemps, en revanche, est assez doux et offre parfois une chaleur agréable. L'automne et l'hiver sont, à l'inverse, humides et pluvieux avec parfois des épisodes neigeux importants en hiver mais qui tendent à se raréfier au fil des années. La période hivernale peut parfois être sèche avec des températures froides et parfois négatives.

Les données climatiques de Bar-le-Duc viennent de la station météo la plus proche, celle de Saint-Dizier à 25 km. Le record de chaleur est de 40,4 °C le 12 août 2003, lors de la canicule de l'été 2003, et le record de froid est de -22,5 °C le 14 février 1956. La température moyenne annuelle sur la période 1981/2010 est de 10,9 °C[14].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Dizier[15] 1682 826 24 25 54
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,3 2,8 4,9 9,1 12 14,1 13,7 10,6 7,7 3,6 1,3 6,7
Température moyenne (°C) 3,1 4 7 9,6 14 16,9 19,3 19,1 15,5 11,4 6,4 4,2 10,9
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,7 15,4 19,7 22,8 25,5 25,1 20,8 16 10 6,6 15,7
Ensoleillement (h) 66,4 80,3 136,8 174,2 210,7 220 228 220,5 166,3 117,7 58,4 47,6 1 726,9
Précipitations (mm) 71,8 60,5 66,2 60,2 72,4 65,9 70,4 68,8 74,2 78,6 69,5 85,2 843,7
Source : Le climat à Saint Dizier (Normales mensuelles sur la période 1981-2010)[16],[17]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc se trouve au croisement de plusieurs routes :

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Bar-le-Duc avec la statue de Raymond Poincaré en premier plan.

La gare de Bar-le-Duc, située près du centre ville, fait partie de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, l'une des principales lignes du réseau ferroviaire français dans l'Est de la France. Elle est desservie par le TER Lorraine, permettant de rejoindre Metz (ligne 28) ou Nancy (ligne 29) en moins d'une heure. Le TER Vallée de la Marne permet de rejoindre Paris via Vitry-le-François, Châlons-en-Champagne, Épernay et Château-Thierry, entre h 45 et h 20 selon le nombre d'arrêts[18].

La LGV Est européenne est mise en service en 2007. Les TGV relient alors la préfecture meusienne à Paris en h 40 environ, via Champagne-Ardenne TGV, Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François. Cependant, la mise en place du TGV a entrainé la réduction du nombre de dessertes de la gare de Bar-le-Duc au profit de la nouvelle gare de Meuse TGV, située à 30 km. Des navettes ont été mises en place par le Conseil général de la Meuse pour rejoindre la nouvelle gare TGV, d'où l'on peut rejoindre Paris en h[18] et Strasbourg en h 40.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis 1982, le réseau TUB (Transports Urbains du Barrois) dessert en transports en communs la ville de Bar-le-Duc, puis celles adjacentes de Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar. En 2014, suite à la création de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse, le réseau est étendu à toutes les communes de la communauté d'agglomération[19]. Le réseau, géré par Transdev, est constitué de quatre lignes régulières qui s'articulent autour de la ligne principale Bar-le-Duc - Ligny-en-Barrois (ligne 1)[20]. De plus, il existe neuf lignes scolaires[21], ainsi qu'un service de transport sur réservation pour les communes non desservies par les lignes régulières[22].

  • Ligne 1 : Libération (Bar-le-Duc) - Aouisses (Ligny-en-Barrois)
  • Ligne 2 : Petit Juré - Rochelle - Auchan (Bar-le-Duc)
  • Ligne 3 : Centre Hospitalier - Rochelle - Grande Terre (Bar-le-Duc)
  • Ligne 4 : Domaine du Golf (Fains-Véel) - Allende - Rochelle (Bar-le-Duc)
Gare routière du réseau RITM.

Le Réseau Intermodal des Transports de la Meuse (RITM), financé par le Conseil général de la Meuse, exploite plusieurs lignes reliant Bar-le-Duc aux autres grandes villes du département ou du département voisin de la Marne. Le réseau gère également le ramassage scolaire et possède un service de transport à la demande[23],[24].

Autres moyens de transport[modifier | modifier le code]

L'aérodrome le plus proche est celui de Bar-le-Duc - Les Hauts-de-Chée, situé sur la commune des Hauts-de-Chée à 13 km au nord de Bar-le-Duc. Il est utilisé par l'Aéroclub Sud-Meusien pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (survol du Pays Barrois, du quartier Renaissance de Bar-le-Duc...)[25]. L'aéroport régional le plus proche est celui de Metz-Nancy-Lorraine, située à 90 km de Bar-le-Duc. Pour partir vers des destinations internationales, il faut se rendre à Paris dans les aéroports Roissy-Charles-de-Gaulle ou Paris-Orly[18].

Pour la randonnée pédestre, le sentier de grande randonnée 14 (GR 14) qui relie Paris à Malmedy (Belgique), traverse la commune. Il est orienté sur un axe ouest/est de Paris à Bar-le-Duc, puis sur un arc sud/nord de Bar-le-Duc à Malmedy[26]. Le GR 714 relie la préfecture meusienne à Lignéville (au sud de Vittel dans les Vosges) et crée ainsi une liaison entre le GR 14 et le GR 7 (Ballon d'Alsace - Andorre-la-Vieille)[27].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan de Bar-le-Duc (avril 2015).

La ville de Bar-le-Duc peut se découper en trois grandes zones.

La Ville Basse se trouve au fond de la vallée sur les berges de l'Ornain. Partie la plus ancienne de Bar-le-Duc, elle est composée de plusieurs quartiers qui se sont construits successivement. On retrouve sur la rive droite, le quartier Notre-Dame où la ville a commencé à se bâtir au Ier siècle, le long de l'ancienne Voie romaine Reims-Metz (actuelle rue des romains), le quartier de Marbot qui est un ancien hameau situé plus loin au sud-est de Notre-Dame, et le quartier de Couchot situé juste au nord de Notre-Dame. Par la suite, de nouveaux édifices apparaissent au pied de la colline côté rive gauche et forment le Bourg. Les habitants viennent ensuite s'installer dans l'espace entre entre le Bourg et l'Ornain, lieu de l'actuel centre-ville. La ville continue à s'étendre en amont et en aval de l'Ornain[28].

La Ville Haute se trouve sur les hauteurs, au sud-ouest de la Ville Basse, côté rive gauche. Le quartier nait avec la construction du château-fort en 968 sur l'éperon rocheux dominant la ville. Des habitants, majoritairement de riches notables ou bourgeois, viennent ensuite s'installer autour formant ainsi le quartier d'aujourd'hui[29]. En 1670, Louis XIV ordonne la destruction de toutes les fortifications de la ville et d'une grande partie du château[30]. Elle contient le cœur historique de la ville : le quartier Renaissance.

La Côte Sainte-Catherine se trouve de l'autre côté de la vallée, sur la colline au nord de la Ville-Basse, côté rive droite. C'est le secteur le plus récent de la ville, construit à partir des années 1960[30], et composé majoritairement de grandes barres d'immeubles HLM.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, Bar-le-Duc comptait 9 209 logements, soit 631 de plus qu'au précédent recensement de 1999, et 2 434 de plus que quarante ans plus tôt (6 775 logements en 1968)[INSEE 1].

Parmi ces logements, 85,3 % étaient des résidences principales et 1,4 % des résidences secondaires. On dénombrait un nombre important de logements vacants, 1 227, représentant 13,3 % du parc de logements, en nette augmentation depuis 1999 (seulement 665 logements vacants, soit moitié moins). Ces logements étaient pour 35,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 63,4 % des appartements[INSEE 2]. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,8[INSEE 3].

Le fait qu'il y ait plus d'appartements que de maisons individuelles expliquait en partie le nombre plus élevé de locataires (57,6 %) par rapport aux propriétaires (39,7 %). La part de logements HLM loués vides était de 30,0 % en 2009 contre 33,1 % en 1999[INSEE 4], en petite baisse mais toujours supérieure au taux minimum de 20 % fixé par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU) de décembre 2000.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Depuis 2009, la municipalité a lancé un projet de requalification du centre-ville de Bar-le-Duc, visant à le rendre plus dynamique et attractif. La première phase concerne le quartier Notre-Dame sur la rive droite de l'Ornain, les trois suivantes le centre-ville de la rive gauche et notamment le boulevard de la Rochelle, artère principale de la commune. Les travaux consistent à refaire l'eau et l’assainissement puis la voirie en pavés[31]. Les travaux se terminent fin 2014[32]. En avril 2015, de nouveaux travaux sont lancés rue et place des Minimes, à proximité de la zone des premiers travaux, pour garder une cohérence esthétique[33].

En février 2012, la municipalité a entamé des travaux pour rapprocher la gare routière (réseau RITM) de la gare SNCF et ainsi créer une gare multimodale. Les 14 mois de travaux d'un coût de 3 079 000 € ont vu la construction de quais avec abribus, la création d'un nouveau parking, et la rénovation complète du parvis devant la gare SNCF[34].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc a connu plusieurs dénominations au cours de son histoire : Barrum, Barri-Villa, Barum Leucorum, Barum ducis, Barri-Dux ou Bar-sur-Ornain. Cette dernière étant le dernier changement de nom pendant la période révolutionnaire.

Certains affirment qu’elle aurait été fondée au Xe siècle par Frédéric Ier, duc de la Lorraine Mosellane. Ce duc commença par faire bâtir en ce lieu une forteresse qu’il nomma Barrum ou Barra, c’est-à-dire Barre, à cause de sa situation sur les frontières de France et de Lorraine, et aussi parce que cette forteresse servait de barrière aux Lorrains contre les Champenois.

D’autres opinions plus modernes et très fondées feraient remonter Bar à l’époque où les invasions commencèrent à menacer du côté du Rhin. Peut-être était-ce un village ; peut-être était-ce le camp romain établi sur les hauteurs de Fains, et dont on voit encore des restes. Ce camp servit plus d’une fois de refuge aux habitants du pays fuyant les hordes dévastatrices des barbares, et qui lui donnèrent, en souvenir de la « barrière » opposée à leurs ennemis, le nom gaulois de Bar.

Selon d’autres opinions encore, la ville doit son nom de Bar à un poisson, le barbeau, très commun dans l’Ornain. Cette étymologie s’appuie au besoin sur la composition des armoiries de la ville. Ses armes sont « d’azur semé de croix recroisetées, au pied fiché d’or ; à deux bars adossés de même, dentés et allumés d’argent, brochant sur le semé ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : La naissance d'une agglomération[modifier | modifier le code]

Des vestiges archéologiques témoignent de l'occupation très ancienne du site[35], puisque des outils et des armes datant du paléolithique et du néolithique sont retrouvés dans la vallée. Mais ces trouvailles sont trop fragmentaires pour que l'on puisse affirmer qu'il y ait eu une vie organisée établie à cet endroit[36].

Caturiges (Bar-le-Duc) apparait sur la Table de Peutinger

À l'époque gauloise, une petite bourgade du nom de Caturiges est fondée au fond de la vallée, sur la rive droite de l'Ornain. Les habitants, de la tribu des Leuques, vivent de l'élevage et de la culture[37]. Cependant, les premières mentions d'une agglomération remontent au Ier siècle de notre ère, après l'invasion romaine. L'humble bourgade devient un relais routier/gîte d'étape (mutatio ou mansio) le long de la voie romaine reliant Reims à Toul (Divodurum - Tullum)[38]. La cité s'enrichit grâce au trafic routier, et de nombreux bâtiments sont construits, tels que des auberges pour les voyageurs, des entrepôts pour les marchandises, et des ateliers d'artisans pour réparer les attelages. La ville devait être importante car elle figure à la fois sur la Table de Peutinger, une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain[39], et sur l'Itinéraire d'Antonin, un guide de voyage de la Rome antique[38].

L'agglomération se trouvait au niveau de l'actuel quartier Notre-Dame, et la rue des Romains est un vestige de l'ancienne voie romaine[39]. Les travaux d'aménagement dans ce secteur, et notamment le chantier de la construction de la première usine à gaz au milieu du XIXe siècle, ont révélés des substructions conséquentes, des éléments de mobilier, des monnaies gauloises et romaines, des statuettes en bronze, des outils divers et d'autres objets[40].

Selon certaines sources, Childéric Ier, fils de Mérovée, ayant été obligé par la révolte des Francs de se retirer en Thuringe, aurait repris le chemin de la Gaule en passant par Caturiges. Les habitants lui auraient fait un si bon accueil, que pour leur témoigner sa reconnaissance, il les exempta d’impôts et les autorisa à établir une sorte de municipalité. De plus, cette fois-ci sans preuve bien certaine, en 496, Clovis serait passé par Bar en se rendant de Toul à Reims après sa victoire remportée sur les Alamans à Tolbiac[41].

Après quatre siècles de « paix romaine », les invasions barbares ruinent Caturiges et les habitants s'enfuient[42]. Une bourgade mérovingienne est reconstruite au même emplacement sous le nom de Barrivilla (Bar-la-Ville), et un nouveau quartier commence à se constituer sur l'autre rive de l'Ornain : Barrum Castrum ou Burgum Barri (le Bourg)[43]. En raison de l'insécurité qui règne, le Bourg s'entoure de murailles[44] et d'un fossé alimenté par une dérivation de l'Ornain, l'actuel canal des usines. La ville prend le nom de Bar et devient la capitale du Pays Barrois (Pagus Barrensis)[43].

Moyen Âge : Le comté puis le duché de Bar[modifier | modifier le code]

Le développement de Bar va connaitre un nouvel élan au milieu du Xe siècle[35]. Vers 951/970[45], Frédéric Ier (v.942-978), duc de Haute-Lorraine, cherchant à protéger son territoire des champenois, fait construire un château en rive gauche, sur l'éperon rocheux, le mont Bar, qui domine la vallée d'une cinquantaine de mètres. L'éperon, comme la ville, sont d'ailleurs usurpés au diocèse de Toul, que Frédéric Ier dédommage avec d'autres terres[43],[46]. Le château est primitif, constitué de quatre hautes tours et d'une double enceinte, mais il ne cessera d'être perfectionné tout au long du Moyen Âge[47]. Par sa situation et son rôle défensif, Bar sera la principale citadelle lorraine sur la route de France, et ce jusqu'au XVIe siècle[43]

Trois générations plus tard, en 1033, Frédéric III (v.1015-1033) meurt sans enfants, et le duché de Haute-Lorraine est partagé entre ses deux sœurs, Béatrice (†1076) et Sophie (v.1018-1093), mais aucune d'entre elles ne peut prétendre au titre[48], réservé à un homme. Elles sont alors élevées par leur tante maternelle, l'Impératrice Gisèle de Souabe (995-1043)[49]. Béatrice, mariée en 1037 au marquis de Toscane Boniface III (v.985-1052), est la mère de Mathilde (v.1045-1115), comtesse de Toscane, qui joua un rôle important dans la querelle des Investitures opposant le Saint-Siège au Saint-Empire romain germanique[41]. Quant à Sophie, qui a hérité de Bar et Saint-Mihiel, elle épouse en 1038 Louis de Mousson, comte de Montbéliard, qui devient le premier comte de Bar. Devenue veuve vers 1070, elle gouverne le nouveau comté de Bar avec beaucoup de sagesse[44] et de fermeté[49]. Elle fonde le prieuré Notre-Dame, dont l'église Notre-Dame est le vestige, et contribue à l'essor du Bourg[46].

Dès le XIIe siècle, la ville est dénommée Bar-le-Duc, en souvenir du duché de Bar et afin de la différencier des communes de Bar-sur-Seine et Bar-sur-Aube, toutes deux en Champagne[46].

Les successeurs de Sophie agrandissent leur territoire en une principauté importante, au dépens de leurs voisins, profitant de leur implantation à la frontière de la France et de l'Empire allemand, et de la faiblesse des deux souverains[48]. Les comtes de Bar, qui participent en outre aux Croisades, sont vus comme les plus habiles et les plus ambitieux en Lorraine. La région de Bar-le-Duc est considérée comme un alleu, c'est-à-dire une terre indépendante dont les comtes sont pleinement souverains[46]. Au début du XIIIe siècle, ces derniers fixent leur cour au château de Bar-le-Duc, aux dépens de Mousson et Saint-Mihiel[46].

L’expansion géographique et l'essor économique vont profiter à la ville. La bourgeoisie s'enrichit de la culture de la vigne, du tissage du drap, du travail de la peau et de la fabrication d'armes[50]. La morphologie urbaine de la cité est également impactée, avec notamment la création de deux nouveaux quartiers. Un quartier fortifié en amont du château, l'actuelle Ville Haute, voit le jour sous l'impulsion du comte Henri II. Il est majoritairement peuplé de nobles, religieux et autres privilégiés, et se voit octroyer le privilège du commerce de l'alimentation, au grand dam de la Ville Basse. Le deuxième nouveau quartier s'installe contre le Bourg, et est nommé la Neuve-Ville. Initialement non fortifié, le quartier se voit emmuré au XIVe siècle pendant la Guerre de Cent Ans. Des moulins s'installent le long de la dérivation de l'Ornain, dans le quartier du Bourg, et sont utilisés pour diverses activités économiques (forges, tanneries...). De nouveaux faubourgs, Véel et Marbot, apparaissent en dehors des limites de la ville, et de nombreux édifices religieux sont construits : la collégiale Saint-Max, la collégiale Saint-Pierre (actuelle église Saint-Étienne) et le couvent des Augustins (l'église Saint-Antoine en est le seul vestige)[51].

Du XIe au XIIIe siècle, les comtes de Bar ont bénéficié de deux facteurs favorables : la situation de la principauté entre la France et le Saint-Empire, et l'absence de problèmes dans la succession. Mais à partir du XIVe siècle, les choses vont changer. Devant l'essor de la puissance française, le comte de Bar Henri III (1259-1302), gendre du roi d'Angleterre Édouard Ier, prend part à une alliance contre le roi de France Philippe le Bel[52]. Vaincu, il est fait prisonnier pendant plus de deux ans. En 1301, il est relâché mais doit signer le traité de Bruges[41], dans lequel il se reconnaît vassal du roi de France pour toutes ses terres à l'ouest de la Meuse. Ces terres constituent désormais le Barrois mouvant[50].

En 1354, le comté est élevé en duché, et Robert Ier (1344-1411) prend le titre de Duc de Bar, mais le contexte n'est plus au développement, une partie du Barrois étant désormais sous tutelle de la France[51]. La présence française est d'ailleurs bien visible. De 1475 à 1483, les troupes du roi de France Louis XI occupent le château de Bar-le-Duc[53], et le souverain fait réparer les fortifications sous prétexte que le duc de Bourgogne Charles le Téméraire pourrait pénétrer la Champagne avec son armée via le Barrois[41].

En 1420, René d'Anjou (1409-1480), duc de Bar, est marié à Isabelle (1400-1453), fille du duc de Lorraine Charles II[51], avec dans l'idée l'union des deux duchés[54]. Soixante ans plus tard, en 1480, René II (1451-1508) recueille son héritage[35] et les deux duchés, de Bar et de Lorraine, sont unis. Chaque duché conserve sa propre administration mais sont désormais sous l'autorité d'un même duc[51]. Pour Bar, qui rivalisait jusque-là avec Nancy, c'est un coup d'arrêt, les futurs ducs privilégiant Nancy[55].

XVIe siècle : Une cité Renaissance[modifier | modifier le code]

Le principat de René II de Lorraine ouvre en 1480 la plus brillante période de l'histoire de la cité. Elle durera près d'un siècle et demi[35]. Bar-le-Duc bénéficie d'une conjoncture économique favorable dans cette période de la Renaissance, confortée par l'habile politique des ducs Antoine le Bon (1489-1544) et Charles III (1543-1608) dans un contexte de conflits entre la France et le Saint-Empire[51]. Une véritable fièvre constructrice s'empare de la cité, aussi bien à la Ville Haute qu'à la Ville Basse[56]. La femme de René II, Philippe de Gueldre (1467-1547), trace un jardin à l'italienne dans la cour du palais[57]. Charles III fait construire un nouveau château dans la cour intérieur du château fort, le Neuf-Castel, où la Chambre des comptes du duché vient s'installer. Le collège Gilles-de-Trèves est construit à partir de 1573[56]. La ville s'enrichit de beaux hôtels Renaissance[58], et les maisons en torchis et à encorbellement sont reconstruites en pierre de taille[59].

Même si les ducs résident peu à Bar-le-Duc, le château est le théâtre de fêtes somptueuses et des tournois sont organisés sur la place Saint-Pierre à l'occasion d'évènements spéciaux, comme les baptêmes, les mariages et les visites royales ou princières. En 1555, Charles III reçoit son beau-frère le roi de France François II et sa femme Marie Stuart, reine d’Écosse. Cette dernière aurait particulièrement apprécié la confiture de groseilles épépinées, spécialité de Bar-le-Duc. En 1564, le baptême d'Henri II, fils et héritier de Charles III, est l'occasion de grandes célébrations en présence du roi Charles IX et de la reine-mère Catherine de Médicis[56].

Du XVIIe au XVIIIe siècle : La perte de son indépendance[modifier | modifier le code]

La Tour de l'Horloge, l'un des rares vestiges des fortifications du château.

Le XVIIe siècle est une période tragique pour Bar-le-Duc[35], qui subit les conséquences désastreuses de la guerre de Trente Ans (1618-1648) : pillage, occupation par les troupes, famines et épidémies (notamment de peste en 1636)[60], s'ajoutent à une politique financière désastreuse du duc Henri II (1563-1624)[61]. Mais c'est surtout la position anti-française du duc Charles IV (1604-1675) qui va causer du tort à la cité. En 1632, le roi de France Louis XIII vient en personne prendre possession de la ville, à l'initiative du cardinal Richelieu. L'agglomération restera occupée jusqu'en 1661, changeant quatre fois de maître pendant la Fronde (1648-1653) et subissant un siège de l'armée royale menée par le cardinal Mazarin en décembre 1652[56],[60].

Finalement, en 1670, lassé des intrigues ducales, le roi Louis XIV ordonne le démantèlement des fortifications du château et de la ville. Ne sont conservés que le château-neuf, inoffensif, la Tour de l'Horloge, pour son cadran, et la Tour Heyblot. Les murailles subsistent autour de la ville, mais, sans tours, n'ont plus aucune fonction militaire. Elles servent désormais à contrôler les accès à des fins fiscales et à protéger la population des épidémies[56]. Ainsi, de 1632 à 1697, Bar-le-Duc a été presque continuellement occupé par les troupes françaises[61].

En 1697, le traité de Ryswick rend le duché à Léopold Ier (1679-1729), petit-fils de Charles IV[61], mais l'influence française reste forte[62]. En 1737, le duc François III (1708-1765), fils de Léopold Ier, accepte de céder son duché à l'ancien roi de Pologne Stanislas Leszczynski, sur ordre du roi de France Louis XV[62],[63].

Sous les règnes de ces ducs, Bar-le-Duc connait une nouvelle ère. Trois grands boulevards sont tracés en dehors des remparts : la rue de Clouyères (actuel boulevard Raymond Poincaré), la rue (actuel boulevard) de la Rochelle, et l'avenue des Tilleuls. Les portes de la ville sont élargies et remaniées dans le style de l'époque. Des habitants construisent de nouvelles demeures, comme l'hôtel de Salm ou l'hôtel Désandroins, d'autres refont leurs façades. Le vignoble, notamment celui de la côte Sainte-Catherine, connait une période faste, le Pinot de Bar s'exportant vers le Luxembourg et l'actuelle Belgique. L'activité cotonnière se développe[62].

À la mort de Stanislas Leszczynski en 1766, les duchés de Lorraine et de Bar sont définitivement rattachés à la France[63]. C'est un nouveau coup dur pour Bar-le-Duc, puisque la grande route Paris-Nancy voit son trajet modifié, passant désormais par Saint-Dizier et Ligny-en-Barrois et non plus par la capitale du Barrois[64].

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Statue du maréchal Oudinot, duc de Reggio, sur la place éponyme.

Sous la Révolution, Bar-le-Duc, comme la plupart des villes françaises, va connaître une vie politique tumultueuse, en particulier de 1789 à 1795[65]. De nombreuses transformations ont lieu. Premièrement, d'octobre 1792 à juillet 1814, la ville prend le nom de Bar-sur-Ornain, plus républicain[66]. Elle devient également le chef-lieu du nouveau département du Barrois (futur département de la Meuse)[67], au grand dam de ses rivales Saint-Mihiel et Verdun[62]. Deuxièmement, l'abolition des privilèges du 4 août 1789 est traduit en une mesure hautement symbolique : l'Hôtel de Ville est transféré de la Ville Haute à la Ville Basse. Jusque là, le quartier de la Ville Haute avait conservé la puissance politique, administrative, judiciaire et commerciale. Troisièmement, la ville est laïcisée, ce qui se traduit par la disparition des sept communautés religieuses présentes depuis le Moyen Age. Le couvent des Carmes est transformé en prison, celui des Minimes en marché couvert, le jardin du couvent des religieuses de la congrégation de Notre-Dame devient la place Reggio, première place publique en Ville Basse[68],[66].

Sous le Consulat (1799-1804), la fonction administrative de la Ville Basse est renforcée avec la nomination du premier préfet de la Meuse par le Premier Consul Napoléon Bonaparte en 1800. L'Hôtel de préfecture est installé dans l'ancien couvent des Antonistes[62],[69].

Le Premier Empire (1804-1814) va couvrir de gloire deux militaires barisiens au service de Napoléon : Nicolas-Charles Oudinot (1767-1847), premier duc de Reggio et maréchal d'Empire, et Rémy Joseph Isidore Exelmans (1775-1852), général puis maréchal de France[69]. Oudinot se fait construire en Ville Basse un bel hôtel particulier avec parc et jardins, qui abrite depuis sa mort l'Hôtel de ville[70].

Sous l'Empire, la ville connait également des changements architecturaux. Les quais de l'Ornain sont aménagés et plantés d'arbres, les portes des anciennes fortifications sont détruites, l'hospice-hôpital de la rue du Bourg est fermé, une halle au grain et un nouveau pont sur l'Ornain sont construits[71].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare de Bar-le-Duc mise en service en 1851 (carte postale de 1916).

À la suite des défaites napoléoniennes, Bar-le-Duc va connaître plusieurs occupations militaires. De janvier à avril 1814, elle est occupée par les troupes prussiennes ; puis, après les Cent-Jours (1815), par les troupes russes jusque 1818[72],[69].

La ville connait malgré tout un développement économique, profitant de la révolution industrielle. L'industrie textile, puis la métallurgie et la brasserie se développent[70], et de nouveaux axes de transport et de communication passent par la cité : le canal de la Marne au Rhin (1845) puis le chemin de fer Paris-Strasbourg (1851)[72]. La population passe de 9 600 habitants en 1804 à 17 000 en 1911[69]. En 1861, le barisien Pierre Michaux (1813-1883) et son fils Ernest inventent le vélocipède à pédales : la michaudine[70].

Cet essor concerne également l'urbanisme. De nombreuses constructions voient le jour : le théâtre de la Comédie et le café des Oiseaux en 1852, le lycée impérial en 1857 (actuel lycée Raymond Poincaré), la Caisse d'épargne, l'Église Saint-Jean à partir de 1876, et le château Varin-Bernier de 1903 à 1905 (renommé depuis château de Marbeaumont). Le couvent des Dominicaines, à la Ville Haute, s'agrandit d'une chapelle et d'une statue de la Vierge dominant la ville[70]. Un nouvel hôtel de préfecture est construit avec une façade sur la place Reggio, et l'aménagement de l'avenue du château facilite l'accès à la Ville Haute[71].

Après la défaite française dans la guerre franco-allemande de 1870, la ville est de nouveau occupée jusqu'au 23 juillet 1873. Devenue ville frontière avec l'Empire allemand, elle abrite à partir de 1880 une garnison importante de 2 000 hommes[69].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mémorial du kilomètre zéro de la Voie sacrée à Bar-le-Duc.

Bar-le-Duc n'est que peu touchée par les combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918)[70]. Elle échappe à l'occupation ennemi au début de la guerre, alors que les allemand se dirigent vers elle en septembre 1914. Ces derniers, arrivés au niveau de Revigny-sur-Ornain, sont contraint de se replier au-delà de Clermont-en-Argonne par la bataille de la Marne. Située non loin de la ligne de front, elle va quand même subir de 1915 à la fin de la guerre des bombardements occasionnels. Près de 600 bombes font 80 morts civils et militaires, et 70 immeubles sont gravement endommagés en Ville Basse. Les dégâts ne sont cependant en rien comparable à ceux de Verdun ou des autres villages du front, parfois complètement rasés[73].

Placée en arrière des lignes, la ville joue un rôle stratégique important[74], servant de point de départ pour le ravitaillement de la ville de Verdun lors de la bataille de Verdun de 1916. Troupes, vivres et matériel empruntent le chemin de fer local « Le Meusien » (appelé également « Le Varinot » du nom de son constructeur Charles Varinot), et des milliers d'hommes et de camions circulent sans interruption sur la route reliant Bar à Verdun, baptisée après le guerre « Voie sacrée »[73].

Le monument aux morts est érigé en Ville Basse[70], et un cimetière militaire de 5 000 tombes voit le jour[75]. En 1920, la ville est décorée de la croix de guerre 1914-1918 en présence du député de la Meuse André Maginot (1877-1932) et du Président de la République Raymond Poincaré (1860-1934), enfant de la ville[73].

Pendant l'entre-deux-guerres (1919-1939), la vie barisienne ne connait pas de grands changements. Les usines de moulage de la fonte emploient plus de 400 salariés, deux brasseries tournent toujours mais aucune nouvelle entreprise ne vient s'installer. La population est quasi stable, passant de 16 261 habitants en 1921 à 16 725 en 1936[75].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Quelques mois après le début de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les combats se rapprochent de plus en plus de Bar-le-Duc. Le 12 juin 1940, la Luftwaffe bombarde le dépôt de la SNCF et le boulevard de la Rochelle. Les habitants s'enfuient, et lorsque, le 15 juin, l'ennemi prend possession de la ville, celle-ci est pratiquement vide. Bar-le-Duc, comme le reste du département, se retrouve dans la zone interdite, là où le régime est le plus strict, sous contrôle de la Feldkommandantur, la Feldgendarmerie et la Gestapo[76].

Malgré les risques, la résistance est très active, portant aide aux évadés et aux pilotes alliés abattus. Peu de gens soutiennent l'action du maréchal Pétain. Les défaites allemandes successives et le succès du débarquement de Normandie en juin 1944 vont pousser les allemands aux pires exactions. Dans la semaine qui précède la libération, 18 hommes sont exécutés dans le quartier de la Fédération et dans les villages environnant. Mais c'est le massacre de la vallée de la Saulx et ses 86 victimes, le 29 août 1944, qui restera dans les esprits. Enfin, le 31 août 1944 à 18 h, la Troisième armée des États-Unis (Third United States Army) entre en ville[76].

De l'après guerre à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Immeubles de la Côte Sainte-Catherine au fond, surplombant la Ville Basse en 2011.

Dans les années 1960, un programme de réhabilitation s'amorce au cours duquel est notamment aménagé le secteur de la Côte Sainte-Catherine, situé sur le versant droit de la vallée, à l'opposé de la Ville Haute[35]. L'expansion de la ville crée de nouveaux quartiers, comme celui de la Libération[77].

Dans les années 1970, Bar-le-Duc entame la restauration de la vieille ville. Ainsi, en 1973, la Ville Haute et le château sont classés « secteur sauvegardé ». Des visites et des animations sont mises en place pour faire redécouvrir aux barisiens ce quartier[35],[78]. Au printemps 2003, la ville reçoit le label « Ville d'art et d'histoire » du Ministère de la Culture[78]. Ce label est attribué aux villes qui valorisent et animent leur patrimoine, et garantit la compétence des guides conférenciers et la qualité de leurs actions[79]. La cité fait également partie du réseau « Les Plus Beaux Détours de France »[80].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc se trouve historiquement plus à gauche, ce qui se confirme dans les résultats des élections présidentielles. Cependant, depuis les années 2000, la droite sort vainqueur de toutes les autres élections sauf les municipales, où c'est l'alternance qui s'impose depuis 1995.

À l'élection présidentielle de 1995, Lionel Jospin (PS) obtient 52,19 % des suffrages barisiens, mais c'est Jacques Chirac (RPR) qui est élu par les français à 52,64 %[81]. En 2002, le président sortant Jacques Chirac (UMP) arrive en tête avec 83,66 % des voix face à Jean-Marie Le Pen (FN). Il faut cependant noter qu'au premier tour c'est Lionel Jospin (PS) qui avait été choisi à 18,42 % par les barisiens, au coude à coude avec Jacques Chirac à 18,38 %[82]. En 2007, Ségolène Royal (PS) obtient 51,03 % des suffrages barisiens, mais c'est Nicolas Sarkozy (UMP) qui est élu par les français à 53,06 %[83]. En 2012, François Hollande (PS) remporte le scrutin barisien à 54,86 % face au président sortant, un score plus élevé que celui national de 51,64 %[84].

Aux élections législatives de 2002, François Dosé (PS) est élu avec 53,87 % des voix barisiennes devant Alain Perelle (UMP), un score en accord avec celui de la circonscription à 53,32 %[85]. En 2007, Bertrand Pancher (UMP) est élu avec 50,44 % des voix face à Thibaut Villemin (PS), un score cependant moins élevé que celui de la circonscription à 53,97 %[86]. En 2012, Bertrand Pancher (UDI) est réélu face à Diana André (PS) avec 54,68 % des voix de la circonscription, mais les barisiens ont eux préféré la candidate socialiste à 50,03 %[87].

Aux élections européennes de 2004, la liste de Pierre Moscovici (PS) arrive en tête avec 34,53 % des voix, devant celles de Joseph Daul (UMP) à 15,35 % et de Nathalie Griesbeck (UDF) à 12,29 %[88]. En 2009, la liste de Joseph Daul (UMP) arrive en tête avec 24,84 % des suffrages, battant celles de Catherine Trautmann (PS) à 22,57 %, de Sandrine Bélier (EE) à 15,31 %[89]. En 2014, la liste de Florian Philippot (FN) arrive en tête avec 22,27 % des voix, devant celles de Nadine Morano (UMP) à 18,80 % et d'Édouard Martin (PS-PRG) à 18,08 %[90].

Aux élections régionales de 2004, la liste conduite par Jean-Pierre Masseret (Gauche) remporte 49,26 % des voix devant celles de Gérard Longuet (Droite) à 38,84 % et de Thierry Gourlot (FN) à 11,90 %[91]. En 2010, la liste de Masseret gagne de nouveau à 46,92 % devant celles de Laurent Hénart (Droite) à 33,93 % et de Thierry Gourlot (FN) à 19,15 %[92].

Aux élections cantonales de 2004, Roland Corrier (PS) remporte le canton de Bar-le-Duc-Nord avec 54,99 % des voix, battant Bertrand Pancher (UMP)[93]. En 2008, Diana André (PS) gagne le canton de Bar-le-Duc-Sud avec 50,76 % des voix, battant Gérard Abbas (UMP)[94]. En 2011, Roland Corrier (PS) est réélu dans son canton avec 68,17 % des voix, battant Gérard Abbas (UMP)[95]. Aux élections départementales de 2015, le binôme Patricia Champion/Arnaud Merveille (Droite) gagne le canton de Bar-le-Duc-1 avec 55,44 % des voix, battant le duo Diana André/Arnaud mac Farlane (PS)[96]. Le binôme Gérard Abbas/Martine Joly (Droite) remporte le canton de Bar-le-Duc-2 avec 51,85 % des voix, battant le duo Mireille Goeder/Jean-Claude Salziger (PS)[97].

Aux élections municipales de 1995, Bertrand Pancher (UDF) prend la mairie que les socialiste détenait depuis 1970 grâce à Jean Bernard. Il la conserve en 2001 mais cède son fauteuil à son adjointe Martine Huraut (UMP) pour pouvoir devenir Président du Conseil général de la Meuse. En 2008, Nelly Jacquet (PS) voit la victoire avec 51,85 % des suffrages, battant la maire sortante Martine Huraut (UMP)[98]. En 2014, Bertrand Pancher (UDI) reprend la mairie avec 48,67 % des voix face à la mire sortante Nelly Jacquet (PS) à 39,46 % et Jean-Baptiste Gravier (FN) à 11,85 %[99].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 10 000 et 20 000 habitants, le conseil municipal est composé de 33 membres : le maire, 9 adjoints et 23 conseillers municipaux[100]. L'Hôtel de ville est aménagé depuis 1869 dans l'ancien hôtel particulier du Maréchal Oudinot datant de 1803 sous le Premier Empire[101].

La commune est doté d'un Conseil municipal des jeunes composé de 33 membres qui se réunissent régulièrement[102]. La mairie a également mis en place cinq comités de quartier (Centre-ville, Côte Sainte-Catherine, Libération, Marbot, Ville Haute), composés chacun d'au maximum 20 membres. Les comités se réunissent chacun au moins une fois par trimestre, puis tous ensemble lors d'une rencontre annuelle publique[103].

Composition du conseil municipal de Bar-le-Duc en 2014[100]
Président de groupe Effectif Statut
  •      UDI
Bertrand Pancher 25 Majorité
  •      PS
Nelly Jacquet 6 Opposition
  •      FN
Jean-Baptiste Gravier 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Bar-le-Duc.
Liste des maires successifs depuis 1947[104]
Période Identité Étiquette Qualité
7 février 1947 7 novembre 1949 Georges Gallais    
7 novembre 1949 7 mai 1953 Jean Jeukens    
7 mai 1953 20 mars 1959 Jean Collot    
20 mars 1959 27 septembre 1970 Pierre Marizier DVD  
27 septembre 1970 24 juin 1995 Jean Bernard PS Député (1973-1978, 1981-1986)
Conseiller général du canton de Bar-le-Duc-Nord (1973-1992)
24 juin 1995 18 mars 2001
(démission)
Bertrand Pancher UDF Conseiller général du canton de Bar-le-Duc-Nord (1992-2004)
18 mars 2001 21 mars 2008 Martine Huraut UMP  
21 mars 2008 4 avril 2014 Nelly Jaquet PS Conseillère régionale
Président de la CC de Bar-le-Duc (2008-2013)
Président de la CA Bar-le-Duc Sud Meuse (2013-2014)
4 avril 2014 en cours Bertrand Pancher UDI Député (depuis 2007)
Président de la CA Bar-le-Duc Sud Meuse (depuis 2014)

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc est la préfecture de la Meuse, et fait partie de la première circonscription du département.

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Bar-le-Duc. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle est divisée en deux cantons (Bar-le-Duc-1 et Bar-le-Duc-2) qui regroupent au total 17 communes[105]. Auparavant, de 1790 à 1973, elle faisait partie du canton de Bar-le-Duc avec 6 autres communes, puis, de 1973 à 2015, se voyait partagée en deux cantons (Bar-le-Duc-Nord et Bar-le-Duc-Sud).

Depuis le 1er janvier 2013, Bar-le-Duc est le siège de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse, appelée Meuse Grand Sud, qui regroupe 33 communes et 37 000 habitants[106]. Auparavant, de 2002 à 2013, la ville faisait partie de la communauté de communes de Bar-le-Duc, appelée CODECOM, qui regroupait 15 communes, jusqu'à sa fusion avec la communauté de communes du Centre Ornain.

La ville est le siège du Pays Barrois, auquel est membre l'intercommunalité de Bar-le-Duc depuis 2005, avec cinq autres EPCI. Ce pays est un syndicat mixte devenu Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) à la suite de la loi MAPTAM de janvier 2014[107].

Depuis 1993, Bar-le-Duc compose avec les villes de Vitry-le-François (Marne) et Saint-Dizier (Haute-Marne) le « Comité de Promotion et de Développement du Triangle », appelé le « Territoire du Triangle » ou tout simplement « Le Triangle »[108]. Cependant, en 2010, à la suite des changements de majorité des municipalités de Bar-le-Duc et Vitry-le-François en 2008, la coopération entre les villes est quasi-inexistante, les représentants ne se réunissant plus et les subventions n'étant plus versées[109].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Florainville qui abrite le Palais de justice de Bar-le-Duc.

Le Palais de justice de Bar-le-Duc est situé dans l'Hôtel de Florainville, en Ville Haute.

La commune relève du tribunal d'instance, de grande instance, de commerce et du conseil de prud'hommes de Bar-le-Duc. Elle est rattachée à la cour d'appel, au tribunal administratif et à la cour administrative d'appel de Nancy. Elle dépend également du tribunal pour enfants de Verdun et de la cour d'assises de la Meuse basée à Bar-le-Duc[110].

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget global de la commune était de 23 781 000 €, dont 17 300 000 € de fonctionnement et 6 481 000 € d'investissement. Cela représentait 1 413 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 834 € par habitant). Les dépenses s'élevaient à 23 322 000 €, réparties en 14 003 000 € de fonctionnement et 9 319 000 € d'investissement[111]. Le budget est resté plutôt stable ces dernières années, variant de 24 220 000 € en 2000[112] à 23 781 000 € en 2013[111], avec un maximum de 30 342 000 € en 2007[113] et un minimum de 21 928 000 € en 2011[114].

La dette de la commune est de 1 680 000 € en 2013, soit 100 € par habitant, un nombre neuf fois inférieur à la moyenne de la strate (964 € par habitant)[115]. La dette a été divisée par plus de quatre en treize ans, passant de 7 536 000 € en 2000[116] à 1 680 000 € en 2013[115].

La capacité d'autofinancement (CAF) de la commune est de 3 869 000 € en 2013, soit 230 € par habitant, un nombre supérieur à la moyenne de la strate (180 € par habitant)[111]. La CAF varie beaucoup d'année en année, avec un maximum de 4 378 000 € en 2001[117] et un minimum de 1 029 000 € en 2003[118].

En 2013, le taux de la taxe d'habitation est de 18,90 %, supérieur au taux moyen de la strate (15,68 %), celui de la taxe foncière sur le bâti est de 32,95 %, supérieur de plus de 10 points au taux moyen de la strate (22,75%), et celui de la taxe foncière sur le non bâti est de 57,57 %, inférieur au taux moyen de la strate (58,94 %)[119]. Ces taux sont les mêmes depuis 2009.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Partie du parc éolien situé près d'Érize-Saint-Dizier.

Les deux centrales nucléaires les plus proches sont celles de Cattenom (105 km) et Nogent (126 km).

Aucune éolienne ne se trouve sur le territoire de la commune, mais de nombreux parcs éoliens sont situés au nord de la ville :

  • À 8 km, le parc éolien d'Érize-Saint-Dizier, mis en service en novembre 2008 par EDF, est situé sur le territoire de la commune d'Érize-Saint-Dizier. Ce parc, composé de 5 éoliennes, développe une puissance totale de 11,5 MW[120].
  • À 9 km, le parc éolien de Beauregard, mis en service en octobre 2006 par Maïa Eolis, est situé sur le territoire des communes de Rumont et Vavincourt. Ce parc, composé de 7 éoliennes, développe une puissance totale de 14,35 MW et produit 24,1 GWh par an[121],[122].
  • À 10 km, le parc éolien de Géry, mis en service en juin 2009 par Iberdrola Renewables, est situé sur le territoire de la commune de Géry. Ce parc, composé de 5 éoliennes, développe une puissance totale de 10 MW[123].
  • À 11 km, le parc éolien de Haut de Bâne, mis en service en octobre 2006 par Maïa Eolis, est situé sur le territoire des communes de Rumont et Érize-Saint-Dizier. Ce parc, composé de 6 éoliennes, développe une puissance totale de 12 MW et produit 22,6 GWh par an[124],[125].
  • À 14 km, le parc éolien de Belrain, mis en service en février 2011 par Wind Prospect, est situé sur le territoire des commune de Lavallée et Levoncourt. Ce parc, composé de 4 éoliennes, développe une puissance totale de 8 MW[126].
  • À 15 km, le parc éolien de la Voie Sacrée, mis en service en juillet 2007 par Sorgenia France, est situé sur le territoire des commune de Beausite, Raival, Courcelles-sur-Aire et Érize-la-Petite. Ce parc, composé de 27 éoliennes, développe une puissance totale de 54 MW[127].

Eau[modifier | modifier le code]

Station d'épuration de la communauté d'agglomération à Fains-Véel.

L'eau potable, gérée par la communauté d'agglomération, provient de trois captages d'eau : l'un de la source Mourot dans la commune voisine de Fains-Véel, et les deux autres de forages à Neuville-en-Verdunois, à 21 km au nord de Bar-le-Duc[128].

La ville dispose d'un assainissement collectif et d'une station d'épuration gérée par la communauté d'agglomération et située sur le territoire de Fains-Véel. Cette station a une capacité nominale de 35 000 équivalent-habitant (EH) et un débit de référence de 8 640 m3 par jour. En 2013, la station a eu une charge maximale en entrée de 25 905 EH, d'un débit entrant moyen de 6 639 m3 par jour et d'une production de boues de 711 T/an entièrement compostée[129].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est à la charge de la communauté d'agglomération. Le tri sélectif est instauré à Bar-le-Duc et le ramassage des ordures a lieu toutes les semaines. La commune possède également une déchetterie, et un ramassage des objets encombrants est organisé régulièrement[130].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Parc de l'Hôtel de ville, avec la façade arrière de ce dernier au fond.

Bar-le-Duc est récompensée de 3 fleurs au concours des villes et villages fleuris[131].

La ville possède trois grands espaces verts[131] :

Eco-cité[modifier | modifier le code]

En février 2015, le maire décide de mettre en place la démarche Agenda 21 afin de faire de Bar-le-Duc une éco-cité[132]. À la mi-avril 2015, les consultations des habitants touchent à leur fin[133].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 21 avril 2015, Bar-le-Duc est jumelée avec[134] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Densité de population de l'aire urbaine de Bar-le-Duc.

Les habitants de la commune sont appelés les Barisiens.

En 2012, la commune comptait 15 759 habitants[INSEE 5]. La superficie de la commune étant de 23,62 km2, la densité s'élevait donc à 667 habitants par km2.

La ville forme avec Behonne, Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar, ses communes limitrophes, l'unité urbaine de Bar-le-Duc[INSEE 6], qui rassemblait 19 118 habitants en 2012. D'une surface de 56,25 km2, la densité s'élevait à 340 habitants par km2.

Elle est également au cœur de l'aire urbaine de Bar-le-Duc, regroupant 42 communes[INSEE 7] et 33 481 habitants en 2012. D'une surface de 543,07 km2, la densité s'élevait à 62 habitants par km2.

La communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse (Meuse Grand Sud), dont fait partie Bar-le-Duc, rassemblait 32 communes et 34 698 habitants en 2012. D'une surface de 400 km2, la densité s'élevait à 86,75 habitants par km2.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1793, la population de la commune est de 9 111 habitants. Elle double en 93 ans pour atteindre 18 860 habitants en 1886. La population diminue ensuite jusque 16 261 habitants en 1921, avec une grosse perte de 807 personnes entre 1911 et 1921 dû à la Première Guerre mondiale. Le nombre d'habitants repart à la hausse pour atteindre 16 697 en 1936. Dix ans plus tard, après la Seconde Guerre mondiale, il ne reste plus que 15 460 habitants, soit une perte de 1 237 habitants. La population se remet à progresser pour atteindre 19 288 habitants en 1975. Depuis, elle est en baisse constante[INSEE 8].

En 2012, la commune comptait 15 759 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 111 8 961 9 970 11 432 12 496 12 383 12 526 13 191 14 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
13 835 14 922 15 334 15 175 16 728 17 485 18 860 18 761 18 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 693 17 307 17 068 16 261 16 365 16 550 16 697 15 460 16 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
18 346 19 159 19 288 18 471 17 545 16 944 16 041 15 895 15 759
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[135] puis Insee à partir de 2004[136].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges et structure de la population[modifier | modifier le code]

La population barisienne est plus féminine, avec 53,7 % de femmes pour 46,3 % d'hommes en 2009[INSEE 9]. C'est plus que dans le département qui est à quasi-égalité avec 50,5 % de femmes pour 49,5 % d'hommes[INSEE 10]. En proportion, il y a moins de jeunes à Bar-le-Duc que dans le reste du département : les moins de 20 ans représentent 21,3 % des barisiens contre 23,9 % des meusiens. Par contre, les personnes âgées sont proportionnellement aussi nombreuse dans la ville que dans le département : les plus de 65 ans représentent 18,2 % des barisiens contre 18,3 % des meusiens[INSEE 9],[INSEE 10].

Pyramide des âges à Bar-le-Duc en 2009 (en pourcentage)[INSEE 9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
6,6 
75 à 89 ans
12,8 
12,5 
60 à 74 ans
13,4 
23,5 
45 à 59 ans
22,0 
18,0 
30 à 44 ans
17,1 
22,8 
15 à 29 ans
19,9 
16,1 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges de la Meuse en 2011 (en pourcentage)[INSEE 10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
7,1 
75 à 89 ans
11,4 
14,6 
60 à 74 ans
15,2 
21,7 
45 à 59 ans
20,8 
19,3 
30 à 44 ans
18,2 
17,9 
15 à 29 ans
15,7 
19,0 
0 à 14 ans
17,4 

En 2009, Bar-le-Duc comptait 7 858 ménages. Ils se composaient pour 47,0 % d'entre eux d'une seule personne, pour 23,5 % d'un couple sans enfant, pour 17,8 % d'un couple avec enfant(s), et pour 9,9 % d'une famille monoparentale. Les ménages avec famille ont diminués de 7 points depuis 1999[INSEE 11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Partie impériale du lycée Raymond Poincaré.

Bar-le-Duc se trouve dans l'académie de Nancy-Metz, sous la direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) de la Meuse, et est le centre de la circonscription de Bar-le-Duc[137],[138].

La ville gère neuf écoles, pouvant accueillir au total plus de 1 150 élèves. Il y a quatre écoles maternelles : Émile Bugnon (~ 68 élèves) et Edmond Laguerre (~ 70 élèves) en Ville Basse, Jean Errard (~ 111 élèves) à la Ville Haute, et Jean Cocteau (~ 123 élèves) à la Côte Sainte-Catherine. Il y a également quatre écoles élémentaires : Bugnon Rostand (~ 96 élèves) et Edmond Laguerre (~ 145 élèves) en Ville Basse, Jean Errard (~ 201 élèves) à la Ville Haute, et Camille Claudel (~ 198 élèves) à la Côte Sainte-Catherine. Il existe une seule école primaire : Gaston Thiebaut (~ 139 élèves) en Ville Basse[139].

Le département gère trois collèges : les collèges André Theuriet et Raymond Poincaré en Ville Basse, et le collège Jacques Prévert à la Côte Sainte-Catherine[139].

La région gère quatre lycées : le lycée général et technologique Raymond Poincaré en Ville Basse (taux de réussite au bac de 97 % en 2014[140]), le lycée professionnel Ligier Richier en Ville Basse, le lycée professionnel Émile Zola à la Côte Sainte-Catherine, et le lycée agricole de la Meuse (site de Bar-le-Duc) en Ville Basse[139].

De plus, il existe trois établissements privés : l'école Bradfer-St Jean Baptiste (~ 308 élèves), le collège La Croix, et le lycée Saint-Louis (taux de réussite au bac de 97 % en 2014[141])[139].

Bar-le-Duc possède très peu d'établissements pour les études supérieures. Le Centre d’Études Scientifiques Supérieures (CESS) de Bar-le-Duc, une antenne de la faculté des sciences de l'ancienne université Nancy-I, a été fermé en 2010 à la suite de la baisse des effectifs. En compensation, une Classe Préparatoire Universitaire Scientifique (CPUS) a été ouverte au lycée Raymond Poincaré[142]. Elle permet de se préparer intensivement pendant l'année de terminale aux matières scientifiques, pour pouvoir intégrer directement la seconde année de l'Institut national polytechnique de Lorraine ou de la Faculté des Sciences et Technologies de l'université de Lorraine[143].

La ville dispose d'une école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPÉ), ex-IUFM, qui forme les enseignants du primaire et du secondaire, avec une option « éducation artistique et culturelle »[144].

Le centre hospitalier de Bar-le-Duc comporte deux centres de formation : l'Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et l'Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS)[145].

Santé[modifier | modifier le code]

Pôle Santé Sud Meusien : la polyclinique privée en premier plan, et le centre hospitalier public en arrière plan.

En 2007, trois établissements hospitaliers se sont réunis pour former le Pôle Santé Sud Meusien[146],[147] : le Centre hospitalier (CH) de Bar-le-Duc (438 places[148]), le Centre hospitalier spécialisé (CHS) de Fains-Véel (207 places[149]), et la Polyclinique du Parc (75 lits[150]). Cette complémentarité entre public et privé et la mutualisation des ressources engendrée permet au pôle santé d'avoir une grande offre de soin : gynécologie, maternité, pédiatrie, cardiologie, diabétologie, chimiothérapie, médecine physique et de réadaptation, gériatrie, SMUR, psychiatrie et pédopsychiatrie[151],[152]. Le centre hospitalier et la polyclinique ont également créé le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) du Barrois qui gère le bloc opératoire de chirurgie, composé de 8 salles d'opération, 2 salles d'endoscopie et d'une salle de réveil de 12 places[150].

Le Centre intercommunal d'action sociale (CIAS) gère trois établissements d'accueil pour les personnes âgées sur la commune : le foyer-logement Les Coquillottes, et l'EHPAD composé des deux maisons de retraite Blanpain et Couchot. De plus, il existe l'EHPAD privé Les Mélèzes[153], ainsi qu'un centre de soins Maison des Cépages situé au centre hospitalier[148].

La ville accueille de nombreux professionnels de santé : médecins généralistes, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, ophtalmologistes, opticiens, kinésithérapeutes...

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Stade Jean Bernard (anciennement stade Marbeaumont)

La ville possède 2 stades : le stade Jean Bernard, anciennement stade Marbeaumont, dans le quartier de Marbot (2 terrains de football en herbe, 1 terrain stabilisé, 1 piste d'athlétisme, 1 stand de tir couvert (10 mètres), 1 court de tennis extérieur, et des terrains de jeux en macadam pour handball et basket-ball), et le stade de la Côte Sainte-Catherine dans le quartier éponyme (1 terrain de foot en herbe, 1 terrain stabilisé, 1 terrain de rugby, 1 terrain de volley-ball, 3 courts de tennis couverts, un espace loisirs foot et des terrains de jeux en macadam pour handball et basket-ball). De plus, il existe un espace multisports avec skatepark dans le quartier de la Libération[154].

Elle compte également 4 gymnases : le gymnase Bradfer en centre-ville (1 salle d’évolution, 1 salle d’escrime, 1 dojo, 1 parcours de canoë-kayak, 1 boulodrome couvert), le gymnase J.P. Beugnot à la Ville Haute (1 salle d’évolution, 1 salle de gymnastique, 1 espace multisports, 1 terrain de jeux en herbe), le gymnase de la Côte Sainte-Catherine dans le quartier éponyme (1 salle d’évolution), et le gymnase de la Fédération dans le quartier éponyme (1 salle d’évolution, 1 terrain de jeux en herbe pour foot et rugby, 1 stand de tir extérieur 25-50-100m). De plus, il existe le centre social Marbot-Hinot (1 salle d’évolution), et l'espace Sainte-Catherine (1 salle d’évolution et 1 salle de musculation)[154].

Le centre nautique de la communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse se situe dans le quartier de Marbot. Il est composé d'un grand bassin de 25 mètres de longueur, d'un plus petit bassin de 90 cm de profondeur, et d'un bassin d'apprentissage peu profond pour les enfants. Il y a également un toboggan, un espace détente (hamam et sauna) avec espace extérieur. Des activités d'aquagym et d'aquaéveil (pour les enfants) y sont organisés[155].

La commune voisine de Combles-en-Barrois, située à 6 km, possède un parcours de golf de 18 trous depuis 1993[156].

Un parcours de santé existe dans la forêt du Haut-Juré[154].

Activités[modifier | modifier le code]

L'Office Municipal des Sports (OMS) de Bar-le-Duc, créé le 1er mars 1965, compte 42 associations & clubs sportifs, représentant 4 924 licenciés fin 2013[157]. On y trouve en 2015 des clubs d'aéromodélisme, aïkido, athlétisme, badminton, basket-ball, billard, canoë-kayak, capoeira, course à pied, cyclisme, cyclotourisme, échecs, escrime, football, golf, gymnastique, handball, handisport, hockey, judo, karaté, kick boxing, marche nordique, multisports, musculation, natation, pétanque, plongée, qi gong, randonnée, roller, rugby, self-defense, ski, sophrologie, spéléologie, taekwondo, tennis, tennis de table, tir à l'arc, tir sportif, triathlon, volley-ball, yoga et yo-yo[158].

Chaque année, en novembre, une course à pied nocturne est organisée dans les rues de la ville : La Barisienne. En 2014, le parcours de 10 km a attiré 595 coureurs[159].

Médias[modifier | modifier le code]

Pour la presse écrite, le quotidien régional L'Est républicain tire une édition locale pour Bar-le-Duc[160]. De plus, la mairie imprime un bulletin municipal mensuel : le Bar Info[161].

Pour la radio, Kit FM et Meuse FM diffuse dans le département de la Meuse[162]. La radio Virgin Radio propose une déclinaison Lorraine-Champagne[163].

Pour la télévision, la ville est couverte par France 3 Lorraine[164].

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique dépend du diocèse de Verdun, et plus précisément de la paroisse Saint-Maxe du Barrois[165],[166]. Cette dernière est découpée en six communautés, dont trois comptent des églises de Bar-le-Duc[167] : la communauté Barriville composée en partie de l'Église Notre-Dame, l'Église Saint-Jean, et l'Église Saint-Antoine[168]; la communauté Saint-Étienne composée de l'Église Saint-Étienne[169]; la communauté Saint-Charles - Naives-Rosières composée en partie de l'Église Saint-Charles[170].

La communauté juive dispose d'une synagogue qui n'est aujourd'hui plus utilisée faute de pratiquants[171],[166].

La communauté musulmane dispose d'une mosquée[166].

La communauté protestante appartient à l'Église protestante unie de Bar-le-Duc et Saint-Dizier, et dispose d'un presbytère dans la ville. Elle possédait jusqu'en 1997 un temple, vendu faute de moyens pour l'entretenir[172], le temple le plus proche est donc celui de Saint-Dizier à 22 km[173],[166].

Il existe également d'autres communautés : l'Église chrétienne évangélique de Bar-le-Duc, l'Église protestante évangélique du Barrois, et l'Église évangélique "Assemblée de Dieu de la Meuse"[166].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 557 €, ce qui plaçait Bar-le-Duc au 28 475e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole. Comparé aux autres grandes villes meusiennes, ce chiffre est inférieur à celui de Verdun (14 837e rang avec 30 553 €) mais supérieur à celui de Commercy (30 565e rang avec 20 560 €)[INSEE 12]. Comparé à des villes de même importance en Lorraine, il est généralement légèrement supérieur[Note 4].

En 2009, 49,6 % des 9 719 foyers fiscaux n'étaient pas imposables[INSEE 13].

En 2010, le salaire net horaire moyen était de 12,6 €[INSEE 14], inférieur à celui national de 13,2 €[INSEE 15]. Les femmes sont moins bien payées, avec un salaire net horaire moyen moins élevé que celui des hommes d'un peu plus de 10 %.

Salaire net horaire moyen (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2010[INSEE 14]
Catégorie socioprofessionnelle Ensemble Hommes Femmes
Cadres 21,9 23,0 19,6
Professions intermédiaires 14,8 15,6 13,7
Employés 10,5 11,1 9,8
Ouvriers qualifiés 10,3 10,4 9,5
Ouvriers non qualifiés 7,5 8,0 6,4
Ensemble 12,6 13,2 12,0

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 10 676 personnes. On y comptait 70,7 % d'actifs, dont 60,3 % ayant un emploi et 10,4 % étant au chômage, et 29,3 % d'inactifs, dont 9,8 % d'élèves ou étudiants et 9,1 % de retraités ou préretraités[INSEE 16]. Le nombre de chômeurs a légèrement augmenté de 1 017 personnes en 1999 à 1 112 en 2009, ce qui représente un taux de chômage de 14,7 %[INSEE 17], bien supérieur au taux national de 9,1 % en 2009[174]. La part des femmes parmi les chômeurs n'a cessé de baisser pour atteindre une quasi égalité à 50,9 % en 2009[INSEE 17].

On comptait 11 149 emplois dans la zone d'emploi, contre 11 478 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 6 513, l'indicateur de concentration d'emploi était de 176,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offrait plus de trois emplois pour deux habitants actifs[INSEE 18]. Il y avait donc un excédent d'emplois par rapport à la population résidente, faisant de Bar-le-Duc un territoire attractif[175].

En 2009, 91,5 % de la population de plus de 15 ans ayant un emploi est salarié, dont 72,6 % en CDI, 10,7 % en CDD, 4,0 % en stage ou apprentissage, 2,0 % en contrat aidé, et 2,0 % en intérim[INSEE 19],[INSEE 20].

Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009[INSEE 21]
Catégorie socioprofessionnelle Emplois Part
Agriculteurs exploitants 34 0,3 %
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 362 3,2 %
Cadres et professions intellectuelles supérieures 1 505 13,3 %
Professions intermédiaires 3 072 27,1 %
Employés 4 395 38,7 %
Ouvriers 1 978 17,4 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Meuse, faisant partie de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine. Elle est également le siège de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Meuse, et de la Chambre d'agriculture de la Meuse.

Au 31 décembre 2010, Bar-le-Duc comptait 1 442 établissements : 28 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 66 dans l'industrie, 74 dans la construction, 912 dans le commerce-transports-services divers et 362 dans le secteur administratif. La majorité de ces établissements n'emploie aucun salarié (54,0 %), 33,8 % ont entre 1 et 9 salariés, 5,1 % entre 10 et 19 salariés, 4,4 % entre 20 et 49 salariés, et 2,7 % ont plus de 50 salariés[INSEE 22].

En 2011, 203 entreprises ont été créées à Bar-le-Duc[INSEE 23], dont 67 par des autoentrepreneurs[INSEE 24]. Sur ces entreprises, 5,8 % étaient dans le secteur de l'industrie, 11,7 % dans la construction, 70,9 % dans le commerce-transports-services divers et 11,7 % dans le secteur administratif[INSEE 23].

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire représente 1,1 % des emplois de la ville[INSEE 25].

Du XVIIIe au XIXe siècle, Bar-le-Duc possède des vignes, et produit du pineau qui s'exporte vers le Luxembourg et la Belgique. Au plus fort de la production, en 1806, il y a plus de 627 hectares (6,27 km2) de vignes. L'arrivée d'autre vins peu chers et le phylloxéra expliquent l'abandon de la viticulture[176]. Parallèlement, au XIXe siècle, deux grandes brasseries sont installées sur le territoire de la commune. En 1895, 170 barisiens travaillent dans ce secteur[177]. Aujourd'hui, ces deux grosses activités ont disparu.

En 2012, les emplois de ce secteur se situent dans les exploitations (agriculture et élevage), les coopératives agricoles, les entreprises de travaux agricoles, et les travaux forestiers[178].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Bar le Duc est le berceau de la société Bergère de France.

Le secteur secondaire représente 11,8 % des emplois de la commune, dont 6,7 % pour l'industrie et 5,1 % pour la construction[INSEE 25].

Dans une région de sidérurgie et métallurgie, il n'est pas étonnant de voir des forges à Bar-le-Duc au XIXe siècle. Plusieurs sociétés ouvrent des fonderies, des hauts fourneaux, et des chaudronneries. En 1883, 369 barisiens sont employés dans la métallurgie. La ville abrite également de nombreux ateliers de mécanique, qui travailleront notamment sur des automobiles. Finalement, au début du XXe siècle, les dernières usines du secteur sont fermées[179].

Le travail du textile dans la cité remonte au Moyen-Âge. Au XVIIIe siècle, les petites fabriques deviennent des ateliers, et une école permet de former les futurs ouvriers et ouvrières. Le secteur est très diversifié : bonneterie, toilerie, cotonnerie... En 1858, les 44 entreprises de la ville emploient 5 659 ouvriers. Le textile domine alors totalement la vie économique de la cité. Les entreprises, concurrencées, vont fermer les unes après les autres à la fin du XIXe siècle. Il ne reste plus que cinq sociétés avant la Première Guerre mondiale[180].

Aujourd'hui, seule l'entreprise Bergère de France, implantée à Bar-le-Duc depuis 1946, existe encore. Devenue l'une des plus grandes filatures d'Europe et l'une des dernières de France[181], c'est le plus gros employeur privé de la ville, mais également du département, avec plus de 300 salariés[182]. Mais l'entreprise connait de graves difficultés : au conflit entre les deux frères héritiers du fondateur datant de 1998[183], s'ajoutent 1,9 millions d'euros de pertes en 2014 et un déficit de 1,7 millions d'euros prévu pour 2015. Le 27 février 2015, l'entreprise est placée en redressement judiciaire pour une période de six mois[184].

La ville est également le lieu d'une activité d'imprimerie, dont l'implantation serait dû aux éditeurs catholiques et à l'activité administrative de la ville. De plus, de nombreux artisans sont présents, notamment dans le domaine de la construction[185].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire représente la grande majorité des emplois de la commune (78,0 %), dont 38,0 % pour le commerce-transports-services divers et 49,0 % pour le secteur administratif[INSEE 25]. Bar-le-Duc, en tant que préfecture de la Meuse, est clairement une ville administrative, avec une forte proportion d'emplois publics[186].

Les administrations publiques représentent près de la moitié des emplois de la commune. Le centre hospitalier de Bar-le-Duc, avec 875 salariés en 2013[178], est le plus gros employeur de la ville, et le deuxième plus gros employeur public de Meuse derrière l'hôpital de Verdun[183]. La même année, le département de la Meuse, à travers ses différents services, emploie au total 1 134 personnes, la commune emploie 425 personnes, la DSDEN 154 personnes, l'OPH 130 personnes, le SDIS 120 personnes, et la Communauté d'agglomération Bar-le-Duc Sud Meuse emploie 100 personnes[178]. À cela s'ajoutent les services de la Sécurité sociale, la Caisse d'allocations familiales, Pôle emploi, les instances policières et judiciaires, les Chambres de commerce et d'industrie, de Métiers et de l'Artisanat, d'agriculture...

L'Union commerciale, industrielle et artisanale (UCCIA) de Bar-le-Duc compte 85 adhérents en 2015[187]. Une grande zone commerciale, appelée La Grande Terre, est implantée à l'Est de la ville, à la limite avec la commune de Savonnières-devant-Bar. Elle contient des grandes enseignes et des franchises : commerces d'alimentation, d'habillement, d’ameublement, concessions automobiles, restaurants et hôtels. Les autres zones commerciales sont situées dans les communes voisines (Fains-Véel et Savonnières-devant-Bar). Des commerces sont présents en centre-ville, notamment dans le boulevard de la Rochelle, artère principale de la ville. Des commerces de proximité sont également présents dans les différents quartiers.

Malgré un patrimoine culturel riche et la présence de tourisme en Lorraine, la ville possède une capacité d'accueil limitée[186]. Il y a de nombreux restaurants : restaurants traditionnels français, franchises, restauration rapide et restaurants gastronomiques, dont un cité au Guide Michelin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bar-le-Duc : vue de la Ville Basse et de la Côte Sainte Catherine depuis le belvédère des Grangettes en Ville Haute.
Bar-le-Duc : vue de la Ville Haute depuis la Côte Sainte Catherine.
La tour de l'horloge.
Façades renaissance, rue du Bourg.
Pont Notre-Dame au-dessus de l’Ornain.

La plupart des monuments ou bâtiments remarquables sont édifiés en pierre de Savonnières, donnant à la ville cette couleur blonde caractéristique. De nombreux hôtels particuliers de style Renaissance se trouvent dans la Ville Haute et son quartier Renaissance où demeuraient les riches familles de l’époque :

  • La Place Saint-Pierre sur laquelle donne l’église Saint-Étienne mais également le Palais de Justice et les anciennes halles,
  • Le Château des ducs de Bar (XVe et XVIe siècles), sur le bord de la ville haute, avec ses belvédères dominant la vallée de l’Ornain et la ville basse. Un musée est installé dans la dernière aile du château des ducs de Bar encore debout.

L’avenue du château longe les anciens remparts du château dont une seule tour (la tour Heyblot) est encore debout, admirer le belvédère sur le collège Gilles de Trèves (Renaissance).

L’avenue permet d’accéder à la ville basse, qui est certes moins attractive (maisons plus populaires et plus récentes) mais elle abrite l’essentiel des commerces et des bâtiments administratifs ainsi que quelques monuments remarquables :

  • l’hôtel de Ville, ancienne résidence d’Oudinot construite en 1803. Dans le parc statues dont Hydrorrhage d’Ipoustéguy.
  • la rue du Bourg et ses magnifiques maisons Renaissance.
  • la préfecture de la Meuse située entre le 40-42 rue du Bourg et la place Reggio. Le bâtiment a été construit à l'emplacement de l'ancienne commanderie des Antonistes datant du début du XVIIe siècle dont il subsiste la façade donnant sur le jardin. Le bâtiment est agrandi par l'architecte départemental Dubois en 1821. Il crée la façade sur la rue. La préfecture est de nouveau agrandie entre 1904 et 1908 par l'architecte départemental Charles Royer. Il conçoit la façade donnant sur la place Reggio réalisée par l'entreprise France-Lanord et Bichaton[188].
  • Maison de La Gabbe, (XVIe siècle), 37 rue des ducs de Bar, (XVIe siècle), classée monument historique.( propriété privée),
  • Le pressoir seigneurial des Combles du XVe siècle au 75 7 place de la Fontaine .

Un ensemble de monuments commémoratifs des guerres et surtout de la Première Guerre mondiale :

  • en mémoire de la voie sacrée;
  • en mémoire de la Guerre franco-prussienne, un monument aux morts dans le cimetière de la ville et un autre pour les morts allemands;
  • une Nécropole nationale qui regroupe des tombes de soldats tombés entre 1914 et 1918 tant malgaches, indo-chinois, britanniques, africains et français avec un monument du 16 octobre 1927 inauguré par Raymond Poincaré, ainsi que des tombes de 1939-1945 françaises, belge et soviétique; quatre des cinq fusillés de l'esplanade de la fédération du 28 août 1944.

En été, une scénographie lumineuse permet de redécouvrir totalement certains monuments à la nuit tombée : Église Saint-Étienne, Préfecture.

  • Le château de Marbeaumont, aujourd'hui Médiathèque Jean Jeukens, a été construit par l'architecte barrisien Jules Renard pour le banquier Paul Varin-Bernier entre 1903-1905.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

l'église Saint-Étienne
  • L’Église Saint-Étienne (avec Le Transi, et, derrière le maître autel, Le Christ en Croix entre les deux Larrons, sculptures de Ligier Richier).
  • le pont Notre-Dame surmonté de la chapelle-oratoire Notre-Dame-de-la-Paix.
  • l’Église Notre-Dame, la plus ancienne de la ville.
  • l’Église Saint-Antoine, ornée de fresques du XIVe siècle dont la nef enjambe un cours d’eau.
  • L'Église Saint-Jean XIXe siècle.
  • L'Église Saint-Charles à Marbot.
  • La Chapelle du collège de la Croix.
  • La Chapelle Saint Louis XIXe siècle.
  • La chapelle du cimetière.
  • La chapelle Saint-Joseph-du-Chêne construite en 1893.
  • Ancienne chapelle Notre-Dame-de-Lourdes (La Libération).
  • L'ancien temple protestant de l'église Réformée (désaffecté) rue du Gué.
  • Nouveau temple, grande bâtisse qui fait à la fois lieu de culte et presbytère, rue du Docteur Nève.
  • La synagogue (1870-1872) de style romano-byzantin (15, Quai Sadi Carnot). architecte : Charles Demoget[189]. L'inscription en hébreu sur la façade est le verset biblique Genèse 28,17 : "Ce lieu n'est autre que la maison de Dieu, et c'est la porte du ciel", le même que sur le fronton de la Synagogue de la Victoire à Paris ainsi que sur la Synagogue de Reims. Il ne reste plus que quelques familles juives à Bar-le-Duc et la synagogue n'est plus utilisée. Il existe un petit cimetière israélite datant du XIXe siècle, en lisière de forêt, qui comporte 126 tombes. celui-ci a été vandalisé le 29 octobre 2010 (fête de Halloween) et 49 tombes ont été profanées, les stèles ont été renversées et les pierres tombales ont été brisées[190].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bar-le-Duc et les arts[modifier | modifier le code]

La sculpture Transi de René de Chalon attribuée à Ligier Richier, dans l’église Saint-Étienne de Bar-le-Duc.

Transi de René de Chalon.

La majorité de l’œuvre artistique de Maréchal de Metz et ses élèves. Entièrement consacrée au vitrail, cette œuvre a démarré dès 1872. Aujourd’hui, c’est une histoire qui fait partie de la vie des Barisiens et de leur quotidien.

La verrière l’Artiste conservée au musée de Metz.

La ville de Bar-le-Duc apparaît sur un DLC du jeu Call of Duty : Black Ops 2

La ville de Bar -le-Duc est citée dans le film "Un long dimanche de fiançailles" et dans le livre "Le Wagon" d'Arnaud Rykner

Le Train de 8h47 film français réalisé par Henry Wulschleger en 1934 d'après le roman de Georges Courteline du même titre, publié en 1888 se déroule à Bar-le-Duc.

La ville est citée à plusieurs reprises dans le roman de Georges Bernanos : sous le soleil de Satan

La ville est également citée plusieurs fois dans le roman L'Âge de raison de Jean-Paul Sartre.

Décoration française[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le « Caviar de Bar »[modifier | modifier le code]

La ville de Bar-le-Duc connaît une renommée mondiale grâce à sa spécialité gastronomique : la confiture de groseilles épépinées à la plume d'oie. Sa qualité d’exception lui vaut le surnom de « Caviar de Bar » ainsi qu’une notoriété mondiale.

Autour de la valorisation de la groseille[modifier | modifier le code]

Le groseillier, plante identitaire[modifier | modifier le code]

À la suite de la réalisation d’un guide identitaire sur le territoire de Bar-le-Duc et le Barrois, le groseillier est apparu comme étant un élément fort du territoire utilisé notamment pour la fabrication de la célèbre confiture épépinée à la plume d’oie. Aussi, depuis 2008, l’Office de tourisme et la Société Horticole ont entamé une démarche sur la Codecom (Communauté de Communes) de Bar-le-Duc visant à promouvoir le groseillier comme étant la plante identitaire du territoire.

Un groseillier pour chaque commune[modifier | modifier le code]

À l'échelle de la Codecom (Communauté de Communes) de Bar-le-Duc, chaque commune a été invitée à choisir et à planter une espèce. Bar-le-Duc a inauguré ce nouveau concept le 4 juin 2010 et a opté pour le groseillier à fleurs « London Market ».

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités militaires ayant été en garnison à Bar-le-Duc :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maison où Bernanos vécut et écrivit Sous le soleil de Satan, rue des Ducs de Bar

par ordre chronologique

Statue du maréchal Oudinot duc de Reggio

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti, en 1 d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés d'argent brochant sur le tout, et en 2 aussi d'argent aux trois pensées tigées et feuillées au naturel.
Commentaires : Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. Devise de la ville : plus penser que dire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • François Alexis Théodore Bellot-Herment, Historique de la ville de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc,‎ , 552 p. (notice BnF no FRBNF30081219, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Weill et Jean Schmitt, Bar-le-Duc : ville haute, ville basse : guide touristique : notices historiques et archéologiques, Bar-le-Duc, Société des lettres, sciences et arts,‎ , 95 p. (notice BnF no FRBNF33221497) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles Richez, Bar-le-Duc, Colmar, SAEP Colmar-Ingersheim,‎ , 100 p. (notice BnF no FRBNF35319283) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Morette, Chez nous en Lorraine : Bar-le-Duc, Metz, Le Républicain Lorrain,‎ , 78 p. (notice BnF no FRBNF34610346) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ville de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Saint-Paul France,‎ (1re éd. 1988), 277 p. (notice BnF no FRBNF37036573) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Harbulot (introduction) et al., Bar-le-Duc : Ville d'art et d'histoire, Bar-le-Duc, Serge Domini,‎ , 160 p. (ISBN 2-912645-57-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Études sur le budget de la ville de Bar-le-Duc (Meuse) 1837-1846, Bar-le-Duc, N. Rolin,‎ , 253 p. (notice BnF no FRBNF36388268)
  • Léon Maxe-Werly et al., Comptes rendus de l’académie des Inscriptions et Belles-lettres, Paris, Imprimerie nationale,‎ (notice BnF no FRBNF34110849), « Un sculpteur italien à Bar-le-Duc en 1463 », p. 54-62
  • Jean Dubois, L’Assistance dans le district de Bar pendant la Révolution, Paris, Imprimerie nationale, E. Leroux,‎ , 162 p. (notice BnF no FRBNF32047566)
  • Georges Weill et Jean Schmitt, Bar-le-Duc : ville haute, ville basse : guide touristique : notices historiques et archéologiques, Bar-le-Duc, Société des lettres, sciences et arts,‎ , 95 p. (notice BnF no FRBNF33221497)
  • Jean Collot, Quelques clichés sur Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, Imprimerie du Barrois,‎ , 51 p. (notice BnF no FRBNF34672248)
  • Dr Anne Masson, L’hôpital Saint-Denys de Bar-le-Duc : de sa fondation à nos jours, Bar-le-Duc, Université de Nancy 1 (Thèse de médecine),‎ , 193 p. (notice BnF no FRBNF34867197)
  • Lt-Cl Henri L’Huillier, Bar-le-Duc : ses rues, places, ponts et cours d’eau, Haironville, Georges Duménil,‎ 1987 (réédition), 285 p. (notice BnF no FRBNF35030422)
  • Pierre Marizier, Le Coup de Bar : chronique d’une époque, 1958-1970, Montmédy, Nouvelle imprimerie meusienne,‎ , 167 p. (ISBN 2-9503047-0-2, notice BnF no FRBNF37060961)
  • Georges Poull, La maison souveraine et ducale de Bar, Nancy, Presses universitaires de Nancy,‎ , 455 p. (ISBN 2-86480-831-5, notice BnF no FRBNF35717006)
  • Georges Fréchet et al., Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar : Congrès archéologique de France, 149e session, 1991, Paris, Société française d’archéologie,‎ , 574 p. (notice BnF no FRBNF36153465), « Bar-le-Duc, église Saint-Étienne », p. 33-47
  • Catherine Grosjean, Le château de Marbeaumont à Bar-le-Duc : la demeure éclectique d’un riche banquier au début du XXe siècle, Strasbourg, Université de Strasbourg (Mémoire de Maîtrise),‎
  • Jérôme Montchal (dir.), Le trait et le portrait : de Boucher à Camille Claudel : les plus beaux dessins du musée de Bar-le-Duc, Paris et Bar-le-Duc, Somogy et la ville de Bar-le-Duc,‎ , 103 p. (ISBN 2-85056-825-2, notice BnF no FRBNF39916337)
Catalogue édité à l’occasion de l’exposition créée dans le cadre de la démarche Sortez de votre réserve !, présentée au Musée Barrois de Bar-le-Duc, du 15 décembre 2004 au 3 avril 2005
  • Mgr Charles Aimond, L'église prieurale et paroissiale Notre-Dame de Bar-le-Duc : histoire, description, rôle et importance dans l'histoire et la vie de la cité ducale, Nîmes, C. Lacour, coll. « Rediviva »,‎ , 119 p. (ISBN 2-7504-1183-1, notice BnF no FRBNF40194127)
  • Ahmet Aydin, Bar-le-Duc pendant la Grande Guerre, Metz, Université de Metz (Mémoire de Master),‎ , 299 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis Sainsère est le père de l'homme politique Olivier Sainsère
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Toul (28 730e rang avec 22 362 €), Woippy (29 304e rang avec 21 915 €), Longwy (29 740e rang avec 21 480 €), et Sarrebourg (27 935e rang avec 22 968 €).

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T4 - Nombre moyen de pièces des résidences principales.
  4. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  5. « Populations légales 2012 de la commune », sur INSEE (consulté le 21 avril 2015).
  6. « Unité urbaine de Bar-le-Duc en 2010 », sur INSEE (consulté le 21 avril 2015)
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  8. POP T1M - Population
  9. a, b et c POP T3 - Population par sexe et âge en 2009
  10. a, b et c « POP1B - Population par sexe et âge de la Meuse en 2011 », sur INSEE (consulté le 21 avril 2015).
  11. FAM T1 - Ménages selon la structure familiale
  12. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 avril 2015).
  13. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  14. a et b SAL T1 - Salaire net horaire moyen (en euros) selon la catégorie socioprofessionnelle en 2010.
  15. « Salaire net horaire moyen en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2015)
  16. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  17. a et b EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans.
  18. EMP T5 - Emploi et activité.
  19. ACT T1 - Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2009.
  20. ACT T2 - Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2009.
  21. EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2009.
  22. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  23. a et b DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  24. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  25. a, b et c EMP T8 - Emplois selon le secteur d'activité.

Autres sources[modifier | modifier le code]

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