Le Courrier picard

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Le Courrier picard
Image illustrative de l'article Le Courrier picard

Pays Drapeau de la France France,
Langue Français, picard
Périodicité Quotidienne
Format Tabloïd
Genre Presse régionale
Prix au numéro Lundi au jeudi et dimanche : 1,10 €
Vendredi, samedi : 1,30 €
Diffusion 59 378[1] ex. (2012)
Date de fondation 16 octobre 1944
Ville d’édition Amiens

Propriétaire Groupe La Voix
Directeur de publication Gabriel d'Harcourt
Rédacteur en chef David Guévart
ISSN 0181-4044
Site web http://www.courrier-picard.fr

Le Courrier picard est un journal quotidien régional de la presse écrite française, diffusé en Picardie, dans la Somme, dans l'Oise ainsi que dans l'Aisne, dans l'arrondissement de Saint-Quentin. Il est publié du lundi au samedi en 7 éditions géographiques et le dimanche en 3 éditions départementales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le Courrier picard est né, le 16 octobre 1944, de la fusion de La Picardie nouvelle, elle-même issue du Progrès de la Somme, et de L'Écho de la Somme, connu auparavant comme Le Journal d'Amiens. Le premier était marqué à gauche, avec surtout des socialistes, le second d'inspiration catholique. Cependant, le journal est installé dans les locaux de La Picardie nouvelle, qui forme le gros de la nouvelle rédaction.

Le nouveau journal est régi par une société coopérative ouvrière de production (SCOP) dans laquelle sont représentés les principaux courants de la Résistance. Dans la constitution définitive des statuts, en novembre, la Société comprend 88 sociétaires, dont 9 journalistes, 15 administratifs et 57 ouvriers et techniciens[2]. Maurice Catelas est désigné PDG de l'entreprise. L'équipe de rédaction est étoffée et travaille dans un cadre régional avec des bureaux de rédaction à Abbeville, Doullens, Péronne puis à Albert. Pour des raisons économiques, le journal ne paraît d'abord que sur deux pages. Le journal connaît un bon succès dans l'ensemble du département de la Somme, ainsi que dans les cantons de Breteuil, d'Aumale et du Tréport. Le Courrier picard n'a alors pratiquement pas de concurrence dans la Somme ; en 1969, il tirait à 75 000 exemplaires.

Le journal connaît une crise interne en 1964, les personnels administratifs et de rédaction souhaitant bénéficier des avantages salariés appliqués jusque-là aux seuls ouvriers. Si l'accord intervient assez vite, l'incident marquera les esprits, mettant en cause la manière dont la SCOP était gérée.

En 1976, Le Courrier picard tire profit d'une longue grève du Parisien pour renforcer son implantation, jusqu'alors très limitée, dans l'Oise, où les deux quotidiens sont depuis concurrents.

En 1977, à la suite de la crise de 1964, les statuts sont modifiés, le principal changement étant la séparation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général. L'énarque Bernard Roux est désigné comme directeur général.

La fin des années 1970 et le début des années 1980 sont marqués par des évolutions techniques et le passage à un format plus réduit, proche du tabloïd. Le journal connaît aussi d'importantes difficultés économiques et financières qui aboutissent au dépôt de bilan le 13 septembre 1985. Pour redresser le pouvoir, les sociétaires acceptent d'ouvrir le capital à des partenaires extérieurs, à condition qu'il s'agisse d'organismes d'économie sociale[3]. Après un projet de participation d'UES Media, c'est finalement le Crédit agricole qui entre au capital du Courrier picard. Fin septembre 2008, le quotidien se dote d'une édition en ligne.

Depuis mai 2005, Le Courrier picard diffuse une sixième édition qui couvre l'arrondissement de Saint-Quentin.

Depuis le 1er février 1998, un journal du dimanche comportant trois éditions : Somme, Oise et Aisne. Il diffuse, le samedi un supplément TV magazine et le vendredi un autre Version Femina.

Des difficultés économiques poussent les salariés à renoncer au statut de SCOP le 6 avril 2009, après un vote. Ce renoncement historique, Le Courrier picard était le dernier quotidien de presse à avoir gardé ce statut, laisse la voie au rachat par un groupe extérieur. Le Belge Rossel, propriétaire du quotidien belge Le Soir et depuis une période plus récente de La Voix du Nord s'est porté candidat. Le Groupe Hersant Média[4]., qui semblait intéressé, n'a finalement pas déposé de dossier de reprise.

En 2010, l'imprimerie du Courrier picard est fermée, les 7 éditions sont désormais mise sous presse à l'imprimerie de la Pilaterie à Marcq-en-Baroeul (Nord).

Le 12 janvier 2011, la nouvelle formule rédactionnelle a été lancée.

En 2012, le groupe Rossel s'est porté acquéreur de la partie "Champagne/Ardennes/Picardie" (CAP) du Groupe Hersant Média, Le Courrier picard s'est porté acquéreur (via Rossel) de son ex-concurrente L'Aisne nouvelle.

Le 14 janvier 2013, le titre L'Aisne nouvelle est devenu une filiale du Courrier picard.

Le Groupe La Voix[modifier | modifier le code]

Au cours de l'assemblée générale extraordinaire qui s'est déroulée le samedi 11 juillet 2009 au siège d'Amiens, 88 % des sociétaires du quotidien régional Le Courrier picard ont voté en faveur de l'auto-dissolution de la société coopérative ouvrière de production (SCOP) gérant le journal. Et 91 % d'entre eux ont accepté l'offre de rachat de leurs parts par La Voix du Nord. Ils ont ainsi confirmé leur vote d'avril par lequel ils avaient renoncé à recapitaliser eux-mêmes leur journal, confronté à une aggravation de sa situation financière. Le décret du ministère du Travail prenant acte du changement de statut du Courrier picard ayant été publié au Journal officiel du 8 décembre, la Voix du Nord est devenu propriétaire de l'entreprise le 14 décembre 2009. Elle devrait mettre en œuvre son plan, qui comporte notamment le rapatriement de l'impression à son imprimerie lilloise avec un plan social touchant 25 salariés. Le réseau des agences du quotidien régional sera maintenu dans les trois départements picards (Somme, Oise et Aisne) avec l'autonomie de la rédaction, pour laquelle une clause de cession sera ouverte. L'étude d'une nouvelle maquette en quadrichromie sera également réalisée[5],[6].

Filiales[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, L'Aisne nouvelle devient filiale (100%) du Courrier Picard.

La régie publicitaire Picardie Matin Publicité (PMP) est également une filiale du Courrier Picard (100 %).

Publications[modifier | modifier le code]

Le quotidien[modifier | modifier le code]

Le Courrier picard paraît tous les jours. Il est constitué des sections et pages suivantes :

- La une

- Région express

- Région à la une

- Région

- A vous de voir

- Pages locales

- Le carnet

- Fêtes et loisirs

- Les annonces

- Sports

- Courses

- À la une

- France

- Europe - Monde

- Économie

- Regards

- Jeux

- Cinéma

- Télévision

- Météo

- Horoscope

- La der

En picard[modifier | modifier le code]

Depuis trois ans, le troisième jeudi de novembre, le journal paraît en picard. Le premier numéro est paru le jeudi 24 novembre 2011. Le second le jeudi 29 novembre 2012. Un troisième est paru le jeudi 21 novembre 2013.

Suppléments et hors-séries[modifier | modifier le code]

Des suppléments accompagnent régulièrement le quotidien dans les kiosques. La rédaction travaille également sur des hors-séries.

Site Internet[modifier | modifier le code]

Le Courrier picard est présent sur la toile au travers de son site Internet et une présence sur les médias sociaux. Le 14 mars 2013, une nouvelle version du site Internet fut mise en place.


Des blogs thématiques sont également proposés.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Éditions locales[modifier | modifier le code]

Le siège du Courrier picard est installé à Amiens, au 29 rue de la République. Il dispose par ailleurs de onze bureaux détachés : Abbeville, Doullens, Albert, Mers-les-Bains, Péronne et Montdidier dans la Somme, Compiègne, Beauvais, Noyon, Clermont dans l'Oise et Saint-Quentin dans l'Aisne (ce dernier ayant ouvert en 2005). Ce sont aujourd'hui sept éditions qui couvrent les départements de la Somme, de l'Oise et de l'Aisne.

Département Nom des éditions
Somme Grand Amiens, Région d'Amiens, Picardie Maritime, Haute-Picardie,
Oise Compiègne-Noyon, Beauvais-Clermont
Aisne Saint-Quentin,


Les chiffres de l'OJD[modifier | modifier le code]

  • Le Courrier Picard du lundi au samedi
Diffusion quotidienne moyenne, source OJD 2012[7]
Titre 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Le Courrier picard 68 146 67 365 64 406 62 328 59 786 59 378
  • Le Courrier picard du dimanche
Diffusion hebdo moyenne, source OJD 2012[8]
Titre 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Le Courrier Picard 43 391 43 662 42 118 40 973 39 825 39 960

Les autres titres présents en Picardie[modifier | modifier le code]

Le Courrier picard est en concurrence sur le département de l'Oise avec le quotidien Le Parisien et sur le département de l'Aisne avec le quadri-hebdomadaire L'Aisne nouvelle, filiale du Courrier picard depuis janvier 2013, qui a un peu moins de lecteurs et plus que trois agences pour deux éditions. Sur le département de la Somme, il n'a plus vraiment de concurrent.

La concurrence entre Le Courrier picard et L'Aisne nouvelle s'exerce sur fond d'ascension politique de Xavier Bertrand, élu local de Saint-Quentin devenu secrétaire général de l'UMP, que Le Courrier picard a accusé d'être ouvertement soutenu par le rédacteur en chef adjoint de L'Aisne nouvelle, déclenchant en riposte une offensive de Xavier Bertrand contre Nicolas Totet, chef d'agence du Courrier picard à Saint-Quentin, devenu célèbre à la suite d'une émission de la chaîne Public Sénat au cours de laquelle Xavier Bertrand l'a pris longuement à partie, l'accusant d'avoir posé des questions scandaleuses.

Nicolas Totet, accusé par Xavier Bertrand de lui être défavorable depuis des années a reçu le soutien de la direction du Courrier picard dans un éditorial[9], le quotidien couvrant largement l'affaire, ainsi que le soutien de syndicats nationaux de journalistes[10]. Il a reçu aussi différents soutiens sur les réseaux sociaux[11], où il est décrit comme une espèce de « Tintin du XXIe siècle ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Vérard, Bataille pour un titre, 1944 Le Courrier picard, enfin la vérité, Corsaire , 1989, 240 p. (ISBN 2-9503957-0-8).
  • Jacques Béal, Le Courrier picard : histoire d'un quotidien régional, Martelle, Amiens, 1994, 168 p. (ISBN 2-87890-037-5).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site Internet du quotidien http://www.courrier-picard.fr

Fabrication du journal http://www.ina.fr/video/RCC01010857

Picardie Matin Publicité http://picardiematinpublicite.fr

Aisne Nouvelle http://www.aisnenouvelle.fr/

Notes et références[modifier | modifier le code]