La Roche-sur-Yon

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La Roche-sur-Yon
La statue de Napoléon Ier et l'église Saint-Louis, place Napoléon.
La statue de Napoléon Ier et l'église Saint-Louis, place Napoléon.
Blason de La Roche-sur-Yon
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée (préfecture)
Arrondissement La Roche-sur-Yon (Chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons
La Roche-sur-Yon-Nord
La Roche-sur-Yon-Sud
Intercommunalité La Roche-sur-Yon Agglomération (Siège)
Maire
Mandat
Pierre Regnault (PS)
2008-2014
Code postal 85000
Code commune 85191
Démographie
Gentilé Yonnais
Population
municipale
52 664 hab. (2010)
Densité 602 hab./km2
Population
aire urbaine
115 612 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 10″ N 1° 25′ 07″ W / 46.669378, -1.41872246° 40′ 10″ Nord
       1° 25′ 07″ Ouest
/ 46.669378, -1.418722
  
Altitude Min. 32 m — Max. 94 m
Superficie 87,52 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-larochesuryon.fr/

La Roche-sur-Yon est une commune du centre-ouest de la France, préfecture du département de la Vendée, en région Pays de la Loire. Ses habitants sont les Yonnais[1].

Arrosée par la rivière Yon, La Roche-sur-Yon doit sa physionomie actuelle à Napoléon Ier, qui fait d'un petit bourg une cité moderne, basée sur un plan régulier en forme de pentagone et dotée d'édifices publics imposants (préfecture, hôtel de ville, théâtre, tribunaux, lycée, église Saint-Louis, etc.) répartis autour d'une vaste esplanade centrale (place Napoléon). La ville est fondée par décret impérial le 25 mai 1804 (elle est promue à cette même date préfecture de la Vendée en remplacement de Fontenay-le-Comte).

Ville napoléonienne mais conçue par des ingénieurs des Ponts-et-chaussées, son nom même est source de querelles au gré des changements politiques qui agitent le XIXe siècle : elle est débaptisée et rebaptisée à huit reprises : La Roche-sur-Yon, Napoléon, Bourbon-Vendée (sous la Restauration), Napoléon-Vendée (sous le Second Empire)… Elle reprend son nom d'origine en 1870.

Principal centre urbain du département, au cœur du Bas-Poitou, centre économique aux fonctions multiples (secteurs secondaires et tertiaires essentiellement), mais aussi pôle universitaire fort de 6 000 étudiants, La Roche-sur-Yon est la commune la plus peuplée du département, comptant 52 664 habitants au 1er janvier 2010, son aire urbaine atteignant 115 612 habitants. La ville occupe la 6e position au niveau régional, tandis que son aire urbaine occupe le 5e rang.

Sommaire

Histoire [modifier]

Plusieurs découvertes archéologiques prouvent que le sol yonnais fut occupé dès la préhistoire (hache préhistorique à deux tranchants, outils en silex, éventuellement un dolmen…). Durant l'antiquité, un castrum romain est installé sur les hauteurs de La Roche-sur-Yon pour surveiller des mines de fer situées sur les lieux de la Ferrière et de la Thermelière. Des pièces et des objets antiques ont été retrouvés de même que des fondations d'enclos gaulois en bordure de l'Yon. La ville fut une seigneurie appartenant aux Beauvau, puis aux Bourbon à partir du XVe siècle. La Roche-sur-Yon devint une principauté-pairie en passant aux Bourbon-Montpensier, puis aux Orléans.

Le château de la ville, construit à un endroit stratégique de la vallée de l'Yon, fut assiégé et repris aux Anglais par Olivier de Clisson lors de la guerre de Cent Ans. Il fut en partie détruit lors des Guerres de religion qui secouèrent le Poitou, et finalement incendié au cours des guerres de Vendée.

En 1793, le Nord de la Vendée se révolte contre la République. La Roche-sur-Yon reste républicaine, mais le 14 mars 1793 les insurgés vendéens prennent la ville. Après les Guerres de Vendée et le passage des colonnes infernales, la ville n'était plus qu'un petit bourg en grande partie détruit.

La ville de Napoléon [modifier]

Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Bonaparte alors premier consul de la République, prévoit le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou, à la Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot, dont la singularité première réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale.

Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon, devenu empereur des Français, s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).

Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.

La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.

Noms de la ville [modifier]

Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans[2] :

Bicentenaire [modifier]

La ville a fêté tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot[3], et une médaille créée par Thérèse Dufresne.

Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon qui en est co-fondatrice.

Géographie [modifier]

La Roche-sur-Yon se situe au cœur du bocage vendéen, dans la vallée de l'Yon, affluent du Lay. La ville est construite sur une roche granitique qui surplombe la vallée de l'Yon et donne à la ville une position stratégique. La ville se situe au centre du département. Napoléon Bonaparte a d'ailleurs choisi La Roche-sur-Yon comme préfecture pour sa position centrée et stratégique au cœur d'un département qui devait être pacifié après la guerre de Vendée.

Rose des vents Mouilleron-le-Captif Dompierre-sur-Yon La Ferrière Rose des vents
Venansault
Les Clouzeaux
N La Chaize-le-Vicomte
O    La Roche-sur-Yon    E
S
Aubigny Nesmy Saint-Florent-des-Bois

Climat [modifier]

Le tableau suivant compare le climat à La Roche-sur-Yon (moyenne 2001-2008) avec la moyenne nationale et quelques villes symboliques :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
La Roche-sur-Yon 1 875 884,3
Paris 1 630 642
Nice 2 668 767
Strasbourg 1 633 610
Brest 1 492 1 109

Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l'ensoleillement et depuis 1984 pour les records) à la station « La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs ».

Relevé météorologique de La Roche sur Yon de 1971 à 2000
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,5 3,5 5,1 8,8 11,3 13,5 13,1 11,1 8,5 4,8 3,2 7,4
Température maximale moyenne (°C) 8,1 9,8 12,1 14,3 18,6 22,0 24,7 24,8 22,0 17,2 11,8 9,1 16,2
Ensoleillement (h) 73 99 147 154 196 210 229 231 171 116 75 54 1 756
Précipitations (mm) 94,4 77,4 54,1 76,4 51,1 49,0 45,3 40,0 85,2 102,2 110,5 98,7 884,3
Nombre de jours avec pluie 12 11 10 10 11 8 7 6 9 12 12 14 122
Record de froid (°C)
(année du record)
-14,9
(1985)
-15,4
(1986)
-10,3
(2005)
-4,1
(1996)
-0,3
(1995)
2,8
(2006)
7,2
(1996)
5,1
(1986)
3,0
(2002)
-4,5
(1997)
-7,1
(1988)
-9,5
(1996)
Record de chaleur (°C)
(année du record)
15,6
(2007)
20,6
(1998)
24,1
(2005)
28,1
(2005)
30,7
(2001)
35,3
(2011)
36,6
(2006)
38,7
(2003)
33,7
(2005)
29,9
(2011)
19,7
(1988)
18,7
(2000)
Source : Météo-France[4] et lameteo.org[5]


Les records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7 °C le 9 août 2003 durant la canicule européenne de 2003 et de --15,4 °C le 10 février 1986. Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le 27 décembre 1999 et 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du 6 juillet 2001. La Roche-sur-Yon connaît 143 jours avec faible ensoleillement et 57 jours avec fort ensoleillement.

Ville fleurie et patrimoine végétal [modifier]

La Roche-sur-Yon a été récompensée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris, ainsi que du « prix régional de l'arbre » des Pays de La Loire (palmarès 2010). La ville de La Roche-sur-Yon fait désormais le choix de mettre en place la gestion différenciée des espaces verts afin de réduire les pesticides…

La Roche-sur-Yon peut jouir d'un riche patrimoine végétal dans toute la ville. En effet, celle-ci est traversée par 8 cours d'eau dont les vallées sont aménagées pour les promeneurs. De plus, une multitude de parcs et jardins plus ou moins atypiques ponctuent l'aire urbaine yonnaise.

Avec près de 20 % de surface urbaine occupée par des espaces verts, la ville possède le plus grand nombre d'arbre par habitant de l'ouest de la France.

L'intégralité des données sur le patrimoine végétal yonnais sont disponibles sur le site internet de la ville.

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
De gueules à une ville d'argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d'une foi d'or, au franc-canton des villes de second ordre, qui est à dextre, d'azur à la lettre capitale N d'or.

Victor Adolphe Malte-Brun rapportait, dans la France illustrée, tome V (1884), que « cette ville n'a pas d'armes officiellement reconnues ; mais un ancien sceau de ses archives représente : un écu chargé mi-partie d'une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes, qui est de Jérusalem, et semée de fleurs de lis, au lambel de trois pendants, qui est d'Anjou ».

Démographie [modifier]

La nouvelle ville que Napoléon Bonaparte avait créée en août 1804 et choisie pour accueillir 15 000 habitants se développa très lentement au XIXe siècle. Ceci est probablement dû au fait que la ville était artificielle et qu'elle n'avait aucun facteur d'attrait. L'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, en 1866, permit une croissance plus rapide. En effet la ville se trouve au croisement des voies Paris-Les Sables-d'Olonne et Nantes-Bordeaux.

Ce n'est qu'au début de la Troisième République (1870) que la ville dépassa les 10 000 habitants. La croissance démographique devint forte à la fin du XXe siècle, surtout après la fusion avec Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche en 1964, deux communes rurales qui apportèrent de l'espace à la ville pour son développement. Dans les années 1980, la population stagna autour de 45 000 habitants, mais depuis 1990, la population croît à nouveau fortement. En effet, La Roche-sur-Yon a enregistré une augmentation de 9 % de sa population entre 1990 et 1999, ce qui fait de cette ville la seconde des Pays de la Loire en termes de croissance démographique, juste après Nantes. La Roche-sur-Yon compte 89 000 habitants dans l'agglomération et 118 000 habitants dans l'aire urbaine.

Évolution démographique [modifier]

En 2010, La Roche-sur-Yon comptait 52 664 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 111e rang au niveau national, alors qu'elle était au 116e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 282 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à La Roche-sur-Yon depuis cette date. Au XXIe siècle, pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[N 1],[6].

Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 52 664 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
non disponible 1 015 857 2 792 3 904 5 257 5 164 6 909 7 498
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 178 8 298 8 710 8 841 9 755 10 634 11 773 12 215 12 710
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 629 13 685 14 885 13 629 14 538 15 247 16 073 18 107 19 576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009
24 019 36 067 44 713 45 098 45 219 49 292 50 717 51 727 52 234
2010 - - - - - - - -
52 664 - - - - - - - -
En 1964, la commune absorbe Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche.
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[7], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis Chiffres de population de la France à partir de 2006)[8],[9],[10].
Histogramme

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 24,4 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 18,8 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 25,1 %).
Pyramide des âges à La Roche-sur-Yon en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
5,8 
75 à 89 ans
9,3 
12,7 
60 à 74 ans
14,7 
21,5 
45 à 59 ans
21,2 
18,1 
30 à 44 ans
18,2 
24,4 
15 à 29 ans
20,9 
17,3 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Autres éléments [modifier]

  • Répartition de la population selon le sexe (estimation 2005 de l'Insee) :
Sexe La Roche-sur-Yon
(2005)
France entière
(2005)
La Roche-sur-Yon
(1999)
Hommes
46 %
48,3 %
47,5 %
Femmes
54 %
51,7 %
52,5 %


  • Répartition de la population selon l'âge (estimation 2005 de l'Insee) :
Tranches d'âge La Roche-sur-Yon
(2005)
France entière
(2005)
La Roche-sur-Yon
(1999)
Moins de 19 ans
25 %
25,4 %
24 %
Entre 20 et 39 ans
26 %
26,6 %
29,8 %
Entre 40 et 59 ans
28 %
27,7 %
26,7 %
Plus de 60 ans
21 %
20,3 %
19,5 %

Économie [modifier]

Cette ville nouvelle, située en plein centre d'un département rural mais assez dynamique avec des entreprises renommées (Bénéteau, Cougnaud, Akena…), dispose désormais de parcs d'activités très importants. Ces derniers accueillent notamment les entreprises Rideau (vérandas) ou encore Accompanéo (transporteurs de personnels) D'autres grandes usines sont présentes notamment dans le domaine électrique et électronique, mais aussi de la fabrication de pneumatiques (Michelin depuis 1972). L'agglomération est desservie par le petit aéroport de La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs.

La majeure partie des emplois proviennent du secteur tertiaire, très développé, qui fait de La Roche-sur-Yon, une ville de services (santé, conseils, banque, commerces…)

Répartition des actifs (en 1999, d'après l'Insee) :

  • Primaire : 0,9 % ;
  • Secondaire (industrie + bâtiment) : 19,2 % ;
  • Tertiaire (commerces + services) : 79,9 % ;
  • Chômage : environ 8 % en 2001.

La Roche-sur-Yon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vendée. Elle gère le port des Sables d’Olonne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de pêche de l’île d’Yeu, de l’Herbaudière, de plaisance de l’île d’Yeu, des Brochets, de l’Epoids, des Champs et le Marché de Gros de Fruits et légumes des Sables-d’Olonne.

La ville accueille diverses boutiques et enseignes au sein de trois grands pôles commerciaux : le premier constitué par le centre-ville, le second au nord de la ville, « Les Flâneries », et le troisième au sud, « Sud Avenue ».

Administration [modifier]

CM la roche 2008.png
Logo de la Ville jusqu'en 2012.

Le maire de la Roche-sur-Yon est Pierre Regnault depuis le mois d'avril 2004, à la suite de la démission de son prédécesseur Jacques Auxiette (PS), élu président de la région Pays de la Loire. Jacques Auxiette était maire depuis 1977.

En mars 2008, le maire sortant et sa liste (PS, Les Verts et PCF) se sont présentés au suffrage des yonnais. Face à lui, plusieurs listes se sont également présentées. À sa gauche une dissidence menée par Anita Charrieau (PCF, Lutte Ouvrière et citoyens). Deux candidats se sont disputés l'électorat centriste de François Bayrou, Raoul Mestre pour le MoDem et Laurent Caillaud (conseiller municipal sortant) sous la bannière Nouveau Centre. Enfin, Michèle Peltan, conseillère générale de la Vendée et conseillère régionale des Pays de la Loire se réclamant du Nouveau Centre, s'est présentée sous l'intitulé « La Roche gagnante », avec l'investiture de l'UMP et le soutien du PRV et du CNI.

Malgré ces listes d'opposition, le maire sortant a été réélu au premier tour avec 50,08 % des voix (10486 voix, 34 sièges) devant la candidate Nouveau Centre-UMP (27,11 %, 6 sièges)[12].

Voir aussi : liste des maires successifs.

Outre son rôle de chef-lieu du département de la Vendée, La Roche-sur-Yon est aussi chef-lieu de deux cantons :

Enseignement supérieur [modifier]

La Roche-sur-Yon est le siège de plusieurs établissements d’enseignement supérieur :

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Hippopotame de la place Napoléon 1er


Église Saint-Louis [modifier]

Construite de 1817 à 1829 et consacrée sous le vocable de Saint-Louis en 1830, l'église est le plus vaste édifice religieux de la Vendée. Cet édifice construit sous le modèle des basiliques antiques présente une architecture extérieure néo-classique qui est mise en valeur par son retrait de la place Napoléon. L'intérieur de l'église, largement inspiré de l'église Saint-Philippe-du-Roule de Paris présente une architecture néo-grecque avec un péristyle de colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens supportant une voute en berceaux peinte en trompe l'œil. L'église a pour particularité d'être la seule église républicaine de France avec:

  • une peinture patriotique de la première guerre mondiale où le Christ est représenté
  • un drapeau français sur le clocher nord
  • le Christ représenté en « bleu blanc rouge » sur les vitraux

Le MYM (Musée Yonnais Municipal) [modifier]

Construit en 1877, le musée de La Roche-sur-Yon dispose actuellement de collections axées autour des arts graphiques à partir du dix-neuvième siècle, de la photographie contemporaine, ou encore d'un fonds important axé autour de Benjamin Rabier. Un fonds intéressant d'estampes japonaises est également présent dans les collections du musées Les artistes présents dans les collections du musée sont notamment :

etc.

Vieille ville [modifier]

Existant dès l'antiquité, le bourg de La Roche-sur-Yon se développe durant le Moyen Âge avec l'implantation d'un château fort. Son développement se poursuit jusqu'aux guerres de Vendée où le bourg est incendié.

Actuellement, il subsiste la place de la vieille horloge ainsi que les ruines du château fort yonnais

Hôtel des postes [modifier]

Magnifique bâtiment d'architecture art-déco, il fut construit en 1930.

Les ornementations du bâtiment sont les mosaïques, et les bas-reliefs représentant le blason de la ville, l'aigle napoléonien ou encore le caducée.

Haras de la Vendée [modifier]

Construit en 1843 dans un parc arboré de 4.5 hectares avec une architecture très ordonnée (néo-classique) le haras national et départemental de La Roche-sur-Yon a été conçu pour accueillir 200 étalons.

Actuellement il est voué au tourisme, à la reproduction équine, à la conservation des espèces…

Place Napoléon [modifier]

Une des plus vastes esplanade publique de France, la place Napoléon a pour éléments importants:

  • La grande auberge où fut reçu Napoléon le 8 août 1808
  • L'hôtel de Ville (1810)
  • La statue équestre de Napoléon (1854)
  • L'église Saint-Louis (1829)
  • L'ancien tribunal (1815)
  • Le lycée impérial (1815)

En 2012 commencent les travaux de la Place Napoléon, de la rue Clemenceau et de la place de la Vendée qui étaient restés pratiquement inchangés depuis les années 1980. Ainsi la proposition du cabinet d'architectes Alexandre Chemetoff et Associés est retenue par la mairie. Les travaux devraient s'achever courant 2014 et aboutiront à un lieu laissant un large espace à la végétation et à l'eau. De plus, des animaux mécaniques réalisés par François Delarozière seront installés dans les bassins d'eau de la place et le public pourra interagir avec eux en permanence et gratuitement.

Le projet a donné lieu à de nombreux commentaires principalement à cause de son coût[13],[14] mais aussi parce qu'il laisse moins de place au stationnement. Par ailleurs, un nouveau parking devrait être implanté (ainsi que des commerces, logements...) sur le site de l'ancien collège Piobetta qui donne directement sur la place[15].

Maison Renaissance [modifier]

Construite en 1566 et classée Monument historique en 1930, la maison Renaissance présente une architecture oscillant entre style médiéval et ornements issus de la Renaissance.Le lieu est désormais occupé par un centre d'interprétation sur l'histoire et l'urbanisme de La Roche-sur-Yon. Le fonds provenant de l'avionneur vendéen René Couzinet y est également exposé.

Abbaye des Fontenelles [modifier]

Abbaye construite des 1210 en périphérie de la ville pour les vertus thermales du site.

Personnalités [modifier]

Culture [modifier]

La Roche-sur-Yon dispose:

  • D'une scène nationale (Le Grand'R)
  • D'une scène de musiques actuelles (le fuzz'Yon)
  • De nombreuses compagnies théâtrales (« Compagnie pirate », « Le menteur volontaire », « Grizzly Philibert Tambour »…)
  • Une compagnie de cirque: La Compagnie Croche
  • D'une salle modulable de 4000 places, le Vendespace
  • De nombreux lieux d'expositions («Espace Cormier», « Espace Waldeck Rousseau », «Espace François Mitterrand », « Espace Robert Pineau », « MYM (Musée Yonnais Municipal) », « Hôtel du département », « Espace régional des Pays de La Loire », « Maison Renaissance », « Logis de Mirville », « Galerie Promenarts », « La Gaterie », « Original galerie »…)
  • De deux cinémas (« Le cinéville » et « Le Concorde »)
  • D'un conservatoire de musique de danse et d'art dramatique
  • D'un réseau de quatre médiathèques (+ Arthotèques, ludothèques…)
  • De nombreux espaces de spectacles (« Le Manège », « Le théâtre municipal », « Le Jardin de la mairie »; les deux salles du « Fuzz-Yon », « Le Jardin des Compagnons », « Les Oudairies »…)
  • De nombreux festivals toute l'année : le Festival international du film de La Roche-sur-Yon anciennement « En route vers le monde » se déroule chaque année en octobre, depuis 2002 ; Le Festival Voisinages, spectacles variés en tout genre qui se déroulent dans la salle de spectacle le Manège, Scène nationale du Grand R, Le Festival « Les F'estivales »…
  • La première « copy-party » légale en bibliothèque, visant à sensibiliser les utilisateurs aux questions de la copie privée s'est tenue à bibliothèque universitaire du pôle universitaire Yonnais le 7 mars 2012[16].

Transports [modifier]

Transports routiers et autoroutiers [modifier]

Articles détaillés : Contournement de La Roche-sur-Yon et A87.

Le contournement de La Roche-sur-Yon est la rocade urbaine de la ville de La Roche-sur-Yon en Vendée.

Le réseau routier vendéen est organisé en étoile autour de la Roche-sur-Yon. La ville est donc au croisement de plusieurs routes départementales telles que :

La Roche-sur-Yon est également desservie par une autoroute :

L'autoroute française A87 est une autoroute des Pays de la Loire, gérée par les Autoroutes du sud de la France qui relie Angers et la Roche-sur-Yon via Cholet. Cette autoroute est raccordée à l'A11, permettant de relier directement Paris à la Vendée ce qui présente un avantage pour le tourisme et le dynamisme économique de ce département.

Radio Trafic FM (107.7FM) émet sur l'A87 secteur ASF. L'A87 fait partie du réseau ASF de la zone OUEST.

En 2008, cette autoroute a été prolongée par ASF de 16 km afin de servir de contournement sud à la ville[17]. Trois échangeurs ont alors été ajoutés:

sortie 32 La Roche-sur-Yon Sud, l'échangeur sortie 31 La Roche-sur-Yon Centre et sortie 33 La Roche-sur-Yon Ouest. Le contournement sud est une section de l'A87, longue de 16 km, ouverte à la circulation le 4 juillet 2008. Elle est gratuite pour les usagers qui l'empruntent et la vitesse y est limitée à 130 km/h.

Comme le contournement nord, cette rocade s’étend de l'échangeur de la Landette à l'ouest à l'échangeur de Château-Fromage à l'est.

Transports ferroviaires [modifier]

Gare de la Roche-sur-Yon (Place d'Estienne d'Orves)
Gare de la Roche-sur-Yon passerelle)
Article détaillé : Gare de La Roche-sur-Yon.

Le chemin de fer arrive à la Roche-sur-Yon le 24 décembre 1866 avec l'ouverture de la ligne entre Nantes et la Roche-sur-Yon par la Compagnie d'Orléans. D'autres lignes sont ensuite ouvertes à destination des Sables-d'Olonne, de la Rochelle (14 mars 1871, Compagnie des Charentes) et de Bordeaux. Ces lignes sont incorporées dans le réseau de l'État en 1878.

Actuellement, la Roche-sur-Yon est reliée par voies ferrées aux villes des Sables-d'Olonne, de Nantes, de la Rochelle et de Bressuire.

La voie ferrée reliant Nantes aux Sables-d'Olonne via la Roche-sur-Yon a été électrifiée par la SNCF et RFF[18]. Ces travaux ainsi que ceux de rénovation de la gare de la Roche-sur-Yon[19] ont permis l'arrivée du TGV fin 2008.

Transports aériens [modifier]

La Roche-sur-Yon possède un petit aéroport civil, l'aéroport des Ajoncs ou René Couzinet, situé à environ 6 kilomètres au Nord-Est de la ville. On y accède par la route départementale 160 (ex-RN160). Cet aéroport comporte deux pistes dont une en bitume.

Caractéristiques [modifier]

  • Piste 1 : 10/28 - 1 540 mètres sur 30 m (bitume)
  • Piste 2 : 10L/28R - 900 mètres sur 80 m (herbe)

Données [modifier]

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Mouvements 15 504 18 881 18 168 18 246 20 293 21 964 24 257

Transports en commun [modifier]

Article détaillé : Impulsyon.
Logo du réseau impulsyon

Depuis le 23 août 2010, le réseau STY a été rebaptisé Impulsyon.

Les principales nouveautés de ce réseau :

  • Desserte des 15 communes de La Roche-sur-Yon Agglomération et non plus de la seule commune de La Roche-sur-Yon ;
  • Desserte de nouveau quartier de La Roche-sur-Yon ;
  • Amélioration de la desserte de la Gare SNCF (2 lignes y passent (3 et 6) au lieu de la ligne F qui y avait son terminus) ;
  • Une tarification simplifiée ;
  • Il n'y a cependant aucun transport d'organisé les dimanches et jours fériés.

La Compagnie des transports du Yonnais (CTY), filiale de Ratp Développement, est l'exploitant de l'ancien réseau STY depuis le 1er janvier 2010 en remplacement de Keolis La Roche-sur-Yon (anciennement nommé Société des transports yonnais). Le nom STY a été conservé comme marque commerciale de janvier à août 2010, avant d'être remplacé par « Impulsyon ».

Le réseau Impulsyon se compose de 9 lignes, 7 lignes régulières et 2 lignes scolaires. Le réseau se compose aussi d'un service sur réservation, d'un service de TPMR et de location de vélos.

Impulsyon est partenaire du service d'information multimodal Destineo, service mis en place par la région Pays de la Loire et cofinancé par l'Union européenne.

L'autorité organisatrice des transports est La Roche-sur-Yon Agglomération.

Historique [modifier]

  • 1976 : Le réseau de transports urbains de la Roche-sur-Yon est créé. Il comprend alors 3 lignes et emploie 33 personnes.
  • 1977 : Le réseau est étendu avec la création de 3 nouvelles lignes.
  • 1986 : Réorganisation du réseau lors de son 10e anniversaire.
  • 1990 : Ouverture d'une septième ligne (ligne G).
  • 1991 : La STY devient une filiale de Via-Transport.
  • 1996 : Ouverture d'une huitième ligne (ligne H).
  • 2004 : Les lignes A, B, C, D, F et G sont certifiées par l'AFNOR (NF 281, NF 286).
  • 2005 : Ouverture d'une neuvième ligne (ligne J).
  • 1er janvier 2010 : La ville de la Roche-sur-Yon choisit Ratp Développement pour gérer le réseau de la STY via la Compagnie des transports du Yonnais, en remplacement de Kéolis.
  • 23 août 2010 : Un réseau réorganisé et étendu a été lancé le 23 août 2010 sous le nom commercial impulsyon [3].

Le réseau [modifier]

Le réseau est maintenant composé de :

  • 7 lignes régulières numérotées 1 à 7 desservant La Roche-sur-Yon,
  • Les lignes 1 et 2, qui sont parmi les lignes principales, sont cadencées et relient La Roche-sur-Yon aux communes limitrophes de Aubigny, Dompierre-sur-Yon, Mouilleron-le-Captif et Venansault,
  • Les 10 autres communes de l'agglomération sont desservies par le service sur réservation « Impulsyon + »,
  • 2 lignes scolaires, les lignes E et H qui conservent leur ancien indice de ligne,
  • 4 dessertes scolaires renforçant la desserte de certains établissements scolaires.
  • Un service de soirée remplaçant le Hibus le vendredi et samedi de 21h30 à 0h30.
  • Un service de transport de personnes à mobilité réduite nommé « HandiYon ».
  • Un service de location de vélos nommé « Vélyon ».

Jumelages [modifier]

Pactes d'amitié [modifier]

Projets de développement locaux [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Par convention, afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, les recensements correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc. ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee sont présentés.

Références [modifier]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 22/07/2008.
  2. Henry BRUNETIERE, La ville de Napoléon - La Roche-sur-Yon (1804-1870). Éditions d'Orbestier, 2006
  3. Réalisations artistiques depuis 1945 dans l'espace public de La Roche-sur-Yon, William Chevillon, 2012
  4. « Normales - Station de La Roche-sur-Yon » sur le site officiel de Météo-France, consulté le 8 juillet 2009
  5. « Records à La Roche-sur-Yon » sur lameteo.org, consulté le 8 juillet 2009
  6. Calendrier de recensement, sur insee.fr. Consulté le 8 juin 2011
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 8 juin 2011
  8. a et b Évolution et structure de la population, sur insee.fr. Consulté le 8 juin 2011
  9. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur insee.fr. Consulté le 8 juin 2011
  10. Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur insee.fr. Consulté le 8 juin 2011
  11. Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007, sur insee.fr. Consulté le 8 juin 2011
  12. Résultats des élections municipales à la Roche-sur-Yon sur le site du ministère de l'Intérieur
  13. A La Roche, le coût de la Place Napoléon fait polémique, article de Ouest-France, 19 décembre 2011
  14. La place Napoléon : seul le coût fait débat, article de Ouest-France, 27 mai 2012
  15. Napoléon de plus en plus vert, article de Philippe Dossal paru dans Le Point, 12 avril 2012
  16. France Info. Avec France Bleu Loire Océan, France Bleue, Pays d'Auvergne et France Bleu Picardie, 04/03/2012
  17. Ouest, sur ASF. Consulté le 15 février 2010
  18. Site internet de RFF concernant l'électrification de la ligne Nantes - Les Sables-d'Olonne
  19. Site internet concernant la rénovation de la gare

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Liens externes [modifier]