Beauvais

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Beauvais
Mairie de Beauvais
Mairie de Beauvais
Blason de Beauvais
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise (préfecture)
Arrondissement Beauvais
(chef-lieu)
Canton Beauvais-Nord-Ouest
Beauvais-Sud-Ouest
Beauvais-Nord-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Beauvaisis
Maire
Mandat
Caroline Cayeux (UMP)
2014-2020
Code postal 60000
Code commune 60057
Démographie
Gentilé Beauvaisiens
Population
municipale
54 189 hab. (2011)
Densité 1 627 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 49″ N 2° 05′ 43″ E / 49.430278, 2.095249° 25′ 49″ Nord 2° 05′ 43″ Est / 49.430278, 2.0952  
Altitude Min. 57 m – Max. 170 m
Superficie 33,31 km2
Localisation

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Beauvais
Liens
Site web beauvais.fr

Beauvais est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est la préfecture, et la région Picardie. Elle se trouve au Nord du bassin parisien, sur les rives du Thérain, affluent de l'Oise. Avec la population la plus importante du département, Beauvais est la troisième commune la plus peuplée de la région. Ses habitants sont appelés les Beauvaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Oise
 v · d · m 
Localisation de la ville
Beauvais

Localisation[modifier | modifier le code]

Beauvais, située au cœur du Beauvaisis, est baignée par le Thérain, affluent de l'Oise. Elle s'étend au pied de collines boisées, sur les rives du Thérain, au confluent de l'Avelon dans une ancienne région marécageuse.

Communes limitrophes de Beauvais
Le Mont-Saint-Adrien
Fouquenies
Troissereux
Tillé
Nivillers
Goincourt Beauvais Therdonne
Aux-Marais Frocourt
Saint-Martin-le-Nœud
Allonne

Beauvais est proche d'autres moyennes ou grandes villes. Elle est située à 62 km d'Amiens, 59 km de Compiègne, 78 km de Paris, 81 km de Rouen, 160 km de Reims et 198 km de Lille[1]. La commune est au centre d'une unité urbaine (ou agglomération selon l'Insee) qui regroupe les communes d'Allonne, de Beauvais, de Goincourt et de Tillé[2]. Avec 59 000 habitants, elle est la troisième agglomération de l'Oise et la cinquième de la Picardie[3]. Son aire urbaine atteint 103 885 habitants en 2006[4].

Climat[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie d'un climat océanique, doux et humide. La température moyenne annuelle est de 9,9 °C (1961 - 1990), l'ensoleillement moyen annuel est 1669 h (1991 - 2010). Les collines du pays de Bray protègent Beauvais des précipitations. La pluviométrie est de 669 mm en moyenne par an (1981 - 2010), alors qu'elle est de 800 mm en moyenne par an au Pays de Bray. Cependant la fréquence des pluies est élevée. En moyenne, le nombre de jours par an de précipitations supérieures à 1 mm est de 116 jours, soit un jour sur trois. Le brouillard est souvent présent, il est estimé à environ 55 jours dans l'année. Le département est touché par 41 jours de vent en moyenne par an, venant généralement d'ouest ou du sud-ouest[5],[6].

Le tableau suivant donne la comparaison du climat beauvaisien avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Beauvais[7] 1 650 657 17 18 54
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

La moyenne des températures minimales est de 6,5 °C (1981 - 2010). La moyenne des températures maximales est de 14,5 °C (1945 - 2007). Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, connaissent en moyenne des températures maximales supérieures à 20 °C.

En 2013, le record en juillet, le 28 juillet 1947 avec 37,2 °C n'est toujours pas battu. L'absolu de chaleur est le 6 aout 2003 avec 39 °C battant 36,6 °C d'aout 1990. Le 1 octobre 2011 il fait 28,2 °C battant 26,6 °C en 1985. Le 7 décembre 2000 il fait 17 °C battant 16,4 °C en 1961. Le 27 janvier 2003 il fait 15,6 °C battant 15 °C en 1991.

L'absolu de froid est le 28 janvier 1954 avec −19,7 °C. Voici des records de froids battus. Le 13 mars 2013 il fait −12,1 °C battant −10,9 °C en 1971. Le 28 octobre 2003 il fait −5 °C battant −4,4 °C en 1955.

Beauvais 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 0,9 3 4,5 8 10,8 12,9 12,8 10,2 7,6 3,9 1,5 6,5
Température maximale moyenne (°C) 6,3 7,3 11,1 14,3 18,2 21,2 23,9 23,9 20,2 15,5 10,1 6,6 14,9
Record de froid (°C)
date du record
−19,7
1954
−16,8
1956
−12,1
2013
−5,4
2013
−2,2
1957
1,2
1991
3,6
1954
3,9
1974
−0,5
1952
−5
2003
−10,9
1956
−15,7
1946
−19,7
Record de chaleur (°C)
date du record
15,6
2003
20,4
1960
23,5
1955
28,4
1949
31,2
1953
36,9
2011
37,2
1947
39
2003
33,9
1949
28,2
2011
19,2
1955
17
2000
39
Ensoleillement (h) 65,2 76,7 124 171,5 198,9 211,8 217,4 210,1 162 112,2 66,9 52,6 1 669
Précipitations (mm) 57,5 45,5 53,4 48,6 58,9 57,1 54 51,7 54,2 63,8 56,1 68,6 669
Source : « données climatiques », sur Climat MétéoFrance.com (consulté en novembre 2013)


Relevé météorologique de Beauvais 1961 - 1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,6 2,1 4,1 7,3 10,2 12,1 11,8 9,8 7 3,1 1,1 5,8
Température moyenne (°C) 2,9 3,7 6 8,7 12,3 15,3 17,4 17,3 14,8 11,1 6,2 3,7 9,9
Température maximale moyenne (°C) 5,4 6,8 9,9 13,3 17,2 20,4 22,7 22,7 19,8 15,2 9,3 6,2 14,1
Nombre de jours avec gel 13,2 12,1 9,8 4 0,5 0 0 0 0 1,3 7,4 12,9 61,2
Ensoleillement (h) 54 81,2 122,1 164,9 195,7 209,2 221,1 208,4 160,5 114,9 70,7 47,2 1 649,9
Record de vent (km/h)
date du record
115
1990
126
1990
104
1982
104
1994
101
1987
86
1990
79
1994
86
1986
83
1983
119
1987
122
1983
112
1993
126
1990
Précipitations (mm) 57 46,4 54,2 46,6 58,5 57 50,1 51,4 51,5 60,5 63 60,4 656,8
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
22,4
1962
27,2
1990
30
1989
19,8
1989
25,5
1985
35,2
1987
43
1969
46,8
1987
35
1986
45,6
1979
36,9
1968
24
1979
46,8
1987
Nombre de jours avec précipitations 11,2 9,1 10,7 9,6 11 8,3 7,9 7,6 8,7 9 11,1 11 115,1
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,2 3,2 4,1 3,3 4,1 4 3,2 3,1 3,3 3,7 4,4 4,5 45
Humidité relative (%) 89 85 82 81 76 74 74 72 81 86 88 90 81,5
Nombre de jours avec neige 4,7 4,1 3,3 1 0,1 0 0 0 0 0 1,6 3 17,9
Nombre de jours avec grêle 0,3 0,4 0,6 0,6 0,7 0,2 0,2 0,1 0 0,3 0,1 0,1 3,7
Nombre de jours d'orage 0,1 0,1 0,3 1,3 3,5 3,4 3,3 3 1,7 0,9 0,2 0,2 17,8
Nombre de jours avec brouillard 6,7 5,1 3,8 2,1 2,5 1,9 1,7 3,1 5,1 8,7 6,2 6,7 53,7
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 17,6 16,4 61,4 23 83,4 76,6 36,8 103,4 35,8 47 50,6 69,4 621,4
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 41,4 49,2 50,6 7 59,8 95,2 112 70 41,4 60,2 35,8 53,2 675,8
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 19,4 32,2 99,4 65,6 83,4 18,4 59,6 52,6 24,8 65,6 66,2 28,6 615,8
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 59,2 31,6 27,2 39 59,2 47,8 59 17,8 16,2 53,2 91,4 49,6 551,2
Source : Météo France - Station météo de Beauvais 1961 - 1990[8],[9]


Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Beauvais en direction de l'ouest.
Vue aérienne de Beauvais en direction de l'ouest.

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'agglomération est desservie principalement par les sorties sortie 14 et sortie 15 de l'autoroute A 16, et se trouve au centre d'un carrefour routier important avec la route départementale 1001 (ex-route nationale 1), orientée nord-sud, qui la relie d'une part à Paris, d’autre part à Amiens, et la RN 31 orientée est-ouest qui relie Valmy à Rouen.

Plusieurs routes départementales relient Beauvais aux communes voisines. Ce sont :

Certaines de ces routes départementales sont exclusivement beauvaisiennes : c'est le cas de la RD 35 et RD 139.

  • Le 11 février 2009, inauguration de la voie rapide du contournement sud de Beauvais qui a nécessité la construction de 18 ponts dont notamment un pont à haubans[10].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Beauvais.

La gare de Beauvais, inaugurée en 1857 est desservie actuellement par les lignes TER:

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Beauvais-Tillé.

L'aéroport de Beauvais Tillé, datant des années 1930, se trouve au nord de l'agglomération. L'arrivée le 1er mai 1997 de la compagnie aérienne à bas prix Ryanair a permis un développement de l'aéroport lui permettant de devenir le 9e aéroport de France en termes de passagers, derrière l'aéroport de Bordeaux - Mérignac et l'aéroport de Nantes Atlantique[11],[12].

La croissance du trafic a été importante : si, en 1997, 200 000 voyageurs l'empruntaient, en 2012 le trafic de l'aéroport était de plus de 3,8 million voyageurs[13]. La fréquentation de l'aéroport a augmenté de 40 % en moyenne par an entre 2001 et 2005. 60 destinations sont desservies depuis l'aéroport par 5 compagnies (Ryanair, Wizzair, Blue Air, Air Moldova et Jetairfly. Les principales lignes desservent l'Italie, l'Espagne, le Maroc, la Pologne ou encore la Roumanie.

Sur le plan environnemental, un couvre-feu a été instauré ( de minuit à 05 heures locales), ainsi qu'une limitation du survol des zones habitées et une sélection des avions afin de réduire la pollution sonore[14],[15].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Corolis et Lignes de bus du Beauvaisis.

Les transports en commun sont assurés par le réseau de transport Corolis. Ce réseau est constitué de 25 lignes de bus régulières qui desservent Beauvais et dans son agglomération, dont :

  • 14 lignes de jour.
    • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 12 13 14
  • 3 lignes dominicales.
    • 11A 11B 11C
  • 3 lignes estivales.
    • 10 (divisée en trois parties)
  • 7 lignes de transport à réserver.
    • T1 T2 T3 T5 T6 T7 T8
  • 3 navettes.
    • Navette Aéroport Navette Parking Navette LaSalle

Circulations douces[modifier | modifier le code]

Dans un souci de promouvoir les moyens de transport non polluants et la protection de l’environnement, la ville a entrepris d’élaborer un schéma directeur de « circulations douces ». À terme, le but est d’avoir un réseau de 20 km de pistes cyclables[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Beauvais est divisé en huit quartiers administratifs : Argentine, Centre-ville, Marissel, Notre-Dame-du-Thil, Saint-Jean, Saint-Just-des-Marais, Saint-Lucien et Voisinlieu[17].

Fontaine au centre-ville, à l'angle de la rue Carnot et de la rue des Jacobins.
L'église de Marissel vue par Corot en 1867. La localité est désormais intégrée dans Beauvais

Les principaux quartiers de la ville sont Argentine, Saint-Jean et Soie-Vauban. Ces trois quartiers réunissent 30 % de la population. Historiquement, la ville s'est constituée dans la vallée du Thérain, avec un développement selon un axe est-ouest. Les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale se concentrèrent sur le centre-ville qui fut presque totalement détruit. Après guerre, plusieurs communes sont annexées à Beauvais (Notre Dame du Thil, Marissel, Voisinlieu et Saint-Just des Marais) afin de répondre aux besoins de logements et d'urbaniser les plateaux du nord et du sud. La population double entre 1954 et 1975.

Ces différentes phases de construction successives résultent aujourd'hui en une ville morcelée et sans unité, composée de restes de faubourgs anciens, d'une vallée industrielle, d'un centre ville reconstruit en quasi-totalité après la Seconde Guerre mondiale, et de plateaux urbanisés en urgence après guerre[18].

Un projet de rénovation du quartier de Saint-Jean a été signé avec l'ANRU le 5 mars 2007 et devrait se terminer en 2012. D'un montant de 108 millions d'euros, le projet consiste à améliorer l'insertion du quartier de Saint-Jean au reste de Beauvais, à construire et réhabiliter des logements et rénover et construire des équipements (théâtre municipal, mairie annexe, commissariat)[19].

Logement[modifier | modifier le code]

La Poste, à l'angle de la rue Jean Racine et de la rue Gambetta.

Beauvais comptait 24 020 logements en 1999, dont 22 072 résidences principales. L'âge moyen du parc immobilier était beaucoup plus faible que la tendance régionale du fait des dégâts occasionnés par la Seconde Guerre mondiale. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 10,5 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. De même pour les constructions antérieures à 1949 qui représentaient 19,2 % du parc (contre 40,9 % pour la moyenne régionale). A contrario, les constructions réalisées entre 1949 et 1974 représentent 52,2 % du parc (contre 29,2 % pour la moyenne régionale), traduisant l'effort important de reconstruction entrepris après guerre.

91,9 % des logements étaient des résidences principales, réparties à 35,6 % en maisons individuelles et à 64,4 % en appartements (respectivement 73,6 % et 26,4 % dans la région). 36,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, pour 61,0 % de locataires (respectivement 61,0 % et 35,2 % dans la région)[20],[21].

Beauvais comptait 8 580 logements HLM soit 38,9 % du parc en 1999 (contre 17,4 % dans la région), valeur en augmentation soutenue depuis le recensement de 1990. En outre le nombre de logements vacants était légèrement plus important en 1999 que dans la région avec 6,6 % du parc contre 5,9 % en Picardie.

Les grands logements sont très majoritaires : la plupart des habitations possèdent quatre pièces et plus (51,5 %), puis trois pièces (27,0 %), mais seulement 14,0 % possèdent deux pièces et 7,5 % une pièce. Néanmoins les logements de petites surfaces (une et deux pièces) sont en forte augmentation depuis 1990 (respectivement +42,5 % et +31,6 %)[22],[23].

Plan d'eau du Canada[modifier | modifier le code]

Le Plan d'eau du Canada est un parc composé de 45 hectares et de 2 lacs au Nord-ouest de Beauvais. Ce domaine est équipé d'une base de loisirs nautique, d'une plage, d'un circuit de 3 km, avec piste cyclable et piétonnière. Selon Henri Fromage, « “Canada” vient de “can en dent”, un champ en forme de dent, comme l'attestent les anciens cadastres. Au siècle dernier, c'était un champ de courses de chevaux et de lévriers »[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Annecy

Les armes de Beauvais se blasonnent ainsi : « de gueules au pal d'argent », c'est-à-dire un pieu d'argent vertical sur fond rouge.

Palus ut hic fixus constans et firma manebo. (Tel ce pieu fiché constante et ferme resterai.) est la devise figurant sur le premier blason de la ville[25].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Caesaromagus.

Les premières traces de fréquentation du site de Beauvais datent de 65 000 avant notre ère. Camp fortifié par les Romains, Beauvais prend, au Ier siècle, le nom de Caesaromagus : le Marché de César.

Devenue Bellovacum, la ville gallo-romaine fut détruite à nouveau par les invasions barbares vers 275. Elle est reconstruite au IVe siècle et dotée de fortifications. Les remparts forment un rectangle de 260 m sur 400 m, qui protègent une superficie de 10 ha[26]. La ville est ouverte à l'Est par la porte du Châtel et à l'Ouest par la porte du Limaçon. Chaque angle est occupé par une imposante tour carrée dont une seule est encore visible de nos jours à proximité de la cathédrale, un dallage spécial a été posé pour signaler l'emplacement des remparts et des tours. Tous les 20 mètres, des tours saillantes renforçaient les murailles.

En 328, l’empereur Constantin Ier, qui avait autorisé la pratique du christianisme, visite les vétérans de son armée dans le castrum de Bellovacis. C'est le début de la christianisation de la région, et la source du pouvoir des évêques de Beauvais.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maison du XVe siècle levée par Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XIe siècle, édité vers 1856
La cathédrale de Beauvais

Dès le début du Moyen Âge, l'autorité des évêques de Beauvais grandit en même temps que croît la nouvelle foi. L'évêché de Beauvais est considéré comme un poste d'autant plus prestigieux qu'il bénéficie de revenus considérables. Beauvais est à un carrefour de routes commerciales et, qui plus est, l'évêque cumule les pouvoirs religieux et politiques, on nomme cela un évêque-comte. Ce titre fait de lui le vrai maître de la Cité car il fait partie des pairs de France, personnes les plus importantes dans la hiérarchie médiévale avec les 2 autres évêques-comtes, les 3 évêques-ducs et les 6 ducs des pairies de France, juste en dessous du Roi.

La commune se crée très tôt, au XIe siècle. Elle devient prospère et acquiert progressivement des droits pour promouvoir son industrie. Pragmatique, elle prend régulièrement le parti du roi de France contre l'évêque et s'appuie sur le textile pour asseoir sa puissance financière. À cette époque, le drap de Beauvais est exporté jusqu'en Orient et les ateliers se multiplient. Faisant partie d'une « Ligue » de quinze « villes drapantes », Beauvais en est le troisième pôle par ordre d'importance. Les artisans travaillent toutes sortes de laine, y compris les plus fines, importées de Londres. Les corporations s'enrichissent de corps de métiers de plus en plus diversifiés : teinturiers, finisseurs, tondeurs, apprêteurs… Un groupe de 80 familles régente les ouvriers. La croissance économique de Beauvais est alors importante : c’est, dès cette époque, une ville riche proche de son âge d’or. Les maires de cette période sont la plupart du temps issus du cercle étroit de ces négociants. La hiérarchie est stricte et les querelles sociales soumises à l'autorité du roi qui se charge, s'il le faut, de contraindre l'évêque. De cette époque, date la Basse-Œuvre, qui, si elle est bien l'ancienne cathédrale carolingienne, n'est pas la première « cathédrale » construite à Beauvais. Grâce à des fouilles, on a pu dater son édification de la deuxième moitié du Xe siècle. La Basse-Œuvre comportait diverses annexes contemporaines de l'église. Des fresques devaient animer ses murs. On en a retrouvé divers fragments, dont une tête d'homme, d'une qualité remarquable. Rare témoin en France de l'architecture carolingienne encore conservé, l'édifice est construit suivant les techniques de l'époque, avec des remplois gallo-romains.

À la même époque, apparaissent les ordres mendiants dont les couvents s'élèvent à l'est de la ville, en plein quartier ouvrier. C'est vers cette époque que datent les maladreries Saint-Lazare et Saint-Antoine. Au départ dépourvus de biens, ces ordres s'enrichissent progressivement et jouent un rôle non négligeable dans la cité.

À l'essor économique que connaît Beauvais durant le XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, correspond une vie artistique intense. Les chantiers se multiplient. L'église Saint-Étienne, située près de la grand-place, est achevée aux alentours de 1220, et peu après, s'ouvre le chantier de la cathédrale gothique. En 1225, l'évêque-comte Milon de Nanteuil lance le projet de ce qui deviendra le monument emblématique de Beauvais : la cathédrale Saint-Pierre. Cette œuvre gigantesque doit surpasser en hauteur les cathédrales de toutes les villes voisines. Splendeur gothique, elle surpasse de ses 48 mètres tout ce qui avait été fait auparavant. Le chœur et le bas-côté oriental du transept sont achevés en 1272. En 1284, les parties hautes des travées droites du chœur s'effondrent. La reconstruction dure jusqu'au milieu du XIVe siècle, mais les travaux s'arrêtent pendant la guerre de Cent Ans. Le transept, chef-d'œuvre de l'architecture flamboyante, est réalisé au XVIe siècle par l'architecte Martin Chambiges sous l'impulsion du comte-évêque Louis de Villiers de L'Isle-Adam. Une immense flèche de plus de 150 m de hauteur est érigée par la suite à la croisée du transept, au lieu de construire une nef qui permettrait de consolider le monument. Mais, à peine terminée, la flèche s'écroule en 1573. La nef ne s'est jamais réalisée, faute de fonds. L'église mesure 72,50 m de longueur pour une hauteur de voûte extraordinaire de près de 48,50 m, les plus hautes de l'architecture gothique en Europe. Même inachevé, l'édifice reste un des hauts lieux du patrimoine religieux.

La cathédrale Saint-Pierre était renommée au Moyen Âge pour la riche bibliothèque du chapitre[27]. La fondation en est attribuée par Antoine Loysel[28], d'abord à l'évêque Odon Ier († 881), ensuite à Roger Ier de Blois († 1022). On a conservé pour le XIe siècle la mention d'un legs de quatorze livres fait par un certain Roscelinus grammaticus (en dehors de traités de grammaire et de rhétorique, des œuvres de Virgile, Horace, Juvénal, Stace). Au XIIe siècle, Chrétien de Troyes déclare au début de son Cligès qu'il en a trouvé l'histoire dans un livre de la bibliothèque de Beauvais[29]. Dans son testament daté du 2 novembre 1217, l'évêque Philippe de Dreux lègue tous ses livres de droit et de théologie à la bibliothèque[30]. La construction d'un nouveau local pour la bibliothèque fut décidée en 1404 et achevée en janvier 1417. On a conservé du XVe siècle un catalogue incomplet contenant 141 articles[31], mais un ancien cartulaire perdu, contenant une copie de ce catalogue et décrit au XVIIIe siècle, signalait 186 volumes[32]. Au XVIe siècle, la bibliothèque reçut la visite de plusieurs érudits célèbres (Jean du Tillet, Jacques Amyot, Antoine Loysel), mais du désordre et de la négligence s'introduisirent dans la gestion, et les prêts non suivis de restitution se multiplièrent[33]. En mars-avril 1664, Claude Joly, petit-fils d'Antoine Loysel, établit un catalogue sommaire de 147 articles. À la Révolution, aucun inventaire ne fut semble-t-il dressé. D'après Henri Omont, en 1916, une soixantaine de manuscrits seulement provenant de cette bibliothèque étaient repérés[34].

En 1472, Charles le Téméraire, fait, sans succès, le siège de Beauvais. La conduite de Jeanne Hachette[35] pendant ce siège est restée célèbre. Le roi Louis XI accorde, par ses lettres patentes, les privilèges de la ville, notamment ceux des femmes et des filles[36],[37]. Pour le royaume de Louis XI, l'industrie de drapier de Beauvais restait très importante[38].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, sous les épiscopats d'Augustin Potier et de son neveu et successeur Nicolas Choart de Buzenval, Beauvais fut un foyer d'étude et de piété. Le premier légua à sa cathédrale une importante bibliothèque d'imprimés. Le second, assisté du chanoine Godefroy Hermant, fit de l'évêché et du séminaire de la ville un centre du jansénisme. L'historien Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, notamment, fut élève du séminaire et du chanoine Hermant.

En 1664, une manufacture royale de tapisserie fut installée à Beauvais, devenue alors une importante « ville drapante » du royaume. Plus de la moitié de ses habitants travaillent alors dans le textile. Ses productions sont célèbres dans toute l'Europe et d'autres artisans bénéficient de cette renommée. La Manufacture atteint son apogée sous la direction artistique de Jean-Baptiste Oudry, au XVIIIe siècle. Bientôt, apparaît sur le marché « l'indienne », une cotonnade imprimée qui va rapidement fournir du travail à des centaines d'ouvriers sans toutefois détrôner le commerce de la laine.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Beauvais vu par William Brockedon en 1835

À la fin du XVIIIe siècle, débute le déclin de cette ville si active. Beauvais reste fidèle au textile alors que s'accélère partout ailleurs la révolution industrielle. En se concentrant sur la laine, la brosserie, l'alimentation et la tabletterie, l'industrie locale passe à côté de marchés importants. Le chemin de fer s'implante ailleurs et ne s'arrête pas. Au début du Second Empire, Beauvais en est encore à l'ère de la diligence alors que le rail atteint Rouen, Le Havre, Lille, Saint-Quentin… Ce n'est qu'en 1876 que la ligne directe vers la capitale s'ouvre. Mais il s'agit également d'une période de mutations architecturales : la ville s'ouvre avec l'aménagement des boulevards à l'emplacement de l'ancien rempart médiéval. D'importants édifices publics sont élevés : l'hôtel-dieu, le lycée Félix-Faure, la gare… Au faubourg Saint-Jacques, les abattoirs sont construits et bénéficient d'une architecture industrielle soignée. Sur la place principale est inaugurée en 1851 par le prince Louis Napoléon Bonaparte, la statue de Jeanne Hachette. L'horloge astronomique (1865-1868) de la cathédrale cache sous son meuble romano-byzantin de 12 mètres de haut, un mécanisme très complet dû à Auguste Vérité.

Alors que le mouvement d'urbanisation se poursuit hors de l'ancien centre, un nouvel élément est introduit dans l'architecture : la céramique dont le Beauvaisis est producteur. La façade de la manufacture Gréber est un très bel exemple de cette production. Maisons de style anglais, villas d'imitation balnéaire, façades Art déco ponctuent notamment les boulevards Saint-André et l'avenue Victor-Hugo[39].

Un des métiers à tisser les tapis de l'entreprise Ed. Lainé, au début du XXe siècle

En 1900, Beauvais compte 20 000 habitants, deux fois plus qu'en 1850. Mais les grandes fortunes et les grands patrons se font rares et la bourgeoisie locale domine la scène politique.

Cimetière militaire de Beauvais

Durant la Première Guerre mondiale, Beauvais vit pendant quatre ans l'existence d'une ville de l'arrière, assez proche du front, une existence compliquée par les aléas d'un ravitaillement irrégulier.

En mars 1918, l'hôtel de ville devient le QG du général Foch, c'est là qu'il se voit confier le commandement suprême des armées alliées, par les gouvernements français, anglais et américain.

Vers la fin de la guerre, du mois d'avril au mois de juin, la ville est bombardée à huit reprises, ce qui occasionne la destruction de 80 maisons. Le jour de l'armistice, la ville déplore 719 morts au combat, et 13 civils tués pendant les bombardements.

Dans l'entre-deux-guerres, Beauvais continue de vivre de ses activités du passé, mais la crise économique précipite le déclin de la cité, et plus largement du Beauvaisis. Dès la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Beauvais retrouve le rôle de ville-hôpital qu'elle avait connu entre 1914 et 1918. Mais, début juin 1940, la ville est attaquée par la Luftwaffe, dont les bombes allument un gigantesque incendie. Les deux tiers de la ville sont en flammes, la moitié des maisons détruites. La ville martyre, qui a perdu presque tous les vestiges de son passé, s'enfonce dans la misère et les privations.

L'hôtel de ville au début du XXe siècle

C'est durant cette période noire, en 1943, que quatre communes voisines furent rattachées à Beauvais :

  • Marissel, peuplée de 2 326 habitants au recensement de 1936[40] ;
  • Saint-Just-des-Marais, peuplée de 2 095 habitants en 1936[41] ; cette dernière avait porté, durant la Révolution le nom de La Chaussée-de-la-Montagne[41] ;
  • Voisinlieu, peuplée de 2 294 habitants en 1936[42] ;
  • une importante partie de Notre-Dame-du-Thil, soit environ 1 500 des 1 647 habitants la peuplant en 1936[43] ; cette commune avait porté, durant la Révolution le nom de Duthil-la-Montagne[43].

« Bonne ville de France, vieille cité de l'Île-de-France, cité meurtrie, cité mutilée… ». C'est en ces termes que le général de Gaulle salue Beauvais en août 1945. Il faut en effet reconstruire sur les 43 hectares de déblais, quadrillés par des rues désertes. « Les témoins du passé sont morts et bien morts » disait l'architecte Georges Noël, et il fallait éviter d'imaginer « un mauvais décor », tout en mettant en valeur les églises et les bâtiments qui avaient survécu aux destructions. Des années sont nécessaires pour réussir ce pari, pour bâtir de nouveaux logements, réédifier les bâtiments publics, les hôpitaux, les établissements d'enseignement. Le plan de reconstruction s'efforce de respecter l'équilibre des anciens quartiers, avec des rues plus larges, plus régulières.

Mais il faut attendre les années 1960 pour que la reconstruction s'achève véritablement, pour que de nouveaux quartiers soient édifiés sur les plateaux (Argentine et Saint-Jean) et pour que de nouvelles industries redonnent du dynamisme à la ville.

En 1974 est inauguré le Palais de justice et, en 1976, s'ouvre la Galerie nationale de la Tapisserie. Les anciens abattoirs de la ville accueillent la manufacture de la tapisserie. Au cours des années quatre-vingt-dix, l'ancien bureau des Pauvres est aménagé en centre culturel et l'antenne universitaire ouvre ses portes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Beauvais a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[44].

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Cantons de Beauvais

Beauvais est la Préfecture du Oise depuis le 4 mars 1790, date de création du département (d'après la loi du 22 décembre 1789). Les services de la préfecture sont situés dans l'abbaye de Saint-Quentin depuis 1824. Dans un premier temps, les services se situaient dans le Palais Épiscopal, qui sert de musée départemental de nos jours[45].

La ville appartient à la communauté d'agglomération du Beauvaisis.

Beauvais compte un Tribunal de grande instance, un tribunal de commerce et les archives départementales de l'Oise.

La commune fait partie de la première et deuxième circonscription de l'Oise, dont les députés sont respectivement, depuis 2002, Olivier Dassault (UMP) et Jean-François Mancel (UMP).

Beauvais est chef-lieu de trois cantons :

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Beauvais est composé de quarante-cinq membres, dont la maire, Caroline Cayeux, et douze adjoints[47].

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Beauvais[48] :

Groupe Président Effectif Statut
Beauvais pour tous Caroline Cayeux 36 majorité
Vivre Ensemble Beauvais Mehdi Rahoui 9 opposition

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 20,72 %, suivi de Jacques Chirac avec 19,31 %, puis de Lionel Jospin avec 16,25 % et enfin Arlette Laguiller avec 7,22 %, puis François Bayrou avec 6,11 % et Jean-Pierre Chevènement avec 5,52 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 74,93 % pour Jacques Chirac contre 25,07 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 19,72 %, participation relativement similaire à la moyenne nationale (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) mais résultat beaucoup moins élevé pour Jacques Chirac[49].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les beauvaisiens ont voté contre la Constitution européenne, avec 60,78 % de Non contre 39,22 % de Oui avec un taux d'abstention de 34,13 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont légèrement inférieurs à la tendance départementale de l'Oise (Non à 62,38 % ; Oui à 37,62 %)[50].

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 30,23 %, suivi par Ségolène Royal avec 27,45 %, François Bayrou avec 16,07 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,42 %, puis Olivier Besancenot avec 4,63 % et Arlette Laguiller avec 2,08 % aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 51,93 % (national : 53,06 %) contre 48,07 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %)[51].

À l'élection présidentielle de 2012, François Hollande arrive largement en tête au premier tour avec 31,13 % des voix contre 24,39 % pour son adversaire Nicolas Sarkozy et 19,73 % pour sa poursuivante Marine Le Pen, suivie par Jean-Luc Mélenchon avec 11,53 %, François Bayrou avec 7,23 %, Eva Joly avec 1,87 %, Nicolas Dupont-Aignan avec 1,60 %, Philippe Poutou avec 1,30 %, Nathalie Arthaud avec 0,94 %, enfin, Jacques Cheminade avec 0,28 %. Au deuxième tour, François Hollande l'emporte logiquement avec 54,91 % contre 45,09 % pour Nicolas Sarkozy. Ces chiffres sont sensiblement supérieurs à la faveur de François Hollande dans cette commune par rapport au niveau national. Cela s'explique du fait que la commune est plus jeune que le reste du département, d'une part et historiquement ancrée à gauche d'autre part. (résultat national : François Hollande 51,64 %, Nicolas Sarkozy 48,36 %) [52].

Liste des maires de Beauvais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Beauvais.
L'hôtel de ville aperçu en débouchant de la rue de la Madeleine (venant de la place du Marché) sur la place Jeanne-Hachette.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Henri de Ridder SFIO Professeur
1947 mars 1954 Robert Sené RPF Sénateur - Journaliste
1954 mars 1972 Pierre Jacoby UNR  
1972 mars 1977 Édouard Grospiron UDR  
1977 mars 2001 Walter Amsallem PS Conseiller général - Pharmacien
mars 2001 en cours
(au 11 avril 2014)
Caroline Cayeux UMP Conseillère régionale - Sénatrice
Réélue pour le mandat 2014-2020[53]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Les jumelages de la ville sont organisés par le Comité de Jumelage, une association loi de 1901. La municipalité de Beauvais a conclu trois jumelages avec :

Il existe aussi des partenariats avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Beauvais comptait 12 449 habitants pendant la Révolution. Il a fallu 150 ans pour que la population double une première fois puis un peu moins de vingt ans pour de nouveau augmenter de 100 %. Après avoir connu une forte augmentation depuis le milieu du XXe siècle, et plus particulièrement entre 1946 et 1975 où la population est passée de 23 156 à 54 089 habitants environ, le nombre d'habitants s'est stabilisé depuis 1975. Entre 1975 et 1999, la population a quasiment stagné, avec une croissance de 1 300 habitants. Beauvais est la ville la plus peuplée du département, avec 55 481 habitants en 2006.


En 2011, la commune comptait 54 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 449 12 392 13 183 12 798 12 867 13 082 13 925 14 527 14 216
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 286 15 364 13 609 13 541 16 600 17 525 18 441 19 382 19 906
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 300 20 248 19 841 19 270 19 387 18 738 18 869 23 156 26 756
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
33 995 46 777 54 089 52 365 54 190 55 392 55 481 54 189 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2004[56].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de Beauvais montre le léger vieillissement de la population de la commune entre 1990 et 1999 ainsi que la différence démographique vis-à-vis des moyennes départementales. La ville de Beauvais se caractérise par une présence plus importante des jeunes adultes au détriment des autres classes d'âge. La présence de l’institut polytechnique Lasalle Beauvais et des autres établissements supérieurs contribue à une présence plus importante des étudiants dans la population de Beauvais qu'au niveau du département[57].

Beauvais voit la part des enfants (moins de 15 ans) légèrement diminuer, avec une baisse de 2 à 3 points entre les deux recensements de 1990 et 1999. Néanmoins ces valeurs restent supérieures à la part des moins de quinze ans au niveau du département et de la région (21,9 % des hommes et 19,1 % des femmes à Beauvais contre respectivement 21,4 % et 20,0 % dans le département et 20,4 % et 18,8 % dans la région).

La part des personnes âgées a légèrement augmentée à Beauvais, tout comme au niveau régional. Pour la tranche des 60 à 74 ans, 9,7 % des hommes et 11,5 % des femmes à Beauvais, et pour les plus de 75 ans, 4,1 % des hommes et 7,5 % des femmes.

Pyramide des âges à Beauvais en 1999[58] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,2 
4,0 
1905-1924
7,3 
9,7 
1925–1939
11,5 
17,5 
1940-1954
16,6 
21,9 
1955-1969
21,8 
24,9 
1970-1984
23,5 
21,9 
1985-1999
19,1 
Pyramide des âges dans l'Oise en 1999[59] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,2 
3,9 
1905-1924
6,8 
10,5 
1925–1939
11,7 
19,8 
1940-1954
18,3 
23,1 
1955-1969
23,2 
21,2 
1970-1984
19,9 
21,4 
1985-1999
20,0 


Voici ci-dessus, les pyramides des âges pour la commune de Beauvais et du département de l'Oise.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

La commune ne possède guère de média spécifiquement beauvaisien, à part L'Observateur de Beauvais,"l'Argentinal" et le magazine municipal Beauvais notre ville[60].

La presse locale est essentiellement écrite, Le Courrier picard et Le Parisien disposent d'une agence en ville. Les autres titres sont : Le Bonhomme picard[61], L'Observateur de Beauvais[62], Oise Hebdo[63], La Gazette Picardie[64], L'Oise agricole[65].

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Picardie[66] et FMC radio[67].

La chaîne France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie est disponible dans toute la Picardie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Beauvais relève de l'académie d'Amiens[68]. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La ville compte 25 écoles maternelles, 31 écoles élémentaires, 7 collèges, 11 lycées[69],[70],[71]. Voici ci-dessous la liste exhaustive des établissements scolaires de la ville :

Beauvais jouit également de la présence d'une antenne de l'université de Picardie. L'antenne universitaire de Beauvais propose six licences dans le domaine des langues, des lettres et des sciences ainsi que plusieurs diplômes universitaires[72]. Il faut aussi signaler la présence de deux écoles d'ingénieurs (Institut Polytechnique LaSalle Beauvais et Institut des techniques d'ingénieur de l'industrie), d'un IUFM, d'un IUT, d'une école d'infirmières, et d'établissements préparant aux BTS. Deux mille étudiants fréquentent ses établissements.

Sports[modifier | modifier le code]

En 2006, Beauvais a terminé première au challenge de la ville la plus sportive de France, organisé par le journal L’Équipe.

Les sports les plus représentés dans cette ville sont :

  • le basketball : BBCO ainsi que le BOUC ;
  • le football : AS Beauvais Oise (CFA), Beauvais CO (division d'honneur) ;
  • le volleyball : Beauvais OUC (pro A), vainqueur de la Coupe de France 2008, qualifié pour la Ligue des Champions 2008-2009 ;
  • le rugby à XV : Beauvais XV rugby club (Fédérale 3)
  • le handball : Beauvais OUC (Nationale 2 femmes) (Nationale 3 hommes)
  • le billard français ou carambole : ASBM Billard (Association Sportive Beauvais Marissel), où Éric Castaner, champion de France, a officié[réf. nécessaire] ;
  • le roller-hockey : Salamandres de Beauvais.
  • tennis de table : TT Beauvais.

La ville dispose de plusieurs équipements sportifs, parmi lesquels :

  • le vélodrome George-Lebesgue (parc Marcel-Dassault) ;
  • l'Elispace : palais des sports et des spectacles (2 700 places en configuration sport, 4 500 en configuration spectacle/concert). Cette salle a été utilisée, notamment, pour le mondial de handball féminin[Lequel ?].
  • l'Aquaspace : complexe aquatique avec piscine, fosse de plongée, espace balnéothérapie.
  • trois piscines : Aldebert-Bellier, Marcel-Dassault et Aquaspace.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Beauvais, de par sa taille et la variété de ses activités, est le deuxième centre hospitalier général de Picardie. Doté de 910 lits, il comporte les disciplines classiques de médecine, chirurgie et gynécologie-obstétrique. L'établissement a plusieurs spécialités :

Le personnel du centre hospitalier de Beauvais en 2006 est composé de 2 125 employés dont 236 médecins.

Situé dans le quartier de Saint-Lucien, le centre hospitalier, comme tout établissement public de santé, est le siège d'un conseil d'administration présidé par le premier magistrat de la ville. Il est géré par une équipe de direction d'une dizaine de personnes[73],[74].

L'hôpital sera agrandi en 2010 de 3 600 m², pour faire face à un accroissement d'activité dans les domaines de la radiothérapie, de l'hospitalisation ambulatoire et de court séjour[75].

La ville de Beauvais est le siège, outre du centre hospitalier, de nombreux autres établissements : la clinique du Parc Saint-Lazare et le Foyer départemental de l'Enfance[76].

Cultes[modifier | modifier le code]

Beauvais compte sept églises catholiques, ainsi que trois temples protestants, une synagogue et trois mosquées[77].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Plusieurs grandes entreprises y ont leurs sièges sociaux[78]. Beauvais est également une ville dont l'économie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la préfecture, la mairie, le centre hospitalier… Parmi les dix plus gros employeurs du département, deux sont localisés à Beauvais : le centre hospitalier et le conseil général de l'Oise[79]. Les administrations publiques représentent 10,4 % de l'emploi[80].

Beauvais est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise qui gère le port de Creil et l'Aéroport de Paris Beauvais Tillé. L'aéroport de Beauvais Tillé est un facteur positif pour le développement économique du Beauvaisis. Il est devenu un des premiers aéroports régionaux en France, du fait de sa proximité avec Paris et d'une stratégie tournée vers les compagnies aériennes à prix bas. Le nombre d'emplois créés est estimé à 800 entre 2001 et 2005. Ce qui fait de l'aéroport le plus gros créateur d'emplois dans le Beauvaisis.

Le nombre total d'établissements est d'environ 3 100 (au 31 décembre 2004), dont 1 280 entreprises individuelles et le nombre total d'entreprises est d'environ 2 350. En 2004, 146 entreprises ont plus de 50 salariés. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2006 est de 422[81].

En 2004, les établissements industriels qui ont le plus d'employés se retrouvent principalement dans le secteur de la fabrication d'équipements automobile (Groupement international mécanique Agric), de la fabrication de matériel agricole, de la fabrication d'éponges (Spontex SNC), de l'industrie de la brosserie (La Brosse et Dupont), de la fabrication de glaces et sorbets, et de la fabrication d'appareils de réception, enregistrement ou reproduction du son et de l'image (A Novo). Une grande partie de ces établissements industriels sont sous contrôle étranger. Le groupe allemand Bosch détient un établissement qui fabrique des systèmes de freinage. Le groupe américain Agco détient un établissement de fabrication de matériel agricole (ex-Massey Fergusson). Renault Agriculture et Agco ont formé une coentreprise, appelée Groupement International de Machinisme Agricole (Gima), dans le secteur des études, du développement et de la fabrication de transmission. Nestlé a un établissement de fabrication de glaces et de sorbets. Le groupe Tréfimétaux est également implantée à Beauvais, dans le domaine de la transformation du cuivre[82].

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune de Beauvais comptait environ 36 550 emplois (salarié + non salarié) en 1999, dont 34 591 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +8,0 %. Le nombre de demandeurs d'emploi au 31 décembre 2006 était de 3 090 et le taux de chômage de 18,1 %[83]. En 1999, le taux d'activité entre 25 et 49 ans s'établissait à 83,3 %[84].

Répartition de l'emploi

  Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Beauvais 74,9 % 19,8 % 4,9 % 0,3 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %
Source des données : Insee[85]

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois beauvaisiens avec 0,3 %, tout comme le secteur de la construction qui représente 4,9 % des emplois. Contrairement à ces deux secteurs dont la part est inférieur à la moyenne nationale, le secteur de l'industrie représente une part significative de la population active de Beauvais, 19,8 %, et est légèrement plus importante qu'au niveau national. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 74,9 %.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité directe locale est située dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. En 2003, la taxe d'habitation était de 13,54 % pour la part communale, 1,83 % pour le syndicat de communes et 7,13 % pour la part départementale, et respectivement 28,88 %, 3,38 % et 12,47 % pour le foncier bâti, 57,62 %, 5,86 % et 31,00 % pour le foncier non bâti et 14,82 %, 2,07 % et 7,00 % pour la taxe professionnelle[86].

La ville est la 222e de France de plus de 20 000 habitants, et la deuxième du département de l'Oise derrière Compiègne et devant Creil, pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 274 foyers fiscaux déclarant un patrimoine moyen de 1 752 905 € en 2006. L'impôt moyen sur la fortune à Beauvais est de 7 340 €/an contre 8 055 €/an au niveau de la moyenne nationale[87],[88].

Le revenu net imposable moyen annuel par foyer fiscal beauvaisien est de 13 670 € par an, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an (2003).

  Part d'allocataires du RMI pour 100 ménages Allocataires du RMI Personnes couvertes par le RMI en % par rapport à la population totale 1999
Beauvais 9,0 1 984 4 739 23,7[89]
Oise 3,9 10 872 23 419
Picardie 4,4 30 867 67 497
Source des données : C.A.F[réf. nécessaire][90]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La vie locale est animée de quelques évènements annuels. On peut citer le Festival du Blues autour du Zinc[91] en mars. En mai se déroulent les Rencontres d'Ensembles de violoncelles[92] qui ont vu la création, par des violoncellistes de premier plan (Gary Hoffman, Yo-Yo Ma, János Starker, Ernst Reijseger), d'œuvres importantes commandées à des compositeurs contemporains d'envergure internationale (dont Kaija Saariaho). Le Festival a donné lieu à la création de la fondation de l'Octuor de violoncelles[93], dirigé par le violoncelliste Jacques Bernaert. En juin ont lieu les fêtes Jeanne Hachette et de juin à septembre se déroulent les Scènes d'été. De juillet à août se déroule Beach Beauvais[94]. La fête de la carotte à Voisinlieu a lieu le premier dimanche de septembre et Pianoscope[95] en octobre. Et depuis l'été dernier, un festival de musiques actuelles a lieu à l'Elispace de Beauvais, le mix up festival. Le cinéma n'est pas en reste grâce au Festival international du film de Beauvais, né en 1991, qui a désormais lieu en octobre et qui a accueilli certaines des plus grandes vedettes du cinéma international (Charlton Heston, Tony Curtis, Tippy Hedren, Ray Harryhausen…) et français (Jean-Jacques Annaud, Jean-Pierre Jeunet, Micheline Presle, Jean Carmé, Patrice Leconte, Claude Brasseur, Georges Lautner…).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Des repères fixés de point en point sur le pavage permettent un guidage des touristes découvrant les endroits les plus remarquables de la ville (et en particulier les quelques maisons du Moyen Âge qui demeurent encore après l'incendie de 1940).

Beauvais possède quatre fleurs depuis 2004, a gagné le Grand Prix National de Fleurissement de 2006, le prix Fleur d’Or en 2009 et représente la France au concours 2010 de l’Entente Florale Européenne avec Guyencourt-Saulcourt, organisés par l'association « Concours des villes et villages fleuris ». La ville possède également quatre arobases attribués par l'association Ville Internet[96],[97], deux prix « Territoria »[98],[99], l'écolabel Pavillon Bleu d'Europe depuis 2005[100] pour le Plan d'eau du Canada, le trophée Éco Actions pour la catégorie « sensibilisation/éducation » de 2008 décerné par l'association « Les Éco Maires »[101] et le label Tourisme et Handicap en 2010.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le musée départemental de l'Oise se trouve dans l'ancien palais épiscopal de Beauvais

La Maladrerie Saint-Lazare de Voisinlieu est l’ensemble hospitalier médiéval le mieux conservé du Nord de l'Europe occidentale avec ses bâtiments des XIIe et XIIIe siècles.

Les collections du musée départemental de l'Oise sont abritées par l’ancien palais épiscopal, construit au XVIe siècle en partie au-dessus des anciennes fortifications gallo-romaines[102].

Avant l'incendie de 1940, on pouvait voir autour de la place de l'hôtel de ville et de la cathédrale, de nombreuses maisons datant du XIIe au XVIe siècle.

En face de l'hôtel-de-ville, construit en 1752, se dresse depuis 1851 la statue de Jeanne Hachette.

Le monument aux morts est érigé en face de l' Hôtel-Dieu, où se trouvait l'hôpital jusque dans les années 1980.

La Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais a été construite sur les plans de l'architecte André Hermant en 1964 à proximité de la cathédrale. La Galerie longe au nord et à l'est les anciens remparts gallo-romains. Elle a été inaugurée en 1976 pour rendre à la ville de Beauvais sa tradition historique de haut lieu de la tapisserie après la destruction des bâtiments de la manufacture en juin 1940. Dans cette galerie sont présentées des expositions temporaires qui reflètent la richesse des collections de tapis, tapisseries et de meubles du Mobilier national.

La « maison Gréber » est une ancienne manufacture de grès artistique, décorée avec la propre production de l'artiste. De nombreuses maisons de Beauvais des années 1900 sont décorées d'éléments issus de cette manufacture[103].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Pierre

La cathédrale Saint-Pierre est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Elle présente la particularité de ne pas avoir de nef complète, et possède le chœur gothique le plus élevé du monde. À la suite d'un incendie dans la première cathédrale (devenue église paroissiale Notre-Dame-de-la-Basse-Œuvre) datant du Xe siècle, il fut décidé de bâtir en 1225 une nouvelle cathédrale. De la Basse-Œuvre (cathédrale primitive) ne reste qu'une partie de la nef accolée au transept de la cathédrale actuelle, la Haute-Œuvre. La construction de la cathédrale fut longue. Un effondrement d'une partie des voûtes du chœur de la cathédrale nécessita des travaux, achevés vers 1347. Puis la guerre de Cent Ans stoppa les travaux. La construction du transept ne débuta que 150 ans après la fin du chantier du chœur. Une flèche fut également construite, mais elle s'effondra rapidement. La reconstruction des voûtes du transept consomma les fonds réservés à la construction d'une nef, qui reste ainsi limitée à une unique travée. En 1840, la cathédrale est classée aux monuments historiques. A Beauvais, comme pour toutes les cathédrales, les travaux d'entretien ne cessent jamais. Dans les années 1960, l'architecte Jean-Pierre Paquet fit enlever les tirants métalliques fixés entre les arcs-boutants, pensant qu'ils n'étaient pas d'origine. C'était une grave erreur car la cathédrale se mit à osciller dangereusement. A la fin des années 1990, on les remit en place avant la catastrophe. Depuis les années 2000, l'architecte Poncelet a entrepris de nombreux et intéressants travaux : réfection de la toiture en plomb, fouilles dans la Basse-Œuvre et réouverture de l'entrée de la cathédrale par la Basse-Œuvre, pose d'une grande croix avec les clés de Saint-Pierre au faît du chœur, restauration de la salle Saint-Pierre au nord-ouest de la cathédrale, etc.

Horloge astronomique de Beauvais

L'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais en Picardie est considérée comme un chef-d'œuvre du genre, construite par Auguste-Lucien Vérité au XIXe siècle. Construite entre 1865 et 1868 à la demande de l'évêque de Beauvais Joseph-Armand Gignoux par Auguste-Lucien Vérité, célèbre maître horloger de Beauvais qui fut également à l'origine de l'horloge astronomique de Besançon. Sa décoration est inspirée de la Bible catholique. Sur la façade principale, comme sur les deux façades latérales, se trouvent des cadrans (52 en façade). Ils donnent la mesure du temps dans l'Univers ainsi que la représentation des principaux phénomènes astronomiques. En partie haute, 68 automates s'animent lors de la scène du Jugement Dernier. Quelques instants avant l'heure, le coq chante et bat des ailes. Quand l'heure sonne, le Christ, assis dans sa gloire, fait signe aux anges de jouer de la trompette. Bientôt le jugement a lieu, la Vertu est conduite au ciel par un ange, tandis que le Vice est poussé en enfer par un diable hideux.

L'église Saint-Étienne supporte, sur l'un des deux portails de son transept, une sculpture nommée « Roue de la Fortune » représentant la vie de l'homme de sa naissance jusqu'à sa mort. À l'intérieur, on peut aussi contempler plusieurs curiosités. La première est l'ensemble de très beaux vitraux, dont l'arbre de Jessé, représentant l'arbre généalogique du Christ. Ce vitrail peint par Engrand Leprince est à dominance d'un bleu dont on a aujourd'hui oublié la formule. Il y a aussi une très curieuse statue de sainte Wilgeforte, vierge crucifiée par son père en raison de sa foi. Cet édifice a la particularité d'avoir une nef romane et un chœur gothique, reconstruit au XVIe siècle.

Les derniers vestiges de l'ancienne abbaye Saint-Lucien, première abbaye de la ville et du département, fondée en 585, sont protégés au titre des monuments historiques : il reste un fragment de son ancienne enceinte, ainsi qu'une tour.

  • La chapelle de Bracheux, vestige de l'ancienne église du village de Bracheux.
  • L'église Notre-Dame de Marissel du XIe siècle et XVIe siècle, représentée dans un tableau de Camille Corot (1866) au musée du Louvre.
  • Les vestiges de la collégiale Saint-Barthélemy de Beauvais.
  • L'église de Notre-Dame-du-Thil.
  • L'église Saint-Jacques date de le fin du XIXe siècle.
  • La chapelle de Saint-Joseph du XIXe siècle.
  • L’église de Saint Just-des-Marais.

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque du centre-ville de Beauvais (agglomération du Beauvaisis)
    Médiathèques : les médiathèques de Beauvais sont les héritières des confiscations révolutionnaires. En 1817, la municipalité ouvre sa première bibliothèque municipale. En 1857, la bibliothèque est installée dans l'Hôtel de ville. En juin 1940, la bibliothèque est anéantie avec la mairie; les collections les plus anciennes avaient été mises à l'abri avant la guerre. Un nouveau bâtiment (le bâtiment Malherbe) est inauguré en 1953[104], mais il s'avère insuffisant dans les années 80. Une médiathèque moderne est donc mise en chantier au sein de l'espace culturel Buzanval et inaugurée en 1991. Dans l'intervalle, des médiathèques de proximité (St-Jean, Argentine, St-Lucien) ainsi qu'un point-lecture (St-Just-des-Marais) sont venus compléter l'offre de la médiathèque du centre-ville. Jugées équipements d'intérêt communautaire, les médiathèques de Beauvais sont transférées en 2005 à la Communauté d'Agglomération du Beauvaisis. En 2011, la médiathèque de Milly-sur-Thérain a été à son tour transférée au réseau des médiathèques du Beauvaisis. En plus d'offrir tous les services d'une médiathèque moderne (prêts et consultations de livres, CD, DVD, consultation Internet, animations culturelles...), les médiathèques possèdent un fonds de livres anciens dont quelques-uns sont particulièrement précieux (l'Epitre d'Othéa de Christine de Pisan, le Livre d'heures, datant du XVème siècle tous les deux)[105]. A noter également la collection des Bucquet-aux-Cousteaux (somme de documents administratifs et notariaux sur le Beauvaisis compilée au XVIIIème siècle par des érudits) entièrement numérisée en 2004 par la BNF et accessible en ligne[106].
  • Centre des Arts du Cirque et de la Rue "La Batoude"
  • Théâtre Du Beauvaisis
  • Cinespace
  • Cinéma Agnès Varda (ASCA)
  • Elispace: 4400 places, situé à la sortie de la ville près de l'aéroport.
  • Ouvre Boite (ASCA): 600 places, situé dans le quartier Argentine au pied de la tour la plus haute de Beauvais (le château d'eau).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Jean Racine, en contrebas des remparts.
Félix Faure fut le 7e président de la République

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Beauvais, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1851, 338 p. (lire en ligne)
  • Charles Fauqueux et M. et A. Launay, Essai d'histoire régionale. - Département de l'Oise et pays qui l'ont formé, Beauvais, Ed. Prévôt, 1925, 410 p. Réédité en 1976 avec additif de M.-R. et R. Dufour-Launay, Beauvais, Imprimerie centrale administrative.
  • Charles Fauqueux, Beauvais, son histoire de 1789 à l'Après-Guerre 1939-1945, Beauvais, Imprimerie centrale administrative, 1965, 229 p.
  • Pierre Goubert, Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, Éd. École des hautes études en sciences sociales, 1998 (réédition), 774 p. (ISBN 2713208114). Plusieurs rééditions "condensées" ont été faites sous le titre Cent mille provinciaux au XVIIe siècle, notamment aux Ed. Flammarion, 1968, 439 p.
  • Philippe Bonnet-Laborderie et Emile Rousset, La cathédrale de Beauvais, Beauvais, Ed. GEMOB, 1978.
  • Jean Ganiage, Beauvais au XVIIIe siècle, t. 2, Éd. CNRS, 1999, 352 p. (ISBN 2271056349)
  • Martine Plouvier (Sous la direction de), textes de J. Förstel, A. Magnien, F. Meunier, S. Murray et J.-F. Reynaud, La Cathédrale Saint-Pierre de Beauvais - Architecture, mobilier et trésor, Amiens, Ass. pour la généralisation de l'Inventaire régional en Picardie, 2000, 152 p. (ISSN 02991020)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul d'orthodromie », sur Lion1906.com (consulté le 14 mars 2010)
  2. « Composition communale de l'agglomération de Beauvais », sur Insee (consulté le 14 mars 2010)
  3. « Données détaillées sur les agglomérations picardes », sur Eco.picardie.net (consulté le 14 mars 2010)
  4. « Résumé statistique de l'aire urbaine de Beauvais », sur Statistiques locales - Insee (consulté le 14 mars 2010)
  5. Diagnostic 2005 du territoire rural de l'Oise, Direction départementale de l'agriculture et de la forêt de l'Oise
  6. « Climat de l'Oise », Météo France (consulté le 14 mars 2010)
  7. « Fiche sur Beauvais », L'Internaute Magazine (consulté le 14 mars 2010)
  8. « Relevés météorologiques de Beauvais 1961-1990 », sur infoclimat (consulté le 14 mars 2010)
  9. « Premières fortes chaleurs de l'été », sur le site de Météo-France,‎ 28 juin 2011 (consulté le 28 juin 2011)
  10. http://www.lobservateurdebeauvais.fr/actualite/viewArticle.php?idDossier=15
  11. Statistiques 2012
  12. Rapport d'activite 2011 des aéroports français
  13. [PDF] Les transports en Picardie, Insee
  14. L'industrie dans les territoires picards, Insee, 2006, p. 64
  15. L'aéroport de Beauvais Tillé au cœur d'une démarche environnementale exemplaire
  16. http://www.beauvais.fr/pages/aimerrespirer/lespistescyclable.php
  17. « Quartiers de Beauvais », sur Beauvais.fr, Mairie de Beauvais (consulté le 8 novembre 2008)
  18. « Programme local de l'habitat : Du diagnostic aux enjeux », sur beauvaisis.fr, Communauté d'agglomération du Beauvaisis,‎ juillet 2006 (consulté le 8 novembre 2008)
  19. « Brochure du Projet de rénovation urbaine (PRU) du quartier Saint-Jean », sur beauvais.fr, Mairie de Beauvais,‎ 2008 (consulté le 8 novembre 2008)
  20. Insee - Logements à Beauvais : les occupants
  21. Insee - Logements en Picardie : les occupants
  22. Insee - Logements à Beauvais : le parc
  23. Insee - Logements en Picardie : le parc
  24. http://www.beauvais.fr/pages/aimerbouger/plandeaucanada.php
  25. « Découvrir Beauvais », Mairie de Beauvais (consulté le 07/04/2008)
  26. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Errance, collection Hespérides, Paris, 2006 (ISBN 2-87772331-3) p. 21
  27. Henri Omont, « Recherches sur la bibliothèque de l'église cathédrale de Beauvais », Mémoires de l'Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres), t. XL, 1916, p. 1-93.
  28. Mémoires des pays, villes, comté et comtes, évêché et évêques, pairie, commune et personnes de renom de Beauvais et Beauvaisis, Paris, 1617.
  29. v. 18-26 : « Ceste estoire trovons escrite,/ Que conter vos vuel et retreire,/ An un des livres de l'aumeire/ Mon seignor saint Pere a Biauvez./ De la fut li contes estrez/ Don cest romanz fist Crestiiens./ Li livres est mout anciiens,/ Qui tesmoingne l'estoire a voire ;/ Por ce feit ele miauz a croire. » (retreire = raconter ; aumeire = armoire ; a voire = avec vérité).
  30. Testament reproduit par Pierre Louvet, Histoire et antiquités du diocèse de Beauvais, Beauvais, 1635, t. II, p. 349.
  31. Ni les livres légués au XIe siècle par Roscelinus grammaticus, ni aucun manuscrit susceptible de contenir l'histoire de Cligès n'y apparaissent.
  32. « Livres qui composaient la bibliothèque ancienne, et leurs commencements, lesquels se montaient à cent quatre-vingt-six volumes » dans un recueil de copies et extraits fait au XVIIIe siècle et conservé au château de Troussures.
  33. Antoine Loysel, op. cit., p. 61 : « En l'eglise de Beauvais estoit une librairie fournie de grande quantité de livres anciens, tant ecclesiastiques que seculiers, dont les chanceliers qui en ont la charge ont eu si peu de soin qu'il y en a bien peu de reste d'entiers, ains sont la pluspart perdus, imparfaicts ou dechirez […] C'est dommage que cette librairie n'a esté bien entretenüe ».
  34. Dont trente-trois à la Bibliothèque nationale de France, plusieurs dans de grandes collections étrangères (trois ou cinq à la Bibliothèque Laurentienne de Florence, Vatican, British Library…), et six des plus beaux volumes acquis en 1908 pour la Pierpont Morgan Library (dont une copie des homélies de saint Augustin sur l'épître de saint Jean, exécutée à l'abbaye de Luxeuil au VIIe siècle, seul manuscrit en écriture onciale conservé de cette époque, aujourd'hui un des joyaux de cette bibliothèque). Liste entière : Henri Omont, art. cit., p. 74-91.
  35. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA583 Louis XI ne l'appallait que Jeanne Laisné.
  36. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA530 Lettres patentes de Louis XI, La Roche-au-Duc, juillet 1472
  37. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA581 Lettres patentes de Louis XI, Privilèges accordés aux femmes et filles de la ville de Beauvais, Amboise, juin 1473
  38. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA512 Lettres patentes de Louis XI, Tours, le 11 novembre 1479, Lettres concernant les marchands drapiers
  39. Bibliographie : Jean Cartier, L'Art céramique des Gréber, 1868-1974, éditions d'art SOMOGY, (ISBN 978-2-7572-0079-7)
  40. Notice communale de Marissel sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. a et b Notice communale de Saint-Just-des-Marais sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. Notice communale de Voisinlieu sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. a et b Notice communale de Notre-Dame-du-Thil sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  45. La Préfecture de l'Oise
  46. http://www.beauvaisis.fr/pdf/diagpgb.pdf Diagnostique du territoire, décembre 1995, p. 10 - Recensement 1999
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  53. Stéphanie Vivier, « Réélue maire, Caroline Cayeux s’entoure de treize adjoints », L'Observateur de Beauvais, no 837,‎ 11 avril 2014, p. 10 (ISSN 1287-7565)
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  58. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'Insee
  59. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'Insee
  60. Publication municipale Beauvais notre ville
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  76. Clinique du Parc Saint-Lazare
  77. Site municipal - cultes
  78. Les établissements Agco SA, Groupement international mécanique Agric et A Novo ont leur siège à Beauvais et comptent plus de 250 salariés.
  79. L'Oise et ses cantons, http://www.picardie.fr/infographie/2007/campagne_mobile/pays/grandbeauvaisis.pdf
  80. Insee Picardie Relais, no 130, 2004
  81. Chiffres clés Beauvais, Insee, p. 16 et 18
  82. L'industrie dans les territoires picards, Insee, 2006
  83. Demandeurs d'emploi en fin de mois, catégories 1 à 3 hors activité réduite
  84. Chiffres clés Beauvais, Insee, p. 4 et 8
  85. Chiffres clés Beauvais, Insee, p. 4, 8
  86. Site officiel de la direction générale des Impôts
  87. Site officiel de la direction générale des Impôts
  88. Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007
  89. Essai de titre
  90. Oise et ses cantons
  91. Festival du blues autour du Zinc
  92. Rencontres d'Ensembles de violoncelles
  93. Site de la fondation de l'Octuor de violoncelles
  94. Beach Beauvais
  95. Pianoscope
  96. Beauvais sur site officiel du Concours des villes et villages fleuris
  97. Beauvais sur site officiel de l'évaluation nationale de l'internet local et citoyen
  98. Agenda 21 : L'accessibilité de Beauvais : Une volonté politique forte pour l’égal accès au service
  99. Le Prix Territoria d’Or pour la ville de Beauvais !
  100. Pour la Baignade du Plan d’Eau : une eau de classe A !
  101. 18emes Trophées Eco Actions
  102. Le conseil général de l'Oise - Présentation du musée
  103. Cartie J, Les fleurons de la céramique architecturale, Dossier de l'art Hors-Série no 17, juillet 2012, p. 52-53
  104. « Les nouvelles bibliothèques municipales de Douai et de Beauvais », sur Bulletin des Bibliothèques de France (BBF)
  105. « Blog le Grand Dépoussiérage »
  106. « Catalogue en ligne des Bucquet-aux-Cousteaux »
  107. Le Monde du 7 mars 2003, p. 27
  108. Le Parisien, numéros des 12 et 18 déc. 1991